Réminiscences et interrogations identitaires

Effectivement, le temps s'était très rapidement gâté et des nuages d'orage s'amoncelaient dans le ciel, on entendait également un grondement annonciateur.

Pour une fois, cependant, Pirlouit n'avait rien fait pour provoquer ce phénomène, c'était un simple caprice de la météo.
Les orages étaient monnaie courante en été, tout comme les sécheresses.

Le petit blond descendit des remparts pour mettre à l'abri sa Biquette préférée, mais il fût soulagé de constater que Galaad l'avait déjà fait et était resté avec elle, assis sur un tas de paille. Pirlouit le rejoignit illico et vit la mine soucieuse de son ami.

-Et ben? vous vous êtes donnés le mot toi et Puck pour être dans cet état? Qu'est ce qui ne va pas?

-En ce qui me concerne, tout va bien, merci Pirlouit. Non c'est plutôt pour Puck que je suis inquiet. J'aurais dû me douter qu'il ne rentrerait pas immédiatement, mais de là à tarder autant...
Enfin c'est normal, j'aurais du m'en douter, ajouta il pour lui même.
A cet instant la pluie commença à tomber à très grosses gouttes avec violence, rester à l'abri était préférable. Surtout qu'un éclair illumina le ciel.

Bon bah tant pis, se dit Pirlouit, de toutes façons pourquoi ne pas attendre l'heure du déjeuner dans le foin?

Mais ce qu'avait dit Galaad l'étonnait, pourquoi avait il ajouté "c'est normal j'aurais du m'en douter"? Il lui posa la question pour en savoir plus.

-Tu pourrais quand même répondre! c'est mon ami, je suis inquiet pour lui mais il ne veut pas me parler! Toi, tu dois savoir quelque chose, vous vous connaissez depuis très longtemps! Allez, explique moi s'il te plait, Galaad.

-Non, je ne dirais rien. Je n'ai pas envie de trahir les secrets de mes amis, je comprends que ça te tracasse, mais ça nous ennuie bien plus Idrun et moi.

Cependant c'est à lui d'accepter de nous en parler.

-Mais il ne veut rien nous dire, cette tête de mule! Il est plus têtu que Johan par moments, et je sais de quoi je parle! si au moins on savait ce qui ne va pas on pourrait...

Un coup de tonnerre retentit 20 secondes après un éclair. Biquette se cabra tandis que des chevaux hennirent de peur.

De son côté Galaad, réfléchit un court instant: il finit par opter par une réponse neutre mais qui répondait à une des interrogations de son ami sans trahir les secrets de Puck.

-On va dire que parfois c'est bien plus dur d'avoir ses parents que de vivre sans eux. Ca ne se passe pas toujours comme on le voudrait.

Cette simple phrase plongea le blondinet dans une profonde réflexion: comment cela pouvait il être plus pénible d'avoir encore ses parents? Le mystère s'épaissit un peu plus, mais il ne voulait pas se risquer à en savoir plus ou il finirait par passer pour une commère.
Et puis surtout, comment pouvait on avoir des difficultés à vivre avec sa famille ? Même si Pirlouit s'était déjà senti trahi par ses parents, si les choses avaient été différentes, si il avait pu être aimé, jamais non jamais il n'y aurait eu de conflits !
Une famille, c'était la plus belle chose qu'on pouvait avoir ! Des frères et sœurs, des parents, avec qui partager tellement d'événements, bons ou mauvais moments, des personnes sur lesquelles on peut compter…
Et surtout des parents aimants qui vous serreraient dans leurs bras ou vous défendraient quand ça ne va pas. Des parents qui organisent des fêtes d'anniversaires ou font les choses en grand lors du mi carême ou des jours des rois.
De façon différente que les amis évidemment, car des amis si chers et loyaux ou gentils soient ils ne remplacent pas une famille.
En un sens, Pirlouit devait bien admettre qu'il était jaloux de son ami écossais et le trouvait aussi idiot pour que les choses aient l'air d'être aussi fichtrement alambiquées.

