Bonjour, bonjour!

Je vais faire durer le suspense un peu plus longtemps parce que la rencontre ne se fait pas en début de chapitre...

Réponses des précédentes reviews:

-Popo: Et bien voilà le chapitre que tu attendais!

-elo-didie: Tu vas savoir tout de suite si elle va être réveillée par Edward. Et oui, James entend des voix, mais pas n'importe lesquelles!

-Maud: Pourquoi Dieu m'a donné une amie aveugle? :)

-Olivia 59350: Réaction d'Emmett de Charlie? Pas plus tard que maintenant!

-soleil83: Pourquoi tout le monde dit que je suis cruelle? (83? Dans le Sud?)

-Phika17: Un chapitre riche en rebondissement, je l'avoue. Pour ce qui est du syndrome de la page plage, j'espère qu'il ne sera pas trop long car je suis fan!

-Marion59: Merci d'apprécier ma fiction nouvelle lectrice! (59 comme le Nord?)

-Emma-des-iles974: Merci d'adhérer! (Réunion? Rien que ça?)

-MyriamSM: Salut! Tu me suis jusqu'ici, sa fait plaisir! Merci beaucoup! Hâte d'avoir ton avis son mon autre fic, bien différente de celle-ci, tu verras. Bisous!

Merci à: Aliiice, Paulipopo, Tenshi No Bakka, Arka21, ceci27, Olive Snook, cocaine06, melstef, Marion59, ulcia, Emma-des-iles974, MyriamSM et PiXiie22 pour m'avoir mise en story alert, favorite stories ou favorite author.

Merci aussi au RepertoireFic EmySandra ainsi que RepertOire-Twilight pour m'avoir répertorié! Se sont des répertoires vraiment bien fait avec des fic tout aussi bien, aller faire un tour, les liens sur mon profile.

*Avis De Recherche /!\: Si quelqu'un souhaite corriger mes fautes (Qui sont nombreuses) et devenir Bêta, laissez-moi une review avec votre demande. Merci!

*ATTENTION /!\: Scène qui peut choquer les plus jeunes, bien que je ne me fais aucune illusion sur l'âge de certaines lectrices, donc passer si vous ne voulez pas la lire.

Je vous souhaite une bonne lecture,

Clairouille59.

Merci à Phika17 pour sa correction! (L)

Disclamer: Tous les personnages appartiennent à SM.

Chapitre 6 : Urgence

Samedi 5 octobre 2010

POV Rosalie

-Charles! Grondai-je. Arrête d'embêter Lili voyons!

Il était pas possible ce gosse, 7 ans et il courait déjà aprés les filles. Qu'est-ce que ça va donner à 20 ans ? Alors que j'arpentais la cours de l'école élémentaire Kaplan (*), surveillant les enfants pendant leur récréation, mes pensées n'arrivaient pas à quitter cet homme dans le magasin de vêtements. Pourquoi pensais-je tout le temps à lui ? Amoureuse ? Non, j'avais eu ma dose, alors non merci pour une deuxième fois ! Et puis, il y avait cette fille, la vendeuse aux longs cheveux bruns qui l'avait grondé en voyant qu'il me détaillait. Sa petite-amie ? Sans doute...

Je poussai un soupir à fendre l'âme quand la sonnerie retentit, trop vite à mon goût. Les enfants poussèrent des cris déçus ou de peur alors qu'ils se rangeaient comme de bons petits soldats devant leur classe. Enseignante en 2nd Gr (*), je faisais classe à de petits montres, hormis quelques exceptions qui étaient rares. Les enfants étaient soit des Anges, soit des Démons, dans mon cas, j'avais eu le droit à la deuxième catégorie mais dotée d'un sale caractère mais aussi d'un ton autoritaire, les enfants m'obéissaient plutôt bien et puis j'adorais les enfants. J'aimerais bien en avoir mais avec mon précédent petit-ami, on ne peut pas dire que tout a été rose et facile...

Flashback (4 ans plus tôt) /!\

-Rosie! Cria Royce depuis le salon.

Je me sentis frémir bien malgré moi, je n'étais pas du genre à avoir peur face à un homme mais Royce n'était plus le même, l'alcool l'avait changé pour devenir un vrai connard de première qui prenait plaisir à torturer, de la pire façon, les femmes. Certaines étaient fragiles psychologiquement mais d'autres des poings pouvaient les défigurer à tout jamais mais pas simplement sur le corps, le cœur y prenait un coup aussi. J'avais 19 ans, en prépa pour devenir professeur des écoles, mon rêve depuis gamine. J'avais une vie à peu prés bien sauf quand je rentrais le soir à la maison, mon Paradis devenait Enfer.

-Rosie chérie! Tu ne viens pas dire bonjour à ton mari? Insista-t-il.

Mari ? Tu parles ! Plutôt mourir que de devenir sa femme, aussi riche soit-il ! À contre cœur, je marchai vers le salon de sa luxueuse villa de Seattle achetait par les bons soinsde papa et maman King, qui me détestaient entre parenthèses, pour que leurs fils aitplus d'autonomie. En clair, pour qu'ilsn'entendentpas leurs fils jouir avec je ne sais quelles filles du jour ! Comme si je ne le savais pas, il était tellement pas discret que ça frôlait le handicape sexuel. Notre relation avait été parfaite... au début, avant qu'il ne me dévoile son vrai visage. L'alcool, la drogue et les filles d'un soir le changeaient du tout au tout, me dégoutant au plus haut point. Pourquoi je ne le quittaispas ? Je l'avais déjà fait... une bonne dizaine de fois mais il revenait toujours, avec de jolie roses à la main et des excuses bidons et,comme une idiote, je revenais. Jasper, mon frère jumeau, ne le savait pas, j'avais tout fait pour qu'il ne sache rien car,malgré qu'à première vue, il soit calme et posé, quand ça parlait de moi il devenait une vraiefurie. En ravalant ma bile, je marchai vers lui et ce que je vis ne m'étonna pas le moinsdu monde. Royce était avec une bouteille de Whisky à la main, affalé sur le canapé luxueux et les habits tout froissés. J'essayai de ne rien faire paraître mais cela ne fonctionna pas,il fronça les sourcils et jeta sa bouteille contre le mur. Je sursautai et me sentis reculer quand il avança vers moi, le regard noir de rage.

-Pourquoi tu n'es pas contente de me voir Rose? Je ne te plais plus, c'est ça? Tu vas voir ailleurs comme la salope que tu es?

Je fus choquée par ses paroles alors que mes yeux s'embrumèrent et qu'il empoigna mes cheveux d'une main violente. Un gémissement de douleur s'échappa de ma bouche et il eut un rire qui me donnait froid dans le dos. Sadique. Cruel. Inhumain. Il renforça sa prise dans mes cheveux,si fortement que je dus me mettre sur les pointes des pieds pour ne pas qu'il m'arrache le cuir chevelu.

-Alors? Comment s'appelle le fils de pute qui se tape ma Rosie? Me demanda-t-il dans mon oreille.

-Personne Royce, je te le jure! Gémis-je de souffrance.

-TU MENS! Cria-t-il en dégageant une effluve d'alcool répugnante.

Il me projeta contre un vieux meuble et ma cuisse reçutle coin de celui-ci. Je m'effondrai au sol, en pleursalors que je m'étais promisede ne pas lui donner cette joie. Enfuis-toi ! Me hurlaitmon subconscient mais,avant que je ne réagisse, je fus àgenoux devant lui avec toutes les larmes de mon corps qui coulaient sur mes joues. Ça recommençait, tout recommençait et je ne pouvais faire marche arrière. Pourquoi n'avais-je rien dit à Jasper ? Pourquoi ne l'avais-je pas écouté lorsqu'il me disait que ce n'était pas un homme bien pour moi ? Pourquoi l'avais-je insultéde tousles noms sous ses paroles ? Je pleuraisencore et encore, alors que Royce,devant moi, me dominait de toute sa taille avec un sourire satisfait aux lèvres.

-Maintenant ma jolie, me dit-il en enlevant sa chemise de son pantalon, tu vas me prouver qu'il n'y a personne d'autre que moi, tu as compris?

Je déglutis alors que je voyais une bosse déformer son pantalon, ce qui me donna immédiatement la nausée. Non, il ne pouvait pas me faire ça... NON ! Je le vis défairesa braguette sous mes yeux apeurés, écarquillés par la peur de ce qu'il allait me faire. Il se trouva en boxer, avec toujours ce sourire aux lèvres que je mouraisd'envie de lui faire ravaler mais j'étais trop hypnotiséepar ce qu'il allait me dire de faire. Je savais qu'il étaitétrange dans ses demandes lorsque nous faisions l'amour ensemble mais il ne m'avait jamais forcé jusque là...

