Merci pour les nouvelles mises en alertes et/ou favoris. N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez, c'est toujours intéressant pour moi, et même si on écrit pour soi, savoir ce que pense les autres c'est enrichissant.

Merci eva-bella pour ton message. Je suis contente que tu trouves cette histoire différente :)


POV Edward

Nous venions de terminer le diner lorsque je recevais le texto de Bella, et je sentis un sourire immense s'étaler sur mon visage. Je n'avais pas encore toutes les pièces du puzzle de ses deux jours de silence, mais le changement était assez important. Elle venait de parler à son fils et elle voulait officialiser avec nos parents. Tout l'inverse de ce qu'elle voulait il y a encore trois jours. On avait convenu que je devais lancer l'information à mes parents le soir même, et qu'elle préviendrait les siens le lendemain. Carlisle et Esmé ne tarderaient pas à être informés par l'une des deux familles.

- Lâche ce portable mon grand, me dit mon père.

- Je réponds et je le lâche jusqu'à mon départ papa, répondis je.

- En tous cas ça doit être une bonne nouvelle vu ton sourire, dit Alice pour me taquiner.

- Effectivement, lui répondis je en posant mon portable avec un sourire énigmatique.

Elle attrapa aussitôt son propre téléphone en me faisant une grimace et commença à pianoter.

- A elle tu dis rien ! râlais je gentiment en regardant mon père

- Non, c'est Alice, répondit Jasper. Et elle a papa dans sa poche depuis le premier jour ! Il la préfère même à moi.

- Encore un mauvais tour de ses yeux de biche et du sourire ultrabright ?!

- Hey ! pesta-t-elle. Je te rappelle que je suis présente et pas sourde Ed !

- Regardez comme Owen est sage comparé à vous, dit ma mère.

- C'est moi ! entendit-on

Anthony fit son apparition dans la salle à manger, à peine changé de sa tenue de chirurgien.

- Tu arrives juste à temps pour le dessert, dit ma mère.

- C'était mon but, dit il en embrassant tout le monde. En plus je voulais pas rater l'annonce du ptit dernier.

- Deux annonces même ! répliquais je

Il se prit une chaise, tout en me regardant un sourcil en l'air. Je me levais et allais récupérer les magazines dans mon sac à dos. J'avais récupéré les exemplaires laissés à Bella, et je pensais que c'était une bonne entrée en matière. Je retournais au salon alors que ma mère nous servait de la salade de fruits.

- Le suspense est insoutenable, plaisanta Alice en regardant ses ongles d'un air totalement détaché

Je déposais les magazines sur la table.

- Je ne les ai pas lu, dit ma mère.

- Et bien pour une fois, ces magazines sont dans le vrai.

Tanya me fit un grand sourire, Alice me regarda comme si je débarquais de mars, ma mère en laissa tomber sa cuillère, tandis que mon père et mes frères souriaient discrètement.

- Attends tu veux dire que toi et Bella vous… commença ma mère.

- Oui maman, Bella et moi.

- Je savais qu'il y avait quelqu'un s'exclama-t-elle. Tu vois Keith ?! J'avais raison !

- Je vois oui… répondit il avec un sourire.

- Ce sourire qu'il avait… Ca ne pouvait être qu'une fille ! ajouta-t-elle

Alice semblait toujours surprise, alors qu'elle savait très bien tout ça depuis longtemps. Mais elle ne devait pas s'attendre à ce que je l'annonce.

- Tu aurais du l'inviter avec nous ce soir, continua ma mère.

- Je préférais vous parler d'abord.

- C'est une très bonne nouvelle, dit Jasper l'air de rien.

Alice reprit son portable et recommença à pianoter. Je souris en me disant que Bella allait recevoir un message d'une Alice énervée de n'avoir pas su avant tout le monde.

- C'est soudain entre vous ? demanda ma mère

- Mais une telle relation va être difficile non ? demanda Anthony. Toi à New York, elle ici.

Je remerciais silencieusement mon frère de m'aider à parler de la seconde nouvelle.

- Justement. Ma venue ici n'est pas que pour me cacher des médias. Je veux m'installer ici.

Cette fois ma mère poussa un petit cri de joie, tout en mettant ses mains à sa bouche.

