Bien le bonjour tout le monde!
Me voici de retour pour un nouveau chapitre, chapitre 4.
Toujours aussi nombreux à lire ma fic et sa fait vraiment, vraiment,vraiment plaisir.
Merci infiniment! (L)
Voici les réponses des précédentes reviews:
-Soleil83: Effectivement, la blonde c'est Rosalie et le POV vient de James, qui d'autre? Et sur le fait qu'il peut avoir Bella sur sa liste, c'est une autre histoire...
-Adore youu: Heureuse que tu as aimé le chapitre 2. Et oui, James est complétement taré! Pour le happy end, je ne sais pas encore mais j'y réfléchis!
-Olivia59350: Comme quoi, le monde est petit! Bisous de ch'ti. =)
-Paulipopo: Un pur pervers à l'état pur, je le reconnais. Et pour les superbes fesses d'Edward, c'est pas plus tard que maintenant! Oui je sais, ma bonté me perdra.
-Elo-didie: Tu as raison sur les 2 points. La suite en bas!
-(): Merci d'apprécier ma fic!
-Mimia26: Encore quelques chapitres avant la fameuse rencontre Edward/Bella, patience...
-Phika17: Merci beaucoup d'apprécier ma fic et pour Edward, comme Mimia26, patience, patience...
Merci à: Nesumi, elo-didie, emy13, veronicaax, lovelydidine, Mimia26, drayna , xjustemyself et 3ailes01 de m'avoir mise à story alerte ou author alert ainsi qu'à ceux qui m'ont laisser des reviews, évidement.
Je vous souhaite une bonne lecture pour ce chapitre avec des POV différent.
Je me suis lâchée aujourd'hui!
Clairouille59
Chapitre corrigé par Phika17! (L)
Disclamer: Tout les personnages appartiennent à SM.
Chapitre 4 : Inquiétude
POV Alice
1 mois plus tard
Ma Bella n'allait pas bien, pas bien du tout même. Et le pire, c'était qu'elle ne s'en rendait même pas compte ! Cela faisait déjà 1 mois qu'elle travaillait dans ce fichu magasin « The Maine », un nom à coucher dehors, et je voyais qu'elle s'épuisait de jour en jour. Ce n'était pas le fait qu'elle travaillait de 8h à 19h30, non, Bella était quelqu'un qui était active et volontaire, pas le genre de personne amorphe qui regardait la télé toute la journée. Il y avait quelque chose qui n'allait pas chez elle et, pour ça, mon instinct ne me trahissait jamais, comme avec ce pauvre con de Jacob Black, si je le revois un jour sur mon chemin... Et puis j'avais eu confirmation par Emmett. Pour son premier jour de travail, il avait été voir Bella aprés mon coup de fil de la veille et m'avait dit que, pendant le déjeuner, elle avait eu des absences, comme si elle n'avait plus le sens de la vue. Elle avait essayé de mettre ça sur le manque de sommeil mais ma petite Bella était depuis toujours une piètre menteuse. Je m'inquiétais pour elle, elle était la sœur que je n'avais jamais eue et elle comptait beaucoup à mes yeux, beaucoup... Bien qu'elle essayait de le cacher, lorsque je me trouvais prés d'elle, son mal de tête et ses pertes de vue devenaient trop fréquents à mon goût. Lorsque cela lui arrivait, elle essayait de se cacher d'une quelconque façon. Pathétique action, vraiment pathétique.
Je poussai un soupir de désolation devant une robe rouge sang que j'avais déjà dans ma penderie. Le créateur était en manque d'inspiration ou quoi ? Plus moyen de faire du shoping sans trouver les mêmes modèles et styles vestimentaires ou sans ressembler à une prostituée ! Je remis violemment la robe sur la barre de rangement et me dirigeais vers la caisse munie d'un petit pull marron fort plaisant et d'une jupe blanche toute simple mais qui revenait à la mode. Je retrouvai ma meilleure amie, complètement perdue et crevée devant moi, souriant légèrement en voyant mes achats. Je ne voyais pas ce qu'il y avait de drôle dans le fait de me regarder faire les boutiques... Je levai les yeux au ciel en voyant sa tenue des plus basiques et, franchement, pitoyable, elle n'était jamais à la mode celle-là ! Ayant 10% de remise sur tout le magasin, elle pourrait au moins en profiter !
-Déjà fini ? Me dit Bella amusée.
-Oui, je n'ai pas la tête à ça aujourd'hui...
Elle me lança un regard étonné en payant mes articles afin que la remise me revienne. Je ne me plaignais pas vraiment d'être la bénéficiaire de cette remise mais j'aurais préféré qu'elle s'en serve, regardez ses fringues ? Déplorable...
-Et qu'est-ce que Alice Brandon a en tête ? S'enquit Bella n'osant, sûrement, pas lever les yeux vers moi.
-Toi, répondis-je du tac au tac.
