Bien le bonjour!

Je vois que Jacob vous a plus au précédent chapitre! Lol

J'ai eu droit à tout les insultes possible je crois mais attendez, ce n'est pas encore fini...

Et voilà le chapitre que vous attendez tous, la fameuse discussion entre Edward et Bella.

Comment va-t-elle réagir lorsqu'elle verra qu'Edward a fait le déplacement pour venir la convaincre de se soigner?
Quels arguments, Edward, va-t-il utiliser?

Va-t-il succomber à la tentation de lui dire ses sentiments?

Il y aura le retour de notre James national! Bah oui, son esprit pervers et sadique ne vous a pas manqué?

Et aussi, Emmett, avec une légère touche de douceur.

Bella faisant face à sa maladie.
Et un long POV Edward à la fin!

Merci à: Robangel, Phika17, Triskelle sparrow, mamoure21, soleil83, Krine69, Twilightgeneration, Bellaandedwardamour, Aliiice, Mimia26, DavidaCullen, Em 81, pour vos reviews.

Merci à: pinkies, frimousse30, Titie, Pour m'avoir mise en story alert ou favorite story.

Je vous souhaite une bonne lecture,
Clairouille59.

Merci à Phika17 pour sa correction! (L)

\!/ Long chapitre et éventuellement, préparé quelque mouchoirs pour les plus émotives.

Disclamer: Tous les personnages appartiennent à SM.

Chapitre 13 : Aimer pour convaincre

Mercredi 23 octobre 2010

POV James

J'étais sur l'Arche de Noé, complètement chamboulé par les vagues des derniers événements qui m'étaient tombés dessus. Le FBI était sur le coup pour les « meurtres » à Forks et avait fait appel à la brigade scientifique de Los Angeles, la plus grande ville près de Forks.

Tous ces gens ne comprenaient pas ce que je faisais, pour eux, je les tuais sauvagement, aprés les avoir torturé et violé, j'étais un homme de la pire espèce à leurs yeux alors que je n'étais que le soldat de Dieu, exécutant ses ordres. C'est lui qui me disait qui sauver de l'Enfer de la terre afin qu'elles rejoignent la droite du Seigneur tout puissant. Je n'étais qu'un homme parmi tant d'autre, adorateur du Très Haut.

Je craignais qu'ils me retrouvent alors que ma mission ne s'était pas achevée. La prison ne me faisait pas peur, bien que c'était un endroit du Diable en personne, je m'en fichais à vrai dire, mais j'avais peur de recevoir les foudres de Dieu si je ne finissais pas ce pourquoi j'étais venu jusqu'à la petite bourgade de Forks. C'était la bonté et l'amour incarnés mais Il pouvait être la fureur et le malheur aussi, comme l'apocalypse ou les Anges déchus du Paradis.

Bien que je faisais attention aux moindres gestes que je faisais, lorsque je sauvais ces âmes perdues et abandonnées, les hommes étaient de fins observateurs et dotés d'un instinct de chasse hors du commun. J'étais la personne la plus recherchée du moment et j'avais peur que cela nuise à mes futur plans.

Ainsi qu'à mon projet secret.

Je poussais un soupir d'aise alors que l'image de la jeune, douce et innocente Isabella Swan me vint en tête. Quelle beauté! Ma Victoria était magnifique, un agneau unique en son genre mais elle... HUM! Un Ange parfait à la peau blanchâtre. Une pure beauté, naturelle.

-Ton esprit est perverti, James Hunter, perverti par le Diable qui est entré en toi à cause de cette jeune femme. Ne pense plus à elle et va suivre le chemin que je t'ai donné.

Il avait parle, je devais obéir. Des fois, je me sentais coincé entre le sentiment de fierté d'avoir été choisi par lui, et le poids sur mes épaules. C'était lourd à porter, ses missions, mais j'en étais affreusement fier.

-Quand dois-tu partir? Me demanda Victoria, derrière le comptoir de son magasin.

Je l'avais oublié alors que j'étais perdu dans mes pensées. Je m'en voulus de la négliger comme cela mais c'était pour notre bien, son bien, car quand j'aurais fini, nous pourrions vivre ensemble, avoir des projets, des enfants aussi. Une vie de pur bonheur, grâce à Dieu.

-Dans 2 jours, ma chérie, lui répondis-je avec un sourire.

Elle me fit un sourire triste alors qu'elle repartit dans ses comptes. Je savais qu'elle n'aimait pas que je parte longtemps, elle avait peur de retomber dans tout ce qu'elle essayait d'oublier, mais c'était comme si mon instinct me disait quand il fallait que je revienne auprès d'elle. Elle était ma source de joie au quotidien, et partir loin d'elle était encore plus douloureux que de penser à Isabella Swan. La fille du chef Swan... Lui qui avait promis de me mettre derrière les barreaux... J'attends de voir ça...

Je secouais la tête, refusant d'avoir cette pulsion qui contrôlait mon corps dans ces heures les plus sombres qu'il avait vécu. Je me l'interdisais, je vivais que pour Dieu et Victoria. 8h30 sonna et la porte s'ouvrit en même temps. Mon pêché personnel entra dans la boutique, plus frêle et douce que

jamais. Je dus retenir un sourire sur mes lèvres sous la vue délicieuse que j'avais devant moi.

-Bonjour, nous salua-t-elle.

-Bonjour Isabella, répondit ma femme, comment vas-tu?

-Je vais bien, merci.

Elle me fit un léger sourire de salutation avant de partir vers l'arrière boutique afin de pendre son manteau et ranger ses effets personnels. Leah fit son apparition à son tour, toujours aussi hostile avec moi, habillée d'une tenue que je jugerais de vulgaire pour une femme de son âge.

-Bonjour Victoria, dit-elle, comment allez-vous?

-Très bien, merci. Isabella est déjà à l'arrière, va donc l'aider pour remettre du stock sur les étagères.

-Pas de problème!

Elle sourit et grimaça en rencontrant mon regard posé sur elle. C'était une très belle jeune femme, je ne pouvais le dénigrer. Une peau mâte, couleur caramel, de longues jambes fines et musclées que je pouvais voir de temps en temps sous une jupe ou une robe, lorsque l'été pointait son nez, une poitrine généreuse, un visage fin ou typiquement indien. Une femme excitante en soit. Mais l'autre jeune femme derrière la boutique avait quelque chose de plus jouissif qu'elle.

Je lui fis un sourire poli, qu'elle prit soin de ne pas me retourner et alla rejoindre sa collègue de travail. Victoria, toujours plongée dans ses comptes et autres factures toutes plus barbantes les unes que les autres, ne remarqua pas que je m'étais faufilé derrière elle afin d'écraser mon torse sur son dos.

-James! S'étonna-t-elle en lâchant tout ce qu'elle avait en main, feuilles et stylo.

-Tu sais ce que je voudrais faire? Lui murmurai-je à l'oreille, tout en me pressant un peu plus contre elle.

-Non, sourit-elle, quoi?

Je posais ma bouche dans son cou et mon érection se manifesta dans mon pantalon, pointant tout droit sur le bas du dos de ma femme. Elle gémit légèrement et cela me fit grogner de plaisir. Je sentais le désir déferler en moi, prenant possession de tout mon corps et, d'un mouvement brusque, je posais ma femme sur le comptoir. Elle hoqueta de surprise mais vite étouffé par ma bouche sur la sienne, pressé de la faire mienne une fois de plus. Elle me rendait fou... Je suçais sa lèvre inférieure, lui dévorais la bouche tout en malaxant ses seins à travers son gilet, lui arrachant plusieurs halètements de sa part, quand un raclement de gorge se fit entendre prés de nous.

Je grognais de frustration, et me retourner vers les 2 employées de ma femme, tenant un carton de vêtements. L'une semblait dégoutée alors que l'autre était gênée. D'adorables rougissements se présentèrent sur Isabella, signe qu'elle voulait être tout sauf ici ayant surpris sa patronne dans une position compromettante avec son mari. Je sentis qu'on me poussait du comptoir alors que Victoria remettait ses vêtements un peu plus soigneusement.

-Ses cartons vont dans le rayon hommes, Leah, et ceux-là chez les enfants, Isabella, dit-elle.

Leah secoua sa tête alors qu'Isabella rougit de nouveau et suivit sa collègue. Je souris alors que ma femme se tourna vers moi.

-Suis-moi! M'ordonna-t-elle.

Elle me prit la main et me fit descendre les escaliers, vers le lieu de tous les secrets... Je frémis d'avance à ce qu'elle allait me faire alors qu'elle me plaqua contre le mur. Mon membre douloureux, comprimé dans mon pantalon, se frotta honteusement sur ma femme qui avait entrepris de m'embrasser. Nos langues se mêlèrent alors que ses mains ne chaumèrent pas le moins du monde. Je les sentis traverser toute la partie haute de mon corps, mon cou, mes épaules, mes bras, mon torse, mon ventre jusqu'à arriver vers la ceinture de mon pantalon. Je grognais dans sa bouche, qui joua malicieusement avec la mienne. Beaucoup trop tentante, chérie... Mon esprit vagabondant vers toutes les choses que je pouvais lui faire dans cette cave, mais elle en décida autrement lorsqu'elle prit mon sexe en pleine main, voyant qu'il était plus qu'au garde à vous. Je gémis alors que sa langue traça une ligne imaginaire dans mon cou. Ses doigts remontèrent jusqu'à la ceinture, qu'elle défit, et la braguette qu'elle descendit.

-J'en peux plus... Soupirai-je de plaisir.

-Patience, chuchota-t-elle à mon oreille. Plus on attend, mieux c'est, non?

Je gémis de protestation alors qu'elle revint vers ma bouche, laissant mon membre nu de toute attention. Je mordis sa lèvre supérieure, tandis qu'elle faisait de même avec ma lèvre inférieure. Cette passion physique ne s'arrêtait jamais entre nous, car on se voyait que rarement, à cause de mon travail ou de mes missions encombrantes. Brusquement, ma virilité sortit de sa prison de tissu et pointa fièrement vers elle, quémandant une quelconque caresse. J'imaginais que ce soit la belle Isabella qui allait me prendre en bouche, et l'effet fut immédiat. Mon sexe tressaillit entre nous, frétillant d'avance.

-S'il te plait...

Elle se mit à genoux devant moi, plantant son regard dans le mien et passa un premier coup de langue sur mon membre gonflé de désir. Dieu tout puissant! J'ouvris la bouche pour laisser passer un gémissement de plaisir tout en crispant les poings sur mon corps. Elle était si douée... En voyant le plaisir sans fin qu'elle me donnait, elle passa sa langue du bas de mon membre jusqu'à mon gland en suçant ce dernier. Je ne pus retenir un cri tout en enfouissant une main dans ses cheveux aux lourdes boucles brunes. Elle comprit mon message et prit, ce qu'elle put, en bouche.

