Bonsoir tout le monde! (01:08 du matin)
Manque d'inspiration + problèmes personnels = retard sur la publication
Me voici de retour, aprés prés de 3 semaines d'attente!
Tout d'abord, bonne vacances à toutes et à tous, et courage à ceux qui travaille encore!
James vous fait toujours autant flipper à ce que je vois. Mais ne vous inquiétez pas, il ne va pas venir vers vous.
Enfin, pour finir sur mon blabla, je vous prépare une fin... Comment dire? Horrible, au point que vous aurez envie de trouver mon adresse afin de m'envoyer une bombe chez moi? Elle ne va certainement pas plaire à tout le monde, ou plutôt à personne, mais j'y tenais et vous allez savoir pourquoi aprés.
Réponses aux personnes sans compte:
-ptitesfrimousses: Merci beaucoup pour tes compliments, sache que ça me va droit au coeur. Merci de ta review et à bientôt. Bisous!
-larsand: Qui te dit qu'Edward ne c'est pas couché auprès d'elle? Elle c'est endormit très rapidement... Effectivement, j'ai les droits sur ma fiction et je peux choisir de la finir bien ou non, mais si je te le dis maintenant, où serait le suspense pour toi?
-Elo: Ravi de te faire plaisir avec un nouveau chapitre! Alice reviendra, pas d'inquiétude, on l'a voit même dans le prochain chapitre. Bisous!
-oceanny: Voilà la suite que tu attendais, et désolé pour la fausse joie. Bisous!
Merci infiniment à: Phika17, Triskelle sparrow, ptitesfrimousses, Krine69, Louna21, larsand, Sandjr×2, Mayawa, Aliiice, Lilix7, caropat07, edwardbellaamour×9, Elo, Sloubi, Em81×2, Grazie, edwardbellaamour, AnaïsB, DavidaCullen, oceanny, trix2101 et Anais88 pour vos reviews.
Merci à: Cloe-Jad3, ebecquereau, edwardbellaamour, el0diii3, TisingeD, Maelice, Tatouche, x-repertoire-x-twilight, chewbacca77 (J'adore!), trix2101, Anais88 et Bellizie pour m'avoir mise en story alerte, favorite story ou author alert.
Comme toujours, un grand merci à ma bêta Phika17! (L) N'hésitez pas à aller voir ses fictions, liens sur mon profil.
Disclamer. Tout les personnages appartiennent à SM.
Bonne lecture,
Clairouille59.
Chapitre 21 : Distance et rapprochement
Mardi 17 novembre 2010
POV Jasper
Plus qu'une patiente et je pourrais rentrer chez moi. Courage! Mais ce n'était pas n'importe quelle patiente, c'était elle, et ça me décourageait rien que d'y penser. Avec une bonne centaine de patients que j'avais traité depuis que j'avais commencé à travailler ici, c'était sûrement la personne qui m'agaçait le plus. Certainement à cause de ce qu'elle disait sur ma sœur mais ils m'avaient demandé de l'ausculter, alors j'abdiquais. Mais, bon Dieu, qu'est-ce que j'avais envie de la tuer! Je respirais un bon coup et demandais à ma secrétaire de la faire venir. D'habitude, je venais moi-même chez le patient, quand ils se trouvaient à l'hôpital, mais aujourd'hui était consacré aux patients extérieurs, dont elle.
On toqua à ma porte et j'annonçais d'entrer, toujours en train d'écrire la situation de mon dernier patient qui avait fait 3 tentatives de suicide, mais ayant réussi à s'en sortir grâce à ses proches qui l'avaient découvert à chaque fois. Fort Heureusement. C'était toujours éprouvant d'avoir des patients comme ce jeune homme, mais au bout de quelques temps, on devient insensible à ça. C'était horrible pour certains, de penser à ça, mais au fil du temps, c'était devenu mon quotidien... Je levais la tête vers ma prochaine patiente, et je ne pus m'empêcher de la détailler. Elle était vraiment très belle, je ne pouvais le nier. Ses cheveux noirs qui pointaient dans tous les sens, un manteau rouge qui cachait sa fabuleuse silhouette et des bottines, qui la surélevaient de quelques centimètres, la rendaient si désirable que je me demandais pourquoi je ne lui avais pas encore sauté dessus.
-Bonjour, Mademoiselle Brandon, la saluai-je poliment.
-Docteur Withlock, soupira-t-elle, désabusée.
On ne pouvait pas dire qu'elle était heureuse de se trouver ici. Mais qui le serait? Même mes patients de l'hôpital n'étaient pas ravis de ma visite, et pour cause, je les soulais à longueur de temps avec mes questions. Mais n'était-ce pas mon métier? Je la regardais une dernière fois, et me levais afin de ranger mon précédent dossier et de prendre le sien. Des fois, je me demandais ce qui m'avait pris d'accepter de la rencontrer, même si elle me plaisait, je ne pouvais me mentir. Mais, après ce qu'elle avait fait à ma sœur, je me croyais fou de toujours avoir le coeur qui bat lourdement en sa présence.
-Alors, Mademoiselle Brandon, comment allez-vous depuis la dernière fois? M'enquis-je, poliment.
-Bien.
D'accord... Si ça commençait comme ça, on allait y passer la soirée! Je ne me laissai pas démonter, et m'assis sur ma chaise de bureau, afin d'éviter de me lever et de la secouer une bonne fois pour toute. Professionnel, Jasper.
-Vous pouvez développer? Repris-je, avec un léger espoir.
-Non.
On allait vraiment y passer la soirée. Je soupirais et me massais la nuque endolorie après cette journée de travail. On ne pouvait pas dire que j'avais chaumé, ni même que je me plaignais mais finir par une patiente qui refusait de sortir un mot n'était pas vraiment ce qui aurait pu tomber le mieux. Surtout que, depuis qu'elle venait dans mon cabinet, elle n'avait parlé que la première fois, afin d'exposer son opinion sur Rosalie avant de fermer hermétiquement la bouche. Ce n'était pas ce qu'il y avait de mieux pour commencer une relation Docteur/Patient.
-Mademoiselle Brandon, je..
-Mais appelez-moi Alice nom de Dieu! Ragea-t-elle. Je ne suis pas une de vos patiente complètement tarés que vous avez l'habitude de voir!
Et bien... Elle n'avait jamais sorti autant de mot de sa bouche que jusqu'à maintenant. Étonnant. Mais je n'appréciais guère qu'elle insulte mes patients de taré, alors qu'ils ne l'étaient pas.
-Alice, dis-je, les personnes qui viennent dans ce cabinet ou qui consultent des psychologue ne sont pas des tarées, mais juste des gens qui ont besoin qu'on les écoute et qu'on les aide, rien de plus. Et vous en faites partie.
-NON! Cria-t-elle en se levant. Je ne suis pas comme eux, je suis parfaitement normale! C'est juste les autres qui disent que j'ai besoin d'aide, alors que je vais bien! Vous avez compris? Je. Vais. Bien.
Elle prit son sac et commença à partir. Croyait-elle vraiment que j'allais la laisser filer?
-Je ne vous conseille pas de partir, murmurai-je, écrivant quelques notes importantes dans son dossier.
-Sinon quoi? Railla-t-elle. Vous allez me courir après? Sachez que je peux vous distancer avec ces talons dans vos bijoux de famille en moins de deux!
Je souris, amusé. Voilà une menace qu'on ne m'avait pas encore faite, tiens!
-Oh, je n'en doute pas, mais vous savez à quoi sert ce téléphone?
Je lui montrais l'engin d'un geste futile, alors qu'elle fronça les sourcils, comme si j'étais devenu certainement fou. C'est plutôt toi qui me rendra fou ma jolie.
-À téléphoner? S'aventura-t-elle.
-Effectivement, à téléphoner aux vigiles qui sont postés dans les quatre coins de cet hôpital et qui sont payés pour attraper des personnes que je ne juge, ou mes collègues, pas apte à sortir de cet hôpital. Même si vous avez les jambes aussi souples qu'une danseuse, je ne crois pas que vous pourriez maitriser ces messieurs. Alors soit vous posez votre ravissant postérieur sur cette chaise, soit je les appelle pour qu'ils vous attachent sur un des lits disponibles dans l'établissement. À vous de voir.
Elle me jugea un instant, la bouche légèrement ouverte. Je gémis intérieurement devant une telle vue. Aucun homme ne pouvait pas avoir des pensées perverses en cet instant, à moins que je sois complètement obsédé. Ça doit être ça. Alice, comme elle voulait que je l'appelle, plissa les yeux avant de s'asseoir sur la chaise qu'elle avait prise quelques secondes plus tôt.
-Bonne décision. Comme je le disais avant d'être interrompu, il faut que vous me dites ce que vous ressentez, ce qui vous met en colère, ce qui vous rend triste et heureuse. Je sais que la situation est délicate, mais ça peut vous libérer. Mais je ne vous oblige pas, mais je crois que ni vous, ni moi, ne voulions que ces séances se passent dans le silence le plus total, n'est-ce pas?
Alice me regarda attentivement, comme si elle essayait de voir si je débitais des conneries depuis tout à l'heure, puis, satisfaite, elle hocha la tête lentement, sans pour autant ouvrir la bouche. Au moins, elle me disait son opinion à l'aide de gestes, c'était déjà ça.
