Bonjour tout le monde!
Me voilà avec un nouveau chapitre!
Réponses aux reviews du chapitre 6:
-MyriamSM: Pour James, c'est fait exprès qu'il soit sadique aprés tout, il faut toujours un méchant dans l'histoire, non? Bisous!
-Phika17: Où je vais chercher tout ça? Aucune idée! ;)
-Hélène: Merci pour ton aide! Vraiment! Si c'est une futur infirmière qui le dit, toute confiance accordée! J'espère que les termes médicaux sont exacts, je ne fais pas d'études de médecine mais merci internet! ;)
-elo-didie: Heureuse que le chapitre 6 t'es plus ainsi que la rencontre Rosalie/Emmett.
-Popo, Aliiice, soleil83 et xjustemyself: Merci de toujours aimer.
-Tinga: Machine barbare? Ouais un peu.
-Marion59: C'est vraie que le titre ne présage rien de bon...
-Clairepouetpouet: Ta première review! Merci! (L) Moi pessimiste? Jamais voyons, c'est bien connu!
-Delphine94: Heureuse que tu aies aimé le POV Edward, le plus dur à faire pourtant!
-mimie30: Je n'ai jamais eu d'aussi longue review alors d'abord, un grand merci! Pour ce qui est des séquelles, je dois dire que je ne sais pas encore et puis qui te dit qu'elle va survivre? Effectivement, c'est THE coup de foudre pour Edward même avec la rencontre assez chaotique, je dois avouer, mais sa ne va pas s'arranger avec la suite. Alice et Jasper? Sa arrive, tout doucement mais sa arrive... Pour ce qui est de mes connaissances médical alors là un zéro pointé! Je ne suis pas d'études de médecine donc, je ne peux pas vraiment t'aider, désolé, mais pose-moi tes questions, on ne sait jamais! Internet peut aider aussi, c'est là que je regarde pour les termes médicaux! Encore un gros merci pour ta review et heureuse que ma fic te plaise, c'était le but premier!
Merci à: LunaEAC, Samara83, oliv26, adybolly, Joyce274, Idrill, PetitPimousse, midsum, mimie30, ptitoon, Zannia et gaya22 pour m'avoir mise en favorite story ou en story alert.
Un énorme merci à Phika17, ma bêta depuis peu qui a bien voulu prendre le travail de correctrice! Merci beaucoup! Allez lire ses fics, elles sont géniales! Personnellement, je suis fan!
/!\ Beaucoup de personne me demande si ma fiction se finit mal ou non alors je vais répondre à cette question. D'abord, je n'aurai jamais cru que ma fic fasse autant d'adepte et qu'elle soit autant appréciée alors un ENORME merci à toutes, sa me touche beaucoup. Ensuite, je ne sais pas moi-même comment je vais la finir, enfin j'ai la base mais pour ce qui est d'un happy end ou non, je ne sais pas encore. En tout cas, tous ce que je peux vous dire c'est de préparer quelques mouchoirs dans un coin de votre table pour la suite car, comme l'indique le titre, ce ne sera pas une fiction de plus agréable...
Chapitre avec rien que 6 POV différents, pour voir dans quel état sont chaque personnages de l'histoire. Dans l'ordre, il y aura Emmett/Charlie/Alice/James et Edward. Retour de Bella dans le chapitre 8, elle me manque pour dire vraie... Et aussi, retour de ce cher James, dans ce chapitre, plus fous que jamais! HA HA HA!
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture,
Clairouille59.
Chapitre 7 : Résultat
Mardi 15 octobre 2010
POV Emmett
10 jours.
10 jours que ma sœur était dans le comas artificiel et c'était insupportable. Elle ne bougeait pas, respirait qu'à l'aide de tuyaux dans sa bouche et son cœur battait lentement par de petits bip qu'émettait le moniteur. Je n'en pouvais plus, j'étais à cran, à bout de nerf et rien ne pourrait me rendre dans un état normal hormis Bella qui se réveille. Le Docteur qui s'occupait d'elle, Docteur Cullen Senior, m'avait affirmé qu'elle ne se réveillerait que lorsqu'elle en aurait envie. Mais qu'est-ce qu'elle attendait? Que le pape vienne lui rendre visite? Je bouillais intérieurement, je n'étais qu'un volcan prés à répandre sa lave au moindre débordement de quiconque. C'était la seule personne pour qui je donnerai ma vie, hormis mon père, alors comment je pouvais réagir autrement que comme ça? Alice disait que je m'en faisais trop, mais qu'est-ce qu'elle en sait? Elle était fille unique alors elle ne pouvait pas comprendre ce que ça faisait de voir sa sœur dans un état de quasi végétation devant ses yeux.
