Bonjour tout le monde!
Me revoici pour un neuvième chapitre!
Réponses aux review précédentes:
-Elo-didie: Voici le chapitre que tu attendais! Bisous!
-Aliiice: Bonne année à toi aussi! Oui, Jacob fera son apparition pourtant, je l'aie déjà nommé...
-Soleil 83: Non, désolée, je ne sais pas combien je vais faire de chapitre pour ma fiction. J'écris petit à petit donc aucune idée...
-Galswinthe: Ok, je suis complétement larguée là! Lol. En faite, je n'aie pas fait attention pour le produit injecté, pourtant je fais attention dans les termes que j'emploie, mais le produit m'est passé au dessus de la tête. Désolée... Et pour le terme, Radiographie, j'ai fait une faute, j'ai lu trop vite le terme donc... Désolé!
-Carlotaa: Merci d'apprécier ma fiction, surtout venant de celle qui écrit « Sortilège ». Bientôt un nouveau chapitre?
-Mayawa: Désolé de te décevoir mais ma fiction ne sera pas la réplique du monde des Bisousnours!
-Myriam: Promis, les jours heureux arrivent! Lol
-DavidaCullen: Comment Carlisle va prendre le fait que son fils est amoureux? Mmm...
-Elle: Enfin la rencontre, c'est vraie. J'ai juste mis 8 chapitre mais bon... Pas sûr que ce chapitre soit plus joyeux.
-Twilightgeneration: Les chances sont peut-être infime mais ne perdons pas espoir! L'espoir fait vivre! Ce que fais James? Pas plus tard que maintenant! Et moi, j'espère avoir un chapitre de TA fiction!
-Mimie30: Trouble pour Bella et Edward? Bien plus que ça! En tout cas, pour notre Edward... En tout cas, merci pour ta review!
-Em31: Encore un énorme merci pour te review, elle m'a touché! Bisous!
-xjustemyself: Ah, tu as eu les larmes aux yeux? Alors prépare les mouchoirs pour lui suivant!
Merci à: SmileSam, Liline57, Carlotaa, Encre/Océan, Zephyroh, Jlukes, Angel Kido, Gaelle-51, mathildecullen19 pour vos mises en alert ou favorite story.
Comme d'habitude, merci à Phika17 pour sa correction! (L)
Bonne lecture,
Clairouille59.
Disclamer: Tout les personnages appartiennent à SM.
Une petite parenthèse avant votre lecture: Bien que ma fiction soit basé sur des faits assez tristes, il y aura quelques moments de « bonheur », mais que dans quelques chapitre quand Bella prendra une décision pour son avenir. Bisous et merci pour votre soutient!
Chapitre dédié à Mathildecullen19. Je ne dirais pas pour quelle raison car c'est personnel et je lui souhaite du courage pour la suite. Gros Bisous!
Chapitre 9 : Mal acquis ne profite jamais
Jeudi 17 octobre 2010
POV Rosalie
Va le voir ! C'était ce que ma conscience me disait depuis prés de 10 jours, mais mon corps n'obéissait pas. Pourtant, ce n'était pas l'envie qui manquait, ça non, mais il y avait un frein dans tout ça, sa sœur. Elle était hospitalisée dans l'hôpital où travaillaient Jasper et Edward, dans un des services les plus sombres qui soit: les soins intensifs. Je n'allais pas me pointer et faire comme si de rien et, puis, elle m'avait paru gentille, sa sœur, lorsque j'étais venue acheter une robe pour l'anniversaire d'Esmée. Elle lui avait plu soit dit en passant... La ferme !
L'heure était grave car je ne savais pas quoi faire, ni comment me comporter. Jasper avait vu le changement qui s'était opéré en moi, c'était inéluctable. Il tourmentait mes jours et mes nuits alors que je voulais qu'il sorte de ma tête à tout prix. Il m'avait sauvé la vie, certes. Il m'avait embrassé, certes. Et il n'était pas venu me voir, certes... Sa sœur, Rosalie, sa sœur... Oui, sa sœur.
Je savais, par Jasper, qu'Edward avait pris le dossier d'Isabella Swan et que son état était inquiétant, plus qu'inquiétant même. Elle avait attrapé une de ces foutues maladies mortelles qui lui donnait peu de chance de survie. C'était horrible ce qu'il leurs arrivait alors que c'était des personnes bien, d'après Carlisle. Comment le destin peut être aussi cruel pour des personnes que ne le mérite pas ? Pourquoi fallait-il que tout soit compliqué ?
Je poussai un énième soupir, assise sur mon bureau de travail avec des dizaines de copies d'élèves devant moi. D'habitude, voir les fautes et l'écriture des enfants me faisait sourire mais, là, mon coeur n'y était pas et, pour cause, il n'y avait qu'une seule personne qui tourmentait mon esprit: Emmett Swan. Et puis, je n'étais même pas sûre de pouvoir aimer un jour, aprés ce que, je déglutis, Royce m'a fait pendant des mois. J'avais toujours eu l'impression que mon coeur resterait figé jusqu'à la fin de mes jours, mais cet homme m'avait prouvé le contraire, en un regard et une ridicule phrase: « Mademoiselle avez-vous dit ? ». Je m'en souvenais comme si c'était hier, pourtant c'était idiot et absurde, mais rien qu'à ce souvenir, mon coeur fit un bond dans ma poitrine. Il avait l'air d'un coureur de jupon, aucun doute là-dessus, mais j'avais lu dans ses yeux bleus, ses 2 petites fossettes, son sourire chaleureux et son visage enfantin qu'il n'était pas si prétentieux et imbu de lui-même qu'il avait l'air. Je n'étais même pas sûre que c'était de l'amour aprés tout, c'était peut-être une retranscription de je ne sais quoi, comme aurait dit Jasper et ses termes psychiques auxquels je ne comprenais rien.
Je fermai ma pochette en plastique, où défilaient des copies d'élèves, me disant que je n'arriverai à rien de bon aujourd'hui. Suite au monstrueux incendie de l'école Kaplan, les élèves avaient été répartis dans plusieurs écoles de la ville en attendant que le maire décide d'en reconstruire une autre. Autrement dit, ce n'est pas demain la veille. J'avais été indemnisée par le directeur de mon ancien travail en me donnant un nouveau poste dans une autre école, plus prestigieuse que l'ancienne. On avait toujours pas trouvé l'origine de l'incendie mais les rumeurs couraient que c'était un court-circuit...
On était Jeudi, j'aurais dû être devant les enfants, en train de faire la lecture ou apprendre à faire des additions, mais l'école avait décidé de faire une sortie de classe, à laquelle je n'étais pas conviée. Merci le directeur... Ça m'aurait changé les idées mais, non, il y avait déjà trop de professeurs. Je sursautai sur ma chaise lorsque mon portable sonna dans un coin du salon. Je m'empressai de me lever et de courir, ou plutôt le chercher. Je me pris un pied de table et un magasine avant de mettre la main dessus, sous un coussin. Jasper.
-Allo? Dis-je en décrochant.
-Rose? C'est Jazz, me répondit-il.
-Sans blague, je ne l'avais pas vu, tiens! Qu'est-ce que tu veux?
-C'est que ma sœur est agréable ce matin! Si tu veux, je...
-Non, non... C'est bon, excuse-moi, je... Enfin c'est pas grave.
-Mmm...
Je levai les yeux au ciel, sachant qu'il regardait le plafond en train de faire travailler ses cellules grises.
-Et ne commence pas ta psychanalyse avec moi frangin! Grondai-je. Maintenant, dis-moi plutôt pourquoi j'ai la chance d'entendre ta tendre et douce voix à cette heure-ci?
