Bonjour tout le monde!

L'emménagement de Bella chez Edward a fait L'UNANIMITE!

Et puis, ça vous a surpris que Bella accepte si facilement aussi mais que voulez-vous, Edward a son charme! ;)

Confrontation Swan VS Dywer maintenant!

La discussion a ne pas manqué, devrais-je dire, même si ce n'est qu'une toute petite partie, car je garde le reste pour plus tard. Je sais, je suis cruelle.

Et puis, vous allez savoir qui a prévenu Renée et Phil de la maladie de Bella...

Malheureusement, je dois vous dire une mauvaise nouvelle, James est de retour...

*BOUH*

Ne partez pas!

Merci à: Triskelle sparrow, Popo, Liline57, Aliiice, SandJr, Phika17, caropat07, Em81, Grazie, mamoure21, DavidaCullen, Mayawa, Mélanie Twilight, crazy-youth, crazybells, yoro-chan, Krine69, larsand, Timica, Anais88, Eva.C et sonie13 pour vos reviews.

Merci à: crazy-youth, Isabeller, Hinaa, Lie, shaelyce et Barley Sugar Stories pour vos mise en alert ou favorite story.

Réponses aux personnes sans compte:

-Popo: Tu ne vois pas c'est qui, alors que cette personne a les même traits du visage que Emmett?

-Mélanie Twilight: Une nouvelle lectrice? Merci beaucoup d'apprécier et à bientôt!

-Crazybells: Bonjour nouvelle lectrice! Je suis très très heureuse que ma fiction te plaise, et surtout que tu l'aies dévoré d'un seul coup. Je l'honneur de te dire que tu es la première qui aime mon côté sadique, c'est plutôt rare ce genre de chose. Moi aussi, je crois que je vais aimer écrire la cohabitation entre Bella et Edward, un régale!

-larsand: Comme je l'ai dit, je ne vais pas faire QUE des chapitres déprimants, sinon il n'y a plus vraiment d'intérêt. Déjà que la base de mon histoire n'est pas jolie jolie... Retour du lapin Duracell, comme promis! Retour de James dans le prochain chapitre, et de Jacob dans 2 chapitres... Bisous et à bientôt!

-Eva.C: Je sais, je suis cruelle d'avoir fini ainsi mais que veux-tu, il faut un peu de suspense, non?

Un grand merci à ma bêta, Phika17, et sa correction. (L)

Disclamer: Tout les personnages appartiennent à SM.

Bonne lecture,

Clairouille59.

Chapitre 18 : Face à face

Mercredi 11 novembre 2010

POV Bella

-Bonjour Emmett, dit-elle, bonjour Bella.

Je... Que... NON! C'était impossible, je devais rêver, ou plutôt faire un cauchemar. Tout mais pas ça, par pitié. Je sentis mes mains trembler, à cause de l'émotion forte qui se dégageait de la revoir, mon coeur s'emballa dans une course folle et ma respiration se coupa. J'avais mal... Ma tête me tournait beaucoup trop pour mon propre bien et je sentis mes pieds tanguer sous mon poids. Une de mes mains se posa sur mon crâne soudain douloureux. Les médicaments n'avaient pas fait effet?

-Va t'en d'ici! Tonna mon père, rendant mon crâne encore plus douloureux. Tu n'as rien à faire là!

-Toi, gronda Renée, tais-toi! J'ai autant le droit d'être ici que n'importe qui dans cet appartement. Je te rappelle que je suis leur mère!

-Pour moi, ma mère est morte, cingla Emmett.

Je fermais les yeux alors que des marteaux-piqueurs avaient pris place dans mon crâne. Edward avait dit que je ne devais pas être angoissée, ni avoir d'émotion trop forte mais je crois que sur ce coup-là, j'étais en mode pilote automatique. Renée fit un sourire éblouissant à Emmett qui grimaça de dégoût. Il ne la portait pas dans on coeur, et moi non plus. Elle nous avait abandonné nom de Dieu! Abandonné!

-Mon fils, comme tu as grandi! Déclara cette dernière. Et tu as pris en muscle à ce que je vois.

Emmett ne répondit pas et se tourna vers Rosalie qui passa une main tendre dans ses cheveux, amoureusement. En temps normal, j'aurais esquissé un sourire mais, là, toutes bonnes et heureuses pensées avaient disparu. J'osai jeter un regard vers elle, ce que j'avais évité jusque là, et son image me dérouta. Elle n'avait pas changé, toujours ses éternels cheveux blonds, ses yeux bleus semblables à ceux d'Emmett, les traits doux de son visage qui n'étaient pas du tout identiques à son âme aussi noire que du charbon. Elle me dégoûtait. Si elle était venue nous voir, mon frère et moi, pendant ces 10 dernières années, si elle avait participé à la remise des diplômes, ou je ne sais quoi d'autre, je l'aurais accueillie les bras ouverts mais, là, je n'avais qu'une envie, c'était de la gifler. Puis, vint Phil qui accompagnait ma mère partout où elle allait. Un vrai larbin. Toujours aussi imbus de lui-même, si égocentrique et pathétique. Brun, grand, les yeux marrons, il aurait pu faire penser à un politicien vu le regard faux qu'il nous jetait. Renée remarqua mon regard et elle me fit un sourire éblouissant.

-Oh, ma Bella comme tu es si belle! S'exclama-t-elle, en s'approchant de moi. Une jeune femme éblouissante!

J'étais tellement déconnectée que je ne remarquais pas une douce présence à mes côtés. Je frissonnais malgré moi à la chaleur que je ressentais. Edward. Son odeur m'enveloppa, tout comme son bras autour de ma taille. Son bras autour de ma taille?

-Ne l'approchez pas, tonna-t-il d'une voix menaçante. Elle n'a aucunement besoin d'une mère qui est aussi égocentrique et égoïste que vous.

Je sentis les bras d'Edward me soutenir, comme s'il avait vu que tout ceci me rendait aussi flasque qu'une anguille. Après tout, il était Médecin. Pas faux. Je m'appuyais contre lui, et, immédiatement, il fut réceptif en caressant doucement mon dos. Ne fais pas ça, je vais le regretter dans quelques heures. Mon regard se porta vers Renée qui détaillait Edward sous toutes les coutures avec un sourire appréciateur sur les lèvres. Ravale ce sourire, pétasse! Non mais je rêve!

-Et qui êtes-vous, charmant jeune homme? Minauda Renée.

-On n'est pas là pour faire la discussion, trancha mon ami. Partez d'ici, immédiatement!

-Est-ce ton petit-ami, Isabella? Me demanda-t-elle. Je vois que tu les choisis aussi bien que ta mère, n'est-ce pas mon chéri?

Elle tournait la tête vers son mari, Phil, qui lui sourit en s'approchant d'un peu plus prés, laissant découvrir un Charlie qui perdait du sang au niveau de la main. Mon Dieu! Comme si elle avait lu dans mes pensées, Alice demanda à Jasper de le suivre et tout 2 emmenèrent Charlie dans la salle de bain, afin de nettoyer la plaie. Il résista un peu mais sous mon regard, et sûrement aussi celui de son fils, il obtempéra. Il ne restait plus qu'Emmett et Rosalie, ainsi que Edward et moi contre les 2 personnes qui osaient revenir ici. Ils ne manquaient pas de culot!

-Bon débarras, dit Phil prenant pour la première fois la parole. Il m'a toujours énervé celui-là!

Edward me tint fermement contre lui. J'avais envie de lui casser la gueule à ce gros con! Comment osait-il parler de Charlie ainsi?

-Je me demande toujours comment j'ai fait pour rester avec lui autant de temps, mais bon, commenta sa femme. Alors, c'est ton petit-ami?

Alors que j'ouvris la bouche pour répondre que c'était un simple ami, malheureusement, Edward me prit de court.

-Oui, on est ensemble.

Q... Quoi? Je tournais la tête vers Edward qui semblait fier de son effet car il déposa un baiser sur mon front. Mon Dieu! Je sentis ma respiration s'accélérer alors qu'il descendit sa bouche prés de mon oreille, manquant de me faire mourir d'asphyxie.

-Joue le jeu, murmura-t-il.

Je hochai presque indéniablement la tête et je le sentis sourire. S'il savait que je voulais que se soit plus qu'un simple jeu! Il se redressa, affrontant Renée et Phil, me laissant pantelante et le coeur battant à tout rompre.

-Ma foi, tu les choisis rudement bien, Isabella! Rit-elle. Et vous jeune fille? Êtes-vous, la petite-amie d'Emmett?

Je me retournais vers Rosalie, qui semblait déboussolée par tout ce qu'il lui arrivait. Je ne sais pas ce qu'elle a dû vivre, mais, en tout cas, elle a dû en baver avant de rencontrer mon frère. Emmett, protecteur dans l'âme, encercla Rosalie de ses bras, l'empêchant de voir sa mère.

-Dégage de ma maison! Cracha-t-il. Tu n'as rien à faire dans notre vie!

-Oh, Emmett, je te prie de me parler sur un autre ton! S'énerva-t-elle. Charlie vous a vraiment mal éduqué!