Je frappai rageusement un des murs de mon appartement, si fort que mon bras dans le plâtre vibra sous le choc. Je poussai un gémissement de douleur, à cause de ce fichu truc qui gâchait encore plus mes journées, et je me laissai glisser contre le même mur que j'avais frappé. Pourquoi tout ça arrivait à Bella? Pourquoi elle? Elle était innocente, la jeune femme la plus innocente qui soit et, là, tout tombait sur elle. Notre mère qui nous abandonnait, ce connard de Jacob qui avait été voir ailleurs et qui avait anéanti le peu de confiance qu'elle avait en elle, diplômée en lettre à l'université de Seattle mais sans boulot derrière à par ce minable travail de vendeuse dans ce crétin de magasin et maintenant ça. Son état de santé qui s'était détérioré de jour en jour et je n'avais rien fait pour la soigner. J'étais pathétique et con, plus con qu'autre chose même. J'étais impuissant face à la situation et cela me mettait en rogne.
-PUTAIN DE MERDE! Hurlai-je pour moi tout seul.
Mais qu'est-ce que j'étais con, nom de Dieu! Je ne servais strictement à rien, j'étais inutile dans ce triste monde alors que ma sœur n'avait même pas pu faire ses preuves, devenir une grande dame, se marier, avoir des enfants... Mais qu'est-ce que tu racontes là Swan? Tu parles de ta sœur comme si elle était condamnée! Et si c'était le cas? Si Bella, ma Bella avait attrapé une de ces saloperies de maladie? Si ses jours étaient comptés? Que vais-je devenir si c'était le cas?
POV Charlie
Ma petite fille, à l'hôpital... Le cauchemar de tout parent au monde, voir un de leur enfant dans ces lieux si sombres et étouffants qu'étaient les hôpitaux. J'étais là, à côté d'elle, assis sur une chaise, lui tenant la main tout à en la regardant et cette vision me faisait mal, plus mal que jamais. Elle n'avait pas l'once d'une vie sous mes yeux, assistée par des dizaines de machines autour d'elle, elle me paraissait si lointaine, si loin de son frère et moi... Carlisle ne m'avait pas vraiment dit grand chose sur son état, à part que sa crise comitiale (*) l'avait beaucoup affaiblie d'où le fait qu'elle était dans le comas artificiel. Mais pourquoi ne se réveillait-elle pas? Ça faisait 10 jours qu'elle était inerte dans son lit, 10 jours de trop à mon goût... Comment n'avais-je pas pu voir que son état était aussi grave? Pourquoi n'avais-je pas été plus proche d'elle ces derniers temps? C'est vrai que l'affaire du « Tueur Olympique » me prenait beaucoup de temps ces derniers jours, mais ma fille était plus importante, mille fois plus importante que ce taré qui prenait plaisir à me narguer aux 4 coins de la forêt de Forks! Emmett avait raison, je devais revoir mes priorités. Je ne voulais pas ressembler à Renée, abandonner ses enfants par pur égoïsme, ce n'était pas mon genre, à l'opposé d'elle, je les aimais plus que ma propre vie et, si c'était utile, je m'arracherai le cœur pour eux mais ce ne serait d'aucune utilité.
Instinctivement, j'avais agrippé sa main lorsque l'idée de la perdre définitivement m'eut traversé l'esprit. Bella, morte? NON! Je ne serais plus rien si un de mes enfants mourait, Emmett ou Bella, je ne serais qu'une loque échouée sur un bord de plage. Les enfants ne devaient pas partir avant les parents, c'était un fait indiscutable alors simplement imaginer que... Je déglutis maladroitement tout en serrant un peu plus la main de ma fille en suppliant qu'elle se réveille. 2 petits « toc » à la porte me firent sursauter alors que Carlisle entra doucement dans la chambre.
-Désolé de te déranger, Charlie, mais les visites sont terminées depuis prés d'une demi-heure, souffla-t-il en regardant Bella, toujours immobile sur ce lit.