Il rit à l'autre bout du fil et, malgré moi, je me sentis sourire. Qu'est-ce que je ferais sans mon frère aujourd'hui ? Il était mon soutien, mon appui, ma motivation pour avoir entrepris tout ce que j'avais fait jusqu'à maintenant. Me prendre sous son aile lorsque nos parents nous avaient mis à la porte, mes études de professeur des écoles, la poursuite judiciaire contre Royce, me redonner goût à la vie... Chose que je n'aurais jamais eu sans lui, je lui devais tout mais je ne lui disais jamais.
-Tu vas encore m'engueuler mais j'ai oublié un dossier très important dans mon appartement alors, est-ce que la sœur que j'aime le plus au monde aurait la gentillesse de me l'apporter jusqu'ici?
-Je suis ta seule sœur Jazz, normal que tu m'aimes!
-Mon avis pourrait vite changer si ma sœur ne me rend pas ce service...
Je marmonnai des insultes dans ma barbe et il rit de plus belle.
-Il est où ce « dossier très important »? Demandai-je.
-Sur le comptoir de la cuisine.
-Je serais là dans, je regardais la montre qu'il m'avait offerte pour mes dix-huit ans, 30 minutes. Est-ce que Monsieur est satisfait?
-Amplement satisfait, tu reviens dans le rang de « meilleure sœur du monde ».
-Trop aimable...
Après quelques autres banalités, je me préparais et filais vers ma petite merveilleuse, alias ma M3 que je venais tout juste d'acquérir malgré les bougonnements de mon frère. Il avait toujours sa vielle voiture pourrie et il n'avait pas le temps d'aller chez un concessionnaire automobile. Dommage ! Avec un sourire, je laissais tourner le moteur quelques secondes avant d'entamer la première et, rapidement, la seconde. Un vrai plaisir de la conduire ! Jasper avait toujours dit que je finirai mécanicienne dans mes prochaines années, mais je l'avais contredit lorsque j'avais pris la voie de professeur. J'étais mécanicienne à mes heures perdues. J'arrivais rapidement dans le luxueux appartement de mon frère, situait dans les environs de Capitol Hill (*) et trouvais son dossier d'un coup d'œil. Toujours aussi tête en l'air celui-là ! Quand va-t-il enfin se décider à trouver une petite amie? Mon frère n'était pas désagréable à regarder, je le voyais bien lorsqu'on sortait dans la rue tous les 2 ou lorsqu'on allait au restaurant. Les femmes n'avaient d'yeux que pour lui et je ne parle pas quand Edward se mêlait à nous... Des furies en chaleur ! Edward était vraiment beau, seul un aveugle dirait le contraire, mais notre relation avait toujours été purement amicale, fraternelle même. Jasper aurait voulu un « plus si affinité » mais ni Edward, ni moi n'avions pensé à cela et mon frère s'était incliné. Edward n'était pas le genre de mec à balancer les filles aprés les avoir utilisées, d'ailleurs je ne me souvenais même plus de la dernière fois où il avait eu une relation avec quelqu'un de la gente féminine... Il était réservé, quoique assez sociable, mais il n'avait jamais l'esprit mal tourné ou ne se recroquevillait pas sur lui-même lorsque nous lui présentions des gens, hommes ou femmes. Edward était quelqu'un de mystérieux, sensible et droit mais c'était comme s'il manquait quelque chose dans son existence pour se sentir entier, réellement lui. Le jour où il présentera La femme, je l'accueillerai les bras ouverts tout en la remerciant de le rendre heureux car c'était un homme comme ça, à aimer qu'une seule fois.
Je laissai de côté mes pensées et entrai dans l'accueil de l'hôpital Seattle Center Hospital, pour aller à l'accueil. Par bonheur, bien que c'était ironique, j'eus la chance de me trouver en face de « Je suis refaite de partout et je suis fière » alias, Maria, celle qui courait aprés mon frère depuis qu'il travaillait ici. Chose perdue depuis bien longtemps. Et heureusement!
-Que puis-je faire pour vous? Me demanda-t-elle d'une voix aussi désagréable à l'oreille que sa face botoxée.
Fais comme si tu ne me connaissais pas, pauvre idiote!
-Je voudrais voir le Docteur Withlock, répondis-je froidement.
-Et qui le demande?
Non mais...? Je vais lui faire bouffer ses seins refaits si elle continue.
-Sa sœur, espèce décervelée ! Comme si tu ne me reconnaissais pas alors que mon frère t'a foutu le râteau de l'année ! Et, dépêche-toi, je n'ai pas qu'à parler à une poupée gonflable comme toi !
-Attend que..., commença-t-elle tout en se levant de son siège.
-Rosalie! M'appela une voix que je ne connaissais que trop.
Je me tournais pour voir Jasper, se tenant dans la salle d'attente avec un sourcil levé, signe qu'il me demandait ce qui se passait silencieusement. Je lui fis un grand sourire avant de me tourner vers Miss peau de colle.
-Écoute-moi bien, toi, la menaçai-je. Arrête d'essayer de mettre mon frère dans ton lit car, comme tu as pu le voir depuis des mois, ça ne marche pas. Alors, va montrer tes faux seins à quelqu'un d'autre que lui sinon je te les fais bouffer, c'est clair ? Je te souhaite une bonne journée !
Elle ne répliqua pas car je tournai les talons pour me diriger vers mon frère, le dossier en main. Il me prit dans ses bras et déposa un baiser sur ma joue, rituel depuis notre plus « tendre » enfance. Il me proposa d'aller boire un café à la machine, chose que je n'aurais refusée pour rien au monde. Un moment avec mon frère, seul, était rare alors autant en profiter.
-Qu'est-ce qui s'est passé avec l'autre? Me demanda-t-il tout en me payant un cappuccino.
-Rien du tout, pourquoi? Répondis-je, innocente, avec un grand sourire.
Il secoua la tête, dépité, et me tendit mon breuvage. Il n'alla pas plus loin sur ce sujet-là, enfin ce sujet-là. Gagné!
-Alors, demandai-je aprés m'être assisse dans une des nombreuses salles de l'hôpital, comment va la vie du Docteur Withlock?
-La vie du Docteur Withlock est passionnante à souhait. J'ai eu une demande en mariage, ainsi qu'un résumé complet de la saison 1 de Dynastie (*) et, pour finir, une menace de mort d'un patient car il croyait que j'étais l'amant de sa femme. Sinon, tout va bien dans le meilleur des mondes, et toi?
Je me mis à rire sur le ton désinvolte qu'il venait d'employer. Au début, il l'avait eu dur puis avait accepté cette partie de son travail.
-Comme d'habitude, Jazz. Comme d'habitude... Mais, dis-moi, en quoi ai-je l'honneur d'avoir un peu de temps libre avec mon unique frère ? Ne me dis pas que tu as une coupure dans ton emploi du temps car je ne te croirais pas.
-Je tiens à dire pour ma défense que ce n'était pas mon but premier lorsque je t'ai appelé mais vu que tu es là...
Oh! C'est pas bon quand il te dit ça, Rosalie. Pas bon du tout! Je me redressai sur la chaise inconfortable de la salle, une salle d'attente apparemment, et posai mon verre sur une table vide de quelconques magasines.
-Je t'écoute, dis-je avec le plus grand sérieux, tendue.
-Je sais que tu crois que c'est pour moi mais non, m'informa-t-il. C'est pour, Edward.
-Edward? Répétai-je.