-Est-ce que vous avez ressenti un changement, depuis la dernière fois?
-Pas vraiment. Je suis toujours... en colère, souffla-t-elle.
La séance ne sera pas aussi longue que prévu.
-Contre Rosalie, je suppose.
-Je ne sais pas, juste que je suis en colère. Tout le temps. J'ai l'impression que je suis un volcan prêt à exploser à tout moment, contre n'importe quelle personne que je rencontre.
-Ça vous arrive soudainement? Pensez-vous à quelqu'un ou à quelque chose en particulier?
Elle haussa les épaules, ne sachant que répondre. J'avais un peu de mal à la cerner, surtout qu'elle ne savait pas contre qui, ou contre quoi, elle était constamment en colère. Le manque d'Emmett, Charlie et Bella devait se faire ressentir, et ne pas les voir car cette dernière lui avait demandé de rester loin d'elle jusqu'à ce qu'elle redevienne elle-même, devait y être pour beaucoup.
-Bella vous manque, n'est-ce pas?
Alice ne s'était pas attendue à cette question, parce qu'elle sursauta violemment sur la chaise, resserrant ses mains sur son sac, posé sur ses genoux. Je vis dans ses yeux, que c'était bien plus qu'un manque pour elle, beaucoup plus que ça. Une amitié pouvait être fusionnelle ou complice, mais, pour Alice, Bella était bien plus que ça. Mais ce n'était pas un reproche, elles se connaissaient depuis la primaire. Quoi de plus normal? C'est comme moi avec Edward, je le considérais comme un frère, un membre de la famille. Mais elle devait comprendre qu'il n'y avait pas qu'elle dans l'histoire, et que tout ceci faisait autant souffrir Bella qu'elle.
-Elle me manque tout les jours, murmura Alice.
J'esquissais un faible sourire, en écrivant de nouveau dans son dossier. Ce n'était pas vraiment un mal profond, juste qu'elle avait peur que Rosalie soit ce qu'elle a toujours été pour Bella. Elle ne la détestait pas vraiment au fond. Elle n'arrivait pas à mettre les gens à leur place respective, comme si elle avait peur qu'ils s'envolent, pour une raison inconnue. Ça arrivait souvent, mais je n'avais eu que très peu de cas. Le plus basique était quand un enfant n'acceptait pas son petit frère, ou sa petite sœur, et qu'il le rejetait complètement. Les parents affolés par le comportement de leur fils, souvent dangereux pour le nourrisson, viennent me voir, ou un de mes collègues, croyant que l'aîné était devenu fou. Dans la plupart du temps, c'était la faute des parents, n'ayant pas bien expliqué à leur enfant qu'il allait avoir un petit frère, ou une petite sœur. Je crois que c'est ce que Alice ressent, comme une menace. Pas que ce soit péjoratif de dire qu'elle pensait comme une « enfant », mais elle avait le même raisonnement. Ce qui était « normal ». Elle a toujours connu cette famille ayant que 3 membres, et l'arrivée soudaine de Rosalie l'a fait paniqué, surtout que ce n'était pas le meilleur moment. Mais ce n'est qu'un détail.
-Racontez-moi comment vous avez rencontré, Bella, demandai-je.
-Et en quoi ça vous intéresse?
-Ça me permettra de mieux comprendre dans quel milieu vous viviez, toutes les deux, avant l'arrivée de Rosalie.
Elle leva les yeux au ciel, en soupirant, mais elle s'exécuta comme même. Pendant l'heure qui suivit, elle me raconta ce qui lui venait en tête, tout ce qu'elle se souvenait et je pus apprendre que la mère d'Emmett et de Bella était bien une sale garce, mais je me tus et écoutai, simplement. Quand elle s'arrêta de parler, je vis que ses yeux, d'une noirceur profonde, brillaient sous l'effet des souvenirs qui lui revenaient en tête. Ça pouvait faire un déclic parfois.
-Est-ce que je peux m'en aller, maintenant? S'enquit-elle, nerveuse.
Je souriais en refermant son dossier.
-Bien sûr, l'heure est terminée.
-Vous n'allez pas envoyer ces gorilles sur moi, hein?
Je ris franchement en me levant afin d'enlever cette fichue blouse blanche que j'étais obligé de porter toute la journée. Ils auraient pu choisir une autre couleur.
-Non, vous pouvez y aller sans crainte. Au revoir, Alice.
Elle cligna des yeux, un peu troublée et rougit. Rougit? Je croyais que c'était Bella qui faisait ça! Bien que je ne pouvais nier que les rougissements sur ce petit bout de femme lui allaient drôlement bien. Elle me plaisait beaucoup trop, pour mon propre bien.
-Au... Au revoir, Docteur Withlock.
Sans plus de cérémonie, elle claqua la porte derrière elle, me laissant seul dans mon bureau. Je passais une main sur mon visage, tout en me frottant les yeux, et en me demandant si j'allais bien pouvoir continuer à la voir, sans en faire les frais.
Mercredi 18 novembre 2010
POV Edward
Elle m'échappait. Bella m'échappait de plus en plus et ça me faisait peur. Depuis dimanche soir, quand les effets de la Radiothérapie avaient un peu disparu, elle s'était montrée distante, non sans me faire la discussion, mais ce n'était pas comme avant, pas la même chose depuis vendredi dernier. Là où nous avions failli nous embrasser. Peut-être qu'elle regrettait ce qui aurait dû se passer si son crétin de frère n'était pas intervenu, ou qu'elle craignait les vrais sentiments qui m'habitaient. Car ils n'étaient pas réciproques. Je n'en avais jamais vraiment douté, même si au moment où nous aurions dû nous embrasser, elle n'avait pas l'air de me rejeter. Elle était assez têtue et autonome pour le faire si elle l'avait voulu. Quelque chose d'autre m'échappait.
-Edward? Tu es avec nous? M'appela Sam.
-Oui, oui, bien sûr, soufflai-je.
-Ouais, on y croit tous, se moqua Seth. Qu'est-ce qui te met dans un état pareil?
Mon cerveau se mit en alerte rouge.
-Rien, pourquoi?
-Moi je dis que c'est une fille! Se réjouit Embry. Edward n'est pas gay finalement.
-Quoi? M'écriai-je. Mais je n'ai jamais été gay!
C'est la meilleure tiens!
-Il faut pas avoir honte, reprit Sam. Tu sais, les goûts et les couleurs...
-Mais je ne suis pas gay!
-Pourtant, on aurait pu le croire. Le nombre de fois où tu as remballé les minettes ici, c'est affligeant.
Je levai les yeux au ciel.
-C'est mon droit, non? Contrai-je. Les femmes ici ne sont pas mon genre.
-Ça veut dire qu'en dehors de l'hôpital, il y en a une qui est ton type?
J'ouvris la bouche pour la refermer aussitôt. Bien joué Cullen! Tu n'aurais pas pu faire mieux comme bourde de la journée! Émily arriva dans la salle des Internes, me laissant un peu de répit avant le prochain interrogatoire, les yeux brillants en voyant Sam. Je me demande vraiment quand ils vont enfin se sauter dessus, il y a trop de tension sexuelle dans cette pièce, et ce n'était pas bon pour moi. Je secouais la tête, désemparé.
-Salut les gars! Nous salua-t-elle.
Personne ne lui répondit, à part Sam accompagné d'un sourire digne d'une pub de dentifrice, car tous les yeux étaient braqués sur moi. C'était très intimidant en y pensant.
-Qu'est-ce qui se passe? Un problème, Edward?
-Eddy est amoureux! S'écria Seth.
-Ne m'appelle pas, Eddy! Grondai-je, furieux.
-Oh, c'est super! S'exclama Émily. Comment se nomme l'heureuse élue?
-C'est ce qu'on essaye de savoir, souffla Sam.
-Allez, Edward, dis-nous! Marie? Julie? Jade? Louise?
Bella. Elle s'appelle Bella, celle qui me rend complètement fou au point que je me parle actuellement tout seul.
-À moins qu'il ait succombé aux seins refaits de Tanya! Rit Embry. Tu sais qu'elle a fait un crédit pour les avoir?
Il mimait la fausse poitrine de Tanya devant moi, avec la bouche en cul de poule en me disant « Embrasse-moi, Eddy! » Je le repoussai en ne pouvant m'empêcher de rire et me levai de ma chaise.
-Non, ce n'est sûrement pas Tanya, leur dis-je.
-Dis-nous au moins si elle est blonde, ou brune?
-Et si elle était rousse? Répondis-je, amusé.
Seth grimaça devant l'image de moi avec une rousse, et je riais toujours quand la porte s'ouvrit sur... mon père. Génial, je vais avoir le droit au sermon paternel avant de faire mon tour de garde.
-Bonjour Docteur Cullen! Le salua mes collègues, en parfaits crétins.
-Bien le bonjour! J'ai entendu de l'animation, est-ce que tout va bien?
Je lançai un regard aux 4 Internes et Infirmiers se trouvant dans la salle, leur disant silencieusement de se taire s'ils ne voulaient pas avoir de mauvaises représailles. Fermez-là!
-On essaye de savoir de quelle couleur sont les cheveux de votre future belle-fille, Docteur, dis Embry.
