Bonjour !

finalement j'en poste un de plus avant les fêtes (mais c'est sur ce sera le dernier de 2012) car il est déjà prêt.

merci pour vos reviews et de lire cette histoire.


POV Edward

J'étais parti de chez Bella vers 5h. Je ne voulais pas prendre le risque qu'Aydan me trouve dans le lit de sa mère, et je savais qu'elle ne voulait surtout pas ça. Il fallait faire les choses doucement, très doucement. J'avais bien compris qu'elle prenait sur elle, mais je savais qu'elle pouvait déraper à tout moment.

Je rentrais chez mon frère, allait courir, et sur le chemin du retour passait à la boulangerie pour leur acheter le petit déjeuné. C'est à ce moment-là que je les vis. People, US Weekly, Vanity Fair, et The National Enquirer. Les 4 magazines people les plus en vue. Avec Bella et moi en couverture.

« Nouvelle conquête pour Edward Masen ?»

« Une nouvelle muse pour Edward Masen ?»

« Irina vite oubliée ?»

« Masen ne perd pas de temps »

Bella et moi à visiter une maison, sortant de chez Armani, mangeant une glace… Ils pouvaient quasiment retracer mon emploi du temps de la semaine ! J'achetais les 4 et retournais au plus vite chez Anthony. Tanya était déjà au téléphone lorsque j'arrivais, sur la terrasse, et je l'entendais vociférer.

- Elle a à peine eut le temps de le rallumer qu'il sonnait déjà. Ca fait ½ heure que ça dure, m'informa mon frère que je trouvais dans la cuisine.

Je lui tendis les magazines, dont il regarda une à une les couvertures.

- Ils sont vraiment rapides… Bella est au courant ?

- Pas encore.

- Tu devrais y aller avant qu'elle ne reçoive des coups de fil

- Préviens Tanya, je fais l'aller retour.

Je filais chez Bella, beaucoup trop vite sur la moto de Jasper. Mais j'étais nerveux, appréhendant sa réaction. Elle fut surprise lorsqu'elle me vit sur le pas de la porte.

- Qu'est ce qui se passe ? demanda-t-elle aussitôt la surprise passée

Elle avait dû voir à ma tête que quelque chose n'allait pas. Je sortais les magazines du sac à dos et lui tendais. Elle tendit une main tremblante pour les prendre.

- Tanya est sur le coup.

- Elle ne peut pas revenir en arrière… dit elle d'une petite voix.

- Ce n'est pas la première fois qu'on me voit avec une femme dans un magazine Bella. Si je les avais suivis je serais marié, père d'une dizaine d'enfants, divorcé, remarié… On m'a prêté des aventures avec chaque chanteuse passée au studio, chaque mannequin avec qui j'ai posé… Ca ne veut rien dire.

- Alors pourquoi tu fais cette tête ? dit elle agressivement. Si c'était rien tu serais pas là !

- Je suis juste là pour te prévenir ! répliquais je. Et parce que je savais que tu allais flipper, la preuve tu m'agresses. D'ailleurs, j'y vais. Je suis pas venu pour me prendre la tête avec toi.

Je tournais les talons et repartais chez mon frère. Elle ne me retint pas.

Chez Anthony, Tanya avait apparemment pris une pause, car elle prenait tranquillement son petit déjeuné. Je lui fis une bise et allais me servir un café.

- Ou est Antho ?

- Sous la douche… Elle l'a mal pris ?

- Non. Je dirais plutôt qu'elle doit paniquer.

- Elle doit ? T'en sais rien ?

- Elle allait devenir agressive… Je la laisse se calmer.

- Tu fuis quoi…

- Non Tanya, je ne fuis pas ! On allait se prendre la tête, y a rien de constructif là dedans. Elle allait me répéter les mêmes choses, qu'on a mentit, qu'ils vont mal le prendre, qu'elle veut protéger son fils…

- Et donc tu la laisse ruminer.

- Elle va se calmer, d'une façon ou d'une autre, et je ne peux pas l'aider, vu que pour elle JE suis le responsable. Si elle veut continuer, elle reviendra d'elle-même.

- Et dans le cas contraire ?

- J'aurais perdu.

Je bu une gorgée de mon café. Tanya n'ajouta rien, et j'en étais bien content. Elle m'expliqua plutôt ses conversations de la matinée.