Il opina avant de regarder à droite et à gauche, comme s'il regardait qu'on n'était pas écoutés par des oreilles non-désirées. Il n'y avait que la famille des patients autour de nous, ainsi qu'un homme aux cheveux gris qui revenait des toilettes.
-Oui, Edward. Il... Mmm... Il est bizarre depuis plusieurs jours, depuis le jour où il y a eu l'incendie pour dire vrai.
Je fronçai les sourcils. C'était du genre d'Edward de s'inquiéter pour si peu mais il savait très bien que, s'il le faisait pour moi, il en payerait de sa vie. Je n'aimais pas être « chouchoutée » ou autre, alors s'en faire seulement car j'ai inhalé du dioxyde de carbone... Et puis, ce jour-là, j'avais vu, pour la première fois peut-être, de la peine dans ses yeux. Il n'exprimait que rarement ses sentiments, voir jamais, alors les lire dans ses yeux m'avait surprise...
-Au début, reprit Jasper, j'ai cru que c'était à cause du travail. Après tout, il côtoie la mort tout les jours mais ce n'était pas ça. Tu tu souviens de la règle de l'hôpital? Sur la relation Médecin/patient?
Pour la savoir, je la savais ! Je la trouvais complétement stupide mais, aprés tout, c'était qu'un con qui l'avait décrétée; le directeur de cet hôpital.
-Ne jamais tomber amoureux d'un de ses patients, récitai-je, mécaniquement.
Il eut un silence, un long silence, un silence équivoque... OH MON DIEU! Se pourrait-il que...?
-Ne me dis pas que... qu'Edward a... est..., je déglutis, amoureux?
-Je crois bien que oui, Rose, soupira-t-il. Ça fait 10 jours qu'il est dans un état semi-fantomatique, qu'il a les yeux dans le vague, les pensées ailleurs et le visage torturé. Je crois qu'il est bel et bien amoureux !
-Mais... Mais comment peux-tu en être sûr ? C'est d'Edward qu'on parle, Jazz, du mec qui a une trainée de filles venant de Seattle à ses trousses et tu sais, tout comme moi, qu'il n'a jamais été intéressé alors tomber amoureux...
-Carlisle m'a dit qu'Edward devait prendre un dossier en main, d'une patiente atteinte d'une maladie lourde et tout concorde Rose ! Cette patiente est entrée aux Urgences le même jour que toi, apparemment pas dans un bon état de santé et Edward a été appelé par son père pour le seconder, il y a 12 jours maintenant. Et c'est précisément là où il est devenu le fantôme de lui-même, complètement à côté de la plaque !
L'idée me parut absurde mais en creusant un peu... Il était le genre d'homme à ne tomber amoureux qu'une seule fois dans sa vie, peu importe laquelle, ça j'étais sûre, mais la question qui se posait...
-Et, en plus, Carlisle m'a demandé, pas plus tard qu'hier, si je pouvais m'occuper d'elle et de sa famille. Qu'est-ce que je vais faire lorsque je serais devant elle, Rosie? Je ne peux pas faire semblant de rien mais je ne peux pas le lui dire non plus!
Edward amoureux... Sûrement un coup de foudre, en si peu de temps... Mais qui étais-je pour le blâmer alors qu'il m'arrivait la même chose en ce moment même?
-Il ne faudrait rien lui dire tu sais, je crois que c'est mieux ainsi, le conseillai-je. Tu m'as dit qu'elle avait une maladie grave, qu'est-ce que c'est?
-Une tumeur au cerveau, elle a des chances minimes de s'en sortir... Comment... Comment va-t-il faire si elle... ne survit pas? Tu connais Edward, il va faire une connerie ou je ne sais quoi. Il a l'esprit fragile, si sensible que j'ai peur que cela l'affecte jusqu'au point de non-retour...
Pas le point de non-retour, s'il vous plait ! Jasper m'en parlait déjà assez avec ses patients. Ça ne me faisait pas grand chose, bien que j'étais peinée pour eux, mais pas Edward, mon Edward... Non !
-Est-ce que tu sais qui sait? Enfin... Carlisle a dû te le dire, non?
-Même s'il ne me l'avait pas dit, j'aurai su qui c'était, murmura-t-il, chose qui ne prévoyait rien de bon. J'ai déjà eu affaire à eux, enfin... à peu prés. C'est la sœur du pompier qui t'a sauvé dans l'incendie de ton école, Rose, c'est Isabella Swan...
Isabella Swan... Sœur de mon pompier... De Emmett Swan...
POV James
Tout était bien, comme à chaque fois que j'étais avec elle. J'avais mon équilibre, ma source de joie à mes côtés. Un Ange parmi tant d'autres, mais un si bel Ange à mes yeux...
-À quoi tu penses? Me murmura-t-elle dans un souffle.
-À toi, répondis-je.
Je pus sentir son sourire sur mon torse nu, un magnifique sourire devrais-je dire. Il ensoleillait tout son corps rien qu'en un mouvement de la bouche, cela la rendait plus belle qu'elle ne l'était déjà. Je me sentais bien à ses côtés, moi-même sans superflu. Était-ce ça aimer réellement ? En tout cas, ce n'était pas désagréable...
-Je dois aller au travail, m'informa-t-elle au bout d'un long moment de silence aimant. Veux-tu m'accompagner?
-Bien sûr, susurrai-je à son oreille, j'irai n'importe où, pourvu que tu sois là.
Un deuxième sourire qui illumina mon coeur, une fois de plus. La vie m'avait donné cette chance, la chance de la rencontrer... et la chance t'entendre Dieu. Je considérais le premier évènement comme naturel, le deuxième comme une grâce divine. Je savais que c'était Dieu qui m'avait donné ce don, de l'entendre, et je savais que c'était Lui qui avait mis Victoria sur ma route. Comment pourrais-je refuser ce qu'il me demande à présent ? D'autres auraient pu penser que j'étais « piégé », mais je ne m'étais jamais senti aussi bien de ma vie et la femme qui était à mes côtés, cadeau du ciel, y était pour beaucoup.
Victoria se leva du lit conjugal et prit la direction de la salle de bain, fraîchement refaite. Je dus me faire violence pour ne pas la suivre dans ce lieu de tous les plaisirs parce que la vue qu'elle me donnait fit renaître le feu satanique de mon bas-ventre. Au bout d'une demi-heure, elle sortit de là, lavée, habillée et coiffée, toujours magnifique. Je lui fis la remarque et elle se racla la gorge, encore mal à l'aise par les compliments que je lui faisais de temps en temps. J'embrassai ses lèvres lorsque je passai prés d'elle et allai, à mon tour, dans la salle de bain.
-Comment se sont passés ces derniers jours, au travail? Me demanda-t-elle.
Mon travail... Victoria croyait que je faisais le tour de toutes les villes de Seattle pour mon travail, ce qui n'était pas vraiment le cas. Je gagnai ma vie en vendant des médicaments dans tout le continent Américain - et bientôt en Europe - et je devais aller dans chaque fabrication autour de Seattle pour constater que tout allait bien. J'étais assez connu dans le métier, j'avais un nom, un nom qui me permettait de faire quelques extras dans ma vie et payer tout ce que Victoria souhaitait, comme son magasin de vêtements « The Maine ». Je n'avais pas choisi le nom... Je pus voir le visage de ma femme s'illuminer lorsqu'elle vit son édifice sous ses yeux, son bébé comme elle l'appelait, ce qui l'avait sauvée de l'Enfer de la drogue et tout le reste. Elle avait travaillé sans relâche pour que son magasin ait de la clientèle fréquente et nombreuse, une vraie femme d'affaire. À l'intérieur de ce dernier, il y avait son employée, Leah Clearwater, qui fronça les sourcils en me voyant. Je savais qu'elle ne m'appréciait pas vraiment mais je m'en fichais, seule Victoria comptait à mes yeux.
