Hello la compagnie!
Je suis de retour!
Réponses aux reviews précédentes:
-soleil83: La fameuse rencontre Bella/Edward... Qui ne voudrait pas l'avoir?
-elo-didie: Non Bella n'est pas à l'hôpital ou en tout cas, pas tout de suite...
-mamoure21: Merci pour le compliment, sa fait plaisir à entendre ou plutôt à lire!
-Mrs Esmee Cullen: Non, son emploie c'est pas le bagne! Mais elle vient de commencer et elles ne sont que 2 dans la boutique, afin 3 avec Victoria mais elle ne bosse pas souvent... Et puis c'est n'est pas un boulot bien rémunéré et pas non plus très glorifiant (Je n'aie aucun préjugé là-dessus je tiens à préciser!). Mais elle à au moins son dimanche!
-phika17: Très touchée par ta review surtout de celle qui a écrit Promesse , j'adore cette fiction et j'attends la suite avec impatience!
-Maud: Je te signale que je n'avais pas d'idée pour le nom du magasin mais promis j'arrête de le critiquer. Deuxièmement, pour les Lasagnes sa dépend plus que toi mais vu que tu as un emploi du temps de ministre, sa sera pas demain la veille! Et tu sais bien, ma petite Maud, que j'aime être sadique, non? Au but de 5 ans, tu devrais le savoir! Et puis avec ce chapitre, mon cas va s'aggraver...
-Fanny: Moi méchante? Jamais!
-Olivia59350: Tout droit dans le mille! Bravo! Et moi qui croyait que ma ville n'était pas connu! ;)
-xjustemyself: Merci pour ta review!
Merci à: crumberries, Cullen-destiny, nissa31, stephe1, Aude13Rob, Nerivese et Elisa.75 pour m'avoir mise en story alert, favorite stories ou author alert.
Et aussi, un grand merci à WorldAnnuaire, le lien sur mon profil, pour m'avoir répertorié!
Bonne lecture,
Clairouille59.
Merci à Phika17 pour sa correction! (L)
Disclamer: Tout les personnages appartienne à SM.
Chapitres 5 : Symptômes
POV Bella
Mais qu'est-ce qui m'arrivait? Pourquoi mon corps ne m'obéissait plus? Plus rien ne m'appartenait... Je regardai les débris de mon assiette sur le sol de mon miteux appartement d'un regard effrayé, car ce n'était plus de la peur que j'éprouvais mais une totale terreur. J'aurai pu mettre ça sur le compte de ma maladresse légendaire mais c'était pas ça, plus aujourd'hui... Mes mains avaient subitement tremblé, violemment, et mon assiette s'était envolée par terre dans un grand fracas. Les morceaux éparpillés un peu partout me donnaient la vue sur ce que je craignais le plus, ce que je redoutais depuis que ces choses m'arrivaient. Alice et Emmett avaient raison: je n'allais pas bien. Mes pertes de vue qui devenaient presque constantes, mes maux de tête qui me faisaient énormément souffrir, mon équilibre précaire qui était devenu un Enfer à vivre et mes paralysies de certaine parties de mon corps me faisaient peur. Mes vomissements à n'importe quelle heure de la journée? J'en souffrais plus que je ne laissais paraître mais je ne voulais pas qu'ils s'en fassent pour moi, ils avaient déjà fait beaucoup, plus qu'ils ne l'imaginaient. Je me laissais glisser sur le sol de ma cuisine et ramenais mes genoux sous mon menton, tout en me berçant légèrement. J'ai peur... Je devais faire quelque chose mais mon subconscient me disait le contraire, il me disait que tout allait bien alors que c'était tout le contraire. Je ne voulais affoler personne de mon entourage, bien que Alice et Emmett me harcelaient avec ça depuis quelques semaines maintenant, je ne voulais pas leur faire de mal. C'était la dernière chose que je voulais faire au monde, les blesser. Alors que les débris de mon assiette semblaient me narguer de leur présence, je cherchais mon téléphone portable sur le comptoir de la cuisine et appelais Leah.
-Allo?
-Leah? C'est Bella, répondis-je d'une voix éteinte, fixant les morceaux de verre qui jonchaient le sol.
-Bella? Est-ce que ça va? Tu as une voix bizarre...
Elle aussi avait remarqué mes changements? Voyait-elle, au boulot, quand je m'accrochais à un mur, quand ma vue s'assombrissait? Voyait-elle quand mes mains, mes bras, ou mes jambes tremblaient, manquant de peu de tomber? Voyait-elle lorsque je trébuchais alors qu'il n'y avait pas d'obstacle? Voyait-elle lorsque je courais pour aller vomir au toilette? Voyait-elle, encore, quand je me prenais la tête entre mes mains parce qu'une violente migraine me prenait?
-Je crois que j'ai attrapé quelque chose, sûrement à cause du froid. Pourras-tu dire à la patronne que je ne serais pas là cette après-midi? Demandai-je.
-Oui, bien sûr! Veux-tu que j'appelle Alice ou...?
-NON! M'écriai-je trop rapidement et trop fortement pour lui faire pousser un cri à l'autre bout du fil. Non, n'appelle personne s'il te plait...
-D'accord, je n'appellerai personne, me confirma Leah. Repose-toi bien et appel moi ce soir pour me dire si tu reprend demain ou pas, surtout ne te force pas, la grippe traîne dans les parages...
-Oui, promis. Merci de me remplacer, murmurai-je.
-C'est normal! Tu aurais fait la même chose pour moi, non?
Je lui souhaitai bon courage pour le reste de la journée et laissai tomber mon portable sur le sol dans un bruit sourd. J'avais vécu beaucoup de choses dans ma vie, qui m'ont fait mal ou non, qui m'ont rendu heureuse ou malheureuse mais jamais je n'ai eu peur pour quelque chose venant de moi. Aujourd'hui, je vivais cette expérience, l'expérience de la peur de soi-même était une chose que je n'aurais jamais voulu vivre car on ne peut pas se consoler soi-même, dire que tout ira bien parce qu'on le croyait. Alors oui, j'allais plus mal que jamais et, dans ces moments-là, tous les souvenirs, qu'on essayait d'enfouir au fond de son être, resurgissaient au grand jour...