- Le bébé à sa maman qui rentre au pays ?! rit mon père en regardant ma mère.

- Te moque pas, dit elle les larmes aux yeux. Et ton travail Edward ?

- Je le ferais de la même façon ici. Je vais trouver quelqu'un pour le studio de New York, qui gèrera pour moi. Et j'en aurais un ici. Ça devrait même me donner plus de possibilités.

- Je suis tellement contente ! s'exclama ma mère en se levant pour venir jusqu'à moi.

Je me levais pour l'accueillir dans mes bras. Je ne m'attendais pas à une telle effusion de joie, mais après tout c'était logique pour une mère qui ne voyait son fils que 3 ou 4 fois par an. Mon père me regarda avec un sourire, clairement content lui aussi de cette information.

- Et toi Tanya ? L.A ou New York ? demanda Jasper

- La ville des anges sans hésitation ! Déjà parce que je ne pourrais pas gérer les contrats de beau gosse de Mossieur d'aussi loin, et aussi parce que la vie ici est bien plus palpitante.

Elle devait faire référence à sa dernière nuit, qui avait l'air d'être des plus chaudes de sa vie.

- C'est vraiment de très belles nouvelles, me dit ma mère en me relâchant.

Je lui souris et elle passa sa petite main sur ma joue. Ses yeux brillaient et son sourire ne faiblissait pas. Elle était vraiment heureuse.

Et à ma grande surprise, le sujet Bella fut mis de côté au profit de ma future installation. Je m'attendais à une foultitude de question venant de ma mère, mais rien ne vint. Elle préféra parler de ma future maison, des meubles et de la déco. Et ce n'était vraiment pas un mal.

- T'as assuré, dis-je à mon frère.

Nous étions dehors à nous dire au revoir.

- Fallait bien te donner un petit coup de main, répondit Anthony. Sacrés nouvelles en tous cas !

- Ouais Bella a des choses à me dire je crois, râla Alice.

- Tu ramènes Tanya ? demandais je à Anthony en riant à la remarque d'Alice.

- Bien sur, va la rejoindre l'ado amoureux ! me taquina-t-il.

- Et dis lui bien que je l'attends demain, ajouta Alice.

On se moqua tous d'Alice, qui visiblement n'aimait pas ignorer des faits. Puis je montais sur la moto et partais rejoindre Bella. Je passais par l'arrière, comme à l'accoutumée, sauf que cette fois je ne lui fis pas peur je la trouvais endormie allongée sur le canapé, télé allumée sur un épisode de Desperate Housewives. Je m'approchais doucement et m'agenouillais à hauteur de son visage, puis je caressais tendrement sa joue en murmurant son prénom. Elle se réveilla en sursaut mais en me reconnaissant elle me rendit mon sourire.

- Je ne voulais pas te faire peur, murmurais je.

- C'est rien… Ça a été ?

- Très bien. Tu es officiellement ma petite amie.

Elle rit tout en se redressant pour s'asseoir en tailleur. Pas de signe de panique. Bon point.

- Pas trop de questions ?

- Non grâce à Anthony. On a embrayé très vite sur mon futur emménagement.

- Alors tu es décidé ?

- Ouais. Je serais aussi bien ici, et si on doit essayer quelque chose c'est mieux que je sois là.

- C'est pas faux.

- Et toi alors ? Comment Aydan a pris la nouvelle ?

- Très bien. Trop même. Il pensait déjà à ton installation et à ce que tu l'accompagnes à son école pour la fête des pères.

Je souris, content qu'il accepte aussi bien la nouvelle. Ça avait un côté un peu flippant, mais c'était quand même agréable.

- Mais maintenant que tes parents savent, qu'Aydan sait et que mes parents seront informés demain, tu peux peut être ramener quelques affaires ici.

Là je me raidissais aussitôt. Ou était passée la Bella effrayée et voulant aller doucement ? Elle me regardait fixement, attendant forcément une réponse, alors que je devais ressembler à un poisson rouge au bord de l'asphyxie.

- Je comprendrais que tu ne veuilles pas… Mais ce serait plus agréable pour toi.