Je crus entendre un léger gémissement de sa part mais la vis froncer les sourcils, réactions contradictoires. Je voyais en elle comme un livre ouvert, comme disait sa crétine de mère, et encore je suis gentille là. Je l'avais apprécié, Renée, lorsque je l'avais vu au début et quand j'avais l'âge de comprendre, mais c'était juste au début. Quand je venais chez elle, à Phoenix, je savais bien que ce n'était qu'une façade, qu'elle voulait faire montrer que c'était une bonne mère mais qu'elle bonne mère laisserait sa fille sans nouvelle depuis prés de 8 ans ? Une garce doublée d'une égoïste ! À chaque fois que je pensais à elle, j'avais des envies de meurtre ! C'était Emmett qui s'était toujours occupé de ma chère Bella et non elle et son crétin et incapable Phil qui lui servait de deuxième mari ! Je me suis toujours demandée ce que serait devenue Bella sans Emmett... Mais je ne voulais pas savoir, tiens ! Bella emballa mes achats mais j'attendis sa réaction, il fallait qu'elle me parle, qu'elle me dise quelque chose ou même qu'elle m'insulte ! Ce n'était plus supportable ses cachoteries malsaines, elle allait pas bien, nom de Dieu ! Je m'appuyai contre le comptoir du présentoir et la regardai sans ciller, ou presque. Elle plongea ses yeux marron chocolat et ce que je vis me donna froid dans le dos. Ses yeux, d'habitude profonds, chaleureux et joyeux, faisaient place désormais à de la fatigue, contrariété et quelque chose que j'avais du mal à définir... De la peur ? Peur ? Non, c'était encore pire que de la peur, bien pire que ça ma chère Alice ! Pendant qu'elle emballait les achats et qu'elle enregistrait le paiement, je vis ses mains trembler légèrement jusqu'à s'immobiliser soudainement. Je regardai le spectacle avec tristesse et inquiétude, ce n'était pas la première fois qu'elle avait cette réaction là en comptant ses maux de têtes et sa vue qui lui jouait des tours. J'essayai de ne rien faire paraître mais ça n'avait pas l'air de marcher...
-Arrête de me regarder comme si j'allais tomber raide morte sous tes yeux ! S'énerva Bella soudainement.
-Je n'ai pas le droit de regarder ma meilleure amie ? Répondis-je, innocente.
Si les yeux pouvaient tuer, je serais morte à l'heure qu'il est...
-Prend moi pour une gourde, tiens ! Je te connais Alice, peut-être mieux que tu ne le crois mais sache une chose: Je. Vais. Bien ! Est-ce que c'est rentré dans ta tête de naine là ? Et tu peux répéter la même chose à Emmett par la même occasion ! Le prochain que je vois m'épier comme si j'étais une mourante, je lui fais sa fête à coup de batte de base-ball, compris ? Maintenant, excuse-moi mais c'est ma pause !
Sur ce, elle fit volte face et partit dans l'arrière du magasin lorsque Leah fit son apparition, étonnée de la réaction de Bella. Dire que j'étais surprise serait mentir, j'avais l'habitude des sautes d'humeur de Bella, surtout quand Dame nature venait lui rendre visite chaque mois, mais je savais que derrière sa colère contre Emmett et moi, il y avait de l'inquiétude, elle avait peur pour son état de santé, terrorisée même !
-Et bien, souffla Leah en prenant la place qu'occupait Bella 5 secondes avant, elle n'a pas mâché ses mots aujourd'hui...
-Parce que ça lui arrive souvent ? M'exclamai-je, alarmée.
Leah prit une mine déconfite, l'expression de son visage le confirmait, comme si elle trahissait Bella en quelque sorte.
-Presque tous les jours depuis 2 semaines, m'avoua-t-elle au bout d'un moment. Mais pas seulement sur moi, sur la patronne aussi qu'elle envoie balader sèchement, ce qui lui a valu un bon savon soit dit passant, ou sur des clients trop capricieux. Je ne crois pas que ce soit son genre, elle est vraiment gentille comme fille, en 2 ans que je suis ici, c'est la première collègue que j'apprécie autant. Il doit y avoir quelque chose qui la travaille et qu'elle ne dit à personne...
Qui la travaille et ne le dit à personne ? Du tout Bella, ça ! Quand l'autre bouffon de Jacob avait été voir ailleurs, j'étais polie là, Bella n'avait rien dit pendant 1 mois entier. 1 mois ! Au bout d'un moment, j'en avais eu marre et j'avais téléphoné à Jacob pour lui demander ce qui se passait entre eux. Il m'avait dit, évidemment, qu'ils s'étaient séparés à cause de ses études. C'est bien une excuse de mec ça ! N'importe quoi ! Et puis, les hommes sont pas du genre à assumer leurs fautes, toujours les femmes qui ont le mauvais rôle. Bande de crétin sur pattes ! Après avoir salué Leah, qui avait bien du courage de bosser dans cette boutique de vêtements, avec une patronne tyrannique et une Bella plus agréable qu'un taureau qui voyait du rouge, ainsi que de lui avoir donné mon numéro de portable ou cas où, j'embarquai mes achats et allai me balader dans les rues animées de Seattle. Je n'appréciais pas vraiment cette ville mais j'avais suivi Bella, pour lui tenir compagnie et surtout pour ne pas la lâcher de vue, au cas où elle ferait une connerie. Presque tous les étudiants du lycée de Forks étaient venus faire leurs études à Seattle et, franchement, ils auraient pu s'abstenir ! J'étais une personne assez ouverte aux autres mais, là-bas, Woua, des cas désespérés pour la plupart ! Il y avait Mike et Jessica, les deux obsédés qui avaient fini ensemble, ça ne m'étonnait pas du tout, Lauren qui se trimballait limite en sous-vêtement au bahut, et qui avait pris Jacob dans le fil de son string, Tyler qui avait utilisé je ne sais pas combien de stratagèmes pour mettre Bella dans son lit, jusqu'à ce que la principale concernée lui fout un coup de pied dans ses parties manquant de le castrer ou encore Éric, le Monsieur Je Sais Tout, qui était incapable de parler d'autre chose que de lui, ce qui n'était pas intéressant du tout ! Les seuls que j'avais bien aimé dès le début étaient Angela et Ben qui étaient des personnes des plus gentilles, intéressantes, pas imbues d'eux même, et très généreux malgré leur timidité commune. Dés le lycée, quand Bella et moi sommes arrivées, j'avais su qu'eux deux finiraient ensemble et, conclusion, ils étaient bien ensemble. Mon instinct ne me trahissait jamais... Inconsciemment, mes pas m'avaient mené vers la caserne de pompier de Seattle, là où travaillait Emmett. Comment m'étais-je retrouvée là ?