-Oui... Murmurai-je. J'arrive...
Il me fit un pauvre sourire, compréhensif, parce que lui aussi avait un enfant et l'imaginait dans le même cas que ma Bella, devait lui trotter dans la tête. Je me levai lentement et déposai un baiser sur le front de ma fille.
-Je reviendrais demain, lui dis-je en espérant qu'elle m'entende. Je... Je... Reviens-nous...
Sur ceux, incapable d'en dire plus ou simplement parce que la voir dans cet état me faisait du mal, je sortis de la chambre aprés un dernier regard vers le lit. Carlisle ferma doucement la porte derrière moi et je m'adossai contre un mur, prenant ma tête dans mes mains. C'était un cauchemar, tout ça était un cauchemar... Je devais me réveiller! Une main se posa sur mon épaule, sympathique et désolante, jusqu'à ce que je relève la tête vers lui. Je le connaissais depuis des années, j'avais été à la fois triste et compréhensif lorsqu'il avait quitté Forks pour Seattle mais il avait suivi son fils. Il aurait suivi Edward jusqu'au bout du monde s'il le fallait, il n'arrivait pas à être loin de lui et pour Esmée, sa femme, c'était encore pire. C'était ce que j'aurais dû faire peut-être... Suivre Emmett lorsqu'il avait commencé sa formation de pompier ainsi que Bella dans ses études de lettres. Peut-être que j'aurais pu faire quelque chose pour elle, empêcher que tout ça n'arrive et qu'elle se retrouve dans cet hôpital pour je ne sais quelle raison.
-Je crois que je vais aller manger quelque chose, soupirai-je en marchant prés de Carlisle. Emmett aura commandé un plat cuisiné ou je ne sais quoi d'autre.
-Je crois que tu en as besoin aussi mais... Hum...
Il semblait hésitant à me parler. Me cachait-il quelque chose?
Il leva les yeux vers moi et nous sortons de l'hôpital, vers la sortie, dans le froid d'octobre de Seattle. Mes expirations faisaient sortir de la fumée glacée de ma bouche alors que Carlisle enfonça ses mains dans les poches de sa blouse blanche, mal à l'aise alors que ses yeux reflétaient de la tristesse.
-Carlisle? L'appelai-je.
-Tu devrais t'asseoir Charlie...
POV Alice
Comment tout cela avait-il pu arriver? Pourquoi n'avais-je rien fait pour éviter cela ? Mon Dieu, Brandon, tu ne sers à rien! Hurla ma conscience. Tu es un cas désespéré! Je m'écroulai sur mon bureau de l'amphithéâtre, complètement à plat et sans la moindre envie de continuer ce que j'avais à faire. Comment peux-tu aller en cours alors que ta meilleure amie est à l'hôpital? Je me levai prestement de ma chaise et tous les regards se braquèrent sur moi, étonnés et en colère d'avoir perturbé leur cours. Bella est à l'hôpital!
-Mademoiselle Brandon? M'appela le professeur. Auriez-vous l'amabilité de me dire pourquoi vous perturbez l'ensemble de la classe?
Quel formalisme! Je fourrais mes affaires dans mon sac, ne faisant pas attention au bazarre que je faisais et dévalais les escaliers 4 à 4.
-Mademoiselle? S'outra de nouveau le professeur.
-Pas le temps! Dis-je en courant vers la sortie de la classe.
Je pouvais entendre les élèves parler de mon comportement et le professeur s'indignait de mon éducation. Je fus frappée par le vent quasi hivernal, en pleine figure, et je réprimai un frisson de froid mêlé à de la peur. Ma Bella était à l'hôpital en ce moment même et, moi, j'allais en cours. Mais je suis aussi conne que j'en aie l'air ou quoi? Je courus jusqu'à ma voiture, me battis avec mes fichues clefs et à peine étais-je assise sur mon siège, que je mis le contact pour aller voir Bella.