Lui, il aurait bien aimé rester avec ses parents, vivre une vie paisible et peut être même avoir des frères et sœurs !


Au village, quelqu'un d'autre était perdu dans ses réflexions. Puck avait été à l'auberge, commandé un pichet de vin rouge bien frais et s'était retrouvé perdu dans ses souvenirs, ses doutes et sa rancœur.
Il fallait bien un jour ou l'autre que ce genre de choses arrive, au fond de lui même il le savait.
Beaucoup de choses s'étaient produites, il y avait beaucoup de non dits, de jalousie, d'injustice, de l'entêtement.
Puck se remémorait une scène de son enfance où il avait commencé à apprendre à écrire.

Ce matin là, son grand frère et lui devaient écrire un texte.
Pour un enfant de six ans qui apprenait à lire et écrire, c'était déjà ardu, mais en plus il ne comprenait pas tous les mots, avait du mal à tracer les lettres…
Son enseignant lui avait ordonné d'écrire plus vite, tant et si bien qu'en voulant bien faire, il avait malencontreusement renversé l'encrier sur les parchemins. Le résultat ne s'était pas fait attendre : en plus de s'être fait taper sur les doigts à plusieurs reprises, il eût droit à un sermon sur l'inattention et les mauvaises farces. Tandis que son « Grand Frère Parfait » était montré en exemple car son écriture était excellente de même que sa conduite et que tout était gâché par un petit trublion.
Le soir même, Puck s'était enfermé dans sa chambre triste et en colère surtout quand son père n'avait même pas voulu entendre qu'il ne l'avait pas fait exprès.

Puck reposa son verre avec violence sur la table avant de déposer deux sous à côté du verre et de sortir malgré la pluie battante.
Si il restait ici, il allait exploser.
Alors, pour oublier ces tristes moments, ce maudit voyage en préparation, Puck marcha lentement dans le village prenant plaisir à sentir les gouttes de pluie le chatouiller en glissant sur sa peau, aimant écouter la douce musique de la pluie sur les pavés, regardant les éclairs déchirer le ciel.
On sonnait la demie au clocher, il allait sans doute être temps de rentrer.


Le Pays Maudit

A des lieues et de les lieues des endroits peuplés d'humains, se trouve un pays mystérieux et introuvable. On l'appelle : Le Pays Maudit, bien qu'à présent, ce nom ne corresponde pas réellement au lieu.
Autrefois un territoire aride presque désertique avec juste quelques arbres et des champignons, par la suite et sous l'œuvre d'un bienveillant magicien, le paysage a changé.
C'est désormais un lieu luxuriant, plein de verdure et de fleurs, de papillons ou d'oiseaux.
Il y a aussi des fruits et des arbres fruitiers à profusion, quelques petites montagnes et surtout, une très grande forêt où au sud est se trouve un village très particulier.
Le village des Schtroumpfs, d'étranges petits lutins bleus haut de dix centimètres et qui fabriquent des flûtes magiques.
On raconte qu'ils sont plus de cent et vivent tous ensemble très heureux.

