Disclaimer : Le monde de Teen Wolf appartient à Jeff Davis.
Note : Bonjouuur !
Attention, le site FF a buggué cette semaine ! Il n'y avait pas de mails pour les nouveaux chapitres et il est possible que certaines reviews ne me soient pas parvenues !
Merci pour vos commentaires sur le 2e chapitre ! Bizarrement, aucune de vous n'a aimé sa compagne ! C'est étonnant, hein ? (je l'aime pas non plus ^^)
Voilà le 3e et dernier chapitre ! J'espère qu'il vous plaira !
RAR :
Juju : Je suis contente que le discours de Stiles t' ait plu, je n'étais pas sûre de son effet ! Je suis contente que tu ais aimé le chapitre et j'espère que tu aimeras celui qui arrive ! Merci pour la review ! Sterekement vôtre,
Stiles leva la tête et regarda l'appartement autour de lui. C'était vide, il ne restait que quelques cartons, contenant le minimum vital. Il les mettrait dans sa jeep. Le reste était déjà parti par camion. Il était triste mais il refusait d'y penser. C'était tout un pan de sa vie auquel il disait au revoir. Oh, il savait qu'il reviendrait. Pour son père et pour Scott. Mais pour le reste, c'était un adieu.
On toqua à la porte. L'hyperactif s'y dirigea et regarda à travers le judas. Il s'immobilisa lorsqu'il reconnut son visiteur. Il avait passé des mois à se demander ce qu'il ferait si Derek venait. Il avait imaginé tous les scénarios, des dizaines de fois. Ceux où il n'ouvrait pas la porte. Ou alors, il ouvrait mais ne le laissait pas parler. Celui où il lui hurlait dessus. Celui où il lui sautait dessus, pour le frapper ou l'embrasser. Celui où Derek lui disait qu'il l'aimait toujours, que tout cela était un coup tordu des Argent, des fées, des lutins, de Peter, qu'il avait été abusé et que ça avait toujours été Stiles. Celui où il lui disait qu'il était heureux et que Stiles devait arrêter de l'attendre. Il en avait même imaginé un où il était tombé amoureux à nouveau et où il pouvait étaler son bonheur devant Derek.
Mais dans la réalité, il ne savait pas quoi faire. Il était obligé d'ouvrir, rien que pour sortir ses affaires et les amener à la jeep. Il décida de joindre l'utile à l'inévitable. Il attrapa deux cartons, les clés de sa voiture et ouvrit la porte. Comme à son habitude, aucune émotion ne filtra sur le visage de Derek. Stiles avait passé de longues heures à regarder ses yeux, y cherchant les réponses que le loup taisait. Aujourd'hui, il n'avait pas le temps, pas l'envie. Alors, il profita de l'écart entre le brun et la porte et s'y faufila. Si son ex avait quelque chose à lui dire, qu'il le fasse. Cependant, il ne devait s'attendre à aucune aide de la part de l'hyperactif.
Il était arrivé sur le trottoir, galérant un peu entre ses cartons et l'ouverture de la porte de la voiture. Il savait que Derek l'avait suivi, qu'il était derrière lui et qu'il devait sûrement hésiter à l'aider, se demandant s'il se ferait rejeter. Sans que personne ne puisse le voir, Stiles sourit tristement. Même lui ne savait pas s'il accepterait l'aide de Derek.
C'est à ce moment-là que le loup se décida à parler. Sur le trottoir, dans la rue, sans intimité. Inconsciemment, Stiles retint les détails. Le nombre de personne sur les trottoirs, la couleur du ciel, le bruit du scooter, le chewing-gum rose, écrasé au pied de Derek.
- Je suis désolé.
Stiles déposa ses cartons dans son coffre et se retourna.
- Du mal que je t'ai fait. J'ai … j'ai pas demandé l'imprégnation. J'espérais passer ma vie à tes côtés.
L'hyperactif regarda le loup passer sa main dans ses cheveux, preuve ultime de son anxiété.
- Et je suis désolé que tu ais été obligé d'assister à mon annonce. C'était cruel. J'aurais aimé la … remettre à plus tard mais Typhanie n'aurait pas compris.
Il accueillit sa phrase comme un coup d'éclat dans le cœur. Derek avait fait un choix et c'était encore lui qui avait perdu. Il avait préféré blesser sauvagement Stiles plutôt que de s'expliquer avec sa fiancée. Il en avait assez entendu.
