Bonjour tout le monde!
Un chapitre super en avance mais, j'avais tellement d'idée que j'avais peur de les oublier si je ne les notais pas immédiatement. Je crois que ça ne vous pose pas de problème...
Alors voilà le chapitre que vous attendiez, le retour de Bella a la vie « civile ».
Comment a-t-elle reprit le cours de sa vie?
Parle-t-elle encore à Charlie, Alice et Emmett?
Va-t-elle se soigner?
Et Edward? Va-t-il la laisser partir sans rien dire?
Beaucoup de question tous ça!
Réponses aux personnes qui n'ont pas de compte:
-Popo: Je n'aie pas très bien comprit ta review. Qu'est-ce que tu as voulus dire dans: « Je crois pas que c'est très intelligent ça »? Pourrais-tu t'expliquer dans une autre review, s'il-te-plait? Merci.
-Nana: Ne pas trop faire souffrir Bella? Faut-il te rappeler que je suis une sadique dans l'âme? Non, plus sérieusement, ce serait dommage de déjà dévoiler la fin alors le seul mot que j'ai à te dire, hormis un grand merci pour ta review, c'est: PATIENCE!
-Elle: Pas un chapitre très gaie, mais ma fiction n'est pas gaie à la base donc ne t'attend pas à des effusions de joie dans celui-là non plus. Bisous fidèle lectrice!
Merci à: Aliiice, mamoure21, mimie30, Krine69, Em81, Robangel, Auredronya, soleil83, MyriamSM, nana, DavidaCullen, Galswinthe, Bellaandedwardamour, Liliex7, Xangel-15X, Elle, Twilightgeneration pour vos reviews.
Merci à: Izinie, Krine69, Robangel, Auredronya, Helene11, bepbep34, alexa0800, MarikaCullen, poniponi-pyapya, Baby06, Xangel-15X, pour m'avoir mise à favorite story ou en story alert.
Merci à Phika17, comme toujours, pour sa correction! (L)
Je vous souhaite une bonne lecture,
Clairouille59.
Chapitre 11 : Liberté et contraintes
Samedi 19 octobre 2010
POV Bella
La journée avait passé à une vitesse folle alors que plus rien ne me retenait ici bas. Je savais que je ferais encore plus de mal, en sortant de l'hôpital, que c'était aussi égoïste mais je ne pouvais faire autrement, c'était inconcevable. J'avais mal, bien que ma maladie en était sûrement pour quelque chose, mais je regrettais déjà mon geste, mon erreur...
Flashback, quelques heures plus tôt
-Je voudrais avoir les papiers de sortie, Edward. Il est temps pour moi de reprendre ma vie telle qu'elle l'était avant.
Un silence s'installa, un très long silence ponctué de nos respirations, calme pour moi, et détaillée pour lui. Son regard était figé, comme si l'annonce de mon départ l'affectait bien que je ne voyais pas pourquoi. Absolument pas pourquoi. Je jouais avec mes doigts, mal à l'aise par son regard dévastateur alors que la culpabilité de mon acte refit surface. J'allais abandonner tous les gens que j'aimais pour rentrer chez moi, mais j'en avais besoin, je savais que je ne pourrais vivre ici encore plusieurs mois.
-Très bien, m'annonça Edward, si c'est ce que tu veux.
La porte claqua derrière lui et je sursautais dans mon lit. Réaction étrange alors que je n'étais qu'une simple patiente parmi tant d'autres. Je ruminais dans mon coin, toujours le regard rivé vers l'arbre rose par ma fenêtre, bientôt mon ancienne chambre d'hôpital. Finalement, c'était peut-être la seule chose ici qui allait me manquer.
O*O*O
J'avais attendu jusqu'à tard le soir avant d'entendre le frappement familier sur ma porte. 2 petits coups consécutifs qui m'amenait à savoir qui était mon visiteur, et mon dernier aussi. Je n'avais pas besoin de répondre car il rentrait de lui même, le visage fermé, le regard par terre et un papier dans les mains. Ça aurait dû me mettre en joie mais ce n'était pas le cas. Sam, mon infirmier, était venu pour venir vérifier une dernière fois mon état de santé et me souhaiter bon courage. Je l'avais vaguement remercié et il était parti aprés un sourire bienveillant. J'aurais voulu lui faire manger son sourire!
-Re-bonjour, Bella, me dit-il d'un ton morne.
Où était passé le ton enjoué et chaleureux de d'habitude?
-Re-bonjour, Edward.
-Voici ton papier de sortie, que tu dois apporter au secrétariat avant de partir ainsi que les ordonnances pour tes médicaments. Je suppose que tu continueras ton traitement ?
Je hochai la tête alors que ma réponse était bien différente de mon avis personnel.
-Bien. Il y a aussi tes rendez-vous pour la radiothérapie et la chimiothérapie, on alternera une semaine de chaque, le plus rapidement possible car ta tumeur s'étend vite. Il faudra que tu appelles lundi pour confirmer vos rendez-vous. On envisagera plus tard pour l'opération si tout cela ne marche pas. Tes médicaments seront à retirer dés ta sortie, le ou la pharmacienne t'indiquera à quelle fréquence les prendre. Ils sont lourds, les effets secondaires sont fatiguant alors au moindre problème, tu appelles les Urgences immédiatement, c'est clair?
