Bonjour tout le monde!

J'ai lu que vous avez des avis mitigés pour Alice.

La tuer?

Ne pas la tuer?

Vous avez beaucoup hésité!

Mais elle ne sera pas toujours comme ça, elle va redevenir notre petit pile Duracell, promis!

Enfin la nouvelle de Charlie qui annonce à Emmett et Rosalie, vu que Alice à prit ses bagages, et un petit moment entre Bella et Edward!

Je sais que j'avais dit dans certaine réponse à des reviews que je mettrais un POV James mais je ne voulais pas gâcher le moment Bella/Edward, donc, il sera déplacé dans le chapitre 16.

Réponses aux personnes sans compte:

-Diana: Alice c'est une mauvaise période, c'est juste que Bella lui manque et qu'elle a peur qu'elle ne survive pas. Quoi de plus normal? Et ENFIN, Bella demande de l'aide auprès d'Edward. Tout est bien que fini bien, non? À quelques choses prés... Bisous!

-AnaïsB: Merci pour ta première review, ça fait plaisir! Et aussi, le fait que tu aimes « la lenteur » de ma fiction, car certains pourrait ne pas aimer. Et puis James, bah, c'est James donc normal qui soit un psychopathe, non? Merci de ta fidélité et de ton soutient, bisous!

Merci à: Miss Lunatik, Bellaandedwardamour, Gaelle-51, Triskelle sparrow, mamoure21, Aliiice, Diana, AnaïsB, SandJr, Puky, Krine69, DavidaCullen, ptitcoeurfragile, Louna21, Timica, Em 81, Mayawa, Twilightgeneration et MyriamSM pour vos reviews.

Merci à: Mela2706, SandJr, Mily49, Ninouche, Lodiie et aurelie01, pour m'avoir mise en story alert, Timica, KRT06, fanbella, SLGI Moony, favorite story ou favorite author.

Merci à Phika17 pour sa correction, et je vous encourage à allez lire ses fictions! (L)

Disclamer: Tout les personnes appartiennent à SM.

Bonne lecture,
Clairouille59.

Chapitre 15 : Un semblant de paix

Samedi 7 novembre 2010

POV Rosalie

Je ne sais pas ce qui m'a pris, de la gifler, mais ses sarcasmes et sa colère injustifiés eurent raison de moi. Je n'étais pas adepte de la violence, aprés ce que Royce m'avait fait, j'avais même du mal à regarder un film d'action mais s'en était trop. Personne n'avait bronché, surtout quand je lui avais dit ses 4 vérités en pleine figure avant qu'elle s'enfuit les larmes aux yeux. Je ne crois pas que se soit à cause de ma gifle, ou de mes paroles mais sûrement à cause du fait que ni Charlie, ni Emmett avaient répliqué face à mon geste. Bien évidemment qu'ils n'ont rien dit!

Je regardais ma main, légèrement rouge par le coup que j'avais donné à Alice et sentis les larmes me brûler les yeux. Comment ai-je pu faire ça? Ça m'avait échappé mais je ne voulais pas lui faire du mal, aussi bien physiquement que psychologiquement! Elle pensait que je voulais remplacer Isabella mais c'était faux! C'était la fille de Charlie, la sœur d'Emmett et sa meilleure amie, comment voulait-elle que je la remplace? Et puis, c'était ridicule comme idée, complétement absurde et délirante. Je ne voulais pas gâcher leur famille, ils étaient tellement tous gentils et généreux, comme la famille d'Edward, en quelque sorte. Ils étaient merveilleux, et pour le peu que je l'ai rencontré, Isabella était sympathique, rigolote, douce et aimante. On ne pouvait que l'aimer, elle avait un charme naturel et sincère. Je comprenais pourquoi Edward avait eu le coup de foudre pour elle, elle était parfaite pour lui. Enfin il avait trouvé quelqu'un...

-Rosalie? S'enquit la voix grave d'Emmett.

Je me retournais vers lui, la main suspecte, un peu tremblante par mon précédent geste accusateur. La seconde d'après, Emmett me berçait dans ses bras chauds et rassurants, le Paradis sur Terre.

-Je suis désolée, murmurai-je contre son torse, tellement désolée... Je ne voulais pas mais... mais ses paroles m'ont fait si mal que... que...

-Calme-toi, ce n'est rien, me rassura-t-il. Chut...

-Charlie, je ne voulais pas! Je ne suis pas comme ça!

-Je le sais, petite, je l'ai bien vu. Alice a un peu pété les plombs depuis que Bella est malade, ce n'est pas de ta faute. Mais j'aimerais mieux que la prochaine fois, tu parles avant d'agir, d'accord?

Je hochai furieusement la tête et enfouis mon visage contre le creux de l'épaule de celui qui faisait mes journées un vrai conte de fée. Je ne voulais pas que cette famille se déchire par ma faute, c'était la dernière chose que je voulais mais, est-ce que tout était de ma faute? Alice avait aussi sa part de responsabilité, c'était sûr, mais en la giflant, est-ce que j'avais coupé toutes les possibilités de m'entendre bien avec elle? C'était la meilleure amie de Bella, ce depuis des années et elle était une personne de cette famille, alors je devais avoir de bonnes relations avec Alice Brandon.

-Ça va aller? Me murmura Emmett à l'oreille, me faisant frissonner au passage.

-Oui, ça va. Merci.

-Tout le plaisir était pour moi, ma beauté.

Je me sentis un peu rougir sous ce surnom, inconnu pour moi. Aucun homme ne m'avait appelé comme ça avec sincérité, sinon c'était juste pour me mettre dans leur lit, ce que je refusais systématiquement. J'avais l'air d'une prostituée? Des fois, je me le demandais car, pour eux, je n'étais qu'un morceau de viande, bien foutue et bonne. Ce que je détestais qu'on parle ainsi! C'était dégradant pour la femme mais l'homme se croyait supérieur, plus fort que la femme donc ayant tous les droits. C'était absurde! J'étais autant capable de mettre une bonne trempe à quelqu'un qu'un mâle. Je déposais un baiser sur sa joue, plutôt timidement que n'importe quelle fille aurait fait avant moi et jouais avec ma manche de pull, nerveuse. Je l'entendis soupirer avant que Charlie vienne refaire surface dans notre bulle commune.

-Bon, les enfants, ce n'est pas tout mais... je dois vous dire quelque chose. J'aurais aimé qu'Alice soit là, mais il y a eu un petit contre-temps donc... je lui dirais plus tard.

-Nerveux Papa? Se moqua Emmett. On dirait que tu vas nous dire que les extraterrestres vont envahir la Terre!

Je réprimais un sourire. Qu'est-ce qu'il pouvait être bête des fois! Mais tellement attachant...

-Très drôle! Marmonna Charlie. Mais j'aurais préféré t'annoncer ça.

Effectivement, Charlie avait l'air nerveux, angoissé comme s'il allait nous annoncer la pire des nouvelles. Cela faisait déjà 2 semaines que j'étais ici, faisant partie de la vie d'Emmett, que je voyais assez souvent son père et il n'avait jamais été comme ça, aussi tendu qu'un arc. Peut-être était-ce le fait qu'Alice n'était pas là... Ne recommence pas! Emmett s'assit sur un fauteuil, le même que tout ) l'heure, et je m'installais sur le canapé, timidement. Je savais que ce que Charlie allait annoncer été purement familial, en autre je n'étais pas concerné par ça, alors je ne voulais pas empiéter sur leur famille. Emmett grogna et se leva pour s'asseoir à mes côtés, un bras autour de moi comme pour me dire que j'étais à lui à tout jamais. Avec lui, je ne me sentais pas inutile sur cette Terre.

-Maintenant que tout le monde est bien installé, je... je vais pouvoir commencer, nous dit Charlie.

Il se racla la gorge alors qu'il jouait avec sa moustache, cherchant, sûrement, la bonne formulation pour commencer. À mes côtés, Emmett s'impatienta et je dessinai des cercles sur son genou, afin de l'apaiser. Doucement et lentement, cela fonctionna et j'étais toujours ahurie de comment je pouvais le calmer. L'amour... Il prit timidement ma main dans la sienne et entrelaça nos doigts, qui étaient encore enflés, pour ne former plus qu'un, une seule personne. Je me sentais honteuse de ne pas pouvoir lui apporter ce que toutes femmes avaient fait avant moi mais mon corps et mon cerveau me disaient que c'était trop tôt, qu'il fallait que je me laisse du temps. Mais si je laissais trop de temps passer, n'allait-il pas s'en aller? Ne pense pas à ça!

-Papa, gronda Emmett, on n'a pas toute la journée! J'ai faim moi!

Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire face à ce ventre sur pattes. Combien de fois mangeait-il dans la journée, lui? En tout cas, beaucoup plus que la moyenne nationale, ça c'était sûr! Emmett sourit, heureux - sûrement - de m'avoir fait rire, ce qui était rare mais tellement bon. Charlie, lui, affichait toujours cet air grave et tiré sur son visage et, automatiquement, mon compagnon se figea. Son père était toujours le premier à rire ou à s'exaspérer des blagues de son fils mais là... rien.

-Je ne suis pas sûr que tu veuilles manger aprés ça, Emmett, dit-il d'une voix terne.

-Si je savais ce que c'est, peut-être que je pourrais en juger par moi-même!

Charlie soupira et commença les cent pas devant nous.

-Il y a quelques jours, 5 pour être plus précis, j'ai eu un coup de téléphone, sur mon portable. Et tu sais comme moi que peu de personnes savent le numéro de cet engin de malheur.

