Bonjour tout le monde!
Pour le mystérieux visiteur de Bella, j'ai eu ses réponses:
-Edward
-Riley
-Jacob
-James
-Victoria
Mais qui est-ce vraiment? Est-ce que c'est une de ses 5 personnes?
Est-ce que c'est vraiment James derrière la porte, comme tout le monde le crois?
Réponse en fin de chapitre!
Aussi, quelque unes ont demandés la réaction de Carlisle, donc un POV s'impose je crois!
Mais il y aussi Jasper, Rosalie, Edward et Bella qui suivent.
Je n'aie pas été de main morte sur les POV aujourd'hui.
Réponse aux personnes sans compte:
-Elle: Meilleur chapitre? Rien que ça? Lol La fin te laisse sur ta fin? T'inquiète, c'est normal!
-Popo: Tu crois que c'est Edward qui est derrière la porte? Non mais t'inquiète, je ne l'aie pas mal prit, c'est juste que je ne comprenais pas trop c'est pour ça! ;)
-larsand: Coucou nouvelle lectrice! Je suis contente que ma fic ta plaise et je suis désolée de te faire pleurer à chaque fin de chapitre. Prépare les mouchoirs pour les prochains! Bisous!
Merci à: Phika17 (Pour ses nombreuses reviews! (L)), Aliiice, Virginie-de-TN, PetitPimousse, Krine69, Popo, Elle, larsand, mamoure21, Robangel, soleil83, mimie30, Em 81, Miss Lunatik, Twilightgeneration, Liliex7, Triskelle sparrow et DavidaCullen pour vos reviews.
Merci à: lilieflo1207, eyesblue, Soihra, Miss Lunatik, TiXXit,betty24011987, Lia-et-Eli, Triskelle sparrow et mirana91 pour vos mises en alert et favorite story.
Bonne lecture,
Clairouille59.
Merci à Phika17 pour sa correction! (L)
Disclamer: Tous les personnages appartiennent à SM.
Chapitre 12 :Discussions sous haute tension
Mardi 22 octobre 2010
POV Carlisle
-Tu ne manges pas, mon Ange? S'enquit ma femme, auprès de notre fils.
-Non, je n'ai pas très faim, maman, répondit-t-il d'une voix terne.
C'était notre journée de congé, aujourd'hui, j'avais pris le même jour que mon fils pour avoir le droit à un dîner en famille. Pour une fois... Mais Edward n'était pas avec nous, complètement ailleurs. Je me demandais à quoi il pouvait bien penser pour ne même pas écouter ce que sa mère disait. J'avais déjà remarqué, il y a plusieurs jours, qu'il était dans un autre monde, ça se voyait comme le nez en plein milieu de la figure mais je n'avais rien dit, ne voulant pas aggraver son cas. Je repris de la purée de pomme de terre, faite par ma merveilleuse femme, quand je croisais le regard de cette dernière, plein de tristesse. J'eus un point au coeur. Je n'aimais pas voir ma femme ainsi, je détestais cela car ça me rappelait trop dans quel état je l'avais rencontré, alors que je n'étais qu'un Interne, comme Edward. Frappée, mutilée et violée par son compagnon de l'époque, j'avais vite succombé à son charme et l'avais épousé quelques mois plus tard. Je lui fis un bref sourire tout en hochant la tête et pris la parole:
-Edward? Est-ce que ça va? Tu as l'air... ailleurs.
-Je vais bien! S'exclama-t-il, en colère.
Il se leva, tout en jetant sa serviette de table et s'en alla dans le jardin en marmonnant dans sa barbe. C'était rare qu'il haussait le ton, encore plus contre nous, ses parents. Esmée posa ses couverts et prit sa tête entre ses mains, refoulant ses larmes qu'elle gardait depuis trop longtemps en elle. Je me levais de table à mon tour et allais rejoindre ma chère et tendre pour la prendre dans mes bras. Elle s'y abandonna sans aucune gêne et agrippa fermement ma chemise tout en murmurant « Pourquoi? » « Je vous en prie. » Je ne comprenais strictement rien à ce qu'elle me disait mais je pouvais ressentir la peine qu'elle avait. C'était son fils unique, notre fils unique alors le voir totalement désemparé et perdu nous rendait étrangement triste aussi. Depuis sa naissance, je lui avais promis, alors qu'il n'avait que quelques minutes que je ferais tout pour lui, qu'il serait ma source de joie et de bonheur mais, apparemment, j'avais échoué...
-Calme-toi, Esmée, murmurai-je dans ses cheveux. C'est juste une passade, je te le promets...
-Il est si triste, Carlisle! Dit-elle dans un son étouffé contre ma chemise. Je ne l'ai jamais vu comme ça...
-Je sais, ma chérie, je le sais... Veux-tu que j'aille lui parler?
Elle hocha la tête et je souris faiblement. Je déposais un bref baiser sur ses lèvres avant de rejoindre mon fils dans le jardin familial. Il était là, debout en plein milieu de l'herbe givrée du mois d'octobre, en proie à un tel chagrin que, soudainement, je ne savais pas quoi lui dire.
Doucement, je posai une main sur son épaule et il sursauta à mon toucher. Lorsque ses yeux tombèrent sur son pauvre père, il eut une grimace comme s'il espérait à voir quelqu'un d'autre. Qu'est-ce qui pouvait le mettre dans un état pareil?
-Quel accueil! Dis-je, à moitié amusé.
-Désolé.
Il ne l'était pas, il voulait vraiment que ce soit quelqu'un d'autre. Mais qui?
-Ta mère s'inquiète pour toi, l'informai-je alors qu'il commençait à faire les cent pas devant moi, prés de la table de jardin.
-Je ne voulais pas, désolé.
-Arrête de t'excuser et dis-moi plutôt ce qui ne va pas, fiston.
Il eut une moue, dégoûtée cette fois-ci. Je décidais d'insister même si les résultats ne seront pas forcément glorieux mais c'était la seule méthode pour que Edward s'ouvre un peu à nous.
-Rien... C'est juste le boulot et les examens qui arrivent bientôt, c'est tout...
-Mmm... Et je suis censé croire ce mensonge?
Comme si je ne voyais pas qu'il mentait!
-S'il te plait, papa, n'insiste pas, murmura-t-il.
Une telle peine dans la voix m'était horrible à entendre mais que devais-je faire d'autre? Sa mère ne savait plus quoi faire, elle était désemparée de voir son fils ainsi. Et moi? Et bien, je me sentais parfaitement inutile en ces temps qui courent. Edward ferma les yeux pour les rouvrir subitement en sursautant violemment alors que je fronçais les sourcils.
-Depuis combien de temps tu n'as pas dormi? Lui demandai-je, essayant de le comprendre.
Ça l'agaçait que j'insiste mais je ne cédais pas.
-Je ne sais pas, quelques jours...
-Je n'ai pas besoin de te dire que ton corps a besoin de repos, Edward, mais il n'y a pas que ça. Pendant tout le repas, tu n'étais pas avec nous.
-Mais je n'ai rien, je te dis! Cria-t-il, alors que ses pupilles se dilataient de colère.
Ne flanche pas, Carlisle, ne flanche pas et continue!
-C'est sûr que tu as l'air tout à fait serein, Edward.
-Oui, je le suis, grogna-t-il.
Il était de plus en plus en colère, complètement envahi par ce sentiment qu'il avait rarement en lui. J'essayais de me contenir, ne voulant pas laisser tomber ce combat mais...
-Je suis ton père, Edward, tu peux tout me dire...
-QUE VEUX-TU QUE JE TE DISE, CARLISLE? QUE POUR LA PREMIERE FOIS DE MA VIE, JE SUIS TOMBE AMOUREUX MAIS, PAS DE CHANCE, C'EST UNE PATIENTE DE L'HÔPITAL? QUE JE N'ARRÊTTE PAS DE PENSER A ELLE ALORS QUE JE NE DEVRAIS PAS? OU QU'ELLE A UNE TUMEUR AU CERVEAU? S'emporta-t-il. Voilà, maintenant tu le sais alors fiche-moi la paix!
Oh mon Dieu... Il me regarda un dernière fois, alors que j'avais la bouche grande ouverte d'étonnement. Il était amoureux... Mon fils était amoureux... Amoureux d'une patiente, certes, mais amoureux quand même... J'avais tellement attendu ce moment, depuis presque aussi longtemps que sa mère peut-être mais je n'étais que plus heureux que ça arrive enfin. Le problème, enfin si c'en était un, c'est que cette jeune femme était malade, gravement malade même, mais que ce soit une patiente, je m'en fichais éperdument, s'il savait!
