Chapitre 14 - Mr. Mai
- Allez Bella, Rosalie essayait juste de t'aider, plaidait Alice. Elle détestait que ses deux meilleures amies ne se parlent plus, encore une fois, et essayait de convaincre Bella de donner une nouvelle chance à Rose.
- C'est insultant, Alice ! Qu'est-ce qui lui fait penser que j'ai besoin de son aide ? Je peux parfaitement le faire par moi-même.
Cela faisait deux jours que Bella avait découvert qu'elle avait demandé à Paul de coucher avec elle par sympathie et elle était toujours énervée. Alice n'arrêtait pas de lui dire d'être sympa tandis qu'elle installait l'équipement de photographie pour la séance photo de Mr. Mai.
- Vraiment, Bella ? Tu dois admettre que ton objectif n'a pas vraiment avancé, tu n'as pas été très loin. Rose te donnait juste un coup de main.
- Merci pour le soutien, Alice, répondit Bella, la voix emplie de sarcasme.
- Ecoute Bella, tu sais qu'on ne veut que ton bonheur. Je sais que Rosalie pense que le sexe est la meilleure des médecines mais tu devrais peut-être considérer le fait de tout arrêter. Je ne crois pas qu'un coup d'un soir avec un étranger va tout arranger. Tu as été tellement blessée, Bella, peut-être que tu devrais penser à sortir de nouveau avec quelqu'un. Quelqu'un qui te mérite et te respecte. Alice se débrouilla pour mettre une petite tape sur le bras de Bella.
- Non, Alice, je te l'ai dit, je ne suis pas prête pour une autre relation ! Juste parce que toi et Rose pensez que je ne peux pas faire ça - cria Bella.
- Faire quoi ? C'était Edward, arrivant au studio avec une tournée de cafés. Il prit en compte la position agressive de Bella et défensive d'Alice. Que se passe-t-il ? Est-ce que tout va bien entre vous, les filles ?
- Tout va bien, dit Bella en grinçant des dents. Elle tourna le dos à Alice, prit son latte vanille, une profonde inspiration et essaya de se calmer. Maintenant, Alice la mettait en colère presqu'autant que Rosalie. Elle savait que les deux avaient perdues foi en son habilité à séduire un mannequin du calendrier et elle était déterminée à prouver que les deux avaient tort. Mais elle devait se détendre si elle ne voulait pas effrayer M. Mai avec sa mauvaise humeur.
Frustrée, Bella prit une gorgée de café et remarqua qu'un smiley était dessiné sous son nom sur le gobelet. Son esprit revint à l'autre jour, à Edward assit sans pantalon sur son canapé, lui effaçant ses larmes. Elle se demanda s'il avait demandé au serveur de dessiner ça. Elle sentit son énervement se dissiper et se permit un petit sourire secret. Bella se retourna et trouva Edward la regardant. Elle leva son gobelet de café pour lui en remerciement et il sourit.
Un regard au sourire d'Edward et son rêve lui revint en flash. Elle rougit et se retourna rapidement, terrifiée qu'Edward soit capable de voir ce à quoi elle pensait.
La sonnette du studio retentit. Bella regarda sa montre. Mr. Mai était en avance. Elle ouvrit la porte pour découvrir, au lieu d'un mannequin mignon, une fille de La Poste venant délivrer un énorme bouquet de fleurs et un paquet emballé.
- Paquet pour Bella Swan ? Hochant la tête, Bella signa pour les cadeaux et les apporta à l'intérieur. Une pensée lui traversa l'esprit. Est-ce qu'ils pourraient venir de Paul ? Il avait dit qu'il voulait la revoir. Il aurait aisément pu avoir l'adresse du studio du magazine Eclipse ou de l'agence. Peut-être que ses intentions à l'hôtel n'étaient pas que grâce à Rosalie. Peut-être qu'il aimait vraiment Bella.
Alice et Edward avaient l'air aussi surpris qu'elle.
- Wow, quelqu'un est populaire ! dit Edward.
- Oh, elles sont magnifiques ! glapit Alice, sa dispute avec Bella vite oubliée devant quelques jolies fleurs roses. Vite ! Ouvre la carte et regarde qui est ton admirateur secret !
Bella arracha la petite enveloppe, le cœur tambourinant. Mike ne lui avait jamais acheté de fleurs pendant tout le temps où ils étaient sortis ensemble. « Les mecs achètent seulement des fleurs s'ils te trompent », disait-il toujours. Eh bien, il ne m'en avait jamais acheté, pensa Bella.
Elle lut les mots de la petite carte et son sourire s'effaça.
BELLA, JE SUIS TELLEMENT DESOLE ! S'IL TE PLAIT PARDONNE-MOI ! JE T'AIME ! ROSE XOXO
- Elles sont de Rosalie, dit-elle aux autres, jetant le bouquet d'un côté et marchant de l'autre. Alice ouvrit la bouche pour dire quelque chose, puis la referma abruptement. Elle savait que la conversation était close.
Edward sembla perplexe par la réaction de Bella.
- Est-ce que j'ai raté quelque chose ?
- Ne demande pas, murmura Alice, prenant les fleurs et regardant dans le studio pour trouver quelque chose pour les mettre dedans.
- D'accord, se dit Edward avec un haussement de sourcils. Oh, hey Bella, elle t'a aussi envoyé un cadeau. Tu vas l'ouvrir ?
- Toi ouvre-le, cria dédaigneusement Bella à travers le studio.
- D'accord. Edward haussa les épaules, commençant à défaire les nœuds sophistiqués.