JE VAIS LE TUER! Je serrais les poings si fort, que je sentis mes phalanges crier de douleur et devenir toutes blanches. Mon père me jeta un rapide regard, gêné.
-Oh... Souffla mon père.
Il n'aimait pas qu'on parle de sa famille au travail, et sur ce sujet là, j'étais d'accord avec lui. On était au travail, et même si j'appréciais mes collègues, hors de question qu'ils sachent ce que je faisais en dehors de l'hôpital. Surtout qu'il n'y avait rien d'extraordinaire, à part Bella qui venait d'emménager chez moi. Mais ce n'était pas rien.
-Allez Edward! Me supplia presque Seth. Juste sa couleur de cheveux!
Je grognais en posant ma main sur la poignée de la porte, tout mon corps tendu.
-Elle est brune, murmurai-je.
Et je claquais la porte, partant pour ma ronde de surveillance. Qu'est-ce qui m'a pris de leur dire qu'elle était brune? Oh et puis, ce n'est pas comme si Bella était la seule brune de l'univers, n'est-ce pas? Quoique dans cette hôpital, j'avais une fâcheuse tendance à penser le contraire. Je soupirai et toquai à la première chambre que je devais aller surveiller.
-Bonjour Madame Stepherson, comme allez-vous?
-Oh, pas trop mal, répondit la vielle dame devant moi, qui venait de faire, il y a moins de 48 heures, un Infarctus du Myocarde (*).
J'esquissais un faible sourire alors que cette Dame aurait pu mourir il y a quelques heures sûrement. Elle avait eu de la chance que sa famille ait été présente lorsqu'elle avait fait son attaque, sinon je ne serais actuellement pas en train de lui parler. Je m'approchai de son lit et pris son pouls avant d'écouter son coeur avec mon stéthoscope.
-Pas de palpitation? Ni de douleur au coeur? Lui demandai-je.
-Non, rien de ça. Je suis juste fatiguée, m'avoua-t-elle.
-C'est normal, Madame Stepherson, votre coeur a beaucoup travaillé ces derniers temps, il a besoin de repos. N'hésitez pas à appeler les Infirmières si vous sentez que votre coeur vous fait mal, d'accord?
Elle hocha la tête et je lui souhaitais une bonne fin de soirée, avant de passer à mon autre patient, dans la chambre d'en face. Et je défilais ainsi pendant 2 heures, sur tout l'étage N°3, avec des patients timides ou qui me racontaient leur vie à tout bout de champ. Je commençais à avoir un début de migraine. Je me massais le crâne et m'engageais dans l'intersection du couloir.
-Salut Edward! Roucoula Tanya, qui passait dans ce couloir.
Sur l'instant, je ne fis pas attention à elle mais quand mon cerveau se mit en marche, je me retournais vivement vers elle, la voyant de dos. TANYA! Je la hélai et elle se retourna, toujours avec ce sourire aguicheur qui me disait « Quand tu veux je te mets dans mon lit, chéri! » Comme on dit, l'espoir fait vivre.
-Est-ce qu'on peut parler deux minutes, s'il te plait? M'enquis-je.
-Tout ce que tu veux, Eddy.
Je ne relevais pas, ne voulant pas la braquer alors que ma seule envie c'était de dégonfler ses seins siliconés et l'enterrer dans le jardin de l'hôpital. Calme-toi, Cullen, sinon tu n'arriveras à rien. Je m'approchai d'elle et je lui pris le bras, sans être doux. Je la tirai jusqu'à la pièce où les Dames de ménage rangeaient les produits d'entretien et refermai la porte violemment.
-Wow, Edward, minauda Tanya, je ne savais pas que tu étais si pressé!
-Mais qu'est-ce que tu...?
Je n'eus pas le temps de finir ma phrase, car lorsque je me retournais Tanya était devant moi, seulement vêtue de ses sous-vêtements plus que osés et ses chaussures. Mais comment elle a fait pour se déshabiller aussi vite? En regardant par terre, et en ne voyant que sa blouse de travail, je compris immédiatement le comment du pourquoi. Une nymphomane!
-Ce... Ce n'est pas ce... ce que tu crois! Bredouillai-je, mal à l'aise.
-Ah oui? Alors pourquoi tu m'as emmenée dans cette pièce, Eddy?
Elle s'avança trop prés de moi pour ma santé mentale, si bien que mon dos claqua contre la porte. Seigneur, j'avais affaire à une pieuvre! Ses ongles manucurés caressèrent mon torse jusqu'à un endroit où elle n'aurait jamais dû toucher. Je me crispais immédiatement.
-Je savais bien que tu en mourais d'envie, reprit-elle. On est fait l'un pour l'autre! Des âmes soeurs!
Des âmes soeurs... Non, c'était Bella, pas elle... Soudain, mon esprit se reconnecta de suite et j'attrapai sa main qui se baladait trop près de ma virilité pour la plaquer le long de son corps dénudé. Tanya me regarda un instant, troublée, avant que ses yeux bleus se liquéfient de désir. C'est pas vrai.
-Habille-toi, s'il te plait, lui demandai-je.
-Mais de quoi tu parles, Eddy? Nous n'avons même pas...
-Habille-toi! Cinglai-je. Maintenant!
Elle papillonna des yeux, plusieurs fois, avant de s'écarter et d'enfiler sa blouse, lentement, comme si j'allais changer d'avis. Elle peut toujours rêver! Quand elle fut de nouveau décente, je plongeais mon regard noir dans le sien, pour bien lui faire comprendre qu'elle n'avait pas intérêt à tourner autour du pot.
-Dis-moi, Tanya, pourquoi les avoir prévenu? Chuchotai-je, froidement.
-Avoir prévenu qui?
-Tu sais très bien de qui nous parlons, ne fait pas comme si tu n'étais au courant de rien! Pourquoi avoir prévenu la mère et le beau-père de Bella?
Je vis un éclat de compréhension traverser ses pupilles, et j'eus confirmation de mes doutes. Elle l'avait fait!
-C'est qui celle-là? Celle que tu sautes en ce moment? Répondit-elle.
Mon sang bouillonna dans mes veines, alors que je la plaquais brutalement contre le mur, un bras en travers de sa gorge pour pas qu'elle m'échappe. Ma mâchoire se contracta douloureusement, alors que la rage s'emparait de moi.
-Ne parle pas de Bella comme ça, articulai-je, haineusement. Jamais!
-J'ai raison alors, s'amusa-t-elle à me dire, elle écarte les jambes pour que tu puisses te soulager, n'est-ce pas? J'espère qu'elle te fait jouir au moins, sinon ça serait dommage!
Mon bras appuya plus lourdement sur sa trachée, la faisant hoqueter de douleur alors que ses doigts agrippèrent mon avant bras, me demandant silencieusement d'arrêter. La sale garce! Comment osait-elle parler de Bella ainsi? Qu'est-ce qui m'empêchait de l'achever?
-Je crois que tu confonds Bella avec une de tes amies, Tanya. À l'opposé de toi, ce n'est pas une femme qui écarte les jambes aussi facilement que si on lui demandait l'heure. Bella est une femme bien, douce, aimante, généreuse, drôle et plus belle que tu ne le seras après ton énième opération de chirurgie plastique! Alors ne t'avise pas d'insulter Bella de trainée, ni même de te mêler de sa vie privée, parce que si je sais que tu l'as fait, je n'hésiterais pas à te tuer de mes propres mains. Est-ce que j'ai été assez clair?
Elle ouvrit la bouche pour prendre une goulée d'air, alors que je grognais en attendant ma réponse.
-Tu ne peux pas l'aimer! Souffla-t-elle. Tu es à moi! Tu dois m'appartenir!
Mais c'est une grande malade ma parole!
-Je n'appartiens à personne d'autre qu'elle, d'accord? Je ne t'aime pas, je ne t'apprécie pas, ni même en ami, pour dire vrai tu me dégoûtes, Tanya! Alors mets-toi bien ça dans la tête; je ne serais jamais avec toi, même si tu étais la dernière femme sur Terre.
Elle poussa un cri de rage en griffant mes avant-bras de ses ongles crochus. Je poussai un cri de douleur tout en la relâchant. Heureusement que j'avais ma blouse, sinon j'aura eu de belles entailles. Je me frottais vivement mes parties blessées et me dirigeais vers la porte.
-N'oublie pas, Tanya, repris-je pour bien que les informations rentrent dans son crâne. Laisse Bella, et sa famille tranquille, sinon tu le regretteras!
Elle se massa le cou et me jeta un regard noir, que je coupais net en claquant la porte sur elle. Je sentis chaque particule de mon corps transpirer de colère, tellement son comportement envers Bella me mettait dans une rage noire. La garce! Et elle croyait que j'allais la sauter dans une salle miteuse, alors que j'aimais Bella? Mais elle vient de quelle planète? Baiseland ou quoi? Pas croyable des gens comme ça, je croyais que ça n'existait pas dans les hôpitaux! J'aurais dû réfléchir à deux fois avant de prendre ce travail, là où Tanya travaillait... Je secouais la tête en marchant dans les couloirs de l'hôpital, finissant mes tours de garde. Je ne voulais pas qu'il y ait un autre accident comme avec Monsieur Newton. Inévitablement, mes pensées dérivèrent vers Bella, me demandant ce qu'elle était en train de faire à l'appartement, dans notre appartement. Étonnant de dire ça, alors que nous n'étions que des colocataires.