-Satisfaite de ce que tu vois? Parce que tu sais ce que tu vas me faire, n'est-ce-pas? Sourit-il alors que la bosse devint plus proéminente.

La nausée arrivait alors qu'il fit descendre son boxer montrant son érection qui me dégouta. Son sexe tendu mefit voir des étoiles devant les yeux car j'étais sur le point de tomber dans les pommes sous la menace. J'acceptaisses insultes, ses coups et ses rabaissements constantsmais pas ça, je ne pouvais pas,alors je me mis à pleurer à chaudeslarmes mais c'était sans compter sur les grammes d'alcool dans le sang, ilempoigna mon visage, l'approchant dangereusement deson sexe en érection.

-Montre-moi ce que tu sais faire avec ta bouche ma Rosie. ALLEZ!

Ses yeux n'étaient que 2 fentes abyssales de désir, de domination et de sadisme. Je pouvais voir mon Enfer personnel dedans, m'y plonger, m'y perdre à tout jamais. Alors, dans un élan de pure soumission, de peur et d'abandon, je pris son sexe en bouche et fis ce qu'il me demanda sans plus de larmes. Ses doigts raclèrent la racine de mes cheveux pour enfoncer plus son membre dans ma bouche, jusqu'au fond de ma gorge. J'eus un haut le cœur alors qu'il prenait un plaisir certain. Je me dégoutais pour ce que je faisais mais j'avais tellement peur des représailles que je ferais n'importe quoi pour rester encore en vie jusqu'au lendemain matin. Royce grogna de plus en plus fort, signe que ma torture allait bientôt finir et, en 3 jets, il jouit dans ma bouche en criant mon prénom. Il se retira de moi, avec un soupir satisfait alors que sa semence était toujours dans ma bouche, liquide visqueux, écœurant, objet de son plaisir malsain envers moi.

-Je savais bien que tu étais bonne pour ça, susurra Royce en me relevant. Maintenant, commençons les choses sérieuses...

J'écarquillai les yeux d'effroi, prise de convulsionsviolentespar la peur. Je pouvais assumer, surmonter le fait qu'il m'oblige à faire une fellation mais... Je... Oh seigneur, aidez-moi ! Suppliai-je dans ma tête.

Il passa ses mains à l'intérieur de ma chemise, enlevant les pressions aux passages de ses doigts et prit mes seins dans ses paumes. Je gémis de douleur par la force qu'il utilisait sur moi, si forte qu'elle me fit pleurer de terreur.

-Ne sois pas si prude ma jolie, me dit-il prés de moi, je sais que tu es une vraie...

Il ne finit pas sa phrase car je crachai sur lui ce qu'il m'avait mis dans la bouche. Il en reçut sur les yeux, l'aveuglant pendant quelques secondes, qui me suffit à partir en courant afin de sauver ma peau. Il cria sous la surprise et sûrement à cause de la colère puis agita les bras dans le vide, essayant de m'attraper. J'attrapai mes clefs sur une console dans l'entrée alors que Royce reprenait conscience.

-ESPECE DE SALOPE! Hurla-t-il à plein poumons. TU VAS ME LE PAYER!

Je me débâtai avec la serrure mais je fus attraper par une masse chaude, en sueur et plus forte que moi. Il me fit tomber sur le sol et je criai à me briser les cordes vocales pour que quelqu'un m'entend mais il bâillonna ma bouche d'une de ses mains. Son regard était devenu noir, signe que j'allais être puni pour ce que j'avais oser lui faire. Il se mit à califourchon sur moi, toujours son membre à l'air et il partit d'un rire sadique. Je vous en prie...

-Où croyais-tu partir pétasse? Me dit-il. J'en aie pas fini avec toi...

Je me débâtai avec la serrure mais je fus attrapée par une masse chaude, en sueur et plus forte que moi. Il me fit tomber sur le sol et je criai à me briser les cordes vocales pour que quelqu'un m'entende mais il bâillonna ma bouche d'une de ses mains. Son regard était devenu noir, signe que j'allais être punie pour ce que j'avais osé lui faire. Il se mit à califourchon sur moi, toujours son membre à l'air et il partit d'un rire sadique. Je vous en prie...

-Tu aimes, n'est-ce-pas? De toute façon, c'est tout ce que tu sais faire, baiser et rien d'autre!

Je pleurai de nouveau, me débâtai mais ce fut de trop, pour moi et pour mon corps, car alors qu'il enleva ses doigts et qu'il écarta mes cuisses afin de me pénétrer en un coup de rein brutal, je sentis que je sombrais peu à peu dans l'inconscience.

Fin du Flashback /!\

Je m'étais réveillée toute nue avec Royce qui ronflait à mes côtés. J'avais regardé les traces sur mon corps, rouges et violents par endroit. J'avais eu une affreuse douleur au niveau de mon sexe ainsi qu'à ma poitrine, là où je vis les traces de ses doigts, rougis. Je m'étais mise à pleurer tout en me rhabillant le plus doucement possible afin de ne pas le réveiller. J'avais foncé droit chez Jasper à qui j'avais tout raconté avant de sombrer à nouveau. Le lendemain, Royce était arrêté par la police pour violence aggravée et viol, il avait écopé de seulement 5 ans de prison, il sortira l'année prochaine. Je ne pus réprimer un frisson à ce constat parce que, cette nuit là, il m'avait tout pris. Après le viol, Jasper m'avait emmenée à l'hôpital où Carlisle, le père du meilleur ami de mon frère, Edward, m'avait annoncée que j'avais peu de chance d'avoir des enfants plus tard. J'avais pleuré pendant des jours et, même maintenant, je sentis les larmes couler sur mes joues.

-Pourquoi vous pleurez, Maîtresse? Demanda une élève.

-Pour rien, Louise, pour rien, répondis-je. Bon, qui veut commencer la lecture?

Plusieurs mains se levèrent et je me sentis sourire malgré le chagrin. Je n'avais plus jamais eu de petit-ami aprés ça, je n'avais pas pu m'approcher d'un homme sans pousser un hurlement, ça faisait 4 ans que je n'avais pas fait l'amour avec un homme. Je ne pouvais pas, c'était au-dessus de mes forces, alors que l'envie de me sentir désirée et aimée me revenait de temps en temps.

Alors pourquoi pensais-je à cet homme dans le magasin de vêtements presque constamment depuis des semaines?

POV Emmett

-On avance le fric les gars! Souris-je alors que je gagnais ma troisième partie de cartes d'affilées.

Il y eut des grognements de mécontentement alors que je ramassais une belle petite somme d'argent. Je pourrai payer le restaurant à Bella quand j'aurai ma journée de libre afin de lui parler de tout ça. La conversation avec mon père n'avait servie à rien, c'était une mauvaise idée de l'appeler mais, au moins, je l'avais prévenu, c'était le principal. Il ne pouvait pas faire grand chose de là où il était et puis avec ces meurtres flippant qui se passaient à Forks, il était harcelé par les journalistes ou les familles apeurées. Pas de quoi se réjouir ! Je l'aimais mon père, il nous avait sauvé, Bella et moi, alors que notre mère nous abandonnait pour Phil. Si je le revois celui-là, je lui fais bouffer sa casquette de baseball par le trou du cul ! Un vrai raté ! Monsieur préférait sa carrière aux enfants de sa femme. Qu'ils aillent au Diable tous les 2, j'en ai rien à faire à présent ! Seule Bella comptait à mes yeux et,peut-être,la blonde de son magasin de vêtements...

Je secouais la tête pour remettre mes idées en place parce que si je laissais mon esprit faire des siennes, j'allais encore avoir des scènes pas très catholiques qui traverseraient ma tête. Ce n'était pas vraiment le moment, surtout qu'on était tous sur le qui vive au cas où il y aurait une alerte incendie dans le coin. Ce qui ne va pas tarder à arriver... Je n'avais jamais bien compris mais nous étions, la plupart du temps, dépassés les week-end, à croire que les pyromanes se donnaient rendez-vous ! Alors que je ramassais mes sous gagnés et que j'allais les ranger dans mon portefeuille, à l'intérieur de mon casier de la caserne, l'alarme retentit.

TUUUUUUUUUT! TUUUUUUUUUT! TUUUUUUUUUT!