Flashback 1
J'étais assise sur mon lit, cahier et stylo en main, comme je faisais toujours depuis que j'avais appris à écrire. J'écrivais, tout et n'importe quoi, ce qui me passait dans la tête pourvu que ce soit autre chose que ma vie, quelque chose pour m'évader quelques heures...
-Il en est hors de question! Cria la voix d'Emmett à l'étage inférieur.
-On n'a pas demandé ton avis jeune homme! Répliqua mon beau père, Phil. Tu viens avec nous, un point c'est tout!
-Et Bella?Reprit Emmett. Vous vous rendez compte que vous la faites souffrir à cause de votre égoïsme? Changer d'endroit, de lieux de vie, de lycée... Vous savez, tout comme moi, qu'elle ne va pas bien!
-Qu'est-ce que tu racontes Em? Demanda ma mère sans l'ombre d'une anxiété dans la voix. Bella va très bien, voyons! Elle est juste un peu renfermée sur elle-même, elle tient cela de Charlie et..
-À la bonne excuse! Tout sur le dos de notre père, comme d'habitude! Cette fois-ci s'en est trop, je ne vous suivrais pas, ou plutôt, nous ne vous suivrons pas. Allez au Diable, j'en ai que faire mais vous ne nous obligerez pas à venir avec vous!
Sur ce, toujours figée par les propos d'Emmett contre notre mère et notre beau-père, j'entendis des pas monter brutalement les escaliers, alors que je plongeaisdans mes pensées noires. Ils avaient donc décidé de déménager une fois de plus... Depuis notre départ de chez notre père, et cedepuis quelques années, je ne comptaisplus le nombre de fois où nous avions changé de maison pour le compte de notre beau-père, incapable de trouver une équipe digne de ce nom, selon lui. Il était mauvais mais préférait dire que c'était l'équipe qui laissait à désirerplutôt que lui. Je me suis toujours demandéepourquoi ma mère l'avait épousé, parce qu'entre mon père, Charlie, et lui il y avait un grand pas! Ils ne se ressemblaient pas, l'un plutôt solitaire et se fondant dans la masse, l'autre prétentieux et extraverti. Deux opposés pour une même femme. Et quellefemme ! Incapable de choisir entre son deuxième mariet ses 2 enfants, un choix égoïste en soi. C'était comme ça depuis mes 5 ans, soit depuis prés de 8 ans. Ce n'était pas le fait que cela me dérangeait, car au fond j'étais habituée à tout cela,mais je voyais qu'Emmett ne supportait plus ce mode de vie et qu'il en souffrait plus qu'il ne voulait bien me faire voir. Un gros nounours aucoeur tendre.
Ma porte s'ouvrit brutalement, tellement violemment que je sursautais dans mon lit, faisant voltiger mon cahier d'écriture et mon stylo, laissant apparaître un Emmett rouge de rage. Je ne le voyais que rarement comme ça, je crois bien que je ne l'avais vu comme ça même...
-Excuse-moi de t'avoir fait peur, s'excusa-t-il. Tu as entendu, n'est-ce-pas?
Je hochai la tête, confirmant ses dires, et il ferma la porte pour venir à ma rencontre. Je lui laissaisune place sur mon lit, tout en ramassant mes affaires que je cachaisdans le tiroir de ma table de chevet. Il sourit, sachant pertinemment ce qu'il y avait d'écrit dans mon cahier, comme si je ne le voyais pas, et s'installa à mes côtés, tout contre moi. C'était le seul qui arrivait à me sortir de la routine quotidienne ou de me faire oublier un temps soit peu le monde dans lequel je vivais. Il était le seul, avec ma petite Alice, à me donner envie de rester en vie, et personne d'autre. 13 ans et déjà des envies de suicide ? Ehoui, la vie ne vous fait rarement de cadeau...
-Bell's, commença Emmett, je n'en peux plus de cette vie. Partir dès que Monsieur trouve que la ville n'est plus à son goût, maman qui ne s'occupe jamais de nous, te voir si... triste... Je ne supporte plus. Je comprendrais que tu ne veuilles plus partir de nouveau mais je te promets que ce sera la dernière fois.
Je le regardai avec des grand yeux marrons dans le bleu des siens, héritage de notre mère. Comment pouvait-il encore douter que de la confiance que je lui donnais sans l'ombre d'un doute ? Avait-il peur que je le confonde avec notre mère, bien que ça fait une paire d'années que je ne la considérais plus comme telle?
-Où m'emmènes-tu, Em? Demandai-je.
Il me fit un sourire tendre, avant de déposer un baiser sur mon front, rempli d'amour fraternel.
-Là où tu seras heureuse et où tu pourras vivre, murmura-t-il à mon oreille.
Flashback 2
Mes bagages étaient prêts, je finissais juste quelques cartons afin que les déménageurs les embarquent vers ma nouvelle maison. Mon beau-père avait été fou de rage quand Emmett avait annoncé, à table le soir même de notre décision commune, que nous nous en allions vivre chez notre père jusqu'à notre majorité. J'étais heureuse d'aller chez notre père, car quand nous venions chez lui, surtout pour les vacances, il s'occupait de nous comme pas deux et nous voyions qu'il nous aimait, qu'on ne le dérangeait pas mais aller chez notre père signifiait aussi un nouveau lycée, rencontrer des nouvelles personnes et quitter Alice... Je n'avais pas encore osé le lui dire, même s'il ne me restait que quelques heures, parce que je savais qu'elle serait dévastée et en colère. C'était ma seule et véritable amie, depuis le jardin d'enfant malgré les dizaines de maisons où j'avais habité, nous revenions très souvent en Floride, là où habitait Alice qui m'attendait à l'aéroport avec ses parents, alors la quitter pour habiter à des kilomètres d'elle n'était pas une mince affaire. C'était la seule personne qui me manquerait ici ou peut-être le soleil mais pour le peu que j'allais dehors, sauf quand Alice m'y trainait de force.
