Bonjour tout le monde!

Je sais que vous attendez tous les fameux retrouvailles entre Bella et sa famille, et c'est chose faite!

Mais la question qu'on se pose est si Charlie, Emmett ou peut-être Rosalie, vont avouer à Bella que Renée et Phil sont de retour, n'est-ce pas?
Et puis, qui les a prévenus?

Une seule lectrice a trouvé qui avait téléphoné à Renée et Phil, pour la maladie de Bella, et je félicite Anais88 pour tout d'abord, son GRAND soutient, et son sens de l'investigation.

Comment Edward a perçu le moment avec Bella?

La réaction de Carlisle, face à la découverte de l'amour de son fils.

Pas de James aujourd'hui, ne voulant pas gâcher ce chapitre mais il reviendra très prochainement. Je vois qu'il vous fait toujours aussi peur! J'aime!

Réponses aux personnes sans compte ou qui refuse les messages privés:

-Eva.C: Premier chapitre, et tu aimes déjà? J'en suis honorée alors! À bientôt j'espère. Bisous!

-Mayawa: Merci beaucoup pour tes encouragements, et voici la suite que tu attendais! Bisous!

Merci à: Aliiice, Grazie, caropat07, Louna21, mamoure21, Paulipopo, Krine69, Triskelle sparrow, Robangel, DavidaCullen, Eva.C, Mayawa, Em 81, PetitPimousse, Anais88, Timica, et MyriamSM pour vos reviews.

Merci à: Camilia13015, lolall, Kriisten25, mushu19, MimiLutz, kimmy52, mimie05, chelsealondon, Chuchi-28 et asuna69 pour m'avoir mise en story alert, favorite story ou author alert.

Merci aussi à Phika17, ma bêta, pour sa correction! (L)

Disclamer: Tout les personnages appartiennent à SM.

Bonne lecture,
Clairouille59.

Chapitre 17 : Un retour surprise

Mardi 10 novembre 2010

POV Carlisle

Comment n'avais-je pas pu faire le rapprochement? C'était logique! Nom de Dieu, bien sûr que ce l'était! Bella... C'était de Bella que mon fils, Edward, c'était épris et je n'avais rien vu. Tu te fais trop vieux, Carlisle. Ça doit être ça, à moins que je me trouvais une excuse pour justifier le fait que je n'avais pas vu ce qui était sous mon nez. J'étais encore un peu sonné par la nouvelle, pas que je sois déçu ou en désaccord avec les sentiments de mon fils envers Bella, mais parce que Edward avait trouvé chaussure à son pied. Le seul hic, et j'avais bien pu le constater quand j'ai vu Bella sur la table d'examen, c'est sa tumeur au cerveau qui la rongeait de l'intérieur. Son teint pâle, ses os qui ressortaient, ses cernes sous les yeux, les tremblements de sa main droite, sa mine constamment douloureuse ne faisait aucun doute sur sa maladie, et ça me bouffait. Pas forcément sur le fait qu'Edward soit amoureux d'elle, mais surtout parce que c'était la fille de Charlie, un vieil ami, et que je n'imaginais même pas sa réaction si sa fille était trop faible pour combattre la maladie. Et Edward? Je crois que je préférais ne pas y penser, car, comme moi, il était l'homme d'une seule femme et il l'avait trouvé à 23 ans, risquant de la perdre à tout instant. Ferait-il quelque chose de regrettable si Bella ne survit pas? Sûrement.

-Carlisle? Chéri? M'appela ma femme. Est-ce que ça va?

Je clignais des paupières et tournais la tête vers celle qui faisait battre mon coeur depuis plus de 25 ans maintenant. Ses cheveux couleur cuivre, que notre fils avait hérité, entouré son si joli visage en forme de coeur, mais les traits soucieux déformaient sa beauté naturelle. Debout, derrière le comptoir de la cuisine, elle s'affairait à faire le dîner de ce soir, alors que j'étais censé être plongé dans le dossier d'un patient, et non dans mes pensées, elle arrêta tout mouvement et marcha vers moi. Je posais mon stylo sur la table et soupirais quand une main tendre glissa dans mes cheveux, signe de compassion. Je ne lui avais rien dit sur l'identité de celle qui avait pris le coeur de notre fils, et je ne savais pas pourquoi. C'était idiot. Je ne lui avais jamais rien caché en 25 ans de vie commune, mais j'avais un blocage sur ce sujet là. Allez savoir pourquoi.

-Qu'est-ce qui te tracasse autant, mon chéri, murmura Esmée.

Je pinçais l'arrête de mon nez, nerveusement. Je ne comprenais pas ma réaction envers elle, car elle serait heureuse d'apprendre l'identité de celle qui serait peut-être sa future belle-fille, chose qu'elle attend avec impatience.

-J'ai quelque chose à te dire, dis-je finalement.

Je sentis ma femme se tendre contre moi, tout muscles bandés en attente.

-Ce n'est pas quelque chose de grave! M'empressai-je de poursuivre, voyant qu'elle n'avait toujours pas de réaction. C'est même une... bonne nouvelle... en quelque sorte.

-En quelque sorte? Répéta-t-elle.

Je lui fis signe de venir s'asseoir sur mes genoux et entourais mes bras autour de sa taille.

-Tu te souviens de la fille de Charlie? M'enquis-je, prudemment.

Je la vis froncer les sourcils.

-Bien sûr! Isabella! Il a même un fils, Emmett je crois. Pauvre petite, ça doit être dure pour elle, d'avoir une maladie aussi grave...

-Je l'ai vu avec Edward, ce matin, dans mon bureau.

-Qu'est-ce qu'Edward faisait avec? Il travaillait, non?

Ton fils essaye de lui faire la cours? J'étais vraiment un père pathétique des fois.

-C'est elle, murmurai-je. La fille dont Edward c'est épris, c'est Isabella.

Je regardais ma femme qui se figea, la bouche ouverte et les yeux écarquillés. Et oui ma chérie, elle était sous nos yeux!

-La fille de Charlie? Sourit Esmée. C'est tellement inattendue et... surprenant, Carlisle.

Je n'aurais pas trouvé un meilleur mot: surprenant. Mais j'étais heureux, car notre fils l'était, en quelque sorte. Sa maladie était lourde à porter, mais j'avais bon espoir, ou j'avais la foi, qu'elle pouvait s'en sortir et qu'ils vivraient heureux tous les deux. Ne t'emballe pas trop papy, ils se connaissent à peine! Vrai. Elle pouvait très bien l'aimer en ami et non plus si affinité. Ça serait un coup dur pour Edward, car j'avais l'intime conviction que c'était elle et personne d'autre. Soudain, ma femme se leva de mes genoux et se précipita vers le téléphone. Pourquoi est-ce que je la voyais venir celle-là?

-Esmée? Dis-je, amusé. Que fais-tu?

-Il faut que je l'appelle, voyons! Je ne vais pas rester là à rien faire, si?

-C'était l'idée...

-Carlisle Phineas Cullen! Comment peux-tu penser que je vais rester ici, à ne rien faire? Me gronda-t-elle. C'est de mon fils que l'on parle et...

Je levai les yeux au ciel, exaspéré. C'était aussi de mon fils que l'on parlait, non? Je savais qu'elle rêvait que notre fils trouve chaussure à son pied et de rencontrer sa future belle-fille, mais je n'avais jamais remarqué à quel point cela l'obsédait. Je me levai de ma chaise et pris le téléphone de ses mains afin de le remettre sur son socle. Elle me regarda, les yeux brillants de larmes qui menaçaient de couler le long de ses joues. Je ne savais pas pourquoi elle avait un tel comportement, ni même pourquoi elle voulait à tout prix qu'Edward trouve la femme idéale, mais j'avais peur que les prochains événements ne l'affectent beaucoup trop.

-Esmée, murmurai-je. Laisse-le décider lui-même, veux-tu? C'est sa vie, pas la notre...

-Et si Isabella mourait, hein? Cria-t-elle se détachant de moi. Si sa tumeur l'emportait, Carlisle? Comment réagira notre fils? Tu as vu, comme moi, les étoiles qu'il a dans les yeux quand il a la tête ailleurs et qu'il pense à elle. Que penses-tu qu'il fera si Isabella ne survit pas? Je... Je ne peux pas imaginer notre fils faire... mettre fin à ses jours et...

-Esmée! Esmée! La coupai-je dans son monologue morbide. Qui a dit que Isabella allait mourir, voyons? Certes, elle a pris son traitement tard mais elle a une chance, une grande chance de survit, crois-moi! Si elle se bat contre la tumeur, qu'elle a des gens qu'elle aime et qui la soutiennent autour d'elle, dis-moi pourquoi elle mourrait?

Elle baissa les yeux, séchant ses larmes, et j'en profitais pour m'approcher d'elle et la prendre convulsivement dans mes bras. Étreinte qu'elle me rendit avec force et détermination. Elle avait peur. Peur que l'amour que portait Edward envers Isabella ne soit mortel pour eux deux, ou qu'elle le rejette et qu'il ne devienne que le fantôme de lui-même. Nous avions beaucoup de craintes envers cet amour, et ce serait mentir si je disais que je n'avais pas pensé à en parler avec Edward et de lui demander s'il était bien sûr de ses choix. Mais Esmée avait raison, Edward avait souvent l'esprit ailleurs et il avait un sourire niais sur le visage, les yeux pétillants de bonheur. Il l'aimait. Isabella rendait notre fils plus heureux que jamais, plein de vie et irradiant de joie de vivre. Lorsqu'il venait à la maison, il était plus taquin avec sa mère, plus présent avec son grand-père, qui était on ne peu plus heureux, plus touché par les choses autour de lui et je ne l'avais jamais entendu autant rire en 23 ans. J'avais toujours pensé que j'avais raté quelque chose dans son éducation, car il se plongeait toujours dans ses études, et n'avait jamais eu de « vraies » petites-amies, bien qu'il n'était plus innocent. Mes pauvres oreilles pouvaient en témoigner. Esmée se plaignait souvent de ne pas en rencontrer une, même lorsqu'il était au lycée, ou à l'université, mais quand elle lui posait la question, il répondait juste: qu'elles étaient trop insignifiantes pour nous les présenter, et qu'il nous ramènera une fille ici lorsqu'il saura que c'est la bonne, et pas avant. Je crois que le moment était venu, bien que je l'avais déjà rencontrée sans vraiment savoir qui elle était pour mon fils.