Toujours aucun son ne sortit de ma bouche. Bella se leva d'un bond, et je sentis son anxiété tandis qu'elle partait vers la table de la salle à manger. Elle en revint avec son ordinateur portable. Elle pianota un peu avant de tourner l'écran vers moi et de me demander de le lire.

C'était sa boite mail, et je vis qu'elle avait créé un dossier à mon nom. Il y a avait des dizaines de pages de mail envoyés de ma part durant les 6 derniers mois. Sans compter ceux qu'on s'envoyait depuis le mariage d'Emmet et Rose. Je ne les ouvris pas, je savais très bien de quoi on parlait dans ces messages : de tout, de rien, de nos journées, de nos coups de cœur musicaux ou littéraires.

- Quelle est ma couleur préférée ? demanda-t-elle

- Le vert.

- Mon livre préféré ?

- Les hauts de Hurlevent.

Je ne comprenais pas où elle voulait en venir avec ses questions, mais j'y répondais avec facilité et sans poser de questions.

- Pourquoi j'ai pris des cours d'histoire ?

- Parce que tu aimes les vieilles choses. Et que tu trouves important le devoir de mémoire.

- Et pourquoi mon pseudonyme est Marie Push ?

- Marie pour ton deuxième prénom et Push car c'est le nom de la réserve ou à grandit Jared… Mais B…

- Tu me connais Masen, me coupa-t-elle. Peut être mieux que je ne me connais moi-même parfois. Je ne te demande pas d'emménager demain, mais j'aimerai que tu te sentes à l'aise et que tu puisses te changer sans avoir besoin de quitter la maison.

Apparemment elle n'avait pas compris mon silence. Elle devait croire que je préférais garder plus d'indépendance.

- B… Je n'ai aucun problème à l'idée de laisser des affaires ici. J'ai juste encore du mal avec ce revirement de situation.

- Je pensais que c'était ce que tu voulais.

- C'est le cas. Je suis content qu'on avance ensemble. Mais je ne veux pas que tu le fasses pour moi, me faire plaisir ou un truc du genre.

- Non ! J'en ai envie Masen. Je suis bien avec toi… Je…

Sa phrase resta en suspens. Allait-elle me dire qu'elle m'aimait ? Impossible ! Ce serait beaucoup trop de changement en si peu de temps.

- Je ramenais des affaires demain, dis je pour couper court à son dilemme.

Si c'était vraiment ça, cela viendrait en son temps.

Elle me sourit. De soulagement ou parce qu'elle était satisfaite de ma réponse. Qu'importe. L'essentiel était que les choses prenaient une tournure qui me convenait très bien.

Je me réveillais tôt le lendemain, comme d'habitude. Bella était calée contre mon ventre, et je sentais mon bras bouger au rythme de sa respiration lente et régulière. Elle n'allait pas se réveiller de sitôt. Je bougeais doucement pour ne pas la réveiller et me retournais pour sortir du lit. Je ne savais pas si je devais rester ou partir avant le réveil d'Aydan, mais le destin répondit pour moi à cette question. En entrant dans la cuisine pour me faire un café, je trouvais le petit garçon en train de s'affairer entre la table et le frigo. Quand il me vit il sourit avant de me rejoindre dans l'embrasure de la porte.

- Bonjour, me dit il en se mettant sur la pointe des pieds pour m'embrasser.

- Bonjour mon grand, dis je en me penchant. Déjà debout ?

- Ouais ! J'ai vu que t'étais là alors j'ai voulu faire le petit déjeuné !

- Ça c'est très gentil ! dis je en me demandant comment il savait que j'étais là. T'as fait quoi de bon ?

- J'ai fait des toasts et des jus d'orange et j'ai fait aussi du café. J'ai pas le droit de toucher au gaz tout seul.

- Tu veux qu'on fasse des œufs et du bacon ? proposais je

- Ouais ! s'exclama-t-il

Comme quoi, faut parfois pas grand-chose pour faire plaisir à un gosse ! Je le laissais me montrer, surveillant juste qu'il ne se brule pas et gérant les boutons du gaz. Il se débrouilla comme un chef.

- Ca sent drôlement bon par ici, entendit on.

Bella arriva encore ensommeillée vers nous.

- On te fait le petit déj maman !

- Aydan fait, ajoutais je. Moi je ne fais qu'apprendre.