-Bonjour Monsieur et Madame Hunter, nous dit-elle avec un sourire forcé, sauf pour la femme à mes côtés.
-Bonjour Leah, comment vas-tu? Demanda poliment Victoria.
-Bien merci. Le magasin a commencé sous les chapeaux de roues ce matin...
Et pendant une bonne dizaine de minutes, elles parlèrent de vêtements, de chiffre d'affaire et de rénovation alors que j'observais le sanctuaire de ma belle d'un œil neuf. Il avait quelque peu changé depuis la dernière fois, il y a 3 semaines pour être précis, plus moderne je dirais, mais cela ne gâchait en rien la note de Victoria dans tout cela.
-Elle n'est toujours pas revenue? S'enquit ma belle d'un ton froid.
-Non, répondit la jolie indienne, mais sa sœur est passée hier soir...
Je me tournais vers elles 2, soudainement intrigué par la conversation. Ma femme m'avait vaguement parlé de cette employée, une jeune femme qui était venue ici un jour pour le poste de vendeuse, chose que Victoria lui avait donnée immédiatement. Ça faisait prés de 10 jours qu'elle n'était pas revenue, pour une obscure raison et cela agaçait cette dernière.
-Et qu'a-t-elle dit pour la défense de sa sœur?
-Qu'elle était à l'hôpital, nous informa Leah d'un ton froid.
-Un mensonge qui...
-Elle m'a donné le nom de l'hôpital ainsi que le numéro de chambre, si vous aviez l'intention de la voir, la coupa-t-elle.
-Donne-le moi, je vais la voir pour régler cette affaire. Je ne peux pas me passer d'une vendeuse alors que noël approche. Garde le magasin Leah et n'oublie pas de remettre du stock dans les rayons.
Elle acquiesça et, aprés un regard assassin en ma direction, je suivis ma douce pour prendre ma voiture.
-Peux-tu m'emmener à l'hôpital, mon chéri? Me demanda-t-elle avec un sourire timide.
-Tout ce que tu voudras! Quel est l'hôpital?
Elle sourit et regarda le papier qu'avait donné son employée.
-Seattle Hospital Center.
Je mis le contact et satisfis ma femme en la conduisant là où elle le voulait. Le trajet fut agréable, grâce à la voix de Victoria résonnant dans ma voiture, chantant les chansons qui passaient à la radio. Elle avait toujours aimé cela, et j'aimais la voir rayonnante, comme maintenant. Elle était unique...
Rapidement, nous arrivâmes au Seattle Hospital Center, et je pestai en voyant le parking presque complet. Je payai les 1$50 pour une place et nous sortîmes de la voiture avec empressement, à cause de la fine pluie qui commençait à tomber. C'était peut-être la seule chose que je n'aimais pas à Seattle. À l'accueil, nous eûmes droit à un comportement glacial de la secrétaire, apparemment on la dérangeait, alors que nous lui demandions où se trouvait cette fameuse chambre 72.
-Étage N°3, la deuxième à droite, avait-elle répondu.
C'est comme ça que nous nous étions retrouvés dans un ascenseur, bondés de malades, infirmières, Docteurs et visiteurs – comme nous – presque les uns sur les autres.
-Viens, c'est par là, m'annonça ma femme, parce que j'étais complétement perdu par tous les écriteaux et autres.
Elle me prit la main, alors qu'une décharge électrique déferla en moi, et nous marchâmes jusqu'à la porte où était inscrit « 72 » en gras. Je n'avais jamais aimé les hôpitaux, j'y avais été trop souvent étant petit mais je m'étais vengé aussi, Dieu m'avait donné un coup de main pour ma vengeance bien que c'était un pêché de se venger...
Ma tendre femme toqua légèrement à la porte et j'entendis un vague "entrez" de l'intérieur. La chambre était impersonnelle, comme toutes les chambres d'hôpitaux. Froide, blanche, sans lumière, sans rien... Un lit était contre le mur, où milieu de la pièce où se tenait une jeune femme, branchée à 2 moniteurs qui émettaient des bruits sourds et lents. La jeune femme en question devait être l'employée de Victoria, toute aussi inutile que devait être cette chère Leah... Cheveux bruns, bouclés négligemment, la peau d'une blancheur de craie, un visage doux et féminin, des lèvres rouges et tentatrices et des yeux d'un marron sans égal où brillait une lueur étrange, une lueur que je n'arrivais pas à définir...
-Bonjour Isabella, dit ma femme à mes côtés alors que je haussai les sourcils, intrigué par ce prénom peu commun.
-Bonjour, répondit-elle d'un ton détaché, sans vraiment être intéressée.
-Je te présente James, reprit Victoria, mon mari. James, je te présente Isabella, Isabella Swan.
Swan. Il y eut un blanc dans ma tête avant que tout mon corps bourdonne sous l'information qu'il venait de recevoir. L'adrénaline circulait vite dans mes veines, laissant une trace brûlante à chaque passage, de l'excitation. Swan. Comme le chef de la police de Forks, celui qui avait juré de faire une chasse à l'homme pour me retrouver. Celui qui avait dit qu'il avait une fille dans le journal. Celui contre qui, j'avais juré de m'amuser.
Je croisai le regard d'une étrange teinte chocolat de cette jeune Swan et lui fis un sourire aimable, qu'elle me rendit avec bien des difficultés.
-Bonjour, Isabella. Puis-je t'appeler ainsi? Demandai-je poliment alors qu'à l'intérieur de moi, je jubilai de ma prochaine victoire.
-Je ne vois pas d'inconvénient.
Je hochai la tête et ma femme reprit son discours. Je ne l'écoutai que d'une oreille, voir pas du tout car, au fond de moi, tout venait de se clarifier. Il ne s'était pas manifesté mais c'était inutile dans ce cas là, je savais déjà ce qu'il avait prévu pour elle.
Le jeu pouvait commencer.
POV Edward
L'Enfer. C'était l'Enfer là où je me trouvais, il n'y avait pas d'autre mot pour le définir. Tous les moments où je m'étais trouvé avec Isabella me revinrent en tête, me torturer un peu plus pour ce que je venais de lui faire. Ce n'était pas le lieu qui me faisait cet effet-là mais tout ce qui entourait mon cerveau en ce moment même. Son regard suppliant, sa voix triste, son mutisme aprés l'annonce funèbre. Tout cela me rappelait ma deuxième rencontre avec elle et c'était insupportable. Pourquoi ne l'avais-je pas rencontrée avec simplement un bras cassé ? Ou une Angine, mal soignée ? Ou je ne sais quoi d'autre... Mais non, il a fallu que le destin soit cruel avec moi. Atteinte d'une maladie avec peu de chance de survie, elle avait pris la seule chose que je gardais pour une personne unique: mon coeur. Je savais que c'était elle, elle et aucune autre. Tout m'avait paru évident lorsque je m'étais réveillé chez moi, dans mon ancienne chambre avec ma mère à mes côtés.