-Désolée, sanglota Esmée contre ma chemise bonne pour le lavage, mais je m'inquiète pour Edward, c'est logique, non? Je suis sa mère et j'ai peur qu'il soit malheureux.

-Oh, mon amour, souris-je, combien de fois vais-je te dire qu'Edward n'est plus un bébé et qu'il peut très bien s'occuper de lui et de ses relations tout seul?

Elle eut une mine renfrognée et je me mis à rire, sous son regard noir. Je déposais un baiser sur son front, tendrement, et posais mon menton contre son crâne. Elle s'inquiétait beaucoup pour Edward, depuis toujours, et c'était souvent excessif mais elle ne pouvait s'en empêcher autrement. Une vraie mère poule! Je crois qu'elle reportait tout l'amour qu'elle avait en elle pour notre seul enfant, et, souvent, ça me brisait le coeur. Je n'avais rien pu faire pour combler ce manque d'amour, je n'avais pas pu la soigner aprés ses complications à l'accouchement d'Edward. Je m'en voulais toujours. Ce dernier ne disait pas souvent ce qu'il avait sur le coeur, et n'osait rien dire lorsque sa mère le pouponnait un peu trop à mon goût. C'était un homme aprés tout!

-Elle est comment? Me demanda ma femme, toujours contre moi.

-Qui?

Elle s'écarta de moi et me donna une tape sur le bras. Ça fait mal!

-De qui veux-tu que je parle, idiot? D'Isabella bien sûr!

Je me frottais le bras tout en lui répondant. Je savais que si je ne le faisais pas, ou oubliais le moindre détail, j'allais fortement le regretter.

-Elle ressemble beaucoup à Charlie, avouai-je. Brune, yeux marrons, de taille moyenne, timide, réservée, polie et elle est trop jolie si tu veux savoir.

-J'aimerais tellement la rencontrer! Bouda ma femme.

-Il faudra que tu sois patiente, ma chérie, car ce n'est sûrement pas demain la veille qu'Edward va l'emmener ici.

Elle soupira de frustration. Je n'imagine même pas comment ça doit bouillir là-dedans! Une vraie cocotte minute. Mais, dans le cas de Bella, certains patients se reculaient souvent de leur famille, pour ne pas les blesser, et rejeter l'amour de leurs proches, et de leur compagnon - ou compagne. C'était douloureux de voir une famille déchirée aprés un diagnostique, mais je n'avais jamais pris un cas dans mon coeur, je savais que ce serait trop dur à supporter si le patient en question mourait. Edward avait suivi mon conseil, jusqu'à ce qu'il rencontre la fille de Charlie, mais ce n'était pas plus mal, si ça le rendait heureux. Et ça le rendait heureux! Je me demandais si ce bon vieux Charlie savait pour Edward...

-Et si on invitait les Swan à dîner, pour Thanksgiving, à Forks? Demanda ma femme, réjouie. Ce serait une bonne occasion de montrer notre soutien à la famille.

C'était une tradition, nous allions toujours à Forks pendant cette période de l'année, je posais toujours mes congés fin novembre. Mais avec ce qui se passait à Forks en ce moment...

-Ce ne serait pas plutôt pour rencontrer Isabella? Me moquai-je.

Elle plissa les yeux, démasquée, et fila vers la cuisine ou elle baissa ce qu'il y avait sur le feu, avant de prendre le téléphone mural. Et elle allait l'appeler!

-Allo, Charlie, c'est Esmée à l'appareil. Comment vas-tu?

-...

-Nous allons bien, merci. Est-ce que... Est-ce que Isabella est venue vous voir?

-...

-Oh... Je suis désolée, Charlie, mais je suis sûre qu'elle changera d'avis. La famille, c'est important chez les Swan.

-...

-Dis-moi, aurais-tu quelques chose de prévu pour Thanksgiving?

-...

-Est-ce que tu voudrais venir, avec Emmett, le fêter à la maison?

-...

-Nous passons les fêtes à Forks, cela pourra être avantageux si vous trouvez une nouvelle victime, murmura-t-elle soudainement.

Ses meurtres. Cette violence gratuite. Cette barbarie me dégoûtait. Cet homme devait être dérangé pour faire ça! Fou!

-...

-Parfait! Je suis heureuse que tu acceptes, alors! Pour 18 heures, cela te va?

-...

-Rosalie sera là, ainsi que Jasper, et Edward bien sûr..

-...

-N'hésite pas à appeler si tu as besoin de quelque chose, d'accord?

-...

-Bien. Ne t'inquiète pas, je suis sûre que tout va s'arranger pour le mieux.

-...

-Bonne soirée, Charlie, et à bientôt. Bye.

Elle raccrocha, le sourire aux lèvres. Elle ne changera donc jamais? Avec toujours un grand sourire aux lèvres, elle remit le feu en route et tourna ce qu'il y avait dans la marmite. Je levai les yeux au ciel, la voyant si heureuse de rencontrer Bella mais j'avais peur d'une chose, c'est qu'elle brise le coeur de mon fils. Serait-ce le cas?

Mercredi 11 novembre 2010

POV Edward

Son baiser me brûlait encore la joue.

Ses yeux transperçaient mon âme.

Ses rougissements faisaient battre mon coeur douloureusement.

J'étais faible face à cette femme. Idiot et faible. En somme, un imbécile. Un imbécile amoureux, comme dirait mon père. Ou un mec qui s'est fait avoir, pour Jasper. Personnellement, je ne me sentais pas être un des 2 cas, mais plutôt un homme aimant une jolie jeune femme qui avait changé sa vie. Ouais, bah tu es un idiot quand même, Cullen. Peut-être... Enfin, j'avais cette impression de changement, de nouveauté depuis qu'elle avait embrassé ma joue. Certes, ce n'était pas un vrai baiser, ni même une preuve d'affection quelconque envers moi, mais toutes les cellules de mon corps me disaient le contraire. 2 jours s'étaient écoulés, et j'avais l'air d'un fantôme, tellement je me remémorais cette scène dans ma tête, encore et toujours. J'avais même eu des problèmes au travail, me trompant dans les diagnostiques, les ordonnances, oubliant du matériel, ce qui avait rendu fou le chef de service. J'avais eu le droit à un blâme d'une semaine, ce que mon père ne savait pas, et qui serait inscrit dans mon dossier pour les prochaines années de médecine, et mon futur boulot. J'étais mal. Et tout ça à cause d'une femme. Mais pas n'importe laquelle, c'est ça le pire, pas n'importe laquelle! Elle était si unique, altruiste, timide, gentille, compréhensive, aimante et si belle que j'en perdais la tête. J'en perdais complètement la tête. Peut-être trop...

17h45 sonnait dans mon appartement, et mon estomac fit le grand-huit soudainement. Je n'avais pas vu Bella depuis 2 jours, j'étais en manque d'elle, et j'allais passer la soirée avec elle et sa famille, si tout allait bien. Mais pourquoi ça ne le serait pas? J'avais appelé Emmett, le frère de Bella, pour lui dire que je passerais ce soir les voir, pour donner des nouvelles de Bella, sans qu'ils soient au courant que cette dernière serait avec moi. J'avais appris qu'Alice était partie de chez Emmett, furieuse, car elle pensait que Rosalie remplacerait peu à peu Bella. Dire que j'avais été étonné était un euphémisme. J'avais essayé de téléphoner à cette dernière, voulant juste savoir ce qu'elle pensait, et non venir comme un boulet dans cette affaire, mais rien à faire, je tombais à chaque fois sur son répondeur, et ce depuis 2 jours. Si une personne pouvait se faire toute petite et ne pas porter l'attention sur elle, c'était bien Rose! Après ce que ce salaud de Royce lui avait fait, elle n'avait jamais été la même. Moins expressive, plus renfermée, moins sociable aussi, tout l'opposé d'avant sa rencontre avec Royce. Si je l'avais sous la main celui-là... Je secouais la tête, refusant de penser à cela maintenant.

Le coeur battant, les nerfs en pelote et surtout avec mes pensées qui me jouaient des tours, je pris mon manteau et mes clefs, en avant pour aller chez Bella. Dans ma voiture, je mis la musique, chose qui m'avait toujours apaisé et rassuré, Debussy joua et je fermai les yeux, quelques instants, avant de mettre la première et de foncer vers celle qui m'avait envouté, sans qu'elle le sache. La rue de Bella traversa mon champ de vision, et j'accélérai malgré moi, impatient de la revoir. 2 jours s'étaient écoulés et j'avais l'impression que ça faisait des années que je n'avais pas pu admirer sa beauté à couper le souffle. Heureusement qu'elle n'est pas télépathe, sinon elle se poserait des questions sur ta santé mentale! Oh, je n'en doutais pas une seconde. Ça ne pouvait pas être réciproque, mes sentiments n'étaient qu'à sens unique, ça se voyait comme le nez en plein milieu de la figure, mais il y avait une raison pour que je ne la mérite pas, ou du moins, je l'espérais. Des hommes auraient décroché la lune, franchi l'Everest, se seraient musclés ou une autre chose stupide pour l'avoir à ses côtés, et étrangement, moi, je ne faisais pas vraiment quelque chose. Je l'aidais du mieux que je pouvais, pour sa santé et autre, espérant, sûrement, qu'elle comprenne que je tiens à elle plus que quiconque. Plusieurs fois, elle m'avait demandé pourquoi je faisais tout cela, pourquoi je l'aidais et étais si gentil avec elle, et j'avais failli tout lui avouer. Mais comment m'aurait-elle prit pour autre chose qu'un psychopathe qui la suit? Un psychopathe amoureux peut-être? Non, je ne pouvais pas franchir cette limite que je m'infligeais moi-même. Jamais.

