Bonjour,

voici un nouveau chapitre. Merci à Lamue12 et Canada02 pour vos messages, c'est gentil de prendre le temps de me laisser une trace de votre passage.

Les mises en alerte et favoris augmentent, alors merci aux lecteurs de l'ombre. Ne soyez pas timide, ca motive ;)


POV Bella

Faire de la place à Edward dans mes placards fut d'une facilité déconcertante, tant je n'avais pas énormément d'affaires. En moins de 5 minutes, je lui avais fait assez de place pour qu'il tienne plus d'une semaine sans laver de vêtements. En fait c'était surtout le signe que mes habits n'étaient pas très bien rangés, mais plutôt éparpillés un peu dans chaque tiroir. Je lui sortais une serviette de toilette, rangeait un peu mes différents produits pour qu'il installe les siens… C'était facile. Facile, mais étrange. Je n'avais jamais eu à faire ça avant. Mais pour une fois, aucun signe de panique : je ressentais une sensation bizarre mais j'étais contente. Et il n'y avait aucune raison pour que je m'inquiète. Sauf pour la moto.

Il m'avait envoyé une photo d'Aydan devant son école pour me prouver qu'il était arrivé sans bobo. Ça m'avait fait rire, mais je n'y pouvais rien, les motos me faisaient un peu peur. Alors qu'Edward décide de s'en acheter une… Mais je n'avais pas mon mot à dire là-dessus.

J'allais à mes derniers cours de la semaine d'humeur joyeuse. La seule ombre dans ma vie étant Rosalie, j'estimais pouvoir me sentir bien sans culpabiliser et profiter du temps présent. Une de mes copines de fac, Allie, se fit un plaisir de me le faire remarquer.

- Comment il s'appelle ?

Nous étions assises dans l'herbe devant le bâtiment de notre cours d'art contemporain. Elle venait de s'acheter une glace et je griffonnais sur mon cahier à dessin.

- De qui ? demandais je sans comprendre.

- Allez Bella, t'es sur un nuage là ! Il y a un mec là-dessous. Ou dessus, question d'humeur !

- Allie ! riais je en lui tapant le bras

- Quoi qu'il en soit tu as l'air très épanouie, et c'est pas un resto ou un ciné qui peut faire cet effet-là.

- Certes ! Et il s'appelle Edward.

- Edward, hein ? Vieillot mais sympa comme prénom. Et il fait quoi dans la vie ? C'est un étudiant ?

- Non c'est fini pour lui… Y a que moi comme vieille ici, riais je. Il travaille dans la musique.

Elle opina distraitement tout en mangeant un peu de sa glace. Je continuais à dessiner quand elle poussa un petit cri. Elle sortit son Ipad et commença à pianoter avec ferveur. Je la regardais, mi moqueuse mi curieuse, s'acharner sur sa tablette. J'eu la réponse à son comportement quand elle la tendit vers moi, et que je me vis avec Edward.

- C'est toi hein ?!

- Oui c'est moi… soupirais je.

- Oh le truc de fou ! Si on m'avait dit que je côtoyais la nouvelle chérie d'Edward Masen, le dieu des caleçons !

- Le quoi ?!

Elle reprit sa tablette et refit une recherche. Elle me la tendit à nouveau, me dévoilant une photo d'Edward en caleçon Calvin Klein. Ça devait être de cette pub dont m'avait parlé Léa.

- Si j'avais un mec, je lui achèterais ces caleçons là pour qu'il LUI ressemble ! Il est trop sexy… Je comprends mieux ton air !

Cette fois je ne pouvais que rire. J'éclatais de rire et elle me suivit, tout en me posant des questions sur notre relation.

- Ils t'appellent Mary Push sur le net. C'est normal ?

Là je fus surprise. Si ils avaient découvert mon pseudo, ils n'allaient pas tarder à rassembler toutes les pièces du puzzle et me trouver moi.

- Tu es Mary Push ? Oh c'est vraiment génial ! Tu sais que j'ai dévoré ton dernier livre en une journée ?! T'es une sacrée cachottière toi !

- Pas trop fort Allie, j'aimerai que ça reste discret malgré tout.