C'est vrai qu'il y avait une règle à l'hôpital que j'avais respectée vu que j'étais marié et éperdument amoureux comme au premier jour. J'avais toujours dit à Edward qu'il ne fallait pas prendre un cas à part, ne pas tomber amoureux d'une patiente non plus car ça lui ferait du mal mais, lorsque je lui avais dit ça, Edward n'avait jamais effleuré du bout des doigts ce merveilleux sentiment qu'est l'amour... Jamais! Mais maintenant, alors qu'il m'avait avoué qu'il avait enfin trouvé quelqu'un, tout cela me passait pas dessus la tête! J'étais plutôt heureux qu'autre chose mais, est-ce qu'il a pu penser que je serais en colère car j'étais « pour » cette loi? Est-ce que c'était pour cela qu'il ne m'avait rien dit? Avait-il cru que je le renierais ou autre chose?
-Carlisle? M'appela la voix enrouée d'Esmée à l'intérieur de la maison.
Je secouais la tête et regardais ma femme. Elle avait les yeux rougis et était enroulée dans un chandail à cause du froid. Je la rejoignis rapidement et fermai la baie-vitrée.
-Tu le savais, n'est-ce-pas? M'enquis-je alors que je la prenais pour la seconde fois dans les bras.
Elle hocha la tête et je resserrai mon étreinte, comme si je voulais la protéger du monde extérieur.
-Tu as vu, mon Esmée? Chuchotai-je prés de son oreille. Notre fils est amoureux!
Elle eut un petit rire et releva la tête vers moi, souriante pour la première fois depuis plusieurs jours.
-Edward est amoureux, qui l'eut cru?
-Pas moi en tout cas, avouai-je penaud. Mais...
-Elle est malade, je le sais.
C'était le plus gros problème car, moi-même, je ne savais pas si elle pouvait survivre ou non car je ne l'avais pas auscultée de mes propres mains. Il y avait toutes sortes de Tumeur, bénigne ou non et dans son cas, comme tous les autres d'ailleurs, c'était très dur. Les traitements, la chimiothérapie, la radiothérapie étaient des choses lourdes à supporter pour les corps et les esprits des malades. J'espère que tout ira bien, je pouvais même aller la voir demain si... Le fil de mes pensées se coupèrent quand la sonnette de la porte d'entrée retentit. Esmée se figea avant de se dégager de mon étreinte pour aller ouvrir d'un pas rapide. J'étais sûr qu'elle espérait que ce soit Edward qui revenait mais aprés mon comportement, je n'étais pas sûr qu'il revienne d'aussi tôt...
-Jasper? S'étonna ma femme à l'entrée.
POV Jasper
Ma sœur avait rencontré quelqu'un... C'était sûrement la chose la plus surprenante qui soit. Depuis Royce, elle n'avait pas fréquenté d'autre personne du sexe opposé, elle les fuyait comme la peste mais elle paraissait entière et heureuse à côté de Emmett Swan et j'en étais heureux à mon tour. C'était étrange comme le monde était petit, très petit même. Edward était amoureux de la sœur du petit copain de la mienne. Qui l'aurait cru? Je savais que leur relation ne serait pas comme les autres, aussi bien à cause du passé de Rose - qu'il ne savait pas encore - que de la maladie d'Isabella Swan.
Pourtant, j'étais arrivé comme une furie dans le bureau de Carlisle, ne comprenant pas le comportement de Rosalie devant cet homme et je l'avais fait pleurer. Pour la première fois de ma vie, j'avais fait pleurer ma Rosalie, la seule famille qui me restait. Emmett avait failli me frapper, me foutre la dérouillée de ma vie pour avoir fait verser rien qu'une larme à ma sœur et, rien que pour ça, je savais que c'était une homme bien.
Ce fils de pute de Royce, lui, s'en fichait royalement de Rosalie. Je ne savais pas combien de fois il l'avait fait pleurer mais beaucoup trop pour qu'il soit encore en vie maintenant. J'aurais dû m'écouter ce jour-là, lorsque Rosalie est arrivée en pleurs chez moi mais c'était trop tard maintenant. Dommage, je lui aurais bien refait le portrait à celui-là! Je n'étais pas de nature violente, mais lorsqu'on s'en prenait à ma sœur, c'était autre chose.
Maintenant que je savais que Rosalie était entre de bonnes mains, enfin je l'espérais mais, pour le peu que j'avais vu, ça commençait bien, il me restait un problème: Edward. Ce n'était plus le Edward que je connaissais depuis le jardin d'enfant, c'était une facette d'Edward dont je n'avais jamais soupçonnée l'existence. Si triste, terne, sombre et malheureuse qu'il me faisait vraiment peine à voir. Je savais que c'était à cause d'Isabella Swan, qui était sortie de l'hôpital bien avant que j'aie ma première consultation avec elle ou sa famille, et j'en étais désolée... Son frère paraissait être un gars bien, alors sa sœur l'était sûrement tout autant.
Tu es fou Withlock! Je sais... J'étais devant chez les Cullen, ceux que je considérais comme ma famille à part entière. Nos parents, à Rosalie et moi, nous avait mis à la porte le jour de nos 18 ans, pour une raison inconnue, et les Cullen nous avait recueilli jusqu'à ce qu'on puisse subvenir à nos besoins par nous même. Des personnes en or... Mais c'était leurs fils, je ne pouvais pas faire comme si de rien lorsque je les verrais alors j'avais décidé, aprés en avoir parlé à Rosalie loin de l'oreille indiscrète de son Emmett-pompier. J'étais fou mais je sonnais à la porte quand même. Complètement dingue... J'attendis à peine quelques secondes avant qu'on m'ouvre la porte. Le visage d'Esmée trahissait l'étonnement et la peine de me voir. Attendait-elle quelqu'un d'autre à ma place?
-Jasper?
-Bonjour, Esmée, répondis-je mal à l'aise, comme à chaque fois que je venais. Est-ce que je peux entrer?
-Bien sûr! Quelle question! S'outra-t-elle.
Je me sentis sourire et fis les quelques pas qui me séparaient de chez les Cullen. Rien qu'en franchissant la porte, je pouvais sentir tout l'amour et la bonté que ses personnes dégageaient en eux, c'était stupéfiant et vraiment rassurant. Je savais que si j'avais un problème, de quelques natures qui soient, je pouvais aller leur en parler sans aucune gêne ni jugement. Mes parents de coeur ou mes parents tout court.
-Bonjour Jasper! Me salua Carlisle, que je n'avais pas vu dans le salon. Que nous vaut l'honneur de ta visite? Rien de grave j'espère?
J'allais lui serrer la main, tout en m'asseyant sur le canapé aprés qu'Esmée me l'ait gentiment demandé.
-Non ce n'est pas grave... Enfin je crois... Marmonnai-je.
-Tu crois? Répéta Esmée.
-Oui... C'est à propos d'Edward.
À mon étonnement, ils se regardèrent et se sourirent, comme s'ils savaient déjà d'avance ce que j'allais leur dire. Était-il possible que...?
-On le sait déjà, Jasper, me rassura Carlisle.
-Vous savez, quoi? Demandais-je, suspicieux.
-Qu'il est amoureux! Se réjouit Esmée.
Je n'avais pas l'air con... Mais comment avaient-ils pu le savoir? Ce n'était pas le genre d'Edward de raconter sa vie et encore moins les sentiments qu'il avait au fond de lui. Le hasard?
-Comment l'avez-vous su?
Esmée se tordit les mains alors que Carlisle passa une mains dans ses cheveux, le même tic que son fils avait lorsqu'il était nerveux.
-Disons que j'ai un peu forcé la main, avoua ce dernier.
-Edward n'était pas bien pendant le repas, commença Esmée. On lui a demandé s'il allait bien et il a répondu « oui » avant de s'enfuir dans le jardin. Carlisle est venu lui parler et là... il lui a tout déballé ou plutôt... crié...
Je restais estomaqué face aux propos d'Esmée, ma mère de coeur. Carlisle avait réussi à faire avouer, à Edward, les sentiments qu'il éprouvait envers une patiente? C'était... étonnant mais tellement révélateur. Edward était à cran, il ne savait plus quoi faire pour « oublier » un temps soit peu que le destin avait choisi une autre option pour lui. Comment faisait-il pour supporter cela à longueur de journée?
-Oh... Je ne savais pas, murmurai-je, encore abasourdi. Hum... Comment prends-tu la nouvelle, Carlisle?
-Comment veux-tu que je la prenne? S'étonna-t-il.