-Bonjour jolie brunette, me dit un homme assez grand mais à l'allure si confiant qu'il me dégoûta au premier regard. Puis-je vous aider ?
-Non merci, répondis-je en cherchant Emmett du regard pour qu'il me vire ce type de mes yeux.
-Vous en êtes sûre ? Insista-t-il en s'approchant de moi comme un félin devant une proie.
Si Emmett ne venait pas, je l'enverrai balader moi-même car il commence à légèrement me les briser celui-là ! Il s'approcha un peu plus jusqu'à être adossé contre le mur en face de moi.
-Parce que je suis sûr que... Commença-t-il avant que je me lâche.
-Écoute espèce de gros con qui pense qu'à ce qu'il a entre les jambes, bien que je suis sûre qu'il n'y a pas grand chose, grondai-je soudain énervée, tes avances tu les fais à la gourde du coin mais certainement pas à moi. Maintenant dégage de ma vue avant que je t'humilie devant tous tes collègues, pigé ?
Il écarquilla les yeux un instant, comme un pauvre crétin, avant de s'avouer vaincu et de sans aller, la queue entre les jambes, penaud. Idiot ! Pendant que je pestais contre ce minable qui s'était cru irrésistible avec ses yeux bleus, je ne me rendis pas compte que je faisais les cent pas devant la caserne. Tous les gens dehors devaient me prendre pour une folle mais, qu'importe, j'avais l'habitude.
-Alice ? Que fais-tu ici ? S'enquit une voix que je reconnus entre mille.
POV Emmett
Inspire... Expire... Inspire... Expire... Des haltères, encore et toujours ces bons vieux haltères. Depuis l'âge de 19 ans, je faisais parti des pompiers de la ville de Seattle, d'abord en pompier volontaire pour finir par m'engager dans ce secteur là. Lorsque j'étais plus jeune, j'avais voulu faire du base-ball puis basket mais, finalement, pompier était ma voie, le chemin qui ferait que je serais quelqu'un en sauvant les autres. Ne croyez pas que je voulais faire ça pour la gloire, non, mais c'était un métier enrichissant dans le fait d'aider les autres et non pour rapporter la ligue de base-ball ou la NBA ou encore avoir des primes dépassant l'imagination. Pompier m'épanouissait, dans tous les sens du terme...
-Hé Emmett ! Qu'est-ce que tu fais ici ? Ce n'est pas ton jour de congé ? Me dit le chef de la section.
Un homme d'une cinquantaine d'années, 35 ans de service dans cette ville et aucune faute à son actif. Autrement dit, le meilleur des meilleurs chefs de pompier que nous puissions avoir. Mais l'âge le rattrapait grandement et ses cheveux gris pouvaient le démontrer. J'étais sûr qu'il pensait à la retraite, dans quelques années, et il commençait déjà à choisir son successeur comme tout chef de pompiers qui ce doit.
-J'ai besoin de me dépenser physiquement chef, alors me voilà, répondis-je en continuant ma musculation.
-Problème de famille ? Me demanda-t-il en s'asseyant sur une chaise prés de moi.
Il était cool comme chef, toujours là quand il le fallait, et on pouvait parler avec lui sur presque n'importe quoi. Lorsqu'une mission nous était trop difficile à effectuer, il faisait tout en son pouvoir pour nous remplacer rapidement et n'était jamais drôle avec nous quand nous devions nous absenter pour des raisons personnelles. J'arrêtai un moment mes haltères pour reprendre mon souffle et changer de poids, plus lourds, plus stimulant et plus distrayant. J'étais venu ici sans m'en rendre vraiment compte mais les évènements de ces 4 dernières semaines ne faisaient que de se répéter dans ma tête, inlassablement, et j'avais besoin d'oublier. Les femmes d'un soir m'aidaient dans ces moments-là mais quand la jouissance était finie, les difficultés revenaient comme pour me torturer de nouveau. Alors j'avais laissé tomber ce moyen-là et étais parti me réfugier dans la salle de sport de la caserne en quête d'un moyen pour oublier les problèmes, ce problème qui m'en donnait des milliers avec. Alors oui, mon problème était familial et inquiétant.
-Oui, problème de famille, marmonnai-je en m'essuyant.