Elle sourit avant d'attraper la tête de son fils pour l'embrasser sur le front. Quant à moi, elle mit un bras autour de ma taille et me fit un baiser sur la joue. Pour une première devant lui, c'était suffisant.

- C'est très gentil bouchon, je sens qu'on va se régaler ! dit elle

J'opinai et allais nous servir les cafés, tandis qu'elle cherchait les assiettes pour les œufs et le bacon. On s'installa ensuite tous les 3 autour de la table, et j'adorais ce premier moment en « famille ».

- C'est vraiment très bon Aydan, dis je pour le féliciter.

- Tu verras maman va t'apprendre à le faire aussi, me répondit il.

Bella pouffa de rire discrètement.

- Elle fait des pancakes aussi.

- Peut être qu'on pourra en avoir demain ? essayais je.

- On verra ça, répondit elle en souriant

On finit de déjeuner et Aydan fila pour se préparer à l'école.

- Tu sais que d'ordinaire il est pas du matin ? me dit Bella.

- Il était pourtant levé avant moi.

- Il est vraiment content. Je ne sais pas encore les raisons profondes, mais il est ravi.

- Tant mieux non ?

- Bien sur… euh totalement hors sujet. Je vais aller chez mes parents pour les voir avant qu'ils ne soient trop occupés.

- Tu veux que j'emmène Aydan à l'école ?

- A moto ?

- Euh oui ?! Il ne craint rien tu sais.

- Oh il va adorer ! Jake lui en a déjà fait faire derrière mon dos. Moi j'apprécie beaucoup moins mais ça me fera gagner du temps. Tu as un casque ?

- Oui celui d'Owen.

- Tu feras attention hein ?

- Bien sur…

- Je dois rejoindre Alice aussi.

- Oui elle m'a dit de te dire qu'elle t'attendait.

- Elle a été beaucoup moins diplomate dans ses textos. Et je dois lui emmener des macarons et un capuccino de Starbucks pour me faire pardonner.

- JE SUIS PRET MAMAN, cria Aydan depuis l'étage.

- PARFAIT ! répondit elle sur le même ton. Et tu vas faire quoi toi ?

- Je vais visiter d'autres maisons et je déjeune avec Kate et Garret. Ensuite je vais m'acheter une moto.

- T'es sérieux ?

- Conduire celle de Jay m'a donné envie d'en avoir une. Tanya a mis ma voiture en vente à New York, donc…

- Alors tu vas vraiment t'installer ici ?

- Affirmatif.

- On peut y aller maman ! dit Aydan en revenant.

Il était effectivement prêt. Habillé, coiffé au gel… Il ne manquait que les chaussures.

- C'est Edward qui va t'emmener aujourd'hui. En moto.

- C'est trop cool ! s'exclama le jeune garçon. Merci ! Merci ! Merci !

Bella et moi éclations de rire.

- Allons y, dis je en finissant mon café.

J'eu à peine le temps de me lever qu'il avait déjà couru devant la porte. J'allais vers Bella, toujours assise sur sa chaise, et je déposais un baiser sur son front.

- On se retrouve ce soir ?

- Ouais.

J'allais partir quand elle me retint par le bras. Elle m'enlaça avant de m'embrasser tendrement.

- A ce soir, murmura-t-elle

Je lui souris avant de lui faire un dernier baiser et de rejoindre Aydan. Décidément, la nouvelle Bella me convenait parfaitement.

POV Bella

J'étais amoureuse d'Edward. Complètement et définitivement. Et cela ne datait pas d'hier. J'avais réalisé et surtout admis cet état de fait en attendant qu'il revienne du diner de chez ses parents. Il m'avait vraiment manqué durant ma phase de panique, je pensais tout le temps à lui, et surtout j'aimais l'avoir près de moi. Relire ses mails, me remémorer nos conversations depuis ces 6 derniers mois… On pensait tous les deux que quelque chose avait changé depuis son retour il y a une semaine c'était vrai. Mais la semaine qu'il avait passé seul avec moi 6 mois plus tôt avait changé pas mal de choses aussi, même si nous n'avions rien voulu admettre avant.

Je ne savais pas comment lui dire, ni même si je devais lu dire une chose pareille. Officiellement notre relation datait d'il y a deux jours. Mais de quand datait vraiment cette relation, ça c'était la vraie question.