Je regardais Emmett qui fronçait les sourcils, alors qu'il réfléchissait. D'accord... Charlie avait reçu un coup de téléphone, qui n'était pas de Bella vu qu'il nous l'a dit tout à l'heure, et, apparemment, peu de gens l'appellent sur ce numéro. Est-ce que je pouvais dire que j'étais perdue, là?

-Tu as reçu un coup de téléphone? Et alors? S'étonna Emmett. Ça t'arrive tous les jours, non?

-Oui mais... pas de cette personne, Emmett, argumenta son père.

Donc, une personne qui n'a pas eu de contact avec depuis des années, d'après ce que je suis en train de comprendre. Une personne qui n'attendait pas à avoir de ses nouvelles. Une personne qui ne croyait plus avoir à affaire?

-Tu m'empêches de manger pour un coup de téléphone? Rit Emmett. Tu es tombé sur la tête mon petit papa?

Il riait toujours quand il se leva pour aller dans la cuisine, chose étonnante, et qu'il fouillait dans les placards en quête de nourriture. Charlie ne rigolait pas du tout, alors que mes méninges carburaient plus que de raison. Ce n'était pas une personne anodine vu la tête que tirait Charlie, ni une personne qui souhaitait avoir de ses nouvelles mais il paraissait plus en colère qu'angoissé en le détallant plus longuement. Mais qui c'était?

-Tu veux une bière Papa? Et toi Rose? Tu veux quelque chose à manger? S'enquit Emmett.

-Rien pour moi, merci, répondis-je.

-Emmett, tu devrais vraiment m'écouter, insista son père.

-C'est ce que je fais, j'attends je te signale! Alors, qui est cette mystérieuse personne qui t'a contacté? Le président des États-Unis? Casimir? Oh non, je sais! Le père noël!

Et il éclata de rire de nouveau. Je levais les yeux au ciel, cette fois exaspérée par son comportement. Il ne pouvait pas être sérieux quelques minutes alors que son père voulait dire quelque chose d'important?

-Non, c'est ta mère.

Il y eut quelques secondes de silence, de longues secondes interminables et douloureuses. Sa mère... Puis, une porte de placard se ferma violemment et bruyamment contre son étagère, à cause d'Emmett et je sursautais sur le canapé. Un coup d'œil vers Charlie, rouge de colère ou de peur, je ne savais pas, m'indiquait qu'Emmett était à 2 doigts de tout exploser. Sa mère était un sujet tabou, je l'ai su dés qu'il m'en avait parlé, il y a 2 semaines, puisque nous n'en avions plus jamais parlé, comme si elle n'existait pas. Après ce qu'elle leur avait fait, à Bella et lui, c'était plus que normal! Et Charlie dans tout ça? Lui aussi devait souffrir de son retour, non? D'un coup, un objet tomba sur le sol, rependant un son sourd dans toute la pièce, me faisant frissonner d'horreur rien qu'en pensant à la tête que devait avoir Emmett. Sa mère revenait, aprés 10 ans d'absence. Elle était vraiment une sale garce! Ma mère n'était pas mieux dans son genre, mais aprés mes 18 ans, elle n'avait plus cherché à nous recontacter, ni Jasper, ni moi. Je pris une inspiration et mon regard se porta sur la personne qui enchantait mes jours et mes nuits. Il avait sa main valide, sur le plan de travail, recourbée sur le bois, et son autre main bloquée par son plâtre formait un poing dur et destructeur. Sa tête était baissée mais je pouvais voir sa mâchoire carrée, ses narines dilatées, son souffle court et nerveux et son regard qui lançait des éclairs. Je ne donnais pas cher de la peau de sa mère et son beau-père s'ils étaient dans cette pièce, et j'aurais bien participé aussi.

-Emmett, je... Commença Charlie, tendu.

-Quand est-ce qu'elle t'a appelé? Articula Emmett.

-Il y a 5 jours.

-ET TU ME LE DIS QUE MAINTENANT? Cria-t-il en s'approchant de son père.

D'un bond, je me levais, voyant qu'il allait faire une grosse bêtise alors que ce n'était pas la faute de son père. Je m'interposais entre eux, alors que Charlie avait reculé face à la violence de son fils, mettant mes paumes sur son torse afin de l'apaiser.

-Hé! Hé! Hé! Intervins-je. Calme-toi, Emmett! Calme-toi!

Sa respiration se fit sifflante à cause de tous les nerfs de son corps qui lâchaient brutalement. Ses bras le long du corps, le regard fou et ses veines qui palpitaient, Emmett faisait peur à voir.

-Elle... Elle est revenue, Rose... Elle est revenue alors qu'elle nous a abandonné! Elle n'a pas le droit!

-Je le sais, Emmett, je le sais mais ce n'est pas une raison pour en vouloir à ton père. Il n'est qu'une victime dans tout ça, ne l'oublie pas!

-Je... Je... Elle ne peut pas faire ça, pas aprés tout ça!

Je glissais mes mains sur son torse jusqu'à son cou, où j'emprisonnais son visage entre mes mains, le tournant vers moi. Je plongeais mon regard dans le sien, m'y accrochant comme une bouée de sauvetage. Il s'y accrocha à son tour, toutes les cellules de son corps tendues de colère et de peur. Colère car il ne voulait pas qu'elle revienne, elle avait déjà assez gâché leur vie, surtout celle de Bella apparemment et de peur de ce qu'elle pouvait faire lorsqu'elle sera de retour dans leurs vies car, c'était indéniable, elle allait revenir comme si de rien, les faisant encore plus souffrir qu'à l'accoutumé. Si elle était devant moi...

-Écoute-moi, Emmett, écoute-moi et tais-toi, soufflai-je. Je peux essayer de comprendre ce que ça fait, de savoir qu'elle revient au bout de 10 ans d'absence mais ce n'est pas une raison pour vouloir frapper ton père qui a juste voulu te protéger, ainsi que ta sœur, de ça. Ne crois-tu pas que ça fait mal aussi, à Charlie, de voir son ex-femme revenir comme par enchantement? Et Bella? Pense à ta sœur, à ta sœur qui est malade et malheureuse là où elle est. Qu'est-ce qu'elle penserait de toi si elle te voyait ainsi? Elle ne voudrait pas voir sa famille se déchirer pour une mère indigne et une personne infecte comme elle, tu entends? Ne te laisse pas envahir par la colère et pense à Bella, juste à Bella, d'accord?

Emmett papillonna ses yeux dans les miens, et je fus étonnée de les voir s'embrumer en quelques secondes. Voir pleurer Emmett était un choc, car, de un, tout homme normalement constitué aurait sa fierté et ne voudrait pas se laisser aller devant un public et, de deux, le voir pleurer était étrange car, entre nous deux, j'étais sûrement celle qui avait le plus de chance de flancher la première. Je lui fis un maigre sourire, en comparaison à ce chagrin et cette rage enfouis au fond de lui, et, de mes doigts, j'essuyais la preuve de son humanité. Il posa sa main valide sur une des miennes et laissa son visage appuyé contre celle-ci, tout en douceur. Je soupirais d'aise, me sentant parfaitement bien en cet instant, alors que j'étais en contact avec un homme, sans avoir peur. Je déposais mes lèvres sur ses doigts blessés, avec une infinie tendresse qu'il perçut dans un frisson de plaisir, et je ne pus m'empêcher de sourire à cette facette de lui. Évidemment...

-Je suis désolé, papa, murmura Emmett. Je ne voulais pas... m'emporter.

-C'est plutôt à moi de m'excuser pour ne pas te l'avoir dit plus tôt mais j'avais peur de te le dire, j'avais honte...

-Il ne faut pas, Charlie, vous n'y êtes pour rien, rien du tout, répondis-je.

-Merci, Rosalie, mais je sais que j'ai tort et je me sens tellement coupable! S'engouffra-t-il. J'ai voulu caché notre vie mais elle a réussi à nous retrouver, par je ne sais quel moyen.

Sur ce, il s'assit lentement dans un des fauteuil de l'appartement d'Emmett, prenant sa tête entre ses mains et soufflant d'incompréhension. Je lâchais le visage de mon compagnon, tout en l'obligeant à me suivre pour s'asseoir dans le canapé, à mes côtés. Il s'exécuta sans rechigner, mais sans lâcher ma main, comme si c'était la seule chose matériel à lequel il pouvait encore s'accrocher sans tomber. Je resserrais l'étreinte, en y mettant ma deuxième main, lui disant silencieusement qu'il pourrait toujours compter sur moi. Je serais toujours là... Je me tournais vers mon beau-père, toujours aussi accablé par la nouvelle, la tête pleine de questions.

-Je sais que ce n'est pas le moment mais... Hum... Pouvez-vous me dire quand et dans quelle circonstance elle a appelé? M'enquis-je, timidement.

-Ne t'inquiète pas, tu ne déranges pas, m'avoua-t-il. Pour te répondre, c'était il y a 5 jours, comme je vous l'ai dit tout à l'heure. Je revenais du boulot et j'ai reçu un appel, c'était elle. Je... Je ne savais pas quoi dire, ni quoi faire au début car j'étais estomaqué de stupéfaction mais je me suis emballé quand elle a demandé des nouvelles de Bella et Emmett. Cela n'a pas semblé lui faire quelque chose...

Quelle garce! Comment osait-elle? Je sentis Emmett se tendre mais je le rassurais en exerçant une pression sur sa main valide.

-D'accord... Elle n'a pas dit comment elle a réussi à vous joindre? Vous nous avez dit que le numéro de votre portable était connu de peu de personnes et je suppose que ce dernier ne date pas d'aussi loin.