- Impossible maintenant. Mais je serais muette ! Surtout si tu me fais une dédicace et deux trois en plus que je pourrais revendre.

Elle me fit un clin d'œil et je lui souris. Après tout il ne servait à rien que je me pose des problèmes. S'ils découvraient que Mary Push était Bella Swan et bien tant pis. Je trouverais une façon de gérer, et de protéger Aydan si besoin.

Je ne voulais plus paniquer et me laisser submerger. Je voulais avancer. Et apparemment j'étais sur la bonne voie.

Après mes cours, j'allais faire quelques courses avant de rentrer à la maison. Et cette fois, je surpris des regards et des messes basses à mon passage. Les jeunes à la fac ne devaient vraiment pas lire la presse people. Les femmes du supermarché oui. Je fis comme si de rien était, me concentrant sur mes bonnes résolutions, évitant ainsi de trop cogiter au plan d'une « panic room » dans le garage de ma maison. Je sentis mon portable vibrer dans ma poche.

« T'es dispo ? » Edward

Je répondais rapidement que je faisais des courses mais qu'ensuite j'étais libre, puis j'allais vers les caisses.

« Tu peux me rejoindre au 33 Pacific Avenue ? »

Je m'occupais de mes courses avant de lui répondre dans la voiture que j'arrivais. Il devait avoir trouvé une maison qui lui plaisait.

J'arrivais devant une immense maison juste avant Venice. Elle était vraiment belle, avec un style et un charme indéniable. En descendant de voiture, je vis la voiture d'Esmé, et pensait qu'il avait vraiment du aimer cette maison pour avoir besoin d'autant d'avis. Je frappais à la porte, et il m'ouvrit presque aussitôt en me prenant la main pour me tirer à l'intérieur.

- Alice sort de ce corps, dis je en faisant mine d'être effrayée.

- Tais toi et viens B !

Il m'emmena vers une grande pièce lumineuse, ou les murs n'étaient que des baies vitrées. Magnifique pièce.

- Bonjour Bella ! me dit Esmé en me sortant de ma rêverie

- Bonjour Esmé ! dis je en lui faisant la bise. Toi aussi il veut ton avis ?

- Ah non ! Moi il veut savoir comment je peux emménager son studio d'enregistrement.

- Ne me dis pas que…

Je me tournais vers lui, adossé contre l'une des baies vitrées en nous regardant.

- Tu l'as achetée Masen ?

- Affirmatif ! me répondit il tout sourire.

- Sur un coup de tête, comme ça ?

- Exactement !

- Tu es complètement dingue, tu sais ça ?

- J'ai une vague idée ouais… Mais imagine le truc B. C'est pas juste super ici ?

- J'admets que cette pièce est belle et très lumineuse…

- Et t'as pas vu le reste ! Dis-lui toi Esmé !

- C'est un bel investissement.

- Je peux vivre ici et à l'étage et faire le studio au sous-sol ! Y a 4 chambres, 3 salles de bains, et cette putain de belle vue !

- Les gros mots ne sont pas nécessaires, le réprimanda Esmé.

- Pardon… Viens voir le reste Bella, tu verras pourquoi j'ai pas hésité.

Il me prit la main et me traina à l'étage, sous le regard amusé de sa tante. Je ne pouvais pas dire combien il y avait de mètres carrés ici, mais c'était juste immense. Les chambres étaient toutes grandes et aussi lumineuses que le salon, chacune avait un grand placard, et l'une avait même un dressing qui aurait fait pleurer Alice de joie. Au centre de cet étage, ils avaient créé une terrasse, encadrées par des vitres faisant office de murs pour le couloir. Il y avait un petit jardin paysager, et je me surpris à m'imaginer assise là à écrire. Edward était tout fou en me décrivant ce qu'il comptait faire, et continua de me faire le tour, repassant par le rez de chaussée avec la cuisine, un bureau et la salle à manger, pour ensuite me montrer le sous sol.

- Si Esmé peut faire ce qu'elle envisage, il pourrait y avoir le studio, un bureau pour Tanya et moi, et il y aurait toujours assez de place pour faire un garage.

Il fit des gestes pour me montrer les futurs emplacements, et je vis ses yeux pétiller d'excitation.