-Nom de...!

Je la sentis sourire sur ma virilité alors qu'elle commença un mouvement de va-et-vient dessus. Ma main, accrochée dans ses cheveux, lui imprima un rythme lent, pour ne pas la brusquer, et profond pour un maximum de plaisir. Sa cavité buccale était chaude, accueillante et tellement appétissante que mes gémissements se firent plus forts et répétitifs. Elle savait ce que j'aimais et elle ne s'en privait pas pour me le faire partager. Ses lèvres se refermèrent un peu plus et je sentis distinctement ses dents rafler sur mon sexe qui avait doublé de volume.

-Plus vite, plus vite...

Elle s'exécuta royalement, accentuant ses coups de langue sur mon gland et ses dents sur l'autre partie de ma virilité. J'étais au bord du Paradis, je pouvais le toucher du bout des doigts alors qu'elle faisait des acrobaties pour me rendre encore plus fou d'elle que je ne l'étais déjà. Ma main dans ses cheveux se fit plus pressante, tout en douceur, lui demandant de me pomper plus généreusement.

-OUI! Grognai-je, sentant sa bouche se refermer plus fermement dessus.

Je fermais les yeux, laissant ma tête reposer contre le mur arrière, profitant de l'incroyable caresse qu'elle me prodiguait en cet instant. C'était un pur moment de luxure, avec la femme que je voulais, à moi et rien qu'à moi! Mon sexe buta au fond de sa gorge plus rapidement, sa langue tournoya autour de mon gland et je me crispais d'un coup.

-OH... OUIIII! Criai-je de plaisir.

Tous les muscles de mon corps se tendirent et j'éjaculais royalement dans sa bouche, en plusieurs jets. Je relâchais ses cheveux, côtoyant les étoiles pendant quelques secondes. Elle s'occupa toujours de moi, plus lentement et me nettoya entièrement avec une infinie tendresse et précision avant d'avaler ma semence avec délice. Un dernier sursaut et je poussais un soupir de satisfaction. Dans un dernier « ploc », sa bouche quitta ma virilité, comblée de toute part, et elle remonta vers ma bouche pour un tendre baiser, que je lui rendis. Je pus me gouter à travers elle et c'était encore plus excitant. Je caressais les courbes magnifique de son corps, à la peau blanche, tout en la plaquant contre moi. Je bougeais mes lèvres sur les siennes, rudement, pour la remercier du plaisir qu'elle m'a donné. J'ouvris les yeux sur une femme rousse devant moi et je fus un peu perdu.

J'avais pensé à Isabella Swan pendant qu'elle me faisait une fellation.

Ça avait été si bon que je n'en sentis aucun remord, et puis ce que ma femme ne savait pas ne pouvait pas lui faire de mal. Je luis fis un sourire et l'aidai à me rhabiller.

-Merci, murmurai-je contre ses lèvres aprés un dernier baiser.

Elle me sourit en retour et me laissa sortir, moi en premier pour pas que les clients ne se rendent compte de ce qu'il venait de se passer en bas. J'ouvris la porte et le magasin accueillit ses premiers acheteurs de la journée. J'étais sur un petit nuage de plaisir et j'avais du mal à redescendre. Je croisais le regard méprisant de Leah, à la caisse, et je lui fis un sourire charmeur. Elle détourna rapidement le regard, s'occupant de la cliente qui voulait payer. Bella se tenait près d'elle, se tenant sur le comptoir, plus blanche que jamais et avec un film de sueur sur son front et son cou. Je me souvins qu'elle était à l'hôpital, et elle n'aurait finalement pas dû sortir de là-bas, à moins qu'elle voulait se laissait mourir?

-Bonne journée Mesdames, dis-je en m'approchant pour prendre mon manteau, effleurant cette délicate jeune femme.

Leah ne répondit pas, mais je n'en fus pas étonné alors qu'Isabelle hocha la tête tout en passant une main dans les boucles de ses cheveux. Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour être à la place de ses doigts..., pensais-je. Je me dirigeais vers la sortie, ou la pluie avait commencé à faire son apparition, et partais marcher dehors, prendre l'air et allais chercher mon journal.

Une Église se montra au bout de la troisième rues que je traversais et son clocher pointa dans le ciel, détruisant les nuages gris qui menaçaient la ville de Seattle. Après un tel plaisir, se confesser était une bénédiction, car j'avais pensé à Isabella Swan.

POV Emmett

-Tout va bien se passer, me murmura Rosalie, assise près de moi.

-J'espère, soufflai-je.

Son ami, Edward, et techniquement le Médecin de ma sœur, devait aller voir Bella aprés que Alice le lui aie demandé hier, au Jabus. Il était 11h30, et j'angoissais déjà. C'était idiot de lui faire confiance, mais on avait plus de chance que Bella écoute quelqu'un autre que de la famille ou ami. Et puis, ça avait été son Médecin, certes pas très longtemps, mais assez pour qu'elle comprenne que ce qu'il lui disait était pour son bien et non pour l'emmerder, comme elle l'aurait pensé avec moi. Mais si elle ne l'écoute pas, quand même?

-À quoi tu penses? Me demanda ma Rosalie.

-Et si elle ne l'écoute pas? C'est vrai quoi, elle est si têtue et prête à tout pour ne pas faire souffrir les gens qu'elle aime...

-Edward aura de bons arguments, Emmett, je suis sûre qu'il y arrivera.

De bons arguments? J'espère bien, sinon je ne sais pas comment nous allions faire pour la convaincre, même à 100 contre elle, Bella trouvera toujours des arguments en sa faveur. Je me laissais tomber sur mon canapé, me sentant vidé de toutes forces mentales et physiques. Ma sœur me manquait, elle manquait à tout le monde et, étrangement, j'avais un sentiment bizarre venant d'Edward. Il était bien gentil mais pourquoi aider Bella en dehors de l'hôpital?

Et puis, j'avais autre chose en tête aussi, et pas des moindres. Bien que ma sœur monopolisait mes pensées la plupart du temps, lorsque je voulais l'oublier un temps soit peu pour ne pas péter les plombs, je regardais Rosalie. Grande, blonde, yeux bleus, un charme fou et dotée d'une assurance étonnante mais j'avais l'impression que cette dernière n'était plus à son avantage. Elle paraissait ailleurs ou bouleversée lorsque je lui parlais, et le comportement d'Alice, hier, l'avait rendu étrangement silencieuse. J'espère qu'elle ne pensait pas qu'elle était une Barbie car ce n'était pas mon cas! Je n'avais pas bien compris la réaction d'Alice, pourquoi accueillir ma Rosalie comme ça? Lui avait-elle fait quelque chose de mal avant que je ne lui présente? Pourtant, je n'avais pas l'impression qu'elles se connaissaient d'avant... Se sentait-elle trahie par tout ça? Croyait-elle que j'oubliais Bella dans ses bras? Comment pourrais-je oublier ma propre sœur? Et pourquoi se venger sur Rosalie?

Outre la beauté fulgurante de cette dernière, il y avait toute sa personnalité qui m'attirait, une chose qui ne m'était encore jamais arrivée auparavant. Mais lorsque je faisais un pas, elle en faisait cent derrière. La seule conclusion qui m'est venue à l'esprit, c'est qu'elle avait dû subir un choc, assez grave pour que tout son être soit blessé. J'avais beau me creuser la cervelle, je ne trouvais pas ce qui clochait et j'avais peur que cela la fasse reculer de moi jusqu'à la ligne « Je te quitte », ce que je ne supporterais le moins du monde.

-Emmett?

-Hum?

-Est-ce que je peux te poser une question? Enfin, je comprendrais que tu ne veuilles pas me répondre et que...

Une si peu confiance en soit...

-Je t'écoute, la coupai-je.

-Hier, au bar, j'ai rencontré la meilleure amie de ta sœur, ton père mais...

-Pas ma mère, c'est ça?

-Oui... Si c'est dur pour toi, je comprendrais, je te jure!

Je me retournais vers elle, et la pris dans mes bras, enfin mon seul bras valide. Immédiatement, elle se figea comme une statue de glace avant de se détendre doucement contre moi. Je ne voulais pas la brusquer, ne pas faire quelque chose qui la perturberait brutalement bien que l'envie était affreusement tentante. Quel homme ne voudrait pas l'embrasser? Certes, techniquement, je l'avais déjà fait mais pas un vrai baiser, avec l'accord des 2 personnes concernées. Je me repris rapidement, réfléchissant à commencer mon histoire. Ce n'était pas un sujet tabou pour ma part, car je me considérais comme orphelin de toute mère, mais, avec Bella, je ne l'avais jamais vraiment abordé car, le peu de fois que je l'avais fait, elle avait eu les larmes aux yeux et s'était refermée comme une coquille. Ma putain de mère l'avait bien rabaissée!

-Mes parents ont divorcé lorsque j'avais 7 ans, ma mère a rencontré quelqu'un d'autre, Phil, et est partie en Floride avec ma sœur et moi. Nous déménagions beaucoup à cause de son mari, joueur de base-ball, il ne trouvait jamais la bonne équipe pour lui alors il n'était pas rare que nous changions d'habitations tous les mois. Même pas le temps de défaire les cartons! Lorsque j'ai eu 15 ans, et que Bella en avait 13, je voyais ma sœur dépérir sous mes yeux. Déjà qu'elle n'était pas très sociable, là, ça avait atteint un seuil critique. Elle s'enfermait tout le temps dans sa chambre, avec ses livres et son cahier d'écriture, et ne sortait juste que pour le stricte nécessaire, mais ça, ma mère ne le voyait pas, tellement qu'elle était obnubilée par sa personne et son mari. J'ai pété un plomb, lorsque ma mère m'annonça qu'on déménageait de nouveau, leur disant que cela déstabiliserait encore plus Bella mais ma mère a annoncé que sa fille se portait très bien. J'ai pris Bella avec moi et suis parti chez notre père, Charlie, à Forks et nous n'avions jamais été autant heureux que 8 ans avec elle.

-Vous ne l'avez plus revue? S'enquit Rosalie, d'une voix basse.

-Non, et je ne m'en porte que mieux! Elle n'existe plus pour moi.

-Ça fait combien de temps?

-10 ans, maintenant.

-Et Bella? Comment réagit-elle de tout ça?

Je poussais un soupir, fermant les yeux pour ne pas avoir des images douloureuses dans la tête.

-Bella est assez dure à déchiffrer, elle se referme facilement sur elle-même et se rabaisse presque constamment. La preuve, elle a eu son diplôme de lettre, en juin dernier, et elle travaille dans un minable magasin de vêtements.

Rosalie se redressa contre moi, posa une main sur mon ventre qui incendia tout le bas. Calme-toi, Emmett! Arrête de penser avec ta libido!