Le chef me regarda intensément comme s'il voulait lire dans mon âme mais je détournai les yeux. Il était cool mais il y avait des limites à notre relation amicale. Il était mon chef et j'étais son soldat, point barre. Les autres mecs de la caserne le savaient, il ne fallait pas me chercher sinon ils me trouvaient facilement et rapidement. Étant mon patron, je ne pouvais pas le traiter comme les autres alors je ne lui répondis pas et partis vers la sortie d'un pas déterminé et las. Pourquoi est-ce que le sort s'acharnait sur nous ? Pourquoi ?
-Écoute espèce de gros con qui pense qu'à ce qu'il a entre les jambes, bien que je suis sûre qu'il n'y a pas grand chose, gronda une voix qui m'était fortement familière, tes avances tu les fais à la gourde du coin mais certainement pas à moi. Maintenant, dégage de ma vue avant que je t'humilie devant tous tes collègues, pigé ?
Je me sentis sourire malgré moi et vis un des gars, Jeff, de la caserne revenir penaud et vaguement humilié. Son égo en avait pris pour son grade mais c'était à ce qu'il fallait s'attendre avec elle, elle partait toujours au quart de tour. Lorsque je m'avançai un peu, je la vis faire les cent pas devant l'entrée, le visage trahissant une forte anxiété et je me figeai d'un coup. Ce n'était pas son genre d'être comme cela, d'avoir peur, et je savais qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas.
-Alice ? Que fais-tu ici ? Demandai-je.
Elle se retourna vers moi, à peine surprise de me voir, et me fit un sourire triste. Oh là, c'était encore pire que ce que je pensais...
-Salut Em, dit-elle avant de déposer un baiser sur ma joue, comme à chaque fois qu'elle me voyait depuis qu'elle était gamine.
Avant qu'elle ne s'écarte de moi, je pris son visage entre mes mains et l'obligeai à me regarder dans les yeux. Douleur. Souffrance. Peine. Inquiétude. Un mélange que je ne croyais jamais voir dans les yeux d'Alice un jour. À la seconde où des milliers de scénarios traversaient mon esprit, Alice s'effondra en larmes devant moi et mit ses mains sur ses yeux, comme honteuse de se comporter de la sorte. Automatiquement, je la pris dans mes bras fermement et elle s'y laissa aller avec une rare tristesse. Qu'est-ce que qui s'était passé, bordel ? Elle m'avait appelé hier soir pour m'annoncer qu'elle allait voir Bella cette après-midi, pour essayer de lui faire sortir les vers du nez mais ma sœur était aussi têtue qu'un âne, pas moyen de la faire parler. Et puis elle était pas crédible pour mentir, un vrai pied celle-là ! J'avais cru qu'Alice aurait réussi à avoir un résultat mais que dalle, rien du tout. Elle avait, apparemment, ressayé aujourd'hui mais je crois que ça s'est mal passé, Alice n'était pas le genre de femme à pleurer pour tout et n'importe quoi, c'était ça qui m'avait plu lorsque je l'avais vu toute petite. C'était déjà une dure à cuire même avec des couches culottes !
-Viens, Alice, je te paye un verre, lui dis-je doucement.
Elle hocha la tête en reniflant et je l'emmenai dans un bar sympa à quelques minutes de là où j'avais l'habitude d'aller avec les mecs de la caserne. J'embarquais Alice dans ma Jeep noire, que j'avais mis prés de 4 ans pour l'acheter avec ma paye mensuelle, dont j'étais fier comme un coq, comme me le disait souvent ma sœur. Nous étions en pleine après-midi alors la circulation était clarifiée, pour mon plus grand bonheur parce qu'on ne pouvait pas dire que j'étais un conducteur très poli. Non mais, franchement, les gens ne savent plus conduire de nos jours ! Alice, à mes côtés, avait la tête sur la vitre et regardait les rues défiler sans grand intérêt et je me sentis honteux de créer un silence de mort dans l'habitacle de la voiture. Pas douer Swan, vraiment pas doué comme gars ! Je me garai prestement dans le parking du Jabus (*), et sortis de la voiture en même temps que la meilleure amie de ma sœur. Elle me suivit sans grand enthousiasme et je pris une table dans un coin reculé où nous pourrions parler sans être épiés et dérangés. Comme d'habitude, ce fut Gianna qui prit ma commande, étant un client régulier de cet endroit aprés mes journées ou mes gardes de travail. Habituellement, c'était avec elle que je finissais mes nuits mais, aujourd'hui ou même depuis quelques temps, je n'avais même plus goût à ça et on me charriait souvent avec cela. J'en faisais abstraction et fis comme si de rien. Personne ne savait pour ma sœur, sur ses crises ou je ne sais comment ça s'appelait mais une chose était sûre c'est que c'était plus inquiétant qu'elle ne le faisait paraître quand je passais un peu de temps avec elle. Alice m'avait dit que c'était fréquent et qu'elle avait vu plusieurs fois sa main trembler ou des moments d'absence de son corps, comme s'il ne répondait plus. Je réprimai un frisson, imaginant les pires situations qui soient.
-Salut Emmett ! Me dit Gianna. Comme d'habitude ?
-Oui. Qu'est-ce que tu veux Alice ?
Elle sembla se réveiller de sa torpeur un instant et répondit la première chose qui lui vint à l'esprit.