- Tu es à fond hein ?

- Avoue qu'elle te plait !

- A qui elle ne plairait pas… L'architecte a fait un super boulot…

- Alors tu n'as aucun inconvénient à passer du temps ici ? demanda-t-il

- C'est une invitation ?

- Tu as toutes les invitations que tu veux… dit il avec un sourire charmeur.

Il allait me prendre dans ses bras lorsqu'on entendit des pas dans l'escalier et la voix d'Esmé.

- L'agent aimerait bien s'en aller Edward, dit elle en nous rejoignant.

- Ok on s'en va, dit il.

Il me reprit la main et on se dirigea vers la sortie.

Après une prise de rendez vous à l'agence pour finaliser les papiers, on retourna vers nos voitures.

- Je vous laisse les enfants, j'ai du boulot à faire si je veux te montrer une ébauche pour dimanche.

- Merci ma tata préférée…

- Tu n'as que moi comme tante, mon chéri…

- Fayot, soufflais je.

Elle nous embrassa en souriant avant de nous laisser.

- Tu rentres chez toi ? me demanda Edward

- Je vais récupérer Aydan d'abord, et ensuite oui. Tu as quelque chose de prévu ce soir ?

- Non…

- Viens à la maison, on fêtera ta nouvelle acquisition. Enfin tes acquisitions, car y avait une histoire de moto aussi.

- Elle aussi tu vas l'adorer, sourit il.

- J'en doute…

- Attends d'être dessus et de sentir les sensations…

Son regard et son sourire coquin suffirent à me faire imaginer bien d'autres choses que moi sur une moto.

Le dimanche matin, j'étais nerveuse. Tout le monde était au courant, et bien sur, ils attendaient tous de nous voir ensemble. Sauf Rosalie. Gérer les petits sourires et les exclamations de joie de nos mères respectives, je pouvais le faire mais j'appréhendais beaucoup les réactions de Rosalie.

J'étais sous la douche et j'essayais d'anticiper ce qu'elle allait dire ou faire, mais c'était plutôt compliqué. La seule chose dont je pouvais être sure c'est qu'elle ne serait pas du tout contente.

- Bella ?

Je sursautais en entendant la voix d'Edward derrière moi.

- Tu aimes me faire peur non ?

- Je préfère plutôt ce que je vois actuellement, dit il en passant son regard sur mon corps.

- Tu n'en as jamais assez hein ?

- Pas avec toi…

Il enleva rapidement son short et se glissa avec moi dans la douche à l'Italienne. Il se colla aussitôt contre moi, et nous frissonnions.

- Edward… murmurais alors qu'il posait ses mains sur mes hanches et qu'il m'embrassait dans le cou.

- Je sais… Tu devrais sortir, dit il en m'embrassant sur la bouche. Ca fait plus d'une demi heure que t'es là dedans. J'étais venu pour te faire sortir…

- Oh…

- Ouais oh… C'est quoi le souci ? Tu sais qu'on ne va pas nous mordre ?

- Je ne tenterais pas ma chance avec ta cousine…

- Je croyais que tu l'avais mise de côté.

- C'est le cas… Quand je ne la vois pas. Mais je sais qu'elle sera là, et ça va rendre ce repas assez tendu.

- Je suis là Bella… Elle va devoir faire des efforts, pour tout le monde. Elle le sait très bien. Fâchée après toi ou pas.

- J'ai du mal à y croire. Rose n'est pas du genre à taire ce qu'elle pense…

- C'est vrai. Mais elle ne prendra pas le risque de t'attaquer de front devant TOUTE la famille.

Ses mains qui me caressaient depuis son arrivée commençaient à me donner chaud. Il fallait que je me reprenne.

- File d'ici avant que je n'essaye de te détendre différemment qu'avec des mots, sourit il comme s'il avait lu dans mes pensées.

- Ok mais je garde cette option si besoin.

- Avec plaisir…

On s'embrassa un peu avant que je me force à sortir pour me sécher et m'habiller.

Carlisle et Esmé habitaient depuis leur arrivée à Santa Monica une des plus belles maisons du bord de mer. Grande, blanche, à quelques marches de la grande plage de la ville. C'était toujours un plaisir d'y aller. Sauf aujourd'hui.