Aïe, c'était mal barré. Il l'avait si mal pris que ça? Je comprends pourquoi Edward appréhendait le fait de le dire à sa famille, si c'était pour avoir une réaction comme ça...
-Carlisle, commençai-je en voulant le raisonner. N'en voulais pas à Edward, l'amour ne se contrôle pas et...
-Mais qu'est-ce que tu racontes, Jasper? S'étonna Carlisle.
-Tout ce que je veux dire c'est que... en vouloir à Edward ne va pas l'aider à faire tomber les barrières qu'il c'est forgé au fil des années.
-Jasper? Veux-tu bien nous expliquer ce que tu essayes de nous raconter, mon chéri? Me demanda Esmée.
Comment dire à ses parents de coeur qu'ils faisaient une grosse erreur en se comportent ainsi avec Edward? Que cela le renfermera encore plus sur lui? Jusqu'à ce qu'il se transforme en huitre humaine? N'y avait-il pas de manuel pour ça?
-Hum... Disons qu'Edward est quelqu'un de très renfermé et que... et que le fustiger sur le fait qu'il trouve enfin quelqu'un qui lui correspond n'est pas la meilleure chose à faire.
Quel professionnalisme Withlock! Ça fait peur!
-Serais-tu en train de penser que j'aurais rejeté mon fils à cause du fait que la personne dont il s'est épris est une patiente de l'hôpital? Articula lentement Carlisle, plutôt abasourdi qu'en colère.
-Tu as toujours exprimé ton opinion dans le sens « Aucune relation entre personnel/patient » alors j'ai pensé que tu aurais fait de même pour Edward...
-Et bien tu te trompes lourdement fiston! Comment peux-tu penser cela de moi? Je ne suis peut-être pas le père idéal mais je ne suis pas aussi malfaisant pour dire à son fils que je le rejette car son coeur balance pour une patiente de l'hôpital! Je... Je... J'ai besoin de prendre l'air!
Sur ce, il marcha rapidement dans le jardin, s'arrachant littéralement les cheveux aux passages. Tu aurais dû prendre l'option N°2 mon vieux, rester chez toi! Crétin! Idiot! Bien sûr qu'il aurait mal pris le fait que je lui dise cela, mais, pour ma défense, est-ce que j'étais censé savoir qu'il oublierait cette fichue règle à la noix pour son fils? Je savais qu'il l'aimait, plus que sa propre vie mais... Mais rien du tout, du con! Tu as fait une boulette monumentaleet puis c'est tout!
-Ne t'en veux pas, Jasper, me dit tendrement Esmée en s'approchant de moi. Tu ne savais pas qu'il réagirait comme ça. Même moi j'avais un doute, son travail est très important pour lui mais son fils l'est tout autant. Edward a littéralement explosé de colère contre lui et il a claqué la porte sans plus de cérémonie peu de temps avant ton arrivée, il est encore sous le choc, rien de plus. Il ne t'en veut pas, je suis sûre qu'il s'en veut déjà et tu sais qu'il te considère comme le deuxième fils qu'il n'a jamais eu, n'est-ce-pas?
-Oui, je sais Esmée mais je crois que j'ai été un peu fort, murmurai-je penaud. J'ai l'impression que le psy est plus présent que le vrai Jazz, mais je ne le fais pas exprès, j'ai juste...
-Besoin d'aider les autres, termina-t-elle à ma place, je le sais. On ne t'en veut pas, tu as toujours été comme ça, depuis tout petit. Tu te souviens lorsque tu avais aidé des jeunes en difficultés à Forks? Ils t'ont envoyé à l'hôpital mainte et mainte fois mais, tu revenais toujours vers eux. À la fin, ils t'ont entièrement accepté. Tu persévères, tu ne baisses jamais les bras, tu veux toujours aider ton prochain, tu es unique en ton genre et ce n'est pas un défaut, juste une merveilleuse qualité.
Elle avait toujours les mots pour réconforter les gens, c'était naturel venant d'elle. Plus jeune, lorsque je ne me sentais pas bien chez moi, j'allais me réfugier chez les parents de mon meilleur - et amoureux maintenant - ami en sachant que j'étais toujours mieux accueilli que chez moi. Nos parents ne nous considéraient que comme des erreurs de la nature, des étrangers, des enfants bons à rien sauf pour aller acheter leurs packs de bières ou leurs bouteilles de vodka. À nos 18 ans, alors que nous étions à la porte, Rosalie et moi, j'avais une part en moi qui souffrait de ce rejet et une autre qui se réjouissait de cette opportunité. Finalement, la chance avait été généreuse avec nous, enfin jusqu'à un certain point...
-Merci, Esmée.
-De rien mon chéri mais ne parlons plus de ça, bien que penser qu'Edward a enfin trouvé chaussure à son pied me réjouit grandement, comment va Rosalie?
-Bien... Elle a trouvé quelqu'un...
Oups... Je pouvais sentir Esmée se tendre à mes côtés sous l'annonce. Rosalie va me tuer! Je lui avais promis de garder ça secret jusqu'à ce qu'elle décide de leur présenter Emmett officiellement. C'est pas vrai! Tu ne pouvais pas te la fermer, Monsieur pied dans le plat?
-Rosalie... a... a quelqu'un? Balbutia-t-elle.
Génial, tu vas lui donner un Ulcère maintenant! Tu ne trouves pas qu'elle est trop jeune pour ça?
-Oui... Mais ne t'inquiète pas, il est très gentil! M'exclamai-je rapidement en la voyant virer au blanc. Je l'ai rencontré, il a l'air d'être un mec bien mais, de toute façon, je l'ai prévenu que s'il faisait quoique ce soit à Rose, je le tuais avec les outils chirurgicaux de Carlisle!
-Et qui vas-tu tuer avec mes outils chirurgicaux? Demanda ce dernier.
Esmée et moi, tournâmes notre tête dans une parfaite synchronisation. Ça aurait pu être flippant en y pensant...
-Le petit-ami de Rosalie, l'informai-je.
Il écarquilla les yeux avant de poser une main sur son coeur avec la bouche ouverte de stupéfaction. Esmée et lui se regardèrent, plus par réflexe que pour se regarder dans les yeux.
-Non mais qu'est-ce qui se passe dans cette famille? Rit-il, nerveusement. Edward qui tombe enfin amoureux et de même pour Rosalie! Mais où va-t-on?
-Je ne sais pas, chuchotai-je, mais il a l'air d'être un homme bien, comme je le disais à Esmée.
-La dernière fois que j'ai pensé ça, Rosalie a...
-Je sais! Sifflai-je entre mes dents, alors que des souvenirs du matin où elle est apparue à moitié nue me revinrent aux yeux. Mais... ce n'est pas pareil, il n'est pas comme ce fils de...
-Jasper! Me gronda Esmée, détestant que je parle ainsi de lui, même de ce connard de Royce.
-De ce fils à papa, terminai-je en serrant les dents. Pour la première fois, j'ai vu qu'un homme s'intéressait à Rosalie pour autre chose que sa plastique, vous comprenez? Il l'a défendue sous mes yeux, ça n'est jamais arrivé.
-Et pourquoi l'a-t-il défendue? Aurais-tu fait quelque chose...?
-Disons que j'ai un peu surestimé mon self-contrôle aprés qu'Edward l'ait soigné.
-Et que lui est-il arrivé, à ce pauvre garçon, pour qu'Edward le soigne?
Je poussais un soupir. On y était. Je pouvais sûrement me tromper mais j'étais persuadé, quasis certain, qu'Edward ne leur avait pas révélé son identité. Carlisle avait accès aux dossiers, alors trouver son nom était un jeu d'enfant pour lui.
-Edward a rencontré « la fille » aux Urgences et disons que le frère de cette fille... est le petit-ami de Rosalie.
-Tu veux dire, commença Esmée en fronçant les sourcils, qu'Edward connait cet homme?
-Oui, et même la famille, dis-je en pointant mon regard vers Carlisle.
Il ne fallut même pas 2 secondes pour que ses yeux s'allument tels 2 brasiers sur une plage obscure. Edward aussi aller me tuer mais, tans pis, j'assumerais mes conneries jusqu'au bout! C'était pas mon pote pour rien de toute façon. Tout s'encastra dans sa tête et un éclat de tristesse traversa ses pupilles dilatées par le chagrin.
-Elle? Chuchota Carlisle en s'asseyant dans un des fauteuils du salon décoré par sa femme.
-Quoi? Quoi? Nous questionna Esmée, alerté par le comportement de son mari.
Ce dernier planta son regard dans sa femme, les yeux brillants d'émotion.