-L'hôpital l'a appelé, murmura-t-il.

-L'hôpital? S'étonna Emmett, se réveillant de sa torpeur.

-Apparemment, une femme l'a contactée pour lui annoncer l'état de santé de Bella et où me joindre, et puis c'est tout.

Nom de Dieu, c'est qui cette pétasse?

-Je n'ai rien écrit sur la fiche de santé de Bella, pour ce qui la concernait.

-On ne dit pas que c'est toi, Emmett, ce n'est sûrement pas toi! M'exclamai-je. Peut-être quelqu'un qui a voulu bien faire, croyant que tu avais oublié de l'écrire ou...

-Une personne qui l'a fait exprès, termina-t-il.

Qui pourrait être aussi méchant, mesquin et salaud pour faire un truc pareil? C'était inhumain!

-C'était une Infirmière, annonça Charlie. La personne a dit que c'était une Infirmière de l'hôpital de Seattle qui l'avait contactée.

-Ça serait trop beau si on savait son nom, à cette garce! Grogna le fils.

Je soupirais, en même temps que le chef Swan, dépité de cette nouvelle. Si c'était vraiment une Infirmière, ou quelqu'un de l'hôpital, je ne connaissais qu'une seule personne capable de faire ça mais Maria n'avait rien à voir avec la famille Swan, elle ne savait pas qu'on était concerné avec cette famille. Mais qui, alors?

Dimanche 8 novembre 2010

POV Edward

J'avais annulé le dîner avec mes parents, aprés m'être excusé de mon comportement auprès de ma mère, et étais resté avec elle. Bella. La voir pleurer, s'effondrer contre moi était la chose la plus dure que j'ai eu à affronter de toute ma vie, pourtant, à l'hôpital, je voyais des choses pas joyeuses mais mon père avait raison. Quand une cause vous tenez à coeur, cela vous touchez plus qu'à l'ordinaire. Et c'était le cas. Bella était trop frêle, timide, gentille et généreuse qu'on ne pouvait pas ne pas s'attacher à elle réellement. Elle était comme un aimant, un aimant de douceur et de tendresse qui, lorsqu'elle vous attrape, vous ne vous en détachez plus et, ce, pour toujours. J'étais aimanté vers Bella, comme un satellite autour de sa planète et j'avais du mal à me comporter de façon gentleman et correcte. Plus qu'une fois, aprés que je sois resté avec elle, refusant de la laisser seule pour aujourd'hui, j'avais effleuré son bras, le bas de son dos, ou une autre partie de son corps alors que mon cerveau me hurlait d'arrêter cela de suite. Ce n'était pas une tenue correcte mais toutes les barrières étaient tombées dés qu'elle était tombée dans mes bras, en pleurs. Douce chose...

C'est comme ça que, aprés une soirée avec elle, aprés lui avoir payé le chinois du coin, aprés plusieurs minutes de négociation, lui interdisant de sortir alors que le froid régnait dehors, nous avions parlé et fait un peu plus connaissance. Elle était timide, mais avait répondu à mes questions, et moi aux siennes. Elle me demandait combien de temps il me restait comme étude, si j'avais des passions, des hobbies, un rêve que je voulais faire avant de devenir trop vieux, un pays que je voulais allait visiter, le pire souvenir que j'ai eu et j'en passais bien d'autres. C'est comme ça, que j'avais appris qu'elle avait fait des études de lettres, qu'elle adorait écrire, qu'elle rêvait de publier un livre plus tard, qu'elle voudrait aller visiter Paris une fois dans sa vie et que son pire souvenir remontait au lycée, lorsque son pantalon s'est déchiré aprés être tombée dans un couloir. J'avais bien ri pour la dernière information et elle m'avait lancé un regard noir tout en rougissant. Elle était adorable lorsqu'elle rougissait.

Puis, nous avions abordé le sujet de sa maladie, doucement, ne voulant pas la brusquer. Elle avait suivi sur ce chemin, plus réservée que sur mes précédentes questions. J'y étais allé en douceur, sournoisement et lentement et avais eu mon dû. Elle m'avoua qu'elle était de plus en plus fatiguée, que travailler était devenu difficile, que sa vue faisait des siennes, que marcher était un supplice, sa tête menaçait d'exploser à tout moment et qu'elle ne gardait presque rien dans l'estomac. Pour la dernière chose, je l'avais vu de mes propres yeux et ça m'avait retourné l'estomac. Après que nous ayons mangé chinois, installés autour du comptoir de sa petite cuisine, un quart d'heure plus tard, elle se précipitait au toilette pour tout régurgiter, se fondant d'excuse en tout genre. J'en voyais d'autre à l'hôpital alors ça ne me faisait presque rien, sauf que de voir la femme que l'on aimait s'engouffrer de plus en plus dans la maladie me donnait mal au coeur. Je l'avais rassuré, lui ordonnant d'aller s'asseoir dans son canapé aprés qu'elle s'est brossée les dents.

J'avais débarrassé le reflet de notre dîner, ne voulant pas lui donner plus de travail et, ayant une éducation, ruminant mes idées noires. Lorsque j'étais revenu vers elle, Bella était profondément endormie, la bouche entrouverte, les cheveux autour de sa tête, pelotonnée sur elle-même. Je ne pus m'empêcher d'effleurer doucement sa joue, me délectant de la douceur satinée de sa peau, une petite décharge électrique s'était propagée le long de mon bras. J'aurais voulu rester là indéfiniment mais j'avais peur qu'elle se réveille et qu'elle demande ce que j'étais en train de faire. Alors je m'étais éloigné d'elle, à regret, et avais fouillé son appartement, avec gêne, cherchant une couverture pour la couvrir, sachant que la maladie faisait refroidir rapidement l'organisme. Je l'avais couverte et l'avais regardée, me sentant légèrement voyeur en cet instant. J'étais tombé sur un des nombreux livres qui trônait dans l'appartement, assez miteux et dépravé, à l'opposé de la personne qui y habitait, et j'avais bouquiné. J'avais été surpris d'apprendre qu'elle parlait pendant son sommeil, ou ruminait aussi, appelant son frère, son père, Alice et... moi. Mon coeur avait fait un bond, car j'avais cru qu'elle était réveillée mais elle était encore profondément endormie, se recroquevillant encore plus sur elle-même. J'avais été étonné puis m'étais dit que c'était juste parce qu'elle m'avait vu avant de dormir et que son subconscient travaillait, rien de plus. J'avais lu jusqu'à ce qu'elle se réveille, quelques heures plus tard, dans les vapes et les joues rouges voyant que j'étais resté à son chevet. Avait-elle cru que j'allais partir à la première occasion? J'avais la chance de pouvoir l'avoir à mes côtés, je n'allais sûrement pas la lâcher!

Nous avions parlé, des heures aprés, de tout et de rien quand j'avais malicieusement fait revenir le sujet de sa famille. Elle m'avoua qu'elle lui manquait et qu'elle irait les voir lorsqu'elle aurait la force et le courage. Je lui avais proposé de l'accompagner et elle fut soulagée de ne pas y aller en transport en commun, car sa voiture avait lâché il y a peu. C'était bien sa chance! Elle m'avait juste demandé que j'attende son consentement, et je n'avais pas pu refuser. Comment lui refuser quelque chose? Pour ce qui était de son traitement, elle devait aller à l'hôpital, je ne pouvais pas lui donner comme ça, dans son appartement, sans avoir un document signé. On s'était mis d'accord pour le plus rapidement possible et ce qui l'arrangeait, donc lundi. Elle rougit quand elle m'annonça qu'elle avait jeté ses ordonnances et annulé ses rendez-vous de Radiothérapie et de Chimio. J'avais éclaté de rire devant son air contrit et elle m'avait boudé pendant une heure, comme une enfant. Adorable!

Et voilà comment je me trouvais sur mon lit, avec des fiches de travail tout autour de moi, la musique qui allait dans le salon et la tête chez une belle brune aux yeux chocolat. Lorsque je l'avais quitté, m'assurant qu'elle allait bien et qu'elle pouvait m'appeler en cas de problème, lui donnant mon adresse, elle m'avait remercié infiniment de mon aide et avait déposé un baiser sur ma joue. J'étais sûr que j'avais encore la trace tellement son toucher m'avait brûlé et fait frissonner de plaisir. J'aurais tellement voulu plus... Je lui avais fait un grand sourire, l'imitant d'un frôlement de lèvres sur sa joue creuse et fatiguée. Quand elle rougit face à mon geste, mon ventre s'était tordu de plaisir et j'avais dû m'accrocher à l'encadrement de la porte pour ne pas l'embrasser comme j'en rêvais depuis 1 mois. Si désirable... je m'étalais sur mon lit, décidant que, de toute façon, je n'arriverais à rien faire aujourd'hui avec le stylo de ma belle entre mes doigts. Je ne l'avais toujours pas lâché, me disant que c'était un cadeau de Bella. Je souris bêtement en son souvenir quand on sonna à l'interphone. Grognant contre la personne qui interrompait mes joyeuses pensées, je traversais mon appartement assez vide de meubles, sauf mon piano qui prenait pas mal de place, et répondis à mon visiteur inconnu.

-Oui? M'enquis-je.

-Euh... Edward? C'est Bella... Je sais que ce n'est pas poli de venir à l'improviste chez les gens, mais j'ai voulu t'appeler avec mon portable... mais mon chargeur a disparu...

Je me mis à rire en pensant à la tête gênée qu'elle devait avoir en bas de mon immeuble.

-C'est le quatrième étage, la porte sera entrouverte. Et mon ascenseur marche, répondis-je joyeusement.