-Pourquoi fait-elle ça? Je ne comprends pas... Elle est jolie, intelligente, gentille et souriante, pourquoi se comportait ainsi? Ne pas se soigner? Ne pas trouver un travail à sa hauteur? Ne pas trouver un petit-ami, peut-être?

-Je ne sais pas... C'est ma propre sœur, depuis 23 ans, mais je n'arrive pas à la comprendre. C'est minable, n'est-ce-pas?

Elle posa doucement ses doigts sur ma joue, glissa dessus lentement et je fermais les yeux pour me délecter de cette sensation. Elle avait la peau chaude, parfaite sous la mienne, comme si elles se reconnaissaient à travers ce geste. Rosalie poussa un peu plus loin sa caresse en traversant mes lèvres de ses doigts tremblants, que j'arrêtais en les attrapant tendrement. Elle se forçait, et je ne voulais pas qu'elle s'oblige à faire quoique ce soit. Je rouvris les yeux, pour voir que les siens étaient embrumés de larmes qu'elle retenait en ma présence.

-Ne te force en rien, lui murmurai-je doucement. Jamais.

Une larme coula, et je l'essuyais de mes lèvres sur sa joue, l'effleurant juste. Je la sentis sourire et je la repris dans mon bras valide, la calant sur mon torse. Elle posa sa tête dessus et je sentis les larmes couler encore. Je renforçai ma prise autour d'elle.

-Mes parents étaient alcooliques, en plus de nous dire qu'on était des moins que rien et de nous frapper de temps en temps. Jasper prenait souvent les corrections à ma place, et je le soignais ensuite, pleurant à chaque fois. Jasper a rencontré Edward lorsque nous étions enfants et, grâce à lui, lorsqu'on venait chez lui, on avait une famille. Esmée et Carlisle Cullen. Des gens formidables qui nous ont recueillis lorsqu'à nos 18 ans, nos parents nous ont mis dehors. On a vécu chez eux jusqu'à ce qu'on trouve de quoi se loger et travailler. Ils sont formidables...

-J'en suis sûr, murmurai-je, mais pas autant que toi.

Je la sentis sourire et ça me suffit. Je savais que ça lui coûtait de raconter sa vie d'avant mais j'espérais qu'elle avait assez confiance en moi pour qu'elle me raconte entièrement sa vie. La mienne n'était pas aussi compliquée que la sienne, en faisant abstraction de Bella et de sa maladie, il n'y avait que ma mère qui faisait tâche sur le tableau. J'avais un père formidable, des amis, une sœur bourrique et, maintenant, une petite-amie, c'était tout ce qui comptait à mes yeux.

-Qu'est-ce que je suis pour toi? Chuchota-t-elle.

Je souris et plongeai dans ses cheveux, heureux qu'elle me pose la question. Notre relation aurait pu être ambigüe, parce que nous ne nous embrassions pas ou n'avions pas de rapports intimes mais je savais que c'était elle et qu'il ne fallait pas que je la laisse partir. Je respirais sa bonne odeur de Rose, dans ses cheveux, en déposant un baiser sur son crâne. Ce que j'allais lui dire était une pure évidence:

-Ma futur femme.

POV Bella

La visite de Jacob, hier, me bouleversait encore, bien qu'en soit j'avais plus envie de l'étriper qu'autre chose. Mais le revoir avait fait revenir son lot de souvenirs que je n'avais pas envie d'avoir en ce moment. Mes pensées étaient déjà bien occupées pour qu'en plus ce con vienne m'emmerder! Assez! Je devais penser à autre chose, et aller au boulot allait m'aider dans cette tâche.

La main sur la poignée de ma porte d'entrée, je fermais les yeux et posais mon front dessus. Il fallait que je me calme, que je prenne le contrôle de mon corps malade pour ne pas déraper, sinon j'étais fichue. Déjà, je n'avais pas résolu le fait que j'avais passé 14 jours à l'hôpital et que je n'avais pas payé, alors je devais à tout prix garder ce boulot, bien qu'il ne me plaisait guère. Je ne devais pas m'accrocher à quelqu'un, je ne l'avais jamais fait et ça n'allait pas commencer maintenant.

Je soufflais un bon coup, faisant abstraction du fait que la migraine revenait dans mon crâne et dévalais lentement les escaliers, ne voulant pas aggraver mon cas avec une jambe cassée en plus. Pour couronner le tout, ma camionnette avait rendu l'âme hier, alors que j'étais allée faire quelques courses dans un des supermarchés de la ville, alors j'étais obligée d'y aller à pied. Madame catastrophe vous avez dit?

Il était à peine 8h10, et les rues de Seattle étaient déjà animées, et les routes bouchées. Je regrettais Forks, et en voyant les nuages de pollution s'échapper des voitures, je me sentis nostalgique. J'aurais voulu m'échapper quelques instants avec de la musique, mais c'était Alice qui avait mon Ipod, que Charlie m'avait offert pour mon 18éme anniversaire, alors bye bye musique et vive le son des klaxons!

Alors, je pris mon mal en patience, et je marchais, prenant soin de m'arrêter toutes les 5 minutes, car mon coeur battait à plein régime dans ma cage thoracique, protestant de l'effort que je lui faisais subir. Désolée mon coco, mais je suis obligée! Je repris ma marche interminable, vers le « The Maine », essayant de mettre tous mes maux de côtés et je poussais un soupir de soulagement quand je vis l'enseigne du magasin. Toute personne censée aurait pris les transports en commun, bus ou métro, mais mes moyens actuels ne me permettaient pas de faire une telle « folie ». Regardant ma montre, je remarquais que j'étais à l'heure. Au moins, elle ne me fera pas une colère car j'avais 1 minute de retard.

Lorsque je franchis l'entrée, je me figeais en voyant qui accompagnait ma patronne aujourd'hui: son mari, James Hunter. Cet homme ne me donnait pas confiance, il avait un regard a me donner des sueurs froides dans le dos et je n'aimais pas ça du tout. Ses yeux, normalement d'un bleu clair, se transformèrent en deux billes noires, avides de chair fraîche. Je réprimais un frisson, me donnant un air innocent.

-Bonjour, les saluai-je tout deux.

-Bonjour Isabella, répondit ma patronne, comment vas-tu?

-Je vais bien, merci.

Menteuse!

Je me forçais à faire un sourire aimable à son mari avant de m'enfuir littéralement vers l'arrière boutique, enfin lui échapper. J'accrochais mon manteau et mon sac sur le porte-manteau et m'assis sur un des bancs en bois de la pièce. Je me sentais déjà fatiguée, alors que je n'avais fait que 30 minutes de marche. Qu'est-ce que ça va donner quand j'aurais fini ma journée? La sonnette du magasin tinta et je pus entendre la voix de Leah jusqu'ici. L'isolation était à refaire...

-Bonjour Victoria, dit-elle, comment allez-vous?

-Très bien, merci. Isabella est déjà à l'arrière, va donc l'aider pour remettre du stock sur les étagères.

-Pas de problème!

Je remarquais qu'elle n'avait pas salué le compagnon de Victoria. Apparemment, elle non plus ne l'appréciait pas trop.

-Salut Bella! Me dit-elle d'une voix enjouée. Comment vas-tu?

Je me levais péniblement, j'étais un minimum éduquée, pour lui faire la bise.

-Ça va et toi? Ta journée chez tes parents?

Elle accrocha son sac à main et sa veste et poussa un soupir.

-Ne m'en parle pas! Mon père qui se plaint de son arthrose, ma mère qui me fait la moral pour que je lui donne des petits-enfants et Jacob a été insupportable!

Tu m'étonnes! J'essayais d'être compatissante avec elle mais rien que de savoir que son petit-ami était Jacob, j'avais une envie irréversible de vomir. Allez savoir pourquoi...

-Oh... Je suis désolée pour ça, mais je crois que c'est mieux que d'être ici, répliquai-je.

-Ça c'est sûr! Tu as vu, il est là l'autre timbré! Il me donne froid dans le dos à chaque fois que je le vois!

-Le mari de Victoria?

-Oui, James, articula ma collègue, un vrai fou ce type! Je ne comprends pas pourquoi Victoria est avec, mais peut-être qu'il est bon au lit.

Je rougis sous ses insinuations, mal à l'aise de parler de sexe, surtout avec quelqu'un que je ne connais pas énormément. Même avec Alice tu en parlais pas! Pas faux.

-J'espère qu'on ne t'a pas dérangé, hier, Jacob et moi, me demanda Leah. Je ne voulais pas paraître colleuse ou quoique ce soit, mais tu paraissais pas très bien depuis quelques temps alors, je suis passée dans le coin...

-Non, ne t'inquiète pas, c'était gentil de ta part. Bon, on devrait commencer à travailler avant qu'elle vérifie ce qu'on fait dans l'arrière boutique.

-Ouais. Viens, je te montre où sont les cartons à décharger!

J'avais réussi à détourner l'attention, et c'était le principal. Je n'avais pas trop envie de m'étendre sur mon état de santé, plus que déplorable ces derniers temps. Déplorable? Bon d'accord, critique. Je suivis Leah dans la remise, prenant un escalier en pente plus que dangereux pour mon équilibre précaire, et elle m'indiqua les cartons à emporter dans le magasin, avant l'ouverture de 9h. Je pris un des cartons les plus légers, sous ordre de Leah, et repris mon ascension vers le magasin, ce qui me parut être le parcours du combattant. En haut, je m'arrêtais pour reprendre mon souffle alors que des bruits étranges émanaient du magasin. Je regardais Leah, qui me regardait et nous reprîmes notre chemin.

Ce que je vis me scotcha littéralement devant la scène qui se déroulait sous mes yeux. Si j'avais pu, j'aurais pris mes jambes à mon cou pour m'enfuir à tout jamais de cet endroit de fou. Victoria était assise sur le comptoir, avec son mari entre ses jambes qui faisait des choses vraiment pas très catholiques sous nos yeux. Je sentis mes joues chauffer alors que Leah se racla la gorge pour informer de notre présence. J'entendis distinctement le grognement de frustration de James alors qu'ils levèrent les yeux vers nous. Immédiatement, le regard de ce dernier se braqua sur moi, et je rougis de plus belle. J'espère qu'il ne croyait pas qu'il me faisait de l'effet, parce que tout ce qu'il me donnait envie c'était d'accentuer ma migraine. Victoria poussa son mari, et se remit debout tout en remettant correctement ses vêtements, bien qu'il se colla à sa femme, sûrement pour cacher la monstrueuse érection qu'il avait.

-Ses cartons vont dans le rayon hommes, Leah, et ceux-là chez les enfants, Isabella, dit-elle.