-Un coca, merci.
Un coca ? Encore pire que je ne le pensais. Bella a bien dû l'envoyer bouler et pas qu'un peu... Gianna me fit un sourire, auquel je ne répondis pas, trop de soucis en tête, et mon attention se porta sur Alice. Ses larmes avaient rendu ses yeux un peu rouges et ses joues étaient devenues blêmes bien que le maquillage les rougisse légèrement. Je posai mes mains à plat sur la table et me raclai la gorge maladroitement.
-Alice, murmurai-je presque suppliant. Qu'est-ce qui s'est passé avec Bella ?
Elle me regarda en écarquillant les yeux un instant jusqu'à ce qu'elle ferme les yeux et qu'elle respire calmement, pour apaiser les battements fous de son coeur. Elle prit entre ses doigts, une serviette en papier qu'elle commença à déchirer en petit carrés réguliers, signe de nervosité. J'avais appris au fil des ans, qu'Alice avait besoin d'avoir un objet à manipuler violemment quand elle était nerveuse tout comme se mordre la lèvre inférieure pour Bella. Petit détail qui faisait que la personnalité d'Alice était unique en son genre.
-Je... Elle..., balbutia-t-elle, sa main a tremblé encore une fois... et... et elle s'est immobilisée, comme si elle était paralysée.
Je me sentis raidir soudainement quand Gianna nous rapporta nos boisons.
-Et voici pour toi Emmett et... pour la jeune femme, dit-elle d'un ton mielleux.
D'habitude, il aurait fallu de peu pour me chauffer mais me dire que ma sœur avait comme des crises d'épilepsie... Ça me refroidit pour un bout de temps ! Ma sœur... La seule famille qui me reste avec mon père... Je pris mon verre et le bus d'un coup sec, la douce brûlure de ma gorge me fit du bien pendant quelques secondes avant que tout me revienne en pleine figure. Je regardai Alice, désemparée par ce qui se passait autour de Bella, sa meilleure amie. Je pensais à mon père, travaillant sur ces meurtres à Forks sans savoir que sa fille était dans un sale état. Et moi, son idiot de frère qui faisait rien pour y remédier.
-J'irai lui parler demain, il faut qu'elle aille voir un Médecin avant que... que ça devient plus grave, annonçai-je en fondant en larmes.
POV Edward
Enfin à la maison ! Merci mon Dieu ! 48 heures de garde, c'était humainement impossible. Je n'en pouvais littéralement plus... On aurait dit que les patients s'étaient tous donnés rendez-vous à l'hôpital tellement il avait été bondé ce week-end. Après avoir posé, ou plutôt balancé, mes clefs sur la console de l'entrée, je m'affalai sur mon canapé du salon dans un soupir de bien-être. Il m'avait manqué celui-là quoique mon lit aussi. Quand j'étais petit, je dormais tellement que mes parents venaient me voir pendant mon sommeil pour savoir si j'étais encore en vie. 23 ans plus tard, je dormais toujours autant ce qui m'a valu la surnom de Marmotte dans la famille, heureusement personne ne le savait. Je commençai à fermer les yeux quand le clignotant rouge du répondeur titilla mon attention. Je sais pas qui c'était mais je le hais d'avance celui-là ! Avec un effort digne d'Hercule, j'appuyai sur le bouton du répondeur et la voix de ma mère envahit mon appartement. Comment tu peux me faire ça maman ?
-Bonjour mon chéri, c'est maman. Je sais que tu es de garde à l'hôpital pendant que je te laisse ce message mais je n'ai pas de nouvelle de toi depuis prés d'une semaine, au-delà des informations que ton père me donne à l'occasion. Hum... Je sais que tu dois être fatigué mais tu me ferais plaisir si tu passais manger à la maison ce soir, vers 19 heures ? Je te ferais ton plat préféré... Appelle-moi dés que tu auras ce message. Bip !
Je regardai l'horloge dans ma cuisine ouverte qui indiquait 13 heures de l'après-midi. En faisant abstraction de la douche obligatoire et de me nourrir ce midi, j'avais au total à peu prés 5 heures de sommeil. C'est tout ? Mon corps ne va pas supporter ce manque de sommeil, c'était pas possible. Mais c'est ta mère Edward et, en plus, elle te fait ton plat préféré... Me susurra la voix dans ma tête. J'étais bon pour aller voir mes parents ce soir moi ! Je pris une inspiration et me levai de mon canapé qui n'attendait que moi depuis 48 heures afin de téléphoner à ma mère tout en me faisant à manger. N'oublions pas que c'est immangeable à l'hôpital ! Je poussai un soupir de désolation devant mon frigo qui faisait peine à voir, fromage, beurre et yaourt. Pas de quoi ramener la foule... Par chance, il me restait du pain -pas dur- alors je crois qu'un sandwich sera la bienvenue pour ce midi. Je composai le numéro de ma mère, calai mon portable sur mon épaule et me confectionnai mon déjeuner. Une tonalité, deux tonalité...
-Allo ? Dit la voix de ma mère.
-Bonjour maman, c'est Edward, répondis-je.
-Oh Edward ! Je suis contente que tu m'appelles ! Je vois que tu as eu mon message, comment vas-tu ? Pas trop fatigué ? Tu manges bien au moins ? Dors-tu suffisamment ?