Je me garais devant le ranch familial. Je savais que mon père n'allait pas tarder à revenir des premiers soins des chevaux pour son deuxième café matinal. Ma mère, quant à elle n'allait pas tarder à s'occuper des chambres d'hôtes. C'était plus un hobby qu'un travail pour elle, lancé il y a environ 5 ans. Avec les bases d'une ancienne grange sur le terrain, ils avaient créé 5 chambres, 5 salles de bains, une cuisine, une salle à manger et un salon. Une vraie et grande maison de 250 m/2 qu'elle gérait avec une aide ponctuelle de mon père et d'une assistante, Rebecca. Ma mère était bien trop tête en l'air pour gérer le côté technique de la chose. Rebecca s'occupait des plannings et du petit déjeuné. Ma mère nettoyait les chambres et faisait le repas du soir. Donc là, si j'avais bien calculé mon coup, j'avais environ 15 minutes pour leur parler, et ils ne seraient pas trop curieux vu ce qu'ils avaient à faire ensuite.

- C'est moi, dis je en entrant.

- Bella ?! s'étonna ma mère en passant sa tête dans le couloir

Je marchais vers elle et elle me rejoignit à la moitié du couloir.

- Tout va bien ? demanda-t-elle après une bise

- Oui mam. Ne t'inquiète pas. Pap est dans le coin ?

- Il est sur la terrasse avec son journal. Tu es sure que…

- Viens, dis je en passant mon bras sous le sien pour l'emmener avec moi dehors.

Mon père leva la tête en nous entendant arriver, et trouva tout aussi bizarre de me voir à une telle heure.

- Je voulais vous parler, dis je après l'avoir embrassé.

- Aydan va bien ? demanda mon père

- Oui très bien, il doit être à l'école maintenant.

- Il doit ? Tu ne l'as pas emmené ?

- Non… C'est Edward qui l'a emmené aujourd'hui, dis je en baissant la tête.

- C'est bien sympa ça ! Je vois tout à fait son air réjoui au ptit, plaisanta mon père.

Je relevais la tête et regardais ma mère. Elle me fixait, sourcil froncé, comme si elle cherchait à lire mon esprit. Un éclair sembla traverser ses prunelles alors que son visage se détendait.

- C'était ça alors ! s'écria-t-elle alors que je devais devenir cramoisie. Je trouvais que tu fuyais mon regard ! C'est ça ce que tu cherchais à me cacher ?

- De quoi tu parles Renée ? demanda mon père

- Oh Charlie, tu n'as donc pas compris ? C'est fou ce que nous les femmes voyons et qui est comme brouillé pour l'esprit d'un homme ! Je l'avais bien dit à Sisi qu'il y avait quelque chose !

- Et si on me le disait à moi maintenant ?!

- Bella sort avec Edward, Charlie !

- Depuis quand ?

- Je dirais une semaine environ…

- Je suis toujours là vous savez, dis je en leur faisant un signe de la main.

- Pourquoi tu n'en as pas parlé avant Bella ? demanda ma mère.

- C'est un peu compliqué quand même, la famille, Aydan…

- Mais c'est sérieux, hein ?! demanda mon père en mode protecteur. Il ne va pas repartir comme si de rien était pour New York ?

- Si je vous en parle c'est que c'est plutôt sérieux, non ?

- Je suis ravie pour toi mon ange ! dit ma mère en venant m'enlacer. Vous allez très bien ensemble ! Avec Liz on y avait pensé en vous voyant danser au mariage d'Emmet et Rose, mais on avait dû se faire une raison. Qui aurait pu croire que ça arriverait maintenant ! Hein Charlie ?

- Mouais, ronchonna doucement mon père avant de retourner à son journal.

Typique de Charlie Swan. Il n'était pas fâché, ni même désintéressé par ce que je venais de dire. Mais il lui fallait le temps d'encaisser la nouvelle, et surtout laisser ma mère redescendre du mode hystérique.

- Liz et Keith sont au courant ?

- Depuis hier soir. Il ne manque que Carlisle et Esmé.

