Highlands Aventures1 :Retrouvailles Et Nouvelles Missions
Disclaimer : cette histoire est la suite de la fanfic « Le Retour Des Ombres » Même si il n'est pas nécessaire de la lire, vous saurez ainsi qui sont Galaad Puck et Idrun.
Les Schtroumpfs seront un peu présents mais l'histoire se base sur la bd et non sur le dessin animé.
Enfin, Johan Pirlouit et les Schtroumpfs sont la propriété de Peyo et Alain Maury.
Sur ce, bonne lecture !
C'était comme la plupart du temps dans le château du roi une belle journée. On était au début du mois de juin et déjà le soleil commençait à devenir fort faisant blondir les blés, mûrir les fruits et faire sortir les abeilles. Les terres et les bourgs se remettaient tout doucement comme des malades après une forte maladie à vivre après tout ce qui s'était passé il y a de cela un an et demi. Il restait toujours des séquelles de la grande guerre et bon nombre d'hommes femmes et enfants avaient péri. Mais tout danger était enfin écarté.
Pour l'heure, Johan observait les deux jeunes enfants de huit ans s'appliquer à envoyer leurs flèches dans la cible. Encore quelques maladresses mais on ne devenait pas un archer accompli après seulement quelques leçons. Bien que dissipés, ils avaient soif d'apprendre et faisaient souvent des efforts.
Ce fût à cet instant que Pirlouit fit son apparition. De toute évidence, il avait enfin pu sortir du château après avoir probablement disputé une partie d'échecs avec le roi ou offert une séance de jonglerie.
Toujours est il que ce soir, les deux amis furent assez étonnés de devoir dîner en nombre restreint : il y avait moins de convives que d'habitude et à la fin du repas, le roi se leva pour faire une annonce qui semblait il très importante.
-Je vous demande votre attention à tous. Comme vous le savez, notre royaume retrouve peu à peu sa forme, mais il y a encore beaucoup à faire et les menaces ne sont pas toujours d'ordre magique. C'est pour cette raison que dans peu de temps nous devrons veiller à entretenir des liens durables avec nos alliés, à être alertes. C'est pour cette raison que nous partirons après demain, dans le but de tenir une réunion secréte qui concerne notre avenir.
Au moment où le repas prit fin, le roi prit Johan et Pirlouit à part. Il leur rappela le rôle essentiel qu'ils avaient joué et qu'il aurait une fois de plus grand besoin d'eux.
Johan le rassura en le remerciant de cette marque de confiance, quant à Pirlouit il eût un sourire à l'idée de voyager.
La journée du lendemain fût un indescriptible charivari : plein de personnes montaient et descendaient les escaliers avec les bras chargées, dans la cour on remplissait des chariots de coffres, d'armes, d'autres de nourriture. Des calèches étaient mises à disposition pour les dames et la jeune princesse.
Finalement, le lendemain matin peu après l'aube, le convoi était prêt à partir. Seuls la moitié de la garnison, le sénéchal et quelques domestiques restaient au château.
Pour le plus grand désarroi de Johan et des soldats, Pirlouit avait emmené son luth et avait commencé une ballade. Quand il entendit la remarque pleine de sous entendus qu'il risquait de faire pleuvoir, il se renfrogna.
-Incultes ! Il n'y a personne ici qui sait apprécier la bonne musique. De toute façons, seuls les génies comme moi peuvent réaliser des airs qui traverseront les siècles ! « De par les bois et les routes j'erre songant à ma mie... Toutes les roses et les émeraudes jamais ne seront face à ses yeux... »
-Ca semble magnifique Pirlouit, mais tu ne crois pas que tu devrais d'abord écrire les paroles et les notes ? Essaie plutôt de surveiller la route, on ne sait jamais si on peut faire ou non des mauvaises rencontres dit Johan.
Il n'en fallût pas plus pour que le petit blond se vexe et refuse d'adresser à son meilleur ami la parole. Pendant juste deux heures !
Le voyage fût long et dura quatre jours. Après autant de temps passé à chevaucher, bon nombre des cavaliers et des montures commençaient à être harassés. Et les petites haltes répétées dans des auberges parce que le roi avait envie de profiter de bonnes choses comme des vins viandes en sauce ou fromage n'avaient pas vraiment arrangé les choses.
Ce fût dans la fin du quatrième après midi que le convoi arriva à destination : ils étaient près des frontières germaniques et francs mais suffisamment loin pour ne pas courir de danger. Au loin se dressait un château : plus petit, sur une colline, semblant facile à être pris d'assaut, mais on s'apercevait qu'une muraille était établie autour du bâtiment. Un peu plus loin des champs et des jardins rattachés à la muraille ou il y avait trois tours.
En quelque sorte une résidence secondaire fortifiée où l'on ne venait que très rarement, songea Johan. Incroyable, après autant de temps passé au service du roi, on avait pourtant des surprises.
Tous furent ravis de mettre pied à terre et de penser enfin à se reposer quand le roi eût un petit sourire et réduisit à néant les espérances.