On descendit de voiture et Aydan descendit en courant pour rejoindre la maison. J'allais au coffre du SUV pour sortir sa valise, tandis qu'Edward pianotait sur son portable en m'attendant sur le siège passager.

- Jasper dit qu'elle semble calme, me dit Edward en descendant de la voiture.

- Sembler n'est pas être, dis je en refermant le coffre.

- Au moins elle n'est pas en mode attaque !

- Mouais…

Il me rejoignit devant le coffre et posa ses mains sur mes épaules.

- Quoi qu'il se passe, n'oublie pas que je suis là, et que je ne la laisserais pas être désagréable avec toi.

- Tu n'es pas sensé jouer au preux chevalier. C'est entre elle et moi. Je dois juste gérer au mieux sans avoir envie d'égorger la femme enceinte de mon frère.

Il sourit tout en déplaçant ses mains sur mes joues.

- Alors gère.

Il déposa un baiser rapide sur mes lèvres avant de prendre la valise d'Aydan et de monter les marches vers le perron. Je pris une profonde inspiration et le suivais. Comme toujours lorsqu'il ne pleuvait pas, c'est-à-dire presque tout le temps, tout le monde était sur la terrasse. Edward déposa la valise dans l'entrée et prit ma main.

- On y va ?

Ca sonnait plus comme un encouragement que comme une réelle question.

- Go.

On avança vers l'extérieur. Notre entrée aurait pu passer inaperçue si ma mère n'avait pas dit les voilà. Ils se tournèrent tous vers nous, alors qu'Edward lançait un bonjour. Je retenais ma respiration en me tournant vers Rosalie : ses yeux étaient aussi mauvais qu'un tir de bazooka.

- Ils sont trop mignons, dit ma mère en venant nous enlacer.

- Maman… S'il te plait, me plaignis je.

- Quoi ?! C'est pas vrai, hein Liz ?

Elizabeth sourit et vint me faire une bise encore plus chaleureusement que d'habitude.

- Je suis ravie que vous vous soyez trouvés, me souffla-t-elle à l'oreille.

- Bon on va peut être éviter de tomber dans le mélo, dit Jasper.

Je bénissais le ciel d'avoir créé Jasper.

- Les enfants sont dans la salle de jeu ? demandais je pour continuer la diversion en allant dire bonjour à chacun.

- Oui, me répondit Esmé.

Arrivée devant Rosalie, je me raidis et lui rendais son regard froid avant de rapidement lui faire une bise. Elle tendit juste sa joue, histoire de rentrer dans mon jeu et de sauver les apparences.

- Tu as ramené les affaires d'Aydan ? demanda mon père

- Bien sur, et autant prévenir, il est excité comme une puce, dis je en m'asseyant entre Alice et Keith.

Edward s'installa entre sa mère et mon père face à moi.

- Comme les autres, dit Jasper. Owen nous a parlé des chevaux toute la journée d'hier.

- Et seulement parce qu'on lui a dit qu'hier qu'il allait chez vous en vacances ! ajouta Alice

- Ils vont passer de super vacances, dit ma mère. On va faire plein de choses.

- Nous aussi, dit Alice tout sourire. On va partir quelques jours.

- Ou ça ? demanda Keith

- On ne sait pas encore, mais ce sera des vacances farniente ! précisa ma cousine.

- On va prendre la voiture et suivre le sens du vent, plaisanta Jasper.

- Sympa comme programme, dit Tanya. Pensez à moi !

- Il t'exploite celui là ? demanda Emmet en montrant Edward du doigt

- Nan, mais avec la création du label ici, la nouv…

- Tu déménages Edward ? coupa Rosalie

- Oui, répondit il.

- Il a trouvé une villa à couper le souffle, dit Esmé. C'est pour lui les plans que je faisais encore ce matin.

- J'en suis ravie ! ajouta Elizabeth

Malgré la bonne humeur des deux soeurs, un froid s'était abattu autour de la table. Tous ceux qui savait regardaient Rosalie dont le regard me fusillait, et les parents nous regardaient sans comprendre.

- C'est une bonne nouvelle ça ! dit Emmet. Elle est où cette bicoque ?