-Très clair, soufflai-je, émue par sa ténacité à me tenir en vie.
Si seulement, il savait...
-Il y a une ambulance qui va te ramener chez toi, elle arrive dans, il regarda sa montre, dans 5 minutes. N'as-tu pas des questions avant de partir, d'ici?
-Est-ce que je peux reprendre le travail?
Il me regarda avec des yeux ronds, comme si j'étais folle alliée.
-Tu... Tu comptes... reprendre le travail? Bafouilla-t-il.
-Tout le monde n'a pas autant de zéro sur son compte en banque que d'autres personnes, alors oui, je reprends le travail, je n'ai pas le choix.
Ses yeux lancèrent des éclairs si foudroyants que je me sentis reculer sur le lit d'hôpital. Ses yeux d'un vert émeraude, d'habitude, s'étaient liquéfiés en 2 billes noires de colère. Pour la première fois de ma vie, j'avais peur d'un regard, un simple regard ne m'avait jamais fait autant d'effet...
-Comme tu voudras, aprés tout, c'est ta vie, pas la mienne, me répondit-il calmement.
J'étais un peu perdue avec sa réaction, bien différente de celle exprimée par son corps. Il était prés à bondir sur moi, pour me retenir. Arrête de délirer!
-Ce... Ce n'est pas un travail très... très fatiguant! M'exclamai-je comme une idiote. Je... Je ne suis que vendeuse dans un magasin de vêtements...
Il hocha la tête et me tendit plusieurs papiers, sans un mot de plus. Il tenait vraiment à ne pas me revoir... Il enleva les perfusions de mes bras, aussi doucement que possible et mit un pansement à chaque petit point rouge.
Ses yeux, redevenus 2 magnifiques émeraudes, croisèrent les miens et je me sentis prisonnière de ces derniers. Mon coeur s'emballa rapidement et ma respiration se fit si bruyante que j'en étais gênée. Il se pencha vers moi, toujours avec le regard ancré dans le mien, et je sentis ses lèvres se poser doucement sur ma joue, comme s'il avait peur de me blesser par ce simple geste. Le rouge afflua sur mes joues alors que son souffle chaud les caressa. Je pouvais sentir ses yeux se fermer et sa main, tenant les draps du lit, se crisper. Comment un simple baiser sur la joue me faisait avoir un tel émoi? Sa bouche recula de ma joue et son souffle parcourut mes lèvres, haletant. Je n'aurais qu'à me pencher pour...
-Mademoiselle Swan? M'appela-t-on derrière la porte de la chambre.
Nous sursautâmes comme d'un seul homme et il recula de moi, penaud et en secouant la tête. Regrettait-il ce qui aurait pu se passer? Je baissais la tête, honteuse d'avoir pu... D'avoir pu quoi, Bella?
-Mademoiselle Swan? Répéta-t-on.
-Euh... Oui, entrez, dis-je.
La porte s'ouvrit sur 2 hommes, tout à fait différents l'un de l'autre. L'un de taille moyenne, cheveux en jais et le regard marron, avec sûrement des origines d'Asie. L'autre, grand, châtain, les yeux bleus et la peau blanche mais typiquement de la région.
-Salut, Ed! S'exclama ce dernier avec un sourire.
-Edward, salua le deuxième, plus calme.
-Riley, Éric, répondit Edward.
-Alors, reprit le dénommé Riley, prête à rentrer chez vous?
-Oui, murmurai-je.
-Bien, alors en route!
-Voulez-vous un coup de main? Me demanda Éric, tout en prenant ma petite valise.
-Non, je sais marcher, merci bien.
-Comme vous voudrez, Mademoiselle.
Éric avait l'air plus posé que Riley, qui me regardait bizarrement. Je fronçais les sourcils en sa direction et il détourna le regard vers Edward, signant mon papier de sortie ou je ne sais quoi. Je mis pied à terre et suivis les 2 hommes, aprés avoir jeté un dernier regard sur Edward.
-Au revoir, Edward, chuchotai-je.
-Au revoir, Isabella, me répondit-il avec un maigre sourire.
Fin du Flashback
Et voilà comment je me retrouvais dans l'ambulance, assise sur un brancard avec Riley comme compagnie. J'aurais préféré Éric mais c'est lui qui conduisait, malheureusement. Il n'arrêtait pas de parler, alors que je m'en fichais royalement de ce qu'il racontait, je regardais, à travers la fenêtre, le paysage qui défilait.
-Alors, Isabella, je peux vous appeler comme ça? Me demanda-t-il avec un sourire dans la voix.
-Non.
Un silence s'abattit dans l'ambulance alors que le conducteur éclata de rire, sans aucune gêne bien que Riley le fusillait du regard. Je ne pus dissimuler mon léger sourire qui se dessinait sur mon visage, tellement la tête de Riley était hilarante. Je reconnus rapidement la rue de mon appartement, Boren Avenue et Union Street, N°1495, mon chez moi aprés ma rupture avec Jacob. Je poussais un soupir, en pensant qu'Emmett m'avait aidé à déménager ainsi qu'Alice, Angela et Ben. Ils me manquaient, c'était indéniable, mais je le faisais pour eux, pas pour moi.