La colère m'aveugla et mon coeur s'emballa rapidement. Comment osait-elle parler de Charlie ainsi? Elle n'était rien pour nous, rien!

-Parce que tu crois que tu as fait mieux? Répliquai-je, acide.

Renée me toisa, avec un air amusé. Amusé? Alors que Phil s'approcha dangereusement de l'endroit où je me trouvais.

-Sale petite ingrate! Grogna-t-il, sous le sourire fier de sa garce de femme. On a toujours fait tout pour toi, la petite fille trop sage et trop réservée, et c'est ainsi que tu nous remercies? En nous traitant comme des moins que rien?

-Vous êtes des moins que rien! Répondis-je. Vous l'avez toujours été, en pensant seulement à vous et à vous seul. On était que des enfants, nom de Dieu, mais vous nous parliez à des vermines.

-C'est ce que vous êtes, des vermines voulant l'attention sur eux. Même aujourd'hui, tu as réussi à ce que tout le monde s'occupe de toi, avec ta maladie à la noix!

Une seconde aprés, peut-être plus, je décollais de mes pieds et le poing d'Emmett se fracassa sur la mâchoire de Phil. Renée poussa un cri en appelant « Mon bébé » à tout bout de champ alors que Rosalie cria à Emmett d'arrêter tout ça. Moi, j'étais ailleurs, perdue et souffrante. Ma tête semblant exploser quand la porte de la salle de bain s'ouvrit à la volet, faisant sortir Jasper et Charlie qui essayèrent de calmer le jeu. Je vis la scène au ralenti, mais ça me suffit pour voir que Phil était bien amoché grâce aux poings d'Emmett et Renée allant prés de son mari. Pathétique. Mon frère fut emmené au loin par Alice et Rosalie qui lui parlaient sans relâche, le raisonnant. Charlie et Jasper s'occupaient des 2 tarés qui restaient, et ça partit dans de grands cris de protestation et d'insulte. Edward fut de la partie apparemment, alors qu'il me tenait toujours dans ses bras. Sa voix était froide et menaçante, et je frissonnais. J'étais vraiment folle.

Je crois que j'ai poussé un gémissement, quand tous les os de mon corps, et mon corps lui-même, parurent trop lourds à porter tout à coup. Je me sentis aussi molle que du chewing-gum. J'essayais de ralentir les battements frénétiques de mon coeur mais j'avais l'impression que je lui demandais de se mettre en tachycardie tout seul. Ma respiration se fit plus difficile et ma tête explosa. Littéralement. Je pense que j'ai poussé un cri, avant t'entendre la voix d'Edward et du reste de ma famille m'appeler, mais j'étais déjà loin.

O*O*O*O

Je ne sais pas où je me trouvais, mais, en tout cas, je voulais y ressortir tout de suite. Ma tête me faisait un mal de chien, en plus d'avoir l'impression que tous mes os s'étaient liquéfiés en même temps. Ce n'était pas une sensation très agréable. Je bougeai légèrement ma tête et elle bourdonna automatiquement. J'aurais mieux fait de m'abstenir tout compte fait. Je gémis et mes paupières bougèrent d'elles-mêmes.

-Bell's? Tu nous entends? Bell's? Dit une voix qui m'était vaguement connue.

-Emmett? Murmurai-je.

-Va chercher Edward! S'exclama-t-il. Bella, est-ce que ça va?

C'est quoi cette question à la noix? Je clignais plusieurs fois des yeux et le visage flou de mon frère apparut devant moi. Ma vision revint peu à peu. Je poussai un gémissement quand je vis qu'il n'était pas seul, mais qu'il y avait Alice, Rosalie et Charlie derrière lui, anxieux. Je voulus me relever mais Alice sauta sur moi pour m'en empêcher.

-Hors de question! Me gronda-t-elle. Tu restes couchée!

-Lice, je vais...

-Si tu me dis que tu vas bien, je te jure que je t'emmène faire du shopping pendant un weekend complet.

Je ne pipais mot, trouvant que la sanction serait trop lourde à porter sinon.

-Depuis combien de temps suis-je dans les vapes? Marmonnai-je.

Charlie regarda sa montre avant de me répondre:

-Environ 2 petites heures. Tu nous as fait une de ces peurs!

-Désolée...

-Tans que tu vas bien, c'est le principal, me rassura Rosalie.

Je lui fis un maigre sourire quand on toqua à la porte. Celle-ci s'ouvrit sur Edward, qui me vrilla automatiquement du regard. Ce n'était pas permis d'avoir des yeux pareils. Tous les traits de son visage trahissaient son inquiétude et un pli sur son front c'était formé. Un léger sourire en coin se dessina quand je me sentis inexplicablement rougir. Idiote!

-La belle au bois dormant s'est réveillée? Me demanda-t-il, amusé.

Je grognai et Emmett éclata de rire. Ce dernier m'ébouriffa les cheveux et se leva. Alice déposa un baiser sur ma joue et s'envola littéralement dans l'autre pièce, suivie par Rosalie. Mon père se contenta d'un signe de tête avant que Jasper ne ferme la porte derrière tout le monde. Edward soupira et s'assit sur le rebord du lit, alors que j'appuyais mon dos contre la tête de lit. Je me frottai le visage quand je vis mes doigts trembler et mon coeur s'emballer. Pour le premier effet de mon corps, c'était ma maladie, pour le deuxième c'était la présence d'Edward. Tu tournes vraiment pas rond, Swan.

-Tu nous as fait une belle frayeur, m'avoua ce dernier.

-Désolée, m'excusai-je pitoyablement.

-Ce n'est pas de ta faute, tu as reçu trop d'émotion en même temps et ton corps a réagi. Le plus important c'est que tu te sois réveillée. Alors, comment te sens-tu?

Je baissais la tête vers mes doigts qui me paraissaient fascinants d'un coup.

-Un peu fatiguée et... courbaturée.

-Mal à la tête?

-Oui.

-Prends ça, ça ira mieux.

Edward me tendit un verre d'eau et mes médicaments. Je lui souris pour le remercier et bus le tout d'une traite, sachant que ça irait mieux dans quelques minutes. Je posai le verre vide sur la table de chevet quand mon regard se fixa sur les murs de la chambre. La chambre d'Emmett?

-Tu permets? Me demanda Edward, en avançant ses mains.

-Oui... bien sûr.

-Détends-toi, Bella! Je ne vais pas te manger, mais juste prendre ton pouls.

Il prit délicatement ma main entre les siennes et releva la manche de mon pull pour dévoiler mon poignet nu et fin. L'index et le majeur d'Edward trouvant ma veine battante à plein régime et il regarda sa montre en même temps. Je me sentis chauffer sur place. Calme-toi, sinon il va le ressentir, crétine! Je respirais un grand coup et fouillais du regard la chambre de mon frère. À vrai dire, elle n'avait pas vraiment changé depuis que j'étais venue pour la dernière fois ici; un lit en bois noir, deux places, au milieu de la pièce, une armoire qu'Alice prenait soin de redonner un petit coup de fraîcheur de temps en temps, une commode, son diplôme de pompier accroché au-dessus, dans un beau cadre en argent, ses haltères pas loin et la photo de Charlie, lui, Alice et moi dans la barque de Billy quand nous étions encore à Forks. Forks... Renée! Mon coeur fit un bon alors qu'Edward retira ses doigts de ma peau. Je sentis un manque. Pas le temps de penser à ça!

-Edward! M'exclamai-je. Renée! Où... Où est-elle? Elle n'est pas ici, n'est-ce pas? Sinon je te jure que...

-Bella! Bella! S'écria Edward. Ta mère n'est pas là, on l'a fait partir juste aprés que tu sois tombée dans mes bras. Ne t'inquiète pas, elle n'est pas ici.

Tombée dans ses bras? Oh non... Je suis vraiment la reine des catastrophes... J'étais tombée dans les bras d'Edward. Je crois pas qu'il y ait pire comme situation, si?

-Pourquoi rougis-tu? S'enquit-il.

Effectivement, mes joues étaient d'un rouge cramoisi alors qu'à cet instant je voulus me réfugier dans un trou de souris. Edward, lui, semblait attendre patiemment la réponse en me figeant de son regard d'émeraude. Ma respiration devint hachée, mes mains moites et mon coeur battant à tout rompre.

-Je... Je... Ça n'a pas d'importance. Explique-moi, plutôt ce qui s'est passé après que... je me sois lamentablement effondrée dans tes bras, balbutiai-je.

-Je ne crois pas que ce soit une bonne idée dans l'état que tu es, Bella. Tu viens de prendre tes médicaments et... et... tu...

Je le fusillais du regard, les bras croisés sur ma poitrine et limite en train de taper du pied tans que j'étais en colère. Il devait me dire ce qu'il s'était passé! C'était de ma mère qu'on parlait, enfin plutôt la personne qui m'avait mise au monde, je n'appelais pas ça une mère. L'homme assit à mes côtés soupira et leva les yeux au ciel.

-Comme tu voudras, céda-t-il. Après que Emmett ait frappé... ton beau-père, les cris et les protestations ont commencé à fuser de partout. Puis, comme tu le sais, tu t'es évanouie.