- Irina a appelé plusieurs fois bien sur, te traitant d'hypocrite sur le répondeur. Plusieurs magazines New Yorkais veulent une interview d'elle et toi. Et Gucci vous veut pour un shooting. Tu peux faire un twit pour dire les choses… Ils ne savent pas qui elle est.

- Comment ça ? demandais je sans comprendre.

- Ils ont voulu publier au plus vite pour suivre ta séparation. Mais ils n'ont pas encore réussi à savoir qui elle est. Ils n'ont pas de pistes probantes.

- Elle a pourtant écrit de bons livres.

- Sous le nom de Marie Push. Et elle n'a jamais mis sa photo en dernière page.

- Tu as lu ses livres ? m'étonnais je en riant.

- Tu m'as beaucoup parlé d'elle, il est normal que je m'intéresse à elle.

- Ok… Revenons à nos moutons. Je pourrais donc dire qu'elle est de ma famille et qu'il ne se passe rien ?

- Ca calmerait peut être les journaleux. Mais est ce que ca suffira pour ta famille, ça je l'ignore.

- Je leur ais demandé de ne jamais tenir compte de ces journaux… sauf si je leur en parle.

- A toi de voir dans ce cas…

- Alors ? demanda Anthony en nous rejoignant.

Je lui fis juste une grimace, faisant ainsi comprendre que ce n'était pas gai mais que je ne voulais pas en parler.

- Ca va me gâcher mes vacances ! ronchonna Tanya

- Prends-toi le temps que tu veux, dis je. Et laisse ton téléphone éteint, profite de ta journée. Advienne que pourra. Je vais me doucher et je passerai la journée au studio de Cordélia pour la maquette de Peter.

Je les vis échanger un regard, sachant pertinemment tous les deux que j'étais pas dans mon état normal.

Et je passais effectivement ma journée seul, concentré sur mon boulot. Au moins je ne pensais à rien. Mon portable était éteint, et je ne pensais qu'à mon taf. Enfin presque. Je me demandais ce que faisais Bella et comment elle se sentait. Elle, je n'arrivais pas à la sortir complètement de ma tête. Ma seule fierté sur le coup c'était de ne pas chercher à la joindre, et de ne pas guetter le moindre signe de sa part. Je dinais chez ma mère avec Tanya, puis retournait travailler. Ca représentait mon seul exutoire. Mais quand je sortis du studio à minuit, et que je rallumais mon portable, je me sentis vide. Pas de messages ni d'appels de sa part. J'avais perdu. J'allais me coucher, faisant au mieux pour dormir.

J'ouvrais difficilement les yeux le lendemain matin lorsque mon réveil sonna. J'avais mal dormi, et aussi très peu, le silence de Bella me travaillant au plus haut point. Un milliard de questions m'avaient empéché de trouver le sommeil : comment se sentait elle ? Comment allait elle ? Que pensait elle ? Tout un tas de questions sans réponses. Je me levais pour aller prendre une douche, et boire un café. Pas envie de courir cette fois.

- Il n'a pas eu de nouvelles alors ? entendis je en approchant de la cuisine

- J'en doute… J'étais avec elle et Alice hier soir après avoir diné chez ta mère. On a décalé notre soirée.

Je restais dans le couloir à écouter mon frère et Tanya discuter.

- Vous avez fait quoi ?

- On a discuté chez elle. Elle n'avait pas la tête à sortir. Et on a picolé. Beaucoup, beaucoup picolé. Jasper a gardé les garçons.

- Qu'est ce qui la perturbe à ce point ? demanda mon frère. Je ne comprends pas.

- Tout un tas de trucs. Je la comprends en fait, avec son passé. Et aujourd'hui tout lui sert d'excuse pour reculer. Mais elle est super forte, elle se bat.

- Alors elle tient à lui ?

- T'en doutais franchement ? rit Tanya. Ca crève les yeux je trouve ! Mais hier entre la visite d'Edward, celle de Rosalie, et les parents de son ex…

- Rosalie ? Qu'est ce qu'elle a à voir là dedans ?

- Peut être qu'Edward a dit à sa famille de ne pas tenir compte des magazines, mais Rosalie et Bella se sont pris la tête hier à cause de ça. Et bien parait il. Alice a assisté au truc elle en revenait pas.

Cela expliquait un peu son silence. Elle avait dû passer une journée horrible.

- Elle vous a raconté ?

- Oui, l'alcool ça aide. Elle a même parlé des problèmes avec les parents de Jared je crois. Ils l'accusent d'être responsable de sa mort c'est ça ?

QUOI ?