-Edward? M'appela mon père. Tu as une minute?
Je hochai la tête, prenant conscience que je n'avais même pas dit à mes parents que Bella habitait chez moi désormais. J'étais vraiment un fils indigne. Je suivis mon père de bonne grâce, et nous nous arrêtions devant la machine à café de l'étage. Ils étaient bien meilleurs que ceux de la salle des Internes. Mon père me servit un café noir, avec sucre, que je faisais tourner machinalement avec la petite cuillère en plastique qui allait avec.
-Je m'inquiète pour toi, avoua mon père, me faisant sursauter.
-Pardon?
-Je m'inquiète pour toi, et je ne suis pas le seul. Ta mère, Rosalie et Jasper aussi.
Je roulai des yeux, exaspéré qu'ils me prennent encore pour un gamin de 10 ans. J'étais parfaitement capable de m'occuper de moi, sinon, ils le sauraient.
-Je ne suis plus en enfant, rétorquai-je. Je sais me débrouiller tout seul.
-Je n'ai jamais prétendu le contraire, mais nous voyons bien que quelque chose ne va pas. Et nous savons tout deux que cela a un rapport avec cette jolie jeune femme qui hante tes pensées.
-Papa, gémis-je, s'il te plait.
-Quoi? Il n'y a pas de honte à être amoureux, n'est-ce pas?
Je détournais le regard, plus que gêné par cette conversation. Tout le monde savait les sentiments que j'éprouvais pour Bella, pas besoin de nier. Mais je n'avais aucunement besoin de leur conseil, ou de leur pitié, au choix, dans cette affaire. Je n'allais pas mettre un couteau sous la jolie gorge de Bella pour l'obliger à m'aimer. Si mes sentiments n'étaient pas partagés, je l'accepterais, mais ces derniers jours, j'étais un peu perdu. Et pour cause, elle m'évitait!
-J'ai pas dit ça, mais je peux me débrouiller tout seul, annonçai-je.
-Edward, me dit sérieusement mon père, mettant une main sur mon épaule. Je peux comprendre ce que tu ressens, j'aime ta mère plus que tout, et si elle ne m'avait pas retourné cet amour, de un, tu ne serais pas là, et de deux, je ne serais que l'ombre de moi-même, ce que tu es en ce moment. Tu n'es pas obligé de tout garder pour toi, tu sais, même si je sais que tu as 23 ans et que tu es parfaitement capable de t'occuper de toi, mais nous sommes là, nous serons toujours là pour toi.
Comment faisait-il pour me faire sentir coupable? Je jouais avec la cuillère en plastique, dans ma tasse à café, avant de soupirer de frustration. Je savais qu'ils étaient là pour moi, mais d'un côté, j'avais honte de ce qui m'arrivait. J'étais amoureux de Bella, aucun doute là-dessus, mais je me sentais honteux de dire à ma famille, et à mes amis, que l'inverse était faux. Quoi de plus humiliant et horrible que de se dire que les sentiments ne sont qu'à sens unique?
-Je le sais bien, papa, murmurai-je, mais je préfère ne pas en parler. C'est très bien ainsi.
-Tu te fais du mal ainsi et, sincèrement, d'après les dires de Rosalie et Jasper, il se pourrait bien que cette jeune femme soit tombée sous ton charme.
-Ne dis pas n'importe quoi, c'est complètement ridicule ce que tu es en train d'insinuer. Je suis juste qu'un ami pour Bella, rien de plus.
-Est-ce donc pour ça qu'elle a accepté aussi facilement d'emménager chez toi?
Mais quelle bande de balances ces deux-là! Ils ne sont pas frère et sœur pour rien ces crétins! Je me mordis fermement la langue afin d'éviter de dire des choses que je regretterais amèrement par la suite, même si c'était plus que tentant. Mais mon subconscient me jouait des tours, surtout depuis que j'ai failli l'embrasser, dans son ancien appartement. J'étais à deux doigts de toucher le Paradis, de pouvoir faire ce qui m'obsédait presque depuis plus longtemps que je me souvenais.
-Elle a quitté son emploi et elle ne paraissait pas enchantée d'aller vivre chez son frère, ou sa meilleure amie, alors je lui ai proposé de venir vivre avec moi. Je n'ai jamais cru qu'elle allait l'accepter.
-Mais elle l'a fait, confirma mon père. Tout se passe bien.
-Pas vraiment, marmonnai-je.
-Hum... Est-ce que tu veux... en parler?
J'hésitais un moment, mais me lançais tout de même.
-On a failli s'embrasser, vendredi dernier, mais son frère est arrivé et... nous a interrompu. Je crois que je ne me suis jamais senti aussi frustré de ma vie.
Mon père eut un petit rire, avant de nous faire avancer car quelques collègues aux oreilles indiscrètes étaient venus prendre un café.
-Et depuis ce jour-là, elle paraît plus distante avec moi, mais je ne peux pas la blâmer, continuai-je.
-Je suppose que tu n'as pas pensé que peut-être, elle ressentait la même chose pour toi, mais qu'elle était gênée parce que Isabella pense que tu ne ressens rien pour elle?
-Mais c'est faux!
-Est-ce qu'elle est censée le savoir?
La voix de la sagesse a parlé! Bien évidemment qu'elle ne pouvait pas savoir, vu que je ne lui avais jamais rien fait montré pour. Mais mon cerveau refusait de se dire que ça pouvait être réciproque, j'avais un mur dans ma tête qui me démontrait le contraire.
-Edward, me dit solennellement mon père. Je ne l'ai vue que quelques minutes, au sein de cet hôpital, je ne peux pas vraiment te dire que ses sentiments sont partagés, mais quand une jeune femme accepte d'emménager chez un homme qu'elle ne connait que depuis près de deux mois, on peut se demander ce qu'elle a en tête. Elle a l'air d'une fille bien, je connais son père depuis des années, alors tout ce que je peux te dire, c'est d'être toi-même.
-Ouais, bah figure-toi que c'est ce que je fais, marmonnai-je.
Mon père voulut répliquer, mais son bipeur sonna, lui annonçant qu'il avait un nouveau patient.
-Désolé, je dois y aller, s'excusa-t-il. Parles-en à quelqu'un, si tu as besoin. Et n'oublie pas, sois toi-même!
Sur ce, il courut jusqu'à l'intersection du couloir où il disparut. Être moi-même? Ce n'est pas ce que je faisais? Je ne pouvais pas être plus que Edward Cullen. Et avec tout ce qui se passait autour d'elle, avec sa mère et sa maladie, j'avais toujours peur d'avoir un comportement excessif ou mal interprété. Pourquoi est-ce que je suis tombé amoureux, moi? Comme dirait ma mère, les sentiments comme l'amour ne se contrôlent pas. Pour une fois que j'étais d'accord avec ses phrases à l'eau de rose... Je jetai mon gobelet à la poubelle et finissais mon tour de garde, rencontrant Carmen qui m'annonça qu'on avait besoin de moi au secteur 1. J'aimais pas aller aux Urgences, ça me rappelait trop ma rencontre avec Bella.
O*O*O*O
Il était 20 heures, après deux patients gravement blessés à l'arme blanche, avoir secondé Eleazard et annoncé le décès de l'un d'entre eux à la famille, j'étais dans la petite salle d'eau, près des vestiaires, en train de nettoyer mes mains et d'enlever ma blouse, un peu tachée. Il faudrait que je fasse une machine ce soir. J'esquissais un léger sourire, en pensant que c'était la première fois que je rentrerais du boulot en ayant quelqu'un chez moi, qui m'attendait. Cette personne n'était autre que Bella. Qui l'aurait cru? Sûrement pas moi. La porte s'ouvrit sur Sam, qui n'était pas dans un meilleur état que moi. Il émit un bâillement digne d'Emmett et aspergea son visage d'eau.
-Tu as fini ta garde? Demandai-je.
-Ouais, à l'instant. Je te mentirais si je te disais que je suis plus que heureux de rejoindre mon lit dans moins d'une demi-heure.
-À qui le dis-tu? Je n'attends que ça depuis ce matin.
-Tu as eu un blâme je te rappelle, tu as très bien pu te reposer pendant tout ce temps.
-Crois-moi, ma semaine n'a pas été de tout repos.
-Sport de chambre? S'amusa-t-il à me demander.
-Tu ne vas pas t'y mettre, grognai-je.
-Ok, Ok, je n'ai rien dit! Mais si tu veux que tout le monde oublie ce qui s'est passé tout à l'heure, dans la salle de repos, arrête d'avoir ce sourire stupide sur tes lèvres, Dom Juan.
Ça faisait longtemps qu'on ne m'avait pas appelé comme ça. Je souris malgré moi.
-Et c'est toi qui dit ça, alors que, Émily et toi, vous vous tournez autour sans vous percuter?
Il blêmit avant de se tourner vers moi, paniqué.
-Ne dis rien à personne! S'alarma-t-il. C'est tout récent, et... et...
-Oh, tu es avec elle? Je ne savais pas, enfin maintenant si. Merci pour l'info, ça peut toujours servir.
-Salaud! Gronda-t-il, alors que je quittais la pièce, hilare.