-Pourquoi ça arrive-t-il à notre fils.
POV Rosalie
-Où est-ce que tu vas? Demandai-je.
-Je vais voir ton ami, Edward. Tu veux venir avec moi? Répondit-il avec un sourire bienveillant.
L'idée par elle-même était tentante mais j'avais aussi peur de la réaction d'Edward face à Emmett que de celle de mon frère tout à l'heure. Il avait déboulé comme une furie en disant tout ce qu'il avait sur le coeur jusqu'à me faire pleurer, sans qu'il le veuille vraiment. Emmett était parti au quart de tour et m'avait défendue. Défendue... C'était bien la première personne, autre que mon frère, d'Edward, Esmée ou Carlisle qui le faisait et c'était cela qui avait fait taire Jasper d'une - certaine - colère noire. Il savait que j'étais entre de bonnes mains et je le savais aussi. Pourquoi? Parce que mon coeur me le disait. Parce que le moindre battement qu'il faisait naître pour lui me prouvait que j'avais enfin droit au bonheur. Enfin... Comment avais-je pu donner mon coeur à cet homme aussi rapidement? Cela ne m'était jamais arrivé, j'étais toujours la fille superficielle, blonde à forte poitrine qui était bonne au lit. Comment avais-je pu fermer les yeux jusque là alors que le bonheur commençait à m'effleurer?
-Rosalie? M'appela-t-il en posant une main sur mon bras.
Je sursautais de suite et il l'enleva en s'excusant, mort de chagrin de m'avoir fait du « mal ».
-Excuse-moi! Je ne voulais pas! Tu es vraiment qu'un idiot Swan! Désolé, je... je...
-Emmett...
-C'était pas mon intention et...
-Emmett...
-Mais tu paraissais si triste d'un coup que...
-EMMETT! M'écriai-je, mi amusée, mi exaspérée.
-Oui?
-Je suis blonde mais quand même! Ce n'est pas de ta faute, j'étais ailleurs, avec d'autres souvenirs...
Un léger toucher sur ma joue me fit relever la tête tout en souriant timidement. Son toucher était peut-être la meilleure chose qui me soit arrivée. Sans aucune pression, sans aucune envie peu catholique juste... naturelle, douce et tendre. Quelque chose que je n'avais jamais vécu jusque là. Mais j'avais une partie de moi qui ne s'enlevait pas, qui restait toujours enfouie au fond de moi mais si présente lorsque j'étais prés d'un homme... Cette peur constante que ce cauchemar recommence de nouveau, qu'il revienne de nouveau et... et...
Un liquide coula le long de ma joue avant d'être essuyé par un doigt de géant, un doigt délicat et rassurant. Je posais ma tête sur celui-ci et une paume chaude le remplaça, diffusant une odeur et une chaleur qui fit naître un sentiment que je n'avais encore jamais vécu. L'espoir.
-Est-ce que ça va? Me demanda-t-il. Tu veux qu'on aille voir quelqu'un ou...?
-Non, non, ça va. Je t'assure, rajoutai-je alors qu'il fronçait ses sourcils, septique.
-D'accord. Tu veux venir avec moi alors ou je te raccompagne chez toi?
C'est vrai, j'avais failli oublier... Autant avoir toutes les foudres sur moi en même temps!
-Ça tient toujours, le fait que je t'accompagne?
-Bien sûr! Sourit-il, faisant ressortir ses fossettes qui m'avaient faites craquer, 2 semaines plus tôt. Allons-y!
Je souris, pris mon manteau sur une des chaises du cabinet de Carlisle et le suivis avec un sourire aux lèvres, comme je n'en avais jamais eu depuis trop longtemps. Plusieurs personnes se retournèrent quand nous passâmes mais aucun de nous 2 s'en préoccupa. Personnellement, il pouvait bien avoir la troisième guerre mondiale dehors, j'étais sûre que je ne l'aurais pas entendue. C'était simple d'être soit même à ses côtés, de ne pas jouer un jeu ou prétendre être quelqu'un d'autre car tout en lui était simple et sans encombres. Il était naturel mais joyeux, tout ce que je n'avais jamais cru possible chez un homme. Merci de l'avoir mis sur mon chemin...
-Euh... Rosalie? M'appela-t-il, mal à l'aise.
-Oui?
Je me retournais vers lui et il se gratta la gorge avec ses doigts encore intacts, gêné de me demander quelque chose.
-Je ne pourrais pas conduire de si tôt, est-ce que...?
-De toute façon, avec tous tes doigts ou non, je n'allais sûrement pas te laisser conduire. Monte!
Il me fit un sourire éblouissant, celui que tu ne voyais qu'en photo, et rit d'un rire tonitruant. Un enfant dans un corps d'homme. Il me montra une Jeep, une grosse Jeep noir et je restais estomaquée par cette dernière. Il roulait en Jeep? Mon Dieu! J'avais toujours rêvé d'en essayer une mais n'avait encore jamais eu l'occasion.
-C'est ta voiture? Demandai-je.
-Oui, pourquoi? Elle ne te plait pas?
-Si elle me plait? Bien évidemment! J'ai toujours voulu en avoir une, aprés ma M3 mais je n'en ai pas eu l'occasion!
-Tu as une M3? S'enquit-il, abasourdit.
-Tu croyais que je roulais en quoi? Dans une camionnette hippie peinte en rose avec des fleurs?
Il secoua la tête en s'approchant de moi, encercla mon visage de ses mains entourées de bandages.
-Rosalie Hale, vous êtes vraiment, mais vraiment, parfaite, est-ce que vous le savez?
J'ouvris la bouche pour la refermer comme un poisson devant son compliment. On ne me faisait jamais de compliment... Le rouge me vint au rouge, alors que je rougissais légèrement suite à ses paroles.
-Je ne suis pas parfaite, chuchotai-je en pensant à tout ce que Royce m'avait fait.
-À mes yeux, tu l'es, dit-il en caressant mes joues de ses pouces. La Déesse Aphrodite en personne.
-Tu connais Aphrodite? Souris-je, voulant le taquiner, oubliant qu'il m'avait comparé avec une Déesse Grecque.
-Ouais, bougonna-t-il, Bella m'en a parlé...
Au prénom de sa sœur, il se figea et toutes traces de joie le quitta. Il baissa ses yeux, ne voulant pas montrer ses émotions et ses doigts ne cessèrent leurs douces caresses sur mes joues. Je n'étais pas très douée pour réconforter les gens, ce dont Edward se moquait gentiment bien qu'il savait la vraie raison de cela, mais avec Emmett, je ne pouvais pas faire comme si de rien. Je ne pouvais pas avoir de la compassion pour lui, pas me sentir peinée pour ce qui arrive à sa sœur et puis, Edward était mêlé dans tout cela, autant que sa famille peut-être et c'en était douloureux au fond de moi. Timidement, n'étant pas sûre de la marche à suivre, je posai mais mains sur les siennes, toujours sur mon visage, et un léger sourire se dessina sur ses lèvres. Mon coeur fit un bond joyeux alors qu'il me prit dans ses bras, presque convulsivement mais sans jamais être brusque avec moi. Des fois, je me demandais s'il ne le savait pas...
-Merci, chuchota-t-il à mon oreille avant de déposer un baiser sur mon crâne.
-De rien, dis-je sur le même ton.
Il resserra légèrement son étreinte avant de me relâcher et de me faire signe de monter en voiture. J'avais ma M3 rouge sur le parking mais je demanderais à Jasper de me la rapporter demain matin chez moi. Avec une joie non dissimulée, je mis le contact et j'étais sûre d'avoir gémi de bonheur car Emmett, à côté de moi, rit de bon coeur. Je le fusillai du regard et il s'arrêta, honteux. Je me sentis sourire et mis la première. Emmett m'indiqua le chemin mais rien de plus. Aucun de nous ne parlait mais ce n'était pas gênant, bien au contraire, c'était tout sauf gênant. Nous arrivâmes un quart d'heure plus tard devant un bar nommé Jabus et nous sortîmes de la voiture. Malgré moi, alors qu'Edward le savait sûrement pour moi, j'avais une boule au ventre car ses colères pouvaient être aussi effrayantes que celles de Jasper.
-Hé? Est-ce que ça va?
-J'angoisse un peu, c'est tout. Ils veulent juste mon bonheur et...
-Tu l'auras avec moi, je t'en fais la promesse. Tu viens? Je vais te présenter à mon père.