- On leur dira ce soir ! On doit se rejoindre pour un ciné. Ils vont être ravis ! Vous allez pouvoir partir tous les deux puisqu'on prend Aydan ! Oh c'est une très belle nouvelle !

- Euh je vais devoir y aller, je dois rejoindre Alice…

- Bien sur bien sur !

- A dimanche pap !

- A dimanche Bella. Et Merci hein ?! répondit il en montrant sa femme

Il faisait référence à l'exaltation de ma mère, et je ne pus m'empêcher de rire.

- A dimanche Bella ! Oh j'ai hâte de vous voir tous les deux !

- Humm… A dimanche mam !

Je filais aussi vite que possible hors de cette maison, entendant toujours ma mère parler et parler encore de cette grande nouvelle. Mon père allait être plus qu'heureux de retrouver le calme auprès des chevaux.

Je filais au Starbucks pour accomplir la mission macarons/café avant de rejoindre Alice à son bureau. Je passais devant son assistante, Wendy, et lui fis un petit sourire, avant de me diriger vers le bureau de ma cousine.

Elle ne semblait pas très occupée, et surtout bien accompagnée, car elle discutait avec Tanya.

- Tiens voilà la cachottière, dit elle en faisant mine d'être fâchée.

- Salut Bella !

- Salut Tanya. Désolé, je ne savais pas que tu étais là, sinon je t'aurais pris un café.

- T'inquiète, Alice avait tout prévu, répondit Tanya en me montrant un mug.

Elle se leva et on se fit la bise. J'allais ensuite vers Alice, qui tint encore 2 secondes fâchée avant de me faire une danse de la joie plutôt improbable et de me sauter au cou.

- Je vais tout lâcher si tu ne desserres pas mon cou Sisi.

- Je suis si contente pour toi !

- Pense à ta jolie robe et à ton cappuccino bien chaud que j'ai dans la main...

Elle me relâcha, un sourire immense placardé sur son visage.

- Pour info, je suis ravie pour vous aussi, me dit Tanya.

Je ris avant de tendre à Alice son café et de boire une gorgée du mien. Je sortais ensuite la dizaine de macarons et les posaient sur la table basse près du canapé.

- Voilà, tu as tout ce que tu voulais, alors j'espère être épargnée !

- Oh Bella… Raconte ! pépia Alice. J'en étais restée à ta soirée pochtron chez toi. Tanya t'as vue aller le voir mais depuis…

Je souriais avant de raconter les derniers évènements : je savais pertinemment qu'Alice réussirait à me tirer les vers du nez, alors autant gagner du temps. Je la voyais être de plus en plus excitée et heureuse de mes nouvelles au fur et à mesure que je parlais, et Tanya souriait, apparemment satisfaite de ce que je racontais.

- Pap doit avoir sorti ses boules quies ! Mam doit toujours être en train d'en parler.

- Elle était heureuse de savoir qu'elle m'avait percée à jour.

- Liz était pareille hier avec Edward, dit Tanya.

- C'est clair, elle se doutait trop qu'il y avait quelqu'un !

- Et je crois qu'elle sera ravie de te voir dimanche.

Je me mis à penser au dimanche, et en particulier à Rosalie. Elle n'était pas dans mon fan club, et elle n'allait certainement pas apprécier d'avoir été mise à l'écart de cette façon. Qu'allait elle dire en nous voyant arriver très proches ? Je ne savais même pas comment ça allait se passer tout court entre elle et moi. Peut être qu'il fallait que j'en parle à Emmet.

- Hé Bella tu redescends sur terre là ?!

- Tu disais Sisi ? me repris je

- On parlait de dimanche. Vous allez venir ensemble ?

- Oui, certainement. On n'en a pas parlé encore. Mais je crois que je vais passer voir Emmet.

- Ca te prend d'un coup comme ça ? demanda Alice alors que je m'étais relevée de son canapé

J'envoyais rapidement un « Salut ! T'es où ? ».

- Je crois qu'il faut que je lui parle avant de voir Rose dimanche.

- Ce sera oublié non ? demanda Tanya

- J'en doute…

- Elle a raison sur ce coup, ajouta Alice. Rose a le pire caractère de merde de ce monde.

- Tu ne l'as jamais vue énervée… Elle ne lâche rien.