J'eus la chance d'entendre son rire léger avant que je ne lui ouvre la porte. Bella était chez moi. Mon coeur palpita dans mon être et je jetai un coup d'œil autour de moi. Heureusement, mon appartement était en ordre, ma mère était passée par là et je la remerciais mentalement. Il faudrait que j'aille lui acheter des fleurs... Je me sentais comme un gros débile, en train d'attendre Bella, comme si c'était la première femme à pénétrer ici. Enfin, techniquement, c'était la seule femme qui venait dans mon appartement sans que j'ai des intentions perverses à son égard. Quoi que... La ferme!

Un petit « toc » timide à la porte se fit entendre et je tressautais malgré moi. Calme-toi, Cullen, sinon tu va nous faire une syncope!

-Entre, Bella! L'invitai-je.

La porte grinça légèrement et elle apparut, comme un Ange tombé du ciel. Habillée toujours le plus simplement possible, sans superflu ni maquillage sur le visage, elle était la beauté incarnée, sans qu'elle s'en rende compte. Elle était magnifique... Me sentant comme un gros voyeur en train de la fixer, je lui fis un sourire rassurant et chaleureux. J'eus l'honneur de voir ses petits rougissements apparaitre sur ses deux pommettes et cela me fit encore plus sourire.

-Bonjour, la saluai-je.

-Salut, murmura-t-elle.

Toujours aussi intimidée à ce que je vois. Elle referma la porte derrière elle et joua avec ses doigts, mal à l'aise.

-Je n'avais pas l'intention de venir mais... Hum... Enfin... Je... ne savais pas quoi faire et tu m'as dit que... je pouvais passer si j'en avais envie et puis tu étais chez toi alors, je...

-Tu ne me déranges pas, le coupai-je. Les dimanches sont longs tout seul.

Elle me fit un léger sourire et je sentis mon coeur s'envoler. Crétin!

-Tu veux quelque chose à boire? M'enquis-je.

-De l'eau sera suffisant.

Je lui présentais mon canapé de la main et allais lui servir, autre chose que de l'eau. Et puis quoi encore? Je fouillais mon réfrigérateur en quête de la boisson souhaitée et la surpris en train de contempler mon appartement.

-Il est très beau, me dit-elle tout en posa son manteau sur une chaise. Et très grand, autre chose que le mien en tout cas.

-N'oublie pas que ma mère est décoratrice d'intérieur.

-Je me disais aussi, les hommes ne pouvaient pas avoir autant de goût que ça.

-Hé!

Elle rit légèrement et prit la verre que je lui tendis, avec un froncement de sourcils.

-J'avais demandé de l'eau, Edward.

-Vraiment? J'ai dû avoir mal entendu alors.

Elle secoua la tête, amusée de mon comportement similaire à la fois où je l'avais invité au restaurant. Mon regard dériva vers sa silhouette et je sentis mes doigts se transformer en poings. Elle était si mince, si fragile, que ça me bouffait de la voir ainsi, malade et frêle. N'y avait-il pas de justice dans ce monde?

-J'espère que je ne te dérange pas, m'avoua-t-elle, tout en s'asseyant. Tu m'as dit que tu avais bientôt des examens.

-J'ai encore 1 mois et demi avant qu'ils ne commencent, je crois que je peux m'accorder une pause avec toi. Et puis, j'ai bien aimé hier, alors je ne vois pas pourquoi je me priverais d'une journée en ta compagnie, Bella.

Idiot! Imbécile! Crétin! Débile profond! Tu ne peux pas te la fermer des fois? Les mots étaient sortis tout seuls et je passais une main gênée dans mes cheveux qui ne ressemblaient toujours à rien. Elle allait me prendre pour un taré qui cherchait à l'avoir dans son lit alors que, pour la première fois de ma vie, je parlais à une femme pour autre chose que du sexe! Tout me plaisait chez elle alors que les autres c'était juste... rien alors qu'elle était tout. À mon étonnement, je vis de nouveau quelques rougeurs naître sur ses joues, et j'en fus soulagé.

-Moi aussi j'ai bien aimé, chuchota-t-elle, ça fait bien longtemps que je n'avais pas parlé à quelqu'un qui... Enfin... qui est gentil.

Gentil? Au moins, c'était un début. Mais qu'est-ce que tu essayes de faire là? Tu veux la draguer? Non, Bella n'était pas une fille comme ça. On ne pouvait pas la draguer juste être soi-même avec elle et voir ce qui se passait. Mais qu'est-ce que j'espérais en vrai?

-Tu parles du futur Médecin ou de la personne? Demandai-je.

-Pour moi, tu es les deux. Il n'y a pas de différence entre le Docteur Cullen et Edward, ils sont juste... toi.

C'était bien la première fois qu'une femme me faisait un compliment sans arrière pensée, ni pour mon physique. C'était étrange de voir à quel point les gens étaient différents, aussi bien physiquement qu'à l'intérieur d'eux même. Il y avait des gens bons, des gens mauvais et ceux qu'on ne pouvait pas classer dans l'une de ces catégories. Bella se trouvait dans ce cas-là, pas qu'elle soit une personne exécrable et mauvaise, mais elle sautait à pieds joints dans chaque catégorie. Pour moi, ne pas être parfait était une qualité, car bien qu'elle avait tout l'air d'un Ange à mes yeux, elle n'était pas réellement parfaite, elle avait ses qualités comme ses défauts et cela la rendait encore plus éblouissante à mes yeux.

-Je ne voulais pas te mettre mal à l'aise! S'exclama-t-elle en voyant que je n'avais aucune réaction. C'est juste que tu es gentil avec moi alors qu'on ne se connait pas vraiment et que...

-Je suis juste touché par tes paroles, la coupai-je lentement. Peu de gens prennent le soin de regarder les autres pour autre chose que le physique, ou sans arrière pensée alors... merci.

-Euh... Hum... De rien, je le pensais, vraiment.

Je lui fis un sourire ampli de tout l'attention que je portais sur elle, toutes les choses que je ne pouvais lui dire sans passer pour un triple idiots et tout ce que je rêvais de lui dire, en cet instant. Soudain, la musique changea dans le salon, la voix de Chris Martin embellit la pièce de sa voix, hypnotisé par ses paroles et la piano derrière.

Coldplay {Gravity}:

Baby / Bébé,
It has been long in coming / Ça a été long à venir
Such a long, long time / Si longtemps
And i can not stop running / Et je ne peux pas m'arrêter de courir
Such a long, long time / Si longtemps
Can you hear my heart beating? / Entends-tu mon coeur battre?
Can you hear that noise? / Entends-tu ce bruit?
Because i can not help thinking / Parce que je ne peux pas m'empêcher de penser
And i'm not going to stop now / Et je ne peux pas m'arrêter maintenant

And then i looked up the sun and i could see/ Et puis j'ai levé les yeux vers le soleil et je pouvais voir
Oh, how gravity pulls on you and me / Oh, la façon dont la gravité tiré vers toi et moi
And then i looked up to sky / Et puis j'ai levé les yeux vers le ciel

And saw the sun / Et j'ai vu le soleil
And how gravity pushes on everyone / Et la façon dont la gravité pousse tout le monde
On everyone / Tout le monde

Baby, / Bébé,
When the wheels stop turning / Lorsque les roues cessent de tourner
And you feel let down / Et tu te sens laissé tomber
And it seems that trouble / Et il semble que tout probléme
Were all around / Etait autour d'eux
I can hear the beating / Je peux entendre les battements de ton coeur
I can hear the sound / Je peux entendre ce sond
But i can not help thinking / Mais je ne peux m'empêcher de penser
And i will not watch now / Je ne vais pas regarder maintenant

And then i looked up the sun and i could see / Et puis j'ai levé les yeux vers le soleil et je pouvais voir
Oh, how gravity pulls on you and me / Oh, la façon dont la gravité tiré vers toi et moi
And then i looked up to sky / Et puis j'ai levé les yeux au ciel
And i saw the sun / Et j'ai vu le soleil

And how gravity pushes everyone / Et la façon dont la gravité pousse tout le monde
On overone / Tout le monde
On overone / Tout le monde

Puis la chanson se termina par les notes de guitare et de piano mêlés, tout ça dans un accord commun et sublime. J'étais un peu troublé par les paroles, car dire qu'elles ne me parlaient pas serait mentir mais je n'avais toujours pas la solution. Toujours pas cette putain de solution à mon problème qui était assis à mes côtés!

-Edward? Est-ce que ça va? S'enquit Bella.

Hein? Je clignai plusieurs fois des yeux, me réveillant de ma torpeur prolongée. Je secouais la tête et passais une main dans mes cheveux, nerveusement.

-Oui, oui, ça va. J'étais juste...

-Perdu dans tes pensées? Me coupa-t-elle, amusée.

-Oui, c'est ça. Perdu dans mes pensées... Désolé.

-Il n'y a pas de mal, ne t'inquiète pas. C'est juste que tu paraissais triste, comme l'autre fois.

-L'autre fois?

-À l'hôpital, lorsque tu m'as examiné pour la première fois, tu avais la même mine sombre et le regard flou. Tu ne pensais pas à quelque chose de très gaie, n'est-ce-pas?

-Non, pas vraiment, murmurai-je. Mais ça va, pas la peine de s'en faire!

Elle hocha la tête et se mit à regarder son verre de coca avec fascination. Elle fit tourner un doigt autour de son verre, distraitement comme absorbée par ses pensées qui encombraient son esprit depuis pas mal de temps. Je me sentais un peu mal à l'aise tout à coup mais, par chance, Bella reprit la parole.