- Nannnnnnnnnn !

- Tu savais pas ? oups boulette ! Ne dis surtout rien à personne.

- Je ne dirais rien, mais c'est quoi cette histoire ?

Oui c'est quoi cette histoire ?

- Si j'ai tout bien compris, n'oublies pas que j'avais bu moi aussi, il est parti en voiture pour lui faire une surprise et ils disent que si elle n'avait pas été si difficile avec lui il serait encore là.

- Je comprends pas. Quelle surprise ? Et pourquoi difficile ?

- Apparemment, ils s'étaient disputés quelques jours avant au sujet du mariage. Bella tenait à ce qu'il porte une alliance, et il refusait. Dans sa culture, ça ne se faisait apparemment pas. La bénédiction des anciens de sa tribu était suffisante, alors qu'elle voulait aussi une bénédiction à l'église. Bref, il était parti chez ses parents pour prendre du recul. Et il revenait vers elle avec une alliance pour lui et un rendez vous avec le prêtre quand il s'est fait percuter par le camion.

- Je savais rien de tout ça.

- Je pense que personne ne le savais. Alice aussi est tombée des nues.

- Et Bella croit vraiment être responsable de la mort de Jared ?

- Apparemment… Y a vraiment une part de culpabilité. Et hier ils sont venus lui dire qu'elle devait faire plus attention à protéger Aydan de sa nouvelle vie. Qu'il ne devait pas se retrouver dans des magazines people.

- Je comprends qu'elle ait eu envie de picoler.

Je décidais de sortir de mon couloir et de les rejoindre. Je retournais vers ma chambre doucement, et orchestrais mon arrivée en claquant ma porte. Bien sur lorsque j'arrivais, ils parlaient de leur future journée et avaient mis de côté le sujet antérieur.

Je ruminais toute la matinée les révélations de Tanya. Bella ne m'avait jamais expliqué les raisons de la coupure avec les parents de Jared. Et je les trouvais odieux de reporter la culpabilité de la mort de leur fils sur la mère de leur petit fils. C'était malsain, infondé, et je comprenais que Bella n'étale pas ce problème. Elle y croyait forcément et ne voulait pas qu'on ait honte d'elle. Je la reconnaissais bien là.

Juste avant midi, j'eu la surprise de voir débouler Emmet au studio. Il n'avait pas son air joyeux habituel.

- Je t'invite à déjeuner ? me demanda-t-il

- Pourquoi pas ?!

Il m'emmena dans un resto Italien, me parlant de la pluie et du beau temps. Mais dès qu'on eut posé nos fesses sur les chaises…

- Tu as vu Bella aujourd'hui ? demanda-t-il

- Non. C'est pour me parler d'elle ce déjeuné ?

- Ouais…

- Si c'est au sujet des magazines…

- Je vous ai vu vous embrasser dimanche, coupa-t-il.

Il y eut un grand silence entre nous, même si on entendait le tintement des verres ou des couverts sur les assiettes dans la salle. Je ne savais pas comment réagir en fait : je n'étais pas censé être au courant de la prise de tête Rose/Bella, je ne savais pas quel rôle Emmet avait joué dans l'histoire, et surtout, je ne savais pas ce qu'il pensait de ce qu'il avait vu. Mais en même temps, même s'il ne semblait pas très gai, il ne semblait pas non plus en avoir après moi.

Le serveur arriva et je lui demandais un verre de whisky, abasourdi pas ce que venait de me dire Emmet. Il commanda une bière, et le serveur s'en alla.

- Près du lac, chez mes parents…

- Je vois… soupirais je. D'où ce déjeuné en tête à tête.

- Ouais.

- Tu en as parlé à Rosalie ? osais je

- Non. On s'est déjà bien assez pris le bec. Alice m'a parlé de leur prise de tête et j'apprécie moyennement que ma femme et ma sœur se hurle dessus pour des conneries. Elle est enceinte jusqu'aux yeux et elle trouve rien de mieux à faire que de s'énerver comme une damnée. Bref.

Bella avait raison, tout se savait dans cette famille. Le serveur revint avec nos boissons, et je bu aussitôt une bonne gorgée. Emmet l'informa qu'on n'avait pas choisi, et il nous laissa quelques minutes.

- Tu savais pour leur engueulade, affirma Emmet.

- Je sais juste qu'elles se sont pris la tête. Je ne sais rien d'autre.

- Bella ne t'a pas expliqué ?