Je grillai des feux rouges, oubliai les « STOP » et faillis avoir une dizaine d'accidents mais était-ce vraiment important dans l'immédiat? Question purement rhétorique. Au bout de 5 minutes environ, j'arrivai au parking de l'hôpital Seattle Hospital Center et je pestai intérieurement lorsque je vis qu'il était payant. Non mais n'importe quoi ici! Comment osent-ils nous demander de payer alors qu'on va voir des gens dans des hôpitaux? Je payai 1$50, qui me restaient en travers de la gorge, et garai rapidement ma voiture. Lorsque je sortis, j'eus l'honneur de recevoir la pluie et je dus courir jusqu'à l'entrée de l'hôpital où je me figeai d'effroi. Charlie, le père de Bella, était assis sur un des bancs en pierre, la tête entre les mains et ,de là où j'étais, je pouvais voir les larmes couler abondamment. Mon cerveau se mit en alerte total alors que mes jambes refusaient d'obéir pour avancer. Le Médecin à ses côtés, Cullen je crois, avait une main posée sur son épaule et lui murmurait des phrases que je n'entendais pas mais qui me mettaient les larmes aux yeux. Mon Dieu..
Je fis quelques pas vers lui et le Docteur Cullen leva les yeux vers moi, plus humides que la normal. Est-ce que Bella...? Je posai la question à travers mes yeux, embrumés par les larmes qui menaçaient de déborder à l'affut de la nouvelle que je ne voulais entendre sous aucun prétexte.
-Charlie...? L'appelai-je d'une voix enrouée.
Il leva ses yeux marrons, rougis par les pleurs, vers moi et ce que je vis au fond de ses prunelles firent que mes larmes coulèrent pour de bon. Mes jambes flanchèrent et je tombai, les genoux les premiers, sur le béton du trottoir en proie à un chagrin inimaginable. C'était ma seule amie, ma sœur, la personne avec qui je partageais tout et qui comptait pour moi. Comment tout cela était-il arrivé? Pourquoi le destin s'acharnait sur elle?
POV James (Je sais qu'il vous avait manqué!)
Je poussai un soupir d'aise, complètement allégé et repu. Dieu semblait me faire plus plaisir à chaque fois. Au fur et à mesure de mes missions, cela devenait de plus en plus agréable à un tel point que j'avais dû mal à les quitter. Mais je savais que mon plaisir serait redoublé au prochain appel et cela me donna de purs frissons de joie à cette anticipation.
Je regardai ma proie, le berger de Dieu devant moi, et ce que je vis me donna du baume au cœur pour les prochaines Élues. Elle était là, étendue, nue, immobile et froide, un tableau parfait pour tout amateur d'art et doté d'un œil aiguisé pour remarquer les belles œuvres. J'avais fait mon travail de messager du Seigneur, je les emmenais à la droite du Seigneur car c'était leur destin, leur merveilleux destin. Je prêchais la parole tout en les sauvant de leur misérable vie qu'elles avaient sur Terre, dans les Cieux, elles vivraient aussi bien éternellement que dans une communion spirituelle hors du commun. Le Paradis...
Je me relevais de l'herbe humide où je me trouvais afin de me rhabiller rapidement tout en ne lâchant pas cette jeune fille du regard. Elle s'appelait Jude, avait été serveuse et vivait dans un miteux studio de Forks. Maintenant, c'était l'Ange Jude et vivait à la droite de Dieu tout en énumérant les bienfaits qu'il faisait à travers le monde. Au fond de moi, je sentais mon cœur bondir de fierté à cette vue magnifique que j'avais devant moi, un corps sans âme car elle avait rejoint ses congénères là-haut, dans les Cieux
Une fois ma veste mise et fermée, à cause du vent, je me penchai vers ma douce qui m'avait donnée un plaisir sans fin, bien que c'était de la pacotille par rapport à ce que donnait sa vue maintenant. Elle était belle comme ça, comme Il me l'avait demandé, pure et innocente. Alors, mon travail achevé, je succombais, comme à chaque fois, à la tentation du fruit défendu, de la seule partie du corps qui n'était pas mien jusqu'à la fin de l'Appel: ses lèvres. Je les effleurai à peine, pour ne pas faciliter le travail de la police en laissant mon ADN sur ses douces, tendres et encore tièdes, lèvres pleines de tendresse. Je lui fis un signe de croix sur son front, comme à chaque fois, toujours d'un simple effleurement et récitai le « Notre Père » à voix basse pour que son âme soit en communion avec Dieu.