- Je prends la suite, merci ! dit Alice, arrachant le cadeau des mains d'Edward. Rosalie a la réputation de nous donner comme qui dirait, hum, des cadeaux spéciaux. Je ne voudrais pas que tu ais une mauvaise surprise, Edward.
- Que veux-tu dire par « spéciaux » ? dit Edward, intrigué.
- Disons juste, qu'en tant qu'habituelle « sexperte » du magazine Eclipse, Rose a le sens des choses mignonnes qu'elle aime partager avec nous. Alice fit un clin d'œil, arrachant le papier rose foncé pour révéler une petite boite. Elle retira l'opercule et plongea sa main, appréhendant ce qu'elle pourrait y trouver. Oh. Ce n'est pas trop mal. Elle sortit une paire de menottes roses pelucheuses et les agita à Edward avec un sourire perplexe. Au fond de la boite reposait un mot écrit à la main :
Bella, s'il te plaît, accepte ça en signe de cadeau de paix. Ça devrait t'aider à garder le prochain mec, qu'importe quand ça arrivera... Je rigole ! ~ Rose xoxo
Alice cacha discrètement le mot. Elle ne pensait pas que Bella verrait le coté amusant de la chose. La sonnette retentit une seconde fois et Alice laissa le paquet et son joli contenu sur la table du chemin de la porte. Mr. Mai était arrivé.
- Salut ! Entre. Tu dois être Félix.
X
- Alice, je te le dis, je vais zapper celui-là, chuchota Bella.
- Quoi ? Mais il est tellement grand ! rit Alice.
- Exactement ! siffla Bella. C'est terrifiant ! Les filles, et Edward, avaient été choqués au moment où Félix avait esquivé la porte avec sa tête en entrant dans le studio. Le mec était géant. Leurs mâchoires avaient collectivement chuté encore plus loin quand il s'était déshabillé, révélant que les grands pieds ne signifient pas seulement d'énormes chaussures.
Au début, Bella avait flirté en accueillant Félix dans le studio. Alors qu'elle regardait sa forte mâchoire et ses beaux yeux bruns, elle n'avait put s'empêcher d'imaginer comment elle aurait à se tenir sur la pointe des pieds pour l'embrasser. L'idée l'avait fait sourire. Il y avait quelque chose de si romantique dans le fait de devoir s'étendre pour embrasser un mec. Et, comme Rosalie disait : tout le monde est à la même hauteur lorsque vous êtes couché.
Bella avait senti une rougeur de désir quand il avait enlevé son tee-shirt, révélant une large poitrine et des bras massifs. Elle s'était retrouvée à se demander ce que cela ferait de se retrouver écrasée sous son poids. Pas du tout déplaisant, pensa-t-elle.
Mais quand Félix avait enlevé son boxer, elle avait fait tout ce qu'elle pouvait pour ne pas haleter à voix haute. Elle avait échangé un regard choqué avec Alice et remarquait que même les yeux d'Edward s'étaient élargis.
- Bella, où as-tu trouvé ce gars ? Sur le tournage de Boogie Nights ? lui chuchota-t-il.
Désormais, Félix travaillait des positions de gym devant l'appareil photo, les muscles de son corps organisés pour cacher sa pudeur. Mais il n'y arrivait pas - il y avait trop à cacher.
- Désolé Félix, ça ne marche pas vraiment, dit Bella. Je pense que l'on doit revoir la position. Prenons une pause.
- Bien sûr, aucun problème, sourit-il. Edward tendit une serviette blanche à Félix et les hommes commencèrent à parler du match de la veille, Félix dominant Edward.
- Trop balaise pour te fourrer là, trop balaise pour te fourrer là, trop balaise pour te fourrer là, chanta Alice, mimant l'un de ses films préférés, Allumeuses. Bella mima un « coupez », réprimant un rire. Sérieusement, Bella, tu n'es pas intriguée ? C'est énorme ! Tu ne veux pas savoir ce que ça fait ?
- Alice, si tu es si curieuse, vas-y. Je te l'ai dit, je ne me ferai pas celui-là !
- Non merci. Tu sais que les coups d'un soir ne sont pas mon truc.
- Je sais, je sais. Tu attends le bon, blah blah blah. Bella baya pour la taquiner et roula des yeux. Alice avait toujours était la plus romantique des trois. Elle avait été presque aussi mal que Bella quand Mike avait fait le con avec Jessica, ça avait ruiné sa croyance du vrai amour. Elle était sortie avec des mecs, elle n'était certainement pas vierge, mais elle était convaincue que Mr. Parfait viendrait et la ferait décoller, et elle ne voulait pas perdre son temps à embrasser trop de grenouilles avant que son prince ne vienne.
- Que vas-tu faire pour la photo, demanda Alice. Comment va-t-on mettre la bête en cage ?
- Hmm, réfléchit Bella. Je pense que j'ai une idée. Félix, peux-tu défaire la serviette et la tenir devant toi ?
- Comme ça ? demanda-t-il, prenant la pose.
- C'est parfait, dit Bella, marchant vers l'appareil photo. Elle savait qu'elle aurait dû être en colère contre elle-même. Elle avait tellement voulu prouver quelque chose à Rosalie - sans mentionner le fait qu'elle était insatiablement excitée. Mais se jeter dans les bras de Félix ne semblait juste pas bien, et pas seulement parce qu'il était énorme. Peut-être qu'Alice avait raison, peut-être qu'elle devait chercher quelqu'un avec qui sortir. Elle ne savait plus comment ça marchait.
Eh bien, pensa Bella. Demain est un autre jour... Et Juin est un autre mois.
Est-ce que Jasper va être l'un des mois ? Et si oui, quand ? (Laurie)
Oui, Jasper sera l'un des mannequins du calendrier. Ce sera M. Novembre :)
