Chapitre 7 - Mr. Mars (suite)
Bella put dire par le regard de Carlisle qu'elle l'avait dans ses filets. Mais avec Alice dans la pièce, ça n'allait pas aller très loin. Elle ne pouvait pas demander à Alice de partir, ce serait trop évident. Que faire, que faire ?
Alors qu'elle se creusait la tête, ses yeux revinrent vers le corps couvert de chocolat de Carlisle. Soyons honnêtes, ce délicieux morceau était dur à ignorer. Une lumière s'alluma dans le cerveau de Bella.
- Carlisle… J'ai les photos qu'il me faut. Mon appartement est juste en haut, tu peux utiliser la douche avant de partir si tu le souhaites.
- Aww, quoi ? Tu ne vas pas me lécher jusqu'à ce que je sois propre ? Il fit la moue. Bella rit, l'humour était revenu.
- Tentant... mais je passe. Je cuisine italien ce soir, je ne veux pas me couper l'appétit. Elle tapota son ventre.
- D'accord, je comprends. J'adore la nourriture italienne.
- Oh vraiment ? demanda Bella, innocemment. Merci Rosalie ! Eh bien, tu es le bienvenu pour rester un peu après ta douche. Je fais des pâtes arrabbiata, la recette secrète d'Isabella, ajouta-t-elle, pour le tenter. La grand-mère de qui elle tenait son nom n'était pas vraiment italienne, mais Carlisle n'avait pas à savoir cela.
- Bien sûr, ça a l'air sympa - si ça ne te pose pas de problème.
- Pas du tout, j'en fais toujours trop de toute façon. Alice, tu veux te joindre à nous ? Elle regarda son amie avec une expression du genre « ne-pense-même-pas-à-dire-oui ».
- Oh, j'adorerais, Bella, mais j'ai, euh, un autre job de maquillage, tu te souviens ? Bella grinça des dents, Alice était vraiment une mauvaise menteuse. Heureusement, Carlisle ne sembla pas le remarquer. Ca ou bien il était juste content que ce soit un mensonge...
- C'est vrai, oui. Je me rappelle quand tu me l'as dit maintenant. C'est dommage.
- Désolé. Alice haussa les épaules. Hey, pourquoi tu n'amènerais pas Carlisle se nettoyer en haut et je ferme la porte du studio ?
- Merci Alice, tu es un amour, dit Bella, enlevant la clé du studio de sa poche et la passant à son amie.
- D'accord, homme en chocolat, prends ton peignoir et je t'amène en haut.
- Oui m'dam, Carlisle fit un petit salut et alla prendre son peignoir, donnant à Bella et Alice une vue parfaite de ses fesses fermes.
- Mmm-mmm, dit Alice. Il y a du chocolat chaud, par ici.
~X~
Bella souriait tout en hachant les piments rouges pour sa sauce arrabbiata. En ce moment même, il y avait un mannequin nu et sexy se lavant dans sa douche et il n'y avait aucune chance pour que Cullen se pointe. Elle était excitée par rapport à ce qui allait se passer. Après deux tentatives échouées, elle devenait désespérée pour un peu d'action.
Bella avait pensé proposer à Carlisle de lui frotter le dos. Après leur moment passionné dans le studio, elle avait sa petite idée sur le fait qu'il ne protesterait pas. Mais elle avait perdu son courage à la dernière minute et avait prévu de préparer le dîner à la place. Il n'y avait pas le feu. Ils avaient toute la soirée... et toute la nuit.
Tout à coup, le téléphone sonna, interrompant les pensées de Bella. Elle posa son couteau, s'essuya les mains sur un torchon et prit la ligne du téléphone.
- Allo ?
- Est-ce vrai qu'il est dans ton appartement ? C'était Rosalie.
- Wow, les bonnes nouvelles vont vites, rit Bella. Alice a une grande bouche. Peu importe, si tu sais qu'il est là, pourquoi appelles-tu ? Tu aurais pu interrompre quelque chose.
- Alice m'a dit que tu préparais le dîner. J'ai pensé que j'aurais le temps de te passer un petit coup de fil pour te souhaiter bonne chance.
- Un texto aurait suffi, Rose. Bella vit un blond approchait du bout des yeux. Pendant une seconde, elle pensa que c'était Mike. Elle secoua la tête pour enlever cette vision. De qui je me fous ? pensa-t-elle. Mike n'a jamais eu l'air si bien dans une serviette de bain.
- Euh, écoute Rose, je dois y aller. Je te rappelle plus tard, d'accord ? Bella appuya sur le bouton pour raccrocher le téléphone tandis que Rosalie était à mi-chemin de lui souhaiter bonne chance. Elle se tourna vers son invité et lui sourit. Bonne douche ? Les cheveux mouillés de Carlisle étaient plaqués vers l'arrière et il était enroulé dans l'une de ses serviettes roses.