Mon Dieu, les mères avec leurs enfants ! J'avais 23 ans mais j'avais l'impression d'avoir 8 ans pour elle, désespérant. Entre deux tranches de fromage, je répondis à ses questions tout en essayant de ne pas rire.
-Je vais bien maman, je te le promets. Je suis fatigué mais je viens de rentrer de ma garde.
-Mmm... Je jugerai par moi-même ce soir parce que tu viens, n'est-ce-pas ? Grand-père Cullen vient aussi, Carlisle l'a invité parce qu'il se plaignait lui aussi de ne pas te voir assez souvent.
Depuis combien de temps n'avais-je pas vu mon grand-père ? Je dirais bien 2 mois mais, pour ma défense, le boulot et mes études me prenaient beaucoup de temps depuis plusieurs semaines, les examens trimestriel d'avant-noël approchaient à grand pas et mes visites seront encore plus rares.
-Oui je viens ce soir, à 19 heures comme prévu. Tu fais toujours mon plat préféré ?
Elle riait à l'autre bout du fil et je me sentis sourire moi aussi.
-Je le ferai, promis, me dit-elle. Est-ce que je dois rajouter un couvert de plus...?
Alerte ! Alerte ! Mère a « la recherche de sa future belle-fille » en vue ! Alerte ! Pourquoi avais-je le droit à cette question à chaque fois que je l'appelais pour dire que je venais manger chez elle ? C'est pas comme si j'avais 50 ans avec mon horloge biologique qui tournait, si ? Sur ce côté, j'allais très bien mais sur ma potentielle petite-amie ou..., je déglutis, femme. Alors là, maman, tu devras attendre et pas qu'un peu !
-Non ça ira M'man, marmonnai-je.
Elle poussa un soupir de désolation sous le fait que son fils n'avait toujours pas trouvé chaussure à son pied. Est-ce que c'était de ma faute ? Elles étaient toutes là, à me faire les yeux doux à cause de mon physique sans me connaître avant, et moi je ne voulais pas ça. Et puis je n'avais que 23 ans !
-D'accord, répondit ma mère au bout de quelques secondes de silence. À ce soir alors.
-À ce soir. Maman ?
-Oui ?
-Je te promets qu'un jour tu pourras mettre un couvert en plus.
J'entendis un faible rire mais je savais qu'elle était touchée par mon attention. Elle aurait voulu avoir une ribambelle d'enfants mais, aprés moi, elle n'avait pu en avoir d'autres. Après mon accouchement, bien que c'était un sujet tabou à la maison, ma mère avait eu des troubles d'ovulation, dysovulation (*), et ça l'avait attristé pendant des mois d'après mon père. Elle disait que j'étais le plus beau cadeau de sa vie, et encore aujourd'hui. Après les au revoir, elle raccrocha et je me retrouvais plongé dans le silence de l'appartement. C'était mon père qui me l'avait acheté, aprés que j'eus réussi ma première année de médecine, la plus dure. Il était vaste, clair, meublé, en parfait état mais trop grand pour moi tout seul. Je me demandai ce que ça ferait de voir 1 ou 2 enfants gambader sur le plancher, ma femme m'attendre aprés que j'eus fini mes gardes ou simplement la joie de me dire qu'il y avait quelqu'un qui m'attendait quand j'avais fini le boulot. On revient à la réalité Cullen, ton sandwich t'attend là ! Je secouai la tête, remettant mes idées en place et regardai mon déjeuner d'un œil lugubre. Emballant mon sandwich dans du papier aluminium, je le fourrai dans le frigo avant d'aller prendre une bonne douche chaude, enlevant la crasse de ces dernières 48 heures de torture. J'aimais mon boulot mais là... J'enfilai un jogging qui faisait office de pyjama, réglai mon réveil pour sonner à 18 heures et me faufilai sous mes draps. Oh putain merci Seigneur...Et bien, mon vieux, tu m'avais manqué tiens ! Je m'enroulai dans ma couette aprés quelques secondes d'images d'enfants courant dans mon appartement, je me trouvais profondément endormi dans les bras de Morphée.
Je roulais plus vite qui nécessaire vers la villa de mes parents mais j'avais peur que si je respectais les limites de vitesse, je m'endormirai sur place. Mes 5 heures de sommeil étaient trop courts mais, heureusement, demain j'étais de repos alors j'aurais droit à une bonne nuit de sommeil sauf urgence que je n'espérais pas, aussi bien pour le patient que pour moi. Arrivé devant l'immense villa blanche de mes parents, je garai ma Volvo grise sur une des places de garage et m'extirpai de celle-ci. Je m'emmitouflai dans mon blouson, à cause du vent qui s'était levé et sonnai à la porte d'entrée.
-J'arrive ! Cria ma mère de la maison.
Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrit sur elle et elle me fit un grand sourire de bienvenue. J'avais été gâté par la nature, d'avoir une mère comme ça, aimante, maternelle, compréhensive. Ce n'était pas le cas de Jasper et de Rosalie, leurs parents les avaient fichus à la porte lors de leurs 18 ans pour une raison inconnue mais ils n'avaient pas été vraiment étonnés, vu comment ils les traitaient... Ils étaient venus habiter à la maison, le temps qu'ils trouvent un chez soi et que leur compte en banque leur permettait.