Il y avait des secrets au sein de l'équipe dites-moi! Je riais toujours quand je franchis les portes automatiques de l'hôpital, sous les regards curieux des Médecins de garde, qui fumaient leurs cigarettes dehors. Mais, rapidement, mon sourire disparut quand je pensais que j'allais revoir Bella, bien que j'étais heureux comme un enfant devant ses cadeaux de noël, mais qu'elle m'ignorait royalement. Qu'est-ce que j'avais bien pu faire? Soudain, mon regard fut accaparé vers l'arbre planté devant l'entrée de l'hôpital. Il m'avait toujours fasciné, car malgré que ce ne soit pas la région où il aurait dû pousser, il était toujours là, s'épanouissant au fil des années. Il commençait à défraichir, mais quelques fleurs roses étaient encore là, et même sur le sol. J'en attrapais une qui était encore en bon état, diffusant un léger parfum apaisant. Je me promis de la donner à Bella, ayant vu qu'elle appréciait cet arbre, m'excusant auprès d'elle si j'avais fait quelque chose de mal.
Puis, me promettant de me venger contre les 2 têtes blondes maléfiques, je mis le contact de ma voiture et fonçai vers chez moi, plus pressé de rentrer que d'habitude. Le trajet se fit sans encombre, aucun bouchon à l'horizon, ce qui était un miracle. Instinctivement, lorsque je descendis de la voiture, je relevais la tête vers ma fenêtre, et je souris un peu en voyant la lumière allumée de mon salon. Est-ce qu'elle m'avait attendu? Bien sûr que non, idiot, elle ne dort pas c'est tout. Ne te fais pas d'illusion. J'attrapais mon cadeau imprévu, si on pouvait appeler ça un cadeau, et passais mon badge à la porte d'entrée. Je commençai à enlever mon manteau dans l'ascenseur, ainsi que mon écharpe. Soudain, un frisson me parcourut le dos, comme un mauvais pressentiment. Quand les portes s'ouvrirent, je me précipitais vers mon entrée.
J'entendis du bruit derrière la porte de mon appartement, et mon coeur s'accéléra. Bella... La clef trembla dans mes mains, alors que j'essayais d'ouvrir cette fichue porte d'entrée pensant que Bella faisait une crise d'épilepsie, ou pire. Mon Dieu, s'il vous plait, faites qu'il ne lui arrive rien! Ma serrure se déloqua alors que je me précipitais dans mon salon. En voyant ce qui se déroulait devant moi, j'aurais dû prier pour autre chose que le fait que Bella aille bien.
POV Bella (Quelques heures plus tôt)
3 jours que j'évitais Edward.
3 jours où j'avais cru devenir folle.
3 jours où je m'insultais de tous les noms.
Je me disais sans cesse que c'était pour son bien, mais je n'y croyais même pas. J'étais complètement stupide. Et puis, je ne pouvais en parler à personne, vu que personne ne savait que les sentiments que j'éprouvais pour Edward allaient au-delà d'une simple amitié. Si Alice avait été là, elle aurait d'abord sauté de joie avant de mettre un plan en exécution, ou je ne sais quelle autre bêtise, aprés avoir écouté mon récit. Mais elle n'était pas là. Plus d'une fois, j'avais pris mon portable pour l'appeler, avant de gémir et de le balancer contre le canapé. Jasper m'avait dit d'attendre. Mais j'en avais marre d'attendre moi! J'étais vraiment stupide.
Je m'assis sur le canapé, prenant soin de ne pas écraser mon portable, et pris ma tête douloureuse entre mes mains. Ça n'arrêtait pas, je n'avais pas eu une minute de répit depuis ce matin. Ma tête va exploser. Depuis que je m'étais réveillée, elle ne me laissait pas tranquille, et j'avais beau prendre mes médicaments, m'allonger sur mon lit, écouter de la musique classique avec un des milliers de CD qu'Edward avait, rien à faire. J'avais bel et bien un marteau piqueur dans mon crâne. Je massais doucement ma boîte crânienne douloureuse, dans l'espoir d'avoir juste quelques minutes de sursis. En plus d'être fatiguée, d'avoir mal à la tête, et d'être la pire des garces avec Edward, j'avais l'impression de tomber dans les pommes à chaque instant. Et pour couronner le tout, Emmett m'avait appelée ce matin, juste avant son service, pour me dire qu'il allait ramener la carcasse de ma? voiture ce soir, et qu'il essaierait de voir ce qu'elle avait ce week-end, sauf si Edward trouvait ce qui cloche chez elle. J'avais essayé de ne rien faire paraître, explosant mes doigts contre le comptoir de la cuisine afin d'éviter de gémir au téléphone. Est-ce que c'était les effets de la Radiothérapie? Ou simplement parce que j'angoissais, chose qui m'était interdite de faire?
J'allais devenir folle à ce train-là, à moins que je l'étais déjà. J'hésitais. Mais tout ce que je pouvais constater, c'était que je faisais souffrir inutilement Edward, alors qu'il cherchait à m'aider. Tu es vraiment conne des fois, Swan. À qui le dis-tu. Même si depuis vendredi dernier, et ce presque baiser, je voyais bien qu'il avait changé de comportement, je ne pouvais pas le traiter comme un moins que rien, car il était tout sauf un moins que rien. Il faisait battre mon coeur dans ma poitrine, me faisait rougir, m'aidait dans mes tâches quotidiennes et supportait la moindre douleur que je ressentais. Cet homme était un Ange incarné, et je le traitais comme le dernier des Démons. Je soupirai et m'allongeai sur le canapé bien plus confortable que mon ancien, reposant ma tête sur un coussin. Je fermais les yeux, essayant d'oublier mon mal de tête et ma fatigue constante, et Morphée m'emmena au loin.
Lorsque j'ouvris les yeux, la télévision était allumée, chose que je n'avais pas faite avant, les spots illuminaient le salon et je pouvais entendre quelqu'un fouiller dans le réfrigérateur. Ne me dites pas qu'avec la chance que j'ai, un cambrioleur a déjà fait ses emplettes en même pas une semaine de vie commune! Je me levai lentement, faisant dépasser mes yeux de l'accoudoir du fauteuil, et je levai les yeux en voyant qui c'était.
-Tu te rends compte de la peur que tu m'as faite? M'exclamai-je.
La personne concernée poussa un cri, avant de faire tomber ce qu'elle avait dans les mains.
-Mon Dieu, Bella! Souffla Rosalie. J'ai failli avoir une attaque!
-Et moi dont, alors! Je me réveille et je vois que tout est allumé et qu'un psychopathe fouille dans le frigo!
-Je ne suis pas une psychopathe, râla-t-elle, en nettoyant son haut qui était tâché.
Je levai les yeux au ciel et me mis sur les pieds, prenant appui sur le canapé. J'eus un léger vertige, mais je me repris rapidement.
-Qu'est-ce que tu fais ici? Demandai-je, un peu surprise qu'elle se trouve ici.
-Emmett est de garde cette nuit, et je voulais te parler. Mais quand je suis arrivée, tu dormais alors je n'ai pas osé te réveiller. Comment vas-tu?
-Je vais bien, enfin, je vais mieux.
-Tu as faim? J'avais l'intention de faire un sandwich au poulet, ça te dit?
Je hochai la tête, et elle abandonna sa tâche sur son chemisier rouge. Je m'assis sur un des tabourets de la cuisine, sachant pertinemment qu'elle ne me laisserait même pas sortir le pain du placard. Tous pareil.
-Quoi de beau chez Cullen? Me demanda-t-elle, tout en coupant le poulet.
-Que veux-tu qu'il se passe? Mentis-je. Ça va comme chez deux colocataires.
Oh la menteuse! Oh ça va, elle n'est pas obligée de tout savoir non plus! Et je suppose qu'Edward ne lui a rien dit non plus.
-C'est étrange, dit-elle, parce que Edward semble triste depuis que tu as emménagé. Tu ne le séquestres pas au moins?
Je ris jaune, mais je ne pus m'empêcher de me traiter de garce. Comme si tu ne savais pas que ton comportement faisait du mal à Edward. Vrai, une fois de plus.
-Oh, euh... Est-ce qu'il t'a dit quelque chose?
-Non, mais ça ce lit sur son visage. Tu le connais assez pour savoir qu'il ne dira rien du tout. Enfin, c'est son problème à se crétin, s'il ne veut rien dire...
-J'essayerai de savoir ce qui se passe dans sa tête.
Comme si tu ne savais pas! À moins que c'est autre chose? Pff... Je me mordis la lèvre, sentant mes joues devenir rouges sous mes mensonges. Rosalie ne sembla pas avoir remarqué, à moins qu'elle gardait le silence sous ma réaction physique, et me tendit une assiette avec mon sandwich au poulet. Je croquais dedans, son plus de conviction, me rappelant qu'Edward m'avait obligé à manger à chaque fois que je prenais mes médicaments, même s'il était 6 heures du matin. Discrètement, j'empoignai mes boîtes maudites, d'une main tremblante, et versai mes 6 cachets dans ma paume blanche. Je pris le verre d'eau qui était devant moi et avalai le tout sans essayer de me faire remarquer. Comme si c'était possible.