-Nous voilà chez vous! Lâcha Riley, avec beaucoup moins d'entrain d'un coup. De l'aide?
Il ne va pas te manger, Swan!
-Oui, s'il vous plait.
Il me fit un grand sourire et me tendit la main pour m'aider à sortir de l'ambulance, beaucoup trop dangereuse pour mon équilibre précaire. Ils m'aidèrent, tous 2, à monter jusqu'au troisième étage, en silence pour Éric, en parlant pour Riley. Il ne pouvait pas se taire? L'ascenseur s'arrêta dans un « Ding » sonore et je sortis la première, ne voulant pas qu'ils s'attardent ici.
-Merci... pour m'avoir accompagné, dis-je.
-Tout le plaisir était pour nous! Se réjouit ce dernier.
-C'est notre travail, Mademoiselle, répondit Éric.
Décidément, Riley me sortait vraiment pas les yeux. Je leur fis un léger sourire et partis vers ma porte, clef en main. Je me sentais fatiguée, la route, le moulin-Riley-à-parole, mes médicaments, ma dispute avec ma famille et les au revoir avec le beau Docteur m'avait épuisé. Oh là, on rembobine. Beau Docteur? Bah quoi? C'est vrai non? Je me donnais une claque mentale alors que je me battais contre ma serrure avant de me figer.
Mes doigts...
Ma main...
Ils tremblaient...
Je serrais mon poing, comme si je voulais emprisonner tout le mal au fond de moi dans cette étreinte, tout en l'appuyant contre mon ventre. Je posais mon front contre ma porte, refoulant les larmes qui menaçaient de couler pour de bon. Je n'irais jamais bien, j'étais condamnée à rester ainsi pour le restant de mes jours.
-Bella? M'appela-t-on par derrière.
Oh non...
-Salut... Mike, répondis-je le plus poliment que je pouvais.
-Ça fait un bail, dis-moi! Où étais-tu passée?
En quoi ça te regarde?
-Chez mon père, j'avais besoin de prendre un peu l'air.
-Étrange parce que j'ai vu Alice venir quelques fois ici.
Je tressaillis à ce prénom et réussis à tourner la clef dans la serrure, par je ne sais quel miracle, et ouvris ma porte.
-Excuse-moi Mike mais je suis fatiguée à cause du voyage et tout ça alors...
-Oh oui, bien sûr! Si tu veux de la compagnie, tu sais où j'habite.
La nausée me vint à la bouche mais je lui fis un sourire avant de claquer ma porte et de la fermer, par la même occasion. On ne sait jamais... Me revoici dans la vie civilisée, normale et banale, en gros j'étais de retour dans mon appartement miteux du centre ville de Seattle. Tout était à sa place, comme je l'avais presque laissé sauf les volets fermés. Effectivement, Alice avait dû y faire un tour pendant mon hospitalisation car il sentait le propre et les produits nettoyants. Alice... Savaient-ils déjà que j'étais sortie de l'hôpital? Que devaient-ils penser de moi en cet instant? Je poussais un soupir tout en parcourant mon appartement afin d'illuminer ce dernier. Les fins rayons de lumières de Seattle pénétrèrent dans mon lieu d'habitation et il reprit un peu plus de vie que tout à l'heure. Mon canapé était toujours en face de ma ridicule petite télévision, une petite bibliothèque qu'Emmett m'avait installée à cause de mes centaines de livres et ma table de cuisine qui faisait office de bureau lorsque j'avais envie d'écrire par-ci, par-là, rien n'avait changé. Ce pouvait-il que 14 jours se soient passés, depuis que j'ai franchi cette même porte Je pris ma valise afin de la vider dans mon armoire, mais, trouvant que l'appartement manquait de bruit, j'allumais ma vielle chaine hi-fi pour une radio. La voix du présentateur actuelle s'éleva mais je n'en fis pas trop attention.
Ma chambre était toujours aussi terne que la dernière fois que j'étais entrée. Elle ne me correspondait pas vraiment, n'ayant pas eu le goût, ou la volonté, de faire des aménagements dans l'appart. Les murs étaient peints en blanc cassé, un lit deux places régnait au milieu, avec un par-dessus violet, peut-être la seule chose à moi ici, une vielle armoire qui contenait des vêtements et c'est tout. Ma chambre n'était pas l'endroit le plus accueillant sur Terre, mais pour ce qui me restait à vivre, c'était amplement suffisant.
Je relevais la tête à la première note de la musique suivante et je me sentis sourire. Alice adorait littéralement cette chanson, elle l'écoutait tout le temps, surtout quand elle avait un coup au morale. Je connaissais les paroles par coeur, à force de l'entendre et c'est en souriant que je me mis à fredonner.