- Je suppose qu'il y a une raison à cette décision soudaine ? demanda Rosalie sans me quitter du regard.

- Ce n'est pas soudain Rose, je suis descendu de New York aussi pour ça, répondit Edward plus sèchement.

- Oh donc aucune autre raison ? Rien qui ne te pousse à rester ici ?

- Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer ce qu'il se passe ? demanda Elizabeth

- Rose s'il te plait… dit Emmet.

- Quoi ?!

Pas d'échappatoire possible. La présence de tout ce monde n'enlevait rien à la colère qu'elle avait contre moi. Et ils allaient tous le voir. Je serais les poings et attendait qu'elle explose.

- Ce n'est ni le moment ni l'endroit bébé.

- Au contraire Emmet ! répondit Rosalie. Arrêtons cette hypocrisie tout de suite. Hein Bella ?

- Rosalie, arrête, dit gravement Edward.

Il était en colère lui aussi, mais réussissait encore à garder sa maitrise. Mais son regard en disait long.

- Mais qu'est ce qui se passe à la fin ? demanda ma mère un peu inquiète de la tournure des évènements

- Pourquoi j'arrêterais alors que c'est pour ton bien ?

C'est parti, pensais je.

- Tu vas souffrir Edward ! Tu sors d'une histoire et tu te jettes dans une autre avec la mauvaise personne !

- Tu ne sais pas de quoi tu parles ! répliqua Edward.

- Si je sais ! Tu te sens trahi par Irina et Bella t'a un peu trop bien consolé. Mais bientôt…

Je n'écoutais plus. Je n'entendais plus. De plus en plus de voix se mêlèrent à la dispute, mais je ne discernais plus leurs paroles. Je sentis juste qu'Alice prenait ma main et la serrait très fort dans la sienne. J'enrageais. Je bouillonnais. J'avais envie d'hurler, d'insulter Rose. Elle n'avait aucune confiance en moi et le montrait aux yeux de tous. Et j'explosais.

- CA SUFFIT ! hurlais je en me levant d'un bond.

Il y eut un silence de mort.

- Je te l'ai déjà dit Rose tu ne sais rien ! criais je

- Je te connais Bella ! répliqua-t-elle

- Je crois que c'est tout le contraire ! Tu ne sais rien de ce que je ressentais pour Jared et encore moins pour Edward alors tais toi !

- Mais… commença Rosalie

- LA FERME ! la coupais je en criant

- Bella ! crièrent mon père et Emmet.

- Vous croyez vraiment que je vais la laisser parler de moi comme ça ? dis je la voix étranglée. Je ne profite pas d'Edward et de sa peine pour Irina. D'ailleurs tu sais pas quoi ? Il n'est pas triste du tout ! Et pourquoi ? Parce qu'elle l'a déjà tromp mois ! Mais tu n'en savais rien toi, hein ? Toi qui te soucies tant de ton cousin !

- C'est vrai Edward ? demanda doucement Liz à son fils

- Je le connais mieux que toi, et ce qu'on fait ne regarde que nous ! Ca ne te convient pas, tant pis ! continuais je les larmes aux yeux.

- Viens Bella, dit doucement Alice en me tirant un bras

- Et en ce qui concerne la famille, toi qui voulait la protéger et qu'elle n'explose pas… C'est toi qui viens de créer tout ce merdier !

Le dernier mot prononcé je pleurais. Je me libérais d'Alice et récupérais mon sac. Je vis les enfants arriver en courant, certainement alertés par mes cris. Je regardais brièvement Edward : il avait l'air consterné.

- Bella ne part pas comme ça, me dit ma mère

- Pourquoi tu pleures maman ? demanda mon fils

- Pour rien mon ange, je me suis cognée dans la table, tu sais comme je suis maladroite ! me forçais je à sourire. Je vais devoir partir, mais je viendrais te voir demain chez papi et mamie ok ?

- Pourquoi tu pars on a pas mangé ?

Les enfants et les questions trop pertinentes.

- Une amie a besoin de mes cours d'école. Tu m'appelleras ce soir d'accord ?

- D'accord.