-Edward ! S'exclama ma mère. Entre donc il fait froid !
Elle me tira par la manche pour que je m'exécute et me prit dans ses bras. Ca ne faisait qu'une semaine qu'on ne s'était pas vus, pas 3 ans... Elle déposa un baiser sur ma joue avant de prendre ces dernières entres ses paumes. Alerte ! Maman inspectait son fils ! Elle fronça les sourcils en tapotant mes joues.
-Est-ce que tu vas bien au moins ? Tu es pâle et je dirais même que... tu as maigri ces derniers jours. Il faudrait que je demande à Carlisle de...
-Maman ! La coupai-je furieux qu'elle use de son autorité de mariée contre mon père pour qu'il arrange mes heures, je voulais être considéré comme n'importe quel Interne et non le fils du Docteur Cullen. Je suis juste fatigué, je te l'ai dit, j'ai eu 48 heures de garde. Ça va, maman, je t'assure.
Elle me jugea d'un œil critique avant d'être interrompue par la canne en bois de mon grand-père. La tête haute, ses cheveux blancs, ses yeux vert héritage des Cullen et son regard inquisiteur me scruta avec un sourire.
-Mon petit fils ne vient même pas dire bonjour à son vieux grand-père ? Se moqua-t-il de lui-même.
Je lui rendis son sourire avant de venir vers lui. Je l'étreignis avec jovialité, content de le voir aprés ces 2 mois de distance involontaire alors qu'il me donna une tape dans le dos.
-Bonjour grand-père, lui dis-je. Comment vas-tu ?
-Ah... La vieillesse, mon petit, n'est pas très agréable à vivre, m'avoua-t-il.
Je le regardai avec mélancolie, il avait 82 ans et je savais qu'il n'était pas éternel. Par chance, il n'avait pas de maladie grave qu'avaient les personnes âgées de son âge mais la vieillesse était là et c'était un constat irréfutable.
-Ah fiston ! Me salua mon père. Comment ça été ta garde ?
-Fatiguant, murmurai-je. Bon, je ne crois pas qu'on va manger dans l'entrée, si ?
-Allez, tout le monde dans le salon ! Dit joyeusement ma mère en déposant un énième baiser sur ma joue.
Comme promis, j'eus droit à mon plat préféré, des lasagnes (*) avec une salade. Ma mère avait bien remarqué que je n'avais pas mangé ce midi, trop perdu dans mes idiotes de pensées, parce qu'elle me força à reprendre une troisième part sous l'hilarité de mon père et de mon grand-père. À la fin, je crus que j'allais exploser mais mon estomac n'était pas de cet avis, enfin un repas digne de ce nom. Nous parlâmes de tout et de rien quand la conversation se termina sur les meurtres dans la bourgade de Forks. Les visages se fermèrent de compassion pour les victimes et leurs proches. Comment un cinglé pouvait s'en prendre à des femmes d'une pareille façon ? Pourquoi à Forks alors qu'il ne comptait que 3 120 habitants, et qu'il n'y avait rien de spécial là-bas sauf pour les amateurs de pêche.
-J'ai lu dans le journal hier, commença mon grand-père, qu'ils ont retrouvé une autre victime, toujours, dans la forêt.
-La cinquième, murmura ma mère le visage sombre.
-Oui je sais, commenta mon père, ils envoient les corps à l'hôpital, Forks n'étant pas équipé pour ce genre de chose. Ce n'est pas très beau à voir, une telle violence, pour de si jeunes femmes...
-Les policiers n'ont aucune piste? Demandai-je.
-Non pas vraiment, répondit mon père mélancoliquement. Même avec l'autopsie, ça donne rien. Il ne laisse aucune trace derrière lui, ni indice. Les policiers de Seattle, de Forks, et des alentours pataugent depuis le début de l'enquête.
-Mais comment tu sais ça, toi ? S'enquit son père.
-Quand nous habitions là-bas, j'ai fait connaissance du chef Swan.
-Celui chargé de l'enquête ? M'étonnai-je.
-En personne, confirma-t-il. Je lui ai passé un coup de téléphone aprés avoir vu les corps à la morgue et il m'a un peu expliqué ce qui s'était passé. Il était assez secoué apparemment.
-Il ne doit pas voir ça tous les jours Carlisle, dit ma mère. C'était une ville si tranquille...
-En tout cas, qu'importe qui c'est, annonça mon grand-père d'une voix forte, j'espère qu'il ira moisir en prison !
Sur ces mots, je dus prendre congé car il était bientôt minuit et j'avais dû mal à rester éveillé. Ma mère me dit d'être prudent, mon père me souhaita bonne nuit et mon grand-père exigea que je lui rende plus souvent visite. Je souris et démarrai ma voiture en trombe, jusqu'à mon appartement que je retrouvai avec un bonheur pur. Je m'écroulai comme une masse sur mon lit et m'endormis à la seconde en pensant à ses meurtres...
I'm on the highway to hell
Highway to hell
I'm on the highway to hell
Highway to hell
...(*)
Hein ? Quoi ? C'est quoi ce truc là ? Je me réveillai en sursaut, trempé de sueur par le rêve horrible que je venais de faire et, en grognant, je cherchais d'où venait ce son. Je me précipitai jusque dans la salle de bain qui communiquait avec ma chambre et vis, dans les plis de mon jeans, mon portable qui sonnait. Mais c'était pas ma sonnerie ! Jasper... Je regardai le réveil sur ma table de chevet tout en décrochant. 3H23 du matin ! C'est pas vrai...