Je vis Leah, à mes côtés, secouer la tête alors que je rougis de plus belle. Comment cette femme pouvait faire comme si de rien? Je suivis Leah, dans les rayons, essayant d'atténuer mes rougissements furieux. Je crus entendre Victoria parler, mais quand je me retournais, il n'y avait plus personne. Oh mon Dieu...

-Fait semblant de rien, Bella, sinon tu risques d'avoir des cauchemars! M'informa ma collègue.

-Ce n'est pas la première fois que tu les surprends? M'écriai-je, ma voix grimpant vers les aigües.

-Oh que non! J'ai arrêté de compter au bout de 20 fois, et, crois-moi, c'était toujours aussi dégueulasse à voir.

20 fois... Beurk! J'espère ne plus les revoir, sinon j'ai plus qu'à m'inscrire chez les bonnes sœurs moi!

-Mais... ils sont passés où? Risquai-je à demander.

Leah me regarda avec des yeux ronds, avant d'éclater de rire. Je fronçais les sourcils, tout en me massant les tempes pour calmer cette migraine infernale. Soudain, la réalité me vint et je sentis mes joues chauffer jusqu'à mon cou. J'étais sûre que j'aurais pu faire concurrence avec une pivoine à l'heure qu'il est!

-Tu es si innocente ma chère Bella! Dis-moi, tu as déjà... couché avec un mec, n'est-ce-pas?

Je me mordis les lèvres tout en hochant la tête. Oui, j'ai couché avec un seul mec dans ma vie et, étrangement, c'est avec le tien! Je me raclais la gorge, espérant de tout coeur de ne pas entendre un quelconque bruit venant de la cave et me mis au travail rapidement. Évidemment, il fallait que j'hérite des rayons hommes, et avec la conversation que je venais d'avoir avec Leah, je crois que je n'ai jamais été aussi rapide! Mais, bien vite, je déchantais lorsque mon rythme cardiaque s'accéléra à tout rompre, jusqu'à ce que je sente un point au niveau de mon coeur. Je profitais d'être seule pour m'asseoir sur une des chaises, postée par-ci par-là dans le magasin, et essayais de contrôler ma respiration. Je vous en prie, j'ai besoin de ce travail pour vivre! Comment ferais-je si j'étais déjà trop faible pour ça? Je sentis les larmes brûler mes yeux, mais me repris lorsque j'entendis Leah me dire qu'elle avait fini. Elle me proposa d'aller mettre les cartons vides dans la poubelle. Je la remerciais et m'appuyais contre le comptoir de la caisse. Je ne vais pas tenir longtemps à ce rythme-là. Combien? 1 mois? 2 si j'étais un peu prés raisonnable? Et sans le traitement? Jusqu'à où j'allais souffrir?

Je sentis des sueurs froides, couler le long de mon dos alors que je n'avais fait aucun effort. Si je revenais du marathon de New-York, j'aurais été dans le même état! Leah ouvrit le magasin, et prit sa place en caisse. Des pas se firent entendre venant d'en bas, et James apparut, avec un sourire niais au visage. Au moins, il y en a un qui a pris son pied! Emmett aurait dit ça aussi... Je tenais fermement le comptoir, quand je remarquais que James me regardait avec un peu trop d'insistance à mon goût.

-Bonne journée Mesdames, dit-il en s'approchant de moi pour prendre son manteau.

Il m'effleura au passage, et la chair de poule parcourut tout mon être. Je fis semblant de rien et hochai la tête pour le saluer. Décidément, tu es trop polie, Swan. Leah le snoba minutieusement mais il ne sembla pas en prendre compte. Il sortit dehors et je poussai un soupir de soulagement quand je ne le vis plus. C'est à ce moment-là que, Victoria apparut, remettant ses cheveux en ordre et tâtant ses lèvres plus si rouges qu'auparavant... C'est écœurant! Comment peut-elle faire ça aveclui?

-Les rayons sont en ordre? Demanda-t-elle.

-Oui, Madame, tout est prêt, répondit Leah.

-Bien, commencez sans moi.

Elle partit derrière la boutique, alors que son employée réprima un rire. Je la questionnais du regard et elle rit aux éclats.

-A ton avis, Bella? Ils ont joué à quel jeu de cartes en bas?

Elle rit de nouveau alors que je me renfrognais sur moi-même. Je savais très bien qu'ils n'avaient pas joué aux cartes! Mais je crois que le fait de ne pas avoir eu de relation sexuelle depuis plus longtemps que je ne m'en souvienne me perturbait. Enfin, de toute façon je n'étais pas prête d'en avoir, n'est-ce-pas? Et pourquoi je pensais à Edward tout à coup?

O*O*O

Je déambulais dans les rayons, mettant ce que je voyais dans l'ordre car la clientèle avait été nombreuse en cette matinée, sans rien faire tomber à cause de mes mains tremblantes. Elles avaient refait surface subitement, alors je prenais soin de les cacher dans les poches de mon jeans. Je ne sais pas si Leah voyait à quel point chaque pas me coûtait, mais lorsqu'un client, ou une cliente en général, demandait plus de renseignement sur un article, elle me demandait de rester en caisse et elle s'en chargeait. Je la remerciais du regard à chaque fois. Alors que j'étais au rayon enfant, remettant les pulls d'hiver que les mères avaient lâchement posés dans les mauvais présentoirs, la radio locale annonça la prochaine chanson et je me figeais. Est-ce que toutes les radios sur cette fichue Planète avait décidé de se liguer contre moi? Elle passait le groupe préféré d'Emmett, celui que j'avais droit à chaque longue route avec lui, ou lorsqu'il était d'humeur à faire un karaoké...

Muse {Resistance}

Is your secret safe tonight? / Notre secret est-il bien en sécurité ce soir?
And are we out of sight? / Et sommes-nous hors de portée?
Or will our world come tumbling down? / Ou bien notre monde va-t-il s'écrouler?

Will they find our hiding place? / Trouveront-ils notre cachette?
Is this our last embrace? / Est-ce notre ultime étreinte?
Or will the walls start caving in? / Ou bien les murs commenceront-ils à s'effondrer?

[Refrain]
It could be wrong, could be wrong / Ça pourrait mal tourner, mal tourner
But it should've been right / Mais ça aurait dû être bon
It could be wrong, could be wrong / Ça pourrait mal tourner, mal tourner
Let our hearts ignite / Laissons nos cœurs s'enflammer
It could be wrong, could be wrong / Ça pourrait mal tourner, mal tourner
Are we digging a hole? / Sommes-nous en train de creuser un trous?
It could be wrong, could be wrong / Ça pourrait mal tourner, mal tourner
This is outta control / Tout ceci est incontrôlable

It could be wrong, could be wrong / Ça pourrait mal tourner, mal tourner
It could never last / Ça pourrait ne jamais durer
It could be wrong, could be wrong / Ça pourrait mal tourner, mal tourner
Must erase it fast / Nous devrions tout effacer au plus vite
It could be wrong, could be wrong / Ça pourrait mal tourner, mal tourner
But it could've been right / mais ça aurait dû être bon
It could be wrong, could be wrong / Ça pourrait mal tourner, mal tourner

Love is our resistance / L'amour est notre résistance
They keep us apart and they won't stop breaking us down / Ils nous tiennent séparés l'un de l'autre et ils ne cesseront jamais de nous briser
And hold me, our lips must always be sealed / Serre-moi, nos lèvres doivent rester scellés à jamais
[Refrain]

If we live our life in fear / Si nous vivons dans la peur
I'll wait a thousand years / Alors j'attendrais un millier d'années
Just to see you smile again / Simplement pour te voir sourire de nouveau

Kill your prayers for love and peace / Réprime tes prières d'amour et de paix
You'll wake the thought police / Tu vas réveiller la Police de la Pensée
We can hide the truth inside / Nous ne pouvons cacher la vérité en nous

[Refrain]
It could be wrong, could be wrong / Ça pourrait mal tourner, mal tourner
But it should've been right / Mais ça aurait dû être bon
It could be wrong, could be wrong / Ça pourrait mal tourner, mal tourner
Let our hearts ignite / Laissons nos coeur s'enflammer
It could be wrong, could be wrong / Ça pourrait mal tourner, mal tourner
Are we digging a hole? / Sommes-nous en train de creuser un trous?
It could be wrong, could be wrong / Ça pourrait mal tourner, mal tourner
This is outta control / Tout ceci est incontrôlable

It could be wrong, could be wrong / Ça pourrait mal tourner, mal tourner
It could never last / Ça ne pourrait jamais durer
It could be wrong, could be wrong / Ça pourrait mal tourner, mal tourner
Must erase it fast / Nous devrions tout effacer au plus vite
It could be wrong, could be wrong / Ça pourrait mal tourner, mal tourner
But it could've been right / Mais ça aurait dû être bon
It could be wrong, could be wrong / Ça pourrait mal tourner, mal tourner

Love is our resistance / L'amour est notre résistance
They keep us apart and won't stop breaking us down / Ils nous tiennent séparés l'un de l'autre et ils ne cesseront jamais de nous briser
And hold me, our lips must always be sealed / Serre-moi, nos lèvres doivent rester scellés à jamais
[Refrain]

The night has reached it's end / La nuit touche à sa fin
We can't pretend / Nous ne pouvons pas faire semblant
We must run / Nous devons fuir
We must run / Nous devons fuir
It's time to run / Il est temps de fuir

Take us away from here / Emmène-nous loin d'ici
Protect us from further harm / Protège-nous de futures blessures
Resistance! / Résistance!

La chanson se termina dans une dernière note de synthétiseur et les larmes coulèrent sur mes joues. Ils me manquaient tellement... Déjà 4 jours mais ça me paraissait une éternité à mes yeux. Pourquoi je ne pouvais pas fuir à mon tour? Pourquoi ne pouvais-je pas aller à Paris, comme je l'ai toujours souhaité? Pourquoi ne pouvais-je pas éditer un bouquin? Pourquoi ne pouvais-je pas vivre normalement? Pourquoi le destin s'écharnait sur moi? Pourquoi ne pouvais-je pas résister à la maladie en moi? Pourquoi n'avais-je pas cette envie de vivre, tout simplement?

La sonnette du magasin me sortit de ma rêverie, et j'essuyais les dernières traitresses de mon chagrin. Je regardais l'horloge accrochée au mur qui annonçait ma pause déjeuner dans 2 minutes. Alors que je n'avais pas faim... J'étais pathétique... Je remis quelques affaires dans les bons étalages, quand Leah revint tout excitée vers moi, presque comme Alice. Alice...

-Tu m'en caches des choses toi! S'exclama-t-elle avec un grand sourire.

Si elle savait...

-Que veux-tu dire? Répondis-je.

-Il y a un homme, super sexy, qui vient d'entrer dans le magasin et qui demande à te voir! Finalement, tu as bien une vie sexuelle, toi!