- Je te l'ai dit je ne l'ai pas vue aujourd'hui. Je ne l'ai pas revu depuis hier matin et je n'ai pas eu de nouvelles.

- Je vois… Elle est rentrée dans sa coquille.

Il but une gorgée de sa bière, regardant en même temps les gens autour de lui.

- Tu sais Emmet, Bella et moi…

- Je veux rien savoir, me coupa Emmet. Je sais depuis bien longtemps que ma sœur ne fait rien à la légère. Si il y a quelque chose entre vous, ça ne regarde qu'elle. Et toi forcément.

- Tu devrais expliquer ça à Rose…

- Certainement pas ! rit il. Déjà elle me tuerait si elle savait que je vous ai vu et que je ne lui ai rien dit. Et puis la réaction de Rose est à 90% due aux hormones.

- Et les 10% restants ?

- Elle a peur des conséquences. Elle est persuadée que Bella ne pourra pas s'engager, et que ça fera exploser toute la famille.

- Ah ouais carrément ? Elle abuse pas un peu là ?

- Les hormones je te dis… Elle est difficile en ce moment. Tout l'énerve, elle pleure pour rien, et tout ça peut passer de l'un à l'autre en quelques secondes.

- Je te plains…Sincèrement, dis je vraiment compatissant.

Rosalie avait toujours eu un caractère fort. Elle n'avait pas trop eu le choix en grandissant avec ses 3 cousins turbulents, c'était certain. Mais là, ça semblait dépasser tout ce que j'avais connu.

- Oh tu me connais, je fais pas cas… Et elle est toujours la femme de ma vie.

- Heureusement…

Le serveur revint, et on prit les cartes pour commander. Je choisissais assez vite une escalope milanaise, et tentais de comprendre ce que me voulait Emmet. Il choisit les lasagnes, et tandis qu'il rebuvait une gorgée de sa bouteille, je me lançais.

- Tu voulais me dire quoi Em' ?

- Je sais pas trop. De faire gaffe à ta ptite gueule ? Bella est ma sœur quand même et j'aimerai éviter qu'elle vive un nouveau drame… Mais j'ai plutôt l'impression qu'elle mène le jeu si t'as pas eu de nouvelles depuis hier.

- Elle a peur…

- Je m'en doute…Mais elle avait les yeux brillants dimanche, elle pétillait. Et ça c'est pas rien.

- Tu m'encourages alors ? hésitais je

- D'une façon ou d'une autre tu lui fais du bien. Après pourquoi, comment, et tout ça je m'en fous.

- Je pense que tout ça n'est plus d'actualité maintenant, dis je sombrement

- Elle va remonter à la surface…

- Ouais mais elle me dira quoi ? Elle était déjà terrifiée avant l'histoire des magazines, alors maintenant…

- Tu la connais un peu non ?

- Qu'est ce que tu veux dire ?

- Juste que peut être qu'elle agira dans l'inverse de ce que tu penses. C'est son esprit de contradiction.

- C'est vrai que parfois elle a des réactions un peu inattendues…

- On en reparlera, rit il.

Le serveur ramena nos plats et on mangea. On changea totalement de sujet en discutant plutôt du boulot d'Emmet et des bons matchs de son équipe de hockey « les Kings de Los Angeles ».

Après le déjeuner, je retournais au studio, cherchant au maximum à m'occuper. Je crevais d'envie d'appeler Bella mais je me retenais. Je ne voulais pas la brusquer, et encore moins la harceler. Si elle voulait me parler elle pouvait me joindre : là elle ne le faisait pas, donc elle ne voulait certainement pas que moi je l'appelle.

Je rentrais pour diner avec Tanya, Anthony devant être à l'hôpital. Elle était au téléphone, assise dans le canapé, son pc portable sur la table basse.

- Avec plaisir… Le taxi trouvera sans problèmes je pense… A tout à l'heure.

Elle raccrocha et me sourit.

- J'ai un rencard ! Un type rencontré sur la plage ce matin. J'adore L.A !

- Tant mieux, souris je. Je dinerai seul alors je suppose ?

- Tu supposes bien.

- Ok je vais me doucher alors.

J'allais prendre une douche, tandis que Tanya pianotait sur son pc. La douche me fit du bien, mais je n'étais pas vraiment détendu. Bella occupait bien trop mon esprit pour que je me détende.

J'enfilais un boxer et un bas de survêtement, avant de sortir de la salle de bain tout en me séchant les cheveux. J'allais frapper à la chambre de Tanya.