Oh là! À son père? Ah oui, j'avais oublié qu'il était là, ainsi que la meilleure amie de sa sœur, Alice. J'essayais de sourire mais il rit et me prit fermement la main, comme s'il avait peur que je parte. Aucun danger! L'intérieur était tout ce qu'il y avait de plus normal, un bar en chêne, des tabourets autour, des boxes un peu plus loin et, évidemment, les incontournables jeux, flipper et billard. Plus kitch, je crois que tu ne peux pas faire mais c'était cosy, sans tabou. Je savais qu'on était là pour sa sœur, qui avait une maladie grave, mais je ne savais pas vraiment la raison. Le peu de fois qu'il prononçait son nom, il se renfermait comme une huitre et ses yeux devenaient aussi ternes que les profondeurs de la mer. Isabella Swan. Celle autour de qui tout tournait sans qu'elle ne s'en rendre compte elle-même. Comment le destin pouvait-il être aussi cruel?
-Ah enfin! S'exclama une petite brune avec des cheveux en piques sur son crâne.
Je la toisais, et elle fit de même en baissant doucement la tête vers ma main enchevêtrée à celle d'Emmett qui m'approcha de lui, comme s'il me disait silencieusement que tout allait bien se passer. Je voulus le remercier, même avec un regard, mais les yeux que me lançait cette jeune femme étaient... foudroyants. Jasper me disait souvent qu'il ne fallait pas me mettre sur le dos, mais je crois qu'elle battait tous les records! Elle était d'une taille normale, avec de petits yeux noirs et la peau blanche, quoique bien maquillée, vêtue d'une combinaison élégante et soignée.
-Alice! Grogna mon « ami ».
Elle cligna des yeux et regarda ce dernier avec une mine innocente. Un vrai ange!
-Quoi? Je n'ai rien fait! S'indigna-t-elle.
-C'est pas la peine de parler avec toi, je m'énerve à chaque fois. Alice, je te présente Rosalie, Rosalie, je te présente Alice, la meilleure amie de... de... Bella.
-Enchantée, murmurais-je.
-Moi de même, rétorqua-t-elle d'un ton peu convainquant. Mais dis-moi, Em, tu n'as pas tardé pour aller te réconforter dans les bras d'une poupée Barbie!
J'ouvris la bouche pour sortir une réplique cinglante mais Emmett me prit de court.
-Écoute, Lutin des forêts, je te jure que c'est pas le moment de m'énerver car je suis un peu énervé en ce moment et, pour ton information, cette personne ici présente n'est pas une poupée Barbie mais une très belle jeune femme qui mérite plus de considération que n'importe qui sur cette Terre. Alors maintenant, ferme-là!
Je clignais des yeux, estomaquée par sa réplique alors que la dénommée Alice croisa les bras et détourna le regard avec un snobisme étonnant. Emmett déposa un baiser sur ma joue, sans que je tressaillis, et me conduisit vers le boxe où elle était. Pourquoi mon instinct me disait que je n'allais pas être meilleure amie avec elle?
-Emmett! L'appela une voix grave et vieillie.
Son père... Comment avais-je pu rencontrer toute la famille en si peu de temps?
-Désolé du retard, papa, annonça Emmett.
-Pas grave, j'ai l'habitude! Oh... Mais qui est cette personne?
Et bien, au moins, il ne m'avait pas appelé Barbie!
-Euh... C'est... Balbutia-t-il.
-Rosalie, me présentai-je tout en tendant la main vers lui, une amie de votre fils.
Alice claqua sa langue contre son palais, peu dupe que j'avais menti à son propre père. Ce dernier regarda Alice avec les sourcils froncés avant de me serrer la main.
-Enchanté de faire votre connaissance, Rosalie. Charlie, Charlie Swan.
Charlie Swan? Pourquoi avais-je déjà entendu ce nom quelque part.
-Moi de même.
Nous nous sourîmes poliment et je m'assis aux côtés de son fils, qui se détendit immédiatement. Son père commanda pour nous, des boissons sans alcool en attendant qu'Edward ramène ses fesses et il avait intérêt à se grouiller, car la tension était extrême ici! Alice me jetait des regards assassins, Emmett jouait avec mes doigts pour se détendre et Charlie faisait glisser un doigt sur le rebords de son verre. On aurait pu croire qu'on était dans un mauvais film policier!
Soudain, Alice releva les yeux et elle eut une mine soulagée. Pas besoin de me retourner pour savoir qu'il était arrivé.
-Docteur Cullen! S'écria Charlie, suivant le même regard que la jeune femme à ses côtés.
-Edward, rectifia ce dernier car il détestait qu'on l'appelait ainsi, j'ai l'impression d'être mon père.
-Salut, le salua Emmett en se levant.
-Emmett, j'aurais été ravi de te revoir en d'autre circonstance...
-Et moi dont.
1... 2... 3... 4...
-Rosalie? Qu'est-ce que tu fais ici?
Charlie et Alice se tournèrent vers moi, plus qu'étonnés.
-Salut Ed! Dis-je en prenant soin de ne pas répondre à sa deuxième question.
On s'assit tous dans le boxe, Edward aux côtés de Charlie et nous nous regardâmes l'un aprés l'autre, sans oser commencer.
-Bon alors, Edward, explique-nous ce qui s'est passé, demanda Emmett.
POV Edward
Elle était inconsciente, totalement inconsciente! Elle mettait sa vie en jeu et elle le faisait sans l'ombre d'un remord. Qu'est-ce qui lui prenait? Elle était folle ou quoi? Elle avait des amis, une famille alors pourquoi vouloir à ce point mourir prématurément? Pourquoi me quitter aussi vite? Ça suffit là, ne prends pas tes rêves pour des réalités non plus. Sinon, tu es fichu mon vieux! Il fallait que je pense à autre chose, mais comment faire alors que j'étais sur le point de rencontrer sa famille? Aucune échappatoire cette fois-ci, juste des souvenirs à la fois tendres et douloureux mais j'y survivrais. Je me garais prestement sur le parking du bar, où j'allais avec Jasper quelques fois, et vis une grosse Jeep noire ainsi qu'une voiture de police. Ils étaient là... Allez, courage Edward, tu peux le faire! N'oublie pas pourquoi tu es ici, c'est pour elle que tu fais ça, juste pour Bella! À l'évocation de son nom dans ma tête, je poussais un gémissement et tapais ma tête contre le volant en cuir qui émit un bruit de protestation. Bien sûr que j'étais là pour elle! Je voulais encore avoir la chance de rencontrer ses yeux chocolats, voir ses rougissements, avoir peut-être le droit de toucher sa peau d'ivoire ou encore voir à quel point elle était un ange tombé du ciel...
Je me fustigeai moi-même tout en sortant de ma Volvo et mis l'alarme avant de marcher, avec détermination, vers la porte d'entrée. L'endroit était toujours comme d'habitude, sympa, accueillant et avec tout pour se décontracter aprés une journée pourrie de boulot. Il y avait toujours ce même barman, plus de 50 ans, en train de nettoyer je ne sais quoi et cette odeur de vieux cuir rassurante. Je scannais la pièce quand je croisais le regard marron, mais éteint, d'Alice Brandon. L'homme à ses côtés, Charlie Swan, suivit le regard de cette dernière.
-Docteur Cullen! S'exclama-t-il comme soulagé.
-Edward, rectifiai-je, mal à l'aise par cette attention non méritée, j'ai l'impression d'être mon père.
-Salut! Me dit le grand baraqué de frère de Bella.
Aïe!
-Emmett. J'aurais été ravis de te voir dans d'autre circonstance...
-Et moi dont.
Je n'avais pas remarqué, de suite, la jeune femme qui se tenait à ses côtés, la tête baissée. Grande, blonde... Familière...
-Rosalie? Mais qu'est-ce que tu fais ici?
C'est vrai? Qu'est-ce qu'elle faisait ici? Je savais qu'elle était avec Emmett mais à ce point-là...
-Salut Ed! Me répondit-elle, en prenant soin de ne pas répondre à ma deuxième question.
Elle était au courant, sinon elle ne serait pas là... Qui avait-il pu lui annoncer? Sûrement pas ma mère, alors que c'était la seule au courant... Serait-il possible que Jasper est deviné ce qui me tracassait depuis 2 semaines maintenant? Je laissais de côté mes réflexions, me disant que j'avais pleinement confiance en Rosalie et Jasper. Tout le monde s'assit, moi aux côtés de Charlie, dans le boxe et un silence régna autour de nous. Personne ne voulait prendre la parole en premier, ce qui était assez gênant à la longue. Nous nous regardâmes tous avant qu'Emmett ouvre le bal:
-Bon alors, Edward, explique nous ce qui s'est passé.