Je soufflai un bon coup, éteignis mon lecteur CD et coupai le moteur. Calme-toi, Edward, ce n'est pas comme si tu allais lui demander sa main. Malheureusement. Le bip de l'alarme de ma voiture se déclencha et je marchais contre le vent, vers l'interphone de Bella. Je me demandais comment elle pouvait accepter de vivre dans des conditions pareilles, alors que sa santé était en jeu. Mais je ne pouvais pas tout négocier, déjà, j'avais été surpris qu'elle accepte d'arrêter de travailler et qu'elle ne m'ait pas posé plus de question sur les médicaments que je lui avais donné la dernière fois, ayant moi-même payé de ma poche ses « échantillons », comme je lui avais si bien menti. J'avais parlé à Eleazard, mon parrain et grand ami de la famille, d'une patiente qui ne pouvait pas payer son traitement, il m'avait informé que l'hôpital bénéficiait d'une caisse d'aide pour les patients qui n'avaient pas les moyens de payer leurs médicaments, et ça avait fait tilte. Bien sûr, il fallait un dossier en béton pour bénéficier de cette aide, mais Bella ne pourrait pas payer ses soins par ses propres moyens, ni sa famille, même si elle se cotisait. Il fallait que je commence à en parler à son père, ou Emmett, pour que Bella ne se sente pas agresser et qu'elle ait le choix. Il y avait un risque qu'elle refuse, c'était la femme la plus têtue que je connaisse, mais si je n'étais pas seul, peut-être que je pourrais faire valider mon plan. Le secret de la réussite est la patience mon cher. Exact.

-Oui?

-C'est Edward, dis-je, aurais-je la chance de pouvoir monter 3 étages à pieds?

Je l'entendis doucement rire et je souris à ce son mélodieux à mes oreilles.

-Bien sûr, je t'ouvre.

Je la remerciais et la porte s'ouvrit dans un bip affreux pour mes oreilles. Mais, aprés le rire de Bella, tout bruit me paraissait affreux et triste. Comme la dernière fois, ainsi que la fois d'avant, l'ascenseur n'était toujours pas arrivé, et, intérieurement, je me sentis bouillir, surtout quand je pensais que Bella devait monter et descendre ces marches tous les jours. Putain de propriétaires! Je montais 4 à 4 les marches des escaliers, manquant de me ramasser lamentablement, pour arriver au bas de sa porte. Ma main resta en suspension, voulant toquer à la porte, quand je remarquais que celle-ci était entrebâillée. Je la poussais doucement, laissant place à la vision de Bella, qui finissait de faire sa petite vaisselle. Mon coeur se serra douloureusement en pensant que cette femme ne sera jamais à moi. Ses longs cheveux bruns étaient tirés en une queue de cheval, montrant la courbe de sa gorge délicate et sa peau blanche, les traits de son visage paraissaient plus apaisés, plus sereins, ses yeux chocolats, bien qu'ils étaient rivés vers l'eau de son évier, brillaient d'une lueur méconnaissable et sa silhouette me donnait des pensées pas du tout appropriées en cet instant. Idiot! Je me donnais une claque mentale, avant de fermer la porte.

-Tu sais que ce n'est pas très prudent de laisser sa porte ouverte? L'avertis-je.

Elle poussa un cri, tout en sursautant et en laissant ce qu'elle avait en main se fracasser sur le sol. Moi-même, je fus étonné et mon coeur rata un battement. Des morceaux de verre s'éparpillèrent partout sur le sol de la petite cuisine, et Bella posa une main au niveau de sa poitrine.

-Edward! Souffla-t-elle. Tu m'as fait peur!

-C'est ce que je vois. Désolé...

Ses yeux accrochèrent les miens quelques instants, avant qu'elle ne détourne les yeux en rougissant. Rougissante? Depuis quand rougissait-elle quand elle me regardait? Je m'approchais d'elle alors qu'elle sortait une balayette d'un de ses placards.

-Laisse-moi faire, lui dis-je, c'est de ma faute si c'est arrivé.

-Je suis tout à fait capable de ramasser ces morceaux de verre, contra-t-elle.

Toujours aussi têtue! Pensai-je en souriant intérieurement.

-Je n'ai jamais douté du contraire, mais ce serait plus prudent que ce soit moi qui m'affaire à cette tâche, vu que tu as une fâcheuse tendance à te blesser très facilement.

Elle plissa des yeux, mécontente, et elle me fit penser à un petit chaton enragé. Si elle savait l'effet qu'elle faisait sur moi, même quand elle était en colère. Tout bonnement adorable... Puis, elle leva les yeux au ciel et me tendit tout de même le nécessaire de balayage. Je lui fis un sourire et, pendant les prochaines minutes, je fis en sorte qu'aucun débris de verre ne reste sur ce carrelage beige. Bella me remercia d'un sourire, et je remarquais qu'elle était en meilleure forme que la dernière fois. Peut-être était-ce l'effet de mon imagination? Un peu moins blanche, plus souriante, ses cernes s'étaient un peu apaisées et elle paraissait moins fatiguée. Le traitement devait faire effet.

-Tu as l'air d'aller un peu mieux, lui dis-je, alors que je m'appuyais sur le plan de travail, refusant que je l'aide à essuyer le peu de vaisselle qu'elle avait.

-Oui, le traitement me soulage énormément, avoua-t-elle, en rangeant la dernière assiette. Ce n'est pas non plus la grande forme, mais je tiens un peu plus sur mes pieds qu'avant.

-Heureux de l'apprendre. Je m'inquiétais un peu à vrai dire.

-Et pourquoi dont? S'étonna-t-elle.

-C'est à partir des premiers jours qu'on voit si le traitement fait effet ou non, mais, dans ton cas, je suis soulagé de voir que c'est le cas.

Elle me fit un léger sourire, franc, avant de se racler la gorge. Je sus de suite que quelque chose la dérangeait.

-Un problème? M'enquis-je.

Elle me jeta un regard en coin, le regard rivé sur un point imaginaire dans son salon, et se mordit la lèvre inférieure. J'aurais pu presque gémir de bonheur en la voyant faire ceci avec sa lèvre, un geste qui me rendait fou et faisait cavaler les pensées les plus obscènes dans ma tête. Un vrai pêché cette femme, et elle ne s'en rendait même pas compte.

-Tu es toujours sûr de vouloir m'accompagner? Me demanda-t-elle, timidement. Je pourrais comprendre que tu sois fatigué de m'aider, ou que tu es autre chose à faire.

Doutait-elle toujours de ça?

-Toujours partant, répondis-je. Je te l'ai dit, je serais là temps que tu ne seras pas guérie, et même sûrement aprés.

Bella écarquilla les yeux sous mes derniers mots, et je m'insultais de tous les noms comme un imbécile. À chaque fois, elle me prenait au dépourvu et mes sentiments s'exprimaient un peu plus chaque jour. Avait-elle des doutes?

-Tu... Tu devrais mettre ton manteau, si... si on ne veut pas être en retard chez ton frère, balbutiai-je.

Rougissante, encore une fois, elle acquiesça et enfila son manteau d'hiver posé sur le dos d'un fauteuil. Bella batailla contre les manches de ce dernier, n'étant pas encore totalement en pleine possession de ses moyens, et j'allais lui rendre secours en passant derrière elle pour qu'elle passe sa dernière manche.

-Merci, murmura-t-elle.

-De rien.

Je plaçais une mèche rebelle derrière son oreille avant de lui montrer sa porte d'entrée. En plusieurs minutes, nous fûmes au chaud, dans ma voiture, aprés une descente d'escaliers assez dangereuse sur ses jambes récemment mobiles. Je lui avais offert mon bras, qu'elle avait pris avec hésitation, ce qui lui avait permis de marcher avec plus de sécurité. Je n'osais même pas penser quand je n'étais pas là pour l'aider. Je mis le chauffage, frissonnant à cause du vent hivernal qui agissait depuis plusieurs semaines à Seattle et mis le contact. Bella avait le regard rivé vers ma boite à gant, remplie de CD en tout genre, se mordant la lèvre. Hum...

-Tu veux mettre un CD? Ça ne me dérange pas, tu sais.

-Euh... Non, c'est juste que tu as une collection impressionnante.

-J'ai été élevé dans une famille fan de musique, souris-je. Ça me détend.

-Qu'est-ce que tu écoutais, tout à l'heure?

J'esquissais d'un sourire et mis en marche l'auto-radio. Rêverie de Claude Debussy envahit l'habitacle de la voiture, doucement et tendrement, me relaxant de suite.

-L'air me dit quelque chose, souffla Bella.

-C'est Rêverie, de Debussy. Elle est presque aussi connue que Clair de lune.

-Mais elle ne lui arrive pas à la cheville.

-D'accord avec toi.

Elle mit sa ceinture et s'installa confortablement sur le siège passager, profitant de la douceur de la musique. Je ne lui avais pas demandé, mais elle devait sûrement angoisser pour ce qui allait arriver: revoir sa famille. Je crois que, de toute façon, pendant le trajet, la conversation s'emmènera doucement vers le sujet. Je retirai le frein à main et partis en direction de l'appartement de Emmett, bercé par la musique.