Je fronçais les sourcils. Un homme voulait me voir? Il devait se tromper. Qui chercherait une fille dans un magasin de vêtements?

-Je t'ai dit que je n'ai pas de petit-ami, donc pas un semblant de vie sociale et encore moins sexuelle! Je suis sûre qu'il s'est trompé ou...

-Non! Non! Non! Chantonna-t-elle. Il a bien précisé Isabella Swan, et moi je n'en connais qu'une!

Elle me prit la main, qui ne tremblait pas, alors que je n'arrivais à peine à faire un pas sans me fatiguer, et détailla entre les rayons du magasin. Je dus me retenir à plusieurs présentoirs, pour ne pas m'écrouler par terre, quand je tombais sur la personne que je ne croyais jamais revoir. Il se tenait là, devant moi, habillé le plus simplement possible – sans blouse – mais avec ce regard émeraude qui me transperça d'un coup.

-Bonjour, Bella, me dit-il d'un ténor envoutant.

-B... Bonjour... Edward, soufflai-je, encore sous le choc. Que... Que fais-tu ici?

Leah sautilla presque sur place en voyant ma réaction, et fit la navette entre le beau Docteur et moi. Est-ce que j'avais encore dit beau Docteur?

-C'est mon jour de congé et je voulais en profiter pour savoir comment tu allais. Est-ce que tu viendrais déjeuner avec moi, pour en parler?

Mort subite de Bella Swan. Extinction prématurée d'une jeune femme de 23 ans dans un magasin de vêtements. Comment avait-il fait pour me retrouver? Pourquoi voulait-il savoir comment j'allais? Pourquoi m'inviter à déjeuner? On s'en fout, fonce! Ça, c'était mon seul neurone-libido qui parlait et, franchement, il aurait pu s'abstenir. Est-ce qu'il se doutait de ma décision, en ce qui concernait ma santé?

-Alors, Bella? Me coupa, Leah, dans mes pensées. Ce n'est pas très polie de se faire languir!

Hein? Ah oui, Edward! Comment avais-je pu oublier un tel adonis devant moi? Adonis?

-Euh... Je veux dire... que...

Il me fit un sourire amusé et cela eut le don de faire battre mon coeur de façon beaucoup trop rapide et de faire naître des rougeurs sur mes joues.

-Bella sera ravie d'accepter, n'est-ce-pas? Répondit ma collègue à ma place. Je vais chercher ton manteau!

Avant même que j'eus répliqué, elle volait déjà vers l'arrière boutique. Je me retrouvais donc seule, avec Edward, qui me regardait scrupuleusement. Je me sentis nue sous son regard, et cela fit accentuer mes rougissements.

-Comment m'as-tu trouvé? Demandai-je.

Ah bah bravo Bella! Quel belle entrée en matière! La ferme!

-C'était inscrit sur ton dossier, m'informa-t-il. Si tu ne veux pas déjeuner avec moi, je comprendrais tu sais et...

-NON! Folle! Folle! Folle! C'est juste que... je suis étonnée de te voir.

-Et moi, ravi de t'avoir trouvé.

J'écarquillais les yeux, stupéfaite, alors que Leah revint de derrière, m'aidant à enfiler mon manteau. Je crus être revenue en enfance avec ma mère qui m'aidait à mettre mes habits, ou Alice aussi... Je mis mon sac sur mes épaule, mal à l'aise par ce regard qui m'envoutait complètement.

-Bon appétit, Bella! Edward, ravie de t'avoir rencontré!

-Moi de même. Allons-y Bella!

t signe d'aller en première. Et gentleman en plus... Il ne manquait plus que ça dans son palmarès! Je me retournais vers mon amie, qui avait les pouces en l'air, et le regard qui disait « Toi et moi, on a des choses à se dire! ». Je fis un léger sourire à Edward, qu'il me rendit et nous commençâmes à marcher dans la rue.

-Est-ce que tu aimes Italien? Me demanda-t-il. J'en connais un à quelques rues d'ici.

-Oui, oui... J'aime bien...

-Parfait, si tu veux bien te donner la peine.

Il ouvrit la portière d'une voiture argentée, et, avec une hésitation certaine, je m'y engouffrai. Je mis mon sac à main devant moi, tout en mettant ma ceinture rapidement pour pas qu'il remarque que j'avais un problème de motricité. Pourquoi avais-je un mauvais pressentiment alors que j'allais déjeuner avec l'homme le plus beau que je n'avais jamais eu l'occasion de voir?

POV Edward

N°1495 Boren Avenue et Union Street

Appartement 25, troisième étage

Courage Edward! Tu peux le faire! Je soufflais un bon coup, lorsque je tournais vers la dernière rue menant à chez elle. Oh non, je ne peux pas! Je me garais prestement sur le bas côté, complètement paniqué par ce que j'allais faire dans quelques minutes. Que vais-je dire devant elle, moi? Je vais passer pour un mec complètement dérangé, limite psychopathe, qui veut la voir pour sa santé. Mauvais plan... Il était bientôt midi, je pourrais lui demander de déjeuner avec moi, non? En voilà une bonne idée, Cullen! Tu as vu, quand tu veux? D'accord, j'étais complètement dérangé mais, que voulez-vous, j'étais subjugué par la personne que je m'apprêtais à voir. Pour le peu de mètres qu'il me restait à faire, je descendis de la voiture et pris mon courage à 2 mains, marchant vers l'appartement d'Isabella Swan. Cette dernière habitait un immeuble assez modeste, en plein centre ville de Seattle, et je m'étonnais à me demander comment elle faisait pour se le payer. Elle devait travailler d'arrache pied, ou en faisant des heures supplémentaires. Déjà, pour les frais de l'hôpital, c'était son père qui avait payé et, d'après ce que j'avais entendu, il avait dû prendre sur l'argent qu'il gardait pour sa retraite. Autrement dit, elle ne roulait pas sur l'or, comme beaucoup de patients de nos jours.

Je secouais la tête, ne voulant pas en plus penser au problème d'argent qu'elle risque d'avoir par la suite, et pris une grande inspiration. Appartement 25: Isabella Swan. Au moins, j'étais à la bonne adresse. Après une énième respiration, j'appuyai sur la sonnette et attendis. Mon coeur martela mes côtes de ses battements fous, comme pour me dire: Allez mon pote, on te soutient! Malgré son soutien, je me sens plus que extrêmement nerveux et mes mains deviennent moites. On dirait que je vais à mon premier rendez-vous alors que c'en est même pas un! C'est pathétique. Quelques secondes plus tard, toujours pas de réponse alors je tente ma chance une seconde fois. Toujours rien. Bon, je crois que c'était mal parti. Je pris mon portable, pour appeler Alice Brandon, qui m'avait fourré son numéro dans la poche « Au cas où », et je crois que c'était le moment de l'utiliser. Parce que, là, je ressemblais à un con à attendre sur le trottoir de l'appartement qui était vide de toute présence de vie.

-Est-ce que je peux vous aider, beau brun? S'enquit une voix presque aussi nasillarde que Tanya.

Je me retournais vers mon côté droit, pour voir presque son sosie, mais en brune. À moins que je vois double... Elle me regarda de haut en bas, en se passant la langue sur sa lèvre inférieure et je réprimais un frisson. Il fallait, bien évidemment, que ça tombe sur moi, hein? Une poupée Barbie qui me prend pour un morceau de viande. N'en avaient-elles pas marre de me considérer ainsi? J'étais un homme, pas un vulgaire morceau de bœuf!

-Peut-être... Hum... Mais il me semble que la personne que je cherche n'est pas là, répondis-je poliment.

-Et qui cherchez-vous?

Décidément, sa voix me sortait pas les oreilles. Il y avait des Médecins compétents pour ce genre de problème, non? Le sosie de Tanya, vu que je ne connaissais pas son nom, s'approcha de moi avec ses talons aiguilles de 15 centimètres, son décolleté rose plus que plongeant et sa jupe limite sous-vêtement... Je m'insultais de tous les noms d'être resté ici mais lui fis un sourire poli.

-Je cherche Isabella Swan, est-ce que vous savez si elle se trouve chez elle?

Son visage se décomposa en trois parties:

Écarquillement des yeux,

Bouche ouverte

Le teint livide.

Quoi? Elle ne la connaissait pas?

-Vous cherchez Bella? Mais qu'est-ce qu'un mec comme vous fait avec elle? S'indigna-t-elle. Elle est banale et complètement inintéressante.

Je sentis mes veines prendre feu sous la colère qui montait en moi. Comment pouvait-elle dire qu'elle était banale et inintéressante? Je suis sûr qu'elle ne connaissait même pas le Président actuel alors elle pourrait se la fermer avant de parler! Je la fusillais du regard et elle recula de 2 pas en arrière, craintive.

-Écoute-moi bien espèce d'écervelée, grognai-je, Bella est loin d'être banale et inintéressante, comme tu le dis. Elle est tout ce que tu n'es pas, c'est-à-dire tout ce que tu crois être. Elle n'a pas besoin d'être habillée comme une prostituée de bas étage pour que les hommes se retournent vers elle, et ni être maquillée à outrance pour être belle. Alors, maintenant, vu que tu ne sais pas où Bella se trouve, je te souhaite une bonne journée!

Sur ce, je la plantais là, outrée par mon comportement, mais j'en avais que faire pour le moment. Je voulais trouver Bella mais je ne savais pas où elle se trouvait. Je rentrai dans ma Volvo grise et pris mon portable. Deux tonalités plus tard, la voix fluette d'Alice me vint aux oreilles:

-Allo?

-Alice? C'est Edward.

-Edward? Oh mon Dieu, Bella ne veut pas te voir, c'est ça? J'aurais dû m'en douter! Est-ce qu'elle avait l'air d'aller bien? Elle a maigri? Tu l'as emmené à l'hôpital? Elle est dans le comas? Mon Dieu, elle est morte, c'est ça?

Je fus estomaqué par tout ce qu'elle pouvait dire avec un minimum d'air, c'était... déroutant mais drôle à la fois, enfin si on oublie le pourquoi de mon appel.

-Non, Alice rien de tout ça.

-Oh... Je me suis un peu trop emballée, n'est-ce-pas?

J'émis un petit rire alors que le sosie de Tanya me regarda de l'entrée de son immeuble avec un regard gourmand. Mais c'est pas vrai, elle ne peut pas me lâcher celle-là?

-En fait, elle n'était pas chez elle alors je me demandais si...

-Mais bien sûr! S'écria-t-elle à l'autre bout du fil. J'avais oublié, elle doit être au travail!

-Au travail? Grognai-je en voyant l'autre revenir vers moi, et tu n'aurais pas pu le dire avant!