-Merci de me le rappeler, grommelai-je.

-De rien, rit-il. Bref. Je t'ai allongé sur le canapé, entourée d'Alice et de Rosalie, qui paniquaient alors que les autres prenaient soin de mettre les 2 intrus dehors. Ton père les a menacé de les mettre au trou s'ils ne sortaient pas de suite. Ils ont obtempéré mais ta mère a prévenu qu'ils reviendraient et que Emmett et toi seraient obligés de les écouter. Fin de l'histoire.

D'accord... C'était bien pire que je le pensais. Renée allait revenir, c'était sûr. Elle trouverait mon appartement et viendrait me harceler jour et nuit, jusqu'à obtenir satisfaction. La question que je me posais, c'était comment elle avait su pour ma maladie, et comment avait-elle su où habitait Emmett... Encore une fois, Edward avait été là. Je soupirais.

-Merci, murmurai-je, pour tout.

-De rien, sourit-il. Si tu veux un conseil, les questions que tu te poses pourraient avoir des réponses si tu franchis cette porte.

Je le regardais étonnée. Comment...? Comment il avait su? Bien sûr que je me posais des questions, des tas de questions même! Il n'était pas télépathe, hein?

-J'ai juste peur d'avoir certaines réponses, murmurai-je.

-Ça sera pire si tu ne sais pas, Bella. Crois-moi.

Il baissa son visage vers les couvertures et tripota un fil qui s'en était détaché. Il semblait triste. Il était triste. Je voulus poser ma main sur sa joue goûter la douceur de sa peau sous la mienne, afin de lui faire relever la tête mais je me sentirais idiote, profondément idiote si je faisais ça. Alors je m'abstins.

-Est-ce que ça va, Edward? M'enquis-je, prudente.

Il me regarda et, d'un bond, il se remit sur pieds. Lunatique? Non.

-Se remémorer le passé n'est pas la meilleure chose à faire, enfin ce n'est pas important. Te sens-tu capable de te lever ou tu as des vertiges?

-Ça va, enfin je crois.

Il fit un sourire en coin et me tendit la main par mesure de sécurité. Je levai les yeux au ciel et glissai ma main dans la sienne. Un courant électrique passa entre nous et je n'eus qu'à regarder Edward pour constater que lui aussi l'avait ressenti. Calme tes ardeurs, Swan, c'est juste une joute, rien de plus. Joute ou non, une douce chaleur persistait entre nos 2 mains liées et je me sentais étrangement bien, en cet instant. Edward me releva doucement et décida de me garder prés de lui pour ne pas que je perde l'équilibre. Mon sang bourdonna en moi. Son corps était beaucoup trop prés du mien, pour ma santé, je pouvais sentir son souffle patiner sur mon crâne alors que le mien se faisait de plus en plus rare. Depuis la « révélation » sur les vrais sentiments que j'avais pour lui, je me sentais constamment comme une adolescente avec son premier amoureux. Ce qui était pathétique, je le reconnais. Mais j'avais peur de faire la même erreur qu'avec Jacob, bien qu'ils étaient tout 2 complètement différents, mais une partie de moi me disait de faire attention. À quoi? D'être heureuse? Non, mais de ne pas le rendre heureux, lui et non moi. Bien que les médicaments faisaient effet, que j'allais mieux, bien que ce n'était pas la grande forme, j'étais continuellement en sursis et je ne pouvais nier que tout ceci me faisait peur. Peur de mourir et de le perdre.

-Bella...

Je sursautais au son grave de sa voix et relevais les yeux vers lui. Son regard était triste, et l'éclat de son vert hypnotique s'affaissa. Doucement, je vis sa main avancer vers ma joue et essuya cette dernière. Je ne m'étais pas rendue compte que je pleurais. Honteusement, je séchais mes larmes et reculais de celui qui me faisait souffrir malgré lui.

-Ils vont s'inquiéter, dis-je.

-Oui, bien sûr. Vas-y, je te suis, répondit-il.

D'un pas chancelant, je m'avançais vers la porte. Tous était resté là, Alice était assise prés de Charlie, occupant un des canapés, alors que Emmett enlaçait tendrement Rosalie et que Jasper était debout derrière eux, l'œil méfiant. Un frère aussi protecteur qu'Emmett tient. Charlie fut le premier à réagir en se levant et, chose inédite, en m'enlaçant. Je fus choquée, presque autant que mon frère qui ouvrit la bouche, sous le froncement de sourcils de sa petite-amie, qui la ferma manuellement. Intimidée, je rendis maladroitement l'étreinte de mon père qui me relâcha presque aussitôt. Les effusions de sentiment n'étaient pas nées chez les Swan, c'est une certitude. Les yeux marron chocolat de mon père, similarité familial, cherchèrent une quelconque trace de fatigue ou de maladie sur mon visage.

-Comment vas-tu? Tu... Tu vas bien? Bredouilla-t-il, les joues rougis.

-Elle va bien Charlie, ne vous inquiétez pas, répondit Edward à ma place, sortant de la chambre à son tour.

-Alors pourquoi elle s'est évanouie? Demanda Emmett.

-Le stress n'est pas bon pour Bella, et revoir sa mère a fait réagir son corps. Ne t'inquiète pas, Emmett, un peu de repos et elle se sentira mieux.

Edward traversa la pièce, me frôlant au passage, et alla s'asseoir sur un des tabouret, la tête entre ses mains. Je ne voulais pas le voir ainsi, abattu. Ce n'était pas lui. Je me mordis la lèvre inférieure, anxieuse. Mais ce fut avant qu'une tornade brune ne m'attaque et se jette dans mes bras. Décidément, je n'étais réellement pas faite pour ce genre de chose. Ma meilleure amie me tint à bout de bras, menaçante.

-Ne refais jamais ça, surtout pour cette... cette garce pathétique et sans gêne, m'ordonna Alice.

-Je... Mais...

-Promets-le, Bella!

-Elle ne peut pas te promettre ça, voyons! S'énerva soudainement Rosalie.

Cette dernière se leva, se détachant des bras de mon frère, et avança vers Alice qui la regardait en plissant des yeux. J'ai loupé quelque chose?

-Je ne te parle pas, toi! Gronda cette dernière. Tu n'es pas Bella à ce que je sache!

J'écarquillais les yeux devant l'agressivité et la haine qu'abordait mon amie. Alice aimait tout le monde, c'était un soleil qui englobait tous les gens qui croisaient son chemin, c'était scientifiquement prouvé ça! À ce moment-là, Edward se retourna vers moi et me lança un regard entendu. « Alice a... a l'impression que Rosalie va te remplacer et elle est partie furieuse, ne leur parlant plus. » C'était les mots qu'Edward m'avait dit il y a quelques heures à peine, mais je n'aurais jamais imaginé que ça irait jusque là.

-Non, effectivement, je ne suis pas Bella et je n'ai jamais eu l'intention de la remplacer! Tonna Rosalie, rouge de colère.

Emmett ouvrit la bouche, stupéfait. Apparemment, ce n'était pas non plus du genre de Rosalie de ce montrer dans la première ligne de mire.

-Vraiment? Railla Alice, qui m'avait lâché pour lui faire face. Est-ce que j'ai l'air de croire à ton manège de sainte Ninouche? Hein?

Rosalie voulu répondre mais son frère s'en chargea.

-Je te conseille de ne pas continuer sur ta lancée, Alice, gronda-t-il.

-Sinon, quoi? Qui va m'en empêcher?

-Moi, intervins-je.

Toutes les têtes se tournèrent vers moi, interdites. Alice ouvrit la bouche, pour la refermer aussitôt. Je n'avais pas l'habitude de revendiquer haut et fort mes opinons, ne voulant pas être le centre d'attention, mais voir à quel point elle dénigrait Rosalie m'horripilait.

-Pourquoi un tel comportement, Alice? Lui demandai-je. Depuis quand tu méprises les gens à ce point?

-Depuis qu'elle a décidé de ramener sa fraise! Voilà depuis quand! On ne lui a rien demandé et elle vient, comme si de rien, empiéter sur notre territoire.

Rosalie eut un hoquet de stupeur, alors qu'Emmett et Jasper fusillaient Alice du regard.

-Mais qu'est-ce que tu racontes, là? M'énervai-je, sentant mon coeur s'emballer violemment. Elle empiète sur aucun territoire, où tu vas chercher ça, toi?

-Elle... Elle a voulu te remplacer, quand tu n'étais pas avec nous, reprit-elle. Je suis persuadée qu'elle était heureuse que tu ne sois pas là, afin d'avoir Emmett pour elle toute seule!

-Et crois-tu vraiment qu'Emmett est comme ça? Qu'il m'oublierait comme si de rien était, avec la première venue? Et franchement Alice, depuis quand tu juges les gens sans les connaître?

-Elle n'est pas bien, je l'aime pas. J'ai encore le droit d'avoir une opinion, non?

-Je n'ai jamais dit le contraire, mais Rosalie est tout ce qu'il y a de gentille et d'adorable. Tu... Tu ne peux pas la juger comme ça, Alice, ni la traiter comme une moins que rien!