Mon frère passa sa tête dans l'encadrement de la porte, en plein dans les rayons de soleil qui percutèrent ses cheveux bruns.
-Alice est en bas, Bell's, m'annonça-t-il. Tu ne veux toujours pas que je lui explique moi-même?
-C'est à moi de le faire, Em. Ne t'inquiète pas.
Il me fit un sourire encourageant et me laissa seule, terminant d'emballer le dernier carton que je voulais emmener avec moi. Je descendis les escaliers et je vis Alice sautiller en me voyant, toute excitée à l'idée que j'ai pris l'initiative de faire un tour dehors.
-Salut! Me dit-elle avec un grand sourire. Ta mère n'est pas là?
Sa question me fit sourire, elle se forçait à demander cela, par pure politesse envers cette dernière alors qu'elle ne l'appréciait pas vraiment. Elle n'était pas la seule dans ce cas-là.
-Non, elle n'est pas à la maison. Viens, on va faire un tour.
Elle fronça les sourcils sous mon empressement de sortir mais ne contesta pas le moins du monde, les magasins étaient une deuxième maison pour Alice alors que, pour moi, c'était un pur Enfer. Après m'être assurée qu'Alice avait les pensées bien dans les tee-shirts, les pantalons, jupes, robes et autres, je la fis revenir à la maison pour prendre le goûter. Emmett ne se trouvait pas là, je compris qu'il était parti faire un tour pour nous laisser un peu d'intimité. Je souris à son geste et posai les gâteaux et 2 verres de lait devant Alice et moi. Alors que nous parlions de tout et de rien, Alice posa soudainement son verre sur le comptoir de la cuisine et me fixa d'un regard noir.
-Quand est-ce que tu vas me dire ce qui ne va pas? Lâcha-t-elle énervée.
Comment avais-je pu penser que je pourrais la berner aussi longtemps? Elle avait un sens de la déduction et de l'intuition hors du commun pour son âge, elle m'étonnait très souvent quand elle devinait ce que j'avais en tête. Je savais que j'allais lui faire du mal par l'annonce que j'allais lui faire mais je ne pouvais faire autrement, même si mon geste était égoïste, tout comme ma mère. Je me dégoutais pour ce que j'allais lui faire!
-Bella! S'énerva-t-elle de nouveau.
Je plantais mon regard dans le sien, essayant de ne pas montrer la douleur que je gardais au fond de moi.
-Alice, murmurai-je, je... avec Emmett, nous retournons chez notre père...
-C'est pour ça que tu fais une tronche pareille? Pas grave, on se retrouve dans 1 mois, comme d'habitude.
Elle croyait que je partais en vacances, comme chaque été mais, cette fois-ci, je resterai belle et bien là-bas. Je la quitterai comme ma mère le faisait avec moi.
-Non Lili, je ne pars pas pour les vacances... Emmett et moi nous... restons là-bas. Tu comprends? Nous partons de Phœnix...
Elle me regarda telle une statue qui n'exprimait aucun sentiment pendant un certain moment avant que ses yeux comprennent ce que je voulais dire. Ils s'embrumèrent et elle secoua violemment la tête, signe de refus. Il eut un poing dans mon coeur, qui se comprima me rendant plus vivante que jamais. C'était ce que je redoutais le plus depuis qu'Emmett m'avait dit qu'on partait vivre chez notre père. Laisser Alice derrière moi était dur à faire mais je n'avais pas d'autre alternative. Elle ne pouvait pas venir avec moi et je ne pouvais rester ici sous risque de partir aussi mais accompagnée de ma mère et de mon beau-père, perspective qui était moins charmante.
-Tu... Je... Non! Tu ne peux pas... Reste... Balbutia-t-elle en larmes à présent.
Ne pleure pas Swan! Je te l'interdis! Je baissai la tête et elle se mit à hurler contre moi, comme je l'avais prévu mentalement.
-TU PEUX PAS ME FAIRE CA! TU NE PEUX PAS ME LAISSER TOUTE SEULE! NOTRE PROMESSE N'ETAIT QUE DES PAROLES EN L'AIR POUR TOI?
La promesse... Nous l'avions faite le jour de nos 7 ans, aprés son anniversaire, alors que je restais dormir chez elle, comme très souvent. « Promets-moi, Bella, que nous resterons toujours amies et qu'aucune de nous 2 ne laissera tomber l'autre. » Avait-elle murmuré dans la nuit noire. « Je te le promets Lili. » Je ne pourrais tenir cette promesse, j'allais la rompre au moment où l'avion décollerait pour Seattle.
-Je suis désolée Lili, chuchotai-je les larmes aux yeux. Désolée...
Elle me regarda avec des yeux noirs, rougis par le flot de larmes incessant et elle prit les jambes à son cou et claqua violemment la porte sur elle, me laissant seule avec mes Démons.
Flashback 3
Les cours étaient finisavec 1 heure d'avance à cause d'un prof qui était tombé malade la veille. Ce dontje ne me plaignis pas car c'était le prof de math. L'heure de cours de moins voulait dire 1'heure de plus de Jacob et,ça, ce n'était pas négligeable. On se voyait si peu à cause de mes études et lui de son travail de mécanicien, alors que la chance était avec nous et bien on se sautaitlittéralement dessus jusqu'au lendemain matin. Je courus jusqu'à ma camionnette rouge, que mon père avait acheté au père de Jacob, Billy, lorsque j'avais eu mon permis de conduire, et filaisjusqu'à chez moi. En regardant le ciel, un sourire se dessina sur mes lèvres, il faisait beau à Seattle pour une fois et la journée ne pourrait que bien se passer aprés que Dame Nature accepte de nous donner de sa chaleur. Rapidement, je me trouvais en face de l'immeuble dans lequel nous vivions Jacob et moi depuis quelques mois, un coup de coeur commun. Il était situé dans un coin assez reculé de la ville, sans superflu,ni centre autour mais son vieilâge, sa finesse et son calme m'avait séduite à la seconde où j'avais franchila porte. Je grimpai les 4 étages à pieds, l'ascenseur étant encore en panne. Ce n'était pas comme si je n'étais pas habituée. Avec un grand sourire, j'inséraisma clef dans la serrure et effectuaisdeux tours à droite pour revoir mon Jacob.