Prince {Kiss}:
You don't have to be beautiful / Tu n'as pas à être magnifique
To turn me on / Pour m'exciter
I just need your body, baby / J'ai juste besoin de ton corps, bébé
From dusk till dawn / Du crépuscule jusqu'à l'aube
You don't need experience / Tu n'as pas besoin d'expérience
To turn me out / Pour me mettre dehors
You just leave it all up two me / Laisse-moi faire
I'm gonna show you what it's all about / Je vais te montrer comment on fait
[Refrain]
You don't have to be rich / Tu n'as pas à être riche
To be my girl / Pour être ma nana
You don't have to be cool / Tu n'as pas à être cool
To rule my world / Pour me diriger
Ain't no particular sign i'm more compatible with / Il n'y a aucun signe avec lequel je ne suis pas compatible
I just want your extra time and your... kiss / Je veux seulement ton temps et ton... baiser
[Refrain]
You got to not talk dirty, baby / Tu n'as pas à dire des cochonneries, bébé
If you wanna impress me / Si tu veux m'impressionner
You can't be to flirty, mama / Tu ne dois pas être trop dragueuse, mama
I know how to undress me (Yeah) / Je sais comment me déshabiller
I want to be your fantasy / Je veux être ta fantaisie
Maybe you could be mine / Peut-être que tu seras mienne
You just leave it all up to me / Tu dois juste me laisser faire
We could have a good time / Nous pourrions passer un bon moment
Yes, oh / Oui
I think i wanna dance / Je pense que je vais danser
Gotta, gotta / Avoir, avoir
Little girl Wendy's parade / Petite fille, c'est la parade de Wendy
Gotta, gotta, gotta / Avoir, avoir, avoir
Women, not girls, rule my world / Les femmes me dirigent, pas les filles
I said they rule my world / J'ai dit elle me dirige
Act your age, mama, not your shoe size / Comporte-toi comme une femme de ton âge
Maybe we could do the twirl / Peut-être pouvons-nous faire le tournoi
You don't have to watch Dynasty / Tu n'as pas à regarder Dynasty
To have an attitude / Pour avoir une attitude
You just leave it all up to me / Laisse-moi faire
My love will be your food (Yeah) / Mon amour sera ta nourriture
[Refrain]
You don't have to be rich / Tu n'as pas à être riche
To be my girl / Pour être ma nana
You don't have to be cool / Tu n'as pas à être cool
To rule my world / Pour me diriger
Ain't no particular sign i'm compatible with / Il n'y a aucun signe avec lequel je ne suis pas compatible
I just want your extra time and your... kiss / Je veux seulement ton temps libre et ton... baiser.
[Refrain]
La chanson se termina sous les larmes qui coulaient sur mes joues, traîtresses de toutes les émotions qui refirent surface. J'avais chanté cette chanson à en perdre mes cordes vocales le même soir où j'avais surpris Jacob en train de me tromper, dans un bar de Seattle qui faisait karaoké. Le lendemain, j'avais eu une gueule de bois mémorable mais, au moins, le temps d'une soirée j'avais oublié ce gros salaud. Je m'assis doucement sur mon lit alors que les larmes s'écrasaient sur mon couvre-lit, encore et toujours. Je me mis en boule dessus, me fermant au moindre contact et sentiment aux alentours et je rejoignis Morphée, qui me prit dans ses bras...
O*O*O
J'avais dormi plus que raisonnablement, mais mon lit était bien plus confortable que les planches dans les hôpitaux. Il était plus de 23 heures et j'étais devant la télé, grignotant un paquet de chips, qui avait survécu au passage de mon frère. J'avais des cernes dignes du grand Canyon, à cause de mes larmes et de ma fatigue, mais, de toute façon, je n'avais pas vraiment le choix de ma tête lorsque je me levais. La chanson de Prince, tout à l'heure, m'avait un peu chamboulée, même au réveil. Je m'étais précipitée sur mon portable mais je n'avais eu aucun message à lire, ni d'appel manqué. Je m'étais auto-insultée pour avoir pensé à cela aprés avoir éteint mon portable. Je ne devais pas penser à eux, sinon... Sinon quoi? Je soupirais alors que vinrent les informations du soir, sur CNN. La quadragénaire présentatrice fit sont apparition, toujours aussi bien habillée, maquillée et siliconée. On ne changera jamais le monde de la télévision...
-Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs, bonsoir, dit-elle d'une voix professionnelle. Tout d'abord, le titre principale de ce soir « Jusqu'où ira le tueur Olympique? » En effet, un septième corps a été retrouvé tard dans la soirée, vers 22h30, dans la forêt entourant la petite ville, jusque là tranquille, de Forks.
Je me figeai en entendant le nom de ma ville natale.
-La question que tout le monde se pose c'est: Que fait la police locale et des régions alentours? Aucune piste n'a été trouvé jusque là, aucune emprunte, ni trace ADN du tueur fou. Les victimes ne sont, apparemment, pas choisies pas hasard. Ce sont toujours des jeunes femmes, de 20 à 25 ans, travaillant ou habitant à Forks. Le tueur aurait-il quelque chose contre cette ville? Un journaliste a été envoyé sur place, prenons de ses nouvelles. Philippe? Philippe? Vous nous entendez?
L'écran se divisa en 2 parties, avec la présentatrice et l'envoyé spécial qui était devant l'endroit où travaille mon père. Un homme d'une trentaine d'années, les cheveux blond, et les yeux marrons, fit son apparition avec un micro en main. Je montais le son de la télé, m'abstenant de regarder ma main qui tremblait un peu.