Quelques minutes plus tard, nous étions toujours sur la route... dans un bouchon magistral, comme on en fait partout ailleurs dans les grandes villes. Le CD de Debussy tournait toujours dans mon autoradio et heureusement, sinon j'aurais insulté la moitié des personnes présentes sur cette route. Mais où ils avaient eu leurs permis de conduire? Dans une pochette surprise ou quoi? J'avais tous les muscles bandés sous ma peau, mais, pour Bella, je me retenais au maximum.

-Non mais quel crétin celui-là! Il ne sait pas qu'il y a des clignotants sur les voitures, maintenant! Cria Bella, à mes côtés.

Je la regardais avec un sourcil levé et elle se mit à rougir violemment. Vraiment adorable comme réaction physique.

-Désolée, s'excusa-t-elle, mais je me demande comment certaines personnes ont eu leurs permis.

-Me croirais-tu si je te disais que je pensais à la même chose? Souris-je.

-Plus rien ne m'étonne de nos jours. Mais, franchement, tu as vu celui-là? Avec son Audio rouge? À croire que la route est à son nom!

Je me mis à rire et elle me rejoignit timidement. Quel caractère! Il ne faut sûrement pas l'avoir sur le dos! Elle était exceptionnelle comme femme, vraiment tout ce qu'un homme pouvait rechercher chez une femme, et je me demandais encore comment ça se faisait qu'elle soit seule. Pris d'une audace folle, ma curiosité prit le relais sur la raison.

-Est-ce que tu trouverais ça indiscret de ma part, de te demander pourquoi tu n'as pas trouvé chaussure à ton pied? M'enquis-je, prudemment.

Le bouchon, persistant toujours, m'aida à tourner la tête vers elle, et voir à quel point ma question la désarçonnait. Elle cligna des paupières, et regarda dehors, perdue dans ses pensées. J'aurais dû peut-être me taire...

-Désolé, je ne devrais pas être si indiscret. Oublie ma question...

-Tu n'es pas indiscret, me coupa-t-elle, juste curieux.

Elle s'arrêta et j'attendis patiemment sa réponse.

-Hum... Après Jacob, je n'ai pas cherché quelqu'un d'autre, il m'avait trop blessée et je me suis enfermée dans mes études par la suite. Aucun... Aucun homme ne m'a plu, n'a fait battre mon coeur comme lui, me faisait rougir ou me comprenait sans qu'on ait besoin de se parler. Je l'aimais, de tout mon coeur, mais j'avais l'impression que ce dernier est parti quand j'ai quitté Jacob.

-Ne crois-tu pas qu'il y ait quelqu'un qui puisse t'aimer, aujourd'hui? Un homme qui sache t'aimer et te respecter pour ta juste valeur?

-Je ne sais pas... Je ne suis sûrement pas ces femmes qui cherchent à tout prix à se caser, de peur de rester seules. J'aime la solitude, le fait de ne pas avoir de compte à rendre à mon conjoint. Et puis, qui m'aimerait maintenant, alors que je suis malade, qui est sans emploi et va bientôt être dans la rue faute d'argent?

Moi. Le mot m'était resté sur la langue. J'étais un lâche, sûrement, mais mon coeur me disait que ce n'était pas le moment. Il y avait un moment pour tout, pour s'aimer, s'avouer, se disputer mais, là, ce n'était sûrement pas le moment de lui déclarer ma flamme.

-Tu ne sais pas ce que la vie te réserve, Bella, murmurai-je. Peut-être qu'il y a déjà un homme qui n'attend plus que toi, mais dont tu ne connais pas ses sentiments envers toi.

-Peut-être, mais je suis persuadée du contraire. Et vous, Monsieur Cullen, comment ce fait-il que vous soyez toujours célibataire?

La question que je voyais venir. Et la question qui ne fallait pas me poser. Qu'est-ce que je pouvais bien lui dire? Lui mentir? Dire un semblant de vérité?

-Je suis amoureux, lâchai-je, mais elle ne le sait pas.

Je votais pour la deuxième partie: un semblant de vérité.

-Vraiment? Chuchota Bella.

-Oui, depuis plusieurs semaines.

-Pourquoi ne lui dis-tu pas?

-Elle m'intimide et, puis, ses sentiments sont sûrement à sens unique alors je préfère être son ami plutôt que tout gâcher.

-Je suis sûre que tes sentiments sont partagés, dit-elle, déterminée. Tu es un homme unique, Edward, je te l'ai déjà dit, et si la femme que tu aimes et assez bête pour te laisser filer, alors elle ne te mérite pas.

Es-tu assez bête pour me laisser filer, alors?

-C'est gentil, merci, mais je crois que c'est peine perdue, comme pour toi qui crois qu'il n'y a pas une personne intéressée par toi.

Je soupirais et hochais la tête alors qu'elle appuyait sa tête contre la vitre. Je compris que la discussion était close, et j'en étais soulagé. J'avais atterri sur un terrain dangereux là. Pendant les minutes qui passèrent, ce fut le silence total, hormis les pots d'échappement, les klaxons et les insultes des automobilistes. J'arrivais à me sortir des bouchons, alors qu'il était 18h20 passé. On sera en retard.

-Jacob est revenu, me dit Bella.

Je me figeais de suite. Il était revenu. C'était fini. Je n'avais plus aucune chance. Son ex était revenu, celui qui lui avait fait plus de mal que jamais et elle allait le reprendre. Quoi de plus logique? Elle l'aimait sûrement encore, faisant battre son coeur, la faisant rougir et se comprenant sans se regarder. Un doux rêve qui s'envole. Mes mains s'étaient crispées sur le volant de ma voiture, instinctivement. Quel idiot!

-Edward? Murmura Bella à mes côtés. Est-ce que ça va? Tes... Tes phalanges sont toutes blanches Edward...

-Ça va, répondis-je plus glacialement que je ne l'aurais voulu. Tu l'as repris?

-Pardon?

-Ce Jacob, tu es de nouveau avec?

Je carrais tellement la mâchoire que je commençais à avoir mal à mes gencives qui me hurlaient de me calmer.

-Qu'est-ce qui te fait dire ça? Demanda-t-elle, surprise.

-Je te pose juste la question.

Ne t'énerve pas, Cullen. Ne t'énerve pas. Elle avait le droit d'être amoureuse, non? Je lui avais moi-même dit qu'un ne homme ne pouvait que l'aimer en la voyant, il y a à peine une minute. Mais ce gros con de Jacob ne la méritait sûrement pas, pas aprés l'avoir trompé plusieurs fois, la laissant filer.

-Tu te souviens de ma collègue de travail, Leah?

Pourquoi est-ce qu'elle me demandait cela? Je voulais juste savoir si elle avait repris ce connard dans sa vie et qu'elle allait m'oublier lamentablement.

-Oui.

Elle se trémoussa sur son siège passager, mal à l'aise. Qu'est-ce que Leah a affaire avec ça?

-Elle est venue me voir, le lendemain de ma sortie de l'hôpital et elle était accompagnée. Son petit-ami est Jacob.

-Quoi?

-Tu m'as très bien entendu, me dit-elle d'une voix si froide que je ne l'aurais pas reconnu si je ne savais que c'était elle sur le siège passager.

-Mais, tu...

-Jacob est avec Leah, me coupa-t-elle avec le même ton de voix, mais c'est juste, et je cite « Pour tirer son coup ». Quand je me suis retrouvée seule avec lui, il m'a dit qu'il me voulait toujours.

Je retins un grognement haineux envers ce salaud de première. Comment osait-il croire que Bella était sa propriété? Il vient de quel siècle celui-là? Je n'étais pas du genre à dire que Bella était mienne, car elle ne le sera jamais, mais si elle devait être amoureuse, ce ne serait sûrement pas avec ce mec qui ne pense à elle que comme une marchandise à exposer.

-Il me fait peur, continua-t-elle, plus doucement. Il... Il a toujours trouvé le moyen de m'atteindre, car il sait pertinemment qu'il a été mon premier en tout et... et je ne veux pas retomber dans le panneau alors que je... je... qu'il ne m'intéresse plus et que je le hais jusqu'à la pointe de mes cheveux.

Et manipulateur en plus de ça? Magnifique! Je me ferais un plaisir de lui mettre mon poing dans sa gueule quand j'aurais la chance de le voir un jour où l'autre, car j'avais l'intime conviction que j'aurais droit de voir sa face de rat un de ces jours. Le point positif dans tout ça, c'est que Bella ne l'aimait plus, enfin j'espérais fortement tant qu'à faire, et qu'elle n'avait pas l'intention de revenir avec lui. Heureusement, sinon j'avais peur de ce que j'aurais pu lui faire.

-Pourquoi aurais-tu peur d'un crétin pareil? Demandai-je. Tu sais bien qu'Emmett lui réglera sûrement son compte s'il ose faire quelque chose contre toi, ou que je me ferais un plaisir de lui montrer qu'une femme n'est pas une chose mais une personne.

Elle rit doucement sous mes menaces. Mais, sérieusement, si je le voyais, je me ferais un plaisir de mettre en exécution mes menaces.

-Oui, je le sais mais ni Emmett et ni toi ne serait là quand il viendra me voir et puis... il y a Leah, à qui je n'ai rien dit. Je ne veux pas lui faire de mal en lui avouant que son petit-ami est un connard de première et qu'il est avec elle juste pour assouvir ses pulsions sexuelles.

-Elle le saura un jour où l'autre, Bella, et elle t'en voudra sûrement de ne lui avoir rien dit.

Elle hocha la tête et je tournai dans la dernière rue, où se trouvait l'appartement de son frère. La tension était palpable maintenant, alors que le sujet Jacob était sorti, et qu'elle s'inquiétait de la réaction de sa famille. Je ne lui avais pas dit pour Alice... Est-ce qu'elle serait là?

-J'ai oublié de te dire quelque chose, par rapport à ta famille, que Alice ne leur parle plus, dis-je.