-C'est moi! Dis-je tout en lançant les clefs sur la table du salon.
Je regardai autour de moi et fronçai le sourcils d'incompréhension quand je vis un sac à main rouge flash sur le canapé et le tee-shirt que portait ce matin Jacob, sur le plancher en une grosse boule. Je déglutis difficilement alors que des milliers de scénarios passaient dans ma tête mais un me paraissait plus concret. Seigneur, je vous en supplie ! Faitesque ce ne soit pas ça! J'entendis des bruits dans la chambre et mes mains tremblaient violemment, frêles, contre mon corps. Se pourrait-il qu'Alice ait raison? Sa théorie sur Jacob pouvait-elle être vraie? NON! Jacob m'aimait, il me le disait, me le susurrait presque tout le temps alors pourquoi ma peau frissonnaitde peur sous les bruits? Je marchaisd'un pas lent vers notre chambre conjugale, celle où j'avais eu de très bonsmomentsensa compagnie, aussi bien la nuit que le jour... Pourquoi...? Tremblante, je posai ma main sur la poignée quand les bruits se firent plus... compréhensibles.
-JACOB! OUI! Cria une voix de femme en pleine extase.
-Lau... Lauren, balbutia Jacob en grognant.
Sans que je m'en rende compte, des larmes coulaient sur mes joues et mon cœur ralentissait dans ses battements fous. Jacob ne m'aimait pas, Jacob me trompait... Alice avait raison depuis le début... Des frissons me parcourent l'épiderme, comme pour me signaler de réagir, de faire quelque chose mais mon cerveau en décida autrement en m'ordonnant de rester comme j'étais, figée comme une statue sans cœur.
-Wow... Murmura cette Lauren avec un plaisir certain. C'était trop bon mais je devrais être habituée, non?
Je devrais être habituée? Ce... Ce n'était pas... la première fois? Mon cœur se fissura en 1 000 morceaux et je pouvais presque entendre ses débris s'effondrer sur le sol, juste devant la scène où se trouvait mon propre cauchemar. J'avais eu confiance en lui, je lui avais donné tout l'amour que j'avais alors que j'ai cru que ce sentiment n'était pas pour moi et lui... lui il me faisait ça? À moi?Qu'est-ce que j'avais bien pu avoir fait pour mériter cela?
-Qui te dis que c'est la dernière fois que tu ressens ça? Susurra Jacob à cette fille, que je qualifierai plus comme une... une garce, pétasse ou péripatéticienne! Pour être polie alors que l'envie de l'insulter de tous les noms étaient franchement tentant.
Les gémissements repartirent de plus belle quand mon cerveau m'ordonna d'ouvrir cette porte dans un grand coup, violent qui firent sursauter les 2 amoureux dans mon lit. Car c'était moi qui avait payé ce fichu lit où il prenait du bon temps, depuis pas mal de temps apparemment. Elle poussa un cri de peur tout en cachant sa monstrueuse poitrine avec ses bras alors que Jacob me regarda un instant, surpris et peiné. Peiné? Mais qu'il aille se faire voir ce salaud!
-Bella... Souffla-t-il.
Je le regardai une dernière fois, jetai un regard méprisant à cette fille qui nous regardait successivement en ayant la bouche ouverte de stupéfaction. Se pourrait-il qu'elle ne sache pas pour moi ? Ah bah, encore mieux tiens! Je tournai les talons, laissant tout ce que j'avais, jusque là, donné à ce pauvre con avec, alors qu'il m'appelait derrière mon dos. Je descendis les escaliers 4 à 4, en pleurant toutes les larmes de mon corps pour ce gros con et je manquai bien évidemment une marche pour m'étaler sur le sol du rez de chaussée. Une main chaude me releva et je me retournai pour voir Jacob vêtu d'un jean. Il me regarda intensément, comme pour me dire quelque chose mais tout ce que je voulais, c'était partir pour ne plus jamais le revoir.
-Bella, commença-t-il, laisse-moi t'expliquer...
-T'EXPLIQUER? Criai-je à me briser les cordes vocales. QU'EST-CE-QUE TU VEUX VRAIMENT ME DIRE JACOB? QUE TU ES DESOLE? QUE TU N'AS PAS REFLECHI AVEC TA TETE MAIS AVEC CE QUE TU AS ENTRE LES JAMBES?
-Non, je... Je...
-TU QUOI? Repris-je plus belle. TU QUOI JACOB?
Il me regarda de nouveau, les yeux remplis de quoi exactement? De chagrin? De peine ? De regret? Et bien, qu'il aille se faire voir avec ses excuses, qu'il aille au Diable! Je voulus m'en aller de nouveau mais il me retint par la main. Mon sang fit 1/4 de tour alors que ma main atterrisse brutalement sur sa joue gauche et que sa tête décolla par la violence de l'impact. Il me relâcha de suite et posa une main choquée sur sa joue.
-Ne me parle plus Jacob, ne me regarde plus, n'essaye même pas de renouer le contact avec moi, c'est bien clair? Maintenant, retourne avec ta pétasse, je crois que tu lui dois des explications à elle aussi.
Je partis pour de bon, laissant Jacob en plan et la première chose que je fis, lorsque je pris une chambre d'hôtel, pour avoir un endroit où dormir ce soir, fut de me recroqueviller sur moi-même et pleurer jusqu'au lendemain matin.