Qu'est-ce que j'avais dit ? Je devrais me convertir dans la voyance, tiens ! Les mecs avec qui je jouais aux cartes se précipitèrent vers leur casier afin de mettre la tenue adéquate pour les incendies. Bottes de feu, pantalon, veste, gants, casque, lunettes de protection, et masques à oxygène avec bouteille d'air, le tout prés de 55 à 60 kilos. (*) Le temps était contre nous, pas plus de 2 minutes pour nous habiller et sortir le camion de pompier. Le chef arriva en courant, vêtu de la tête aux pieds en train de charger les camions des équipements nécessaires contre un incendie. Nous étions 15 pour cela, avec 3 camions. Oh, ce n'était pas bon signe lorsqu'il y en avait autant...

-Incendie dans l'école élémentaire Kaplan, 4 216 University Way. On fonce les gars!

Je m'accrochai à une barre d'un des camions et celui-ci démarra tout en retentissant la sirène (*) signe de notre venue. Une école, avec des enfants qui devaient être terrorisés par ce qu'ils voyaient. Faites qu'on arrive à temps... Notre chauffeur contourna les bouchons pour arriver rapidement à l'école Kaplan, de là, je pouvais entendre les sirènes (*) des ambulances présentes. J'écarquillai les yeux en voyant l'entendue des dégâts, rien qu'en quelques minutes et je frissonnai malgré la chaleur. De nombreuses personnes se trouvaient déjà dehors, mais je trouvais qu'ils étaient encore très peu pour une école élémentaire. Les flammes devaient atteindre les 10 mètres de hauteur alors que les cris d'enfants et de parents me parvinrent aux oreilles. Mon Dieu... Je sautai du camion en marche et commençai à sortir les lances d'incendies tout en ouvrant l'arrivée d'eau.

-Swan! M'appela le chef. Sort la caméra thermique (*) et mets-là en route. Maintenant!

Je m'exécutai rapidement, sortis le matériel demandé et le mis en marche. J'écarquillai les yeux lorsque je vis des ombres chaudes à l'intérieur de l'école, trop nombreuses. Des petites, signe qu'il y avait des enfants coincés dans le bâtiment et des adultes, apparemment, entourant les enfants.

-Chef! Il y a des personnes coincées au Nord-Est du bâtiment, dans le premier étage.

-Bien, les gars, on vise l'étage supérieur ainsi que le hall. On rentre à l'intérieur!

Je ne faisais pas partie de ceux-là, je m'occupais d'éteindre l'incendie avec les lances. Six gars partirent à l'intérieur du bâtiment, Jeff, David, Luka, Antoine, Christophe et Henry notre chef. Je dirigeais l'eau vers le premier étage tout en gardant un œil vers la caméra thermique. Les flammes ne cessaient de prendre de la longueur, rongeant le toit de son feu insatiable et meurtrier. Les ambulanciers aidaient les personnes et, surtout, les enfants, qui avaient survécu à l'incendie, avec des masques à oxygène ayant avalé de la fumée toxique. Je me surpris à sourire quand j'en vis plusieurs avec des hamsters, lapins ou cochons d'inde dans les bras, les animaux qui étaient dans les classes avec eux. C'est fou comme les enfants pensaient aux petites choses de la vie quotidienne, ils avaient sauvé des êtres vivants d'une mort atroce.

-Emmett! Hurla Ethan. Vise plus à droite, les gars devraient se trouvaient là!

J'obéis encore une fois lorsqu'un bout du toit s'échappa de sa structure pour s'effondrer sur le trottoir, faisant hurler les survivants, de peur. Des lances se dirigèrent vers lui alors que les policiers, arrivés, il y a peu, faisaient reculer les personnes trop prés du sinistre.

Au bout de plusieurs minutes, je vis les hommes ressortir de l'intérieur avec une vingtaine de personnes affolées et couvertes de suie. Je poussais un soupir de soulagement en me disant qu'aujourd'hui, le destin ne prendrait pas des âmes innocentes. Je fus remplacé par Pierre quand une petite fille, tenant un lapin dans ses mains, tira sur mon pantalon. Elle pleurait à chaudes larmes alors que je m'abaissais sur elle.

-Bah, alors ma jolie, dis-je en essuyant ses larmes, qu'est-ce qui t'arrive?

Elle renifla bruyamment et je me sentis sourire. Bella m'avait toujours dit que je ferais un bon père plus tard, mais je n'avais toujours pas trouvé la mère idéale.

-Ma... ma... balbutia-t-elle entre des larmes, maîtresse est encore dans le feu...

Hein?

-Tu es sûre de toi? M'enquis-je tendu comme un arc.

-O... Oui... Elle m'a aidé à sauver Coco, c'est le lapin, et aprés je ne l'ai plus vue...

Oh mon Dieu! Le destin ne pouvait pas faire ça!

-D'accord, écoute-moi, répondis-je en la prenant dans les bras pour l'emmener vers un ambulancier. Le Monsieur là-bas va regarder si tu n'as pas de bobos sur toi et, moi, je vais chercher ta maîtresse. Tu sais comment elle s'appelle?

-Ma... Mademoiselle Hale...

Je lui fis un sourire rassurant et la déposai sur un brancard que me montra un des ambulanciers. Je lui caressai la joue une dernière fois et courus rejoindre le Chef, tenant une lance.

-Chef! Il reste une personne dans l'immeuble! M'affolai-je.

-Quoi? Mais tu m'as dit...

-Je sais ce que j'ai dit! Mais une petite fille est venue me voir en disant qu'elle ne trouvait plus sa Maîtresse et vous savez que la caméra thermique peut...

-D'accord, d'accord! Vérifie sur la machine!

Il y eut une explosion dans le bâtiment et les fenêtres explosèrent à l'unisson dans un BOUM assourdissant. Je déglutis, malgré-moi, en pensant à cette femme dans les flammes. Je ne pouvais pas la laisser brûler vive, c'était au-dessus de mes forces. Je remis mon masque à oxygène et mon casque sur la tête. Le Chef me regarda un instant et quand il me vit courir vers l'endroit du sinistre, il me héla:

-Ne fais pas ça, Swan! Tu risques ta vie si tu vas la chercher maintenant!

Je savais ce qui pouvait m'arriver, à la seconde où j'avais signé mon contrat dans les pompiers de Seattle. J'oubliais tous les cris de mes collègues qui m'appelaient derrière moi et m'engouffrais dans le hall. L'escalier était à la limite de s'effondrer, l'accueil n'avait plus lieu d'être et je dus respirer à fond pour ne pas étouffer à cause de la fumée. Je dégageai la suie sur mes lunettes et montai lentement l'escalier qui tangua à mon passage. Il n'allait pas tarder à s'effondrer, surtout aprés mon passage mais je savais que les classes se trouvaient au premier étage, Alice m'avait fait accompagner un de ses petits cousins un jour et il m'avait parlé pendant tout le trajet. Il faudra que je lui envoie un cadeau de remerciement, enfin si je reviens en vie. J'entendis un « crac » venant de l'escalier et je courus comme si ma vie en dépendait jusqu'en haut. L'escalier s'effondra et prit feu immédiatement. Génial Swan, comment tu vas ressortir maintenant ?

-Mademoiselle Hale! Criai-je alors que le masque devait sûrement embrouiller mes paroles. Mademoiselle Hale!

Aucune réponse, aucun cri, aucun gémissement. Je savais intérieurement que ce n'était pas bon signe lorsque seul le bruit des flammes envahissaient le bâtiment en feu. Je marchai à grandes enjambées, évitant chaque décombres qui faisait obstacle sur mon chemin, ouvris chaque porte pour vérifier mais je ne vis toujours rien. Au bout d'un moment, je me demandais si la petite fille de toute à l'heure avait raconté cela à cause de la peur et n'avait pas fait attention aux gens autour d'elle. Je jetai un coup vers le couloir qui menait aux autres portes et il était complétement en feu, chaque flamme léchait les murs avec délice et dans des craquements sinistres. Je redoublai d'intensité dans mes recherches parce que, même si une petite voix me disait que la petite avait rêvait, j'avais le sentiment qu'elle avait raison. J'avais de petits fourmillements qui confirmèrent mes dires. L'indicateur d'oxygène dans ma bouteille m'indiqua qu'il ne me restait plus beaucoup de temps pour retrouver cette femme. Mais, merde, elle est où ! Je défonçai la dernière porte du couloir pour vérifier qu'il y avait toujours personne à l'intérieur. Mais c'est pas vrai !