-Quoi? Mais... Mais pourquoi?

Je regardais dans le rétroviseur pour faire un créneau à la place que j'avais trouvé, à quelques mètres du lieu de rencontre. Je coupai le contact, enlevai ma ceinture et me tournai vers Bella.

-Tu sais que Rosalie, la sœur de mon meilleur ami, Jasper, est avec ton frère, n'est-ce pas?

-Oui, tu me l'as dit, mais je ne vois pas le rapport...

-Alice a... a l'impression que Rosalie va te remplacer et elle est partie furieuse, ne leur parlant plus.

Le visage de Bella se décomposa, et le peu de couleur qu'elle avait repris s'en alla comme par malédiction. J'aurais voulu le lui dire plus tôt, mais je ne l'avais su qu'hier et je n'avais pas eu le courage de lui téléphoner pour lui annoncer la nouvelle. Bella baissa la tête vers ses doigts, qu'elle tordait dans tous les sens, blême.

-Est-ce que... Rosalie... Elle...

-Non! Bien sûr que non, Bella! M'exclamai-je, peiné qu'elle pense une chose pareille. Charlie et Emmett t'aiment Bella, tu es leur fille, leur sœur, voyons! Rosalie ne prendra jamais ta place, d'aucune façon et elle n'avait aucunement l'intention de le faire.

-D'accord. Alice ne sera donc pas là? Murmura-t-elle.

-Je ne sais pas, elle ne décrochait pas à mes coups de fil. Espérons que ton père ou Emmett aient réussi de leur côté.

Elle acquiesça gravement, ne retrouvant pas les quelques couleurs qu'elle avait eu sur les joues, quelques secondes plus tôt. La jeune femme assise à côté de moi, retira sa ceinture, d'un geste tremblant et nerveux.

-Tout va bien se passer, Bella, la rassurai-je du mieux que je pouvais, ils seront heureux et émus de te voir, je te le promets.

Elle me regarda d'une drôle de façon, comme si j'avais dit les mots les plus surprenants et extraordinaires qu'elle n'avait jamais entendu. Un peu perdu, et intimidé par le regard qu'elle m'offrait, je sentis mes joues rougir violemment. Chose qui ne m'arrivait presque jamais. Je détournais les yeux des siens, ne voulant pas mourir d'une combustion spontanée et sortis de la voiture, troublé. Si elle commençait à faire ça, je ne donnerais pas long feu de ma personne! J'entendis la porte claquer et je mis l'alarme de ma voiture. Bella marcha lentement vers moi, un sourire aux lèvres. Je rêve ou je suis complètement à l'Ouest là? Je me raclais la gorge et lui fis signe d'y aller la première, lui proposant ma main pour l'aider à marcher. Elle semblait hésiter mais, finalement, elle captura ma main et je la tins fermement contre moi. Le trajet fut silencieux, même quand la voix d'Emmett transperça l'interphone, et que je la sentis tressaillir contre moi, elle ne dit aucun mot. J'appelais l'ascenseur et nous nous engouffrâmes à l'intérieur, appuyant sur le bouton de l'étage.

-Je quitte mon travail vendredi soir, coupa-t-elle court au silence. Comme ça, j'aurais ma paye.

-Qu'a dit ta patronne?

-Qu'elle n'était pas étonnée de mon choix, que je n'aurais pas fait long feu dans son magasin et j'en passe.

Mon sang ne fit qu'un tour dans mon corps. Comment...? Bella était vraiment entourée de personnes qui laissaient à désirer! Jacob, sa patronne ainsi que le mari de cette dernière, à croire qu'elle était un aimant à danger!

-Excuse-moi mais c'est vraiment une garce cette femme. Je suis étonné qu'elle soit mariée et que son affaire marche, grondai-je.

-Son mari n'est pas mieux, tu as oublié? Tu penserais la même chose que moi, si tu les voyais tous les 2.

Une petite ampoule s'alluma au dessus ma tête, me réveillant de ma torpeur et de ma colère. Bien sûr que je pouvais voir ces 2 personnes infectes!

-Tu finis vendredi soir, c'est ça? M'enquis-je.

-C'est ce que je viens de dire, non? Répondit-elle, prudemment.

-J'ai une semaine de vacances, enfin une semaine de cours, est-ce que tu voudrais que je vienne te chercher, vendredi soir?

Elle plongea son regard dans le mien, profondément, cherchant à lire en moi. J'avais toujours cette impression de malaise quand elle faisait ça. Elle me rendait fou par certains gestes qu'elle faisait, comme se mordre la lèvre ou quand elle rougissait, mais lorsque ses yeux se posaient sur moi, je me retrouvais nu devant elle, sans moyen de défense. J'étais faible face à cette femme.

-Je... Hum... Tu n'es pas obligé, Edward, je peux très bien revenir toute seule, balbutia-t-elle.

-J'insiste! Et puis, vu que notre cours de piano a été annulé ce soir, on pourrait se rattraper vendredi et je meurs d'envie de goûter à un plat digne de ce nom.

Elle me fit un sourire éblouissant et je compris que j'avais gagné cette partie. Tout était dans la vérité et la patience. Même s'il fallait que je me réveille et que je comprenne qu'un autre homme lui était destiné.

-Alors j'accepte, sourit-elle. Je ne voudrais pas que tu meurs d'une intoxication alimentaire par ma faute.

Je ris et les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur nous deux. Le masque de bonne humeur de Bella s'envola et les traits de son visage se figèrent d'anxiété. Je ne pouvais pas lui dire que « Si j'étais à ta place... » car ce n'était pas le cas. Ce serait lui mentir et je refusais de faire ça. Bien que tu viens de lui mentir sur ta pseudo semaine de cours. Certes. Mais mon mensonge était insignifiant. Bella joua nerveusement avec une mèche de cheveux, alors que les portes d'ascenseur n'avaient pas bougé d'un pouce. Quand il faut y aller... J'enlevais la mèche torturée de ses doigts et la plaçais derrière son oreille. Je me délectais, pour la seconde fois, de la douceur de sa peau, même si je la frôlais à peine. Une douce chaleur m'envahit et je dus me contenir pour ne pas la plaquer contre les parois de l'ascenseur et embrasser chaque millimètre de son épiderme. J'allais devenir fou à ce rythme-là! Bella me remercia d'un regard envoutant et fit le premier pas vers l'appartement de son frère, là où l'attendait toute sa famille. Je la suivis. J'espérais sincèrement que Alice serait là, elle avait beaucoup manqué à Bella vu la tristesse qui avait envahi son visage quand je lui avais dit pour elle. Et Rosalie? Est-ce qu'elle ne quittait jamais Emmett, comme Jasper me l'avait dit? Je pouvais presque entendre le battement frénétique de Bella, tellement qu'elle était blanche et qu'elle tremblait près de moi. Elle allait tomber dans les pommes! Je posais ma main dans le creux de son dos, fermant les yeux quand sa chaleur naturelle me parvint sous mes doigts et appuyais sur la sonnette. Je m'inquiétais tout d'abord de ne rien entendre dans l'appartement, regardant ma montre, je vis qu'il était 18h40, mais des voix me vinrent aux oreilles, faisant tressaillir Bella. Je crispais mes mains à travers son manteau, lui donnant un peu de mon courage.

-C'est ouvert! Cria Emmett.

Je vis Bella esquisser d'un faible sourire alors que j'ouvris la porte. Grâce au petit couloir qu'avait l'appartement d'Emmett, personne ne vit que Bella m'accompagnait. J'enlevais mon manteau, et aidais Bella à faire de même. Elle accrocha son sac sur le porte-manteau et je remarquais ses doigts tremblant autour de la sangle. Non! Mes yeux s'écarquillèrent et ma main alla vers son bras. Elle n'avait pas fait ça tout de même!

-Bella, murmurai-je, tu as pris tes médicaments?

Elle agrippa plus fermement la sangle de son sac à main, essayant d'atténuer ses tremblements.

-Je devais les prendre il y a quelques heures, mais le fait de les voir m'a fait oublier...

-Bella! Grognai-je.

-Je suis désolée mais n'aurais-tu pas eu la même réaction que moi? Je te jure que je les prends, Edward. Je te le promets. Il... Il y a une bouteille d'eau dans mon sac.

Ma main glissa jusqu'à sa main et je me permis de fouiller à l'intérieur en quête du Graal.

-Edward? Est-ce que tu es toujours en vie? Me demanda toujours Emmett, ne me voyant pas arriver.

Bella se figea.

-Ouais ça va, c'est juste un appel pour le boulot.

-D'accord mais dépêche-toi, je veux que tu me dises ce qui se passe avec Bella!

Cette dernière, me lançant un regard, les sourcils levés. Je levai les yeux au ciel.

-Il fallait bien que je trouve une excuse pour venir, non? Tiens, bois.

Je lui tendis la bouteille d'eau ouverte et ses cachets. Docilement, elle s'exécuta, grimaçant à chaque goulée qu'elle prenait. Je rangeais le tout dans son sac.

-Merci, murmura Bella.

-Tout le plaisir était pour moi, jolie Demoiselle.

Comme je l'avais espéré, elle rougit brutalement et j'eus une folle envie de sentir cette chaleur divine sous mes lèvres. Rêve pas trop mon pote. Je sais. Ses doigts tremblaient, il fallait laisser le temps aux médicaments de faire effet mais elle cacha tout de même sa main sur son ventre, caché par un pull marron à col roulé. Je n'avais pas remarqué comment elle était habillée, car, au premier abord, je m'en fichais complètement mais je ne pouvais pas nier que ce jean et ce pull la rendaient plus sublime à mes yeux. Un vrai pervers! Non, juste dingue de cette femme. Je détournais les yeux, ne voulant pas qu'elle me prenne pour un gros pervers. Je me dirigeais le premier vers le salon d'Emmett et je fus surpris de voir Alice, assise sur le canapé, les bras croisés et la mine renfrognée. Bella sera si heureuse de la voir! Elle se retourna vers moi et m'adressa un faible sourire, que je lui rendis aussi sincèrement que possible.