Fin des Flashbacks
Ses souvenirs, que je ne voulais pas voir remonter à la surface, me hantaient de nouveau. C'était les 3 pires choses qui m'étaient arrivées, en oubliant les quelques tracas de la vie quotidienne. Je ne parlais jamais de ça, ou ne faisais aucune allusion dessus mais mon cerveau avait choisi de me torturer un peu plus, sous la pression de la peur qui me rongeait de l'intérieur.
Mon déménagement de Phœnix chez mon père. Ma mère et mon beau-père n'étaient pas venus nous accompagner, ni nous dire au revoir ce jour-là, nous n'existions plus pour eux et Emmett et moi avions fait de même. C'était un sujet tabou et il le restera jusqu'à la fin de mes jours.
Mes au revoir avec Alice. J'avais cru jusqu'au dernier moment qu'elle ne viendrait pas mais Emmett m'avait fait montrer du doigt une petite fille tout en cheveux noirs sur la tête courir vers moi et m'écraser entre ses petits bras protecteurs. Elle était venue avec ses parents, nous dire au revoir une dernière fois et avaient été outrés lorsqu'ils remarquèrent que Renée et Phil n'étaient pas avec nous alors qu'Alice crachait son venin contre eux. Elle m'avait supplié de toujours donner de mes nouvelles, ce que j'avais fait jusqu'à ce qu'un beau matin, je la voie devant le lycée de Forks avec un grand sourire.
Ma rupture avec Jacob. Ça, je m'en souviendrais jusqu'à la fin de ma vie. Malgré l'ordre de ne plus venir me voir ou même de renouer le contact avec moi, il avait réussi à me retrouver le lendemain alors que je me trouvais dans un hôtel, et m'avait supplié de lui pardonner. Qu'il n'avait pas réfléchi à ses actes et bla bla bla... Je lui avais dit d'aller se faire voir, puis j'étais partie récupérer mes affaires dans notre ancien appart et je m'étais installée chez Emmett qui n'avait pas osé me poser de question sur mon humeur. J'avais mis 1 mois, 1 mois avant de tout déballer à Alice et à mon frère qui, pour ce dernier, avait été lui régler son compte une bonne fois pour toute, chose que je ne regrettais pas.
Ne pense plus à ça Swan! Tu m'entends? C'est ta conscience qui te parle alors ferme-là! J'aurais voulu l'écouter mais mes maux de tête reprirent de plus belle me faisant gémir de douleur, l'arrière de mon crâne me faisait énormément souffrir ces derniers temps et, plus d'une fois, j'avais fondu en larmes sous la douleur. Je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait, cette douleur, ces pertes d'équilibre, ces vomissements aussi... Je n'en pouvais plus, j'étais fatiguée, inerte, amorphe et tout ce que je voulais quand je me réveillais le matin, c'était de me rendormir aussitôt et lorsque je me couchais le soir, c'était de ne jamais me réveiller pour que mon corps reprenne un peu de force. Mais chaque matin, je me levais pour sommeiller toute la journée ou pour passer mes nerfs sur quelqu'un et, chaque matin, j'étais réveillée par mon réveil qui m'indiquait que j'étais toujours vivante. Triste pensée, n'est-ce-pas? Mais je ne me qualifiais pas d'optimiste, plutôt de défaitiste ce qu'on me reprochait très souvent depuis tout jeune. Mais lorsque la situation vous dépassait, lorsque vous sentez que vous perdez le contrôle de vous-même, vous reste-t-il un brin d'optimisme
POV Charlie
-Non papa, c'est Bella...
Bella? Qu'est-ce que Bella avait pour mettre Emmett, ce jeune homme si robuste, dans un état pareil? Pendant un instant, j'eus la folle pensée de me dire qu'il lui était arrivé quelque chose de grave, qu'elle était à l'hôpital ou... ou morte. Je repoussais cette pensée. Non, ma fille n'était pas morte, je ne le permettrai pas!
-Qu'est-ce que... Bella... Qu'est-ce qui se passe? Demandai-je d'une petite voix.
-Elle... est malade papa... très malade mais elle ne veux rien savoir...
Bella. Très malade. C'était tout ce que mon cerveau avait enregistré en cet instant. Ma fille, la prunelle de mes yeux, ma vie, ma Bella,malade. Je savais qu'Emmett ne téléphonait pas simplement parce que sa sœur avait attrapé un rhume, ce n'était pas son genre. Je savais que c'était quelque chose quiavait plus de conséquence que ça, quelque chose qui me ferait perdre Bella. À cette pensée, je sentis un poing invisible contracter mon coeur, douloureusement, et je dus m'asseoir sur la première chaise que j'avais à portéede main pour ne pas m'effondrer sur le sol de la maison. Ma Bella...
-Papa? S'enquit Emmett d'une voix toujours aussi chevrotante.
-Je suis toujours là, murmurai-je difficilement alors que ma seule envie de faire les kilomètres qui me séparaient de ma fille pour la prendre dans les bras. Qu'est-ce... Qu'est-ce qu'elle a?
-Je l'ignore, me répondit mon fils. Tu sais comme elle est têtue! Elle ne veut rien savoir sur son état de santé mais je ne suis pas fou et Alice non plus, elle ne va pas bien et ce n'est pas une grippe ou je ne sais quoi!
Emmett commençait à s'énerver à l'autre bout du fil et je savais que le fait que sa sœur fermait les yeux sur elle-même, sur sa santé, l'énervait au plus haut point et, pour l'instant, il n'était pas le seul dans ce cas-là. Pourquoi Bella ne disait rien? Pourquoi est-ce que c'était Emmett qui m'appelait pour m'annoncer ça alors que ça aurait dû être elle? Pourquoi je sentais ce fourmillement inconnu me traverser l'épiderme? La réponse était simple et évidente: j'avais peur de perdre Bella et mon fils par la même occasion, car aucun d'eux ne peut vivre sans l'autre. Je l'avais souvent remarqué par le passé, aprés qu'ils soient, tous les 2, venus s'installer à la maison à cause de Renée et Phil. Inséparable. Protecteur. Un amour fraternel était venu s'incruster en eux et jamais ça ne s'éteindra.