-C'est juste le jouet d'Emmett, qu'il jettera après qu'il en aura marre, comme toutes les autres! Tout le monde le sait, et même toi, qu'il pense à la partie inférieure de son anatomie plutôt qu'avec son cerveau. Elle est « l'occupation actuelle » de ton frère. Point.

J'étais blessée par les propos de Alice, qui paraissait ne plus être celle que j'avais connu avant ma « disparition ». Je reculais d'un pas, choquée, alors que je vis, sur les joues de Rosalie, des larmes couler abondamment. Immédiatement, Jasper vint vers sa sœur pour la prendre dans ses bras. De son côté, Emmett voyait rouge et je crus un instant qu'il allait frapper Alice. Mais il n'en fit rien. À la place, il se tint droit devant mon amie, la dominant de toute sa taille, le visage fermé et les yeux aussi froids qu'un iceberg. Alice n'en était aucunement effrayée.

-Écoute-moi bien, articula-t-il difficilement à cause de sa mâchoire carrée, Rosalie n'est pas mon jouet, ni « mon occupation actuelle ». C'est la femme la plus douce, aimante, aimable, droite, généreuse et belle que je n'ai eu la chance de voir dans ma vie. Et je ne te permets pas de dire toutes ces énormités et insultes envers elle, me suis-je bien fait comprendre?

Alice claqua la langue sur son palet, à mon plus grand frisson. Où était passés mon Alice? Pour prouver mes dires, Charlie, dépité, s'assit sur le canapé le plus proche, la mine déconfite.

-Je sais que tu ne me crois pas, continua mon frère, mais, franchement, je m'en tape complètement. J'ai choisi Rosalie, et que tu le veuilles ou non, c'est avec elle que je finirais ma vie.

Mon regard dériva vers l'intéressée qui pleurait toujours dans les bras de son frère, avec un sourire ému aux lèvres. Encore une fois, je me demandais ce qu'elle avait dû vivre pour être si renfermée sur elle-même et si malheureuse. Il n'y avait que mon frère pour lui rendre le sourire, je l'avais remarqué pendant cette soirée.

-Je vais m'arrêter sinon je vais faire quelque chose que je regretterais, marmonna Emmett.

Je fronçais les sourcils, et j'en profitais pour bombarder Alice.

-Je ne te reconnais plus, avouai-je à cette dernière. Tu n'es plus mon Alice, et ce sera ainsi jusqu'à ce que tu redeviennes celle que j'ai aimé.

Elle écarquilla les yeux, brillants de larmes et d'incompréhension. Je devais faire ça, pour le bien de tout le monde. Je me sentais égoïste, mais avais-je d'autre choix? La voir ainsi me tuait, mais j'avais trop de problèmes en tête, trop de questions sans réponses, pour en plus avoir une Alice désagréable et vicieuse à mes côtés.

-Non, Bella... Ne... Ne fais pas ça, je t'en prie, murmura-t-elle, suppliante.

-Alors redeviens toi-même! Redeviens la Alice que tout le monde aime, et non cette femme méfiante et méchante que tu es devenue.

-Mais c'est de ta faute tout ça! Hurla-t-elle soudain. Si tu n'étais pas tombée malade, rien de cela ne serait arrivé!

Mon coeur rata un battement et les larmes affluèrent dans mes yeux. C'est de ma faute... Je n'y avais jamais pensé mais, après tout, ce n'était pas bête comme affirmation. Soudain, un bruit de verre cassé me vint aux oreilles, et un Edward rouge de colère s'approcha d'Alice paniquée et effrayée. Edward...

-Je t'interdis de dire ça! Cria-t-il. Jamais! Tu n'es qu'une sale garce pour dire ça! C'est toi même qui a voulu que je fasse revenir Bella, toi qui est devenue un zombie après qu'elle ait décidé d'avoir un peu de répit, et tout ce que tu trouves à dire, c'est que c'est de sa faute?

-Je... Non... Je..., balbutia-t-elle.

-Bella n'est en aucun cas responsable de son état, gronda Edward. Rien n'est de sa faute! Et Rosalie? Tu t'en prends aussi à Rosalie alors que tu ne sais rien de ce qu'elle a vécu avant de rencontrer Emmett? C'est vrai que tu es Mademoiselle parfaite, n'est-ce pas?

-Edward, supplia Rosalie. Arrête...

-NON! Elle ne peut pas dire ça, elle ne peut pas!

L'entendre crier ainsi, alors que je l'avais toujours connu calme, souriant et compréhensif me serra douloureusement le coeur. Trop douloureusement. J'avais si mal, si mal que notre petite famille tranquille et unie devint un champ de bataille, aprés la visite de Renée et de Phil. La garce!

-Viens Alice, intervint Charlie. Je te ramène chez toi, tu as besoin de te reposer.

-Oui, chuchotai-je. Vas-y Alice et...

-Mais...

-... réfléchis à ce que je t'ai dit.

Elle parut désemparée par 6 personnes étant contre elle. L'avait-elle mérité? Oui. Elle remua les lèvres, sans pour autant en sortir un mot. Elle était tout aussi blessée que moi, mais pas pour les mêmes raisons. Elle prit son sac et son manteau, d'une main tremblante et fila dehors.

-Je suis désolé, s'excusa mon père auprès de Rosalie. Je ne sais pas ce qui lui prend, elle n'est pas comme ça d'habitude. C'est une brave petite. Je vais la raccompagner en espérant qu'elle reprenne ses esprits.

Emmett hocha la tête et sa copine se réfugia dans ses bras, laissant Jasper seul et désemparé. J'avais bien vu les regards qu'il lançait à Alice, et qu'elle ne lui était pas indifférente mais que doit-il penser maintenant? Pas de très bonnes choses. Émue et troublée par le comportement de mon amie, ainsi que de l'arrivée surprise de ma mère et de mon beau-père, je m'assis dans un des fauteuils, vidée de toute force. J'avais mal à la tête, j'avais faim en plus d'être morte de fatigue. Alors que Emmett et Jasper parlaient entre eux, et que Rosalie prenait par elle aussi à la conversation, je fis signe à Edward de s'asseoir prés de moi. Il hésita mais obtempéra quand même. Immédiatement, mon corps réagit face à sa distance réduite, comme s'il l'avait reconnu, et il s'embrasa. Je soupirai.

-Merci, murmurai-je.

-De quoi? S'étonna Edward

-Pour ce que tu as dit, c'est gentil de ta part.

-Oh... Ce n'est rien, je n'ai juste fait que dire la vérité. Elle... Elle a changé, d'après les dires de ton père et ton frère, moi, je ne l'ai connu que comme ça mais tu lui manques. Je crois que la visite de ta mère l'a fait disjoncter mais je n'aurais pas dû, je me suis emporté.

-Je ne te le fais pas dire.

-Désolé...

Je tournai ma tête vers lui, et vis à quel point il était sincère dans ses dires. Il n'avait pas voulu blesser Alice, mais juste la faire réagir. Pourquoi je lui cherchais des excuses? Parce que je suis tombée amoureuse de lui, la plus grosse connerie de ma vie. Et le fait d'emménager avec lui n'allait pas arranger les choses, même si une partie de moi, une grosse partie même, danser la salsa. Mais, à vrai dire, j'avais plutôt peur qu'il regrette vite ses paroles qu'autre chose.

-Es-tu toujours sûr de ta proposition? M'enquis-je. Celle de vouloir m'héberger? Je comprendrais qu'avec les événements d'aujourd'hui tu te...

-C'est toujours d'accord, me coupa-t-il. Rien ne me fera plus plaisir et, puis, j'aurais droit à de bons petits plats tout les soirs maintenant.

-Hé! Je ne suis pas ta cuisinière attitrée non plus! Me plaignis-je.

-Je me souviens d'un certain marché entre une jolie Demoiselle et moi-même en ce qui concerne des cours de piano, sourit-il.

Jolie Demoiselle? Mais il a bu quoi?

-Tu ne vas pas me donner des cours de piano tous les soirs, si?

-Si c'est pour manger un plat digne de ce nom, tu n'imagines même pas ce que je serais capable de faire, Miss Swan.

Je rougis légèrement et me mordis la lèvre. L'idée de faire du piano tous les jours n'était pas désagréable, surtout que le professeur était assez distrayant. La ferme!

-Quelqu'un a faim? S'enquit doucement Rosalie, en se levant. Pour ma part, je pourrais manger un bœuf entier.

-Et moi 2! Renchérit mon cher frère.

-Voilà qui est étonnant, marmonna son amie. Jasper? Edward? Bella?

-Je crois que ça ne me ferait pas de mal, dit son frère.

-Pareil pour moi, dit Edward.

-Euh... Je...

-Ça veut dire oui dans le langage de ma sœur, me coupa Emmett.

Je le fusillai du regard alors qu'Edward et Jasper rirent. Rosalie se contenta d'un sourire avant de se diriger vers la cuisine. Me sentant mal à l'aise à cause de ces 3 crétins rigolant de ma poire, je la rejoignis alors qu'ils se mirent à parler d'Alice et de ma mère, sujet que je voulais éviter, sauf quand mon père rentrera.