-Sinon, comment ça va avec Emmett? Tu n'as toujours pas envie de fracasser sa tête contre un mur?
C'est ça, change de sujet. Elle se mit à rire alors qu'elle essuyait sa bouche.
-Non, pas encore, mais je ne crois pas que ça risque d'arriver. Ton frère est adorable, Bella.
-C'est parce que tu n'as pas vécu avec, et que ça fait seulement quelques semaines que vous êtes ensemble. On se revoit dans 10 ans, hein?
Si j'étais toujours dans ce monde en 2020. Je secouais la tête, refusant de penser à ça maintenant. Positive attitude, Swan!
-Je crois que, même dans 10 ans, je te dirais la même chose, m'avoua Rosalie. Ton frère est si gentil, et si patient avec moi... Je n'aurais jamais cru tomber de nouveau amoureuse, et encore moins accorder ma confiance à quelqu'un d'autre que mon frère ou ton colocataire.
-Tu as déjà aimé, avant Emmett?
Rosalie blanchit tout à coup et ses mains tremblèrent. J'aurais dû me taire, surtout si ça concernait ce que j'avais entendu entre Jasper et Edward. Avec un certain Royce... Je n'osai pas m'aventurer sur ce terrain-là, trop personnel.
-Moi aussi je suis tombée amoureuse, une fois, dis-je pour détendre l'atmosphère, et ç'a été la plus grosse erreur de ma vie. Après que je sois partie de chez ma mère, avec Emmett, pour emménager chez Charlie, ce dernier nous a présenté son meilleur ami, Billy, qui a un fils, Jacob. On s'entendait bien tous les deux, on était seulement amis puis, avec le temps, notre relation s'est... peaufinée. On est sortis ensemble, après le bac, et on a rapidement habité ensemble. J'étais bien, heureuse et épanouie, et c'est ce que j'ai ressenti jusqu'à ce que je rentre de la fac, en le voyant avec une autre femme, dans notre lit. Je peux te dire que j'ai pleuré pour ce gros connard qui se tapait Lauren, depuis pas mal de temps apparemment. Emmett lui a même casser la gueule si tu veux savoir, et Charlie a été heureux de le traquer dans Forks pour lui mettre des contraventions. Enfin, bref. Je n'ai plus jamais eu confiance en un autre homme. Jacob a été mon premier, en tout, et maintenant, je le regrette amèrement.
-Tu... Tu as l'air d'aller mieux maintenant, souffla mon amie.
-Je ne vois pas pourquoi je n'irais pas mieux alors que j'ai trouvé un autre homme qui...
Je fermais la bouche, net. Ça t'arrive de penser avant de parler? Je pris ma tête entre mes mains, me maudissant à jamais. Rosalie eut un petit rire.
-Pas la peine de te cacher, n'aie pas honte!
-Je n'ai pas honte, mais je ne veux pas que quelqu'un le sache, c'est tout. Je t'en prie, ne dis rien à Emmett, sinon il va me harceler pour savoir quel est le prochain mec qu'il va ramener à l'hôpital alors que... je tiens à lui.
-Je ne dirais rien, c'est promis. J'espère qu'il ne sera pas assez idiot pour te laisser filer entre les doigts.
J'esquissais d'un faible sourire, alors que ses paroles me touchaient plus qu'elles ne devraient. Je devais me mettre dans la tête que mes sentiments n'étaient pas réciproques. Edward ne m'aime pas.
-Mais tu as l'air complètement accro si tu veux savoir, rajouta Rosalie.
Hein?
-Pardon?
-Tu souris comme une débile et tes yeux pétillent. Avoue que tu penses à lui!
-Non!
-Si, si, si! Je le sais! Chantonna-t-elle en riant.
Comment ne pas penser à lui? Sa voix, son regard hypnotique, son odeur, sa chaleur, son sourire qui me faisait craquer...
-Ça y est, tu es repartie dans tes pensées. Il doit être beau comme un Dieu vue la bave qui coule sur ton menton.
Machinalement, je posai mes doigts sur mon menton, et je l'entendis rire. Bravo, Swan!
-J'imagine même pas comment tu dois être lorsque tu es seule! J'espère que tu n'as pas fait des choses pas très catholiques sur ce comptoir, rien qu'en pensant à lui, dit-elle dégoûtée.
-N'importe quoi! Rougis-je. Je ne suis pas comme ça.
-C'est ce que dise les personnes qui ont quelque chose à cacher. Dis-moi, Bella, est-ce que je le connais?
Bien sûr que oui, c'est le meilleur ami de ton frère, et par la même occasion, le tien!
-Non, tu le connais pas, mentis-je. Je l'ai rencontré il y a pas longtemps.
-Vraiment? Décris-le moi. Brun? Blond? Roux? Chauve?
Chauve? Beurk!
-Je ne dirais rien.
-Oh, allez, Bella! M'implora-t-elle.
-Non.
-Juste s'il est bien foutu!
Oh que oui... Si on devait nommer un Dieu sur Terre, il serait en tête des listes! Tout en lui reflétait la virilité, l'idée dans laquelle toute femme se représentait l'homme à l'état pur. Et même si je ne le reluquais pas à longueur de journée, je pouvais dire qu'il n'avait rien à envier aux autres. Deux claquements de doigts me remirent sur Terre.
-Tu penses encore à lui!
-Je ne pense pas à Edward!
Nom de Dieu! Rosalie écarquilla les yeux, la bouche ouverte et sa main suspendue sur son sandwich qu'elle voulait prendre. Je gémis, trouvant que j'étais un cas désespéré.
-Tu... Tu quoi? Me demanda Rosalie.
-Est-ce que tu serais capable d'oublier ce que je viens de dire?
-Pas le moins du monde.
-C'est bien ce que je pensais, soufflai-je.
-Que j'assimile ce que tu viens de me dire, reprit mon amie. Tu, toi, Isabella Swan, as succombé aux charmes d'Edward?
À quoi bon répondre? Je me contentai d'un infime mouvement positive de la tête, plus gênée qu'autre chose. Qu'est-ce qu'il y a de pire que la situation où je me trouve actuellement?
-OH MON DIEU! S'écria-t-elle. Tu es amoureuse d'Edward! Tu l'aimes! Oh là là là là...
-Euh, Rosalie?
-C'est génial! Où est-ce qu'Edward cache ses bouteilles d'alcool déjà? On doit fêter ça!
-Rosalie?
-Peut-être dans un de ses placards, enfin je ne sais plus. Bella, c'est vraiment...
-ROSALIE! Criai-je, pour qu'elle m'entende.
Elle sursauta, et lâcha ces fichus placards à la noix et se retourna vers moi.
-Je ne sais pas ce que tu es en train de préparer dans ta tête, mais oublie.
Elle parut se décomposer sur place.
-Tu n'aimes pas Edward?
-Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire!
-Alors, où est le problème?
-Garde-le pour toi, d'accord? Je... Je ne veux pas que quelqu'un le sache, c'était un accident! Oui, Edward me plait, il me plait énormément même mais ce n'est pas bien, je ne dois pas.
-Quoi? Mais...
-Laisse-moi finir, la coupai-je. Je suis malade, Rosalie, j'ai une tumeur au cerveau, et à l'heure actuelle personne ne sait si je vais pouvoir fêter mon prochain anniversaire. Imagine un instant que... que c'est réciproque, même si j'en doute, ce serait tellement égoïste de ma part!
-Je ne vois pas en quoi, marmonna-t-elle, tu as le droit d'être heureuse.
-S'il te plait, ne dis rien, c'est tout ce que je te demande.
Elle semblait peinée que je veuille garder ce secret entre elle et moi, et je n'avais aucune idée pourquoi. Elle avait espéré que je fasse un merveilleux couple avec son meilleur ami? Bah, c'est raté. Tu l'as dit.
-D'accord, je ne dirais rien, me dit-elle.
Je clignais des yeux, étonnée que j'ai mis si peu de temps à la convaincre.
-Mais promets-moi une chose, et je te laisserai tranquille avec ça... pour l'instant.
Je levai les yeux au ciel, mais acquiesçai.
-Si un jour Edward te dit qu'il t'aime, si tu l'embrasses, ou que tu te retrouves au lit avec lui sans te souvenir comment tu y es arrivée, ne le laisse jamais tomber.
-Qu'est-ce que tu racontes?
-Edward n'est pas un homme à femme, si tu vois ce que je veux dire. Il ne nous a jamais présenté une de ses conquêtes, qu'il a de temps en temps, pour se soulager, alors si un jour il t'arrive ce que je viens de te citer, ce sera parce qu'il t'a choisie, que tu es celle qu'il cherche.
Je fronçais les sourcils, essayant de comprendre ce qu'elle venait de me raconter, tout en déchiffrant entre les lignes.
-Ce que je veux dire, reprit-elle, c'est que Edward ne tenterait rien avec toi si ce n'est pour pas te passer la bague au doigt, parce qu'on te connait, et qu'il serait impossible de vous cacher. Il est toujours très prudent sur ses conquêtes, nous ne savons jamais si elles sont brunes, blondes, rousses ou encore avec des mèches bleues. Bien que je sais qu'il a un faible pour les brunes.