-Je... Je vais venir à Seattle... Pour lui parler, annonçai-je sans vraiment réfléchir à mon acte.
-Papa, murmura Emmett, tu ne peux pas faire ça... Il y a des gens qui comptent sur toi en ce moment. L'enquête ne va pas se faire sans toi et tu le sais!
-Mais... Mais c'est ma fille Emmett! Ta sœur! Elle est plus importante que n'importe quelle enquête! M'emportai-je faisant valser un verre prés de l'évier.
-Je le sais bien ! Répliqua Emmett haussant la voix. J'aimerais que tu viennes aussi mais des gens comptent sur toi pour arrêter ce tueur fou ! Mais fais ce que tu veux, même si tu lui parles, ça ne changera rien du tout. Je dois y aller. A plus !
Il raccrocha sans plus de cérémonie. Il était en colère, le ton de sa voix ne pouvait pas dire autre chose que cela. De la colère, de la peur, il n'y avait qu'un pas entre les 2. nous avions la même peur, la même souffrance, le même chagrin. Celui de perdre Bella...
POV James
Elle avait été au-delà de mes espérances et, pourtant, j'avais toujours soif. Pourquoi? Une part de moi-même n'était pas satisfaite de tout cela, j'en voulais plus, toujours plus mais je devais attendre, encore attendre... Chose que je détestais par dessus tout! Ou je devrais me contenter de ma tendre Victoria pour cette nuit, celle qui me donnait un plaisir ultime à chaque fois qu'on se voyait. Ma douce Victoria... Je me sentis sourire lorsqu'on me rapporta mon déjeuner que j'avais commander plusieurs minutes auparavant, par une jeune femme assez jolie et qui paraissait aussi timide que prude vu son comportement.
-Et voici pour Monsieur, me dit-elle doucement.
-Merci belle Demoiselle, susurrai-je.
Elle me regarda et cligna plusieurs fois des yeux avant de me rendre mon sourire, signe qu'elle avait compris mon message. Elle partit à une autre table, pour une autre commande et mes yeux la détaillèrent un instant. De belles jambes sans pour autant être immenses, de taille moyenne, de longs cheveux couleur blé attachés en une longue tresse qui descendait jusqu'à des fesses fermes et qui me faisaient envie rien qu'au regard et une chute de rein qui pourrait me satisfaire jusqu'à en hurler à la lune. J'essayais de contenir un grognement sauvage alors que mon pantalon de ville noir se déforma sous mon agacement. Je posai les yeux sur mon déjeuner que j'avalai par automatisme et non par envie parce que ce que j'avais envie, là tout de suite et maintenant, était le fruit du pêché, un plaisir charnel ultime que Dieu m'envoyait sauver. Je me calmais un temps soit peu alors que j'engloutissais mon hamburger/frites à la va vite sans pour autant être vraiment pressé de partir loin de mon salut, de cette jolie jeune fille innocente qui m'était destinée même s'il ne m'avait toujours pas parlé. Après avoir repoussé mon plat d'un geste las, j'entendis une conversation qui m'intéressa en tout point et je tendis l'oreille de plus prés...
-Tu as vu ça? Il a encore tué une fille ce malade! S'énerva un homme aux cheveux bruns et gras.
Tuer? Moi? Je ne tuais pas, je l'ai sauvée du pêché originel parce que Dieu me le disait.
-La cinquième en quelques semaines, c'est horrible... souffla l'autre.
N'ayez pas peur pour elle, elle est au côté de Dieu maintenant, dans un endroit tout en lumière et en finesse, libérée de toute peine, colère et tentation...
-Ses parents étaient dévastés quand je suis venu leur dire mes condoléances hier matin. Henry m'a dit que sa fille était méconnaissable à cause des coups...
-Tu connaissais la famille de cette fille? S'enquit l'autre.
-Oui... Il venait de temps en temps à mon garage à cause de sa vielle voiture toute rouillée. C'est triste pour lui, c'était une bonne gamine, elle venait me donner un coup de main que mon stagiaire était pas là, elle était douée.
Oh que oui, elle était douée, très douée même... Elle m'avait donné un plaisir sans fin, je tombais rarement sur des femmes comme elle, capable de me combler au premier nuage de Paradis, très rarement. Elle avait été parfaite, dans tous les sens du terme. Lentement, je me retournais vers les 2 hommes qui discutaient à mon sujet et je crispais un sourire poli sur le visage.
-Excusez-moi Messieurs, dis-je sans l'ombre d'une hésitation.
Ils se retournèrent vers moi, étonnés de mon intervention.
-Oui? Demanda l'homme aux cheveux gras.
-Est-ce que je peux vous emprunter votre journal, s'il-vous-plait? Avec mon travail, je n'aie pu l'acheter moi-même ce matin.
Les 2 compères se regardèrent plus surpris qu'autre chose avant que le brun me tende le journal avec un sourire franc. Je le lui rendis et plongeai rapidement dans les nouvelles du jour. Déficit des États-Unis, le Président qui parle à l'assemblée, attentat à Bagdad... HA! Meurtres à Forks...
Réaction à Forks
La violence fait rage à Forks. Depuis quelques semaines, cette petite ville tranquille subit les vices d'un meurtrier ayant soif de meurtres et de sang. En effet, un cinquième cadavre a été découvert dans la forêt, dans la nuit du 4 octobre. Mutilée, violée et torturée, la jeune femme, Ginny Welkins est morte suite à ses nombreuses blessures. Après l'insistance des journalistes, le chef de la police de Forks chargé de l'enquête, le Chef Charlie Swan, a répondu à nos questions afin de calmer toute une population affolée par le « Tueur Olympique »:
«Toute la ville doit garder son calme, bien que les évènements ne prêtent pas à ce sentiment-là. La police de Seattle ainsi que des villes avoisinantes travaillent sur cette affaire avec la nôtre. Aucune piste n'est négligeable, le tueur en question doit connaître la région, sûrement vivre dans les environs sans pour autant faire d'histoire autour de lui. Je demande que les jeunes femmes, étant les cibles de ce tueur, ne tardent pas trop la nuit et prennent garde à qui elles adressent la parole, il pourrait dire n'importe quoi pour assouvir ses envies de meurtre. Je sais que c'est difficile comme restriction mais j'ai moi-même une fille et si j'étais dans votre cas, chers parents ou amis, je ferais tout pour dissuader ma fille ou mon amie de mettre les pieds dehors par les temps qui courent. Nous mettons toutes nos forces en commun pour retrouver ce malade, et je fais la promesse de mettre tout en œuvre pour mettre cette ordure en prison dans les plus brefs délais. Maintenant, je voudrais m'adresser à l'homme en question: Si tu lis ce journal, ce qui doit être le cas, sache que la chasse à l'homme est ouverte et que, où tu te caches, saches que je te retrouverai.»