-Je peux me débrouiller, tu sais, me dit Rosalie, alors qu'elle s'activa.

-J'ai besoin de me changer les idées, avouai-je.

-Je comprends. Est-ce que tu peux me dire où se trouve la marmite? C'est un de ces bazarre chez Emmett...

-Dans le tiroir du haut, au-dessus du gaz. Ne m'en parle pas, à chaque fois je lui dis comment ranger mais 3 jours aprés c'est aussi bien rangé que sa chambre quand il était adolescent.

Elle esquissa un sourire en remplissant la marmite d'eau alors que je sortis des pâtes du placard. Étonnant qu'il reste encore de la nourriture chez Emmett. Rapidement, l'eau se mit à chauffer et Rosalie et moi-même préparâmes des pâtes carbonara (*). Pendant ce temps, j'essayais de lui faire la conversation.

-Mon frère doit vraiment t'aimer pour qu'il te défende ainsi, dis-je. Je ne l'ai jamais vu aussi en colère pour une femme.

-Et sache que j'aime ton frère aussi, et je n'ai jamais eu l'intention de te remplacer ou quoique ce soit d'autre.

-Je le sais, ne t'inquiète pas, la rassurai-je. Si Edward a confiance en toi, et que Emmett t'aime, alors je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas être amie avec toi.

Elle tourna la tête vers moi, les yeux brouillés de larmes. On est de vraies fontaines aujourd'hui! Rosalie ne semblait pas croire ce que je venais de lui annoncer, comme si on ne lui avait jamais dit une chose aussi banale que la confiance.

-Je suis désolée pour ton amie, dit-elle tout bas. Je ne voulais pas créer un conflit entre vous.

Alice allait me manquer, c'était indéniable.

-Mercis mais il faut qu'elle prenne conscience de ce qu'elle a dit, même si ça me coûte de ne plus la voir alors que je viens de la retrouver.

Elle hocha la tête et mit la crème fraiche dans la casserole, rependant une odeur absolument délicieuse dans tout l'appartement. Je laissais Rosalie s'en occuper, alors que je mettais le couvert, enfin essayais de mettre le couvert. Mes mains se mirent à trembler et le verre que je tenais dans mes mains bougeait beaucoup trop dangereusement à mon goût. Ça ne cessera donc jamais? Soudain, le verre m'échappa des mains et aurait sûrement fini en mille morceaux si une main aux longs doigts ne le récupéra de justesse. Edward. Je levais les yeux vers lui, afin de le remercier mais il secoua la tête avec un haussement d'épaule. Décidément, il était partout où on ne l'attendait pas.

-Laisse-moi t'aider, me dit-il.

-Merci, soufflai-je.

Il remit une mèche de cheveux derrière mon oreille et me fit un sourire éblouissant. Mon coeur martela sa cage de chair et ma respiration se fit sifflante. Beaucoup trop parfait pour mon bien. Je me remis à mettre la table, avec son aide, ce qui alla beaucoup plus vite. Quand Rosalie eut fini de cuire les pâtes et la sauce, mon père revint, grelotant. Immédiatement, tous les regards se portèrent sur lui et je le vis rougir. Maintenant, je savais de qui je tenais cette stupide réaction physique. Il s'avança vers le canapé et s'y assit lourdement, en soufflant. Est-ce que Alice avait fait des siennes pendant le chemin?

-Ça sent bon, dit-il. Je vois que tu n'as pas perdu la main en cuisine, Bella.

-Euh... C'est Rosalie qui... a fait à manger, bredouillai-je.

-Oh! Excuse-moi, Rosalie, c'est l'habitude de voir ma fille au fourneau.

-Il n'y a pas de mal, sourit l'intéressée, mais je me sentirais moins vexée si vous veniez manger!

-Enfin une bonne nouvelle! Clama Emmett.

-Affligeant, murmurai-je à Edward.

Il rit et s'assit en face de moi, alors que mon père se tint à mes côtés. Jasper était aux côtés de mon père, et Rosalie en face, Emmett à ses côtés. Ce fut cette dernière qui ordonna à son frère de faire le service car elle avait fait le dîner donc sa part de responsabilité. Je me sentis sourire en les voyant se battre, car on aurait dit un miroir qui nous représentait, Emmett et moi.

-Est-ce que vous avez fini vos conneries, tous les deux? Coupa Edward. J'ai faim moi!

-Tu n'as qu'à servir, il a rien fait lui! Se plaignit Jasper.

-J'ai mis la table avec Bella! Demande à Emmett.

-J'ai posé mes fesses sur cette chaise, c'est déjà beaucoup! Répliqua ce dernier. Et je vous signal que j'ai encore mon bras dans le plâtre!

Je tournai la tête en même temps que mon père, qui leva les yeux au ciel en se levant.

-Donnez-moi ça bande d'idiots, maugréa-t-il. Les jeunes de nos jours...

Emmett rit jusqu'à ce que Rosalie lui donne une claque sur l'arrière de sa tête.

-Aïe! Ça fait mal!

-Mange et tais-toi maintenant!

Et il ne fallait pas le dire 2 fois. Quand tout le monde fut servi par un Charlie exaspéré par la jeunesse d'aujourd'hui, tout le monde se précipita sur son assiette. Je savais que je mourais de faim, mais que dans 2, 3 bouchées je délaisserais mon assiette. Je pouvais sentir les regards d'Edward sur moi, et je supposais qu'il cherchait à savoir combien de quantité de nourriture j'avalais. C'est à dire, pas grand chose. Alors qu'Emmett prenait soin de détourner la conversation sur autre chose qu'Alice et le retour surprise de notre mère, mon ventre se tordit et je dus courir vers les toilettes. Heureusement que je connaissais l'appartement de mon frère. Je régurgitais tout ce que j'avais pu avaler de la journée. Trop d'émotion. Je sentis une grosse main chaude sur ma nuque, retenant mes cheveux comme il me l'avait si souvent fait par le passé.

-Bell's? Est-ce que ça va? Tu veux quelque chose? S'enquit Emmett, tendu.

-Un... verre d'eau, marmonnai-je quand une nouvelle vague de nausée surgit.

Je passais prés d'un quart d'heure dans les toilettes, voyant Charlie faire les cent pas dans le salon, Rosalie qui parlait à Edward, qui semblait inquiet. Quelle belle soirée! Jasper, lui, était d'une étonnante sagesse et plénitude, à croire qu'il ne voyait pas les événements comme nous. Emmett me tint compagnie, allant chercher un verre d'eau quand je le demandais, et Edward en profita pour venir me voir dans l'espace aussi exigüe que charmant.

-J'aurais aimé te dire que ça va passer, murmura-t-il, en prenant la place de mon frère.

-Ne t'inquiète pas, je survivrai, répondis-je.

Nos regards se croisèrent et restèrent connectés jusqu'à ce qu'Emmett revint avec mon troisième verre d'eau. La connexion se rompit. Dommage. Je bus mon eau et posai le verre à terre, alors que ma tête rencontra le mur, exténuée. Il y avait tellement de choses à penser, tellement de questions sans réponses et de choses à craindre que je ne savais plus quoi penser.

Alice.

Jacob.

Ma mère.

Ma tumeur.

Serais-je un jour tranquille avec tout ça? Ou ils continueront à me suivre encore longtemps? La deuxième option me plait bien. À moi aussi. Mon père proposa à tout le monde de venir dans le salon, car il avait à parler, à nous tous. Emmett se chargea de m'aider à me lever et il m'assit à ses côtés, lançant des regards étranges à Edward. Qu'est-ce qu'il allait encore s'imaginer celui-là? Charlie se racla la gorge, nous demandant toute notre intention.

-Bien. Hum... Je ne suis pas très doué pour ça mais je crois que vu les événement, nous devrions parler de tout ça.

Aucun de nous ne le contredit et il continua sur sa lancée:

-Alice n'était vraiment pas bien dans la voiture, lorsque je l'ai raccompagné et...

-Elle l'a mérité, cingla Emmett. Elle ne peut pas parler comme ça de Rosalie! Elle se prend pour qui, la reine des lutins?

-Merci Emmett! Dit mon père, sarcastique, faisant baisser les yeux à son fils. Alors, comme je le disais, avant que mon crétin de fils ne me coupe, Alice ne se sentait pas bien et je crois qu'elle... Je me sens idiot de dire ça mais, elle a besoin qu'on lui dise comment gérer la situation.

Qu'on lui quoi? Depuis quand mon père parlait de la sorte?

-Une aide extérieure? S'aventura Rosalie.

-Vous voulez dire un psychologue? Demanda Edward.

Il y eut un blanc avant que 5 paires d'yeux ne se braquent vers Jasper, paniqué.

-Hors de question! Tonna-t-il. Je ne vais pas aider la personne qui traite ma sœur comme une moins que rien et l'insulte à tout bout de champ!

-Pas avec moi, frangin, dit Rosalie. On a bien vu comment tu la regardais, n'est-ce pas?

Jasper rougit violemment, continuant à protester et à nier. J'avais vu juste cette fois.