Je fis demi-tour pour trouver une autre sortie de secours, parce que les escaliers n'étaient plus en état de servir, lorsque je me rendis compte que j'avais oublié un endroit où n'importe qui de sensé irait pour se cacher d'un tel incendie aprés être pris aux pièges des flammes. Les toilettes ! Je défonçai la porte avec mon pied et ouvris chaque porte des toilettes lorsque mon cœur fit un bond dans ma cage thoracique. Elle se trouvait là, sous mes yeux, recroquevillée sur elle-même, inconsciente. La blonde du magasin ! C'était donc elle... Mademoiselle Hale ? OH MON DIEU ! Je me précipitai vers elle et cherchai son pouls avec frénésie. Merci Seigneur, elle est vivante mais dans quel état ! Bien que ses habits n'étaient plus très propres, même si elle n'avait plus de maquillage ou que ses cheveux étaient défaits, elle ressemblait à un Ange, à mon Ange dont je rêvais depuis des semaines maintenant. Alors que sa respiration se faisait rare et que j'entendis un bruit d'effondrement dans le couloir, je lui enlevai son gilet et le posai sur sa tête pour pas que la fumée ne l'intoxique encore plus. Je la soulevai, en mettant un bras sous ses aisselles et sous ses genoux, en un mouvement souple et rapide. Elle ne daigna pas bouger entre mes bras et, au fond de moi, je me demandai ce qu'elle aurait pensé si elle me voyait en train de la sauver d'une mort atroce.

Je sortis des toilettes et le spectacle me figea. Les flammes étaient plus importantes que je l'avais imaginé à la base, elles s'engouffrèrent dans toutes les issues qu'elles trouvaient. Portes ou fenêtres, elles ne me laissaient aucun choix possible. Je regardai frénétiquement autour de moi et mon regard se posa sur l'issue de sortie en cas d'incendie, quelle ironie, qu'avait toutes les écoles au monde. J'avais une chance sur 2 qu'elle ne soit pas ravagée par les flammes mais j'étais septique. Allons Swan un peu d'optimisme, tu n'es pas Bella ! Bella... Que penserait-elle si elle me voyait ? Elle avait toujours été plus intelligente que moi alors que j'avais la force physique, il fallait que je pense comme elle. Merde ! Je courus vers l'issue mais comme je l'avais imaginé, elle était détruite par l'incendie. Je revins sur mes pas et entrai dans l'une des salles de classe pour réfléchir. J'avais peu de temps et peu de moyen, en plus je commençais à fatiguer avec mon équipement qui pesait des tonnes et cette jolie jeune femme blonde qui gesticula un peu entre mes bras. Gesticula ? Putain elle reprenait conscience ! NON ! Je ne veux pas qu'elle voit ce qui se passe autour d'elle ! Je ne veux pas qu'elle m... Non, elle ne mourra pas, je ne pouvais pas la voir mourir sans rien faire. Une de ses mains trouva son gilet et elle le retira d'un geste las de toute énergie. Ses yeux bleus me transpercèrent droit dans le cœur, à tout jamais, je le savais. C'était elle. Je détournai le regard qui m'empêchait d'avoir une quelconque pensée correcte quand l'idée de sauvetage me vint aux yeux. Mais oui ! Pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ?

-Pouvez-vous vous tenir debout? M'enquis-je douloureusement.

-Je... Je crois, marmonna-t-elle encore dans les vapes.

Je la lâchai malgré ma volonté de la garder prés de moi et courus vers les rideaux d'un vert assez moche pour une salle de classe qui n'avait pas encore pris feu. Tout ce côté de fenêtre était encore en bon état mais les flammes qui ravageaient l'étage inférieur nous empêchaient de sauter de cette fenêtre. Quand j'eus arraché les 5 rideaux aux fenêtres, je repris ma belle dans mes bras alors qu'elle somnolait ou s'évanouissait, et montai vers le troisième étage, car l'escalier d'en haut était encore sauf. Je montai jusqu'à l'étage, essoufflai comme un bœuf mais je tenais bon pour avoir la chance de revoir la belle femme que je tenais entre mes bras. J'ouvris la porte qui menait au toit dans un coup de pied impatient et sauvage qui ne me ressemblait pas. Je remis Mademoiselle Hale sur pieds et elle sembla se réveiller de sa torpeur à cause de l'eau que lançaient les lances à incendie, au vent et à la chaleur qui se dégageaient de toutes les issues. Je jetai un œil en bas et j'eus l'immense joie de remarquer que la gouttière était intacte et sans proche de flammes. J'enlevai mes lunettes, mon casque et mon masque à oxygène afin de voir plus clair. Je ne me retournai pas vers elle et commençai à m'affairer sur le sauvetage. J'attachai les rideaux ensemble et je remerciai le ciel que le bâtiment ne fasse pas 80 mètres de haut. Grouille Emmett ! Les bruits du feu dévorant tout sur son passage me vinrent aux oreilles et, d'un mouvement brusque, je me retournai pour voir que la porte menant au toit prenait feu. Mademoiselle Hale, faute de savoir son prénom, poussa un cri et recula vers moi, sans pour autant me regarder. J'attachai le dernier rideau et tirai de toutes mes forces sur chaque nœuds que je venais de faire avant de prendre le gilet que la belle avait sur elle quelques instant plus tôt. Je me relevai et la retournai vers moi brusquement, signalant qu'il ne fallait pas s'attarder ici. Elle écarquilla les yeux à ma vue et ouvrit la bouche de stupeur. Se souvenait-elle de moi ? Elle leva la main vers ma joue rougie par la chaleur et posa ses doigts dessus, comme pour tâter que j'étais bien réel. Ce simple contact me fit frissonner alors que je me croyais dans un four chauffé à 636°F (*). Je lui fis un pauvre sourire alors que je la ramenai aux bords de l'immeuble en flammes. J'attrapai son gilet couvert de suie et l'enroulai sur sa fine taille et le serrai fermement jusqu'à ce qu'elle émette un petit cri de douleur. Il faut que tu tiennes mon vieux! Pensai-je comme un idiot.

-Il y a la gouttière juste là, j'indiquais cette dernière qui commençait son ascension jusqu'au toit, je vais attacher le bout du rideau alors que vous escaladerez la gouttière le plus rapidement possible. Il y a les secours en bas, ne tardez pas !

Elle me regarda avec étonnement et je dus la pousser jusqu'au point attendu.

-Et vous? Comment...? S'enquit-elle de la voix la plus douce que je n'avais jamais entendue.

-J'attendrai que vous êtes en bas et remonterai le tout afin d'escalader à mon tour. Allez-y maintenant!

Elle acquiesça mollement et, alors qu'elle mettait le premier pied dans le vide, je fus pris d'un élan de folie. Je l'attrapai et la ramenai vers mon visage couvert de suie noire et de mon corps rembourré par la combinaison afin de poser mes lèvres sur les siennes. Ce n'est pas possible... Une violente bourrasque de chaleur traversa mon corps jusqu'à un endroit qui se réveilla d'un coup par la douceur de ses lèvres et de sa main posée sur mon épaule, par la surprise. Je ne l'embrassai pas à proprement parlé mais je fis une légère pression sur sa bouche avant de me détacher. Elle ouvrit les yeux au bout de quelque secondes et ces derniers me demandèrent « Pourquoi ? ».

-Juste au cas où! Souris-je.

Elle eut un faible sourire, qui me fit fondre, et se laissa glisser jusqu'à la gouttière, elle me regarda une dernière fois avec une lueur étrange dans les yeux et commença sa descente infernale. Je la regardais de temps en temps alors que les flammes se rapprochaient dangereusement de moi, beaucoup trop prés à mon goût, et je retenais les rideaux. Il y eut des cris venant d'en bas et je poussai un soupir de soulagement quand je la vis aux mains de mes collègues qui l'emmenèrent vers les ambulanciers. Elle leva ses mains et des regards tombèrent vers moi. Je remontai à une vitesse folle le simple tissu de sauvetage et commençai ma descente à mon tour juste à temps. Mon cœur s'affola alors que les résidus de cendre me piquèrent les yeux, que la fumée me brûla les poumons et que les flammes enflammèrent le rideau. Quand je compris que je n'arriverai pas en bas avec le rideau, je le lâchai et fis un vol plané jusqu'au sol où je poussai un cri de douleur au niveau du bras sur lequel j'atterris. Je sentis qu'on m'écartait et me reculait prestement du feu qui prenait une importance colossale. Il y eut une explosion alors que je fus assis de force sur un brancard dans un grognement de douleur.

-Nom de Dieu Emmett! S'affola Jeff. Tu nous as foutu les jetons! On croyait que tu... parce qu'on te voyait pas arriver!