Je n'aimais pas lui mentir, mais je n'avais pas trop le choix. On s'enlaçait avec un baiser et je partais sans me retourner.

POV Edward

La scène qui venait de se passer allait être mémorable. Ca devait être la première fois que j'assistais à une scène pareille dans cette famille. Bella était partie, et personne n'avait l'air de réellement assimiler ce qu'il venait d'arriver. Rosalie se fit accompagner dans son ancienne chambre pour se reposer, sa précédente colère ayant déclencher des contractions. Et moi j'étais dans une colère noire.

- On retourne jouer les enfants ? proposa Jasper. J'ai cru entendre qu'il y avait de nouveaux jeux que je ne connais pas.

- Ouais papa ! répondit Owen. Y a un bateaux pirate playmobil !

- Et aussi un twister géant, ajouta Evan

- Cool, allons voir ça.

Il posa sa main sur mon épaule en passant et serra un peu, me signifiant qu'il me soutenait.

- Tu la laisses partir comme ça ? me demanda sèchement Emmet.

- Retiens ta femme avant de me reprocher quelque chose !

- Hé hé les gars… dit mon père. On se calme maintenant.

- Pour ta gouverne Emmet, répondis je en ignorant mon père, c'est moi qui ait les clés de la voiture ! Et elle a besoin d'être seule parce qu'elle doit se sentir très mal de tout ce qui a été dit.

- Tu crois que je l'ignore peut être ?

- Actuellement j'en sais rien. C'est ta sœur non ? Tu la laisses partir comme ça ?

- Ca suffit tous les deux, s'exclama Esmé en nous mettant à chacun une claque derrière la tête. Vous avez beau être des adultes vous vous comportez comme des gamins !

- Et il va falloir nous expliquer ce qu'il se passe, tonna Charlie.

- Je vais voir si je trouves Bella, dit Alice.

- Je te suis, dit Tanya.

J'allais me servir un verre de whisky, que j'avalais d'un trait. Il fallait bien ça pour faire baisser la pression.

- Alors ? demanda Charlie à Emmet. Quelle mouche a piqué Rose ?

- Faut pas en faire cas pap ! Elle s'inquiète… Elle pense que leur histoire ne durera pas, et que ça va créer des histoires.

- C'est quoi cette histoire avec Irina ? demanda ma mère. Elle t'avait déjà trompé ? et pourquoi Bella le sait ?

- C'est une autre histoire maman… Enfin…

Gros soupir.

- C'est pas le moment qu'on parle de ça, et surtout pas sans l'accord de Bella.

- Ca ferait peut être changer d'opinion Rosalie.

- J'en doute maman.

Anthony arriva, s'excusant de son retard, et vit aussitôt qu'il y avait un problème. Emmet continua d'expliquer dans les grandes lignes le problème entre Rosalie et Bella, et leur dispute de la semaine. Bella avait raison : l'attitude de Rosalie aujourd'hui n'allait pas aider à la cohésion, et Charlie et Renée n'apprécièrent pas trop, même si Emmet essayait d'amoindrir le problème.

Alice et Tanya revinrent, et comme je l'avais dit, confirmèrent que Bella voulait être seule.

- Elle rentre chez elle à pied, me dit Tanya.

- Ok. J'irai tout à l'heure…

- C'est sympa ce remake de « règlement de compte à OK Corral ».

Je lui souris tristement et elle me tapota la cuisse. On mangea tous ensemble mais le cœur n'y était plus.

Je ne restais pas longtemps et partait juste après le dessert. Je ne voulais pas laisser Bella seule trop longtemps, histoire qu'elle ne cogite pas trop.

Je frappais et entrais. Elle était en plein ménage, son chiffon et son produit dans les mains. Elle était visiblement plus calme, mais j'étais persuadé que ce n'était que la façade. Elle avait déjà fait son ménage cette semaine : il lui fallait juste une occupation physique pour se vider l'esprit.

- Ca va ? demandais je

- Oui.

Simple et clair. Mais pas très motivé.

- Tu veux que je te laisse seule ?

Elle soupira et leva les yeux au ciel.

- Non, répondit elle en tournant la tête vers moi.