-Je... Je ne vois pas de quoi vous parlez et puis... j'ai plein de boulot en ce moment.

-Comme si ça allait vraiment de déranger, répliqua Edward, levant les yeux au ciel.

-Et c'est toi qui dis ça, l'amoureux transit? Tu peux parler alors que tu...

Il fut interrompu par la main d'Edward sur sa bouche et le regard, le plus noir qui puisse exister, sur lui.

-Si tu continues ta phrase, menaça son ami, je te jure que tu n'auras aucune chance d'avoir une descendance, c'est clair?

-Oh là! Je mise 10 billets sur Edward, et toi papa? Paria Emmett alors que Jasper hocha la tête.

-Vous avez fini de jouer? Maugréa Charlie. Bon alors, Jasper, acceptes-tu de voir Alice et de l'aider? C'est une bonne petite, nous la connaissons depuis des années et elle ne fera pas de mal à une mouche mais elle est perturbée et perdue.

-Ai-je vraiment le choix? Demanda-t-il.

-Non, trancha Rosalie.

Son frère souffla avant de hocher la tête en signe d'affirmation. Pendant ce temps, dans ma tête, ça cogitait pas mal. De qui Jasper pouvait-il bien parler, concernant Edward? Ce dernier m'avait dit que son coeur était déjà pris mais j'avais cru que c'était juste pour faire la discussion. Et pourquoi t'aurait-il menti? Bonne question. Mes épaules s'affaissèrent et mon coeur se serra douloureusement. Déjà, j'avais eu peu d'espoir concernant Edward à cause de beaucoup de choses, mais surtout de ma maladie mais, là, les statistiques frôlaient le zéro. Mais qu'est-ce que tu espérais d'autre? Rien.

-Voilà un point de réglé. Maintenant...

-Renée, le coupai-je. Je veux savoir pour Renée. Comment se fait-il qu'elle savait pour ma tumeur? Et où habitait Emmett? Je ne crois pas que c'était une visite surprise, n'est-ce pas?

Second blanc. Ils me cachaient quelque chose, et pas qu'une petite bricole au passage.Le seul qui n'était en aucun dans l'historie, c'était Edward vu qu'il affichait un air complètement déboussolé et que les autres semblaient honteux. Au moins, il ne m'avait pas menti. C'est déjà ça.

-Renée m'a appelé, commença mon père, il y a plusieurs jours, demandant des nouvelles de ton frère et de toi. L'hôpital l'a prévenu.

-L'hôpital a quoi? M'écriai-je, sentant mon coeur s'emballer. Mais... Mais ils ne peuvent pas avertir les gens comme ça... C'est... impossible.

-Êtes-vous sûr d'avoir bien compris, chef Swan? S'enquit Edward. Ce serait une grave erreur professionnelle d'avertir une personne qui n'est pas inscrite sur la fiche de renseignement.

-Je suis peut-être vieux mais pas sourd mon garçon! Elle m'a dit qu'une infirmière l'avait appelé du Seattle Hospital Center pour la prévenir que Bella était atteinte d'une... d'une... enfin qu'elle était malade et qu'elle avait séjourné là-bas pendant 2 semaines.

-Une infirmière? Murmura Jasper, pensif. Qui était en charge de Bella, à part toi, Edward?

-Mon père et Sam, aucune femme ne s'occupait de Bella, répondit son ami.

-J'ai cru que c'était Maria, annonça Rosalie, mais, après mure réflexion, je me suis dit qu'elle n'avait aucun intérêt à le faire, n'est-ce pas?

-Aucun, effectivement, affirma son frère.

-Attendez une minute, intervint Emmett, alors que j'essayais de digérer la nouvelle. Vous êtes en train de nous dire que c'est quelqu'un qui bosse avec vous qui a réussi à joindre ma mère et à la prévenir pour Bella?

-Si la personne n'a pas menti, et qu'elle travaille bien à l'hôpital alors, oui, tu as bien résumé la situation, lui dit Edward.

Il fallait que je reprenne mes esprits et que je reprenne surtout le contrôle de mon corps, qui sentait à quel point j'étais désœuvrée. Alice était déboussolée, la personne qui me sert de mère m'avait retrouvée et une personne mal intentionnée l'avait prévenue dans le but de me faire du mal. Qui serait assez taré pour ça? Un taré. Très perspicace, Bella. Vraiment. Je ne m'étais jamais fait d'ennemi, faisant tout pour passer inaperçue et la seule personne de mon entourage qui pouvait me vouloir du mal, même si ce n'était pas intentionné, c'était Jacob. Mais Charlie a dit que c'était une femme qui avait prévenu Renée, donc à part si Jacob a fait de la chirurgie sur ses cordes vocales...

-Oh mon Dieu! S'exclama Jasper, me faisant sursauter.

-Quoi? Quoi? S'impatienta Rosalie.

L'intéressé oublia sa sœur et se tourna vers son meilleur ami, la mine désolée. Quoi? J'avais loupé un épisode aussi?

-Qu'est-ce que t'as à me regarder comme ça? Dit Edward, mal à l'aise. Tu crois que c'est moi qui l'ai appelé peut-être? Sache que je ne le savais pas avant que Bella me l'apprenne alors si...

-Mais la ferme espèce de crétin! Tu ne vois pas qui peut avoir mis son nez où il faut pas pour te nuire, car elle a une dent contre toi? Réfléchis Ed!

Ce dernier fronça les sourcils et baissa les yeux, en pleine réflexion. Je me sentais légèrement exclue, mais, à en voir mon père, mon frère et Rosalie, je n'étais pas seule. Ce qui était rassurant. Soudain, celui qui faisait battre mon coeur releva lentement la tête avec la bouche grande ouverte de stupéfaction. Il avait trouvé.

-C'est impossible, souffla-t-il.

-Bien sûr que si! S'énerva Jasper. Tout concorde, non? Elle te suit depuis des années pour te mettre dans son lit, elle est soit amie ou amante de presque tout l'hôpital, Edward!

-Mais bon sang! S'exclama Rosalie, en se levant et en bousculant mon frère au passage qui grimaça quand elle toucha son bras plâtré. De qui parlez-vous?

-Tanya, murmura Edward. C'est Tanya qui a appelé la mère de Bella et d'Emmett.

Pourquoi avais-je l'impression d'avoir déjà entendu ce prénom quelque part?

-JE VAIS LA TUER! Hurla Emmett en se relevant à son tour.

Quoi? Mais avant que je ne pus ouvrir la bouche, il partait déjà en direction de la porte d'entrée, mais ce ne fut pas l'avis des 3 autres hommes de la maison qui se ruèrent vers lui. Rosalie s'interposa entre lui et la porte, lui parlant calmement et avec une infinie douceur mais, cette fois, ça n'eut pas l'air de fonctionner. Jasper et Edward prenaient un bras chacun, même celui blessé, alors que mon père était devant Rosalie, au cas où. Je me sentais complètement inutile.

-Emmett, calme-toi, je t'en prie! La supplia sa petite-amie. Écoute-moi!

-NON! Rugit mon frère. Je vais lui arracher tout ses cheveux décolorés et en faire un paillasson avant de m'essuyer les pieds dessus et de lui refaire le portrait.

Je m'avançais prudemment vers lui alors qu'il se débattait de plus bel. Déjà, en temps normal, il avait une force herculéenne, alors avec toute la colère qu'il avait en lui, je m'étonnais qu'Edward et Jasper tiennent encore le coup.

-Emmett, intervins-je. Ne fais pas ça! Attend qu'on ait des preuves et je te promet que tu pourras faire tout ce que tu veux avec ses cheveux.

Il se retourna vers moi, les yeux injectés de sang dans les miens.

-Elle va rendre notre vie un Enfer, Bella. Un Enfer! Je ne veux pas, on a déjà trop souffert à cause de cette garce alors, maintenant, laissez-moi passer!

Il donna 2 gros coups de coudes aux 2 hommes qui le retenait et poussa aussi mon père. J'entendis un juron de la part du ténor d'Edward. Instinctivement, mon corps se tendit et je regardais en sa

direction. Jasper était à terre, il se releva en se massant les fesses, Charlie qui s'était retenu à temps contre un meuble et Edward, appuyant ses deux mains sur son arcade sourcilière gauche, ruisselante de sang. Mon Dieu! J'accourus vers lui et je retins mon souffle en sentant l'odeur salé et rouillé du sang. Ne tombe pas dans les pommes maintenant, Swan! Tu as déjà eu ta dose là! Je passais une main sur sa joue, pour qu'il relève la tête vers moi et je grimaçais. Ce n'était pas très beau à voir.

-C'est pas vrai, entendis-je Jasper, grommeler.

-Qu'est-ce qui se...? Demanda Edward, avant de s'interrompre.

Le spectacle me figea tout autant qu'il m'étonna. Emmett et Rosalie s'embrassaient langoureusement contre la porte d'entée, sans aucune gêne ni honte. Il ne manquait plus que ça. En tout cas, je n'avais jamais vu mon frère embrasser une fille avec autant d'amour et de passion. Une première. Charlie souffla et alla s'asseoir dans le canapé, en grimaçant.