Elle me fit un clin d'œil, et je me mis à rougir violemment. Tente ta chance! La ferme! Pourquoi est-ce que ma libido faisait des siennes à chaque fois que mes pensées se détournaient vers Edward? Parce que ça fait un an et demi que tu n'as rien fait? Réponse acceptable. Merci. Je ne pouvais nier que, plus d'une fois, je l'avais imaginé nu, quand le sommeil ne venait pas. Je n'étais qu'une sale perverse en fait.
-Donc, ne lui brise pas le coeur.
-Ça ne risque pas, murmurai-je, vu qu'il n'y aura jamais rien entre nous.
-Ne jamais partir défaitiste, Bella. Jamais!
On dirait entendre Alice, pensai-je. Elle m'aurait dit exactement la même chose, avec les sautillements en plus. Dieu qu'elle me manquait!
-Laisse tomber, Rosalie, soupirai-je. Parlons d'autre chose. Tiens, au faire, tu n'avais pas quelque chose à dire?
Elle ouvrit la bouche avant de la refermer brutalement, comme un poisson. Elle avait bien quelque chose à me dire. Et la bonne nouvelle c'est que j'avais réussi à changer de sujet. Bravo Bella!
-Vraiment? Répondit-elle d'une voix aigüe. Je n'en ai pas le souvenir...
-Je ne suis pas encore sénile. Tu as dit que tu voulais me parler, car Emmett était à son boulot. Alors je t'écoute.
-Je... Je... Oublie, ce n'était juste qu'une excuse pour venir te voir!
Rosalie paniquait complètement, je crois même avoir vu des sueurs froides sur son front. De quoi voulait-elle parler? Et surtout, pourquoi est-ce qu'elle se rétractait alors qu'elle avait eu l'intention de m'en parler en arrivant ici.
-Quoi que tu me dises, Rosalie, je ne risque pas de te juger, la rassurai-je. Tu viens de me prouver que je peux avoir confiance en toi, fais de même avec moi.
Elle cligna des yeux, un peu perdue par ma répartie, mais je ne la forçais nullement. Je ne comprenais pas le fait qu'elle décide de ne rien dire, alors qu'elle était apparemment venue pour m'annoncer quelque chose d'important.
-Je n'aurais jamais dû venir, c'était une erreur, murmura-t-elle.
Elle s'éclipsa et alla chercher son manteau et son sac dans le salon. Je me retournais le plus rapidement que mon corps me le permettait et je me mis sur les pieds, m'avançant vers elle. Elle ne peut pas partir comme ça!
-Rosalie, écoute-moi, je ne voulais pas te mettre dans cet état! M'affolai-je, en la voyant pleurer.
-Ce n'est pas toi, c'est moi. Ne t'inquiète pas. À bientôt, Bella.
Sans plus de cérémonie, elle claqua la porte derrière elle, me laissant en plan, comme une débile. Bien joué, Swan! Et qu'est-ce qu'on fait maintenant? Un peu troublée par ce qui venait de se passer, je m'appuyais contre le canapé, passant une main dans mes cheveux. Je ne sais pas ce qui se passe dans sa tête, mais ça ne doit pas être beau à voir. Je me demande si Emmett en sait plus que moi. Certainement, il la voit pratiquement 24h/24, ça serait étrange du contraire. Je fus tentée de l'appeler, mais Rosalie m'avait dit qu'il travaillait ce soir. Je le ferais demain matin, à la première heure, après qu'Edward soit parti au travail. Edward...Je regardais l'heure, il était 19h30, il rentrerait dans pas longtemps. Secouant la tête, oubliant ce qui venait de se passer, ou du moins essayer, je débarrassais ce que Rosalie avait mis sur le comptoir, et fouillais dans le réfrigérateur en quête du dîner de ce soir. C'était bien une des seules choses que je pouvais faire moi-même, sans que quelqu'un me seconde. J'avais fait les courses hier, avec l'aide d'Emmett, mon père étant reparti pour Forks car deux cadavres avaient été découverts, dont, là, à Port Angeles. Etrange qu'il change de secteur, peut-être qu'il avait peur de se faire attraper s'il restait dans ce petit patelin. Je fis décongeler le poulet qui venait du congélateur, et découpai deux oignons pour faire un poulet au Curry avant de le faire cuire dans une poêle et de rajouter du curry et du cumin. Déjà, une odeur alléchante s'infiltra dans mes narines. Mon ventre gargouilla d'avance. Le poulet décongelé, je le découpais en fines lamelles, l'incorporais dans la poêle, et mis deux cuillères à soupe de crème fraîche. J'étais tellement absorbée dans la préparation du dîner, que je n'entendis pas tout de suite qu'on toquait à la porte. J'éteignais le feu, et marchais doucement vers la porte d'entrée. Un coup d'œil vers l'horloge, 20h06, m'indiqua que ça devait sûrement être Edward.
-Pourquoi tu sonnes, Edward, tu as...
Je me stoppais net en voyant mon visiteur. C'était ma journée aujourd'hui...
-Bonjour, Isabella, me susurra Jacob.
-Au revoir, Jacob, grognai-je.
Je refermais la porte mais, comme la dernière fois, son pied fit obstacle à ma volonté. Est-ce qu'on peut aller en prison si on coupe le pied de son ex? La grosse main hideuse de Jacob se trouvait sur la porte, avant qu'il ne la pousse violemment, me faisant voltiger par la même occasion . Je n'eus pas le temps de répliquer, alors que je me soutenais à la console de l'entrée, qu'il referma la porte derrière lui. Connard!
-Qu'est-ce que tu veux? Demandai-je, froidement.
-Je suis sûr que tu as une idée de ce que je veux, voyons, s'amusa-t-il à me répondre.
Il peut toujours aller se faire voir!
-Je ne peux sûrement pas te satisfaire à ce niveau-là, alors maintenant que tu as eu ta réponse, dégage de chez moi!
-Tu ne disais pas ça avant, tu me sautais littéralement dessus, non?
J'aurais dû rougir sous son sous-entendu, mais l'homme en face de moi me dégoûtait tellement que ma seule réaction physique que j'avais, c'était de serrer les poings.
-Mais dis-moi, sympa ton nouvel appartement! Leah m'a dit que tu déménageais avec un homme, et je vois qu'il est aussi beau que son propriétaire, d'après ce qu'elle m'a dit. Il n'est pas là?
-Non, il travaille, mais il ne devrait pas tarder, tout comme toi. Va-t'en de chez moi!
Il esquissa un sourire méprisant avant de s'avancer vers moi.
-Je te l'ai dit, je n'abandonne jamais, murmura-t-il, et depuis que je t'ai revue... J'ai juste envie de ressentir les bienfaits de ton corps contre le mien.
-Tout ce que tu vas avoir c'est le bienfait de ma main sur ta gueule si tu ne t'en vas pas immédiatement!
-Continue, Isabella, tu sais que j'adore quand le petit chaton devient une vraie tigresse. Ça m'a toujours... émoustillé.
Mais quel salaud! Comment je vais faire pour le faire dégager de chez moi, alors qu'il mesure 30 centimètres de plus que moi, et près de 90 kilos de muscles? Je ne fais pas le poids.
-J'aurais dû écouter Alice et te castrer qu'en j'en avais eu l'occasion! Crachai-je.
Il se mit à rire, comme si je venais de lui dire la blague du siècle.
-J'ai toujours adoré tes réparties, Bella, c'est ce qui m'a plu chez toi à vrai dire.
-Si tu m'aimais, comme tu me l'as si souvent dit, tu n'aurais pas été voir ailleurs!
-Oh mais je t'aimais, mais Lauren m'apportait ce que tu ne pouvais m'offrir; l'amusement.
Je reculais un peu, blessée par ses propos. Il a été mon premier, et il le savait. Il jouait avec ça.
-Mais sache que je ne t'ai pas oubliée, j'ai toujours eu cette attirance envers toi, et même encore maintenant. Si tu savais comme ton petit corps chaud m'a manqué ces derniers temps!
-Tu n'es qu'un porc, Jacob Black. Un porc doublé d'un connard et d'un enculé!
-Sais-tu que ces insultes deviennent fortement érotiques quand ils sortent de ta bouche?
-Non mais tu es vraiment cinglé comme type. Tu as un problème, un gros problème.
-Effectivement, j'ai un problème.
Il baissa les yeux vers le bas, et je crus vomir en voyant son jean déformait par son érection naissante. Et comment on fait, Swan? On quitte le navire!
-Ne m'oblige pas à crier pour te faire partir, dis-je haineusement.
-Je ne suis pas sûre que tu en aies la force. Vois-tu, Leah a surpris une conversation très intéressante entre sa patronne et son mari... Alors, comme ça, tu es malade ma chérie?
-La ferme, Black.
-Ça ne m'empêchera sûrement pas de faire ce que je veux de toi, tu m'as toujours mangé dans la main.
-Les temps ont changé. Mets-toi bien ça dans le crâne, sale cabot, je ne coucherais pas avec toi, tu me dégoûtes à un point que tu me donnes envie de vomir. Et je te somme de partir de chez moi, avant que tu ne le regrettes fortement.
-Pas temps que je n'aurais pas eu ce que je veux...