-Puis-je te poser une question? S'enquit-elle.

-Ce n'est pas ce que tu viens de faire?

Il plissa les yeux en ma direction et me lança un regard noir. Un adorable chaton enragé!

-On me l'a déjà faite celle-là Monsieur le futur Médecin! Bouda-t-elle comme une enfant.

Je me mis à rire devant son air revêche et colérique, ce qu'elle n'apprécia pas du tout. Ses yeux me lancèrent des éclairs et ses lèvres se transformèrent à une ligne fine et pincée.

-Désolé, c'était trop... tentant, souris-je. Alors, cette question?

Son front se déplissa de sa ligne réfléchie et soupira, vaincue.

-Je me demandais, tu... est-ce que tu joues d'un instrument?

Je la regardais étonné par sa question et amusé qu'elle ne l'ait pas remarqué. Je lui fis un geste de la main pour montrer mon piano et elle ouvrit la bouche d'étonnement. Pour ma propre santé, je détournais les yeux de cette vue et me raclais la gorge.

-Du piano et de la guitare, de temps en temps mais avec le boulot et les études, j'ai un peu de mal à trouver du temps pour jouer. Et toi? Tu joues d'un instrument?

Elle secoua la tête de négation et regarda intensément le piano, comme s'il était la seule chose autour d'elle. Je me sentais légèrement jaloux de lui.

-Non, j'ai essayé le piano quand j'avais 8 ans mais j'ai abandonné, m'avoua-t-elle.

-Pourquoi? Si ce n'est pas indiscret...

-Ma mère m'avait inscrit à des cours, mais elle oubliait soit de me ramener ou de venir me chercher donc j'ai dû prendre la décision d'arrêter.

Sa mère... Quelle mère oublierait d'aller chercher son enfant?

-Tu aurais aimé, continuer à prendre des cours? Demandai-je, curieux.

-Oui, j'aimais bien, ça me permettait de... Je ne sais pas, d'exprimer des sentiments avec les notes mais, maintenant, j'écris et c'est tout aussi bien.

-Tu aimerais en faire, là, maintenant?

Elle se retourna vers moi, les yeux écarquillés de stupeur. J'avais dit quelque chose de mal?

-Tu... Tu voudrais m'apprendre à faire du piano? Souffla-t-elle, éberluée.

C'est pas ce que je lui avais proposé?

-Je ne t'oblige pas, rétorquai-je pour ne pas l'effrayer. Mais si tu veux, ça ne me dérange pas.

-Ça fait plus de 15 ans que j'en ai pas fait, ça risque d'être catastrophique, Edward.

-Fait voir moi ça!

Je me levais prestement, soudain heureux de lui faire partager une des seules choses qui comptait pour moi sur Terre, et l'invitais à prendre place sur le banc. Elle hésita mais posa son verre sur ma table basse avant de venir vers le piano, d'un pas un peu tremblant. Je fermais les yeux, m'évitant des multiples scénarios qui traversaient mon esprit alors que c'était la dernière chose que je souhaitais. Je sentis une présence chaude à mes côtés et lorsque j'ouvris les yeux, Bella contemplait le clavier du piano avec une petite lueur dans les yeux. Si belle... Je me demandais ce qu'il a dû lui coûter de devoir arrêter ce qu'on aimait faire, en l'occurrence le piano. Je ne sais pas ce que j'aurais fait si ma mère avait arrêté mes cours. Puis, je pensais à sa mère, personne dont elle ne parlait jamais et pareil du côté des Swan. Elle n'était pas venue à l'hôpital, ne lui avait jamais rendu visite et, sur la fiche de renseignements, il n'y avait rien sur elle. Était-elle morte?

-Tu devrais prendre des boules quies sinon je risque de te briser les tympans, tu sais, me conseilla-t-elle.

-Je suis sûr que ce n'est pas aussi horrible que ça. Vas-y, joue-moi quelque chose que tu te souviens.

Elle se mordit la lèvre, me faisant limite gémir de plaisir à cette vue, et leva ses doigts vers les touches, hésitante. Ses doigts se posèrent sur les touches blanches, lentement et maladroitement, laissant le peu de musique qu'elle émettait envahir la pièce. Il ne me fallut que 3 secondes pour reconnaître la mélodie qu'elle jouait, et j'en fus tétanisé de stupeur. Elle jouait le morceau que, moi-même, je jouais le plus souvent, le morceau préféré de ma mère hormis celui que j'avais composé pour elle, des années auparavant et le mien aussi, vu qu'elle m'a bercée avec. Clair de lune de Debussy résonna dans mon appartement, doux, lent et un peu maladroit avant qu'elle ne se perde dans les notes et que je vienne la sauver. Mes doigts frôlèrent juste les touches et la mélodie refit surface, grandissante et tendre, nous enveloppant tous les deux de ses sons musicaux uniques au monde. Bella, à mes côtés, alors que je lui jetais un coup d'œil, était hypnotisée par mes doigts qui volaient machinalement sur le clavier du piano, comme une seconde vie déjà vécue. Je l'avais tellement joué et rejoué qu'il me suffit de fermer les yeux pour que la musique plane autour de nous, telle une écharpe de notes qui nous enroulait de sa chaleur. Quand les dernières notes furent achevées, nous restâmes silencieux, profitant juste de l'écho de la mélodie qui flottait encore dans l'air, doux et tendre. Alors que mon coeur, dans sa prison de chair, protestait de ce silence, je le gardais précieusement au fond de moi, me promettant d'y penser un peu plus tard, lorsqu'elle m'aurait quitté, une fois de plus.

-Merci, murmura doucement Bella, pour ne pas gâcher le moment. C'était magnifique.

-De rien. Je la joue souvent, aussi, lors de mes moments perdus. Elle me détend.

-Moi, elle me fait penser à ma mère.

Encore sa mère... Est-ce qu'elle était encore de ce monde? Ou comme je le pensais, elle n'y était plus?

-Bella? L'appelai-je.

-Hum?

-Lorsque tu étais à l'hôpital, ta mère n'est jamais venue et elle n'était pas mentionnée sur ta fiche de renseignements. Est-ce qu'elle est...?

Je vis un léger sourire se dessiner sur ses lèvres tentatrices, qui me rendaient rapidement fou.

-Elle est envie mais pas avec nous, si tu veux tout savoir.

-Je ne t'oblige pas à me le dire! M'empressai-je de rétorquer. C'était juste... stupide de ma part.

-Ça ne me dérange pas, Edward. C'est juste que ça fait des années que je n'ai pas parlé d'elle, mais je ne suis pas triste pour autant. Mes parents, Renée et Charlie, se sont mariés juste aprés le lycée et ont eu Emmett 1 ans aprés leurs noces. Je suis venue 2 ans plus tard. Nous habitions la petite ville de Forks, dans l'État de Washington jusqu'à ce que ma mère, ayant ras le bol de la pluie et de la forêt, mais surtout parce qu'elle avait trouvé quelqu'un d'autre, nous embarque, Emmett et moi dans ses bagages, quittant mon père sans plus de cérémonie. Nous avons parcouru beaucoup de routes et de villes différentes au cours des années qui suivirent, à cause du métier de Phil, mon beau-père, mais ma mère avait un faible pour la Floride et plus particulièrement Phœnix. J'ai d'ailleurs rencontré Alice là-bas et lorsque je partais, pour revenir quelques mois plus tard, elle m'attendait toujours. On a vécu 8 ans comme ça, jusqu'à ce qu'Emmett décide que c'en était trop et qu'on retourne vivre chez notre père, habitant toujours Forks. On ne l'a plus jamais vue depuis.

Alors là, j'aurais imaginé tout mais pas ça! Comment une mère peut abandonner ses enfants? Comment pouvait-on penser à soit au lieu de ses enfants? Et franchement, ce Phil, méritait la palme d'or du parfait connard!

-Je n'ai pas à me plaindre, je me suis jamais sentie aussi heureuse qu'après mon déménagement chez Charlie, continua Bella, sans l'ombre d'un chagrin. Elle n'était pas ce qu'on appelle une mère modèle.

-Quand bien même ce soit le cas, une mère ne peut abandonner ses enfants comme ça, Bella! C'est inhumain!

Elle haussa les épaules, indifférente. Comment cela ne peut pas la toucher?

-Je sais ce que tu penses, Edward, que je suis hermétique du fait que ma mère m'ait abandonnée mais si tu avais vécu avec, tu aurais eu la même réaction que moi.

Je me sentis rougir sous ses paroles. Je n'avais pas le droit de la juger mais c'était si étrange!

-Je ne voulais te paraître incorrect avec toi mais c'est vrai que ma mère est l'opposée de la tienne...

-Une mère comme la mienne est rare! Sourit-elle, mécaniquement.

-Je me rend compte que j'ai eu de la chance d'avoir une mère comme elle, répondis-je, une mère aimante et à l'écoute de ses enfants.

-Et elle peut être fière de son fils...

J'eus un léger sourire mais, à vrai dire, je n'avais jamais senti mon coeur battre aussi vite et vigoureusement en moi. Bella avait cette faculté de dire les choses naturellement et de s'en vouloir aprés, car à l'instant où je la regardais, elle rougissait de plus belle. La maladie ne pouvait pas enlever le fait qu'elle soit malheureuse au fond d'elle et du fait qu'elle soit belle, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur, et je me demandais comment je me serais comporté avec elle si je l'avais rencontrée en d'autres circonstances et sans une tumeur au cerveau pour gâcher le tableau. Je n'étais pas sûr que j'aurais eu le courage d'aller lui parler car tout son aura et sa personnalité me rendaient plus timide que je ne l'avais jamais été auparavant.