Clair, net et précis. N'oublie pas pour qui tu es là, me souffla ma conscience. Pour Bella. J'étais là pour Bella et uniquement pour elle. Et puis, je ne pouvais pas laisser sa famille sans nouvelle d'elle alors qu'elle avait décidé de couper les ponts avec tout le monde, même avec sa propre vie. Je jetai un regard autour de moi et Rosalie me fit un signe de tête rassurant.
-Après que vous soyez tous partis, samedi, dans différents états et humeurs, je suis venu la voir et elle a exprimé le souhait de sortir de l'hôpital. Comme le veux le règlement, elle en a tout à fait le droit...
-Mais elle est malade bon sang! S'écria Emmett, me faisant sursauter. Comment avez-vous pu la laisser partir?
-Et crois-tu que je n'ai rien fait pour l'en dissuader? Grondai-je, sentant la colère déferler en moi sous ses fausses accusations. J'ai même retardé l'administration pour qu'elle ait le temps de réfléchir mais, comme tu le sais, elle est têtue et savait déjà ce qu'elle voulait.
-Il a raison, Em, me soutint Alice, il ne pouvait rien faire. On aurait dû être là...
Elle baissa la tête, les yeux remplis de larmes. Charlie passa un bras maladroit sur ses épaules et elle se laissa bercer par une douceur masculine et paternelle.
-On n'aurait rien pu faire non plus, contra-t-il douloureusement. Bella est aussi têtue que 2 ânes et une mule, même les menaces ou le chantage affectif n'auraient rien donné. C'était sa décision et elle est majeur.
-Avec des cordes et un rouleau adhésif, je suis sûr que j'aurais pu, marmonna le frère de Bella.
Rosalie sourit tendrement avant de prendre son autre main pour le calmer et le consoler. Je me sentais un peu de trop d'un coup, j'aurais aimé qu'elle soit là...
-N'a-t-elle rien dit sur ce qu'elle comptait faire, aprés? S'enquit Rosalie.
-Et qu'est-ce que ça peut te faire? Grinça Alice. Tu n'es rien pour elle, pas une amie, ni de sa famille et tu ne seras encore moins sa belle-sœur!
-Alice! Ragea un Emmett devenu bleu par la colère.
-Mais qu'est-ce qui te prend? Demanda Charlie. Toi qui est si joviale et sociable, te voilà devenue le sosie de Cruella!
Elle se ratatina encore plus sur la banquette en cuir du boxe et les larmes coulèrent librement sur ses joues étrangement pâles.
-Bella me manque, gémit-elle. Je veux la voir!
-Elle nous manque tous! Cingla de plus bel, Emmett. Et c'est pas pour ça que je m'en prends à la première personne qui a le malheur de croiser mon chemin!
-Non, c'est vrai que c'est beaucoup mieux de se fracasser la main contre un mur! Ironisa Alice, changeant d'humeur comme de chemise.
La situation dérapait complètement, et tout ça à cause des nerfs qui lâchaient pour nous tous. Bella manquait à tous ceux autour de cette table et le fait qu'elle avait une tumeur au cerveau n'arrangeait rien du tout.
-Je ne fais de mal à personne, qu'à moi-même! Reprit Emmett. Je ne suis pas une petite fille qui n'a pas eu sa poupée pour jouer!
-Et moi, je...
-ÇA SUFFIT! Tonnai-je. Vous croyez que Bella aimerait vous voir comme ça? Se déchirer? S'insulter, comme vous le faites?
Leurs visages se tordirent de tristesse alors que le chef Swan avait les poings serrés sur la table du bar. Emmett et Alice se regardèrent avant de baisser les yeux. Ma mère avait finalement raison, j'avais un charisme étonnant des fois...
-Bien, maintenant, si vous le voulez bien, je vais répondre à la question de Rosalie, d'accord?
-Bien sûr, répondit l'ainé des Swan.
-Hum..., marmonna Alice.
Et bien, entre elle et Rosalie, c'était mal parti...
-Elle m'a juste dit qu'elle souhaitait reprendre le travail et qu'elle continuait son traitement, et je l'ai cru..., annonçai-je.
-Elle reprend son travail? S'exclama le père. Mais elle est inconsciente? Mais, au fait, que fait-elle? Tu ne m'avait pas dit qu'elle avait trouvé un travail, Emmett?
-J'ai dû oublier de te le dire...
-Oublier? Comment peux-tu oublier de me dire ça! Comment...? Je crois que je vais arrêter de me poser les questions car je sens la migraine venir là. Que fait-elle, Edward?
-Elle travaille dans une boutique de vêtements.
Il eut un claquement de langue réprobatrice. Lui aussi trouvait que Bella pouvait faire autre chose que ça, mais c'était peut-être pour un temps, afin de trouver quelque chose qu'elle aimerait faire. Mais qu'est-ce qu'elle aime?
-Tu as bien dit que tu croyais qu'elle prenait son traitement, n'est-ce-pas? Attaqua Rosalie. Crois-tu qu'elle... qu'elle décide de...?
Elle ne finit pas son interrogation, mais ce n'était déjà plus la peine car les 3 personnes autour de nous écarquillèrent les yeux en faisant la navette entre elle et moi, exorbités par la peur et l'incertitude. J'aurais préféré leur dire autrement, plus doucement, calmement et non aprés avoir eu des cris.
-Serais-tu en train de nous dire, mon garçon, articula le chef Swan, que ma propre fille, ma chair de ma chair, aurait décidé de ne pas prendre son traitement?
Que dire à son père, son frère et sa meilleure amie? Qu'elle avait pris la décision de se donner la mort? Qu'elle refusait de se battre pour quiconque? Qu'elle s'enfermait sur elle-même en attendant la mort? Qu'elle croyait, fermement, qu'elle allait mourir? Je me morfondais sur moi-même, me maudissant d'avoir accepté cette rencontre, même si c'était pour elle que j'avais fait le chemin jusqu'ici. Soudain, alors que je pris ma tête entre mes mains, prenant soin de ne pas me laisser submerger par les émotions, la musique dans la salle changea pour un chanteur bien connu, un artiste que Jasper aimait beaucoup pour ses œuvres et son aide pour les gens les plus démunis. À la première note de musique qui s'éleva dans la salle, la chanson me parla immédiatement.
Michael Jackson {You are not alone}
Another day has gone / Un autre jour se termine
I'm still all alone / Je suis encore tout seul
How could this be / Comment cela pouvait être
You're not here with me / Tu n'es pas avec moi
You never said goodbye / Tu n'as jamais dit au revoir
Someone tell me why / Que quelqu'un me dise pourquoi
Did you have to go / Tu as du partir
And leave my world so cold / Et laisser mon monde si froid
Everyday i sit and ask myself / Chaque jour que je m'assois et je me demande
How did love slip away / Comment l'amour a pu disparaître
Something whispers in my ear and says / Quelque chose me murmure à l'oreille et me dit
[Refrain]
You are not alone / Tu n'es pas seul
For i am here with you / Je suis là avec toi
Though you're far away / Bien que tu sois loin
I am here to stay / Je suis là pour y rester
But you are not alone / Mais tu n'es pas seul
For i am here with you / Je suis là avec toi
Though we're far apart / Bien que nous soyons loin
You're always in my heart / Tu es toujours dans mon coeur
But you are not alone / Mais tu n'es pas seul
[Refrain]
Alone, alone / seul, seul
Why, alone / Pourquoi, seul
Just the other night / Juste une autre nuit
I thought i heard you cry / Je pense t'avoir entendu pleurer
Asking me to come / Me demandant de venir
And hold you in my arms / Et de te tenir dans mes bras
I can hear your prayers / Je peux entendre tes prières
Your burdens i will bear / Ton fardeau je porterai
But first i need your hand / Mais d'abord j'ai besoin de ta main
Then forever can begin / Et alors l'éternité commence
Everyday i sit and ask myself / Chaque jour que je m'assois et je me demande
How did love slip away / Comment l'amour a pu disparaître
Something whispers in my ear and says / Quelque chose me murmure à l'oreille et me dit
[Refrain]
You are not alone / Tu n'es pas seul
For i am here with you / Je suis là avec toi
Though you're far away / Bien que tu sois loin
I am here to stay / Je suis là pour rester
You are not alone / Tu n'es pas seul
For I am here with you / Je suis là avec toi
Though we're far apart / Bien que nous soyons loin
You're always in my heart / Tu es toujours dans mon coeur
You are not alone / Tu n'es pas seul
[Refrain]
Whisper three words and i'll come running / Murmure trois mots et j'accourais
And girl you know that / Et chérie tu sais que
I'll be there / Je serais là
I'll be there / Je serais là
Elle ne pouvait pas rester toute seule. Elle ne pouvait pas penser qu'elle n'avait personne sur qui compter alors que tout bonheur et joie l'avait quitté. Bella méritait mieux que ça, elle méritait d'avoir une famille autour d'elle qui la soutienne, ses amis qui viennent la voir et qui la fassent rire ou un petit-ami qui sera là dans les moments durs en lui disant « Je t'aime » juste avant que les bras de Morphée ne l'enlève. Ce que tu rêves d'être, n'est-ce-pas? Je ne pouvais pas le nier, c'est vrai. Mais ce n'était pas le moment, je devais la remettre sur le droit chemin, pas qu'elle s'enferme dans une spirale infernale et obscure. Ne pas qu'elle pense qu'elle doit baisser les bras alors qu'elle a des chances de survie. Elle devait être heureuse, épanouie et entourée de gens qui l'aiment. Elle ne devait pas être seule...