J'avais pleuré toutes les larmes de mon corps, alors que je ne croyais pas ça possible, devant l'impuissance de ma mère. Je ne sais pas comment je m'étais retrouvé là mais j'étais dans le salon, assis dans le canapé beige que ma mère avait soigneusement choisi. Je ne pourrais dire dans quel état j'étais car, moi-même, je ne savais pas. Lorsque j'étais sorti de la chambre 72, celle où abritait Isabella Swan, je m'étais senti comme l'ombre de moi-même, déconnecté de l'instant présent, encore avec elle alors que je ne pourrais jamais l'être. Ensuite, aprés m'être assis dans le salon familial, c'était le trou noir. Je me souvenais de la conversation avec ma mère aprés m'être réveillé, si intuitive que ça m'avait dérouté...
Un jour plus tôt
J'ouvris les yeux en les clignant plusieurs fois, étonné du noir qui séjournait autour de moi. Comment avais-je atterri, ici ? Je n'étais pas en bas, dans le salon ? Une main tendre et familière se posa dans mes cheveux et, malgré le noir complet autour de moi, je pouvais sentir que c'était ma mère. Combien de fois avait-elle fait ce geste, depuis 23 ans maintenant ?
Puis, les souvenirs revinrent en surface, alors que j'aurais voulu qu'ils restent aux tréfonds de l'océan pour ne jamais revenir. Couler, couler comme mon coeur le faisait à présent. Isabella... Un prénom, une personne, une femme, la femme... Elle était si innocente, si simple, si belle mais si triste au fond d'elle. Ça m'avait marqué lorsque j'avais posé mes yeux sur elle, lorsqu'elle était parfaitement réveillée et consciente. Qu'est-ce qu'elle pense en ce moment, alors que je me morfond sur son sort ?
-Edward? M'appela ma mère. Est-ce que ça va mieux? Tu veux quelque chose?
Je me relevai pour être assis, plus confortable comme position. J'allumai la lumière de la table de chevet et les rayons lumineux me firent découvrir que j'étais dans ma chambre. Comment... ?
-Cela fait 9 heures que tu t'es endormi, Edward, me dit ma mère, comme si elle avait lu dans mes pensées. Tu ne t'en souviens pas?
Je fis non de la tête et elle eut une moue inquiète, j'étais persuadé qu'elle pensait à appeler mon père. Je vis qu'elle était dans ses habits de d'habitude, alors que l'heure était déjà bien avancée. Était-elle resté là, à mes côtés, alors que j'étais dans les limbes de l'oubli ?
-Je suis désolé d'être venu comme cela, m'excusai-je en me souvenant d'être arrivé dans un état pitoyable à la maison. Je... Je ne sais pas ce qui m'a pris et...
-Chut Edward, chut, me coupa-t-elle en reprenant ses douces caresses dans mes cheveux indomptables. Tu n'as pas à être désolé de quoique ce soit, tu es ici chez toi, peu importe l'état que tu viens.
Je souris faiblement à la lueur de la lumière. Ma mère était certainement la femme la plus douce, gentille et maternelle qui soit, remplit d'amour et qui ne demandait qu'à le distribuer autour d'elle.
-Est-ce que tu as faim? S'enquit-elle. Je t'ai fait à manger...
Je voulus protester, trouvant que j'avais déjà trop pris de son temps mais mon estomac ne fût pas de cet avis et émit un son sourd, plaintif. Esmée rit et se leva.
-Je crois que j'ai eu ma réponse!
Je souris faiblement, encore emprisonné dans mes souvenirs douloureux et sans aucune lumière. J'étais un peu sur une autre planète, là où je ne voulais pas être, mais avais-je vraiment le choix? J'étais perdu par la confusion de mes sentiments, de mes obligations et raisonnements. Pourquoi ne l'avais-je pas rencontrer dans d'autre condition? Moins triste, moins noir, moins funèbre...
En soupirant, je me levais pour rejoindre ma mère qui s'affairait dans la cuisine pour me réchauffer un plat digne de son nom, chose que je n'avais pas mangé depuis des jours maintenant. Elle me fit un faible sourire lorsqu'elle me vit, rassurant et maternel, sûrement ce que j'étais venu chercher ici malgré moi. Je ne sais pas comment mes sens m'avaient emmené ici mais ce n'était pas pour me déplaire.
Elle déposa un plat de pâtes devant moi et, d'un geste lent et mal assuré, je pris une première bouchée, sans grande conviction malgré ma faim omniprésente. À la seconde où la nourriture toucha mes papilles gustatives, j'engloutis mon assiette comme mon dernier repas de condamné, ce qui la fit sourire. Comme à son habitude, lorsque je venais à la maison, elle refusa que je fasse quoique ce soit et lava les ustensiles, et autres, qu'elle avait utilisé. Je restais assis sur le tabouret du comptoir de la cuisine, les yeux dans le vague mais l'esprit vers l'hôpital. Il était plus de 1 heure du matin et je me demandais ce qu'elle pouvait bien faire. Elle devait sûrement dormir, à cette heure-là et, avec les médicaments qu'on avait commencé à lui administrer dés l'après-midi, les bras de Morphée avait dû me la voler depuis bien longtemps.
-Edward? Edward? M'appela Esmée. Tu es toujours avec moi?
-Euh... Excuse-moi maman, dis-je pitoyablement, j'étais ailleurs...
-Ailleurs? Répéta-t-elle avec un grand sourire. Est-ce qu'elle a un nom?
Comment Diable avait-elle pu le deviner ? J'essayais de garder une contenance mais je savais que mes efforts étaient vains, je n'arrivais pas à mentir à ma propre mère. Pour cette dernière, son sourire s'élargit aussitôt, sachant qu'elle avait mis le doigt sur la chose qui me tracassait depuis 12 jours maintenant.
-C'est... compliqué, maman, murmurai-je.
-L'amour est tout sauf facile, Edward, ne l'oublie jamais.
À qui le dis-tu! Pensai-je amèrement. J'étais tombé sous le charme d'une patiente, enfin tombé sous le charme est un grand mot, j'aurais plutôt défini ça comme le coup de foudre ou un truc comme ça. Je n'y avais jamais cru à ce genre de chose « l'amour vous tombe dessus » et bla bla bla mais lorsque ça vous arrive et bien... vous ne savez plus où mettre la tête ! Je pris ma tête entre mes mains, encore alourdie par le sommeil, et des centaines de questions se mêlèrent à l'intérieur.
Comment m'avait-elle trouvé?
Qu'est-ce que j'allais faire maintenant?
Comment pourrais-je lui rendre le sourire?
Avait-elle des chances de survie avec le traitement que j'allais lui administrer?
Et pleins d'autres encore... Je l'avais à peine vue, et je lui avais encore moins parler alors pourquoi, rien qu'en pensant à elle, mon coeur se mit à battre à tout rompre ? Pourquoi avais-je cette impression d'aimant qui me reliait à elle ?
-Est-ce que je pourrais la rencontrer? S'enquit doucement ma mère.
La rencontrer? Est-ce que je devrais lui dire, à ma propre mère? Ou lui mentir, comme je l'avais fait depuis ses 12 derniers jours?
-Je ne crois pas, maman, répondis-je.
-Oh...
Elle paraissait déçue, voir anéantie. Depuis combien de temps espérait-elle que je trouve quelqu'un dans ma vie? Depuis combien de temps rêvait-elle que j'aie une autre raison que le boulot pour me lever le matin? Je ne saurais le dire mais je savais qu'elle y pensait souvent. J'étais son unique enfant, donc elle aurait une unique belle-fille. Ce pourrait-il que ce soit elle? Cette jeune femme que je ne connaissais qu'à peine? Ce pourrait-il que le destin soit aussi cruel pour me « donner » une personne qui soit mourante? POURQUOI! Hurla mon subconscient. J'allais devenir fou à cette allure!