Au moins elle ne me rejetait pas. Je le pris comme une invitation alors j'allais vers elle pour l'enlacer. Elle se blottit dans mes bras et j'inspirais l'odeur de ses cheveux.

- Je suis désolée…

- De quoi B ?

- D'avoir balancé pour Irina…

- Je m'en fous Bella ! Complètement, riais je. Bon ma mère a posé des questions, mais ce n'est rien de bien méchant.

- J'étais énervée et…

- Oublie ça… Je ne t'en veux pas, et d'ailleurs je n'en ait qu'après Rosalie actuellement. Et un peu Emmet.

- Pourquoi Emmet ? demanda-t-elle en bougeant sa tête pour me regarder

- Rien de grave. On en reparlera lui et moi un peu plus calmement plus tard.

- Ca a mis le bordel hein ?

- Ouais.

- Je pouvais plus me retenir !

- Ils ne t'en veulent pas… La situation a échappé à tout le monde. Je pense que tu te feras remonter les bretelles pour lui avoir dit de la fermer mais c'est tout, souriais je.

- C'est vrai que j'ai dit ça. Entre autre.

- Ne t'inquiète pas… J'ai une idée ! Est-ce que tu veux te défouler un peu ?

- Me défouler ?

J'opinai.

- Qu'est ce que t'as en tête ?

- Quelque chose que j'ai ramené parmi mes affaires… C'est dans ton garage.

Elle fronça les sourcils mais me suivit dans le garage. J'avais installé le sac de frappe que j'avais étant ado. Mes parents ne l'avaient jamais jeté, et j'étais bien content qu'il soit toujours là, en particulier aujourd'hui.

- Tu veux me faire faire de la boxe ? s'étonna-t-elle

- Exactement, dis je en lui enfilant un gant.

- Je vais me casser la main.

- Absolument pas.

Je lui enfilais l'autre et lui tendais mes genouillères.

- Tu ne peux pas te casser quoi que ce soit avec un sac de boxe.

- Ne doute jamais de mes capacités, rit elle.

- Fais moi confiance.

Elle me sourit et se mit en une espèce de position d'attaque, l'air faussement concentrée. Je déplaçais ses bras pour les mettre dans la bonne position, me mettait derrière elle et me collait contre elle pour placer ses jambes correctement.

- Tu n'es qu'un profiteur Masen, dit elle en riant

- Autant allier l'utile à l'agréable… Je t'ai dit que tu ne te blesserais pas, alors on fait les choses bien.

Je me replaçais entre elle et le sac pour voir le rendu. Elle était super sexy dans cette position, avec son air que je savais faussement menaçant.

- Et maintenant la musique qui va bien.

Je sortis mon vieux cd de la bande originale de rocky 4 et lui montrais. Elle explosa de rire.

- Tu te moques de moi là ? rit elle. Plus cliché tu meurs !

- N'oublie pas que j'ai fait de la boxe quand j'étais ado, et que rocky restera toujours rocky.

- Mouais…

J'avais déjà réussi à la détendre. Son sourire valait bien quelques une de ses moqueries.

Je mis le cd dans le poste et allais directement sur « no easy way out ».

J'allais ensuite à côté d'elle et lui montrais quelques frappes. Elle se reconcentra et se mit à frapper à son tour, et moi je n'avais rien vu d'aussi sexy.

La petite mèche de cheveux sur laquelle elle soufflait car elle venait devant ses yeux.

Ses petits muscles qui se tendaient et se détendaient sous l'effort.

Les toutes petites gouttes de transpiration apparaissant au creux de son décolleté.

La chanson changea et passa sur « heart's on fire ».

Hearts on fire
Coeurs en feu
Strong desire
Fort désir
Rages deep within
Intenses rages intérieures
Hearts on fire
Coeur en feu
Fever's rising high
Forte fièvre qui monte
The moment of truth draws near
Le moment de vérité approche

Le « strong desire » (fort désir) dans la chanson prenait un sens bien différent que dans Rocky 4 alors que j'attrapais sa taille fine entre mes mains et la soulevait.

- L'entrainement est fini ! Continuons de te défouler autrement.

Elle rit et se laissa porter tout en m'embrassant dans le cou. Etre sans enfant ce soir allait être très, très profitable.


Verdict?