-Est-ce que ça va, papa? M'enquis-je.

-Oui, ça va. Par contre, on ne peut pas en dire autant d'Edward.

Edward! J'oubliais le reste et lui demandais silencieusement de se relever. Jasper jeta un regard noir à la porte d'entrée avant d'aller à la cuisine et donna une tape amicale dans le dos de son meilleur ami.

-Viens, je vais nettoyer ça, lui dis-je.

Il obtempéra et nous partîmes nous enfermer dans la salle de bain. Je cherchais la trousse de premier soin qu'Emmett avait toujours pour moi, dans ce fouillis pas possible, les mains tremblantes.

-Calme-toi, Bella, m'ordonna Edward. Ce n'est qu'un coup.

-Un coup? Répétai-je, en montant dangereusement dans les aigües. Tu as vu l'état de ta chemise à cause de ce coup? Elle est inondée de sang et je ne te parle pas de ton visage. Mais où elle est cette trousse, nom de Dieu?

Après avoir jeté je ne sais combien de produit pour le corps, qu'est-ce que ça fichait là d'ailleurs?, je mis la main sur le saint Graal, et l'ouvris prestement. Apparemment, mon frère l'avait rempli il y a peu. J'en sortis du désinfectant, du coton et des pansements, avant de prendre un gant de toilette mouillé pour le plus gros.

-Je peux me débrouiller tu sais? Me dit-il. Dois-je te rappeler que...?

-... tu es un futur Médecin, je le sais Monsieur le modeste, mais je te dois au moins ça. Enlève tes mains.

Il obéit et j'entrepris de nettoyer le sang qui avait coulé sur ses joues et son menton, avant d'imbiber le coton de désinfectant.

-Je crois qu'il est inutile de te dire que ça risque de piquer?

Il rit et secoua la tête. J'en profitais pour appliquer le coton sur sa plaie, le faisant grimacer. Ce que les hommes pouvaient être des chochottes des fois. C'était navrant. Mais, même comme ça, il restait d'une beauté à couper le souffle. Ça-y est, mes hormones faisaient des leurs. Je secouais la tête, préférant discuter avec lui avant que mon surplus d'hormone ne me dise de lui sauter dessus. Chose qui ne serait pas désagréable. La ferme!

-Alors, comme ça, une de tes collègues m'en veut tellement qu'elle a prévenu Renée? Dis-je d'un ton désinvolte.

-Si tu savais comme je m'en veux, s'excusa-t-il. Ça n'aurait jamais dû arriver, rien n'aurait dû arriver! Elle est si... Mon Dieu, je n'ai même pas d'adjectif pour la définir.

-Ce n'est pas de ta faute, murmurai-je. N'oublie pas qu'on ne m'appelle pas « Miss catastrophe » pour rien!

Il esquissa un léger sourire.

-Ce n'est pas une raison. Jamais ma vie privée ne doit interférer sur ta santé, ce n'est pas bien! Et puis, surtout, elle n'aurait pas dû faire ça, elle va le regretter.

-Edward...

-Non! Comme je l'ai dit tout à l'heure, ce qu'elle a fait est une faute grave, très grave même. Je trouverais une preuve, ou lui fera faire des aveux afin qu'elle paie pour ses conséquences. Elle ne se rend pas compte de ce qu'elle a fait...

Je détachais le coton rouge de sang, afin d'en prendre un autre sans lui répondre. Je ne savais plus quoi penser en ce moment, j'avais trop de choses en tête.

-Tu sais que c'est la première fois que cette trousse est utilisée sur quelqu'un d'autre que moi? L'informai-je, soudainement.

Il me regarda avec des yeux ronds, avant d'éclater de rire. Il n'y avait rien de drôle! Pour me venger, je posai brutalement le coton avec du désinfectant sur sa plaie et il poussa un cri.

-Aïe! Ça fait mal! Bouda-t-il.

-Bien fait. Maintenant tais-toi et reste tranquille. J'ai bientôt fini.

Effectivement, quelques minutes après, je posais le dernier pansement sur son arcade sourcilière après l'avoir recousu avec adresse, force d'habitude. Je jetai le tout et sortis de la salle de bain, en revenant quelques minutes plus tard avec un tee-shirt trop petit pour Emmett.

-J'espère que ça ira, il ne va plus à Emmett.

-Merci.

On se regardait droit dans les yeux avant que je ne rougisse jusqu'à la racine de mes cheveux en pensant qu'il attendait sûrement que je sorte pour se changer.

-Oh... Euh... Je... Je serais dans le salon, bredouillai-je.

Je fermai précipitamment la porte, et je crus l'entendre rire. Idiot! Je ne crois pas que mes hormones auraient survécu si j'étais restée et, puis, je n'avais aucune raison de rester. Je refusai de penser à ça et m'assis sur un fauteuil, seule, quand je fus surprise par le silence. Je me retournais pour voir que ni Emmett, ni Rosalie n'étaient là. Dites-moi pas que...

-Ils sont partis faire un tour au parc, me dit Jasper, ayant sûrement deviné mon inquiétude. Apparemment, si j'ai bien compris, et je ne suis pas encore sourd, c'était la première fois qu'ils s'embrassaient. Enfin, bref, un truc de couple.

-Oh...

Je ne savais pas vraiment quoi répondre à part que c'était... surprenant de la part d'Emmett. Lui qui n'allait pas plus loin qu'une nuit et qui attendait prés d'un mois avant d'embrasser Rosalie... Wouao! Un miracle! Enfin, je crois que ça s'appelle l'amour. Mais tout cet amour était gâché par cette Tanya, en appelant ma Renée et Phil. Tout aurait été pour le mieux si elle n'avait rien fait pour envenimer les choses. Garce! De toute façon, la chance n'avait jamais été vraiment avec moi, à croire que ma bonne fée avait pris des vacances indéterminées. Il y avait toujours du bon quelque part, n'est-ce pas? Si le monde était toujours noir, où serait le plaisir de vivre? Je sentis le canapé s'affaisser à mes côtés et fus surprise de voir Edward, la mine rageuse. Il devait sûrement penser à sa collègue qui lui tournait autour et qui n'avait rien trouvé de mieux que de fouiller dans mon passé. Il soupira et me regarda, quelques secondes, dans les yeux. On pouvait y lire une multitude de sentiments à l'intérieur de ses prunelles, mais une choses est sûre, dans les miens, l'amour y régnait.

Jeudi 12 novembre 2010

POV James

-Laissez-moi, supplia la jeune femme prés de moi.

-La ferme! Grondai-je. La ferme où tu regretteras d'avoir ouvert ta putain de gueule!

Elle se mit à geindre, comme toutes les autres. Mais qu'elle se la ferme! Je la tirais par le bras, violemment, la faisant tomber au passage. Je grognai et la fis se relever brusquement, la faisant hoqueter.

-Dépêche-toi! Je n'ai pas que ça à faire!

Ashley, c'est comme ça qu'elle s'appelait, pleura de plus bel mais obéit tout en priant Dieu de la sauver. Si elle savait ce que je lui réservais, elle ne dirait sûrement pas ça!Forks était en état d'alerte, j'avais vu pas mal de policier autour de la forêt, mais aucun ne me vit, ni m'entendit. J'avais vécu ici pendant des années, quand j'étais gamin, et j'avais l'habitude de me réfugier dans la forêt. Une sale habitude.

-TA GUEULE! Criai-je. TA GUEULE!

Ma victime sursauta avant de gémir à nouveau, appelant ses parents. Pathétique! Mais je devais me défouler, je devais faire ce que j'aurais dû faire depuis plusieurs jours, sans en avoir la force mais surtout le courage. Isabella. Celle qui me rendait fou, littéralement fou. Cette brunette aux yeux chocolat, que j'avais envie de manger. Hum... Elle me donnait déjà envie, mais il y a eu un contre-temps, un malheureux contre-temps qui me faisait mal, me rendant fou au possible, une insulte envers moi, son erreur...

Flashback, 2 jours plus tôt

Je n'avais pas pu me résoudre à quitter Victoria et, malheureusement, je ne savais pas pourquoi. Pourtant, Dieu m'avait appelé, il m'avait ordonné d'aller à Forks et de sauver ces âmes perdues mais je lui avais désobéis, et j'avais peur... Le jugement dernier. Je ne passerai pas à la trappe, si je ne l'écoutais plus. J'étais voué à l'Enfer éternel. Seigneur!

La porte du magasin s'ouvrit sur Isabella. Mes yeux s'attardèrent sur elle, comme un loup devant un agneau apeuré. Ma proie. Je me fustigeais intérieurement d'avoir de telles pensées, alors que ma femme était à mes côtés, mais elle m'obsédait tellement...

-Bonjour Madame et Monsieur Hunter, nous salua-t-elle.

-Bonjour, Isabella, répondit Victoria.

-Isabella, répondis-je, poliment.