- J'ai douté de nombreuses choses ces derniers mois. Mais jamais du fait que tu t'en voulais. C'est ça le pire, j'aurais aimé te haïr, te détester de m'avoir abandonné. Mais tu n'étais pas coupable. T'as pas demandé à être un loup, pas voulu rencontrer ta moitié, surtout comme ça. Il y a une époque où tu voulais même n'être lié à personne. Peut-être que tu avais besoin de ça, de moi. Peut-être qu'il fallait que quelqu'un te soigne, avant que tu sois à nouveau le dindon de la farce. Parce que, soyons honnête, avant toi et moi, tu aurais refusé le lien, quitte à te tuer. Tout plutôt que d'aimer et de prendre le risque de perdre à nouveau. Mais, je ne suis qu'un faible humain. J'ai besoin d'haïr quelqu'un, que la faute soit imputable à une personne. Je ne crois pas au destin, alors il faut que ce soit ta faute ! Et je suis désolé mais tu vas devoir vivre avec ma haine pendant un petit bout de temps. Parce que j'étais heureux à tes côtés et que t'es toujours heureux et que je suis tout seul.
J'avais deux buts dans la vie : devenir un grand policier et vieillir à tes côtés. Soyons optimiste, je vais peut-être en réaliser un sur deux. Mais Derek, il fut un temps où j'aurais donné ma future carrière prometteuse de flic, pour pouvoir passer ma vie avec toi.
Alors, c'est pas de ta faute, et tu es désolé. J'entends, je comprends, mais je ne peux pas accepter. Parce que pour tenter d'aller mieux, je suis en train de m'exiler à l'autre bout du pays. Alors, je te souhaite d'être heureux. D'avoir une longue vie, remplie d'amour et d'amitié, et que tu ais une grande et belle famille, parce que je sais que c'est ton vœu le plus cher. Je souhaite que tu ne connaisses plus jamais une souffrance aussi forte que celle que tu as connue. J'espère pour toi que tu mourras vieux et sans remord. Que tu puisses vivre sans crainte. Et si t'écoutes mon cœur, tu sais que je n'ai pas été aussi sincère que depuis le jour où je t'ai dit que je t'aimais. Mais j'ai pas envie d'y assister. Je ne peux pas rester là et te regarder être heureux dans les bras d'une autre. Alors, je m'en vais et peut-être que dans dix ans, je changerais d'avis, mais pour l'instant, je ne veux plus jamais te voir.
Sur ces mots, il ferma son coffre et retourna à son appartement. Il n'était pas loin de pleurer. Cette discussion mettait un point final à un amour qui n'avait plus lieu d'être. Et le cœur de Stiles semblait de désagréger encore un peu plus. Il ne redescendit pas avant d'être sûr que Derek soit vraiment parti. Il passa une dizaine de minutes à regarder l'ex amour de sa vie, planté sur le trottoir. Il ne l'attendait pas, il semblait juste se remettre de la discussion. Il était sûrement venu tenter de soulager la peine de Stiles et sans le savoir, il l'avait fait. Même s'il n'avait pas imaginé que cela se passerait comme ça. Quand le loup quitta finalement sa position de statue, il leva la tête vers l'appartement du brun. Il lui fit un signe de tête et il partit. Un hochement, comme deux connaissances qui se croisent. Voilà ce qu'ils étaient l'un pour l'autre maintenant. C'était aussi simple que ça.
oOo
Rien dans la vie de Stiles n'avait jamais été simple. Pourquoi cette rupture l'aurait été ? Mais ce qui devait arriver arriva. Il retomba amoureux. Craintivement, mais il l'avait fait. Il s'appelait Newt, il était l'opposé de Derek. Blond, sarcastique, un peu brisé aussi. Il savait tout de lui, et il lui avait tout raconté. Même le monde surnaturel. Même l'amour qu'une partie de lui continuait à vouer à Derek. Il s'était excusé pour cela mais Newt lui avait répondu qu'on laisse une partie de soi en chaque personne que l'on aime et qui nous aime en retour.