Je n'eus pas le temps de répliquer qu'il écrasa ses lèvres infectes contre les miennes. Je gémis de dégoût et essayai de le repousser à l'aide de mes mains qui tremblaient, mais il fit semblant de rien et continua de m'embrasser. Je sentis son haleine, sa salive contre mes lèvres, et j'eus une soudaine envie de vomir. Mais dans quel pétrin je me suis mise? Sa hideuse langue toucha ma lèvre inférieure et j'ouvris la bouche pour le mordre violemment. Il grogna de douleur mais en profita pour la fourrer dans ma cavité buccale. Je continuais à le frapper, à essayer de la mordre mais je crois qu'il prenait ça pour des encouragements, car ses mains prirent fermement mes hanches pour me plaquer contre son érection qui avait pris de l'ampleur. Seigneur, aidez-moi! Alors que je sentis une main de Jacob se faufiler sous mon pull, j'entendis des clef derrière la porte, et mon coeur fit un bond. S'il vous plait... Soudain, la porte s'ouvrit à la volée et Jacob me relâcha, surpris. Je fis volte face, le coeur battant et je me figeai en voyant qui nous avait vu. Oh non... Edward nous regarda l'un après l'autre, aprés avoir laissé tomber ce qu'il avait dans les mains sur le sol et de faire demi-tour, fermant la porte, blanc comme un linge. Seigneur, non, pas ça! Tout mais pas ça, je vous en prie...
-C'était qui, lui? Demanda l'autre connard.
Je tournai la tête vers lui, lui lançant un des regards les plus noirs que je n'avais jamais fait jusqu'à maintenant.
-C'était qui? Articulai-je. Tu veux vraiment savoir qui c'était, espèce de salaud! C'était Edward, mon colocataire, et part la même occasion, celui que... que... Oh et puis dégage nom de Dieu!
-Pourquoi partirai-je alors qu'on était bien partis? Susurra-t-il.
Il s'approcha de moi et je reculai, instinctivement. Il n'avait pas compris que je ne voulais pas de lui? Qu'il me dégoûtait? Que je ne l'aimais plus? Était-il aussi con qu'il en avait l'air?
-Je te conseille de partir maintenant, grondai-je.
-Que vas-tu faire, si je ne t'ai d'obéis pas ma jolie?
-Qu'est-ce que je vais te faire? Voyons voir... Te castrer espèce de connard! Non mais tu t'écoutes des fois? Tu crois vraiment que tes sentiments sont partagés? Quand je t'ai giflé en disant que c'était fini, il y a 2 ans, ce n'était pas pour des noix! Maintenant, dégage de chez moi!
-Pas avant que j'aurais eu ce que je veux!
Je commençais à sérieusement paniquer, je n'aurais pas la force physique pour le repousser. Edward... Je sentis mes yeux s'humidifier rien qu'en pensant à ce qu'il devait se dire après avoir vu cette scène qui n'était en rien de ma faute. Je ne voulais que lui. Je n'aimais que lui, irrévocablement. Une main s'empara de ma nuque et, de nouveau, je sentis les lèvres de Jacob contre les miennes. Je me mis à sangloter, n'osant imaginer ce qu'il avait en tête, bien que j'en avais une idée. Pris d'un élan fou, mon poing s'abattit contre la mâchoire de ce pauvre type, qui poussa un juron de douleur.
-EDWARD! Hurlai-je.
C'était mon dernier recours avant qu'il fasse ce qu'il avait prévu de faire. Déjà, Jacob se releva en essuyant sa bouche ensanglantée, le regard brulant de fureur. Là, tu es fichue ma vielle.
-Sale pute! Grogna-t-il. Tu vas le payer! J'espère que tu es toujours aussi bonne au lit...
En voyant sa main se lever pour me punir de ce que j'avais fait, je fermais les yeux, priant silencieusement que tout ceci se termine. Je pleurais de plus bel, me recroquevillant sur moi-même mais les secondes passaient et je ne sentais rien. J'ouvris peureusement les yeux, et le spectacle me figea. Edward était debout, tenant le bras de Jacob de façon à se que ce dernier grimace de douleur, et n'ayant aucune possibilité de contrer.
-Mais qu'est-ce que tu fous ici, connard? S'écria Jacob. Laisse-moi donner une raclée à cette salope, à moins que tu sois déjà passé sur elle?
Si les yeux pouvaient tuer, Jacob serait déjà mort. Les yeux d'Edward étaient si noirs, que je réprimais un frisson. Edward tordit violemment le bras de Jacob, qui hurla à la mort, avant de le lâcher et de lui donner un coup de pied dans les côtes.
-Dégage de chez moi, maintenant! Cria Edward.
-On se reverra! Riposta Jacob, tout en rampant vers la sortie. J'en ai pas fini avec toi, Isabella!
-Cause toujours, gronda Edward en s'approchant de lui, elle m'appartient! Et si tu lui touches ne serait-ce qu'un cheveu, ou même que je te vois roder autour d'elle, je t'étripe de mes propres mains, c'est clair?
J'étais tellement déboussolée, que je ne savais même pas ce qui se passait réellement autour de moi. Couchée prés du comptoir de la cuisine, les larmes débordant de mes yeux, je sentis mon coeur s'emballer douloureusement en mon sein. La porte claqua violemment, avant que je ne sente deux mains chaudes et réconfortantes sur mes joues. Je sursautais derechef.
-C'est moi, Bella, c'est Edward.
Je tournais la tête vers lui, la respiration haletante et désordonnée. Edward...
-Je ne te ferais rien, je te le promets. Tu m'entends, Bella? Tout va bien.
Une de mes mains s'accrocha à son manteau comme à une bouée de sauvetage, et je crispais mes doigts dessus. Il m'avait entendu. Edward était là. C'était fini. Une de ses mains dériva vers mes cheveux, qu'il dégagea de mes yeux, les remettant derrière mes oreilles. Un frisson parcourut ma peau.
-Il faut te calmer, Bella, me dit-il doucement. Regarde-moi, regarde-moi, Bella.
Je lui obéis, alors que deux émeraudes me transpercèrent de toute part.
-C'est fini, il est parti, il ne reviendra plus. Plus jamais.
Jacob a failli me frapper et me violer.
Jacob a failli me frapper et me violer.
Jacob a failli me frapper et me violer.
Voilà tout ce que j'avais retenu. Je n'osai imaginer ce qu'il m'aurait fait si Edward n'était pas intervenu. Un sanglot brisa le silence qui régnait en maître dans l'appartement, et je sentis que deux mains me remettaient sur pieds. Je paniquai, et repoussai l'intrus.
-C'est moi, Edward, souffla un ténor aimant. Juste, Edward.
Edward. Edward. Rassurée, je le laissais faire, et il me porta comme une jeune mariée vers ma chambre, murmurant des phrases bienveillantes à l'oreille, embrassant mes cheveux aussi, et je pensais que je ne m'étais jamais autant sentie bien dans les bras de quelqu'un. Ce dernier me posa sur mon lit, où je me réfugiais en me recroquevillant en boule. Pourquoi est-ce que tout ça m'arrivait? Pourquoi à moi? J'entendis un vêtement se froisser, ainsi que des chaussures tomber par terre, avant de sentir deux mains faire la même chose pour mes chaussures. Je gémis, fermant les yeux. Puis, le matelas s'affaissa sous le poids d'une deuxième personne, et une douce odeur me vint aux narines. Edward.
-Ne t'inquiète pas, Bella, tu es en sécurité maintenant, chuchota-t-il à mon oreille. Tout va bien. Dors.
Je me retournais et allais me réfugier contre lui, en boule. Mes larmes coulèrent toujours, alors qu'il me rapprocha contre lui, afin d'enrouler ses bras autour de moi, caressant mes cheveux d'une main tout aussi tendre. Je savourais cette caresse, les yeux fermés, en imaginant que rien de cela ne s'était passé et qu'il faisait ça par envie, et non par pitié. Doucement, mes larmes cessèrent, alors qu'une mélodie familière me parvint à l'oreille. J'enfouis mon visage dans son torse, humant son odeur, et doucement, bercée par la voix d'Edward, je m'endormis sereinement, sachant que rien ne m'arriverait.
Jacob is back!
Et vous le détestez encore plus, n'est-ce pas? Quoique, je ne dois pas être très loin, je me trompe? Heureusement qu'Edward était là, hein?
Enfin, Edward a réglé son compte à cette s***** de Tanya. Ça va faire plaisir à plus d'une! Reviendra-t-elle à la charge? Mystère...
Alice avance doucement mais sûrement, elle va bientôt réapparaître...
Ce n'était pas prévu que Rosalie sache les sentiments de Bella envers Edward, mais je crois que c'est le bon moment. Je me demande si quelqu'un serait dire pourquoi Rosalie est venu exactement, après s'être enfuit.
Le prochain chapitre sera au moment de Thanksgiving, presque entièrement consacré à cette fête que les Américains apprécient tout .
-l'Infarctus du Myocarde est la nécrose (mort de cellules) d'une partie du muscle cardiaque. On appelle généralement ça, une crise cardiaque. Ça se produit quand une, ou plusieurs artères coronaires se bouchent, les cellules du Myocarde (le muscle du coeur) irrigué par ce ou ces artères ne sont plus oxygénées, ce qui provoque leur souffrance et peut aboutir à la mort.
Merci de votre passage et n'hésitez pas à me donner votre avis,
Clairouille59.