Par cette belle journée d'été, certains sont allés chercher des fraises et des framboises pour le Schtroumpf pâtissier qui a promis de faire un gigantesque fraisier pour le dessert.
Comment ne pas réussir à ramener des tonnes de fraises ?
A cause de la chaleur, les petits travailleurs s'arrêtent et vont profiter de la fraîcheur de l'eau de la rivière.
Une schtroumpfette aux longs cheveux châtains du nom d'Emotionette aperçoit une autre schtroumpfette arrivée récemment, i peine dix jours, qui se tient à l'écart tenant son panier particulièrement bien rempli. Manifestement cette dernière n'a pas la moindre envie de s'amuser. Mais ce n'est pas ça qui va décourager la petite Emotionette qui essaie de parler un peu avec elle.
-Dis donc ! T'es bien plus forte que nous pour schtroumpfer des fruits, tu devrais voir mon panier ! Tu voudrais bien nous schtroumpfer un coup de main?
Pas de réponse.
-Tu ne trouves pas qu'on passe un très bon moment tous ensemble ? En plus, il fait un temps superbe, peut être qu'on pourrait manger dehors tout à l'heure et…
-Si tu es venue juste pour parler de la schtroumpf et du beau temps, Emotionette, sache que moi je ne m'intéresse pas à ces futilités stupides. Sur ces dires, la schtroumpfette se lève en remettant sa tresse en place.
Un teint d'un bleu plus sombre que celui des Schtroumpfs, des yeux verts, des cheveux noirs qui lui arrivent sur les épaules toujours noués en une tresse et une robe gris clair avec une ceinture vert émeraude… Tout chez elle indique qu'elle est différente des autres Schtroumpfs, la Schtroumpfette indépendante. D'ailleurs son nom lui va comme un gant car elle n'aime pas beaucoup accepter l'aide des autres ni se lier avec eux.
-N'oublie pas qui je suis. Je suis la schtroumpfette indépendante ! Et si je suis ce que je suis, c'est parce que j'ai été plus maligne que les petits malins, plus dure que les gros dures, tout en restant honnête et carré !
La chance n'a rien à voir là dedans, tout est question de persévérance.
Sur ces mots, elle observe les autres Schtroumpfs reprendre leurs paniers, cette diversion est la bienvenue…
Si seulement elle pouvait en savoir un peu plus sur cet endroit, qui l'a découvert et comment s'y sont installés les premiers Schtroumpfs.
Mais surtout, surtout elle aimerait bien avoir la réponse à sa question : est ce que oui ou non, d'autres Schtroumpfs sont partis vivre dans d'autres endroits ?
Car ce n'est pas un secret : elle n'est pas tout à fait comme les autres, même si elle leur ressemble un peu. Elle n'a jamais grandi au village non plus, elle l'a découvert. Elle ce dont elle se souvient, c'est des korrigans, des abris en granit, du bruit des vagues, du bruit que fait la charrette de l'Ankou la nuit quand il est à la recherche d'âmes qui passeront bientôt de vie à trépas.
Quelqu'un d'autre aussi partage ce vécu : un petit Schtroumpf arrivé aussi au village qui aime plus que tout découvrir de nouveaux endroits, ne tient pas en place et aime l'aventure. Un Schtroumpf du nom de Schtroumpf Explorateur qui est souvent fourré dans les atlas et les cartes du Pays Maudit, observe les montagnes en se demandant ce qu'il y a au delà.
Il a même été jusqu'à voler sur le dos d'une cigogne aux alentours du Pays Maudit pendant toute une journée.
C'est plus fort que lui : même si cet endroit bucolique, paisible et harmonieux est un endroit où il fait vraiment bon vivre, ça ne lui suffit pas. Il y a tant d'endroits inconnus mystérieux et intéressants à visiter !