Il avait atteint son objectif, il était devenu un bon flic. Un de ceux qu'il admirait lorsqu'il était plus jeune. Honnête, intègre, courageux. Mais quelques mois auparavant, il avait été blessé par balle et il avait vraiment cru qu'il allait y passer. C'était la peur de laisser Newt seul, qui acheva de le convaincre. Il remit sa démission à la direction du FBI. Son père ne devait pas tarder à laisser son poste de Shérif. Newt souhaitait changer d'air. Et la forêt de Beacon Hills serait bien mieux que l'air pollué de New-York pour élever leur petite Olivia Stillinski. Bref, la seule chose que Stiles craignait, c'était de tomber nez à nez avec son passé. De voir leurs enfants (il était impensable que Derek n'en ait pas) se fréquenter. Il ne savait pas comment il réagirait devant le loup et qu'il ne voulait pas blesser son mari. Mais Newt avait confiance en lui. Alors, ils déménagèrent.
Stiles retrouva vite ses habitudes dans sa petite ville. Bientôt, tout le monde su que le fils du Shérif était revenu au bercail, amenant avec lui un époux et une magnifique petite fille.
Ils avaient emménagé dans une maison nouvellement construite, sur les abords de la ville. Olivia adorait sa nouvelle école, et Newt avait aménagé un bureau cosy où il pouvait écrire. Tout allait bien dans le meilleur des mondes.
Mais bien sûr, la chance n'avait jamais été avec l'hyperactif. Quelques semaines après leur arrivée, ils se trouvaient tous les trois chez Scott et Kira. Olivia semblait s'être prise d'amitié pour leur fils, Nathan. Et Stiles était heureux de faire découvrir à Newt toutes ces personnes qui avaient composé son adolescence. Il n'avait cependant pas prévu de lui faire rencontrer tout son passé. Mais lorsque la sonnette retentit, et que Scott arriva avec son invité, il ne put s'empêcher de râler contre son karma pourri. Parce que, forcément, la personne se tenant derrière son meilleur ami, c'était Derek.
Son cœur manqua un battement lorsqu'il le vit. Il avait quelques pattes d'oies au coin des yeux et des rides d'expression joyeuses au coin de sa bouche. Mais ce qui sauta aux yeux de Stiles, c'était l'air apaisé que Derek avait. Il y eut un silence et l'hyperactif s'attendait à ce que Scott le brise. Il lui fallut un peu de temps pour se rendre compte que c'était sa réaction que l'on attendait. Comme quoi, certaines choses ne changent pas. Avec un sourire, il se tourna vers son mari et lui dit :
- Je te présente Derek. Derek, mon époux, Newt.
Il s'en voulait un peu de retarder sa réaction en se servant de son époux. Mais il n'était pas tombé amoureux du blond pour rien. Ce dernier était imprévisible. C'est sûrement pour cela que la seule chose qu'il dit fut :
- J'ai toujours su que Stiles avait bon goût !
Le silence dans la pièce plongea l'hyperactif dans un profond sentiment de gêne, avant qu'il ne finisse par éclater de rire, très vite rejoint par son mari.
- Pardonne Newt, il est le seul à penser qu'il est drôle !
Stiles se serait cru revenu des années en arrière lorsqu'il vit un sourire en coin orner les lèvres de Derek.
- Ça vous fait un point commun ! Vous vous êtes bien trouvé !
Et après tout ce temps, l'hyperactif était toujours capable de lire dans les yeux du loup : humour, gêne, crainte de l'avoir blessé. Alors, il répondit en attrapant la main du blond mais en regardant son ex dans les yeux :
- C'est vrai. Il est tout ce qui me manquait.
Il hésitait à lui demander comment il allait. Savoir si Typhanieallait bien. Bien sûr,une partie de lui serait heureuse d'apprendre qu'elle l'avait trompé et était partie et qu'il était malheureux depuis que Stiles n'était plus là. Il existait toujours en lui ce jeune homme de vingt ans, fol amoureux de Derek. Mais il se souvenait de la peine et de la culpabilité qui habitaient le loup quelques années auparavant. Aujourd'hui, il semblait aller mieux. Et si c'était grâce à elle, et bien, il la remercierait. Parce que l'homme de trente ans aimait désespérément son mari mais il avait aussi une grande affection pour son ancien amour. Et il ne lui souhaitait que du bonheur.
Il sentait la main de Newt dans la sienne. Cela lui rappelait son propre épanouissement.
- Tu as l'air heureux !