-Oui, Melinda, je vous entends. L'ambiance, ici à Forks, entre les habitants et les forces de l'ordre, est tendue. La population se plaint du manque de travail des policiers, alors que ces derniers affirment que le tueur ne laisse aucune trace derrière lui. Serait-ce un crime parfait? Les médecins légistes confirment, eux aussi, que rien n'est laissé au hasard et qu'ils continuent à fouiller les périmètres de forêt souillés par ces meurtres. Les polices de Forks, Seattle, Port Angeles et Olympia commencent à désespérer, mais le chargé de l'enquête, le chef Swan, ne semblent pas baisser les bras. Sur un communiqué adressé à la presse, Monsieur Swan reprend les mêmes mots que lors de sa première interview et garantit l'arrestation du meurtrier des 7 meurtres, à présent. Nous n'avons pas eu plus d'information à cette heure, alors que la population commence à se barricader dans leur maison et que le meurtrier est en train de jubiler sur ses meurtres. C'était Philippe Kyles, sur CNN.
L'image du jeune homme s'effaça pour mettre un zoom sur la présentatrice qui parlait toujours des meurtres à Forks. J'avais complètement oublié, mais aprés mon séjour à l'hôpital je n'avais pas vraiment la tête à ça. Un tueur, à Forks? C'était presque le canular du siècle mais les meurtres n'étaient pas imaginaires, ni les familles qui portaient le deuil. Ce pourrait-il que quelqu'un en veuille à cette petite ville de 3120 habitants? Et pourquoi?
Mardi 22 octobre 2010
POV Edward
-Tu ne manges pas, mon Ange? Me demanda ma mère.
-Non, je n'ai pas très faim, maman, répondis-je d'une voix morne.
C'était ma journée de repos, alors que j'aurais voulu travailler afin d'oublier, comme hier et avant hier. Enfin, j'avais lamentablement essayé de l'oublier mais c'était en vain. 2 grands yeux chocolats ne quittaient jamais mes pensées, ni son incroyable odeur de fraise et de freesia , la douceur de sa peau sous mes lèvres et... STOP! Tu dérailles de nouveau mon vieux ! Il faut l'oublier, c'est fini maintenant! En effet, je ne la reverrais plus. Elle avait quitté l'hôpital, je ne serais plus son médecin et point. Mais son regard ne me quittait jamais, c'était une torture mais une douce torture d'avoir au moins un souvenir d'elle.
-Edward? Est-ce que ça va? S'enquit mon père. Tu as l'air... ailleurs.
-Je vais bien! M'exclamai-je, exaspéré.
Je me levai de table et partis dans le jardin en marmonnant des phrases inintelligibles. J'allais devenir fou à cette allure-là! J'étais à 2 doigts de péter un plomb, à 2 doigts de vraiment devenir cinglé et de faire une grosse connerie. Comment avais-je pu être aussi con? Comment avais-je pu tomber amoureux, pour la première fois de ma vie entre parenthèses, d'une patiente? Nom de Dieu! Merde!
Elle me manquait, c'était indéniable. Pendant les quelques jours, trop peu à mon goût, où je m'étais occupé d'elle, j'attendais impatiemment le moment où je devais aller l'ausculter rien que pour voir les petites rougeurs qui apparaissaient sur ses joues, ou son regard qui croisait le mien. Des fois, je venais plus souvent que prévu mais personne n'avait rien remarqué, enfin j'espérai... Je savais que je ne devais pas, car chaque instant passé avec elle me rendait encore plus dingue de cette jeune femme, mais mon coeur me disait de l'écouter. Je lui avais obéis, un nombre incalculable de fois, et résultat? Elle était repartie chez elle, me laissant seul comme un pauvre con! Tu es irrécupérable, Cullen, vraiment irrécupérable... Je rageais contre moi-même quand une main se posa sur mon épaule. J'eus un sursaut en pensant, rien qu'un millième de seconde que c'était elle, mais je grimaçais quand je vis que ce n'était que mon père. Ne prends pas tes rêves pour des réalités!
-Quel accueil! Ironisa Carlisle.
-Désolé.
En fait, je ne l'étais pas du tout mais qu'importe, c'était ce qu'il voulait entendre pour qu'il me fiche la paix.
-Ta mère s'inquiète pour toi, m'annonça-t-il alors que je faisais inconsciemment les cent pas devant lui.
-Je ne voulais pas, désolé.
-Arrête de t'excuser et dis-moi plutôt ce qui ne va pas, fiston.
Comme si tu voulais vraiment savoir la cause! Il ferait un arrêt cardiaque s'il l'apprenait!
-Rien... C'est juste le boulot et les examens qui arrivent bientôt, c'est tout...
-Mmm... Et je suis censé croire ce mensonge?
Pourquoi les parents savent toujours quand on ment? Ils ont un radar intégré ou quoi?
-S'il te plait, papa, n'insiste pas, murmurai-je.
Je savais qu'il n'allait pas m'écouter, c'était la personne la plus têtue que la Terre n'est connue, et encore, la galaxie! Je fermais les yeux quand un regard chocolat traversa mon esprit. Je fis un bond sur l'herbe givrée du jardin familial et lorsque je rouvris les yeux, mon père me détailla avec les sourcils froncés.