-Est-ce que ça tient toujours, ces cours de piano? S'enquit Bella.

-Oui bien sûr! Enfin, quand ni ton travail et ni le mien perturberont nos temps libres. Tu n'auras qu'à m'appeler et j'irais te chercher.

-Dis-moi combien je te devrais et je suis d'accord.

Pardon? Combien elle me devait? Voulait-elle vraiment me payer pour des « cours »?

-Euh... Rien du tout, ça te va?

Elle se tourna vers moi, et un regard choqué ou haineux, comme vous voulez, se lisait dans ses prunelles. Je n'allais pas la faire payer!

-Je ne vais certainement pas te payer « rien du tout », Edward! S'énerva-t-elle soudainement. Tu es déjà aimable de m'aider dans... dans ma maladie et d'être gentil avec moi, je ne vais sûrement pas avoir la chance d'apprendre de nouveau le piano sans y mettre une contribution!

D'accord! D'accord! D'accord! Mauvaise réponse, Cullen! Mauvaise réponse! Réfléchis, Edward, réfléchis! Tu ne vas pas la faire payer pour des pseudos cours de piano, si? Non! On est d'accord mon vieux. Je donnerais n'importe quoi pour avoir la chance de la voir souvent et, en outre, dans mon appartement, sur le banc de mon piano. J'avais vu à quel point ça lui avait plu mais je ne pouvais pas la faire payer! Ou, une autre forme de paiement? En nature! NON MAIS ÇA VA PAS! Insultai-je ma libido. À moins que...

-J'accepte que tu me « paies » mais pas avec de l'argent, dis-je au bout d'un moment de réflexion.

-Avec quoi alors? Rétorqua-t-elle, suspicieuse.

-Emmett m'a dit que tu étais une très bonne cuisinière et, comme tu peux l'imaginer, je ne suis pas un fin cordon bleu alors quand tu viendras chez moi pour que je t'apprenne le piano, tu feras à manger!

Bravo, Cullen! Ça c'est de l'idée! Elle refit ce geste qui me désarmait totalement - se mordre la lèvre - et baissa les yeux vers le clavier du piano, confuse. Je soupirais discrètement de soulagement, me rendant compte que j'avais peut-être trouvé la parade pour la voir plus souvent. Après tout, mes examens ne commençaient qu'en décembre... Bella leva ses doigts vers les touches du piano quand le temps parut être en suspension à ce moment là. Ses doigts... Sa main tremblait, aussi distinctement que mes yeux me permettaient de le voir et la femme ici présente, se tenant assise au même banc que moi, l'avait remarqué. Un coup d'œil vers sa main droite confirma mes doutes, seule celle-ci était « malade », seule celle-ci tremblait suite à sa maladie et ça me tua sur place. Je vis les yeux de Bella s'embrumer de larmes et sa bouche qui retenait le cri qu'elle voulait lâcher de désespoir. J'avais l'esprit tellement bouleversé que j'étais incapable de faire le moindre geste de réconfort à son encontre. En gros, j'étais un crétin de première. Bella s'empressa de cacher son signe de faiblesse sous sa cuisse droite et secoua sa tête, comme pour essayer d'oublier ce passage.

-C'est d'accord pour le dîner, j'apporterai les ingrédients, confirma-t-elle.

Hein? Ah oui, la monnaie d'échange à mes cours de piano! Je me raclais la gorge et lui fis un sourire chaleureux.

-Ça marche alors! Je ne travaille pas mercredi, est-ce que tu veux commencer ton premier cours?

-Je travaille mais aprés mon boulot ça ira. Je finis à 19h30.

-Alors je viendrais te chercher, conclus-je.

-Mais...

-Pas de mais! Je viens te chercher et tu fais à manger, c'est équitable, non?

-Tu oublies le fait que tu vas devoir me supporter plus longtemps que tu ne le fais déjà.

Si tu savais! Ris-je au fond de moi. Ta présence ne me gêne pas du tout!

-Tu te sous-estimes trop, Bella, tu n'es pas ennuyante comme tu le penses. Et puis, tu vas exaucer un des rêves que je n'ai jamais crus possible de réaliser.

Je me levais du banc du piano et lui tendis la main pour l'aider. Comme je l'ai pensé, elle me tendit sa main gauche mais je ne fis semblant de rien. Comme si elle pouvait me cacher ça! Ça se remarque tout de suite un symptômes pareil!

-Quoi donc? S'enquit-elle curieuse.

-J'ai toujours voulu faire cours à une jolie fille!

Elle rougit violemment et je me retins de rire. C'était fascinant de voir à quel point elle pouvait rougir dés que je lui faisais un compliment, mais c'était si merveilleux à voir que je ne m'en lasserais jamais. Comme hier, tout naturellement, nous nous rassîmes dans mon canapé et la discussion partit de tout et de rien. D'après ce que je compris, le lycée a été une véritable horreur dans sa jeunesse mais grâce à Emmett, qui remettait les gens à sa place quand elle se ridiculisait devant tout le monde, elle se sentait un peu en sécurité, enfin jusqu'à ce qu'il ne parte à Seattle pour sa formation de pompier. Puis, je lui racontais comment moi j'avais vécu ma première année d'Université comme un Enfer sur Terre. J'avais un colocataire, Matt je crois, qui ne pensait qu'au sexe, encore et toujours, et il avait l'habitude de ramener des filles dans notre chambre, le seul problème, c'était qu'elles étaient légèrement collantes sur les bords et que j'en avais déjà assez de voir Matt se faire astiquer presque sous mes yeux. J'avais passé plus d'une nuit dans la chambre de Jasper, vu que le sien était sympa.

-Si c'est ton meilleur ami, comment ça se fait que vous n'avez pas été colocataire? Demanda Bella, aprés sa crise de fou rire passé.

-Dans les dortoirs où l'on était, c'était le major de je ne sais plus quoi qui faisait les plans des chambres et il avait une dent contre moi.

-Et pourquoi?

-C'est... assez embarrassant à dire, marmonnai-je.

-J'ai dû mal à y croire, vois-tu. Allez, s'il te plait?

Elle me regardait avec des yeux de chien battu tout en se mordant la lèvre inférieure. Enfer et damnation! Qu'elle arrête ça! Pour ma santé! Je soupirai et elle se rajusta dans le canapé, sachant qu'elle avait gagné le droit de savoir.

-Et bien... J'ai su, quelques semaines plus tard, que sa copine... Hum... Criait mon nom pendant qu'elle... J'en reviens pas que je dise ça! Pendant qu'elle jouissait, voilà!

Bella me regarda avec des yeux ronds avant d'éclater de rire, se pliant en deux. C'était pas drôle! J'ai plus osé regarder le mec aprés ça! Et puis, c'était embarrassant de voir Bella rire, alors qu'il n'y avait pas de quoi! Je n'avais jamais parlé à sa copine, je ne savais même pas comment elle s'appelait celle-là! Et comment je pouvais savoir qu'elle avait des vues sur moi, et surtout qu'elle criait mon nom pendant que l'autre couchait avec elle? Jasper avait eu la même réaction quand je lui avais dit, il avait ri pendant des semaines en me disant que ce n'était pas la première. Je n'avais plus regardé les filles de la même manière...

-Oh mon Dieu! Rit Bella, aux éclats. Je m'attendais à tout mais sûrement pas à ça!

-Merci de ton soutien, boudai-je minablement. Je vois que tu as de la compassion pour moi, je retiendrais...

J'eus le sourire lorsqu'elle reprit son souffle entre deux rires. Ce son était magnifique...

-Excuse-moi, Edward! Mais... Wow! C'était fort ça!

-À qui le dis-tu! Je me suis senti sale aprés ça!

-Et moi, je suis sûre que ce n'était pas la seule!

Je haussais les épaules, cachant mes rougissements. Pour une fois que c'était moi... J'avais remarqué l'effet que je faisais à la gente féminine, Jasper en riait souvent à mes dépends, ou mes collègues de travail, alors que, moi, la seule femme que je voulais était devant moi.

-Je suis désolée, s'excusa Bella, essuyant les larmes de joie. Je n'aurais pas dû mais ça fait du bien de rire de temps en temps. Changeons de sujet. Vas-y, pose-moi une question et je te répondrais. Pour me faire pardonner.

-N'importe laquelle? M'enquis-je, en souriant.

-Je suis toute ouïe!

Il y en avait bien une qui me trottait dans la tête...

-Combien de petits-amis, Isabella Swan a-t-elle eu au cours de sa vie?

Son sourire disparut et elle détourna le regard, mal à l'aise. Tu n'aurais pas pu trouver une autre question? Elle tripota la manche de son gilet, nerveusement.

-Un seul et unique.

Un seul? Comment ça se faisait qu'il n'y avait pas une liste d'attente? Et puis, comment ça se faisait qu'elle était encore célibataire? Bien que je préférais ça, mais bon...

-Et vu ton air, ça ne s'est pas fini en très bon terme.

-Lorsque je suis revenue habiter à Forks, chez Charlie, il m'a présenté son meilleur ami, Billy, qui avait un fils, Jacob. Je me suis très bien entendue dés le début, puis au fils des années c'est devenu mon meilleur ami pour passer à petit-ami. Je crois que je l'aimais, même si je me demandais ce que j'avais de plus que les autres mais j'étais heureuse et je ne cherchais pas plus loin. On est venu louer un appartement à Seattle et je commençais mes études alors qu'il travaillait dans un garage, tout allait pour le mieux, enfin c'est ce que je croyais. Un jour, alors qu'un de mes professeurs était absent, je suis rentrée plus tôt et j'ai vu Jacob avec... une autre fille, dans notre lit. Et j'ai su que ce n'était pas la première fois. Je l'ai quitté aprés lui avoir dit de ne plus jamais me parler ni me contacter et je n'ai pas cherché à avoir un autre petit-ami.

