Hors-série - La grande aventure !
02 : Un "petit" problème
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Histoire numéro 2 de mes "hors-série". Comme toujours elle n'aura aucun rapport logique avec l'histoire en cours si ce n'est les personnages et l'histoire de One Piece bien sur. Cette fois, le principal intéressé est..*roulements de tambour* Pierre-André ! Apprécie le mécano !
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C'était une matinée très calme. Morgan rangeait la vaisselle à la cuisine, Antoine et Kemi étaient dans la salle à manger et faisaient une partie de cartes, Pierre-André dans la cale pour s'occuper du bateau, et Camille et Alexandre faisaient une petite sieste en duo accoudés à la rambarde. Bref, c'était parfait. Pierre-André venait de terminer un travail qui lui avait demandé pas mal de temps sur son bateau et il décida de sortir respirer un grand coup. Il remonta a la cuisine et sortit, en saluant ses trois nakamas au passage.
« -Aaaaaah... Soupira-t-il. Ça c'est fait. Il me tarde de le montrer à tout le monde. Mais que ?! »
Un mouchoir vert, tombé du ciel, venait de lui atterrir pile sur le visage.
« -Pouah ! Mais qu'est ce que c'est ? »
Le mécano tenta de se débarrasser du bout de tissu, mais celui-ci s'agrandit jusqu'à devenir une vraie voile. Il se dépatouilla pour trouver la sortie.
« -Mais barre-toi ! Ah ça y est, j'arrive au bout ! »
Il éjecta le tissu au moment ou il sortit au soleil. À cet instant, la porte de la cuisine s'ouvrit, et Morgan mit un pied dehors. Mais... Il était gigantesque ! En comparaison, Pierre-André faisait à peine la taille de sa godasse ! Le mécano en resta sans voix.
« -Morgan ! L'appella Antoine de l'intérieur. Qu'est ce qu'il se passe ?
-Hum, j'ai cru entendre... Non rien. »
Et il rerentra.
« -Mais... Il m'a pas vu ? Et d'abord, pourquoi il est aussi grand ? »
Il regarda mieux autour de lui. Tout lui semblait surdimensionné. Puis il comprit : en fait, ce n'était pas leur cuisinier qui avait grandi, c'était lui qui avait rapetissé !
« -Merde, mais comment... ? C'est ta faute saleté de mouchoir !? »
Il donna un coup de pied dedans.
« -Bon. Il faut que j'aille voir les autres pour qu'ils trouvent une solution. J'espère que je vais pas rester comme ça trop longtemps ! Who ! »
Pierre-André avait crié à cause d'un coup de vent qui avait emporté le mouchoir. Il s'y aggripa de toutes ses forces, devinant que son avenir en dépendrait. Mais le courant d'air le fit s'envoler. Il se retrouva accroché au tissu comme à un parachute. Il trouilla à mort. À ce rythme, rien ne l'arrêterais ! Il se rapprochait de Camille et d'Alexandre.
« -Oh ! OHO ! JE SUIS LÀ ! HÉ ! »
La capitaine ouvrit un œil, et se releva en s'étirant.
« -CAMILLE ! CAMIIIIIILLE ! »
Elle sembla se demander d'où venait cette voix, quand soudain, le courant d'air descendit, et le mouchoir vint de coller au chapeau de Camille, l'emportant par la même occasion. Il vola un moment et alla se poser doucement sur l'eau.
« -Hé, reviens ! ANTOIIINE ! Hurla-t-elle, brisant les oreilles du tireur d'élite au passage.
-Quoi ? Fit l'archéologue, sortant précipitamment de la cuisine.
-Mon chapeau ! Tu peux le rattraper ?
-Heu... »
Il évalua la distance, le poids de l'objet, puis se rapprocha de la rambarde pour essayer. Morgan et Kemi sortirent à leur tour, et Alexandre se réveilla, alerté par les cris de sa capitaine. Pierre-André n'était pas à l'aise. Le chapeau de son amie était certes assez grand pour lui, mais il commençait à tanguer et à s'enfoncer dans le grand bleu. Heureusement pour lui, quelque chose sembla lever le chapeau, et le porter vers le bateau. Il vit Antoine le bras levé. Ouf ! Sauvé ! Enfin,... Pas pour longtemps. Le chapeau commença lui aussi à trembler puis à rapetisser. Arg ! C'était le mouchoir ! Il prit d'une main le tissu et de l'autre le chapeau, qui était maintenant à sa taille. Et puis... Il tomba. Ah oui, le courant ne pouvait plus le porter maintenant. Il attendit de toucher l'eau, mais à la place il heurta le bâton de Camille.
« -Je l'ai ! Lança cette dernière.
-Qu'est ce qui s'est accroché ? Demanda Kemi. »
La capitaine rapatria son arme, et souleva le tissu. En dessous, ils virent le mécano.
« -QUEWAAA ? »
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Plus tard, sur le pont.
« -Bien... Bien bien bien... Bien alors en résumé, on est dans la merde ? Déclara Antoine, nerveux. »
L'archéologue tournait en rond sur le pont depuis cinq minutes. Sa conscience rationnelle en prenait un coup.