Il se frappa mentalement. Qu'est-ce qu'il pouvait ajouter après ça ?!
- C'est bien.
Il entendit Newt pouffer à côté de lui. Kira et Scott cachèrent leur sourire. Derek ne fit rien pour cacher le sien. Bande de traîtres.
Finalement, le temps passait mais certaines choses ne changeaient pas. C'est Derek qui le sauva :
- Tu as l'air heureux aussi. C'est bien.
Il crût au début qu'il se moquait de lui. Et puis, il comprit. Qu'ils se souvenaient tous deux de leur dernière entrevue. Derek pensait sûrement l'avoir brisé il y a dix ans. Et il était heureux de voir que rien ne pouvait briser Stiles. Même pas lui. Surtout pas lui.
L'hyperactif, lui, se souvenait d'un homme rongeait par la colère. Il était content que ce ne soit plus le cas.
Alors, il continuerait de penser qu'ensemble, ils auraient été heureux. Et une partie de lui serait toujours déçu d'avoir vu ses projets compromis. Mais, dix ans après, ils avaient tous les deux réussi à avancer.
Et c'est là que Stiles comprit quelque chose d'important :
Il n'existe jamais de fin en elle-même. Juste le début d'une autre chose.
Bien sûr, sa phase philosophique ne dura pas. Quelques temps après, il croisa Mme Hale – comme elle aimait lui rappeler toutes les 30 secondes en exhibant son alliance et ce Magnifique Diamant que lui avait offert Derek pour leurs dix ans (mais étouffe-toi avec, pensait Stiles. Il dut le penser un peu trop fort puisque Newt pouffa à côté de lui.)
Les enfants de Derek étaient magnifiques (d'ailleurs, dans la tête de Stiles, ils étaient 100% Hale. Poupouf ne pouvait avoir participé à ces petits miracles. Bon, bien sûr, ils ne surpassaient pas son Olivia, mais ils étaient des prétendants à la hauteur pour elle.)
Même Derek semblait parfois un peu gêné par le comportement de sa compagne. Mais après une discussion avec Lydia, il comprit que Poupouf (il devrait vraiment arrêter de l'appeler comme ça !) avait peur qu'il lui pique Derek.
Apparemment, elle n'avait pas écouté le cours sur les compagnes de loup-garous et sur le côté un-peu-définitif du processus.
Cependant, Stiles n'était pas Stiles pour rien. Là où n'importe qui d'autres (comprenez Scott ou Kira) se serait écarté de la personne, pour rassurer son conjoint, Stiles (avec l'accord de Newt qui s'amusait follement, et sous la direction de Lydia, qui trouvait l'hyperactif méchamment drôle), avait continué à agir exactement de la même manière avec Derek, se délectant des réactions parfois disproportionnées que pouvait avoir Typhanie.
Bon gré, mal gré, la vie suivit son cours. Il y eut des disputes et des pleurs (quand Olivia refusa les avances de l'aîné de Derek par exemple) et beaucoup de rires (quand Newt surprit ledit aîné sortir de la chambre de sa fille par la fenêtre et se vautrer dans l'aconit que Stiles avait intentionnellement planté là). La jalousie de Typhanies'atténua, jusqu'à devenir qu'une source d'amusement.
Et Stiles eut la chance de voir Derek vieillir, apaisé, et sans remord, exactement comme il lui avait souhaité des années auparavant.
Peut-être que l'on pouvait réellement laisser partir quelqu'un que l'on aimait pour qu'il soit heureux. Il fallait juste le temps de faire le deuil, d'accepter que ce ne soit pas nous la meilleure personne pour le rendre heureux.
Voilà le dernier chapitre !
Je ne sais pas pourquoi, je sens que vous n'allez pas du tout aimer cette fin ! Honnêtement, je voulais changer un peu de tous les Happy End mais ça me brise un peu le cœur quand même !
J'espère que l'histoire vous aura tout de même plu ! N'hésitez pas à laisser une review pour exprimer votre colère ou votre joie (ou ce que vous comptez faire de ce WE ! ^^)
Au plaisir de vous recroiser au détour d'une autre histoire !
Sterekement vôtre,
Math'
PS : J'ai un autre Sterek en cours d'écriture mais je manque de temps pour la finir ! Mais un jour, elle arrivera (sûrement) !