Après un dernier regard vers le futur Ange des Cieux, je grimpai vers la colline pour retrouver ma voiture et foncer vers ma généreuse et stupéfiante Victoria. Elle était mon rayon de soleil dans ce monde terne et froid, ce qui me réchauffait le cœur aprés chaque mission que j'effectuais. Bien que je prenais un pur plaisir dedans, une partie de moi restait avec toutes ces filles que je venais de sauver d'un destin sinistre. J'aimais ce que je faisais, c'était un fait incontestable, Dieu m'avait donné ce don et pour rien au monde je voudrais le gâcher. Je roulai à une vitesse modérée, 90km/h, sur l'autoroute nationale qui menait à Seattle, rejoindre ma Victoria.
Lorsque je l'avais rencontré, dans le sanctuaire de Lucifer, un bar prénommé Jabus, elle ne m'avait pas vu de suite, trop absorbée dans son verre d'alcool fort. Moi, par contre, je l'avais remarqué dés qu'elle avait fait son apparition. Ses yeux noirs reflétant une profonde peine, sa peau blanche et presque sur les os et ses cheveux d'un roux flamboyant m'avait tapé à l'œil pour ne jamais se détacher d'elle. Elle venait d'avoir une rude relation amoureuse avec un certain Laurent, un homme très peu digne de foi, qui l'avait maltraité et mise dans le chemin de la drogue, le chemin du rival de Dieu. Je lui avais parlé, pour commencer, de tout et de rien puis j'étais revenu presque chaque soir, quand je le pouvais et elle était toujours là avec son teint blafard et ses yeux rouges de chagrin. De fil en aiguille, notre relation avait avancé pour atteindre des sommets que je n'aurais jamais espéré avec une quelconque femme: le bonheur absolu. J'étais heureux avec elle, j'avais une stabilité et un épanouissement que j'aimais et ça faisait 3 ans que ça durait.
J'eus un sourire pour moi-même alors que le panneau de bienvenue à Seattle trônait sur le côté droit de la route. Victoria n'était plus très loin de moi, encore quelques kilomètres et je pourrais retrouver ses tendres étreintes passionnées. Nous devions nous rejoindre dans son appartement, comme à chaque fois que j'allais à Seattle voir ma femme, enfin plutôt notre appartement. Je m'engageai dans la rue et me garai prestement devant l'immeuble et, d'un coup d'œil en haut, j'eus la joie de voir les lumières allumées. Avec un sourire, j'entrai le code ainsi que la clef et courus dans les escaliers, trouvant que l'ascenseur durait à venir, jusqu'au 6éme étage. J'ouvris la porte rapidement pour voir ma femme sur le canapé, lisant un quelconque magazine qui prenait son attention. Je m'approchai par derrière, le coeur battant à mille à l'heure, heureux de la retrouver enfin aprés ses missions longues et prenantes, et posai mes mains sur ses épaules, tendrement. Elle eut un léger sursaut avant de se retourner prestement vers moi, les yeux pétillant d'une lueur que je connaissais que trop dans son regard.
-James, souffla-t-elle émue.
Mercredi 16 octobre 2010
POV Edward
Je poussai un énième soupir devant le programme télé avant de balancer la télécommande contre un mur. Les piles divaguèrent au loin dans un bruit sourd, tout comme le bout de plastique à la noix. Il fallait que ça m'arrive, que tout ça m'arrive alors que je n'avais rien demandé. Pourquoi? Je suis maudit, maudit à tout jamais! Je ne l'avais vu qu'une fois, qu'une malheureuse petite fois pour que mon esprit grave à tout jamais ses souvenirs. Son jolie visage, ses pommettes, l'amande de ses yeux, ses lèvres qui... STOP! Je gémis en me relevant tout en prenant ma tête entre les mains. Je devenais fou, fou d'une fille que je n'avais vu qu'une seule fois et dans un hôpital! Merde! Tout ce que je savais d'elle, c'est qu'elle s'appelait Isabella Swan, qu'elle avait un grand frère Emmett Swan, une amie Alice Brandon et qu'elle était sûrement atteinte d'une maladie grave! À cette pensée, mon coeur chavira du mauvais côté et s'écrasa en mille morceaux contre un rocher douloureux. Je ne pouvais pas imaginer ça, même si mon regard s'était posé sur elle que quelques heures, même si je ne lui avais jamais parlé et qu'elle ne me connaissait pas, je savais qu'elle était spéciale, différente des autres. Mais qu'est-ce que tu racontes Cullen ? Tu ne la connais même pas!