-Désolée! Désolée! J'ai oublié, avec tout ça... Mais dis-moi, il n'y a pas quelque chose qui cloche là?

Comment le savait-elle nom de Dieu?

-Disons qu'il y a une furie en manque de sexe qui s'approche de moi alors que je viens de l'envoyer balader il y a moins de 3 minutes.

-Brune? Décolletée? Talons aiguilles?

-Comment tu le sais?

-C'est la voisine de Bella, Jessica, cherche toujours un autre partenaire sexuel. Bon, tu veux l'adresse où Bella travaille ou tu es en manque de sexe, toi aussi?

-Crache cette fichue adresse Alice!

-722 Harrison Street, le magasin s'appelle le « The Maine ». Oui je sais, le nom du magasin est à coucher dehors mais ce n'est pas moi qui l'ait choisi!

Je démarrais en trombe, laissant Miss frustrée sur le trottoir.

-Merci Alice! Je dois te laisser, je suis en voiture maintenant.

-D'accord. Préviens-nous et... fais ce que tu peux.

-Je te la ramènerais Alice, je te promet.

-Merci.

Je raccrochais aprés lui avoir dit au revoir et passais la deuxième. Je soupirais quand je tournais dans cette rue maudite, tout droit vers l'endroit où Bella travaillait. J'avais toujours du mal à me faire à l'idée qu'elle travaillait dans ce genre d'endroit, bien que je n'avais rien contre les gens qui le faisaient. Lorsque je remarquais que j'étais sur la bonne rue, mon coeur battit à un rythme fou, me prévenant que j'allais bientôt la revoir. Déjà 4 jours, mais ça me paraissait une éternité. 722 Harrison Street se tint devant moi, et je trouvais une place de voiture à plusieurs mètres de là, ce qui était une aubaine vu la rue animée à cette heure-ci. Regardant ma montre, il était 11h58, tout juste le temps pour faire fonctionner mon plan.

Je franchis la porte et une petite sonnette retentit. Une jeune femme à la peau mâte, pas plus vielle que moi, leva la tête à mon arrivée et ouvrit grand la bouche. Et c'est reparti... Je lui fis un sourire aimable, comme ma mère m'avait toujours dit de faire pour paraître poli, qu'elle me rendit.

-Bonjour! Me dit-elle. Est-ce que, je peux vous aider?

-Oui, je crois, répondis-je poliment. Est-ce par hasard, Isabella Swan travaillerait ici?

Je crus que ses yeux allaient lui sortir de ses orbites tellement qu'elle était étonnée de ma question. Est-ce qu'elle aussi pensait que Bella était banale et inintéressante? Elle allait largement baisser dans mon estime, si c'était le cas.

-Bella? Bien sûr qu'elle travaille ici! Je vais vous la chercher!

Elle s'envola littéralement vers les rayons. Et alors que Resistance de Muse finissait ses dernières notes, Jasper était un fan inconditionnel, la jeune femme revint avec Bella, qui manquait de tomber la tête la première par terre par la force de son amie qui l'avait emmenée. Ma respiration s'accéléra d'un coup sous cette vision d'un Ange tombé du ciel pour moi. Elle était comme j'en avais gardé le souvenir, magnifique et éblouissante, bien que sa maladie prenait forme sur son corps. Elle avait maigri, était plus blanche aussi et des sueurs martelaient son front. Mon coeur se comprima douloureusement en mon sein, cette vérité était inéluctable mais tellement dure à accepter.

Bella se tint sur un des présentoirs du magasin, signe que sa motricité lui jouait des tours et me regarda comme si j'étais un revenant. Avait-elle espéré me revoir un jour? Rêve pas trop Cullen! Je me sentis un peu rougir sous son regard, car elle me détaillait de haut en bas avec une lueur dans les yeux qui ne m'était pas connue. Son regard n'était pas comme celui de beaucoup de femmes sur moi, ni comme Tanya et Miss frustrée, mais juste... Juste quoi?

-Bonjour, Bella, me dis-je.

-B... Bonjour... Edward, murmura-t-elle encore étonnée de ma venue. Que... Que fais-tu ici?

Son amie, à ses côtés, sautilla presque sur place en voyant Bella sous le choc et, et fit la navette entre elle et moi. C'était quoi déjà sa question? Ah oui, qu'est-ce que je faisais ici...

-C'est mon jour de congé et je voulais en profiter pour savoir comment tu allais. Est-ce que tu viendrais déjeuner avec moi, pour en parler?

Ses yeux s'écarquillèrent sous ma demande et je vis distinctement une de ses mains trembler, alors qu'elle la cachait dans sa poche de jean. Piètre tentative ma jolie... Ma jolie? Mais ça ne va pas, Cullen? Elle ne t'appartient pas alors inutile de lui donner un surnom qu'elle n'entendra jamais! C'est vrai...

-Alors, Bella? S'enquit la jeune femme qui nous regardaient. Ce n'est pas très poli de se faire languir!

Je me sentis sourire intérieurement sous sa réprimande, alors que Bella se réveilla de sa torpeur.

-Euh... Je veux dire... que...

Je souris réellement, amusé par son bégaiement et j'eus la chance de revoir des rougeurs venir sur ses joues. C'était vraiment adorable cette réaction physique.

-Bella sera ravie d'accepter, n'est-ce-pas? Répondit sa collègue à sa place. Je vais chercher ton manteau!

En peu de temps qu'il faut pour le dire, elle s'éclipsa dans l'arrière boutique, apparemment, me laissant seul avec l'incroyable femme qui se tenait devant moi. Je la détaillais un instant, vêtue le plus simplement possible, en fonction de la météo, elle était magnifique. Je ne pouvais pas cacher qu'elle était... désirable. Bella Swan était désirable en tout point et je savais qu'un jour elle aurait ma peau par un quelconque moyen. Un œil sur son visage plein de douceur confirma mes doutes, elle rougissait de nouveau.

-Comment m'as-tu trouvé? Demanda-t-elle.

Ah bah celle-là, je ne m'y attendais pas tien! Une excuse! Une excuse!

-C'était inscrit sur ton dossier, mentis-je. Si tu ne veux pas déjeuner avec moi, je comprendrais tu sais et...

-NON! C'est juste que... je suis étonnée de te voir.

-Et moi, ravi de t'avoir trouvé.

Les mots étaient sortis tout seul, et vu l'air horrifié sur son visage, j'aurais dû me taire une bonne fois pour toute. Tu n'es qu'un idiot! Je sais. Sa collègue de travail revint à ce moment-là, munie du manteau de ma belle, qui ne s'était pas remise du choc, et l'aida à l'enfiler rapidement. Je n'arrivais pas à détacher mon regard d'elle, alors que mes sentiments soudains n'étaient certainement pas partagés, elle mit son sac sur ses épaules, m'envoutant de ce regard chocolat.

-Bon appétit, Bella! Edward, ravie de t'avoir rencontré! Nous interrompit sa collègue

-Moi de même, souris-je. Allons-y Bella!

J'ouvris la porte du magasin, lui faisant signe d'y aller la première, comme tout bon gentleman aurait fait à ma place. Elle se retourna vers son amie, qui avait les pouces en l'air et je faillis éclater de rire devant ce spectacle. Bien vite, je déchantais lorsque Bella me fit un léger sourire que je lui rendis de suite, beaucoup trop heureux de cette attention qu'elle me donnait. Nous nous retrouvâmes dehors, marchant vers ma Volvo, sous le vent glacial de Seattle.

-Est-ce que tu aimes Italien? M'enquis-je. J'en connais un à quelques rues d'ici.

-Oui, oui... J'aime bien...

-Parfait, si tu veux bien te donner la peine.

Je la laissais entrer dans ma voiture, toujours en lui tenant la porte et elle y entra sans avoir eu une légère hésitation. Je refermais, contournais la voiture et m'y engouffrais. Sous sa proximité, je sentis mon coeur battre rapidement, mais je me distrayais en mettant ma ceinture et mettant le moteur en route. Il ronronna doucement et je pris la route. Un silence s'installa dans l'habitacle, mais ce n'était pas gênant car j'avais remarqué qu'elle ne lançait jamais les conversations, où c'était rare.

-Tu avais l'air étonnée de me voir tout à l'heure, commençai-je en contrôlant ma voix, est-ce que tu attendais quelqu'un d'autre?

Elle eut un mouvement de recul sur son siège, plus détendue.

-Justement, je n'attendais personne, chuchota-t-elle, mais je ne comprends pas pourquoi tu as fait le déplacement jusqu'ici.

-Je te l'ai dit, c'était ma journée de repos et je voulais voir comment tu allais. Comment tu supportais ton traitement ainsi que tes séances de Radiothérapie et de Chimio.

Elle se tortilla sur son siège, et j'eus un léger sourire. Au moins, elle ne soupçonnait rien à la vraie raison de ma venue, bien que dire qu'elle me manquait affreusement était un euphémisme. Bien vite, mon sourire s'effaça en pensant à la véritable raison de ma visite surprise dans son lieu de travail: sa maladie. J'en côtoyais tous les jours, des malades, plus ou moins grave mais je prenais soin de ne pas m'attacher à eux, bien que j'étais toujours aimable et à leur disposition, mais il a fallu

-Est-ce que ça va? S'enquit Bella, s'étant retournée vers moi.

Quoi?

-Oui, oui, excuse-moi, j'étais ailleurs.

-C'est bête mais... tu paraissais triste.

Que répondre à une telle affirmation? Je fus sauvé par la devanture du restaurant italien qui se tenait sur ma gauche. Toujours silencieux, je réussis à trouver une bonne place, c'était mon jour de chance tiens, et coupais le moteur. Un coup d'œil vers Bella, et je la vis me scruter attentivement. Seigneur Dieu, dites-luid'arrêter de faire ça!

-Quoi? Dis-je en enlevant ma ceinture de sécurité.

-Tu ne m'as pas répondu.

Décidément, elle était bel et bien aussi têtue que 2 ânes et une mule réunis, un profil de caractère assez drôle, je dois avouer. Je croisais son regard, et je me sentis perdu, échoué sur une plage de chocolat absolument irrésistible et... tentant. Reprends-toi! Reprends-toi!

-J'ai quelques problèmes personnels qui encombrent mon esprit, je suis désolé si cela t'a paru mal placé.

-Je suis désolée! S'excusa-t-elle. Je ne voulais pas te paraître indiscrète alors que tu as pris du temps pour venir me voir et que tu n'étais pas obligé! C'est gentil et je ne voulais pas empiéter sur ta vie privée ou autre chose enfin... tu dois avoir une petite-amie qui se demande sûrement ce que tu fais et... tu es avec moi alors qu'elle doit me maudire à tout jamais! Oh mais qu'est-ce que tu racontes, Bella? Bien sûr qu'elle doit te maudire alors que tu es avec un Dieu vivant qui est son petit-ami, tu es idiote ou quoi?