-Je... Je... J'ai rencontré quelqu'un, lui avouai-je, décidant d'être franc avec elle.
Je croisai son regard et vis que ses yeux brillaient d'une étincelle de bonheur. Elle veut ton bonheur, Edward... Je n'étais pas sûr de pouvoir l'avoir ou même l'effleurer, ce bonheur.
-Tu n'es pas obligé de me dire qui c'est, s'impatienta ma mère. Tu as le droit d'avoir des secrets mais je veux juste le savoir avant que tu te maries.
Cette fois, je rigolai franchement. C'était tout ma mère ça, je lui donnais la main mais elle voulait mon bras. Me marier? J'étais encore très loin de cette option, très loin...
-Je l'aie rencontré il y a 12 jours, continuai-je, à l'hôpital.
-À l'hôpital? Répéta ma mère.
-Oui... Elle... Elle est arrivée aux Urgences et je l'ai soignée, avec papa.
-Oh mon Dieu! Elle va bien au moins? Enfin... Je veux dire, elle est en bonne santé?
-Pour l'instant, chuchotai-je en regardant mes mains, mal à l'aise.
-Pour l'instant? Que veux-tu dire par là? Dis-moi pas qu'elle...
Je me tus et ce fut le silence de trop pour elle. Elle avait deviné ce qui me tracassait, cette stupide règle de l'hôpital qui interdisait toute relation avec une patiente, quelle qu'en soit la nature mais est-ce qu'on contrôle ses sentiments ? Je n'avais rien demandé moi, elle est arrivée comme ça...
-C'est une de tes patientes, c'est ça? M'interrogea ma mère.
Je hochai timidement la tête, comme un enfant pris en faute devant un paquet de bonbons.
-J'ai toujours dit à Carlisle que c'était une « loi » stupide, attend que je rentre et...
-NON ! M'écriai-je, le coeur battant, la faisant sursauter. Non, maman, ne dis rien à papa, s'il-te-plait... Il... Il ne doit rien savoir, je t'en prie... Promets-le moi...
Elle vit mon désarroi, ma confusion et ma peine à travers mes yeux. Le dire à mon père? Je ne sais pas comment il le prendrait, le fait que j'ai trahi la règle de l'hôpital. Mais il ne fallait pas qu'il le sache bien qu'il ne se passera jamais rien entre elle et moi.
-Je ne dirais rien à ton père, je te le promets, mon chéri, m'annonça ma mère. Mais... cette patiente, Edward, va-t-elle bien?
Comment dire à ma mère que « cette patiente » avait peu de chance de survie alors que je ne voulais pas le croire moi-même? Comment avouer, à sa propre mère qui n'attend que ça depuis que je suis au jardin d'enfant, que je ne serais plus que le fantôme de moi-même si elle ne survivait pas?
-Elle va bien, pour le moment. Elle... Elle est à l'hôpital, dans le service des soins intensifs, et... et elle a une tumeur au cerveau qui lui donne une espérance de vie faible, très faible...
Je sentis quelque chose de doux et liquide couler sur mes joues. Des larmes. Mes larmes. La deuxième fois que je pleurais pour elle, pour Isabella. Je ne la connaissais pas mais je l'aimais déjà. J'aimais Isabella Marie Swan.
-Oh mon chéri, murmura ma mère en me prenant dans ses bras. Je suis tellement désolé, tellement...
Elle était sincère, ma mère était toujours sincère avec les sentiments des gens. Elle était comme ça, toujours à se soucier des autres en passant en dernière. Je me laissai bercer par sa tendresse, comme si j'avais encore 5 ans et que j'avais besoin de l'amour de ma mère. Elle avait fait ressortir ce côté émotif, sentimental, humain de ma personne que je cachais depuis des années. J'en avais pas vraiment de raison mais je m'étais fermé comme une huitre pour mes études, faire ce que j'avais toujours fait depuis mes 7 ans. Cela avait inquiété mes parents pour ensuite devenir superflu, comme normal pour eux.
-Tu ne te serais pas mis dans un état pareil si... si c'était qu'une fille, Edward. Tu l'aimes vraiment, n'est-ce-pas?
-Je... Je crois, je ne sais plus...
Elle prit mon visage entre ses mains et planta son regard dans le mien. Par automatisme, je me figeais car je savais que ce qu'elle allait me dire viendra du plus profond de son coeur.
-Je sais que, dans ta petite tête de borné, tu dois te demander: comment ça se fait qu'au premier regard je fonds. Je me trompe? Je secouai la tête négativement et elle sourit faiblement. C'est bien ce que je pensais, tout ton père! Enfin... L'amour ne se contrôle pas, Edward, ça arrive quand nous l'attendons le moins et tu ne peux rien y faire. Un regard et tu sais que c'est lui ou plutôt elle dans ton cas. Il n'a fallu qu'un regard, un geste pour que ton père et moi tombions follement amoureux alors pourquoi pas toi? Je comprends que tu sois réticent de l'aborder, elle, cette pauvre fille, a une maladie grave mais, tu sais, des fois la médecine ne fait pas tout, si l'âme ne veut plus alors le corps ne répondra plus de lui. La vie est faite ainsi et oublie cette règle à la noix, elle est idiote!
Je souris à ma mère avant de déposer un baiser sur son front. Ses conseils m'avaient toujours valu d'évoluer dans la vie alors pourquoi pas maintenant?
Retour aujourd'hui
Et c'est comme ça que je me retrouvais devant la chambre 72, depuis un bon moment, hésitant à entrer. J'allais écouter ma mère, foncer même si au bout ce ne serait pas gaie et bien, soit, ça serait ainsi ! J'étais tombé amoureux d'elle et, bien que des obstacles se dressaient devant moi, je ne pouvais pas l'abandonner, c'était inconcevable. Elle pouvait ne pas m'apprécier, ne pas m'aimer comme je l'aimais elle ou juste me considérer comme son Docteur et bien je prendrai tout ce qu'elle me donnait. Il y avait sa maladie, cette foutue tumeur au cerveau mais les paroles de son amie, Alice Brandon, et de ma mère me revinrent en tête et je ne pouvais pas les oublier car c'était ça, ce qu'avait voulu dire Alice, sauver son âme avant son corps, faire qu'elle ait une raison de se battre et je ferais tout pour cela. Elle devait vivre, même si ce n'était pas avec moi mais elle le devait, pour ses amis et sa famille.
J'étais optimiste en ce jeudi 17 octobre, mais qu'est-ce que ça sera lorsque sa maladie s'aggravera ? Je secouai la tête, refusant de penser à cela, ou du moins pas tout de suite. Ma mère me donnerait une gifle si elle me voyait de nouveau en train de me morfondre sur moi-même.
En prenant une inspiration, pour me donner du courage, je toquai à sa porte et attendis sa réponse qui ne se fit pas attendre. Comme la dernière fois, un léger « Entrez » se fit entendre et je m'engouffrai dans la chambre. Comme la dernière fois, elle était là, comme la dernière fois, les yeux perdus sur l'arbre derrière la fenêtre et, comme la dernière fois, elle semblait malheureuse. Quoi de plus normal?
-Bonjour, la saluai-je poliment.
Elle eut un sursaut et le moniteur eut un raté. Je me figeai lorsque je vis ses yeux marron marron me fixer avec étonnement. Ne savait-elle pas que j'allais lui rendre visite aujourd'hui?
-Oh... Bonjour Docteur, me répondit-elle.
Docteur... Pensait-elle que je ne serais que son Docteur pendant les mois à venir ? C'est vrai que j'en étais un, enfin jusqu'à ce que j'ai le diplôme qui le certifie, mais je voulais tellement plus... Arrête de divaguer Cullen et reprends-toi !