Oh... Comme ça, le Chef Swan croyait m'arrêter dans les plus brefs délais? Voilà que tout devenait plus divertissant, surtout qu'il avait une fille. Mmm... Un peu de piment était le bienvenu et rendait le jeu plus distrayant. Avec des remerciements polis, je rendis le journal aux 2 hommes lorsque la jeune fille aux cheveux de blé vint débarrasser ma table avec un peu de rouge aux joues. Quelle jeune fille si innocente... Elle apporta sa bassine remplie de couverts et d'assiettes sales à la plonge et je surpris son regard se braquer vers moi alors que je tressaillis par la voix dans ma tête. Elle paraissait lointaine, autoritaire, mais pleine de sagesse, un appel de Dieu...
-Sauve-là, James... Tu sais que c'est ton devoir... Sauve-là pour qu'elle ait la rédemption de ton Dieu... Rapporte-là à la droite du Seigneur...
Mon regard se porta sur la jeune femme en question et elle rougit de nouveau sous mes yeux. Son temps était venue...
POV Bella (Suite du 1er POV)
Mais lorsque la situation vous dépassait, lorsque vous sentez que vous perdez le contrôle de vous-même, vous reste-t-il un brin d'optimisme?
Non, il n'y avait plus rien, je n'avais plus rien, pas en ce moment. J'étais un corps sans âme, sans cœur qui flottait dans la dérive entre 2 eaux.
Je pouvais sentir les battements de mon coeur devenir plus rare, mes maux de têtes revenir à la charge, plus forts que jamais, les tremblements posséder mon corps, comme de violentes convulsions et tout devenir noir autour de moi. Je n'étais qu'une ombre au-dessus de moi-même, un flottement de particules au-dessus d'un corps pris de convulsions alors que son coeur émettait des sons de plus en plus critiques. Il ralentissait signe qu'il quittait ce monde pour un autre, quelque part où il n'y avait plus cette douleur, ce cauchemar, cet endroit noir que je voulais fuir.
Douleur...
Souffrance...
Peur...
Terreur...
Noir...
Froid...
Mort...
Ce furent les dernières pensées concrète que j'eus avant de sombrer dans l'inconscience...
POV Alice
Oh et puis zut! Morte pour morte, je vais chez Bella aprés les cours! Telles étaient mes pensées quelques minutes avant que la sonnerie des cours de stylisme retentit dans l'académie.
-N'oubliez pas que pour votre collection Automne/Hiver, il ne vous reste plus que 2 semaines avant que le concours soit fermé, nous prévint Madame Valger.
Oh, j'ai pas du tout fini! J'ai commencé mais je trouvais que ce n'était pas à ma juste valeur alors j'ai tout arraché et jeté à la poubelle. Je vais devoir plancher dessus ce soir et... On revient sur Terre Brandon! On avait dit aller voir Bella alors tu magnes tes fesses jusqu'à son appart! Oui, Bella d'abord, c'était une priorité. Faute d'avoir le permis, parce que je m'emmêlais les pinceaux avec le frein à main, les freins, l'accélérateur ou le volant, je dus presque me jeter sous les roues du bus pour qu'il daigne remarquer que j'étais là. Crétin! À l'arrêt de bus de Bella, j'eus le choix de recevoir une bourrasque violente en pleine face et une pluie démentielle. Génial et moi qui n'avais pas mon parapluie, mes cheveux vont boucler! (*) Je courus de nouveau jusqu'à son appartement où je sonnais comme si ma vie en dépendait mais personne ne m'ouvrit ou me héla de la fenêtre pour me dire que c'était pas le quart d'heures. J'ai un mauvais pressentiment tout à coup... Par chance, j'avais fait un double des clefs de son appart, sans qu'elle le sache, et j'entrai dans le hall. Je sentis ma peau frissonner et mes mains trembler. Un très mauvais pressentiment. Alors que je montais les escaliers lentement, encore essoufflée par ma course sous la pluie, les images de Bella, récemment, me vinrent en tête: son teint pâle, sa fatigue, ses tremblements, ses mains qui se paralysent... Bella! Je fis un sprint jusqu'au troisième étage, me battant contre cette fichue serrure de malheur et, quand j'eus la victoire contre celle-ci, ce que je vis me donna envie de crier et de pleurer en même temps, ce que je fis à la seconde où je le pensai.
-BELLA! Criai-je en accourant vers elle.
Elle était étendue sur le sol de sa cuisine miteuse, toute blanche, prise de violentes convulsions sous mes yeux alors que les siens tournaient dans leurs orbites. J'essayais de la maintenir en place mais ma vue s'embrumait à cause des larmes qui coulaient à flot sur mes joues en voyant ma meilleure amie comme cela.
-Ne me quitte pas Bella, tu m'entends? Reste avec moi! Je... je vais appeler une ambulance...
Mais pourquoi je n'avais pas pensé à ça plus tôt! Mais j'étais vraiment idiote comme fille! Je ne voulais pas la quitter comme ça, même d'un millimètre mais ma conscience me hurlait dessus pour que je le fasse. Tremblante alors que les spasmes de Bella reprirent de la vigueur, je composai le 911 de mes doigts frigorifiés sous mon regard impuissant. Bella s'immobilisa d'un coup sous mon hoquet de peur mais cela ne me dit rien de bon alors, en attendant qu'on prenne mon appel, je tâtai son pouls...