-Allo ? Grognai-je.
-Alors ? Tu aimes ta nouvelle sonnerie ? Se moqua Jasper.
-J'espère que tu ne m'as pas appelé que pour ça, grondai-je énervé.
-J'aurais bien voulu mais non. Tu es appelé d'urgence dans le secteur 1.
Le secteur 1 ? Mais c'était leurs urgences, ça ! Et pourquoi moi d'abord ?
-Que s'est-il passé Jazz ? Demandai-je soudain tendu par une heure aussi tardive.
-Il y a un car de touristes qui a eu un accident sur la route nationale, il est tombé dans un ravin. Il y a des dizaines de blessés dont plusieurs graves, m'annonça Jasper d'une voix calme.
Comment arrivait-il à garder son calme pendant ces moments-là ? Je sentis déjà mon coeur tambouriner dans ma cage thoracique et mon flux sanguin s'accélérer. J'allais être confronté à des cas extrêmes cette nuit et ce n'était pas ce qui m'enchantait le plus mais si j'avais choisi de faire médecine, ce n'était pas pour me tourner les pouces.
-J'arrive, dis-je à Jasper tout en enfilant mon jeans.
POV Charlie
Encore une journée sans le moindre indice, toujours dans le néant. Des fois, je me demandais à quoi je servais dans tout ça... Insérant ma clef dans la serrure de la porte d'entrée, j'eus une bouffée de soulagement en entrant chez moi et en me disant qu'il n'y avait aucun journaliste ou autre policier pour juger mon travail sur le terrain. Non mais ce n'était pas eux qui avait le droit aux remontrances ! Poussant un grognement involontaire, pensant aux questions de ces crétins de vautours -les journalistes- qui ne se gênaient pas de m'humilier devant le parquet de la police nationale.
-Chef Swan, est-il vrai que vous avez relâché un suspect il y a à peine 1 heure ?
-Chef Swan, comment se fait-il que vous n'avez toujours aucune piste ?
-Chef Swan, pourquoi l'enquête n'aboutit pas à quelque chose ?
-Chef Swan, croyez vous que le suspect est de Forks ?
Chef Swan, Chef Swan, Chef Swan... Ils avaient été d'une rare insistance aujourd'hui, pourtant, depuis ces derniers jours, je devrais être habitué à cela. Poussant un soupir, je pris une bière dans le frigo et allait m'affaler dans mon vieux canapé, mon plus vieil ami depuis toujours hormis Billy. J'appuyai sur la télécommande de la télé et tombai sur un match de basket de la NBA. Ça fera l'affaire pour ce soir et puis je ne crois pas que je vais faire long feu de toute façon. Les Arkon Goodyeras Wingfoots (*) perdaient 53-72 contre Chicago Bruins (*), pas très divertissant comme match, on savait déjà qui allait gagner d'avance. Décidant que, de toute façon, il fallait que je mange avant d'aller dormir, je marchai d'un pas lent vers la cuisine quand le téléphone sonna. Je regardai l'horloge du salon, prés des cadres photo où étaient affichés, Bella, Emmett et mon mariage avec mon ex-femme Renée. Je ne savais pas pourquoi je la gardai celle-là...
-Allo? Répondis-je prudemment de peur que les journalistes eurent trouvé mon numéro.
-Allo papa ? C'est Em, dit une voix que je ne connaissais pas de mon fils.
J'entendis un reniflement à l'autre bout du fil et je me figeai d'effroi. Emmett ? Pleurer ?
-Emmett, Que se passe-t-il ? Tu as des problèmes ?
-Non papa, c'est Bella...
AH! Je suis cruelle de finir comme ça, je le sais bien.
Je sais que derrière votre écran d'ordinateur, vous vous demandez ce qu'a eu Bella pour qu'Emmett téléphone à Charlie, n'est-ce-pas?
Et bien pour le savoir, rendez-vous au prochain chapitre!
Encore merci d'être si nombreuses, ou nombreux à me lire, j'apprécie énormément!
N'hésitez pas à donner votre avis,
Clairouille59.
(*) Jabus= C'est un vraie bar à Seattle, je n'avais pas d'inspiration pour trouver le nom moi-même, et on ne prononce pas le s.
(*) Dysovulation= Retard, préciosité ou absence d'ovulation ou cours du cycle menstruel, qui est à l'origine des troubles des règles et de stérilité.
(*) Lasagne= Un petit clin d'il à mon amie, Maud. Si tu me lis, c'est tout chaux pour toi!
(*) Chanson= Vous avez tous reconnu Highway to hell de ACDC.
(*) Arkon Goodyeras Wingfoots= Les Arkon Goodyeras Wingfoots sont une équipe américaine de basket-ball basé à Akron dans l'Ohio . L'équipe a appartenu a différentes ligues aux États-Unis et évolue désormais en National Alliance of Basketball League
(*) Chicago Bruins= Les Chicago Bruins était une équipe américaine de basket-ball , basée à Chicago dans l'Illinois . L'équipe a disputé des saisons en American Basketball League puis en National Basketball League