-Ça va vieux enfin... mon bras me fait souffrir mais ça va... Comment va-t-elle?

-Qui?

-À ton avis, idiot? Tu crois que j'ai été dans le feu pour peaufiner mon bronzage? Grondai-je alors qu'un Médecin m'aida à enlever ma combinaison.

-Ah... L'ambulance où elle se trouvait vient de partir vers Seattle Hospital Center.

-Tout comme vous Monsieur, me dit la voix de l'ambulancier qui tâta mon bras alors que j'étouffai un cri de douleur. Direction l'hôpital!

Et moi qui n'aime pas les hôpitaux...

O*O*O

Le trajet fut long, ennuyeux et... douloureux. Mon bras me faisait tant souffrir que j'étais sûr que ma lèvre inférieure était ouverte à force de la mordre pour étouffer mes cris. Arrivé à l'hôpital, on me prit en charge rapidement alors que le Chef me félicitait de mon courage et bla bla bla. Ma seule envie c'était de revoir cette femme que j'avais embrassée alors que je ne connaissais pas son prénom mais qu'importe ! Je savais que c'était elle et personne d'autre. Le Docteur qui me prit en charge ne devait pas être plus âgé que moi, avec des cheveux cuivrés et des yeux verts qui hypnotisaient la sage femme qui l'assistait. Une femme blonde, refaite de partout qui le couvait du regard sous son indifférence. Après avoir passé cette fichue radio, pour confirmer qu'un os de mon bras était bel et bien fracturé et aprés m'être bien marré intérieurement devant la totale indifférence de ce mec face à cette pimbêche, il prit les commandes à mon soulagement. Elle était collante cette fille...

-Je n'aurais plus besoin de toi, Tanya, merci, dit-il d'un ton glacial.

-Mais... Essaya-t-elle de répliquer.

-J'ai dit: Merci! Trancha-t-il.

Et bien derrière ses airs d'Ange, c'était un vrai Diable ! Je ne pus dissimuler mon sourire alors que Tanya sortit toute penaude du boxe où je me trouvais. L'Ange/Diable poussa un soupir de soulagement alors qu'il trempait des bandes de plâtre dans une bassine d'eau. Et en plus j'avais un plâtre ! Tout bonnement magnifique !

-Excusez mon ton froid, me dit-il soudainement, mais elle... m'empêche de travailler.

-Oh, c'est pas grave, je comprends. Elle doit être collante Miss Siliconée!

Il leva la tête vers moi avec des yeux ronds avant de pouffer de rire sous le surnom que j'avais donné à l'autre Barbie. Il appliqua des bandes sur mon bras et je me sentis engourdi par les analgésiques qu'il m'avait donnés auparavant. Soudain, le rideau s'ouvrit sur un jeune homme à la peau mâte, les traits tirés par la fatigue et l'anxiété. Travailler aux urgences ne doit pas être de tout repos !

-Ton père a besoin de toi, Edward! Dit-il dans un souffle erratique.

Son père? Rien que ça? Et bien...

-Je ne peux pas, là Seth, va chercher Sam ou Quil mais, là, je soigne le valeureux pompier!

Je n'entendis pas que son ton était ironique, il pensait vraiment ce qu'il disait. Je rectifie: c'était un Ange!

-C'est vraiment une Urgence, Edward! Insista ce Seth. Une jeune femme vient d'entrer prise de convulsions et elle est en bradycardie (*)! Il leva la tête vers moi avec des yeux ronds avant de pouffer de rire sous le surnom que j'avais donné à l'autre Barbie. Il appliqua des bandes sur mon bras et je me sentis engourdi par les analgésiques qu'il m'avait donnés auparavant. Soudain, le rideau s'ouvrit sur un jeune homme à la peau mâte, les traits tirés par la fatigue et l'anxiété. Travailler aux urgences ne doit pas être de tout repos ! Ça fait flipper...

-Je viendrai quand j'aurai fini avec Monsieur..., il pencha la tête les papiers des ambulanciers, Swan.

Il y eut un blanc alors qu'Edward finissait mon plâtre. Seth me regarda avec la bouche grande ouverte, ce qui inquiéta mon Médecin attitré.

-Seth? Qu'est-ce qu'il y a? S'enquit-il.

Il leva la tête vers moi avec des yeux ronds avant de pouffer de rire sous le surnom que j'avais donné à l'autre Barbie. Il appliqua des bandes sur mon bras et je me sentis engourdi par les analgésiques qu'il m'avait donnés auparavant. Soudain, le rideau s'ouvrit sur un jeune homme à la peau mâte, les traits tirés par la fatigue et l'anxiété. Travailler aux urgences ne doit pas être de tout repos !

-Je... Est-ce que... vous... avez une sœur ou... une femme? Balbutia-t-il.

-Euh... Une sœur, pourquoi? Répondis-je méfiant.

Il devint blanc comme un linge alors que tout se forma dans ma tête. Monsieur Swan... Une sœur ou une femme... BELLA! Je me levai d'un bond alors que mon rythme cardiaque augmenta dangereusement. Edward poussa un cri de peur et tomba du tabouret où il était perché pour me soigner. Mais qu'est-ce qu'il faisait encore là cet idiot?

-I... Isa... Isabella S... Swan? Dis-je à Seth.

Il hocha la tête de confirmation alors que tout devint noir autour de moi.

POV Edward (Enfin!)

-On a besoin de toi à l'entrée des Urgences, Edward! M'appela Jane, une des Internes.

-J'arrive! Répondis-je.

C'est pas vrai ! Je n'avais même pas fini avec un patient que j'en avais un autre ! Je m'occupais d'un homme qui avait fait une mauvaise chute sur la tête aprés être monté sur une échelle pour nettoyer ses gouttières. Je ne ferais pas de commentaire mais je n'en pense pas moins. Il avait eu de la chance, un peu plus et il s'ouvrait complètement le crâne. Félix, qui m'assistait, hocha la tête, signe qu'il prenait le relais avec le patient.

-Donne-lui du Corticostéroïdes (*), pour apaiser la douleur, dis-je avant de foncer vers l'entrée des Urgences.

Je faillis renverser 2 infirmières sur mon passage mais rapidité oblige dans mon travail. Un flux de personnes arriva en grand nombre vers les boxes vides, des adultes, des enfants et aussi des pompiers. Un incendie. Ce fut la seule pensée qui me vint à l'esprit jusqu'à ce qu'on me donne un patient à soigner. Il était grand, brun avec des boucles, des yeux bleus et de la suie sur le visage. Je compris, avec sa combinaison, que c'était un pompier. Je me présentai brièvement voyant l'état de son bras et l'emmenai dans un des boxes le plus proche. Je grognai lorsque je vis que Tanya me suivait derrière le brancard où siégeait le pompier. Elle ne pouvait pas me lâcher celle-là ? Arrivé au boxe N°3, je demandai à Tanya de me préparer le matériel pour désinfecter la coupure du jeune homme ainsi que des bandes de plâtres. Elle servira à quelque chose comme ça !

-Et bien, demandai-je à l'homme en question, que vous est-il arrivé pour avoir le bras en charpie?

-J'ai été chercher une femme coincée dans le feu et, lorsque je suis sorti j'ai fait une chute de quelques mètres, me répondit-il d'une voix grave mais sympathique.

-La dame en question doit avoir beaucoup de chance de vous avoir.

Il hocha la tête avec un sourire en coin alors que j'arrachais son tee-shirt au niveau du bras intact pour atteindre la plaie. Je nettoyai tout d'abord à l'eau claire avant que Tanya daigne se souvenir du métier qu'elle effectuait en ce moment. Respire Edward, ta mère t'a élevé en parfait gentleman alors calme-toi... Je coupai l'alcool avec de l'eau et, aprés avoir prévenu que ce ne serait pas agréable, l'appliquai sur la plaie. Il siffla à cause des picotements désagréables puis se détendit au fur et à mesure. Je jetai le tout, arrachai son autre partie de tee-shirt où il y avait son bras « cassé » et le tâtai doucement, pour voir quels étaient les dégâts. Mmm... Vu comme ça, je ne pouvais pas vraiment le voir, je dirais le Radius fracturé.

-Tanya, va voir s'il reste de la place en radiologie, soufflai-je, énervé de devoir lui parler.

-Bien sûr, Edward! Roucoula-t-elle d'une voix nasillarde.