-Les Urgences de Seattle, me dit une voix féminine.
-Oui... Allo? Je... Je m'appelle Alice Brandon... Je... Je suis chez une amie qui... a été prise de convulsions et...
-Calmez-vous Mademoiselle, pouvez-vous me dire l'adresse où se trouve votre amie?
-Croisement entre Boren Avenue et... Union Street (*) numéro1495... Troisième étage, soufflai-je.
-Très bien Mademoiselle, très bien une ambulance arrive dans quelques minutes mais je vais rester en ligne jusqu'à ce qu'elle avait exactement votre amie?
-Elle... Elle... Je suis venue lui rendre visite aprés les cours et... Bella était allongée sur le sol de sa cuisine prise de convulsions mais... ça s'est arrêté il y a quelques secondes... Je...
-D'accord, reprit-elle alors que le pouls de Bella était toujours immobile prés de moi, les yeux retournés dans leurs orbites, pouvez-vous me dire si elle a un pouls?
Je touchai le cou de Bella, juste à sa clavicule et je ne sentis rien, absolument rien, le néant total... Je poussai un cri et jetai mon portable au loin alors que la femme criait aprés moi. Bella, non ! Je fis appel à toute ma mémoire pour me rappeler des cours de secourisme, n'importe quoi pour que son coeur rebatte de plus belle. Je posai mes mains où il y avait son coeur, surplombait une main sur l'autre tout en croisant mes doigts et commençais un massage cardiaque comme dans mes souvenirs. 1, 2, 3... 25, 26, 27,... 44, 45, 46... 58, 59, 60... J'ouvris la bouche de Bella et soufflai de l'air dedans pour que ses poumons se remplissent d'oxygène et refis le même travail jusqu'à ce que j'entende les sirènes de l'ambulance venir au loin... (*)
POV Carlisle
-Vérifiez ses antécédents médicaux, ainsi que familiaux et donnez-moi un diagnostic dans les plus bref délais, Jane, ordonnai-je.
-Très bien Docteur Cullen, me répondit-elle avant de s'engouffrer à l'étage 3.
Mon Dieu, quel journée alors qu'il n'était que 16h50! Qu'est-ce que ça va donner à 3h du matin? Je ne savais pas mais je n'avais pas très envie de connaître la réponse. J'étais à l'étage 1, les urgences le lieu de l'hôpital le plus dense et dynamique. J'étais là depuis ce matin, 6h00, et ça n'avait pas arrêté depuis. Un enfant qui avait la jambe cassée à cause d'une mauvaise chute de vélo, une femme se coupant en cuisinant, juste au niveau de la Céphalique (*) ou encore un jeune homme qui avait voulu impressionner je ne sais qui en mangeant des produits périmés depuis plusieurs semaines. Alors que je m'apprêtais à aller voir ce jeune homme en question, Seth, un Interne m'interpela d'urgence:
-Docteur Cullen, on a besoin de vous à l'entrée des urgences.
Je le suivis en courant, bien que j'étais trop vieux pour ce genre d'exercice, jusqu'aux 2 portes en métal du service des ambulances emmenant directement aux blocs opératoires où aux chambres d'attentes. Je reconnus Éric Yorkie, nouveau chez les ambulanciers. J'accourus jusqu'au brancard qui emmenait une jeune femme, pas plus vielle qu'Edward, prise de convulsion. Éric me tendit la plaque où se trouvait tout ce qu'il avait fait jusqu'à l'arrivée à l'hôpital.
-Isabella Swan, 23 ans, me dit-il alors que nous courions jusqu'à un bloc libre, son amie l'a trouvée en train de convulser sur le sol de sa cuisine. Pas d'antécédent à la drogue. Son amie lui a fait les premiers soins, massage cardiaque et bouche à bouche, mais elle est en bradycardie (*) et ses yeux ne réagissent pas à la lumière.
-Très bien, annonçai-je.
Je pris de nouveau son pouls pour constater qu'il n'avait toujours pas remonter, ses convulsions se calmèrent un temps soit peu et ses yeux roulaient dans ses orbites alors que je projetais de la lumière dessus. Elle avait de la chance que son amie était là ! Alors que nous arrivions au bloc 7, afin de calmer ses crises et la maintenir dans un état stable pour approfondir le diagnostic, j'interpelai Seth dans ma course contre la vie.
-Seth, va chercher Edward.
Je vous vois déjà devant votre écran en train de pester sur ma personne à cause de la fin mais la bonne nouvelle, chose que tout le monde attend, la rencontre Bella/Edward se fera dans le prochain chapitre afin si Bella se réveille...
Alors maintenant, les choses sérieuses commence pour tous les personnages de mon histoire et quand je dis tous, c'est bien tous.
Alice, Rosalie (Qu'on retrouvera dans le prochain chapitre), Charlie, James, Emmett, Jasper, Edward et bien évidement Bella.
D'autre feront leurs apparition dans peu de temps mais je ne vous dis pas qui, dans l'immédiat.
INFORMATION: Tout les mots en gras, à partir de maintenant, seront des termes Médicaux qui seront accompagnés d'une petite étoile (*) avec la définition en chaque fin de chapitre.
N'hésitez pas à donner votre avis,
Clairouille59.
(*) Cheveux bouclés= Alors là, ma chère Maud se reconnaîtra dans ce passage là, n'est-ce-pas?
(*)= Boren Avenue & Union Avenue= 2 rues dans le centre de Seattle, et le N1495 et bien j'ai trouvé ça dans une annonce d'appartement aux USA, si sa intéresse quelqu'un!
(*)= Les premiers soins peuvent sauver 1 vie...
(*) Céphalique= Une veine de la main qui se situe prés du pouce.
(*) Bradycardie= Rythme cardiaque trop faible par rapport à la moyenne.