De retour au village, la petite schtroumpfette indépendante se dirige vers un lieu qu'elle aime fréquenter, un lieu où elle aura peut être des réponses à ses questions : la bibliothèque !
C'est une énorme maison champignon bâtie un peu comme l'avant d'un château avec deux hautes tours ornées d'un chapeau de champignon bleu à pois blancs.
Coup de chance : il n'y a semble il personne. Tant mieux, ça lui facilitera la tâche et autant s'y mettre tout de suite, peu importe le déjeuner !
Elle aimerait savoir deux choses : la première est de trouver des informations sur l'histoire des Schtroumpfs, y a il eu ou non des exodes au cours des derniers siècles ? Et si c'est très probablement le cas, où sont ils partis vivre ? Et pourquoi avoir quitté leur pays d'origine ?
La seconde chose importante, c'est de savoir ce que signifie cette inscription qu'elle a vue brodée à l'intérieur de la cape de voyage qu'elle portait souvent.
Les fils s'échappent du tissu mais on arrive encore à y lire quatre lettres, mises ensemble elles forment le mot dàna.
Et d'après ce dont elle se rappelle pendant son long séjour en Bretagne, ce mot ne fait pas partie de la langue bretonne Cela signifie qu'elle ne vient pas de cet endroit mais d'où, alors ?
C'est bien beau d'avoir retrouvé son peuple, un endroit ou vivre, plein de personnes qui vous ont accueilli à bras ouverts, mais il y a quand même des ombres au tableau.
Tout d'abord, les autres la regardent toujours comme si elle était une curiosité à cause de son teint, ses cheveux ou son accent, ils lui posent souvent plein de questions auxquelles elle n'a pas de réponses. Certains se sont même demandés si ce n'était pas non plus une nouvelle envoyée de Gargamel ou une fée déguisée.
Bref, il y a encore un parfum de méfiance qui flotte, de toutes façons elle ne les apprécie pas beaucoup.
Les yeux rivés sur un ancien livre dont certaines pages sont piquetées d'humidité, elle lit le titre du premier chapitre, quand un bruit se fait entendre. Sans hésiter, elle se faufile près des étagères vers la source du bruit avant de tomber nez à nez avec le Schtroumpf à lunettes.
« Qu'est ce que tu fais là ? » La question était tombée exactement en même temps.
-Je cherchais un livre de poésie, quelque chose qui s'appelle le Paradis, c'est pour Emotionette, commença le jeune schtroumpf avant de regarder son interlocutrice.
-J'aurais aimé en schtroumpfer un peu plus sur notre histoire… Mais il n' y a pas beaucoup de Schtroumpfs consignés.
-Tu peux toujours aller demander au Grand Schtroumpf si vraiment ça te schtroumpfe. Il doit savoir quelque chose.
Devant le regard dubitatif de la jeune Schtroumpfette il ajoute :
-N'oublie pas que tu n'es plus seule, il y a des personnes qui seraient ravies de te donner un coup de schtroumpf si tu le désires… Tu fais partie du village après tout.
-Sans doute, marmonne elle Ne comprennent ils donc pas que ça ne suffit pas ? Que même si c'est agréable d'être entourée, ce n'est pas ce qu'elle veut ?
Mais l'idée de toucher quelques mots au grand schtroumpf à propos de ce qui la travaille est intéressante. Si dans deux jours, elle n'a pas obtenu de résultat intéressant, elle essaiera de lui parler.