Je lui fis un sourire rassurant tout en prenant la même chaise que la dernière fois, aprés avoir regardé sa fiche de soin. Tout était en ordre, les médicaments pris, les prises de sang effectuées... Je devais juste lui parler de son traitement. Je regardais ses bras, où les perfusions s'étaient logées là pour son bien mais jusqu'à quand tout cela la soulagera ?
Je me mordais l'intérieur de la joue pour éviter de crier à toute la Terre que je les maudissais et m'assis à ses côtés.
-Alors, comment allez-vous aujourd'hui? Lui demandai-je pour commencer.
-Je... Je vais bien.
-Pas de nausée, d'étourdissement, de perte de vue, de tremblement, de maux de tête? Rien de cela?
Elle secoua la tête pour dire « non » alors qu'elle se mordait la lèvre inférieure. Enfer et damnation ! Elle voulait que je prenne une chambre à mon nom ou quoi ? J'aurais pu faire un arrêt cardiaque sur le champs rien qu'à la vue de ses dents maltraitant sa lèvre. Nom de Dieu !
-En êtes-vous sûre? Ça ne sert à rien de me mentir, je le saurais un jour où l'autre...
Je la scrutais attentivement, mémorisant chacun de ses gestes et de ses mimiques, comme jouer avec ses doigts ou... rougir? Elle rougissait! C'était enfantin mais... adorable... Mayday Mayday, on est en train de perdre Cullen, là!
-Je... Je tremble et j'ai mal à la tête, avoua-t-elle timidement.
Je notais sur son dossier bien que tout ce que j'écrivais me frapper en plein visage.
-Les maux de tête, sur une échelle de 0 à 10, vous mettriez combien?
Elle fronça les sourcils, faisant ce geste qui me désarçonna complétement de nouveau.
-Ça dépend, aprés que l'infirmier soit venu ou non, au bout de quelques heures j'ai très mal...
-Votre médicament ne fait plus effet, j'augmenterai la dose mais, sinon, vous n'avez pas mal quand on vous le met?
-Non vu que je dors tout le temps! Enfin presque...
Son ton était plein de reproche, apparemment elle n'aimait pas rester inactive. Je le mettais dans un coin de ma tête.
-Ce sont les effets secondaires, effectivement. Pour vos tremblements, ça ira mieux lorsque votre corps acceptera pleinement votre traitement, ils vont avec votre maladie. Et vous devriez manger aussi, ça aide.
Elle piqua un fard et je me sentis sourire. Et oui ma jolie, prise en flagrant délit!
-Ce n'est pas très... bon, murmura-t-elle.
Je me mis à rire alors que je regardai l'électrocardiogramme (*) pour voir la courbe de son coeur. Je notais que tout paraissait normal, sauf quand elle dormait, son coeur battait trop lentement...
-Vous savez que les Médecins aussi mangent comme vous? Alors je sais ce que c'est, croyez-moi! Sinon, demandez à votre famille de vous apporter quelque chose en plus, lorsqu'il vienne pour les visites.
Elle hocha la tête et regarda les moindres fais et gestes que je faisais. Je me sentis légèrement rougir, chose que je trouvais adorable sur elle mais complétement idiot sur moi. J'avais l'impression d'avoir 15 ans et de me trouver en face de ma petite-amie pour la première fois.
-Pourquoi avez-vous choisi de devenir Médecin? Me demanda-t-elle soudainement. Vous... vous avez l'air de souffrir à chaque geste que vous faites en ce moment...
Si seulement tu savais...
-J'avais 7 ans quand mon père m'a emmené ici à cause de son travail et j'en suis tombé littéralement amoureux. Comme tous les petits garçons, je voulais devenir pompier ou pilote de ligne, elle rit légèrement, enfin un truc qui ne me correspondait pas mais, au bout du compte, la médecine me plaisait. J'aime savoir que j'ai la chance de pouvoir sauver des vies, de rendre un enfant souriant alors que je lui mets un plâtre ou avoir le bonheur de dire à la famille du patient que tout va bien. Il y a des contraintes dans mon métier, comme tous les métiers du monde, je suppose, et je suis en train d'en vivre une en ce moment, Mademoiselle Swan.
Elle me regarda de ses si beaux yeux chocolats, aussi gros que 2 soucoupes aprés mon monologue. Est-ce que j'en avais dit trop et l'avais effrayé ? Je ne l'avais pas fait exprès, c'était sorti tout seul et surtout la dernière phrase. M'occuper de personnes qui avaient une espérance de vie faible me répugnait, mais lorsque cette personne ne quitte pas vos pensées...
-Je ne voulais pas être indiscrète, chuchota-t-elle.
-Vous ne l'avez pas été, rassurez-vous! Souris-je. Je crois bien que vous êtes la seule patiente qui m'aie demandé ça jusqu'à maintenant!
-Pourquoi, on vous demande autre chose?
Elle leva un sourcil avec un léger sourire à ses lèvres tentatrices. Ne recommence pas, Cullen, sinon on ne sortira jamais d'ici!
-Je m'occupe de personnes de sexe féminin et je crois que les médicaments leurs montent à la tête alors...
-Il n'est pas rare qu'elle demande quelle marque vous mettez comme sous-vêtements?
J'arrêtais tout geste et ce fut mon arrêt cardiaque. Dites-moi pas qu'elle a dit ça! Lentement, alors que je notai les instructions sur sa fiche de soin, je me retournai vers elle et elle fit de même.
-Ne dites pas que j'ai dit ça à voix haute? Me supplia-t-elle.
-Euh... Je crois que si...
-Oh mon Dieu! Je suis désolée! Je ne voulais pas vous dire ça, je m'en contre fiche... Enfin, c'est pas ce que j'ai voulu dire mais... Et puis, c'était logique qu'elles demandent toutes ça parce que vous n'êtes pas désagréable à regarder et... Oh mon Dieu, j'ai encore dit ça à voix haute! Désolée! Il faut que j'arrête de parler, je...
Je me mis à rire franchement devant son embarra. Elle était tellement drôle lorsqu'elle était dans cette état! Rougissante, jouant avec ses mains, des paroles sans fin et fuyant mon regard. Elle était vraiment extraordinaire cette jeune femme.
-Calmez-vous, Mademoiselle Swan! La rassurai-je. Ce n'est pas grave, je vous assure!
-Désolée! Je suis vraiment une idiote et puis... Oh et puis, tais-toi Swan!
Note à moi-même: faire de mon mieux pour la rendre nerveuse. Alors qu'elle se fustigeait elle-même, j'en profitais pour m'asseoir sur son lit et lui prendre les mains qu'elles tordaient dans tous les sens. Elle s'arrêta net et mon coeur rata un battement. De la lave coula dans mes veines, brûlante, incendiant tout sur son passage jusqu'à ma raison. Je n'aurais qu'à me baisser pour toucher ses lèvres, faire quelque chose de déraisonnable aussi mais de tellement tentant. Son regard rencontra le mien, deux aimants de 2 pôles différents qui s'attirèrent avec une force étrange et inconnue. Est-ce que, elle aussi, elle connaissait ça ou c'était simplement que de mon côté. Je pouvais entendre, grâce au moniteur, son coeur avoir plusieurs battements depuis quelques secondes et sa respiration s'accélérer. Est-ce que...?
Nous sursautâmes d'un seul homme quand on toqua brutalement à la porte et je lâchai ses mains prestement, pour ne pas être pris en faute. Je n'avais pas le droit, je ne pouvais pas mais, c'était impossible, je ne pouvais pas résister à une telle force de... De quoi? De quoi, Cullen?