-Enfin! S'impatienta Emmett. J'ai cru que tu allais camper dans mon couloir!

-Emmett! Gronda une voix féminine que je reconnus de suite.

Rosalie revint de la cuisine, un sourire aux lèvres en regardant le frère de Bella. Espérons qu'il ne fasse pas le même parcours que Royce, ça m'arrangerait.

-Salut, Ed, me dit-elle en déposant un baiser sur ma joue. Comment vas-tu?

-Rosalie, tu monopolises l'invité voyons! Se plaignit la voix de mon meilleur ami.

Jasper arriva derrière sa sœur, et me tapa amicalement le dos.

-Salut vieux! Étonné de me voir? Me dit-il.

-Un peu, je croyais que tu travaillais.

-Un collègue me remplace pour ce soir. Content que tu sois là.

-De même. Et salut à toi aussi, Emmett!

-Ouais, salut! Excuse-moi, je suis à cran. On va devenir fous dans cette maison!

-Si ce n'est pas déjà fait, intervint une voix bourrue et grave.

Charlie Swan s'avança vers moi et me tendit la main, que je m'empressais de serrer chaleureusement. Il était vraiment extraordinaire comme homme, vraiment super sympa et je savais d'où Bella tenait ses yeux et sa timidité. Il ne parlait pas beaucoup, mais quand il le faisait c'était toujours pour dire quelque chose d'utile ou une petit blague par-ci, par-là.

-Bonjour mon garçon, me salua-t-il, comment vas-tu? Tu as l'air en pleine forme.

-Bonjour Monsieur Swan, je vais bien merci. Mais c'est plutôt à moi de vous demander ça.

Il soupira et Emmett baissa la tête. Du coin de l'œil, je vis Alice se tortiller sur le canapé, malheureuse. Il suffisait de parler de Bella pour qu'ils aient des têtes d'enterrements. Rosalie et Jasper se regardèrent.

-On fait avec, marmonna Emmett. Mais elle nous manque.

J'acquiesçai, compréhensif. À qui ne manquerait-elle pas?

-Il paraît que tu as des nouvelles d'elle? S'enquit Alice.

-Oui, c'est vrai, répondis-je, faisant naître des étoiles dans les yeux de sa famille. Mais j'ai mieux que ça.

Ils froncèrent les sourcils, cherchant à savoir ce que je manigançais. Après un sourire mystérieux, je fis marche arrière et retrouvai Bella, tétanisée, dans le couloir. J'eus le bonheur de voir ses tremblements estompés. Je tendis ma main et elle s'empressa de la capturer. J'aurais presque gémi de bonheur à ce touché.

-Allez, viens, chuchotai-je, tout va bien se passer.

-D'accord...

J'avançais lentement vers le salon, la main de Bella dans la mienne, prenant son rythme de marche. Mon coeur battait à mille à l'heure, impatient de voir la réaction de sa famille, et de voir enfin Bella heureuse et épanouie, avec cette lueur de bonheur dans le regard. Nous marchâmes sur le parquet du salon et j'entendis un hoquet de surprise, venant de Rosalie. Bella avait la tête baissée, intimidée, alors que m'arrêtais à quelques mètres d'eux.

-Je crois que je n'ai pas besoin de faire les présentations, me réjouis-je.

Je vis distinctement Bella rougir, pour mon plus grand bonheur, et je lui lâchais la main malgré moi. Je me retournai et je vis Emmett avec la bouche ouverte de stupéfaction, Charlie les yeux brillants de larmes et Jasper tenant sa sœur dans ses bras, me souriant malicieusement. Il savait!

-BELLA! Cria une voix fluette et aigüe.

Alice bondit du canapé et fila droit vers sa meilleure amie, me poussant au passage. Bella fut littéralement catapultée un mètre en arrière par une tornade brune qui lui sauta sur elle. Cette dernière, lui agrippa fermement la nuque et pleura dans son cou. Je me mis à sourire sous ce spectacle alors que les 2 autres membres de la famille se réveillèrent de leur torpeur.

-Bella, murmura son père.

Cette dernière, envahie par Alice, sourit sincèrement à son père, les larmes menaçant de couler alors qu'elle berçait Alice, qui ne paraissait pas vouloir la lâcher.

-Je suis là, dit-elle à son amie. Calme-toi, Lice.

Son amie la lâcha, se séchant les larmes.

-Que je me calme! Répéta-t-elle, hystérique. Mais... Mais... tu es partie, Bella! Partie! Ça fait des semaines que je ne t'ai pas vu et je dois me calmer? Mais tu viens d'où? Tu ne te débarrasseras pas de moi de si tôt, Isabella Marie Swan!

Bella grimaça quand elle l'appela par son nom entier, alors que je me retenais de rire face à sa réaction. Ce fut à ce moment là, qu'une silhouette gigantesque percuta de plein fouet les 2 jeunes femmes, faisant voltiger Alice sur le côté, enroulant Bella de son unique bras valide.

-Nom de Dieu, Bell's! S'écria Emmett. Tu m'as manqué, petite sœur! Ne refais jamais ça, sinon je viens te chercher par la peau des fesses, tu as compris? La peau des fesses!

Bella rit contre le torse de son frère, et je pus voir des larmes couler contre le tee-shirt d'Emmett. Puis, vint le père de Bella, où ses yeux, identiques à ceux de sa fille, devinrent humides alors qu'il embrassait le front de sa fille, ému et heureux. Alice sautillait littéralement sur place, disant à Bella qu'elle allait l'accompagner ce week-end pour faire du shoping, ce qu'elle ne sembla pas vraiment ravie. Emmett, lui, ne quittait pas Bella des yeux, une banane à la place des lèvres alors que sa sœur était dans les bras de Charlie, souriante, la lueur que je cherchais dans ses yeux, heureuse. Je me reculais jusqu'à me retrouver à côtés de Jasper et de Rosalie.

-Ils semblent si heureux, murmura Rose. Tu as finalement réussit.

-Je n'ai rien fait, me justifiai-je, je l'ai juste emmenée ici, rien de plus.

-Super Edward, commenta Jasper.

Je le fusillai du regard ce qui le fit rire. Super Edward? Pff... Pathétique! Rosalie pouffa légèrement avant qu'on ne laisse un peu d'intimité à la famille retrouvée. Nous nous faufilâmes dans la cuisine, et je m'assis sur un tabouret en face des 2 jumeaux. Je pris un amuse-gueule que Rosalie avait confectionné quand je stoppais mon geste en voyant le frère et la sœur me regarder.

-Quoi? Dis-je, troublé, avant d'avaler mon amuse-gueule qui me faisait envie.

-Tu commences? Demanda Jasper à sa sœur.

-Volontiers. Est-ce que tu es avec elle?

Je faillis m'étouffer avec la nourriture que j'avais dans la bouche. J'étais sûr que j'étais tout rouge à cause du manque d'oxygène dans mon organisme. Après quelques secondes, alors que quelques mètres plus loin, j'entendis le rire de Bella résonner dans l'appartement, je fis face au 2 monstres blonds.

-Quoi? Dis-je d'une voix basse.

-Tu as très bien compris la question, intervint Jasper. Est-ce que, oui ou non, tu es avec Isabella?

Je les regardais tour à tour, estomaqué. Comment avaient-ils su pour mes sentiments envers Bella? Je levai les yeux au ciel, exaspéré. La commère papa avait encore fait des siennes.

-C'est Carlisle qui vous l'a dit, n'est-ce pas? Grognai-je. Je ne peux pas avoir une vie privée dans le coin!

-Pour ton information, faux frère, on le sait depuis plus longtemps que Carlisle, m'informa Rosalie.

-Pardon?

-J'ai fait le rapprochement entre ta période zombie et l'entrée aux Urgences de Bella, me confia Jasper. Un jeu d'enfant. Mais tu n'as toujours pas répondu à notre question.

Ma période Zombie? J'en avais eu une? Et puis, pourquoi est-ce qu'ils pensaient ça, les 2 jumeaux maléfiques?

-Et qu'est-ce qui vous fait croire cela, hein? J'ai juste rendu service à Bella, rien de plus! Je ne lui ai pas sauté dessus, si tu veux savoir!

-Sauté sur qui? Me coupa Emmett. Tu as trouvé quelqu'un?

Alice tenait fermement Bella par les hanches, rayonnante de joie et d'amitié. Charlie avançait lentement, ne quittant pas sa fille des yeux alors que Emmett piqua un amuse-gueule pour l'enfourner dans sa bouche. Rosalie leva les yeux au ciel.

-Euh... On... On parlait d'un collègue de travail, n'est-ce pas? Bredouillai-je en suppliant Rosalie et Jasper du regard.

-Un collègue d'Edward qui a un faible pour une amie, on s'étonnait qu'ils ne se soient pas sautés dessus.

-Oh, marmonna Emmett, j'ai cru que c'était Edward enfin, on s'en fout! Sans vouloir te vexer.

-Pas de problème, lâchai-je, soulagé qu'il change de sujet.

Il s'en alla vers le frigo alors que Bella s'assit à mes côtés, et Alice aux siens. Cette dernière semblait revivre, une renaissance en quelque sorte et sa joie de vivre et sa bonne humeur étaient réapparues Ça faisait plaisir de la voir ainsi, tout comme Bella. Elle ne serait plus seule maintenant.

-Et pour fêter ça, s'écria Emmett, champagne!

Il y eut des applaudissements et des sifflements tout autour de moi. Je me mis à rire, sous la bonne humeur ambiante, toute la complicité et l'amour qui régnaient dans la cuisine. Bella voulut se lever pour aller chercher les verres mais Rosalie la gronda gentiment et y alla à sa place. Cette dernière eut droit à un baiser sur la joue de la part d'Emmett lorsqu'il passa à ses côtés.