Je réprimai un frisson de dégoût et me levai de mon tabouret afin de débarrasser le lieu de travail. Elle n'était même pas capable de mettre une compresse à la poubelle ! Je me demande comment elle a réussi à passer sa première année de médecine, voir le baccalauréat... Je jetai un œil à mon patient pendant que je nettoyais le foutoir de Tanya et vis qu'il était complétement dans la lune sur une autre planète. Je me demande à quoi il peut penser...

-On peux y aller Edward! S'écria Tanya en ouvrant la porte à la volée.

L'homme sur le lit d'appoint poussa un cri alors que je faisais tomber une bouteille de désinfectant sur le sol. Je la fusillai du regard alors qu'elle cligna des yeux, innocente. Seigneur venez-moi en aide...

Je crois que ce fut la radio la plus longue de ma vie. À côté, il y avait le patient muet, pour je ne sais quelle raison, et, de l'autre, l'infirmière collante. Entre les 2, mon cœur balance. Nous revînmes rapidement vers le boxe, que j'avais pris soin de garder et les radios confirmèrent mes dires.

-Fracture du Radius (*), vous serez avec un plâtre pendant 4 à 6 semaines, annonçai-je tout en préparant les bandes de plâtre.

-Génial! Ironisa-t-il.

Je me sentis sourire mais ne répondis rien. Je plongeai les bandes dans l'eau quand je sentis toujours Tanya à mes côtés. N'avait-elle pas compris que je n'avais plus besoin d'elle?

-Je n'aurai plus besoin de toi Tanya, merci, dis-je d'un ton glacial pour bien qu'elle comprenne.

-Mais... Insista-t-elle.

-J'ai dit: Merci!

Je ne daignai même pas lever mon regard vers elle, sachant pertinemment que je verrai son visage outré par le ton avec lequel je lui avais parlé. J'entendis la porte claquer et je remerciai le ciel pour ça.

-Excusez mon ton froid, dis-je, mais elle... m'empêche de travailler.

T'empêche de travailler? Le mot est faible Cullen!

-Oh, c'est pas grave, je comprends. Elle doit être collante Miss Siliconée!

Je levai les yeux ronds d'étonnements vers lui avant de pouffer de rire. Miss Siliconée? Il plairait bien à Jasper celui-là! Essayant de garder mon sang-froid devant mon hilarité intérieure, j'appliquai les bandes sur son bras et je le sentis frémir un instant.

Soudain, le rideau s'ouvrit sur un jeune homme à la peau mâte, les traits tirés par la fatigue et l'anxiété, Seth.

-Ton père a besoin de toi Edward! Me dit-il dans un souffle erratique.

-Je ne peux pas, là Seth, va chercher Sam ou Quil mais là, je soigne le valeureux pompier!

La personne en question eut un regard d'étonnement envers moi.

-C'est vraiment une Urgence, Edward! Insista Seth. Une jeune femme vient d'entrer prise de convulsions et elle est en bradycardie! Sa fait flipper...

Bradycardie ? En général, quand un patient arrivait dans cet état-là, ce n'était rarement bon...

-Je viendrai quand j'aurai fini avec Monsieur..., je penchai la tête sur les papiers des ambulanciers, Swan.

Il y eut un blanc alors que je revins vers le bras de mon patient qui s'était figé d'effroi. Seth avait le regard et la bouche grande ouverte, et je tiquai un instant.

-Seth? Qu'est-ce qu'il y a? M'enquis-je.

-Je... Est-ce que... vous... avez une sœur ou... une femme? Balbutia-t-il à l'adresse de Monsieur Swan.

-Euh... Une sœur, pourquoi? Répondit-il.

Seth devint aussi blanc qu'un linge alors que j'écarquillais les yeux devant l'énorme et sombre coïncidence. C'était sa sœur qui venait d'entrer aux urgences... Il se leva d'un bond et je poussai un cri de peur avant de tomber du tabouret où j'étais assis quelques secondes auparavant.

-I... Isa... Isabella S... Swan? Balbutia-t-il à Seth.

Ce dernier hocha la tête pour confirmer alors qu'il s'effondra, inconscient. Je regardai un instant la scène, un peu déconnecté, avant de me relever ayant repris les commandes de moi-même. Seth m'aida à relever le patient qui était tombé sur son bras.

-Occupe-toi de lui, lui ordonnai-je en lavant mes mains dans l'évier du boxe. Il a sûrement fait un malaise dût au choc, il se réveillera quand il en aura envie. Passe une radio pour son bras, encore, je crois que son bras est bel et bien cassé cette fois-ci. Dans quel bloc est le Docteur Cullen?

-Au bloc 7, répondit-il en pointant une petite lampe dans les yeux de son patient maintenant. Dépêche-toi!

J'acquiesçai et, aprés m'être séché les mains, courus vers les blocs des urgences. Mon Dieu ! Il venait de sauver des vies et voilà que celle de sa sœur était en train de basculer du mauvais côté ! J'évitai lestement, cette fois-ci, les gens autour de moi pour entrer dans « l'accueil » du bloc 7. Je me lavai de nouveau les mains avec du savon Bétadine (*) pendant que les paroles dans le bloc se firent attendre.

-Son rythme cardiaque est toujours inférieur à 50, (*) continuez la réanimation cardio-pulmonaire, dit mon père dans un souffle signe qu'il travaillait sans relâche.

Je pouvais entendre le bip du cœur de la patiente dangereusement lent, le bruit du matériel médical s'entrechoquer et les paroles des assistants de mon père. J'enfilai rapidement des gants en latex et un masque de protection avant de rentrée dans le bloc. Pour le peu que je voyais, c'était une jeune femme, brune, qui convulsait violemment sur le brancard tout en se tortillant dans tous les sens signe que son cerveau ne répondait plus. Mon père leva les yeux vers moi et je pouvais y lire du soulagement.

-Edward! S'exclama-t-il.

Je hochai la tête et m'approchai de la table. Malgré le fait qu'elle était prise de spasmes violents, sa beauté me coupa le souffle. Elle avait de longs cheveux bruns, une peau blanche et laiteuse, des jolies pommettes qui avait perdues tout leur éclat, une bouche aux lèvres dangereusement pâles qui était ouverte dans un cri muet et 2 grands yeux en amande, marron chocolat, qui tournaient dans leurs orbites. Malgré son état, elle était magnifique. Je secouai la tête et regardai l'écran du moniteur, son cœur battait à 45 et, vu ses crises, je dirai qu'elle avait une crise comitiale (*) due à la répétition de décharges excessives des cellules nerveuses. Je regardai la fiche des médicaments qu'ils lui avaient déjà administrés et ordonnai de chercher le défibrillateur (*). Le combat pour sauver cette femme pouvait commencer.

1 heure. 1 heure pour que cette magnifique jeune femme trouve un état de santé à peu prés stable. On l'avait mise dans un coma artificiel pour que son corps reprenne un peu de force aprés cette crise foudroyante. Émily et Embry l'avaient installée à l'étage de réanimation jusqu'à ce qu'elle se réveille ou, plutôt, que son corps reprenne un peu de vie. Bien qu'elle était entre de bonnes mains et que son état n'était pas alarmant, je ne pouvais que penser à elle, ce que je ne devais pas. Je travaillais à l'hôpital depuis plusieurs mois déjà et mon père m'avait souvent dit qu'il ne fallait pas prendre les cas de malades à cœur. Être patient, gentil ou compatir pour eux mais ne jamais prendre un cas sous son aile. Est-ce que c'est ce que j'avais fait en soignant cette femme ? Je ne savais pas, pas encore, mais dire qu'elle me laissait indifférent était faux. On aurait dit un Ange, le plus bel Ange que je n'avais jamais vu qui s'était perdu jusque dans l'Enfer de tout être humain: les Urgences. Sa vie n'avait tenu qu'à un fil, une minuscule partie de son être ne voulait pas partir alors que toutes les autres lui hurlaient de le faire. Je remerciai le ciel pour ne pas l'avoir appelée vers lui...

Je devais retrouver cette jeune femme, l'amie de cette patiente qui lui avait sauvé la vie grâce aux premiers soins. Éric m'avait fait une description grossière d'elle, assez petite et des cheveux noirs en piques, une description assez vague en somme. Je poussai un soupir tout en arpentant les couloirs de l'hôpital entre la cafétéria, qui me donnait des maux d'estomac à chaque fois que j'y venais manger, et la salle d'attente bondée de patients en tout genre. Il y avait des personnes âgées, des adultes, des adolescents et des enfants. Le pire pour moi, lorsque j'allais dans le service des soins intensifs, c'était d'aller soigner les enfants atteints de maladie grave et qui étaient condamnés à mourir. J'avais toujours une boule à la gorge alors que malgré leur jeune âge et leur maladie, ils pétillaient de joie et d'optimisme. Je sentis ma bile monter le long de mon œsophage lorsque qu'une femme me renversa de plein fouet. Je dus me tenir contre un des murs pour ne pas m'étaler par terre tout en la retenant par un bras. J'étais à l'accueil de l'hôpital, pensant que la femme que je cherchais serait là, mais il fallait que je tombe pour la deuxièmes fois de la journée. T'es un cas désespéré Edward...