Elle hocha la tête et se dirigea, comme à son habitude, dans l'arrière boutique pour déposer ses affaires où elle retrouvera son amie, Leah. Victoria se plongea dans les comptes du mois dernier, fronça quelques fois les sourcils mais, cette fois-ci, je ne souris pas à ce geste, car j'étais trop préoccupé par les récents événements. Une préoccupation qui me prenait beaucoup trop de temps. Je soupirais et pensais à quelque chose de plus sain pour moi, mais c'était sans compter cette femme venant de l'Enfer qui revint avec un bout de papier, la lèvre inférieure entre ses dents et le rouge aux joues. Sublime! Ma femme releva la tête, peu étonnée.

-C'est ce que j'avais demandé? S'enquit-elle, d'une voix étonnement froide.

-Oui, c'est le mot du médecin, confirma-t-elle.

Elle tendit la main et Victoria prit le mot sans ménagement en le dépliant. Curieux de savoir ce qu'elle avait et pourquoi elle avait dû se rendre à l'hôpital, je lus le mot par dessus son épaule.

Seattle Hospital Center

1100 Ninth avenue

Seattle, Washington

Fait le lundi 9 nombre 2010,

A Seattle Hospital Center

Madame,

Suite à mon entretien avec Mademoiselle Isabella Swan, ma patiente depuis déjà plusieurs semaines, je vous confirme notre rendez-vous prévu pour ce jour-même dans mon cabinet. Mademoiselle Swan présente une tumeur au cerveau de type Glioblastome, qui attaque son cerveau à plusieurs endroits, rendant ses capacités motrices, visuelles de plus en plus instables en plus d'avoir une fatigue constante, un équilibre précaire et des maux de tête douloureux. Notre rendez-vous consistait à établir un traitement capable de vaincre la maladie ainsi que des séances de Radiothérapie et de Chimiothérapie, pour avoir des chances de guérison élevées.

Avec mes sentiments distingués,

Edward Cullen.

Une tumeur au cerveau? Je n'aurais jamais imaginé ça. Elle était donc condamnée, n'est-ce pas? NON! Elle était à moi, c'était mon cadeau, mon souhait et mon envie. C'était mon pêché. Je la voulais, et j'allais devenir fou si ce fantasme ne se réalisait pas.

-Et bien, intervint ma femme, voilà quelque chose à laquelle je ne m'attendais pas.

Isabella ne répondit pas, restant silencieuse.

-Retournez travailler, maintenant, ordonna de nouveau Victoria.

-Je... Je dois vous dire quelque chose, maintenant, bredouilla Isabella.

-Et bien, faites dont.

-Je ne peux pas continuer ainsi, annonça-t-elle. Ma maladie prend plus d'ampleur que je ne l'aurais imaginé et je sens que mon corps refuse que je fasse ce que je fais maintenant. Je vais devoir démissionner, alors que je ne le souhaite pas vraiment, car c'est mon seul gagne pain, main j'y suis obligée. Je quitte mon travail, vendredi soir.

QUOI? Elle arrêtait de travailler? Elle quittait le « The Maine »? Elle ne pouvait pas faire ça, c'était impossible! Comment vais-je accomplir ma tâche aprés ça, hein? Je l'avais toujours à portée de main, parce qu'elle travaillait dans le magasin de ma femme mais là... Je n'aurais plus aucune emprise sur elle.

-Je ne suis guère étonnée,cingla cette dernière. De toute façon, vous n'aurez pas fait long feu chez moi, enfin peut-être trouverais-je une employée digne de ce nom. Je vous donnerais votre paie vendredi soir.

Les mains d'Isabella se fermèrent en 2 poings rageurs,avant de filer à son travail. Elle allait partir, et mon plan tombe à l'eau... ou peut-être pas.

Fin du Flashback

Je n'allais sûrement pas la laisser partir comme ça, c'était hors de question! Elle était mienne, je devais l'affronter devant le feu de l'Enfer lui-même et que Dieu m'en soit témoin, de l'aduler. Elle était à moi! J'étais en colère, dans une rage folle et j'oubliais Dieu pour me prouver que j'étais un homme, que j'étais moi. Au diable Dieu, au diable ses missions! J'en avais trouvé une autre et c'était plus exaltant. Plus rémunérant. On peut me prendre pour un fou, mais l'opinion des autres m'importait peu, ça m'amusait plutôt qu'autre chose à vrai dire.

-Je... Je ne dirais rien à personne, pleura Ashley, si... si... vous me laissez tranquille! Je vous en prie...

Je m'arrêtais net de marcher et je savais qu'elle crut que j'avais cédé à ses plaintes! Grotesque! C'était juste qu'elle m'énervait et que j'étais pressé d'en finir avec elle. Elle n'était rien dans mon plan, juste une petite broutille dans tout ça, mais c'était indispensable! Je me sentais exalté, fou et complètement euphorique en cet instant. J'aimais ça! Je me retournais vers elleet plantais mes yeux noirs dans les siens. Je la vis frisonner. C'est ça, aie peur de moi car tu le peux!

-Jouons maintenant, dis-je d'une voix basse.

Je m'approchais d'elle et elle recula, instinctivement. Ses larmes coulaient sur ses joues et je souris à cette vue pitoyable de l'humanité. Pleurer était inutile, tout comme crier à cet instant. Je la détaillais alors qu'elle essayait de fuir mon étreinte. Chose stupide. Elle était brune, de taille moyenne, le visage pâle et les yeux marrons, tout comme Isabella, mais ils étaient beaucoup moins expressifs que les siens. C'était ça mon plan. Je voulais qu'elle ait peur, qu'elle se sente menacée, jour après jour avant que je ne daigne lui faire le plaisir de l'achever moi-même. Même sa tumeur serait plus douce que ce que je lui avais préparé, depuis ses 2 jours interminables.

-Je vous en prie, me supplia une dernière fois, Ashley.

-Ne comprends-tu donc pas? Murmurai-je. Ne comprends-tu pas que j'ai besoin de toi pour mon plan?

-Quel... Quel plan? Bafouilla-t-elle, les joues striées de larmes.

Je lui fis un sourire diabolique.

-Pourquoi me donnerais-je la peine de te le dire, alors que tu vas mourir?

Elle se retourna et se mit à courir, ce qui me fit rire. Je connaissais cette forêt sur le bout des doigts, chaque recoin m'était familier. Amusé, mais aussi énervé qu'elle ose me faire patienter, je la suivis, en prenant un chemin différent. Quelques secondes plus tard, elle poussa un cri car je me trouvais devant elle, souriant. Je la giflais, la punissant d'avoir de telles pensées et elle tomba à terre, la tête contre le sol boueux. Je sortis un couteau de ma poche et le fis tourner entre mes doigts, joueur. C'est à ce moment-là qu'elle se retourna pour me regarder, et je vis ses yeux s'écarquiller par la peur. Avait-elle peur? Je l'espérais, ce serait plus divertissant. Je m'approchais d'elle, la faisant reculer, mais elle heurta un arbre, ce qui me donna l'avantage de m'accroupir devant elle.

-Vois-tu ceci? Lui demandai-je. C'est mon père qui me l'a offert, quelques mois avant que je lui transperce le coeur avec. Et, maintenant, c'est en toi qu'il va se planter.

Sans plus de cérémonie, la lame du couteau se logea prés de son estomac, la faisant hurler. Mais personne ne pouvait l'entendre, cette jolie proie. C'était si exaltant de sentir la chair céder sous l'argent de mon couteau! Je lui retirais rapidement et me levais, alors qu'elle appuya ses mains sur sa blessure, qui saignait abondamment. J'essuyai mon couteau et le remis dans ma poche, sagement, car une envie plus charnelle m'envahit. Je défis ma braguette, sous son air douloureux et paniqué. Oh oui, ma petite, tu peux avoir peur, car je serais la dernière personne que tu verras sur cette Terre. Mon plan pouvait commencer.

J'espère que je n'ai perdu personne pour ce dernier POV qui, je le reconnais, donne froid dans le dos. Je pense que vous êtes un peu troubler par James, étant un peu perdu à cause de ses pensées mais pas de panique, c'est fait exprès. C'est pour vous faire monter la « vrai » personnalité de James et toute sa folie!

Mais avant, il y a eu Bella, ainsi que la confrontation. Je vois déjà vos airs déçu car la discussion fut de courte durée mais je vous prépare une suite bien plus terrible avec Renée et Phil, qui n'en restent pas là, croyez-moi!

Alice a encore pété son câble, et Bella s'en ait mêlé, comme je vous l'ai dit précédemment. Là aussi, je vous promet que tout rentrera rapidement dans l'ordre. Alice redeviendra Alice, sans aucune dispute à l'horizon.

Et enfin, le baiser d'Emmett et de Rosalie! Vous verrez dans le chapitre 19, la réaction d'Emmett face à ça, ainsi que du retour de sa mère.

Prochain chapitre, POV Emmett (Comme vous l'aurez comprit), Edward et Bella. Petite information, chapitre 19 avec le dernier jour de travail de Bella, ainsi que son déménagement. Ce qui vous promet un très long chapitre.

Merci de votre passage et à bientôt,
Clairouille59.

-Pâtes carbonara: Petit clin d'œil à un déjeuner aussi gras que diététique que mon amie, Maud nous a confectionné, pour Claire et moi! ;)