-Hé! Pas devant moi! Se plaignit Jasper en se cachant les yeux.

Sa réplique nous fit rire. Sacré Jazz, toujours là pour remonter le moral de tout le monde! Et toujours aussi protecteur envers sa sœur.

-Elle est vraiment adorable, Rosalie, murmura Bella à mon oreille.

Je frissonnai en sentant son souffle frais à mon cou. J'en fis abstraction.

-Oui, ton frère ne pourra pas trouver mieux, crois-moi.

-Mais je te crois, sourit-elle.

Je lui rendis son sourire, quand Rose posa les verres devant nous, coupant court à la conversation. Elle leva un sourcil, amusée. Elle va me lâcher avec ça, oui? Emmett servit le champagne dans les coupes adéquates.

-Désolé, intervins-je, mais Bella ne peut pas en boire.

-Pourquoi? S'étonna-t-il.

-Mes médicaments, lui dit sa sœur, je ne peux pas mélanger alcool et médicament. Sers-moi dont un jus de fruit, tu sais que je n'aime pas l'alcool de toute façon.

Emmett obtempéra et servit sa sœur d'un jus d'orange avant de lever sa coupe.

-À ma petite Bella, commença-t-il, qui nous a fait l'immense joie de revenir vers nous alors que le petit lutin l'avait fait fuir.

-Hé! Se plaignit Alice.

-À Bella! Répéta tout le monde.

Je bus une gorgée de mon champagne, le dégustant délicatement. Puis tout le monde discuta de tout et de rien. De la dernière collection de Chanel, à la saison des Red Sox et bien évidemment de la santé de Bella. Cette dernière rougit sous l'intention qu'on lui portait. Si je m'écoutais... Je remarquais que Jasper regardait très souvent Alice, les yeux brillants. Avais-je loupé quelque chose? J'ouvris la bouche et je me mis à sourire. Mon Dieu! Jasper avait un faible pour la meilleure amie de Bella! Il aimait Alice! Oh mon Dieu! Je me mis à le regarder avec insistance, et il se rendit compte que je le fixais, amusé. Il osait me faire un interrogatoire digne du FBI alors que, lui aussi, il était un amoureux transis? Je vais m'amuser, moi! Il s'approcha discrètement de moi et je me penchai vers lui.

-Alors, comme ça, tu en pinces pour Alice? Murmurai-je.

Jasper baissa les yeux et rougit légèrement. Bingo! Et après, c'était moi l'amoureux transis? La blague! Je levai un sourcil, suspicieux et il grogna de rage.

-Toi, la ferme! Gronda-t-il doucement, pour que personne ne remarque notre discussion.

-Compte sur moi, souris-je de toutes mes dents.

Il soupira et tout le monde décida de migrer vers le salon, plus confortable. Alice prit le rythme de marche de Bella, tout en riant. Quelle joie de les voir ainsi! Je ne connaissais Alice que depuis peu de temps, mais c'était comme la sœur que je n'avais jamais eu. Et puis, j'aimais bien son côté pile électrique. J'étais sûrement masochiste.

-Tu ne m'as toujours pas dit comment tu as conquis le coeur de Rosalie, demanda Bella en buvant son jus d'orange.

L'intéressé regarda Rosalie, qui baissa les yeux, intimidée. Je lançais un regard à Jasper et il paraissait à la fois heureux et triste de voir sa sœur ainsi.

-J'ai été appelé pour un incendie à une école élémentaire, Rosalie s'était évanouie à cause du dioxyde de carbone et je l'ai fait évacuer. Je ne l'ai plus revue jusqu'au jour où tu as demandé à sortir de l'hôpital, et je lui ai demandé de ne plus s'éloigner de moi.

-Et réciproquement, intervint Rose. Comme quoi, le monde est petit.

-Je suis d'accord avec toi, rit Bella. Je suis heureuse pour vous 2, je désespérais de voir Emmett trouver quelqu'un digne de ce nom.

-Ça c'est sûr, grogna Charlie.

Tout le monde rit, dans la bonne humeur.

-Et toi Bella, murmura Alice, est-ce que... ton traitement...

Voir Alice ne pas trouver ses mots étaient quelque chose d'étonnant! Je crois que c'était ce que tout le monde, hormis moi, voulait savoir dans cette pièce, comment allait Bella. Cette dernière, rougit sous les regards insistants des personnes autour d'elle et croisa mon regard. Je lui fis un léger sourire, l'encourageant.

-Je... Je voudrais d'abord m'excuser pour mon comportement, à l'hôpital, commença-t-elle, sérieusement. Il est inexcusable et je sais la peine que je vous ai fait. Je n'ai aucune excuse pour ce que j'ai fait. Je ne voulais pas vous blesser mais le fait de voir de la pitié dans vos yeux, ou du chagrin m'a fait péter les plombs. Je voulais en finir, je l'avoue, tout serait plus simple mais quelqu'un m'a dit que je ne devais pas abandonner et que je devais me battre. Je prends mon traitement, maintenant, depuis lundi, et je vais commencer la Radiothérapie et la Chimio samedi. J'ai dû démissionner de mon boulot, ou plutôt Edward m'a conseillé de démissionner car je ne pourrais plus supporter le moindre travail à partir de maintenant. Je vais bien, enfin à peu près bien, mais je ne peux pas vous cacher que la maladie est là et que je la sens jour aprés jour.

Il y eut un silence aprés ça. La discours de Bella avait mis les larmes aux yeux à Rosalie et Alice, qui s'évitaient toujours. Moi-même, je devais avouer que les paroles de Bella étaient touchantes et au reflet de sa personne: simple. Je me sentis sourire, bien malgré moi, alors que ce n'était pas le moment. Je ne pouvais plus me cacher maintenant, j'étais littéralement fou amoureux de cette jeune femme en face de moi, qui me regardait avec les yeux brillants.

-Comment vas-tu faire, si tu n'as plus de travail? S'enquit doucement Rosalie. Tu as de l'argent de côté?

-Je termine vendredi soir à vrai dire, j'aurais ma dernière paye mais je pensais à retourner à Forks, si cela ne te dérange pas, papa.

QUOI? Non, non, non, non! Elle ne pouvait pas partir comme ça, d'un coup de tête, à des kilomètres de moi... Mon sourire s'effaça immédiatement et mon coeur se serra douloureusement sous ses paroles qui tournaient en boucle dans ma tête. « … je pensais à retourner à Forks... »

-Mais pourquoi? S'étonna Emmett. Tu pourrais vivre ici, ou chez Alice...

-De toute façon, intervint Charlie, sans vouloir te blesser, c'est hors de question.

Toutes les têtes se tournèrent vers lui, surprises. Bien joué, Charlie!

-Tu ne veux pas de moi chez toi? Murmura Bella, blessée.

-Bien sûr que si! Quelle question! Mais il y a se tueur à Forks, Bella, et tu corresponds en tout point à la description de ses victimes.

-Il ne va pas aller me tuer, va! S'emporta Bella.

-La discussion est close, gronda son père. Tu n'emménageras pas à Forks, point.

Bella bouda comme une petite fille, alors qu'Alice sautilla sur le canapé.

-Tu pourras revenir habiter chez moi! S'enthousiasma-t-elle. Comme au bon vieux temps!

-Alice, je...

-Ou chez moi! Se réjouit son frère. Il y a aussi une chambre d'ami.

-Non, chez moi! Renchérit Alice, plissant les yeux vers Emmett.

-C'est plus grand que ta boite à conserve, contra l'autre.

-Ma boite à conserve? C'est beaucoup mieux que ta garçonnière à détritus!

Ils se levèrent tout deux, se menaçant du regard, avec les mains sur les hanches, pour Alice, et le doigt pointé vers l'autre, pour Emmett. La scène aurait pu être comique s'il n'y avait pas Bella qui se prenait la tête entre les mains, en gémissant contre son sort. Alors que Emmett et Alice insultaient l'appartement de l'autre, Bella croisa mon regard, suppliant de la sauver. Mais qu'est-ce que je pouvais faire? Je n'allais pas... J'écarquillais les yeux alors qu'elle se mordait la lèvre inférieure. Réfléchis, Edward, c'est soit ça ou elle va habiter chez l'un des deux gladiateurs.

-Ou chez moi, lâchai-je, simplement.

Alice et Emmett arrêtèrent de se battre et se tournèrent vers moi. Charlie stoppa tout geste pour boire sa coupe de champagne et les 2 jumeaux me regardaient, bouche bée. Bella abordait une mine à la fois étonnée et alerte. Ce n'était pas elle qui avait voulu ça?

-Tu hébergerais, Bella? Demanda Emmett.

-Bella? Chez toi? S'enquit Alice.

-Ce n'est pas ce que je viens de dire? Grognai-je. Elle serait tranquille chez moi, je suis soit au travail ou en cours, et puis mon appartement n'est ni une garçonnière à détritus, ni une boite de conserve. Enfin, ce n'est pas à moi de décider aprés tout.

D'un même homme, tout le monde se retourna vers Bella, qui ne s'était pas remise de mon annonce.

-Bella? L'appela son père. La Terre appelle Bella.

Elle secoua la tête brusquement.

-Euh... Je ne sais pas... Enfin, c'est gentil à toi mais tu en fais déjà beaucoup pour moi...

-Si je te le propose c'est que ça ne me dérange pas, la coupai-je. Mais je ne t'oblige pas, tu es libre de tes choix.

Si elle acceptait, je serais capable de faire la danse du ventre sur la table. Elle serait avec moi presque tout le temps, son odeur serait partout dans l'air, ses affaires s'emmêleraient avec les miennes et je pourrais la voir tout aussi souvent que je le voudrais. Le rêve! Mais je n'étais pas sûr de pouvoir résister longtemps, surtout si elle se balade en petite tenue devant moi. Pervers!