« -Si on en savait un peu plus sur ce... truc, dit Morgan en examinant le mouchoir, on en serait pas là c'est clair. »
Camille et Alexandre jouaient avec le mini Pierre-André, qui avait mit le chapeau de sa capitaine sur la tête.
« -Y a pas un moyen de faire le processus inverse ? Déprima Camille. Genre... En retournant le mouchoir ?
-Il ne vaut mieux pas essayer... Où alors il deviendrait encore plus petit AH AH AH ! Rit Alexandre. »
Le mécano s'énerva mais Alex l'attrapa par le col et le secoua. N'en démordant pas, il lui tapa les doigts avec sa clé à molette et sauta par terre. Puis il lui tira la langue et alla se réfugier derrière Camille. Avant que Full Gun ne puisse répliquer, Kemi sortit sur le pont, l'air triomphante.
« -J'ai trouvé ! Antoine, arrête de blazer, c'est dans ce livre ! En plus c'est le tiens !
-Ah oui, c'est vrai... Les fruits du démon tome 4 sur les Paramecia. Comment tu savais que je l'avais ?
-Et en quoi ça va régler notre problème ? Demanda Camille, tenant le blond aussi loin qu'elle pouvait d'Alexandre.
-Regardez. Le fruit du Saizu Saizu no. Qui permet de contrôler la taille des gens.
-C'est pourri. Dit de suite Alex.
-Et comment ça... »
Morgan ne put finir sa phrase. Un grand cri venant du ciel les avaient interrompus. Ils levèrent les yeux et virent un homme foncer sur eux la tête la première. Il s'écrasa à deux pas de la cartographe, puis se releva comme si rien ne s'était passé, et se dépoussiéra. Quand il vit les enfants, il les salua vivement :
« -Ah ! Bonjour les jeunes ! Je suis inventeur mais ne faites pas attention à moi, je ne fait que passer ! »
Ses cheveux étaient gris et il avait sûrement plusieurs années de voyage derrière lui. Dans son dos, il avait une étrange machine qui était totalement pétée. Quand il le remarqua, il fit une grimace.
« -Quoi ? Ah mais non ! J'en ai besoin pour repartir moi !
-Excusez-moi, fit Antoine, mais vous êtes qui ?
-Géo Trouvetoujourtout. Se présenta-t-il en lui serrant la main énergiquement. Et vous ?
-N... N... Nous ? Bégaya le cuistot en de faisant secouer. Nous sommes l'équipage du Dragon Khan.
-NIHEIN ? Hurla-t-il. Vous êtes des pirates ?
-Il serait temps de le remarquer ! Cria presque Kemi.
-Dites, vous n'auriez pas vu un mouchoir dans le coin ?
-Changez pas de conversation comme ça ! Cria-t-elle de plus belle.
-Un mouchoir... Murmura Camille. Ce serait pas celui-ci ? »
Elle montra le tissu que Morgan tenait encore.
« -Oui oui ! Lança-t-il, heureux. Vous savez je travaille avec et j'aurais été triste de le perdre. »
Il chopa l'objet et l'empocha avant de détacher la machine de son dos dans le but de la réparer. Puis, il aperçut Pierre-André, se débattant avec une mouette.
« -Oh, mais que voila un phénomène intéressant ! Ouste toi ! »
Il chassa l'oiseau et attrapa le mécano qui commençait à paniquer.
« -Je ne savais pas que c'était possible... Jeune homme, vous avez fait avancer mes recherches ! »
Pierre-André se boucha les oreilles. À sa taille, il n'entendait que des mugissements incompréhensibles. Le vieux qui était tombé du ciel le posa par terre et ressortit le mouchoir vert de sa poche. Il grommela quelque chose et laissa tomber le tissu sur lui.
« -Hé, mais non ! Grogna Pierre-André. Je veux pas devenir plus petit moi ! »
Mais à sa surprise, le mouchoir rétrécit. Il reprenait sa taille normale ! Les paroles du vieux commençaient à lui être audibles.
« -... Et quand je veux rétrécir mon travail au lieu de m'acharner à faire un travail minimaliste, je rétrécit simplement ce que j'ai fait ! »
Pierre-André sortit le mouchoir de sur son nez et le tendit à l'homme.
« -Ouais ! Sourit Camille. Je savais qu'il suffisait de le retourner ! »
Elle bondit sur Pierre-André... Et lui reprit son chapeau.
« -Hourra ! J'ai bien cru ne jamais le revoir !
-Lui ou le chapeau ?
-Bon. Fit Géo. Il faut que j'y aille. Portez-vous bien les jeunes ! Devenez des fiers pirates !
-Pas de problème ! Répondit Antoine. Merci beaucoup !
-Aurevoir !
-À plus ! »
L'inventeur s'envola, sa machine pétaradant dans son dos. Kemi se tourna vers le blond.
« -Alors Pierre-André, quelle conclusion en as-tu retiré ? »
Le mécano se baissa et ramassa quelque chose, puis il montra son arme, aussi grande que l'ongle de son pouce.
« -Que ma clé à molette est condamnée... »