-Ah mais ce n'est pas encore terminé ! Un peu de patience, je pense que nos invités ne devraient plus tarder eux non plus. En attendant, il faudrait commencer à préparer les lieux et à dresser les tours de gardes. Allons, allons, dépêchons nous !
-Hé bien, c'est gai ! Quatre jours de course de la pluie et à présent des invités ! Mais nous pendant ce temps on pourrait s'installer devant un bon feu, avec une bonne bière à écouter les trouvères... ET NON ! De toutes façons, c'est toujours comme ça ! Pesta Pirlouit ce qui amusa Johan.
Une demie heure plus tard, comme l'avait prédit le roi, un second convoi arrivait. Moins important que le leur, mais il y semble il pas mal de monde.
Trois cavaliers portant un capuchon gris foncé escortaient une voiture.
Une fois que celle ci fût arrêtée dans la cour, le roi se précipita à la rencontre des arrivants. Il y avait si longtemps qu'il n'avait pas revu son frère bien aimé ainsi que sa belle sœur. Son frère semblait également enchanté de revoir son frère aîné. Les effusions ne durèrent guère. Quelques minutes plus tard, le roi et son frère ainsi que Pirlouit et Johan, les trois cavaliers et quelques nobles partirent dans le château à la recherche d'une salle de réunion.
Pendant la marche silencieuse, il y eût un échange de regards silencieux entre les cinq jeunes gens. Ils savaient déjà qui était là, et c'était une heureuse surprise mais le moment n'était pas encore aux réjouissances, il fallait rester sérieux et digne, se concentrer sur la réunion et les tâches à faire.
La réunion dura quatre bonnes heures : il était question de l'alliance avec l'Écosse et de ré instaurer des traites, de créer des voies commerciales et de savoir si les anglais ne risquaient pas d'être dans peu de temps une menace. Il était aussi question d'un voyage à Carcassonne pour aller obtenir des informations et trouver un cadeau en gage de leur amitié. Il y aurait beaucoup à faire et il était préférable qu'il y ait des comités réduits.
Puis la séance prit fin, les domestiques eurent enfin la permission de dresser les tables pour le repas du soir. A la sortie de la salle, Johan prit la parole :
-Bon sang, cela faisait longtemps ! Quel plaisir de vous revoir tous les trois !
-C'est vrai, admit Galaad. On s'est peut être vus il y a six mois mais le temps passe plus lentement quand on a peu de nouvelles d 'amis chers.
-Vous aussi, vous nous avez manqué, Dit Idrun avec un sourire et ses yeux pétillaient de joie. Et bien, il semblerait qu'on soit à nouveau réunis.
-Du moment qu' on aura moins de péripéties qu' autrefois...
-Je suis d'accord avec toi, Pirlouit, soupira Puck. Si seulement ils pouvaient éviter les combats ou les endroits maléfiques, ce serait merveilleux ! Déjà que ce long voyage ne serait pas une pure partie de plaisir, pensa il intérieurement.
-Et avant de prolonger cette discussion, si nous allions voir nos chambres et nous mettre d'accord sur le partage, proposa Galaad. Il semblerait qu'il y ait peu de place pour tout le monde en ces lieux.
-Pourquoi pas ? Le dernier arrivé est un escargot baveux s'exclama Pirlouit avant d'être talonné par Puck devant le regard mi amusé mi atterré des autres. Ah ces deux là, décidément, ils ne changeraient jamais !
Ils pouvaient enfin se laisser aller à l'euphorie des retrouvailles, parler de tout et de rien comme bon leur semblait !
Le dîner fût assez animé : entre discussions, taquineries et ballades chantées par les trouvères, il n'y avait pas de place pour l'ennui. Pourtant la fatigue se faisait bel et bien sentir et il était à peine neuf heures et demie du soir que certains éprouvaient la nécessité d'aller se reposer pour se remettre du voyage.
De toutes façons, ils auraient trois jours de liberté où ils pourraient faire ce qu'ils voulaient ! Et après, retour aux responsabilités, à cette mission qui paraissait délicate et devait rester secrète...
Cela étant,inutile de s'inquiéter pour le futur : ils en avaient déjà vu d'autres et ils avaient la chance d'être à nouveau ensemble. Les choses s'annonçaient bien non ?
Pirlouit observait Puck, depuis la fin du dîner ce dernier n'avait pas décroché un mot et s'était allongé sur le lit les yeux vissés sur le plafond, une expression soucieuse sur le visage.
Qu'avait il bien pu se passer ? Une dispute avec ses amis, le contrecoup de la fatigue ou l'appréhension du voyage qu'ils allaient faire ? Toujours était il que le petit blond s'inquiétait pour son second meilleur ami et aurait bien aimé savoir ce qui lui arrivait. Il l'avait toujours connu plein d'humour, curieux aventureux et là... Rien ! Tant pis, Pirlouit se jeta à l'eau.
-Il y a quelque chose qui ne va pas ? Tu n'as pas l'air dans ton assiette, tu sais je suis là, on est tous là ! Ne l'oublie surtout pas hé !
Un long silence s'installa renforçant l'appréhension de Pirlouit qui allait relancer la conversation quand Puck reprit la parole.