Je clignais des yeux à la fois amusé de l'avoir embarrassé de nouveau et de la faire parler plus que de raison, mais j'avais du mal à tout comprendre ce qu'elle disait car elle allait à un débit qui était hallucinant. Maintenant, je comprenais pourquoi elle était amie avec Alice.

-Bella, calme-toi! M'écriai-je voyant qu'elle s'auto-insultait depuis que je cogitais.

-Désolée!

Et elle se mordit la lèvre inférieure, et je crus défaillir. Elle n'avait pas abandonné ce tic qui me rendait fou? Et puis, c'était quoi cette histoire de Dieu vivant et de petite-amie? Tu as dû rêver mon pote, à moins que tu dois porter un appareil auditif à 23 ans. Je secouais la tête en la faisant taire par ma main se plaquant sur sa bouche. Nom de Dieu! Je pouvais sentir ses lèvres sous mon épiderme et je dus utiliser toute ma force mentale pour ne pas remplacer ma main par ma bouche. Pourtant, ça serait si simple, presque naturel pour moi mais... Ce n'est pas réciproque! Me chanta ma conscience.

-À moins que tu veuilles déjeuner dans ma voiture, dis-je d'une voix chevrotante, je vais faire comme si je n'avais rien entendu et nous allons tranquillement manger dans ce fabuleux restaurant Italien, qui se trouve à quelques mètres de nous. Maintenant, je vais libérer ta bouche, et si tu me dis encore une fois que tu es désolée, je te laisse mourir de faim, ça te va?

Elle hocha vigoureusement la tête et accentua la pression de sa bouche sur ma main, rougissant fortement. Je pris une inspiration et la lâchais lentement. Elle ne me quitta pas des yeux pendant que ma main rejoignit le reste de mon corps, et je fus happé par la lueur joyeuse dans ses deux pupilles. Du bout de ma langue, je pouvais sentir la tension qui régnait dans l'habitacle et je savais que si je ne sortais pas de là rapidement, j'allais faire un erreur monumentale, voir, du siècle. Je me raclai la gorge et sortis de ma voiture en un éclair. Je posais ma main sur ma gorge, car j'avais l'impression que ma trachée était obstruée par une boule invisible mais encombrante. J'avais cette impression inconnue, que mon père avait tant essayé de me faire comprendre. Cette sensation de plénitude, de bien-être, de se sentir entier, bien et heureux. Oui, car malgré la maladie de Bella, chaque moment passé avec elle me rendait heureux alors que c'était idiot en soi.

Une présence à mes côtés me coupa dans mes pensées, et une petite main toucha mon avant-bras. Ce toucher m'électrisa entièrement, de la tête au pied et tout ce que je voulais c'était de lui faire ressentir à elle aussi, ce sentiment que je n'avais jamais cru possible mais que pourtant je vivais à l'instant, dans ses yeux. Comment ne pas résister à une telle beauté? À la partie de votre âme qui vous appelle? Je lui fis un sourire rassurant et elle enleva prestement sa main, je me sentis vide.

-Allons manger! Me réjouis-je d'avance, de passer un peu de temps avec elle.

Elle hocha timidement la tête et nous nous retrouvâmes devant le restaurant italien où je mangeais de temps en temps avec Rosalie et Jasper. La serveuse, évidemment c'était une femme et comme je n'avais pas eu mon compte aujourd'hui, papillonna ses yeux vers moi et ignora royalement Bella qui s'était tendue à mes côtés. Ce n'était pas la première fois que je la voyais mais elle espérait toujours un geste de ma part.

-Bonjour, dit-elle d'une voix qui se disait sensuelle, une table pour votre sœur et vous, je suppose?

Ma sœur? Est-ce que j'avais l'air d'être son frère?

-Effectivement Mademoiselle, une table pour mon amie et moi-même, s'il vous plait.

Son sourire se crispa sur ses lèvres beaucoup trop rouges et peu naturelles et détailla Bella de bas en haut. Mais qu'est-ce qu'elles avaient toutes aujourd'hui, avec elle? Elle grimaça et nous emmena sur une table en plein milieu de la salle.

-Est-ce que nous n'aurez pas quelque chose de plus intime? M'enquis-je en sortant un billet de 50$ sous son nez qu'elle prit de ses ongles crochus.

-Mais bien sûr, Monsieur.

Bella me fit les gros yeux mais je haussais les épaules en lui souriant de toutes mes dents. Des rougissements apparurent sur ses frêles joues et cela bomba mon coeur de fierté. La serveuse nous conduisit dans un endroit tranquille, près de la fenêtre avec un grand espace entre 2 tables. Je la remerciais d'un hochement de tête et tirais la chaise vers Bella, qui ne décolérait pas de ma tentative envers la serveuse. Note à moi-même: Bella était dotée d'un sale caractère en plus d'être têtue comme pas 2. Je pris place sur ma chaise et attendis les foudres de la jeune femme en face de moi.

-Tu n'aurais pas dû! Grogna-t-elle, mal à l'aise.

-Quoi donc? Répondis-je, innocent.

-Tu sais très bien ce que je veux dire! Tu lui as donné 50$ pour qu'elle nous trouve une table plus « intime ». 50$, Edward!

-Et alors? Tu préfères être en plein milieu de la salle avec tous les regards braqués sur toi et sur ton assiette?

Elle baissa les yeux, maltraitant sa lèvre de nouveau. Je savais que j'avais trouvé son point faible, mais par tous les Saints, qu'elle arrête de faire ce tic en ma présence! Elle était timide, Carlisle me l'avait dit aprés qu'il m'eut donné son dossier, et cela renforça mon idée sur sa personnalité.

-Et puis, repris-je, je compte parler de choses importantes avec toi et je ne voulais pas être entouré de curieux mal placés.

-De choses importantes? Comme quoi?

Elle paniquait, ses yeux me lançaient des signaux de danger et elle se tordit les doigts. J'espérais de tout coeur que j'arriverais à la convaincre, aussi bien pour elle, sa famille ou pour moi-même mais je ne pouvais pas aller contre sa volonté. Si elle décidait de rester sur ses positions, je ne pouvais malheureusement rien faire et cela me bouffait intérieurement.

-Je te le dirais au moment venu. Tu devrais regarder la carte pour commander.

-Qu'importe, je m'en fiche. Qu'est-ce que tu veux dire par choses importantes? Est-ce que tu...?

-Vous avez choisi? La coupa la serveuse toujours dotée d'une voix faussement mielleuse.

Je ne l'avais même pas entendu arriver. Est-ce qu'elle était vraiment parti?

-Deux parts de lasagnes et... Que veux-tu comme boisson, Bella?

Elle cligna des yeux, déboussolée par ce changement soudain de situation.

-Euh... un verre d'eau suffira.

-Et 2 coca, merci.

Elle nota dans son calepin et, aprés un regard noir à Bella, s'en alla dans un déhanchement grotesque.

-Edward? M'appela-t-elle.

-Hum?

-J'avais dit un verre d'eau.

-Ah bon? J'ai dû mal comprendre! Alors, qu'est-ce que tu voulais me dire avant d'être coupée?

Elle joua avec sa serviette de table alors que ses doigts tremblèrent légèrement. Un coup de poing au coeur, déchirant et brûlant. Pourquoi est-ce que la femme que j'aimais, était ainsi? Elle enleva rapidement sa main de la table, la cachant en-dessous.

-Non, rien, murmura-t-elle.

-Comment vas-tu Bella? M'enquis-je plus sérieusement.

-Je vais bien, j'ai repris ma vie et c'est ce que je voulais.

La partie s'annonçait serrée, elle ne lâcherait pas l'affaire comme ça mais heureusement que je tenais de ma mère de temps en temps, car j'étais aussi tenace qu'elle.

-Et dois-je croire à ce mensonge?

Elle releva la tête, la bouche ouverte de stupéfaction.

-Bella, je suis Interne, et bientôt Médecin si tout va bien, tu crois que je ne vois pas dans quel état de santé tu es?

-Je ne vois pas de quoi tu parles.

-Vraiment? Alors laisse-moi te le dire dans ce cas, tes mains tremblent, tu as chaud et soudainement froid, tu es vite essoufflée, le moindre effort physique te coûte et je suis sûr qu'au moment où je te parle, tu as envie d'exploser ta tête contre cette vitre!

-Ils t'envoient, n'est-ce-pas? C'est eux qui t'ont dit de venir?

J'ouvris la bouche pour répliquer mais la serveuse me coupa dans mon élan.

-Et voici pour Monsieur, dit-elle en déposant mon assiette doucement, et pour... vous.

Elle lâcha presque l'assiette sur la table et Bella sursauta avec les larmes aux yeux. Je vis rouge. Je plantais mes yeux dans ceux de la serveuse tout en me levant.

-D'abord, dans les règles de politesse, chose que vous ne connaissez pas apparemment, on sert d'abord les dames et ensuite les hommes. Puis, on pose délicatement les assiettes devant les personnes et non les lancer comme si c'étaient des chiens. Et pour finir, je ne suis pas intéressé par vous, je n'ai pas envie d'une partie de jambe en l'air ni d'une quelconque faveur sexuelle de votre part, alors foutez le camp d'ici avant que j'appelle votre patron pour lui dire ma façon de penser de son personnel!

Elle avait blanchi prématurément au fur et à mesure des mots que je lui balançais à la figure mais, franchement, elle avait de la chance car je me retenais et ma mère m'avait bien éduqué. Elle s'excusa lamentablement et tourna les talons.

-Et apportez nous un verre d'eau, merci!

Elle hocha vigoureusement la tête, rouge de honte car les clients la regardaient et partit dans l'arrière salle. Je grognais et m'assis sur ma chaise, sous le regard de Bella. Je me mis à rougir un peu quand je me rendis compte que j'avais dit tout cela devant elle. 2 fois, Edward, 2 fois que tu t'énerves sur une femme car elles insultaient Bella. Complètement mordu.

-Je suis désolé, dis-je, c'est juste que je ne supporte pas des gens impolis et mal élevés qui se croient tout permis. J'espère que je ne t'ai pas fait effrayé...

-Non, pas du tout! C'est juste que j'ai cru que... enfin... elle était jolie et vu les regards qu'elle te lançait...

Je faillis m'étouffer avec mon coca que je buvais.

-Tu... Tu crois que j'aurais accepté ses avances? Que je t'aurais planté là pour la baiser dans les toilettes peut-être?

Elle rougit et regarda son assiette devant elle. Comment pouvait-elle douter des charmes qu'elle avait? C'était de la pure torture d'être auprès d'elle sans avoir le droit de la toucher et de lui dire ce que j'avais sur le coeur. Alors qu'elle pense que j'aimais ce genre de femme... Beurk!