-Excusez-moi, me dit la jeune femme d'une voix enrouée, je n'ai pas fait attention.

-Alice Brandon? L'appelai-je soudainement.

C'était elle que je cherchais depuis tout à l'heure! Elle me regarda un instant, de ses petits yeux noirs aussi rouges que 2 tomates confites et lorsqu'elle regarda ma blouse blanche, elle se mit à pleurer. Je me figeai un instant avant de lui tapoter maladroitement l'épaule en signe de compassion. Vraiment doué Cullen, c'est fou!

-Elle... Elle... est... m... mo... morte, c'est... ça? S'enquit-elle entre 2 reniflements.

Quoi?

-Non, non! M'empressai-je de lui dire. Elle n'est pas morte voyons!

Elle me regarda de nouveau et cligna des yeux.

-Elle est encore en vie, je vous le jure. Je...

-JE VOUS DEMANDE OU SE TROUVE ISABELLA SWAN! Hurla une voix qui me disait quelque chose. CE N'EST PAS COMPLIQUE POURTANT!

-Monsieur, s'il-vous-plait calmez-vous! S'alarma la dame de l'accueil en voyant l'homme devenir rouge de colère.

-QUE JE ME CALME? Répéta-t-il. QUE JE ME CALME ALORS QUE MA SOEUR SE TROUVE AUX URGENCES!

-Emmett? Chuchota la jeune femme, prénommée Alice, à mes côtés.

Elle courut vers lui, dans une démarche gracieuse, et lui parla quelques instants tout en me montrant du doigt. Il sembla se calmer et ils s'avancèrent tout 2 en ma direction, lui ayant un plâtre sur son bras gauche. Je leurs fis signe d'avancer les premiers et ils s'exécutèrent. La jeune femme prenait la main de Monsieur Swan, alias Emmett, et faisait de petits cercles sur sa paume, comme pour l'apaiser, ce qui avait l'air de fonctionner. En le regardant attentivement, je remarquai plusieurs points communs avec la mystérieuse patiente. La forme de leurs yeux, les cheveux bruns et bouclés, cette peau blanche que j'avais voulu toucher à la seconde où je l'avais vue. Je secouai la tête et me donnai une claque mentale magistrale. Non mais ça ne va pas toi ? Tu as oublié qu'on ne devait pas fricoter avec les patientes ?

-Docteur, dit Emmett me coupant dans mes pensées, est-ce que c'est..., il déglutit, grave?

-Nous ne savons pas encore Monsieur Swan, dis-je dans un ton politiquement correct. Nous avons fait des prélèvements sanguins mais il faut attendre plusieurs jours avant d'avoir les résultats.

-Vous... ne pouvez pas...? Murmura la dénommée Alice.

-Pas vraiment, m'excusai-je, mais je suppose que quelque chose n'allait pas chez votre amie depuis quelques temps, n'est-ce-pas?

Ils me regardèrent avec étonnement avant d'acquiescer fébrilement. J'avais eu des doutes, à la seconde où j'avais passé les portes du bloc 7. Être pris de convulsions aussi violentes, sans toucher à la drogue, ce n'était généralement pas bon signe, ni être en bradycardie. Je grimaçai à cette idée, imaginer que son état soit encore plus grave que les symptômes, c'était invraisemblable. Un Ange comme elle ne pouvait pas partir comme cela..

-Je vous conduis jusqu'à sa chambre, je vous préviens, elle est dans le comas artificielle alors ne soyez par choqués de tous les appareils qui l'entourent, annonçai-je en m'arrêtant juste à la chambre 180.

-Merci, souffla l'homme à mon attention.

J'eus un faible sourire alors que ma main se crispa sur la poignée de la chambre.

-Je ne fais que mon travail, Monsieur Swan. Au revoir.

-Au revoir, murmurèrent-ils à l'unisson mais complétement ailleurs en voyant leurs ami et sœur dans le lit d'hôpital.

Elle n'était pas belle à voir, avec tous ces tuyaux dans la bouche qui l'aidaient à respirer ainsi que les perfusions dans ses 2 bras frêles. Les yeux fermés, les bras le long du corps et la sordité de la chambre, lui donnaient des airs de cadavre alors que les traits de son visage et le petit corps sous les couvertures blanches à l'effigie de l'hôpital lui donnaient l'air d'un Ange. Elle était belle, assez belle pour que je m'attarde sur son visage et que j'imagine de voir ses yeux me regarder. Arrête ça ! M'ordonna ma conscience. N'oublie jamais la règle ! Je fermai la porte derrière moi, leur laissant un peu d'intimité et, alors que je ne devrais pas, je les observai derrière la vitre de la chambre. Alice s'effondra dans les bras du pompier qui était aussi blanc qu'un linge avec le visage fermé mais on pouvait y lire de la peur ainsi que ses yeux embrumés de là où j'étais. Comment réagirai-je si je voyais une amie ou une sœur, Rosalie par exemple, à la même place qu'elle ?

Je poussai un soupir, regardant une dernière fois l'inconnue, sachant que ça serait la dernière fois car je reprendrais l'étage N°3 demain matin, et marchai dans le couloir d'un pas las. Je n'arrivais pas à enlever cette femme de ma tête, elle traversait chaque paupières que j'avais le malheur de fermer. Pourquoi ? Et bah j'aimerais bien avoir la réponse moi ! Jasper m'aurait dit un truc de psychiatre genre que je me représente en elle ou je ne sais quelles conneries de ce genre alors que ce n'était pas le moment, là ! Je me dirigeai vers les premiers toilettes venus et aspergeai mon visage d'eau froide pour me remettre les idées en place. Reprends-toi bon sang ! Arrête de penser à elle alors que tu ne la verras plus jamais ! Facile à dire ! J'appuyai mes mains sur le lavabo en inox et respirai calmement. J'avais failli la voir mourir tout à l'heure au bloc 7, si mon père n'avait pas été là, elle ne serait plus de ce monde à l'heure qu'il est. Je frissonnai à cette idée et repartis vers les Urgences, là où devait m'attendre un énième patient sans doute...

-Edward! M'appela une vois derrière moi.

Je vis Jasper courir vers moi, essoufflé par sa course mais avec des yeux fous. Je lui tapotai l'épaule pendant qu'il reprenait un rythme cardiaque normal. Il avait sa blouse de Médecin Psychiatre ouverte sur sa chemise et de l'inquiétude pouvait se lire sur les traits de son visage.

-Qu'est-ce qui se passe, Jasper? M'enquis-je, alarmé à mon tour.

-Rose... Il y a eu un incendie dans son école, je l'ai vu aux informations pendant ma pause, et je la cherche mais...

-Respire, calme-toi et suis-moi, annonçai-je le cœur battant. On va la retrouver.

O*O*O

-Mais je vous dis que je vais bien! S'énerva Rosalie pour la dixième fois.

-Mais Rose, tu... Tenta Jasper qui se tut sous le regard noir de sa sœur.

Des fois, je me demandais comment ils pouvaient être frère et sœur, tout était opposé chez eux hormis leur couleur de cheveux et leurs yeux aussi. Jasper d'un calme éternel et patient alors que Rosalie était une boule de feu qui ne demandait qu'à exploser à chaque minute.

-Jasper! Je te l'ai dit, un pompier est venu me chercher alors que j'étais sûrement inconsciente. Les Médecins m'ont dit que javais avalé avaler de la fumée, rien de plus.

-Rien de plus? Répéta son frère à cran. C'est dangereux du dioxyde de carbone! Dis-lui Edward!

-Euh... Je... Oui, c'est toxique et...

-Ne ramène pas ta science, toi! Tempéra Rosalie à mon adresse. Je. Vais. Bien. Compris? Maintenant ramène-moi à la maison, je suis crevée avec cette journée.

-Désolé Rosalie mais ça ne sera pas possible, intervint une voix que je ne connaissais que trop.

Mon père se tenait dans l'encadrement de la porte avec un fichier dans les mains. Il regarda Rosalie, qu'il considérait comme sa fille, avec une extrême dureté. C'était pas bon quand il faisait ça. Ça sent levécu, je sais.