-Est-ce que tout va bien, Edward? Me demanda la voix nasillarde de Tanya.
Tanya? Mais...? Bordel de merde mais qu'est-ce qu'elle foutait là celle-là? Elle ne pouvait pas me lâcher la grappe 2 secondes? Je me relevai du lit et la fusillai du regard alors qu'elle me faisait un sourire qui se disait « éblouissant ». Je n'avais jamais été violent, et n'avais jamais frappé une femme mais là, étrangement, j'avais cette soudaine envie de meurtre.
-Oui, tout va bien. Autre chose? Répondis-je du ton le plus froid que je pouvais.
-Euh... Un verre aprés le boulot? Tenta-t-elle.
Non mais je rêve ! Je sentis que je bouillais intérieurement et l'envie de la frapper revint de plus belle. Comment pouvait-elle encore espérer ou même imaginer qu'il y ait un « nous » ? Jamais et puis, rien que d'y penser, j'avais la nausée. Plutôt me ranger dans les ordres que d'être avec cette... femme ou poupée siliconée, comme l'appelait Jasper.
-Je vais faire comme si je n'avais rien entendu, maintenant aurais-tu l'obligeance de sortir pour que je puisse parler avec ma patiente?
-Mais... Je... J'ai entendu le...
-Sort! Grognai-je presque.
La seconde suivante, j'entendis la porte claquer brusquement et des talons s'éloigner. Bon débarras!
-Elle aussi, elle a demandé quelle marque de sous-vêtement vous portez? Me demanda une voix timide dans la chambre.
Mes yeux se posèrent sur la jeune femme prés de moi, complètement apeurée par ce qui venait de se passer. Avait-elle eu peur de moi, à cause de mon échange avec ma collègue-je-ne-comprends-rien-de-rien ? Que devais-je faire ? Lui dire que non alors que c'était vrai ? Ou dire que oui avec une blague ?
-Je... Oui, mais vous savez-quoi?
Elle fit non de la tête alors que le moniteur se calma peu à peu.
-Je préfère les brunes et naturelles.
Elle releva brusquement la tête et eut un léger sourire qui me fit perdre la tête. Était-elle rassurée parce qu'elle croyait que je me serais jeté aux bras de cette harpie? Ou juste curieuse de savoir?
-Désolé de cette... intrusion, elle est assez... Enfin, ça n'a pas d'importance maintenant vu qu'elle est parti. Parlons de choses plus sérieuses qu'elle.
-Ma maladie, c'est sérieux pour vous?
-À mes yeux, oui, lui avouai-je sans aucune honte. Maintenant, je dois vous parler de ce qui va se passer dans les prochaines semaines, Mademoiselle Swan. Ce... Ce n'est pas très réjouissant, et je n'aime pas le faire, mais c'est mon travail.
Elle baissa la tête vers le drap de son lit et son visage se ferma. Alors que, quelques instants plus tôt, il y avait eu quelque chose d'étrange entre nous, elle se fermait comme une coquille quand j'abordais le sujet « Tumeur ». Je ne pouvais pas la blâmer, je serais comme elle si j'étais à sa place, mais je n'y étais pas... Je m'assis sur ma chaise et posai mes mains sur le lit, comme un geste de secours mais elle l'ignora.
-Vos traitements sont lourds, vu votre maladie Vos médicaments auront des effets secondaires désagréables, sommeil, vomissement ou encore problème de vessie.
Elle se mit à rougir violemment sous mes paroles. Elle était si timide, si fragile que je ne comprenais pas pourquoi elle n'avait pas un homme à ses côtés pour la protéger. Tu voudrais bien avoir cette place, hein Edward? La ferme!
-Les médicaments seront associés à de la radiothérapie (*) ainsi qu'à la chimiothérapie (*). Une opération sera envisageable plus tard, si tout cela ne fonctionne pas contre votre tumeur. Je donnerai les séances au radiophysicien (*) qui vous accompagnera à chacune de vos séances. Cela peut vous faire peur, je peux le comprendre, si vous le souhaitez quelqu'un de votre famille peut vous accompagner, ce n'est pas interdit.
-Non, non... Souffla-t-elle. Je ne veux pas qu'ils me voient dans un état pareil, je ne veux pas qu'ils souffrent à cause de moi.
-Ce n'est pas votre faute, Mademoiselle Swan, vous n'avez aucune raison de vous en vouloir. Je... La médecine n'a pas encore trouvé comment la tumeur se déclenchait mais ce n'est sûrement pas de votre faute, jamais.
Elle hocha la tête mais je savais qu'elle n'était pas convaincue. Elle n'avait pas vraiment peur pour elle, bien qu'au fond elle devait l'être, mais c'était surtout pour sa famille, ses amis. La voir ainsi leurs ferait du mal et c'est ce qu'elle redoutait le plus. Mon bipeur sonna, je devais aller voir un autre patient. J'aurais bien voulu rester là mais je ne pouvais pas. Je poussai un soupir et me levai tout en rangeant la chaise.
-Je viendrais vous voir ce soir, Mademoiselle Swan, et je saurais si vous mangez ou non! La grondai-je gentiment.
Elle sourit un peu et regarda de nouveau vers la fenêtre, encore et toujours. Elle ne paraissait pas faire grand chose de ses journées à par contempler cet arbre. Et puis, je ne savais pas grand chose d'elle à part qu'elle était timide, n'aimait pas rester à rien faire et... c'est tout. Pas grand chose en somme.
-N'hésitez pas à appuyer sur le bouton d'Urgence si vous sentez que vous n'alliez pas bien. À la moindre sensation d'étourdissement ou autre, d'accord?
-Oui, Docteur.
-Appelez-moi, Edward, Docteur me fait penser à mon père.
-Alors appelez-moi, Bella, répondit-elle tac au tac.
Je sentis mon coeur battre à cent à l'heure. C'était idiot, je sais, mais je ne pouvais pas m'en empêcher.
-Alors à ce soir, Bella.
Ne me laissez pas des tomates, s'il-vous-plait!
Bombardez Tanya, c'est mieux! Lol
Alors voilà un nouveau chapitre avec Rosalie en déprime, un James qui prend son jeu très au sérieux et un Edward complétement retourné! Au moins, ses deux-là s'appelle par leurs prénoms, c'est déjà pas mal.
Dite-moi ce que vous en pensez, impression, mauvaise ou non ou autre, je suis tout ouïe.
J'espère que mon histoire prend la tournure que vous souhaitez et que je ne vous déçoit pas par la lenteur de mes chapitres, mais la maladie de Bella oblige.
Le prochain chapitre s'intitulera « Se renfermer » avec les retours d'Emmett et de Bella. Je ne sais pas si je vais en mettre d'autre, je verrais au cours de mon écriture.
Merci de votre passage,
Clairouille59.
-(*) Capitol Hill = Quartier aisé de Seattle.
-(*) Dynastie = Série Américaine des années 90.
-(*) Électrocardiogramme = Tracé sur du papier de l'activité électronique du coeur.
-(*) Radiothérapie = Méthode de traitement locorégional des cancers en utilisant des radiations pour détruire les cellules cancéreuses en bloquant leur capacité à se multiplier.
-(*) Chimiothérapie = Usage de certaines substances chimiques pour traiter une maladie.
-(*) Radiophysicien = Personne qui s'occupe de la médecine physique comme la radiothérapie, la médecine nucléaire, l'imagerie médicale et radioprotection.