Lorsque je voyais mon père, à l'hôpital ou à l'extérieur, je demandais discrètement de ses nouvelles, par simple curiosité, et mon père m'informait qu'elle était toujours dans le comas et que les résultats sanguins n'étaient toujours pas arrivés. Ils attendaient quoi pour les donner? Le consentement du Président? Je me rongeais les sangs depuis le jour où je l'avais vu et le pire c'était que je ne pouvais pas la voir, c'était le pire de tout. Je n'avais pas été transféré à la réanimation, j'étais toujours à l'étage 3, en attendant le remaniement du personnel. Est-ce que je voulais vraiment être dans le même secteur qu'elle? La voir dans un putain de lit d'hôpital? La voir souffrir alors que je ne pourrais rien faire pour elle? Une partie de moi ne voulait pas, elle était assez lâche pour ne pas accepter cette décision, faire marche-arrière face à l'obstacle. Alors que l'autre, assez folle et plus importante, espérait cette mutation, espérait la côtoyer chaque jour et voir, même une fois, ses yeux se poser sur moi. Tu dérailles!
16h45, appel de l'hôpital.
16h57, arrivé à l'hôpital.
Comme à chaque fois, j'étais appelé en urgence car il n'y avait pas assez de personnel alors les Internes étaient appelés dans ce cas-là. Cela ne me dérangerait pas vraiment, ça permettait à mon cerveau de se mettre en pause sous la torture des souvenirs et de m'occuper entièrement de mon travail. Mais je n'arrivais pas beaucoup à me la sortir complètement de la tête, quelques heures tout au plus, elle était toujours dans ma tête, me remémorant cette rencontre chaotique, elle allongée sur un brancard prise de convulsion, les électrochocs sur son corps et plusieurs personnes qui s'affairaient autour d'elle pour la réanimer. J'avais beau tout faire, ces pensées étaient toujours là! Fichue mémoire, va!
-Edward? M'appela Jasper. Edward?
Je sursautai violemment à ce son qui faisait tâche dans mes souvenirs et me tournai vers mon meilleur ami. Il me scruta minutieusement, chose qu'il faisait souvent lorsqu'il prenait son rôle de « Docteur Withlock » que je détestais. Je lui lançai un regard noir avant de me lever pour aller prendre un café avec sucre afin de me tenir éveillé.
06h14, indiquait l'horloge et je n'étais pas prêt de partir de l'hôpital.
La machine fuma pour me sortir ce breuvage qui me répugnait mais seule chose qui me tenait éveillé pour encore quelques heures. Je pris une cuillère en plastique et tournais distraitement le liquide noir dans mon gobelet blanc alors que mon ami tourna sa chaise vers moi.
-Bon, alors, raconte ce que tu as, me demanda Jasper.
-Que veux-tu que je te dise? Ça fait plus de 13h que je me trouve dans cet hôpital alors que c'était mon jour de congé et tout ce que je veux, c'est mon lit pour dormir. Interprétation, Monsieur le psy?
-Je ne te parle pas de ton état de fatigue mais de ton état psychologique, Edward. Depuis quelques jours tu sembles... ailleurs ou plutôt complètement à l'Ouest.
À l'Ouest? C'est trop loin de là où je me trouvais. J'étais pas plus loin qu'en réanimation dans la chambre 180 avec une femme qui ne se doute même pas de mon existence!
-Mais non, ça va Jasper. Je suis juste crevé, rien de plus! Je n'aie pas eu le loisir d'avoir une bonne nuit de sommeil depuis des jours et tu sais que j'aime dormir.
-Mmm... Marmonna-t-il, pas dupe de ma démarche pour l'emmener sur une autre piste.
Je savais qu'il était capable de trouver ce pourquoi j'étais tourmenté depuis plusieurs jours, 11 jours exactement, et ça m'effrayait. Pas parce qu'il le saurait, pas parce que je ne lui cachais jamais rien depuis le jardin d'enfant, mais parce que je n'acceptais pas moi-même cette situation. Comment une femme peut vous faire tourner la tête de la sorte? Je me renfrognais sur moi-même, me trouvant idiot de me comporter de la sorte quand un collègue arriva pour Jasper.
-J'arrive, dit-il à son confrère. Toi, il me pointa du doigt, compte sur moi pour trouver ce que t'as! À plus!