-Oh... Je suis désolé, je ne voulais pas te refaire vivre de mauvais souvenirs! M'excusai-je.

-Ne t'inquiète pas, maintenant je lui voue une haine inconditionnelle depuis que je ne l'ai plus vu! Et je m'en porte que mieux!

Pourquoi est-ce que le nom de Jacob, à Forks me disait quelque chose?

-Il vivait à Forks? Ce Jacob?

-Dans la réserve Quileute, oui. Pourquoi?

-Je ne te l'ai peut-être pas dit mais j'ai vécu à Forks, jusqu'à mes 13 ans, avant que mon père n'ait un poste à Seattle. Je me suis demandé comment ça se faisait qu'on ne s'est pas rencontré mais tu es arrivée l'année où je suis parti...

Bella ouvrit la bouche, pour la refermer aussitôt, stupéfiée. Je ne lui avais pas dit?

-Tu vivais à Forks? S'écria-t-elle. Comment ça se fait qu'on ne s'est jamais vus avant, alors? Et puis, nos parents se connaissent! C'est fou...

-Le monde est fou, Bella. C'est juste que le prénom de Jacob me disait quelque chose, je l'avais peut-être déjà croisé auparavant sans faire attention.

-C'est fort possible, tout le monde se connait à Forks, c'est si petit. Mais ne t'inquiète pas, ne pas se souvenir de lui est une bénédiction!

-Rappel-moi de ne jamais t'avoir sur le dos! Ris-je. Je le regretterais!

Elle rougit légèrement et se mordit la lèvre. C'est pas vrai! Nous discutâmes ainsi pendant des heures, sans que l'un de nous soit à cours de sujet de discussion et sans l'ombre d'ennuis. Elle était fascinante, aussi bien à regarder qu'à entendre, elle avait des manies, des expressions et des arguments qui faisaient qu'on ne voyait pas les heures passer. Et elle avait de l'humour, chose rare de nos jours, et si on faisait abstraction de sa maladie, c'était une fille pleine de vie! Elle m'apprit que son deuxième prénom était Marie, qu'elle aimerait avoir un chien dans l'avenir, qu'elle détestait Seattle et que Forks lui manquait un peu, qu'elle avait peur des araignées, que ses 2 livres préférés étaient Orgueil et préjugés et Les hauts de hurlevent, 2 grands classiques de la littérature, que son film préférait était Forest Gump (*), auquel elle pleurait toujours lorsque Jenny mourrait et trouvait que le petit Forest était adorable. Puis, je partis dans des questions idiotes mais banales, c'est comme ça que j'ai su que son plat préféré était le poulet basquaise, que sa couleur préférée était l'émeraude, ce qui la fit rougir alors que je ne voyais pas pourquoi, sa saison favorite était le printemps, qu'on l'appelait « Miss Catastrophe » chez elle car elle était maladroite, je crois que je l'aurais deviné tout seul et qu'elle voudrait habiter une maison simple au bord de la mer, pour se réveiller tous les jours avec l'Océan devant les yeux. J'avais souri à ça, car, personnellement, j'aimerais la même chose. Qui ne voudrait pas vivre au bord de la mer? Je répondis aux mêmes questions que les miennes, lui informant que mon deuxième prénom était Anthony, hommage à mon grand-père, que je n'aimais pas les serpents, que mon livre préféré était la saga Harry Potter, ce qui l'avait fait rire, pas très littéraire, je le reconnais, que j'étais un fan inconditionnel des films d'Alfred Hitchcock mais surtout de Psychose et que mon plat préféré était les lasagnes, que ma couleur préférée était le bleu, bien que le marron me parlait ces temps-ci.

Lentement, le jour fit place à la nuit et les lumières des grattes-ciels illuminaient le centre ville de Seattle. Les voitures affluaient sur les routes, les automobilistes revenant vers chez eux, ou revenant d'une quelconque réunion de famille. C'était fou de voir à quel point notre vie était monotone et routinière, mais qu'un rien pouvait tout changer. Moi, j'en étais la preuve vivante. Ma vie n'était basée que sur le travail et les études, et, maintenant, Bella m'avait montré un autre univers tout aussi magnifique qu'elle l'était elle-même. Je n'avais passé que 2 jours avec elle, bien que les circonstances soient assez funestes, mais je ne m'étais jamais senti aussi à l'aise avec une femme. J'étais moi-même, et non quelqu'un qui voulait juste satisfaire un plaisir charnel à tout prix. Nous parlions, nous riions, nous commentions et nous vivions dans un naturel étrange mais relaxant. Je me sentais bien avec elle et je me sentais plus heureux que jamais.

Malheureusement, toute bonne chose avait une fin et Bella voulait rentrer avant qu'elle ne soit seule au monde dehors. J'avais ri et elle avait rougi. Comme toujours.

-Tu ne voudrais pas rester avec moi? Demandai-je.

Les mots étaient sortis tout seul, sans que je ne m'en rende compte mais je m'en fichais pour une fois. Seule sa réponse me laissait nerveux. Elle me regarda avec étonnement et suspicion.

-Rester... avec toi? Murmura-t-elle.

Oh... Mes paroles pouvaient être mal interprété.

-NON! Enfin... pour dîner avec moi... ce soir, balbutiai-je comme un idiot.

-D'accord, mais c'est moi qui offre cette fois-ci.

-Mais...

-Pas de mais! Rétorqua-t-elle en levant la main pour me faire taire. Donne-moi ton téléphone. Une pizza, ça te va?

-Oui, ça me va!

Bien que ça me tuait, je laissais Bella payer lorsque le livreur arriva, déposant nos commandes. En la voyant marcher, j'eus une boule au ventre. Ses pas étaient mesurés et tremblant, alors qu'elle se tenait sur tout ce qui se trouvait sur son chemin. J'aurais dû aller payer! Puis, je fronçais des sourcils dans sa direction, alors qu'il ne me voyait pas, quand il détailla trop Bella à mon goût, de bas en haut. Je sentis mon sang se chauffer brutalement.

-Merci, Monsieur, dit poliment Bella. Bonne soirée!

-Pour que ma soirée soit parfaite, il me faudrait mon numéro ma jolie, répondit-il avec un sourire pseudo charmeur.

-Je vous demande pardon?

-Oh allez, quoi! Je suis sûr qu'on pourrait bien s'amuser tous les deux.

Je grognais de colère et m'approchais de ma porte d'entrée, plus énervé que jamais. Je me plaçais vers Bella, tout en entourant sa taille d'un de mes bras. Je la sentis frissonner contre moi et je dus me contrôler pour ne pas faire une bêtise monumentale.

-Un problème, ma chérie? M'enquis-je d'une voix contrôlée.

-Euh... Non, tout va bien.

Le livreur blanchit prématurément en me voyant avec Bella alors que cette dernière était légèrement nerveuse. Je rayonnai littéralement surtout quand je lui pris nos 2 pizzas de ses mains avec un sourire hypocrite sur le visage. Il n'avait pas bougé d'un pouce et recula de quelques pas, choqué.

-J'ai... J'ai encore du travail... Bonne appétit!

Et il détalla vers les escaliers, où j'aurais parié qu'il s'était vautré comme un crétin. Je fermais la porte derrière moi et Bella réagit à mon intervention.

-Tu n'aurais pas dû, marmonna-t-elle. Il n'allait rien me faire.

-Non, bien sûr, répondis-je sarcastique, il voulait juste jouer aux cartes avec toi et, puis, je suis sûr que c'est un enfant de chœur! Il avait tellement les bonnes manières!

Je posais brutalement les pizzas sur mon comptoir de cuisine, et cela fit sursauter Bella qui avait la main sur le coeur. Mes 2 mains accrochées sur le granit de la table devinrent douloureuses alors que mes phalanges virées entre blanc et rouge.

-Edward...

-Excuse-moi, murmurai-je, me sentant complétement dépassé par les évènements. J'ai tendance à m'emballer et... excuse-moi.

Je soupirais et respirais un bon coup, pour me détendre. Il fallait vraiment que « Monsieur sur-protecteur » reprenne du service, hein? Oh la ferme!

-Non, c'est... gentil de ta part mais n'oublie pas qui est mon frère, j'aurais trouvé de quoi le remettre à sa place, sourit-elle légèrement alors qu'elle s'assit sur un des tabourets que ma mère avait placé là.

-Et, encore, tu n'as pas vu Rosalie! Ils font bien la paire tous les deux!

Elle rit légèrement et je pris des assiettes, des couverts et des verres. Elle prit son carton de pizza et l'ouvrit, je tiquai sur son peu de contenu.

-C'est quoi cette pizza pour les nains? Et, sérieusement, une Harlem? M'enquis-je, amusé.

-Quoi? J'aime les Harlem! Et je ne mange pas pour 18, MOI! Tu vas prendre du ventre à force de manger comme un Ogre, tu le sais ça?

-Oh, excusez-moi, Miss Swan, j'avais oublié que vous faisiez des études de nutritionniste!