-C'est d'accord.

Hein? Je revins sur la Terre ferme et regardai Bella. C'est elle qui avait parlé?

-Tu... Tu acceptes? S'étonna Alice.

Elle fit une mine triste, déçue. Emmett s'assit lentement sur le fauteuil, me regardant longuement. Ça, ça sent pas bon!

-Ce n'est pas contre toi, Alice, ni toi Emmett, mais l'appartement d'Edward est vraiment magnifique et il y a un petit parc où je pourrais marcher de temps en temps.

-L'affaire prend des tournures intéressantes, marmonna Charlie, dans sa barbe.

À qui le dis-tu! Bella allait vivre chez moi! Nom de Dieu, j'allais fait une syncope si ça continue.

-Mais c'est un homme, Bella, dit sérieusement Emmett. Tu ne le connais que depuis peu et...

-Oh, Emmett! S'exaspéra Rosalie. C'est d'Edward que l'on parle, pas d'un psychopathe! Dois-je te rappeler que c'est mon meilleur ami, comme celui de mon frère? Bella n'a rien à craindre, bien au contraire! Si ta sœur le veut, où est le problème?

-Et puis Edward est Interne en médecine, intervint Jasper, si elle a des complications ou autre, il pourrait plus l'aider que n'importe qui d'entre nous. Les malades ont besoin d'un endroit qu'ils aiment et où ils se sentent bien, et je vois que Bella a fait son choix.

Ça c'est un frère! Je remerciais mes 2 amis d'un hochement de tête, heureux qu'ils soient de mon côté. Si je pouvais aider...

-Et entre nous, grogna Bella à son frère, je suis majeure et vaccinée, donc je peux emménager avec qui je veux. Tu n'as pas ton mot à dire, même si tu es mon frère.

-C'est un homme, Bella! S'énerva Emmett. Un homme! Tu sais ce que les hommes ont en tête, non? Pense à Jacob est tu le seras!

Bella parut blessée par la réplique de son frère, et ce ne fut pas la seule. Personnellement, j'en prenais pour mon grade alors que je voulais juste rendre service à la base. Je décidais d'intervenir. Je me levai et fis face à Emmett.

-Merci de faire remarquer que j'étais un homme, c'était très perspicace de ta part, dis-je, froidement. Mais je tiens à te rappeler que même si je suis un homme, je ne suis pas un pervers pour autant. Tu crois que je profiterais de ta sœur, c'est ça? Que je me glisserais dans son lit et abuserais d'elle? Que je la frapperais, quand j'en aurais envie? Mais pour qui me prends-tu, Emmett? Je ne suis pas un monstre, mais juste un homme qui veut aider ta sœur car elle le mérite. Et franchement, rappeler ce que Jacob lui a fait n'était pas très subtile de ta part.

-Tu ne sais rien de ma sœur, gronda-t-il. Absolument rien alors toi et ta gueule d'Ange, vous allez vous rhabiller. Hors de question que ma sœur habite chez toi!

Je sentis mon sang bouillir dans toutes les veines de mon corps, et je n'avais qu'une envie, lui foutre mon poing dans sa tronche. Qu'est-ce qui lui prenait tout à coup?

-Ça suffit! Cria Bella, voyant que nous étions sur le point de se jeter sur l'autre, bras cassé ou non. Je ne serais pas là sans l'aide d'Edward, Emmett, et tu le sais pertinemment. Je ne te demande pas ton autorisation, ni ta permission, car si Edward le veut toujours, je veux VRAIMENT aller habiter chez lui. Alors, la ferme et assis-toi!

Ce dernier grogna, me lançant un regard noir et s'effondra sur le fauteuil, aux côtés de Rose, grommelant je ne sais quoi tout en jouant avec son plâtre. Je me retournais vers Bella, un peu étonné par son insistance. Avait-elle une confiance en moi, aveugle?

-Alors? Ça tient toujours? S'enquit-elle.

-Oh... Euh... Oui, bien sûr! Répondis-je, souriant.

Elle me rendit mon sourire et déposa un baiser sur ma joue, sans aucune gêne, tout en me murmurant un « merci » des plus sincère à mon oreille. Je sentis mes joues chauffer sous ce baiser alors qu'elle repartit s'asseoir sur le canapé, auprès d'une Alice qui avait le feu aux fesses.

-Je pourrais au moins décorer ta chambre? Minauda cette dernière. Juste une petite couche de peinture...

-La dernière fois que tu m'as dit ça, contra son amie, tu as refait tout mon appartement.

-S'il te plait...

Elle fit une tête absolument adorable qui aurait fait craquer n'importe qui. Je jetais un œil à Jasper, qui se tortillait sur place, tout en dévorant Alice du regard. Complétement mordu!

-Ce n'est pas moi qu'il faut convaincre, c'est à Edward.

Alice tourna sa tête de malheureuse vers moi et je me sentis défaillir. J'avais l'impression que je lui offrais le monde si j'acceptais.

-D'accord, soupirai-je. Mais juste sa chambre, hein?

Elle hocha vigoureusement la tête en tapant des mains. Je levai les yeux au ciel.

-On t'aidera pour le déménagement, dit Charlie. De toute façon, l'enquête n'avance pas plus que ça, je pourrais transporter des affaires avec ma voiture de fonction, et Emmett enlève son plâtre demain, n'est-ce pas, fiston?

-Ouais, je viendrais aussi, grommela-t-il.

-Mon aide sera la bienvenue, aussi? S'enquit doucement Rosalie. Je suis une flèche quand il s'agit de faire des cartons.

Bella rit un peu et accepta son aide. Il fallait que je me mette en tête que Bella allait habiter chez moi, mais, sérieusement, j'étais euphorique à cette idée. Fou même! La voir tous les jours, lui parler, la voir rire, serait un vrai petit Paradis sur cette Terre. Finalement, le fait que je sois en « congé » d'une semaine était le bienvenu!

-Quand veux-tu que je vienne m'installer? Demanda Bella. Je sais que tu es à l'université cette semaine, on pourrait faire ça quand tu n'es pas là, pour ne pas te déranger?

Pas la peine de me retourner pour sentir le regard étonné de Jasper dans mon dos. Il ne savait pas que j'avais eu un blâme pour mauvaise conduite.

-Ce week-end, si tu veux, je n'ai pas cours pendant ce temps-là. Je ne vais pas vous laisser tout faire alors que tu t'installes chez moi.

-Ça me va, à moi, informa Charlie.

-À moi aussi, dit Alice. Il faudra que j'aille chercher la peinture et tout le reste demain...

-Moi aussi, intervint Rosalie, je ne travaille pas le samedi.

-Par contre, moi, je travaille, je suis désolé de ne pas pouvoir t'aider, Bella, avoua Jasper, penaud.

Et là, on se retourna vers Emmett, qui hocha la tête, signe qu'il était d'accord. Bella rayonnait littéralement de bonheur et mon coeur battait joyeusement dans ma cage thoracique. Elle était encore plus belle quand elle était heureuse. Un vrai Ange. Soudain, on sonna à la porte et Charlie, étant le plus près, se leva.

-J'y vais.

Il marcha vers l'entrée, alors que Emmett fronça les sourcils.

-Qu'est-ce qui se passe? Murmura Rosalie, à ce dernier.

-Je n'attends personne, répondit-il sur le même ton.

Tout deux se figèrent alors que je ne comprenais rien à ce qu'il venait de se passer. Qu'est-ce que j'avais manqué? Alors que Alice et Bella parlaient de la décoration de la chambre de cette dernière, qui ne semblait pas d'accord sur les choix de son amie, on entendit Charlie hausser le ton envers l'invité surprise.

-Qu'est-ce que tu fais là? Cria-t-il. Va t'en!

Nous n'entendîmes pas la réponse de l'autre, mais il y eut du remue ménage dans le couloir et je me levais, tout comme Emmett et Jasper. Il y eut un bruit de verre cassé alors que Alice et Bella se turent et qu'elles se levèrent à leur tour. Tout à coup, une femme aux cheveux blond lâchés, les yeux bleus, la quarantaine d'année se tint devant nous, avec un homme brun, un peu plus jeune qu'elle et nous fixant. Charlie revint, la main saignant abondamment à cause, sûrement, d'un morceau de verre. Les traits de son visage me rappelait vaguement quelqu'un... qui se trouvait dans cette pièce. Je tournais la tête vers Emmett, qui bouillait de rage, puis vers elle, imité par Rosalie et Jasper. Oh mon Dieu! Serait-il possible que ce soit... Elle? La femme en question sourit à Emmett, puis se tourna vers Bella, qui avait la bouche ouverte, les yeux humides et les mains tremblantes. Le stress n'était pas bon dans son état. Pas bon du tout!

-Bonjour Emmett, dit-elle, bonjour Bella.

Je sens votre frustration d'ici, n'est-ce pas?

Et oui, vous n'avez pas rêvé, c'est bien Renée et Phil qui ont débarqué chez Emmett.

Je suis impatiente de lire vos impressions sur ça, ainsi que l'emménagement soudain de Bella chez Edward.
Personne ne l'attendait celle-là, hein?
Pour ce à qui James a manqué, il revint dans le prochain chapitre, ainsi qu'un POV Bella, avec sa réaction face au retour de sa mère et de son beau-père, aprés, je le rappel, 10 ans d'absence.

La relation de Bella et Edward se met doucement en place, comme vous le voyez.
Doucement mais sûrement.

Jacob reviendra dans exactement 2 chapitres, avant un retour boulet de canon!

Qui a dit que je laisserais tranquille, Bella?

Chanson sur mon profil.

Merci de votre passage,
Clairouille59.