Dans le Royaume de France

Quel voyage, mais quel voyage ! Habituellement personne dans le groupe ne détestait cela mais après cinq jours de chevauchées effrénées avec des arrêts seulement pour se restaurer et se reposer avant de repartir dès potron minet, ça commençait à bien faire !
Sans compter que la chaleur était bien plus mordante même si ils n'étaient pour le moment qu'à Auxerre.
Encore dix jours et bientôt ils seraient dans le royaume du sud non loin de leur but : Carcassonne !
Si ils avaient fouetté leurs montures, ils arriveraient sans doute dans un bourg dans deux heures.
Ce qui permettrait de se reposer un peu et de racheter quelques provisions….
Malgré cela, les chevaux commençaient à être fourbus que les cavaliers. Dans ces conditions, autant faire une pause et y aller tranquillement quitte à arriver tard dans la soirée.
Donnant une tape affectueuse à sa montre pour la récompenser de son effort, Puck épongea son front et remarqua que Pirlouit et Galaad riaient en le voyant.
-Bon qu'est ce qu'il y a encore ? j'ai quelque chose sur le nez ou quoi ?
-Non non, c'est juste… Que t'es tout rouge, on dirait un homard ébouillanté ! Dit Pirlouit avant de se remettre à rire.
-Et ça l'amuse ! Et toi aussi, Galaad ? Bande de faux frères va !
-Si ça peut te consoler, intervînt Idrun en les rejoignant, je pense que dans peu de temps je vais ressembler à un coquelicot ! Effectivement, la jeune nordique avait ses joues teintes d'un rose vif.
-Au lieu de dire des stupidités, ne pensez vous pas qu'on ferait mieux de faire une halte ? Nous devons peut être reprendre de l'eau, tempéra Johan qui se demandait si ses amis n'étaient pas retombés en enfance.
La suggestion fût accueillie avec enthousiasme et deux minutes plus tard à l'orée d'une forêt, le petit groupe s'arrêta.
Par chance, il y avait un ruisseau. Il ne fallut pas deux minutes pour déclencher une joyeuse bataille d'eau ponctuée d'éclats de rire.
Cela faisait du bien à Puck de voir qu'au moins il aurait toujours à ses côtés des amis comme eux prêts à le suivre et à l'aider. Peut être continueraient à le soutenir une fois en Ecosse…
Comme la fatigue se faisait bien sentir, Johan suggéra de pêcher quelques poissons tandis que d'autres iraient chercher du bois pour le feu ou des mures.
Idrun offrit d'aller dénicher des mures tandis que Puck et Pirlouit partirent chercher du bois.
Comble de malchance, il n'y avait que du bois vert qui ne brûlerait pas, il fallait donc aller plus loin !
Il y avait des arbres morts et des rochers pas loin d'une clairière. Manifestement cette forêt n'était pas très accueillante et il y avait de nombreuses silhouettes d'arbres carbonisés.
Un très vieux chêne trônait au centre, un arbre centenaire sans doute avec d'épaisses racines.
Pirlouit sans grande surprise se prit les pieds dedans avant de tomber la tête la première en face d'un buisson.
-Tout va bien Pirlouit ?
-Oui, ça va parfaitement ! On a du faire une demie heure de route pour trouver du bois correct, je n'ai rien mangé depuis ce matin, j'ai une faim de loup et je tombe !
-T'en fais pas ce n'est pas si grave avec tout ce qu'on a déjà… Sur ces mots Puck offrit sa main au petit blond qui l'ignora car il avait remarqué quelque chose.
-Quoi ? Tu es aussi bien que ça par terre ?
-Mais non, pas du tout, viens regarde ! Là ! Tu vois ?
-Ah oui, incroyable !
Ce qu'ils venaient de voir, c'était un gros œuf verdâtre qui aurait pu tenir dans leurs deux mains.
Un œuf dans les buissons, qui semblait perdu vu que c'était le seul. Ils regardèrent rapidement par terre ainsi qu'en hauteur à la recherche du nid dont il avait pu tomber. Mais il n'y avait rien, rien ! Le néant !
De toute évidence, cet œuf avait été pondu puis oublié dans un coin. Celui qui l'avait laissé là ne devait même plus se souvenir de son existence.
Il fallait avouer que cet endroit était un lieu que les dragons aimaient fréquenter de temps en temps même si ils préféraient les grottes environnantes à la forêt.
Mais personne ne venait souvent dans ces lieux, et les dragons se faisaient discrets.
Une pensée traversa l'esprit de nos deux infernaux amis : si cet œuf avait été de toute évidence abandonné, pourquoi ne pas l'emmener avec eux ?
-Et si sa maman le cherche, tu y as pensé ?
-Elle a dû ne plus faire attention à lui. Et puis, imagine un peu si des bêtes venaient par ici, continua Pirlouit. Ils ne feraient qu'une miette de cet œuf…
-C'est vrai ! Alors qu'il y a quelque chose de vivant… Tu crois que c'est une vouivre ?ou alors un dragon ? Ca serait amusant d'en avoir un avec nous, mais c'est quand même assez dangereux !
-Pas si on s'en occupe bien, rien que tous les deux en secret. Comme ça, si c'est vraiment un dragon, ce sera un dragon très très gentil !
Allleeeeez, ne me dis pas que tu oserais abandonner un petit être inoffensif tout seul dans ce monde ? Qui n'a ni maman ni frère et sœur…
-Tu as sans doute raison, admit Puck en mettant l'œuf dans sa musette. Et on ne fait rien de mal, tu vas avoir une famille toi, petit veinard, ajouta le petit écossais à l'adresse de l'œuf. Mais surtout, on en parle à personne d'accord ? On sera dans les ennuis jusqu'au cou sinon !
-Promis ! s'écria Pirlouit en tapant dans la main de son ami, enchanté de leur trouvaille. Puis ils repartirent avec leurs branches dans les mains, comme si de rien était.

A suivre