Elle me tira la langue alors qu'elle prenait sa première part de pizza, rikiki. Je souris à cet acte enfantin et me mis à déguster à mon tour, ma grosse et grasse pizza Hawaïenne. Ah! Je lui servis un verre de coca, m'avouant mentalement que je voulais l'engraisser un peu, alors que je pris de l'eau, sous son regard amusé. Je n'étais pas gros! Comme je l'avais imaginé, Bella ne finit pas sa pizza et, franchement, moi non plus. Cette dernière m'aida à ranger, alors que je prenais soin de faire ce qui l'empêchait de ne pas se tenir contre quelque chose, la discussion dériva sur Forks.

-Je suppose que tu en as entendu parler, des meurtres de Forks? S'enquit-elle.

-Oui, et je sais aussi que ton père est chargé de l'enquête. Cela te fait peur?

-De quoi?

-Pour ton père, de savoir qu'il est en train de poursuivre un tueur-violeur et sûrement atteint de problèmes psychologiques.

-Un peu, m'avoua-t-elle, mais tant qu'il est à Seattle, il ne risque rien de sa part.

-Mais tu sais qu'il repartira un jour, Bella.

-Oui... Mais, au fait, pourquoi affirmes-tu que le tueur a un problème psychologique? Est-ce que tu aurais un doctorat en psychologie?

Prend ça, Cullen! Ça faisait mal par où ça passe...

-Jasper est psychologue, et lorsque votre meilleur ami vous fait une séance gratuite à chaque fois qu'il vous voit, tu commences à t'y faire.

Elle rit légèrement, tout en se massant la tête. Mes poings se crispèrent automatiquement alors que j'essayais de ne pas lui montrer la colère et la frustration de ce geste. Tout va bien se passer, tout va bien se passer.

-Et puis, repris-je, le fait que ce soit des femmes entre 20 et 25 ans et qu'elles soient toujours retrouvées nues, prouve que l'homme en question ne fait pas ça par plaisir, mais par besoin.

-Besoin? S'égosilla Bella, alarmée. Qui ferait ça par besoin?

-Un schizophrène par exemple, il a plusieurs personnalités dont une qui lui dit de tuer toutes ces femmes. Il entend des voix dans sa tête qui lui ordonnent de tuer, se croit un émissaire de Dieu ou je ne sais quoi, mais, sinon, il est « normal », comme toi et moi.

-Mon Dieu... Toutes ces femmes mortes à cause d'un dégénéré... Souffla Bella.

-C'est horrible pour elles, mais encore plus pour ceux qui restent. Ami, famille, connaissance... On a l'impression d'être impuissant face à lui, surtout qu'il a l'air très intelligent.

-Je connaissais une des victimes, murmura-t-elle, elle travaillait à la station service de Forks. J'y mettais de l'essence, quand j'allais chez mon père.

Peut-être que je l'avais connue moi-même mais que je n'avais pas fait attention à elle. Il fallait vraiment que Charlie et le reste des équipes qui travaillent sur cette enquête trouvent ce cinglé, sinon Forks ne serait plus la petite ville calme et reposante que j'avais connu. Je surpris Bella en train de bâiller et je me levais pour aller prendre son manteau.

-Je crois qu'il est temps pour toi d'aller retrouver ton lit! Dis-je.

-Sympa, tu me vires de chez toi! Grogna-t-elle, tout en se frottant les yeux.

-Crois-moi, si je m'écoutais, tu ne sortirais jamais d'ici!

Merde! Merde! Merde! J'avais encore ouvert la bouche pour rien! Je masquais mon trouble en lui proposant son manteau que j'aidais à enfiler. Je pris le mien, mes clefs et lui tendis la main pour l'aider à marcher jusqu'à ma voiture. Lorsque sa main se glissa dans la mienne, hésitante, comme tout à l'heure, je sentis une petite décharge électrique me parcourir le corps. Je fis abstraction du fait que mon coeur battait à tout rompre et commençait à l'aider à marcher vers l'ascenseur, aprés avoir fermé ma porte à clef. Nous descendîmes dans l'ascenseur silencieusement jusqu'à sortir dans le froid bientôt hivernal de la rue. J'ouvris la portière à Bella et elle s'y engouffra, frissonnante, alors qu'elle laissait un grand vide dans ma main. Une fois installé dans ma voiture, je mis le chauffage et elle me remercia d'un regard. Je mis le contact et filai jusqu'à chez elle.

-Est-ce que tu travailles à l'hôpital, demain? S'enquit-elle, doucement.

-De 6h à 21h, pourquoi?

Rien que d'y penser, je déprimais.

-Serait-il possible que je passe, pour... enfin... mon... tu sais quoi.

-N'avais-tu pas deviné que tu étais déjà sur mon carnet de rendez-vous? Souris-je. Je t'attend demain, à l'heure qui t'arrange, tu n'auras qu'à me demander à l'accueil ou à quelqu'un du personnel.

-Je... D'accord. Je m'arrangerais avec Victoria pour avoir mon après-midi.

-Alors je t'attendrais.

Elle me fit un léger sourire et posa sa tête contre la vitre de ma voiture, exténuée. Je n'aurais peut-être pas dû l'inviter à manger à la maison... Il était 23h12 lorsque je me garais devant chez elle, quelques lumières allumées de son immeuble et le lampadaire sur le trottoir d'à côté éclairaient ma voiture, silencieuse. Je tournais ma tête vers Bella et un grand sourire s'étala sur mon visage quand je la vis profondément endormie dans le siège passager. Ses cheveux s'étalaient autour d'elle, sa bouche entrouverte, les paupières closes et ses mains sous sa tête, elle était magnifique. Timidement, je laissais un de mes doigts glisser sur sa joue et elle bougea légèrement en marmonnant des choses incompréhensibles. Adorable. Décidant que de toute façon, elle n'arriverait jamais à rentrer chez elle toute seule et que quelques minutes de plus avec elle ne me dérangeaient pas, je sortis de la voiture, sans faire de bruit, et en fis le tour. J'ouvris la portière de Bella et la retenais pour ne pas qu'elle tombe. Elle avait un sommeil de plomb! Je détachais sa ceinture, profitant de sentir son odeur de freesia et de fraise et la levais lentement. Si légère! Je fermais ma porte, la bouclais et pris Bella comme une jeune mariée. Elle remua et crispa sa main sur mon torse.

-Edward, soupira-t-elle.

-Oui, Bella?

-Edward...

Je baissais les yeux, alors que je fouillais son sac pour trouver les clefs, et vis qu'elle était parfaitement endormie contre moi, avec un petit sourire aux lèvres. J'esquissais un sourire à mon tour quand je tombais sur ses fichues clefs et que nous entrâmes dans le hall de son appartement. Comme elle me l'avait dit hier, son ascenseur ne marcha pas, alors je dus la porter jusqu'au troisième étage, mort de fatigue. Je crois bien que j'avais évacué la graisse de ma pizza! J'ouvris son chez elle et fermai derrière moi. Je l'emmenais directement vers la pièce qui semblait être sa chambre, et je ne fus pas surpris de la décoration. Comme elle, elle était simple et douce, sûrement pas la chambre de n'importe quelle fille de Seattle. Un lit trônait en plein milieu de la pièce, avec des draps violet, une armoire modeste était à côté, ainsi qu'un simple bureau où s'empilait des dizaines de livres. Quelques photos de famille y était aussi, me montrant Emmett avec elle, beaucoup plus jeune que maintenant, elle est Alice sur une plage, le soleil sur le visage, tous les 4 réunis sur une sorte de barque précaire et souriants. Forks.

J'allongeais délicatement Bella sur son lit, aprés avoir écarté les couvertures, et entrepris de la déshabiller. Enfin, pas complètement, juste pour qu'elle dorme le plus confortablement possible. J'enlevais son manteau, ses chaussures et ses chaussettes sous ses gémissements plaintifs et grognements coléreux. Je réprimais un rire, afin de ne pas la réveiller et abattis les couvertures sur elle, l'emmitouflant. Belle souffla de contentement et nicha sa tête contre l'oreiller. Attendri par un tel spectacle, je la regardais un instant avant que je ne remarque que je pourrais être un voyeur à faire ça. Je dégageais une mèche de cheveux sur sa joue et doucement, sentant les papillons dans mon ventre, je déposais un baiser sur sa joue tiède et douce. Je me délectais un instant de la sensation de sa peau sous mes lèvres et me retirais rapidement. Je soupirai de bonheur et partis en quête d'un stylo et d'une feuille. Après quelques minutes de recherche, je lui laissais un mot pour lui dire comment elle s'était trouvée là et lui rappelais pour demain, puis je sortis de la chambre, aprés un dernier coup d'œil vers sa silhouette endormie. Je me battis avec moi-même pour m'en aller et je claquais la porte fermement.

C'est avec un sourire, la sensation de sa peau sur mes lèvres et de son goût indéfinissable, que je me retrouvais dans mon lit, aprés le retour chez moi, tremblant. Aucun homme au monde n'était aussi heureux que moi à cet instant, pensant que demain, je la verrais encore.

Il n'est pas mignon mignon ce chapitre là?

Mettre James aprés une telle effusion de douceur serait inapproprié, n'est-ce-pas?

Mais il est toujours là, pas d'inquiétude.

Alors, la nouvelle de Charlie, elle vous étonné?

Le retour de Renée et Phil aprés 10 ans d'absence, est-il étonnant?

En tout cas, je vais faire un plaisir de l'écrire ce fameux chapitre où ils reviennent tout les 2!

Et Edward/Bella?

Ça a un peu avancer entre eux, non?

Ils ne sont pas passé par la case « Je t'aime » « Moi aussi », c'est un peu prématuré mais ça ne serai tardé, pas de stresse!

Merci de votre passage et n'hésitez pas à donner votre avis,

Clairouille59.

-(*) Forest Gump = Petite dédicace à Claire et Maud.