Puis il s'en alla, me laissant ébranlé par sa menace. T'es mal mon vieux, très mal même ! Jasper me connaissait par coeur, je ne donnais pas cher de ma peau pour qu'il concentre son travail sur moi et me débusque dans la journée. Je m'affalai sur une chaise, me prélassant encore sur mes 5 minutes de pause, et ruminais ma journée. Des maux d'estomac, une arcade sourcilière ouverte, une mauvaise bagarre qui a valu plusieurs points de suture aux 2 gladiateurs, absorption de produit toxique et Tanya qui revint à la charge. Journée pourrie...
Après avoir avalé mon café, dans une grimace de dégoût, je me levais pour reprendre le boulot afin d'oublier tout ce qui m'arrivait. Je saluai le reste de l'équipe et ouvris la porte pour me trouver nez à nez avec mon père qui sursauta devant mon entrain peu ordinaire.
-Justement, je te cherchai Edward, m'annonça-t-il.
Je ne répondis pas et le suivis là où il m'emmenait, car là mes pieds ne répondaient même plus à ma volonté. Un coup d'œil à mon père et je vis ce qui devait être le reflet de mon visage: la fatigue. Il avait des cernes sous les yeux, un teint plutôt terne et ses rides s'accentuaient à chaque pas qu'il effectuait dans les couloirs de l'hôpital. Moi, je pouvais aisément tenir plusieurs heures sans dormir, bien que j'étais d'humeur de bouledogue aprés, mais mon père avait le droit à un minimum de sommeil. Alors que j'ouvris la bouche pour lui en faire part, il me coiffa au poteau:
-Plusieurs malades sont arrivés aux urgences cet après-midi, je crois que tu en as eu vent, n'est-ce-pas?
Oh que oui! La nouvelle avait circulé rapidement dans tous les étages parce que le cas était plutôt rare. Une bande de jeunes, une dizaine dans un squatte apparemment, admise aux urgences suite à des overdoses, et peu avaient survécu à cause des doses ingurgitées.
-Je crois que tout l'hôpital est au courant papa.
-C'est vrai que ce n'est pas banal... Enfin, bref, tout ça pour te dire que je dois m'occuper de ceux qui... qui sont toujours en vie donc je dois donner plusieurs dossiers à des Internes, dont tu fais partie
Génial! Comme si j'avais déjà pas assez avec mes autres patient! Mais qu'est-ce que tu as Edward? Tu es un futur Médecin, normal que tu as plusieurs patients à soigner voyons!
-Très bien, repris-je. Je suppose que tu m'emmènes voir ce patient?
-Cette patiente pour être plus exact, fiston. Elle a été admise ce matin en soin intensif et, malheureusement, je crois qu'elle va y rester un bon bout de temps.
Soin intensif? C'était rarement bon signe, c'était des malades lourds qui se trouvaient là, des maladies peu bénignes. Nous prîmes l'ascenseur, bondé de Médecins ou visiteurs en tout genre, le visage sombre et inquiet pour la plupart. Quoi de plus normal dans un hôpital? Nous sortîmes à l'étage N°5, soin intensif, et l'air était chargé de tristesse. Mon coeur se serra un peu, pensant que la belle jeune femme devait y être... Je secouai la tête, remettant mes idées en place et, surtout, refusant de penser à elle sinon j'étais fichu. Mon père me regarda avec un drôle d'air et je lui fis un bref sourire pour le rassurer. Il fronça les sourcils mais n'insista pas. Étais-je si transparent au yeux de tous? Nous franchîmes un autre couloir pour les chambres 60 à 80, et mon père se stoppa à la 72. Il n'y avait pas de vitre dans ces chambres là, en général des chambres simples, pour laisser de l'intimité aux malades. Jasper venait souvent ici, afin de parler à ces gens que Dieu avait abandonné à leur sort tragique ou à leur famille, choquée par la nouvelle. Mon père ouvrit un dossier et son visage s'assombrit un peu, toujours touché quand il se trouvait à cet étage là.
-J'ai hésité avant de t'attribuer cette patiente mais je crois que j'ai fait le bon choix, me dit-il gravement. Je te donne le sale boulot, en quelque sorte, parce que la jeune femme qui se trouve dedans ne sait pas pourquoi elle est ici.