-Mais Carlisle, je... Protesta fébrilement Rosalie.

-Non, coupa-t-il, tu restes en observation jusqu'à demain. Tu as avalé beaucoup trop de fumée, si ce pompier n'était pas intervenu, tu ne serais pas morte brûlée vive mais asphyxiée!

Jasper blêmit alors que j'étais sûr que je n'étais pas mieux. Je posai une main sur l'épaule de Jasper qui tremblait de peur à cette idée. Rosalie était la seule famille qui lui restait, alors imaginer la perdre était pire que de la torture pour lui.

-En parlant de pompier, reprit Carlisle d'un ton plus détaché, j'ai su que tu en as soigné un, Edward?

-Oui, avec un bras cassé aprés avoir sauvé une femme des flammes et...

-QUOI? S'étonna Rose.

Oh... OH! C'était donc lui qui avait sauvé Rosalie? Oh mon Dieu...

-Quoi? Qu'est-ce qu'il y a, Rose? Demanda Jasper en se levant précipitamment de la chaise pour venir à sa rencontre.

-C'est lui qui m'a sauvé! S'extasia-t-elle. Le pompier qu'a soigné Edward, c'est lui qui est venu me chercher et il m'a em... Enfin, il est venu...

Je regardai mon père interdit. Se pouvait-il que le hasard soit aussi fou que cela? Et que le destin soit aussi cruel envers lui?

-Je veux le voir! Dit Rosalie en redressant de son lit. Il m'a sauvé la vie, je veux le remercier.

-Rose... Murmurai-je.

-Edward! Emmène-moi le voir, s'il-te-plait!

Je la regardai avec des yeux étonnamment humides, ce qui l'étonna. Je n'étais pas du genre à me laisser envahir par les émotions, mais plutôt à les cacher pour ne jamais qu'ils reviennent à la surface. Je n'avais pas une vie qui me permettait de pleurnicher à chaque petit problème de la vie quotidienne.

-Je ne crois que pas ce soit le bon moment, Rosalie, dit mon père.

Jasper faisait la navette entre Carlisle et moi, les yeux pleins de questions. Mon cœur battait si rapidement que je me demandais si mon père ne l'avait pas entendu aprés s'être retourné vers moi.

-Pourquoi? Insista Rosalie. Pourquoi je ne peux pas le voir pour le remercier, c'est la moindre des choses, non?

-Parce que sa sœur est en réanimation, dis-je.

Il y eut un blanc, un très grand blanc, qui me poignardait le cœur malgré moi. Pourquoi cette femme que je ne connaissais même pas, me troublait à ce point?

-Oh... Souffla Rosalie. Je... Désolée.

Elle avait les larmes aux yeux alors que Jasper la prenait dans ses bras pour la réconforter. Elle extériorisait tout, c'était normal.

-Je peux te parler, Edward? Me demanda mon père.

J'acquiesçai et le suivis dans le couloir aprés avoir dit à Rose que je ferais ce que je peux faire pour elle, dans quelques jours. Je fermai la porte derrière moi et fis face à mon père, ouvrant le dossier entre ses mains.

-Je reviens de sa chambre, me dit-il d'une voix terne. J'ai parlé avec son frère... Il regarda son dossier, Emmett ainsi que son amie, et je leur ai posé des questions de base. Le constat est assez... alarmant, je dois dire.

-Que veux-tu dire? Demandai-je le cœur au bord des lèvres.

-Mmm... Ils m'ont dit que son état était quelque peu étrange depuis plusieurs semaines maintenant, pertes de vues, vomissements, équilibre fragile, tremblements, paralysies de certaines parties du corps et puis maux de tête. Nous savons tous 2 ce que cela signifie lorsqu'un patient a ce genre de symptômes.

Oh que oui je le savais et cela me donna envie de mourir. Elle ne pouvait pas... NON! Elle ne pouvait pas, pas elle... S'il-vous-plait...

-Nous aurons les résultats dans quelques jours pour savoir si elle est bénigne (*) ou non. Je ne peux pas le savoir en l'auscultant.

Je hochai la tête et la détournai aussitôt lorsque je rencontrai les yeux verts de mon père. Je sentis mes mains trembler et dus les enfoncer dans mes poches pour pas qu'il le remarque. J'avais peur, pour elle, mais surtout des résultats.

-Je suis venu te le dire car tu m'as aidé au bloc. Tu as été parfait, je suis fier de toi.

-Merci, murmurai-je.

-Bien. Je vais aller faire mon tour de garde, prends une pause, tu en as besoin.

J'affirmai de la tête et le vis s'en aller d'une démarche lente vers les différents bloc des urgences. Je regardai Jasper et Rosalie parler dans la chambre et je compris que j'étais de trop. Je suivis les sombres couloirs de l'hôpital avant de m'engouffrer dans les premiers toilettes du couloir et de me vider complètement l'estomac.

Voilà pour ce chapitre 6!

Et bien voilà avec un peu de patience, tout peu arriver!

Ce n'est pas un chapitre très joyeux, je vous l'accorde surtout aprés le passé de Rosalie, assez sordide je dois avouer, et Bella qui est en réanimation. Mais je ne suis pas connue pour être une fille très optimiste (N'est-ce-pas Claire et Maud?) alors plonger dans cette univers ne me dérange pas vraiment.

Pour celle qui se le demande, Edward ne s'occupera pas de Bella dans un premier temps car, comme vous avez pu le lire, notre Edward national délaisse les Urgences pour un autre service de l'hôpital.

Comme promis aussi, la rencontre Edward/Bella bien que cette dernière est un peu inconsciente... Je sais que ce n'est pas encore THE rencontre, mais elle ne tardera pas, je vous le promet. Si j'ai basé cette fiction sur ce couple, c'est qu'ils doivent bien se rencontre un jour où l'autre,non?

J'espère que ma rencontre Rosalie/Emmett vous a plu, sans modestie je suis fière de mon imagination. Qui ne voudrez pas d'être sauver par son prince charmant qui est en plus pompier? On ne bave devant l'écran, s'il-vous-plait!

Comme vous avez pu remarquer, en début de chapitre j'ai mit une date, et sa sera comme ça pour tout les chapitre, pour montrer l'évolution de la maladie de Bella ainsi que les meurtres à Forks (Qui reviendront dans le prochain chapitre, je sais que l'esprit diabolique de James vous manquez).

Petite ellipse dans le chapitre 7.

Je ne peux pas vous dire quand je posterai le prochain chapitre car je ne l'aie pas commencé.

N'hésitez pas à donner votre avis,

Clairouille59.

(*) École élémentaire Kaplan= Normalement c'est une université, mais le nom me plaisait.

(*) 2rd= Ce qui équivaux au CE1 en France.

(*) Le poids de l'équipement de pompier= Je me suis renseignée et c'est le VRAI poids d'un uniforme de pompier Américain. Maintenant on comprend pourquoi ils sont si musclés... Vous pouvez allez voir à quoi sa ressemble sur mon profil.

(*) Les sirènes de pompiers et d'ambulances= Allez écouter ce que sa donne sur mon profil, j'ai fait écouter à mon neveux et il a adoré!

(*) Caméra thermique= Caméra utiliser par les pompiers pour détecter des présences humaines dans un incendie. Pareille, allez voir ce que sa donne sur mon profil.

(*) 636°F= La mesure pour la température au USA sont les Fahrenheit.

Explication: Pour s'y retrouver, il suffit de prendre la température en degrés Fahrenheit à laquelle ou soustrait 32 avant de diviser par 1,8.

Exemple: Pour 50°F, on a: 50-32=18, puis 18/1,8 ce qui donne 10. Donc, 50°F=10°C.

(*) Bradycardie= Pour ce qui ne s'en souviennent pas: Rythme cardiaque trop faible par rapport à la moyenne.

(*) Corticostéroïdes= Anti-inflammatoire

(*) Radius= Os de l'avant-bras, pour ceux qui ne le savait pas. Je vous prend pas pour des gourdes mais qui connait tous les os du corps? C'est une question rhétorique...

(*) Bétadine= Le savon utiliser pour se laver les mains par tous chirurgiens ou autres, avant de rentrer dans un bloc opératoire.

(*) Crise comitiale= Crise d'épilepsie

(*) Défibrillateur= Un défibrillateur automatique est un appareil portable, fonctionnant au moyen d'une batterie, dont le rôle est d'analyser l'activité du coeur d'une personne en arrêt cardio-respiratoire.

(*) Bénigne= sans conséquences

Encore merci pour toutes vos reviews, elle me font plaisir!