- Entre !

J'ouvrais la porte et la voyais fignoler son maquillage. Elle avait mis une belle robe violette plutôt décolleté et moulante.

- Tu sors le grand jeu dis moi.

- Si je veux passer une bonne nuit, je ne peux pas faire les choses à moitié !

- Je vois ça. Tu es parfaite dans ce cas, souriais je.

- Merci.

On sonna à la porte. Tanya alla ouvrir tandis que j'allais remettre ma serviette dans la salle de bain. Je la rejoignais ensuite au salon, et vit Bella au milieu de pièce.

- Tiens le voilà, dit Tanya. Et moi je file, le sexe n'attend pas ! Je vais attendre mon taxi

Elle m'embrassa sur la joue avant de prendre son sac à main et de filer. Bella et moi n'avions pas bougé. Elle semblait nerveuse et moi j'étais fébrile, comme si j'allais à l'échafaud.

- Salut, dit elle.

- Salut.

J'avançais pour aller dans la cuisine, en faisant un signe de tête pour qu'elle me suive. J'ouvrais le frigo et nous sortit deux bières. Elle resta à l'entrée de la cuisine avec sa bouteille, appuyée contre le mur, tête basse, alors que je m'assis sur le plan de travail. Je ne savais pas quoi dire, alors j'attendais mais elle restait muette également. Je ne la quittais pas des yeux, mais les siens restaient obstinément vers le sol.

- Je suis désolée, souffla-t-elle

- Désolée de quoi B ?

Elle releva les yeux, et je ressentis toute son appréhension et sa nervosité.

- Pour mon silence. Hier j'ai paniqué et… J'avais besoin de réfléchir…

- Je sais…

- Je ne voulais te faire de peine, ou…

- Je me suis juste demandé comment tu allais et ce qu'il se passait dans ta tête. Je ne suis pas peiné.

- Tu dois m'en vouloir ?

- Non.

Je vis son étonnement, mais elle n'ajouta rien, alors je continuais.

- Je sais que tu as paniqué, je sais aussi pourquoi. Mais aujourd'hui je m'intéresse plutôt au résultat de ta réflexion.

Elle soupira.

- Le résultat c'est que si je m'écoutais, je prendrais mes jambes à mon cou. Je retournerai dans ma petite routine confortable. Mais en même temps, je n'ai pas arrêté de penser à toi, j'avais envie d'être avec toi. Et… Bon sang…

Elle se mordit la lèvre et se précipita devant moi. J'eu à peine le temps de descendre pour l'accueillir dans mes bras.

- B…

L'avoir dans mes bras fit disparaitre toute la pression que j'avais depuis la veille. Je pouvais la sentir, la toucher, et je me sentis mieux aussitôt. Son visage dans mon cou m'envoyait sa respiration chaude, et je revivais.

- Je tiens énormément à toi. Enormément.

A ces mots, je la serrais encore plus fort entre mes bras, et je souris, certainement comme une adolescente fleur bleue. Je voulais la regarder, mais je ne voulais pas l'empêcher de dire ce qu'elle ressentait. Me regarder pouvait la rendre à nouveau nerveuse alors que je la sentais apaisée contre moi.

- Je suis paumée, flippée, mais je ne peux plus nier ça… J'assumerai tout ce qui arrivera.

- Tu es sure ?

- Certaine.

Elle relâcha sa prise et se cambra pour me regarder sans que le bas de nos corps ne se détache.

- Je ferai de mon mieux pour ne plus avoir ce genre de crise, me dit elle les yeux dans les yeux.

- Je m'en fiche, je peux gérer.

- Vraiment ?

- Vraiment.

Elle se mit sur la pointe des pieds et m'embrassa doucement. Je me laissais faire et lui rendait son baiser, car j'en avais plus qu'envie. Elle s'arrêta et colla nos front l'un à l'autre. Je fermais les yeux.

- J'en avais envie depuis que je suis arrivée.

- Je compatis, souriais je. Moi j'ai déjà d'autres envie.

- Montre moi.

Je rouvrais les yeux et éloignais mon visage. Un bref regard me suffit pour comprendre qu'elle avait les mêmes envies que moi. On parlerait plus tard. Je la soulevais comme une mariée et l'emmenais dans ma chambre.


Voilà! le prochain chapitre expliquera un peu ce qu'il s'est passé pour Bella

cette fois, passez de bonnes fetes avec vos proches ;) A vous, review please ! ^^