-Bella veut-elle se laisser mourir? Me redemanda Charlie, juste aprés la dernière note de musique.
-Oui.
Il y eut un silence, des hoquets de stupeur et quelqu'un qui remuait sur la banquette. Je me retournais vers Alice, qui avait les mains sur sa bouche et je fis signe à Charlie de dégager la banquette avec moi pour la laisser partir. Elle courut jusqu'au toilette du bar, sous nos yeux, alors qu'Emmett frappa les pieds de la table violemment, ayant ses 2 mains de blessées.
-MERDE! Mais elle ne va pas bien dans sa tête? Hurla-t-il, faisant tourner des têtes dans le bar et froncer les sourcils au barman.
-Calme-toi, Emmett, murmura Rosalie, tout aussi bouleversée alors qu'elle ne connaissait même pas Bella.
-Que je me calme? Comment veux-tu que je me calme alors que ma sœur veux mourir?
Il poussa un grognement avant de partir, d'un pas énergique vers la sortie, laissant en plan une Rosalie avec les yeux fermés. Après ça, elle prit son sac et suivit ce dernier, sans se laisser démonter par ses sautes d'humeur. Je restais seul, avec Charlie, qui s'assit lentement sur la banquette en cuir tout en murmurant des choses inintelligibles.
-Mourir, chuchota-t-il, elle veut mourir...
-Chef Swan, je...
-Tu ne comprends pas mon garçon, reprit-il sur le même ton, ma fille veut mourir... Ai-je été un si mauvais père pour qu'elle me fasse une chose pareille? Je mérite cela?
-Bien sûr que non, je...
-Mon sang, mon enfant, ma petite fille, ma petite Bella... Comment peut-elle me faire ça?
Je ne répondis pas car je savais qu'il ne m'écoutait pas. S'il savait que j'éprouvais pour sa fille, tellement de sentiment et d'émotion en même temps que j'en perdais la tête, il comprendrait que je savais ce qu'il ressentait. Elle avait changé mon monde terne et monotone en un Paradis blanc et doux. Bien qu'elle soit malade, je savais que c'était elle et j'avais une raison de me lever le matin, outre mon boulot. Elle était parfaite... Tellement parfaite que je devais la voir, à tout prix et coûte que coûte. Mon instinct sentit une présence à mes côtés et mon regard se porta sur Alice Brandon, les yeux rougis et tremblante. Elle se pencha en travers de la table pour attraper son sac à main et fouilla à l'intérieur, comme une démente. Elle en sortit un bloc note et un stylo rouge. Elle griffonna sur une feuille, tout en reniflant, avant d'arracher la feuille et de me la tendre. Une adresse était indiquée, d'une écriture mal assurée et penchée.
N°1495 Boren Avenue et Union Street
Appartement 25, troisième étage
Je la questionnai du regard alors que mon cerveau tourna à plein régime afin d'assimiler l'information.
-Vous vous souvenez lorsque je vous ai dit que, avec Bella, il ne faut pas penser médecine?
Je hochais la tête. Comment oublier ses paroles?
-Allez la voir, et ramenez-la nous.
Je lui fis un sourire rassurant et, à mon grand étonnement, elle entoura ma poitrine de ses 2 bras frêles tout en posant sa tête dessus. Timidement, je lui rendis son étreinte et je la sentis pleurer contre moi. J'irais demain, afin de convaincre Bella de ne plus être seule.
POV Bella
-Bonjour, Bella.
Je restais figée, incapable de faire le moindre mouvement devant cette hallucination qui se tenait devant moi. Comment...? Comment avait-il pu savoir que j'habitais ici? Une de mes mains trembla, alerte, je la posais sur mon ventre pour pas qu'il la remarque.
-Que fais-tu ici? Murmurai-je, en voyant tous les mauvais souvenirs affluer dans mon subconscient.
-Je suis venu te voir, ça ne se voit pas? Répondit-il, comme si tout était parfaitement normal.
Mais tout n'était pas normal! Rien ne l'étai,t nom de Dieu!
-Comment as-tu su où j'habitais?
-Ma petite amie me l'a dit. Je crois que tu la connais.
Sa petite amie? Qu'elle est la pauvre fille qui s'est faite avoir par le plus idiot des mecs sur Terre?
-Je dois dire que tu n'as pas changé, toujours aussi belle à voir...
-Va te faire foutre Jacob! Grognai-je.
Je voulus lui claquer la porte au nez, ce que je rêvais de faire à la seconde où il était apparu sur mon seuil mais un pied la bloqua. Je forçai mais une grosse main mâte arrêta mon geste.
-Ce n'est pas poli de faire ça, surtout que je ne suis pas seul...
-Bella! M'appela-t-on derrière lui.
Ma bouche s'ouvrit en grand lorsque je vis Leah marcher vers nous 2. C'était donc, elle, la petite amie de Jacob? Mais elle était folle ou quoi! Lui avait-il fait le même coup qu'avec moi? Tout son charme habituel pour aller voir ailleurs? Si ce n'était pas déjà fait.
-Leah? Quelle... Quelle bonne surprise! M'exclamai-je en essayant d'être convaincante.
-Je sais que tu reprends le travail demain, Victoria me l'a dit, me répondit-elle, alors j'ai décidé de te voir. Et toi! Tu aurais pu m'attendre, non? Ça t'aurait trop coûter de rester 20 secondes de plus dans le hall?
-Oh mon amour, tu sais que je suis toujours pressé, non? Ne fais pas la tête, je ne veux pas faire ce qu'on fait lorsque nous nous réconcilions devant ton amie. Au fait, tu ne nous présentes pas?
-Ah oui! S'exclama-t-elle, comme si le monstrueux sous-entendu de Black n'avait jamais eu lieu. Bella, je te présente Jacob, mon petit-ami depuis 1 an maintenant, et toi, gros crétin, je te présente Bella, ma collègue de travail dont je t'ai parlé.
-Enchanté de vous rencontrer, Bella, susurra-t-il.
Il me donnait envie de vomir à un tel point que je me demandais comment ça se faisait que je n'avais déjà pas tout régurgité sur ses pieds. Il était d'un pathétique et d'un vulgaire que je me dégoutais moi-même d'avoir eu le moindre sentiment à son égard. Soudain, il me tendit la main avec un sourire presque sadique aux lèvres. Pouah! Retire-la avant que je sois contaminée! Pour faire bonne mesure, je glissais - bien malgré moi - ma main dans la sienne, qu'il s'empressa de serrer, comme s'il avait peur que je parte. Compte sur moi, coco, de faire cela juste aprés que tu franchis le seuil de ma porte! Gros con! Je laissais rapidement cette immondice de main avant de les laisser entrer chez moi avec un sourire poli au visage.
-Vous voulez entrer?
-On ne veut pas te déranger et... Commença Leah avant d'être interrompue par son cher et tendre.
Beurk!
-On ne refuse pas une invitation aussi joviale et sincère, mon amour! Et puis, ne t'inquiète pas, on sera toujours à l'heure chez tes parents.
Et, en plus, il connaissait la belle-famille, dommage que je ne sois pas là, j'aurais mis de l'ambiance à moi toute seule! Je me dégageais de la porte et Leah entra la première avant que Jacob ne fasse de même, en me touchant à un endroit qui ne lui appartenait plus depuis 1 an et demi. Qu'est-ce qui m'empêche de le gifler maintenant? Ah oui! Il y avait Leah! Le monde était finalement trop petit pour moi. Je fermais la porte, un peu trop violemment mais c'était le seul moyen d'extérioriser ma colère naissante. Je me retournais vers eux, cachant ma - seule - main tremblante dans la poche de mon sweat gris à l'effigie des policiers de Forks. Je poussais un soupir et leur proposais à boire, on m'avait bien éduquée malgré que l'envie de mettre de la Mort-aux-rats dans le verre de Jacob soit tentante, mais tout 2 déclinèrent mon offre.