-Depuis combien de temps tu n'as pas dormi? Me questionna-t-il.
Il n'arrêtait donc jamais?
-Je ne sais pas, quelques jours...
-Je n'ai pas besoin de te dire que ton corps a besoin de repos, Edward mais il n'y a pas que ça. Pendant tout le repas, tu n'étais pas avec nous.
-Mais je n'ai rien je te dis! Criai-je, sentant l'adrénaline de la colère monter en moi.
-C'est sûr que tu as l'air tout à fait serein, Edward.
-Oui, je le suis, grognai-je.
Pas du tout mais il fallait que je me calme, rapidement avant que je dérape sur mes paroles. Contrôle-toi, Edward. Contrôle-toi...
-Je suis ton père, Edward, tu peux tout me dire...
-QUE VEUX-TU QUE JE TE DISE, CARLISLE? QUE POUR LA PREMIERE FOIS DE MA VIE, JE SUIS TOMBE AMOUREUX MAIS, PAS DE CHANCE, C'EST UNE PATIENTE DE L'HÔPITAL? QUE JE N'ARRÊTTE PAS DE PENSER A ELLE ALORS QUE JE NE DEVRAIS PAS? OU QU'ELLE A UNE TUMEUR AU CERVEAU? M'emportai-je, bien malgré moi. Voilà, maintenant tu le sais alors fiche-moi la paix!
Je le laissais en plan, alors qu'il avait la bouche grande ouverte de stupéfaction. Il n'avait pas à me forcer! Je rentrais comme une tornade dans la maison alors que ma mère pleurait à chaudes larmes. J'embarquais mes clefs et mon manteau avant d'aller vers elle. Je déposai un baiser sur son front, la pris quelques secondes dans mes bras pour la rassurer et partis vers chez moi, je voulais avoir la paix pour aujourd'hui.
-Edward? Qu'est... Qu'est-ce que...? Balbutia ma mère.
-Ne t'inquiète pas, maman, murmurai-je. Je vais juste rentrer à la maison et réfléchir, d'accord? Je t'appelle ce soir, si tu veux.
-D'accord... Fais attention!
-Comme toujours, comme toujours...
Je la relâchais et me postais derrière le volant de ma voiture. Je regardais quelques instants la villa blanche où j'avais grandi et mis le contact. Je roulais rapidement, trop rapidement même, vers mon appartement mais la vitesse me faisait un peu oublier ce que j'avais en tête. J'avais trop de choses en tête pour me permettre de faire comme si de rien, je ne pouvais pas vivre sans penser à elle, c'était impossible. Isabella Swan m'avait chamboulé ainsi que ma vie, mais, cette fois-ci, dans le bon sens.
Je poussais mon - au moins - millième soupir en 2 jours alors que je me garais devant mon luxueux appartement dans le centre ville de Seattle. Rapidement, je composai le code qui déverrouilla la porte d'entrée et grimpai jusqu'au cinquième étages, sans me préoccuper de l'ascenseur qui me faisait de l'œil. Comme à mon habitude, je balançai mes clefs sur la console et m'affalai sur mon bon vieux canapé en cuir. Je devrais remercier ma mère un de ces jours... Instinctivement, j'allumais la télé pour tomber sur les informations du midi, rien de plus joyeux pour commencer la journée. Je détournais la tête pour admirer mon merveilleux plafond blanc alors que mes pensées dérivèrent vers la mauvaise personne. Hop là! Cullen, on pense à autre chose! En vain, comme toujours.
Je n'avais jamais compris les gens qui avaient eu le coup de foudre, ou qui étaient simplement en couple car je n'étais jamais tombé réellement amoureux. Il y en avait eu quelque unes, mais toujours sans lendemain. Comment le destin pouvait-il jouer avec vous? Comment faisait-il pour vous torturer à ce point? Est-ce que j'avais fait quelque chose de mal? Est-ce que j'avais offensé les Dieux pour qu'ils m'en veulent ainsi? Ou une autre connerie de ce genre? Décidément, comme le dirait si bien Jasper: L'amour ça ne se contrôle pas, un beau jour ça nous tombe dessus et on est dans la merde. Pour être dans la merde, je l'étais! Et puis, mon comportement, à l'encontre de mon père, n'arrangeait pas la situation. Je m'étais emporté et je le regrettais, mais je ne pouvais pas faire marche arrière, c'était impossible. Dommage, hein Cullen? Ça t'aurait bien aidé aujourd'hui, non? Oh que oui!
Alors que la présentatrice télé débitait un flux de paroles inutiles et ennuyeuses sur la bourse, mon regard dériva sur ma table basse qui était jonchée de dossier en tout genre. Un nom de famille accapara mon attention, comme si ce n'était pas assez: Swan. Je fronçais les sourcils mais le pris en main, comme l'idiot que j'étais, et l'ouvris prestement. Les premiers papiers étaient les ordonnances pour ses médicaments ainsi que ses rendez-vous pour les séances de Radiothérapie et de Chimiothérapie. Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais un mauvais pressentiment là-dessus. En général, et même tout le temps, les patients atteints de maladie aussi grave de celle de Bella avaient le bon sens de rester à l'hôpital, afin d'avoir de meilleurs soins ou espérer avoir une longévité de vie plus grande. Mais elle, non. Elle s'obstinait à penser qu'elle ferait du mal à sa famille si elle restait ici, mais ce ne serait pas plutôt le cas contraire?