-C'est vrai que tu as une petite-amie qui t'attend à la maison et qui...

-Je n'ai personne Bella, la coupai-je furax. Comment veux-tu que je trouve le temps à ça alors que mes journées sont occupées par l'hôpital, mes révisions d'examens ou contrôler les ardeurs de ma mère qui veut absolument une belle-fille? C'est impossible, crois-moi!

Elle sourit légèrement en plantant sa fourchette dans les lasagnes fumantes. Avais-je dit quelque chose de drôle?

-Qu'est-ce qui te fait sourire?

Je piquais dans mes lasagnes à mon tour, alors que mon estomac revivait face à ce menu. Depuis combien de temps n'avais-je pas mangé correctement?

-C'est la première fois que tu me dis quelque chose sur toi. Tu sais tout de moi, enfin presque, alors que moi tu n'es qu'un nuage de fumée.

Voilà ce que je cherchais, une diversion pour reprendre le sujet initial.

-Je t'écoute. Que veux-tu savoir?

Elle prit une première bouchée de nourriture, et vu la peau sur les os qu'elle commençait à avoir, elle n'allait pas manger beaucoup. Ne pense pas à ça maintenant, profite des moments que tu as avec elle! Me souffla mon coeur. Oui, je devais faire ça, profiter...

-Je peux te demander ce que je veux?

-Absolument tout, renchéris-je.

-Très bien. Hum... Est-ce que tu as des frères et sœurs?

-Non, malheureusement. Ma mère a eu des problèmes aprés ma naissance et elle n'a pu en avoir d'autre. Et toi, à part ton frère?

-Je suis désolée pour ta mère... Et non, juste Emmett et Alice que je considère comme la sœur que je n'aurais jamais. Que font tes parents? Enfin, ta mère vu que ton père est Médecin.

-Elle est décoratrice d'intérieur, ton patron devrait l'appelait pour son magasin, un petit lifting lui ferait du bien.

Elle esquissa d'un sourire et mit sa première bouchée en bouche. Nom de Dieu! Comment une fourchette dans une bouche pouvait être aussi érotique? Je me tortillais sur ma chaise, me sentant d'un coup moins à l'aise dans mon jeans. Pense à autre chose! Vite!

-Victoria est assez... radine sur ce genre de chose, en encore plus sur les salaires de ses employés. Mais je fais avec.

-Victoria? C'est celle que j'ai vu au magasin?

-Oh non! Elle c'est Leah, ma collègue de travail. Victoria est rousse et ressemble à une furie, enfin surtout quand elle est avec son mari.

Je mangeais rapidement, et je me sentis grossier de faire cela mais je mourrais littéralement de faim! Et pourquoi avais-je l'impression que le mari de sa patronne lui faisait de l'œil?

-Est-ce que son mari a fait quelque chose de déplacé à ton égard? Grognai-je.

-Non... Pas vraiment. Mais il a un regard qui me fait peur...

On dirait qu'elle me décrivait l'activité d'un psychopathe sous mes yeux. Sinon, comment un simple regard peut-il donner froid dans le dos à une femme?

-Et Leah aussi? Je veux dire, est-ce qu'elle ressent pareil que toi?

-Aussi mais... mais il ne la regarde pas vraiment, sauf pour la fusiller du regard. C'est la deuxième fois que je le vois, mais à l'hôpital il était plus sympathique.

-Il est venu te voir à l'hôpital? M'exclamai-je. Mais pourquoi?

Elle souffla et posa son assiette sur la table. Elle n'avait presque rien mangé...

-Avec sa femme, pour voir si mon hospitalisation était vraie, en quelque sorte.

-Est-ce que c'est pour ça que tu as repris ton boulot? Car elle t'a obligée?

Je sentis une nouvelle vague de colère me submergeait mais je respirais fortement pour ne pas m'en prendre à la première personne qui viendrait vers moi.

-Non, comme je te l'ai dit, j'ai besoin de ce boulot pour vivre!

-Tu as ta famille avec toi! M'exclamai-je. Ils s'inquiètent pour toi!

Elle releva brusquement la tête et ses yeux s'embrumèrent de larmes. J'avais été trop brusque, trop direct dans mon affirmation. Merde! Elle posa ses mains sur son crâne et ses coudes sur la table, se mordant la lèvre presque à sang. Je levais ma main vers elle mais me retiens au dernier moment, alors que je n'étais qu'à quelques centimètres de la toucher.

-C'est eux qui t'envoient, n'est-ce-pas? Tu n'es pas venu de ton plein grès, mais par obligation, hein?

À quoi bon mentir à présent? J'avais déjà tout gâché...

-Ils m'ont téléphoné de l'hôpital, s'inquiétant de ne pas te voir là-bas. Je leur ai dit que tu étais sortie et j'ai appris que tu ne les avais pas prévenu.

-C'était pour eux, pour pas qu'ils souffrent...

-Et ne pas prendre ton traitement, c'est pour eux aussi? Grondai-je.

Elle releva de nouveau la tête, les larmes coulant sur ses joues blanches et sans couleur. Chaque larmes coulées me transperçaient douloureusement le coeur. C'est à ce moment-là que la serveuse revint vers nous et, si je m'écoutais, je lui lancerais le couteau!

-Est-ce que ça vous a plus? Demanda-t-elle tout en prenant nos assiettes presque pas entamées.

Aucuns de nous 2 ne répondit et elle s'en alla, furax d'un tel comportement. Je l'avais pas quitté des yeux, et elle n'avait pas quitté les miens non plus. Je me noyais dans une fontaine de chocolat, aussi douce que l'était sa propriétaire.

-Je ne veux pas les faire souffrir, ils en ont tellement fait pour moi, murmura-t-elle.

-Chaque jour qui passe sans te voir, les fait souffrir un peu plus, Bella. Ils ont besoin de toi, autant toi que d'eux. Je ne vais pas te dire que je te comprends car ça serait te mentir mais tu ne dois pas te laisser mourir, ce n'est pas une solution non plus.

-Si je meurs, tout ça va finir! S'exclama-t-elle en sanglotant.

-Sais-tu ce que tu vas vivre avant de mourir, si tu ne prends pas ton traitement? Grognai-je. Tu ne seras même plus capable de faire le moindre geste, ta vue deviendra difficile, tu seras de plus en plus fatiguée et je ne te parle même pas de ton mal de tête! Tu souffriras le martyr, aucun humain ne peut supporter cela, et encore moins seul.

-Et que veux-tu que je fasse d'autre? Je ne veux pas qu'ils me voient comme ça...

-Mais ils s'en fichent Nom de Dieu! Ils t'aiment, c'est ta famille et ils te soutiendront jusqu'à ta guérison! Tu ne peux pas te mettre ça dans ta tête, une bonne fois pour toute?

-TU AS DIT QUE JE NE SURVIVRAIS PAS! Cria-t-elle tout en se levant d'un pas chancelant.

Tous les clients du restaurant se retournèrent vers nous, oubliant leurs plats et discussions. Il y eut un grand moment de silence, un très long moment de silence et seule la respiration hachée de Bella le troublait.

-Je n'ai pas dit ça, murmurai-je.

-Si, tu l'as dit! « Les chances de survie sont minimes vue l'étendue de votre cas ». Ça veut dire quoi pour toi, Monsieur l'Interne en médecine? Je n'ai peut-être pas fait 5 ans de médecine, mais j'ai très bien compris ce que ça voulait dire! Maintenant, excuse-moi mais j'ai du travail qui m'attend!

Elle me plantant là, sans un mot ni un regard de plus, traversant la salle du restaurant la tête basse et les mains tremblantes. Je me serais sûrement senti comme un con, si c'était une autre femme, ou je me serais mis en colère mais c'était Bella. Je jetais un billet sur la table, je ne fis pas attention à la somme mais je crois que ça remplissait largement la note et courus derrière elle. On se serait cru dans un pathétique film romantique, avec l'acteur principal courant derrière sa bien-aimée. Il faut vraiment que tu penses à ça, maintenant? Ouais, tu as raison. Je la retrouvais à quelques mètres de là, marchant d'un pas lent et les épaules bougeant rapidement. Elle pleurait. Tu n'es qu'un connard! Je l'attrapais par la main et la fis tourner vers moi, ce que je vis me donna envie de me tabasser. Une jeune femme de 23 ans, des cheveux bruns, avec de magnifiques yeux chocolat, les larmes coulant sur ses joues blanches et creuses, et malade. Elle était magnifique, même si la situation ne l'accordait pas.

-Je suis désolé, Bella, lui dis-je en gardant sa main dans la mienne, je ne voulais pas. Ce que je t'ai dit à l'hôpital, ne veut pas dire que tu... tu vas mourir, juste que tu auras besoin de beaucoup de temps pour guérir, rien de plus. Je te le jure! Mais il faut que tu te soignes, il le faut...

Qui essayais-je de convaincre là? Elle? Ou moi?

-Il me faut du temps, murmura-t-elle, les yeux rivés entre nos mains entrelacées. J'ai besoin de faire le point et de réfléchir.

Du temps... Elle en avait pas! Pourquoi ne comprenait-elle pas ça?

-D'accord, capitulai-je, est-ce que tu aurais un stylo dans ton sac par hasard?

Elle me regarda comme si j'étais fou et m'en sortit un. Je pris sa main et notai mon numéro sur le dos de celle-ci.

-Appelle-moi quand tu prendras ta décision, d'accord?

-Pourquoi? Chuchota-t-elle.

-Parce que c'est important... pour moi.

Elle me regarda et hocha timidement la tête, reprenant sa main qui n'avait pas encore fait des siennes.

-Au revoir, Edward.

-Au revoir, Bella.

Elle tourna les talons et marcha dans la rue, d'un pas lent et mesuré. Je regardais ma main, qui tenait toujours son stylo en main. Est-ce que ça serait la dernière chose que j'aurais d'elle?

Voilà voilà!

Un nouveau chapitre fini, pas sous de meilleur jour je vous l'accorde.

Je crois que dans celui-là, vous avez eu un peu de tout, non?

-J'espère que le POV de James ne vous a pas fait trop peur, ce n'était pas mon attention mais j'ai essayer de montrer les 2 personnalités qu'il contenait en lui.

-Rosalie a franchit un petit pas avec Emmett, aussi doux qu'un ours, non? Je ne veux pas trop brusquer entre eux, mais je vois déjà vos dires: Et Alice et Jasper? Alors là, ils faut que l'histoire se mette en place pour que leurs relations commences, tout dépend de la décision de Bella...

-Pour cette dernière, son histoire est bien compliqué, n'est-ce-pas? Alors qu'Edward veut l'aider, elle s'enfuit? Pourquoi? Vous serez tout dans le prochain chapitre.

Merci de votre passage,

Clairouille59.