-Je suis désolée de ne pas être passée plus tôt mais j'ai eu quelques problèmes d'ordre familial et mon travail me prenait beaucoup de temps, Victoria ne me lâchait pas! S'excusa Leah, alors que Jacob me regardait d'un drôle de regard.
-Ce n'est pas grave, ne t'inquiète pas, la rassurai-je tout en m'appuyant contre le comptoir de la cuisine pour éviter de tomber. Je comprends et, puis, je vais mieux maintenant!
Jacob leva un sourcil, moqueur, sachant pertinemment que je mentais. J'avais toujours été une piètre menteuse mais ça passait devant des gens que je ne connaissais pas mais je vois que Monsieur n'avait pas oublié ça. Crétin!
-Pourtant Victoria m'a dit que c'était assez grave pour que...
-Je te jure que ça va! M'écriai-je un peu trop fort, la faisant sursauter par la même occasion. Désolée, c'est juste que je manque de sommeil, les lits ne sont pas ceux d'un hôtel 4 étoiles.
-À qui le dites-vous! Son père se plaignait tout le temps que même les lits de camps à l'armée étaient mieux que ces, et je cite, « planches de bois surélevées »! Se moqua Jacob.
-Hé! Tempéra sa future ex-petite-amie.
Alors qu'ils se chamaillaient, et que, si on ne connait pas le tempérament volage de Jacob, on aurait pu trouver ça mignon tout plein, mes étourdissements reprirent de plus belle avec mon mal de tête en plus. Je laissais échapper un faible gémissement entre mes dents serrées et le silence gagna la pièce. Je fermais les yeux pour éviter d'avoir la pièce qui tourne si lourdement que je tombe à la renverse, et pris ma tête entre les mains pendant quelques secondes. S'il vous plait, ce n'est pas le moment...
-Bella? Est-ce que ça va? S'enquit Leah.
Je secouais la tête, attendant que les effets passent et, quand ce fut le cas, je lui fis un sourire qui se disait rassurant alors que mon coeur, qui battait à 100/h, prouvait le contraire.
-Oui, je vais bien, juste la fatigue comme je le disais. Il ne fallait pas te déplacer pour moi tu sais! Je vais bien et, puis, on se voit demain, n'est-ce-pas?
-Oh oui, bien sûr! Mais ton amie Alice est venue au magasin pour nous dire que tu étais à l'hôpital et puis, tu n'as pas l'air d'être le genre de fille à se plaindre de quoique ce soit.
Je me sentis rougir légèrement et Jacob, bien que l'envie de l'appeler gros salaud me venait, sourit de toutes ses dents à cette réaction physique.
-Euh... Oui, sûrement, chuchotai-je, mal à l'aise.
-J'en suis sûre! Est-ce que je peux utiliser tes toilettes? Car, avec ce crétin ici présent, on n'a pas le droit de faire de pause jusqu'à l'arrivée.
-Oui, oui! C'est dans le couloir, à droite.
Elle me remercia d'un sourire mais elle me laissa seule avec mon ex-crétin-petit-ami qui me fixait d'un regard malsain. Lorsque la porte se referma derrière Leah, il reprit du poil de la bête et s'approcha de moi.
-Alors ma Bella, dit-il, pourquoi as-tu passé 2 semaines dans un hôpital si ce n'était pas grave? Je te connais presque aussi bien que ton idiot de frère qui m'a tapé sur la gueule, et je sais que ce n'est pas ton genre.
-Qu'est-ce que ça peut te faire? Crachais-je. Ça fait bien longtemps que tu t'en fiches de mon sort, alors la ferme!
Il était trop prés de moi à mon goût, trop prés pour que je retourne 1 an et demi en arrière alors qu'il était toujours mon petit-ami. Il avait été le seul et unique, et il le savait pertinemment. Il jouait avec. Tout m'avait attiré chez lui, la couleur bronze de sa peau, sa chaleur, son sourire... Mais, maintenant, c'était comme si une barrière c'était créée entre mon coeur et lui, je m'étais promise de ne jamais retomber dans la panneau, pas avec un mec aussi idiot que lui.
-Tu sais que j'aime quand tu me grondes ainsi, ronronna-t-il presque, ça m'a toujours...
-Je ne te conseille même pas de continuer ta phrase, le menaçai-je.
-Et que feras-tu? Tu me frapperas? M'insulteras? Enverras ton idiot de frère? Le diras-tu à Charlie, Bella?
Il avait toujours 2 points faibles sans qu'il s'en rende compte, et, heureusement pour moi sinon, j'allais en souffrir plus que nécessaire. Pour garder une contenance, je plantais mes yeux rageurs dans les siens et carrais la mâchoire.
-Non, rien de cela, mais je ferais tout pour que Leah sache à qui elle a à faire, répondis-je.
-Tu crois qu'elle m'intéresse?
-Pourquoi es-tu avec alors?
-Juste pour tirer un coup, voyons!
Je réprimais un frisson, alors que l'envie de vomir reprit de plus belle. Comment pouvait-il considérer une personne comme « tirer son coup »? Ou était le Jacob que j'avais connu des années auparavant?
-Tu me dégoûtes!
-Moi aussi je t'aime, ma Bella! Et n'oublie pas, je n'abandonne jamais. Jamais.
Il recula, me foudroyant d'un regard limite pervers alors que la porte des toilettes s'ouvrit et que Leah revint dans mon salon.
-On ne va pas t'embêter plus longtemps, Bella, me dit-elle en se collant à Jacob. Je crois que tu as besoin de dormir, tu verrais tes cernes!
Merci du compliment!
-J'ai du mal à trouver le sommeil, marmonnai-je.
-Tu viens, mon coeur? S'enquit Jacob d'une, pseudo, voix charmeuse.
-Bon et bien, au revoir Bella et à demain!
-À demain.
-Enchanté de t'avoir rencontré, Isabella.
Il avait articulé mon prénom entier, pour pas que Leah ne sache qu'on se connaissait d'avant. Je déglutis alors que je fermais la porte derrière eux, brutalement. Je me laissais glisser sur celle-ci, dos à la porte, et pris ma tête entre mes mains. J'étais fatiguée, aussi bien physiquement que moralement, j'avais mal à la tête, je tremblais et la seule personne que j'avais envie de voir n'était pas là. Pourquoi le destin s'acharne sur moi? Pourquoi est-ce que tout cela m'arrive-t-il? Et pourquoi en même temps?
La vie est dure mais la mort est paisible...
Voilà voilà!
Comment avais-vous trouver ce chapitre?
Avec tous ses POV, il y a quoi dire, non?
-La réaction de Carlisle, bien différente de ce que vous avez pensé. C'est son père, je ne voulais pas en faire un connard de première comme même!
-Jasper qui fait la boulette pour Rosalie et qui annonce qui est la mystérieuse femme qui à prit le coeur du fils Cullen. Comment va faire Carlisle, maintenant?
-Rosalie et bien, nous pouvons dire qu'elle a fait un grand pas avec Emmett, bien que ce dernier ne sait absolument pas ce qui lui ait arrivé des années auparavant. À quand les révélations?
-La fameuse discussion entre les Swan et Edward, bien que Rosalie c'est légèrement incrustée (lol) et surtout, il va revoir Bella! N'est-ce-pas une bonne nouvelle?
-Et le visiteur de Bella n'est autre que Jacob! Comment l'avez-vous trouvé? Charmant, n'est-ce-pas? J'espère qu'il n'est pas aussi pervers que James, c'était pas le but, mais il ne va plus lâché Bella à partir de maintenant. Et la pauvre Leah... Horrible, d'avoir un mec comme ça, non? Surtout que lui, c'est juste pour coucher avec elle! Salaud! Et Bella, énervée, malade et totalement déprimée, voit son ex revenir dans sa vie. Vraiment tout qui lui arrive en pleine tête!
J'attends d'avoir vos réactions sur l'apparition de Jacob!
*Se frotte les mains*
Merci de votre passage,
Clairouille59.
PS: Comment vous l'avez vu, j'ai mit 2 chanson sur les 2 derniers chapitres. Si vous avez des chansons, assez triste ou qui montre un sentiment particulier que vous voulez me faire partager, n'hésite pas et j'essayerais de les caser quelque part.