I'm on the highway to hell
Highway to hell
I'm on the highway to hell
Highway to hell...
Je devais vraiment changer de sonnerie un de ces jours... Je tiquais en voyant l'expéditeur de l'appel. J'étais bien en congé, non? Alors pourquoi l'hôpital, ou plutôt, le secrétariat m'appelait?
-Allo? Dis-je, hésitant.
-Docteur Cullen? C'est Maria, du secrétariat. Je vous appelle au sujet d'une patiente.
Une patiente?
-Euh... Oui? En quoi puis-je vous aider?
-Devant moi, se trouve... la famille d'une patiente qui est sortie il y a 2 jours et... Comment dire?
-Donne-moi ce fichu téléphone, fausse blonde! S'écria une voix fluette, mais connue. Allo?
Je me redressais sur mon canapé, tous mes sens en alerte.
-Alice Brandon? Mais...? Qu'est-ce que...?
-Pas le temps pour ça. Où est Isabella?
-Pardon?
-Ma question est d'une simplicité enfantine, non? Je vous demande, pour la deuxième fois, où est Isabella?
Pourquoi avais-je cette impression que tout allait me retomber dessus? Et puis, elle ne les avais pas prévenu de sa sortie imminente de l'hôpital?
-Je... Elle... Elle est sortie, murmurai-je, en balbutiant.
-ELLE EST QUOI!S'écria-t-elle, faisant reculer mon portable de mes oreilles, tellement sa voix était trop aigüe pour mes tympans.
-Donne-moi ce téléphone, Alice! Tempéra une voix vieillie mais pleine de sagesse. Docteur Cullen? C'est Charlie Swan à l'appareil.
J'allais avoir toute la famille au téléphone ou quoi?
-Bonjour Monsieur Swan. Qu'est-ce que c'est que cette histoire avec votre fille? Ne vous a-t-elle pas prévenu?
-Prévenu de quoi? S'affola-t-il.
-Mmm... Votre fille, Monsieur Swan, a décidé de quitter l'hôpital, samedi après-midi et de se soigner chez elle...
-ELLE A QUOI? NON MAIS C'EST PAS VRAI!
-Papa, donne-moi ce truc, tu vas le briser! C'est pas le moment d'avoir une amende pour dégradation de matériel! Allo?
C'est bien ce que j'avais dit, j'allais avoir toute la famille...
-Oui?
-C'est Emmett, le frère de Bella. C'est quoi le bordel là? Elle est où Bella?
Décidant que, de toute façon, je n'arriverais pas à les raisonner ni à leur parler à travers un téléphone, une rencontre hors de l'hôpital s'imposait.
-Ça serait trop long à expliquer par téléphone. Est-ce qu'on peut parler tranquillement autour d'un verre?
-Euh... Ouais, il y a un bar qui s'appelle le Jabus prés de la caserne de pompier, tu connais?
-Oui, je connais. Dans un quart d'heure, ça va?
-On y sera. À tout de suite.
Sans plus de cérémonie, et en ne me laissant pas le temps de répondre par une quelconque formule de politesse, il me raccrocha au nez, avec un point au coeur. Elle ne voulait pas faire de mal à sa famille en restant à l'hôpital, ça c'était une chose, mais ne pas leur dire qu'elle prenait une aussi grande décision... C'en était une autre! Dossier en main et les sourcils froncés, j'épluchais les papiers et tombais sur les dates de ses premiers rendez-vous pour les soins. Je me demandais si... Rapidement, je cherchais le numéro dans mon répertoire et téléphonais à Marcus, un des Radiophysiciens de l'hôpital. Heureusement pour moi, il décrocha assez rapidement.
-Bonjour Edward, me salua-t-il de sa grosse voix. Que me vaux l'honneur de ton appel?
-Bonjour Marcus. Hum... Est-ce que je peux te demander un service?
-Sa dépend quoi... Dis-moi ce que tu veux?
-Je veux juste savoir si une patiente a appelé pour ses rendez-vous?
-Ça peut se faire. C'est pour quoi?
-Radiothérapie et Chimio.
-D'accord, c'est quoi son nom?
-Swan, Isabella Swan.
J'entendis, à l'autre bout du fil, que Marcus tapait rapidement sur son ordinateur. J'attendis quelques secondes avant d'avoir une réponse.
-Et bien, ta chère Isabella Swan n'est pas inscrite, Edward.
-Comment ça pas inscrite? Je l'ai fait moi-même il y a 2 jours!
-Enfin, ce que je veux dire c'est qu'elle a appelé pour annuler tous ses rendez-vous.