- Et là ça touche à la famille pour elle, et malheureusement c'est Bella l'ennemie.

- Tu es rassurante Alice, merci.

Mon portable vibra. « Salut. Tout dépend. Actuellement je suis à la maison, mais dans 10 min je serais à la patinoire. A toi de voir où tu me rejoints. ) »

- Hilarant Emmet, murmurais-je pour moi-même.

- Peut être qu'elle aura eu une bonne dose d'hormone du bonheur ! essaya Alice pour me rassurer.

- Ou peut être qu'elle ne dira rien avec toute la famille présente, continua Tanya.

Elles pouvaient bien dire ce qu'elles voulaient, je n'avais aucun espoir pour dimanche entre Rosalie et moi.

- Allez je file voir Emmet. Empiffrez vous bien de ces délicieux macarons !

- Avec joie, dit Alice en croquant dans l'un d'entre eux.

Je commençais à partir avant de me retourner.

- Oh fait Tanya ! Comment il s'appelle ? demandais je en faisant référence à sa nuit torride d'après Edward.

- Jackson, répondit elle avec un sourire qui se passait de commentaires

- Et à quand la prochaine soirée ?

- Demain… Et j'en salive déjà.

On se mit à rire avant que je ne leur fasse un baiser volant et quittait la pièce.

Emmet était bien à la patinoire, patins aux pieds, à vociférer après ses gars pour l'échauffement. Il ne pouvait pas me voir, dos à la porte, mais quand certains des gars se mirent à siffler à mon arrivée, il se tourna vers moi.

- Hé mollo les gars c'est ma sœur ! cria-t-il

- Désolé coach, répondirent ils.

Je m'arrêtais devant les vitres en souriant à mon frère qui s'approchait.

- Tu ne vas pas m'obliger à te rejoindre, si ? demandais je

- Et risquer de devoir t'emmener aux urgences pour un bras ou une jambe cassée ? Certainement pas. Continuez à vous échauffer les gars ! cria-t-il

- Ok coach ! répondirent ils en cœur

Il vint me faire une bise et s'assit sur un des bancs. J'allais aussitôt m'asseoir à ses côtés.

- Que me vaux cette charmante visite ?

- Je sais que t'es au courant, Edward me l'a dit, répondis je

- Et ? Vous êtes réconciliés ?

- Oui…

- Bonne nouvelle. Il faisait la gueule tu sais…

- Je sais…

- Tu n'es pas venu me parler de lui, hein ?! Moi c'est truc là, c'est vraiment pas pour moi.

- Je sais bro', riais je. C'est au sujet de Rose.

- Mouais… Elle est en colère.

- Ça aussi je le sais. Je sais qu'elle m'en veut et je lui en veux aussi mais…

- Tu sais que je ne m'en mêlerais pas, n'est ce pas ?

- Bien sur que je le sais, et je ne te le demande pas… Elle est ta femme, enceinte, et je ne veux pas être la source de prises de tête conjugales. Je me demandais juste si elle pouvait réagir de façon plus positive si on est vraiment ensemble.

- J'en doute sis'. Elle t'adore, tu le sais… Mais pour elle, et je dis bien pour elle, tu n'es pas bonne pour Edward. Elle se dit que tu ne vis encore que pour Jared.

- C'est faux.

- Tu n'as jamais vu quelqu'un depuis sa mort. Hormis ce Mike là, et encore il a même pas gagné le droit de t'embrasser après 3 rencards, rit il.

- Comment tu sais pour Mike toi ? m'étonnais je

- J'ai mes sources… Mais bref, elle pense qu'Edward est vulnérable à cause de sa rupture et qu'il va souffrir encore plus quand tu le lâcheras.

- Elle n'a pas du tout confiance en moi, soupirais je déçue

- Pas pour ça…

- Elle risque d'être fâchée longtemps dans ce cas. Les Masen, les parents et Aydan sont au courant. C'est sérieux maintenant.

- Alors ne lui répète pas ce que je vais te dire, mais oublie là. Avec le temps, et un accouchement, ça ira mieux.

- Merci Em.

Je lui souris puis posais ma tête sur son épaule. Je n'étais toujours pas rassurée pour dimanche mais au moins j'avais le soutien de mes proches.


Voilà. Qu'en pensez vous?