- Oui, merci. Cependant, je ne crois pas que le rose soit ma couleur. Qu'est-ce que tu en penses ? Il tourna sur lui-même, donnant à Bella une vue à 360 degrés de son corps d'étalon.
- Oh, tu y travailles, ma petite, plaisanta Bella. Alors comme ça, tu t'es tellement amusé sur la séance photo que tu ne veux plus t'habiller ?
- Ouais, je pense me convertir au naturisme. En fait, j'ai juste laissé mes vêtements dans le studio.
- Attends ici, je vais les chercher pour toi. Et l'award pour La Phrase Que Je N'Aurais Pas Du Dire Aujourd'hui reviens à...
- C'est bon, ne te dérange pas. Je vois bien que tu es en train de cuisiner. Et de plus... Il s'arrêta et se rapprocha de Bella. J'aime être nu près de toi.
Bella se figea. Elle eut l'impression d'être dans une montagne russe, en pleine descente. C'était le moment. Ca allait vraiment arriver.
Carlisle s'approcha davantage, mit ses mains autour de la taille de Bella et la rapprocha contre lui. Il baissa la tête et vint lentement placer ses lèvres sur les siennes, lui donnant un petit bisou papillon, comme pour tester sa réaction.
Elle répondit en l'embrassant plus passionnément, écartant les lèvres pour lui permettre de faire danser sa langue avec la sienne. C'était bien. Après des années avec Mike, leur seul baiser ardent s'était détérioré en picorage superficiel sur les lèvres. Elle ne pouvait se rappeler la dernière fois qu'elle s'était sentie luxurieuse et sensuelle avec la langue de quelqu'un d'autre dans la bouche.
Bella gémit et glissa ses mains autour de la taille de Carlisle, les bougeant immédiatement sur sa serviette de bain, à l'emplacement de ses fesses et les empoigna fortement. Elle le rapprocha d'elle et put sentir son excitation contre elle, suppliant d'un peu d'attention. Soudainement, elle sentit le matériel partir de ses doigts - Carlisle avait défait le devant de sa serviette. Bella relâcha ses mains et laissa tomber la serviette sur le sol de la cuisine. Elle replaça directement ses mains sur la douce surface, la peau nu des fesses de Carlisle, et glissa ses mains de l'autre côté de ses hanches pour sentir la dureté qui poussait contre elle avec insistance.
Carlisle gémit dans la bouche de Bella tandis qu'elle commençait à faire des va-et-vient. Ses propres mains vinrent défaire les boutons de sa chemise, qu'il enleva de plus en plus rapidement, et posa ensuite ses mains sur la poitrine de sa partenaire pour les prendre en coupe et les serrer.
Soudain, il arrêta ce qu'il était en train de faire et coupa court au baiser. Bella ouvrit les yeux et regarda les sourcils de Carlisle se rapprocher en signe de préoccupation.
- Qu'est-ce - qu'est-ce qui ne va pas ? demanda-t-elle, en le laissant partir.
- Je - je ne sais pas. Il fait... chaud. Genre, vraiment chaud. Bella remarqua que le visage de Carlisle commençait à prendre une couleur rouge. Il regarda en bas et elle suivit son regard, là où ses mains s'occupaient de sa virilité. Oh putain, ça brûle ! Bella, qu'est-ce que tu m'as fait ?
- Je - je - Rien ! Bon dieu mais qu'est-ce qu'il se passait ? Elle regarda la cuisine avec horreur.
Ses yeux atterrirent sur la planche à découper.
Piments rouges.
- Oh mon dieu, Carlisle ! J'étais en train de couper les piments. Je ne me suis pas lavé les mains. Oh merde, je suis désolé !
- Glace ! J'ai besoin de glace ! supplia-t-il, les larmes coulants désormais de ses yeux. Bella se précipita dans le congélateur pour prendre un sac de petits pois surgelés et le balança à Carlisle. Il le prit avec gratitude et le mit sur son entre-jambe brulée.
- Tu - tu devrais probablement prendre une autre douche. Oh Carlisle, tu ne peux pas savoir à quel point je suis désolé ! Carlisle hocha la tête et parti, tel un crabe, vers la salle de bain, s'arrêtant pour ramasser sa serviette en chemin.
- J'abandonne, se dit Bella, quand Carlisle ne pouvait plus l'entendre. J'abandonne complètement.
Elle prit son trousseau de clés du studio et descendit chercher les vêtements de Carlisle.