-Si, tout va bien. Tu es gentil de t'inquiéter Pirlouit, mais ça va. J'étais seulement... Plongé dans mes pensées et mes souvenirs ainsi qu'à mes parents, c'est tout. Sur ces mots, il adressa un sourire rassurant à son ami, et lui prit la main. Ne t'en fais pas si je me sens mal je vous en parlerais, c'est promis !
En sentant les mains de Puck dans les siennes et son expression, Pirlouit sentit son inquiétude s'envoler. D'un seul coup, il réalisa qu' il tombait vraiment de sommeil, lui souhaitant un rapide « Bonne nuit » Pirlouit sombra tout de suite dans les bras de Morphée.
Dans une autre chambre aussi, on discutait, pas étonnant quand on venait de retrouver des amis et qu'il y avait plein de choses à se dire.
Johan était content pour une fois de ne pas partager sa chambre avec Pirlouit comme d'habitude. Bien sûr il adorait son ami musicien râleur et gourmand, mais l'amitié qu'il avait noué avec Galaad était différente et complémentaire. Il avait l'impression que tous les deux arrivaient à plus se comprendre, sans doute à cause de leur même condition...
Pour le moment, Galaad était allongé et lisait un parchemin qu'il ré enroula avant de se tourner vers son ami.
-Le sort nous réserve bien des surprises, tu ne trouves pas ?
-Je dois avouer que tu as raison, répondit Johan. Qui aurait pu prédire qu'encore une fois nous nous retrouverions et encore une fois pour mener à bien une mission.
Dis moi, as tu entendu parler de cette cité fortifiée ?
-Pas vraiment. Il paraît qu'il existe aussi une bastide devenant de plus en plus importante et que c'est le point de rencontre de beaucoup de marchands de tissu. Ce qui n'empêche qu'il vaudra mieux être prêts à dégainer notre épée si besoin est.
-C'est vrai, j'ai entendu dire qu'il y avait pas mal d'espions et d'anglais là bas. J'ai l'impression qu'une fois de plus ce sera une mission avec beaucoup de risques.
-Oui, sans doute, répondit Galaad en baillant. Mais ce qui est bien c'est qu'au moins une fois de plus nous serons tous ensemble. On aurait pu être séparés ou ne pas avoir voix au chapitre, mais non.
Franchement, je suis content de vous revoir vous deux. Sur ces mots, il reprit sa lecture avant de sombrer dans les affres du sommeil.
Johan souffla sur la bougie avant de s'endormir, lui aussi était heureux : heureux de repartir à l'aventure, de la confiance qu'on avait placée en eux et d'avoir retrouvé ses amis.
Le lendemain matin, le coq chanta aux alentours de 6h30 du matin. Johan fidèle à son habitude se retourna avant de se frotter les yeux et de s'asseoir sur le lit.
Allons c'était une belle journée ensoleillée pleine de promesses ! Encore deux jours à patienter et attendre les instructions...
Mais pour le moment autant profiter de ce beau soleil.
-Allez, debout fainéant debout ! Lança il à Galaad. Ce qui n'eût pour seul effet qu'un « Hmmmm ? Plus tard » ensommeillé. Le concerné tira sur lui la couverture avant de ré-agripper son oreiller et essayer de ressombrer dans les douces abîmes du sommeil.
-Paresseux ! Dépêche toi de te lever au lieu d'imiter les loirs ! Ne m'oblige pas à me répéter, le prévînt Johan.
-Reste debout si ça te chante Johan, mais dans ce cas, habille toi, sors et laisse moi dormir ...Grommela Galaad quelque peu agacé.
Mais qu'est ce qu'ils avaient tous avec cette manie de se lever à l'aube ? Et puis zut, hein ! Noisette grimpa sur l'oreiller, sa place préférée. Ah, son ami avait semble il compris. Très bien. Quand soudain la couverture glissa sur le sol laissant juste le drap, avec une attaque de chatouilles. Ca, c'était un coup bas !
Les éclats de rire avaient quelque chose d'amusant, il devrait songer à essayer ce genre de choses avec Pirlouit. Pas question non plus de continuer l'opération réveil en si bon chemin.
-Johan... Commença Galaad en le foudroyant du regard avant de se relever. Ca aurait du lui arriver ça, de tomber à terre ! Il lui paierait ça !
-Quoi demanda innocemment Johan. Tu ne connais pas le dicton « Aux Grands Maux, Les Grands Remèdes » ?
Sa seule réponse fût un oreiller dans la figure et un autre regard assassin ce qui l'amusa.
On sonnait déjà dix heures à l'église et il faisait assez chaud et humide : il risquait d'y avoir de l'orage. Mieux valait aussi rentrer Puck insista pour rester un peu seul et leur promit de rentrer dans une heure.
Ses amis bien qu'un peu étonnés acceptèrent se doutant que quelque chose le travaillait. Mais c'était son problème personnel à lui, il leur en parlerait si IL le souhaitait.
Enfin seul, le jeune écossais songea à ce voyage et à tout ce que ça pourrait occasionner pour lui... Et sa famille.
A suivre