-Tu veux dire que...?
-Que tu vas devoir lui annoncer, oui. Je suis désolé pour ça mais tu seras le mieux dans ce cas-là.
-Pourquoi? Il y a bien Sam ou Quil? Tu sais bien que...
-Je sais, me coupa-t-il brutalement, mais... la famille de cette jeune femme te connait Edward alors tu es le meilleur candidat pour ça.
La famille me connaissait? Mais je n'ai jamais rencontré de patient atteint aussi gravement à part... Mon sang ne fit qu'un tour et je me figeai dans le couloir, sous le regard étonné de mon géniteur. Se pouvait-il que le destin soit aussi cruel pour m'attribuer la patiente qui tourmentait mes journées ?
-Tiens, insista mon père tout en me tenant le dossier, les analyses sanguines sont à l'intérieur, nous avons passé un IRM (*) aprés qu'elle se soit réveillée, les radios sont à l'intérieur. Je te conseille de lui annoncer sans sa famille, Edward. Son père le sait, c'est un vieil ami à moi et je n'ai pas voulu qu'un inconnu le lui dise. Je te laisse maintenant, courage fiston.
Courage fiston? COURAGE FISTON? Hurlai-je dans ma tête. Comment pouvais-je lui annoncer cela? Comment lui dire sans flancher devant elle? Comment avoir un semblant de courage devant cette femme qui me retournait le cerveau?
Tremblant, j'ouvris le dossier et regardai les informations générales:
Isabella Swan.
23 ans.
Fille du chef de police de Forks, Charlie Swan.
Sœur de Emmett Swan, de 2 ans son ainé.
Mon coeur battit la chamade dans sa cage thoracique, prêt à sortir de sa prison de chair au moindre mot brutal que je lirais. Mes doigts bougèrent d'eux-même pour l'IRM que j'orientai vers la fenêtre du couloir. Plusieurs petits points blancs se trouvaient dans le cerveau de la jeune femme. Je déglutis difficilement et pris les prises de sang que je parcourus rapidement, le coeur en vrac.
Je fus pris de bouffées de chaleur brutales, ma respiration devint saccadée, mes poumons ne prenaient plus d'air et mon coeur devait frôler la tachycardie (*). Je posai ma main sur le mur vert de l'hôpital, dans un élan de conscience, alors que mon cerveau bouillait sous l'information qu'il venait d'avoir.
Isabella Swan, le personne qui tourmentait mes jours et mes nuits, celle pour qui j'étais à côté de la plaque depuis prés de 11 jours, était condamnée à mourir.
Chapitre horrible, morbide, démoralisant et j'en passe mais le côté positif c'est que dans le prochain chapitre, rencontre Edward/Bella! Bien que les conditions soient plutôt désastreuses, je vous l'accorde.
Retour de ce bon vieux James, toujours aussi cinglé et démoniaque. Ce personnage doit vous paraître assez étrange, flou aussi mais au fur et à mesure des chapitres, vous comprendrez le comment du pourquoi il est devenu comme ça.
Maintenant, vous verrez souvent Bella et Edward ensemble car, comme vous l'avez comprit, Edward est le Médecin attitré de Bella. Pour celle qui ne savait pas, un Interne a autant de pouvoir qu'un Médecin, d'où le fait qu'Edward ait autant de patient en charge.
Rosalie viendra dans le prochain chapitre, ainsi que son frère, Jasper qui aura une agréable surprise dans un détour de couloir... Je n'en dis pas plus!
Sur ce, je vous souhaite de bonne fête de noël, ainsi qu'une bonne années à toutes (car je ne posterai sûrement pas avant). Plein de bonheur, de joie, d'amour... et surtout la santé, c'est le plus important.
À bientôt,
Clairouille59.
(*) Crise comitiale= Crise d'épilepsie (Rappel)
(*) IRM= Imagerie par Résonance Magnétique, technique permettant d'obtenir des vues 2D ou 3D du corps vivant. Elle est notamment appliquée en imagerie du système nerveux central (cerveau et moelle épinière), des systèmes musculo-squelettique, cardio-vasculaire et en imagerie des tumeurs. (Pour les personnes qui ne le savaient pas.)
(*) Tachycardie: C'est l'augmentation de la fréquence cardiaque au-dessus de 120 pulsations à la minute.