Je me figeais, telle une statue de glace, alors que mon coeur tambourinait d'effroi. Je raccrochais, sans prendre la peine de dire au revoir à Marcus, et posais lentement mon téléphone sur la table basse. Elle n'avait pas pris la décision de sortir de l'hôpital, non. Elle avait pris la décision de sortir pour y mourir. Elle voulait se laisser mourir! NON! Comment pouvait-elle faire ça? Elle était inconsciente? Ou si désespérée par la mort qu'elle voulait la rencontrer avant son heure? Je ne lui avais pas vraiment dit qu'elle allait mourir... Je ne lui avais pas dit ça, hein? Juste que sa maladie avait des chances de survie minime mais que, si elle se battait et que les traitements marchaient, elle pouvait s'en sortir... Oh non... Je me donnais une claque mentale pour reprendre mes esprits, et me levais prestement de mon canapé. J'éteignis la télé, pris son dossier sous mon bras et attrapai mes clefs au passage. Je devais parler à sa famille, et, aprés, je verrais. Je devais faire quelque chose, je ne pouvais pas la laisser faire ça, non. Je devais la convaincre, faire quelque chose pour la sauver. Finalement, ce n'était pas la dernière fois que je la verrais...
POV Bella
Mon mal de tête était de pire en pire, voir insoutenable par moment. C'était comme si des milliers d'aiguilles Perforaient lentement dans mon crâne, sans cesse et sans relâche. Quand cela allait-il s'arrêter? Je poussais un gémissement, qui était plus proche de pleurs que de plaintes, tout en m'enfonçant dans mon miteux canapé. Ça faisait mal, si mal... Comment vais-je faire pour supporter ça encore longtemps? J'avais pris ma décision, une décision dure mais décision tout de même. Je devais faire cela, pour ceux que j'aimais. Je savais que me voir dans cet état leur faisait du mal alors je devais être forte et me laissais aller... Je sentis les larmes couler le long de mes joues alors que mon crâne allait exploser et que mes mains se mirent à trembler. Fichus effets secondaires!
Je ne pouvais pas tenir un verre sans renverser la moitié au sol.
Je ne pouvais pas passer une nuit sans tout dégobiller, le peu que j'avais mangé, dans les toilettes.
Je ne pouvais pas faire un pas sans me tenir à quelque chose, au risque de tomber.
Je ne pouvais pas lire un livre sans que ma vision se trouble.
Je ne pouvais pas passer ma journée sans avoir des migraines insupportables.
Je ne pouvais pas faire le moindre effort sans être essoufflée aprés.
Je ne pouvais pas vivre, tout simplement.
J'avais arrêté de vivre il y a un mois, alors pourquoi cela s'arrêterait? La sonnette de mon appartement me fit revenir à la réalité, bien malgré moi. Je me mis sur mes pieds, avec difficulté, et marchai vers ma porte, ce qui me parut être le parcours du combattant. Je posais mes mains contre le mur parallèle à la porte et marchais par petits pas vers celle-ci. J'espérais de tout coeur que ce n'était pas eux, car je ne sais pas comment j'allais réagir si c'était le cas. Il n'y avait pas de Judas sur celle-ci, alors j'ouvris la porte franc-jeu. Ma main sur la poignée, et l'autre sur le mur de celle-ci, je me figeai en voyant mon visiteur...
À suivre...
Alors comment avez-vous trouvé ce chapitre? Plus court que les autres, je le reconnais mais je me rattraperais pour le prochain.
La départ de Bella est-il justifié?
Le comportement d'Edward vous semble normal?
Comment va se passer la « vraie » rencontre entre ce dernier et Charlie/Emmett/Alice?
Et surtout, qui est le mystérieux visiteur de Bella?
J'attends vos pronostiques?
Ne prenez pas l'habitude d'avoir 2 chapitres en une semaines, c'est juste que, comme je l'aie dit en début de chapitre, j'avais plein d'idées qui fallait que j'écrive alors voilà!
Sinon, j'ai un petit message pour une certaine Lilie qui a laissé un message sur repert0ire-twilight:
« Le prologue m'a tout de suite plus! Fiction intéressante, j'aime beaucoup, une écriture soignée avec un bon style. C'est très agréable de lire cette histoire. Nom de Dieu que j'aime cette histoire un truc de fou, moi je dis! Naaan mais sérieusement c'est un truc de ouf! Je suis vraiment contente que l'auteur se soit inscrite ici, naaan vraiment, c'est WAHOU j'aime, j'aime et puis bah j'aime! J'attends la suite avec impatiente! Sérieusement c'est vraiment une fiction comme je les aimes =) ! »
Je tiens à dire à Lilie que je suis vraiment mais vraiment très touchée par son avis. Quand j'ai posté cette fiction, je ne me serrais pas doutée qu'autant de personnes la lirez (plus de 600 à chaque chapitre) et que vous apprécierez autant. Et puis, un tel enthousiasme est un pur bonheur à lire! Je crois que c'est le premier avis que je lis avec autant de fois le verbe « aimer »! Alors un grand merci pour Lilie mais aussi au autre, même si elles n'ont pas montrées le bout de leurs nez, qui lisent et commentent ma fiction. Un grand et même ENORME merci à vous!
À bientôt et merci pour votre passage,
Clairouille59.
-La chanson « Kiss » de Prince est dédiée à ma chère et grande amie Claire, qui adore ce chanteur, et qui a le moral dans les chaussettes en ce moment. Un gros bisous à toi! (L) Lien sur mon profile si vous ne connaissais pas, mais c'est peu probable.
