Bonsoir tout le monde,

Apparemment, j'ai été sadique sur la fin du dernier chapitre mais je ne vois pas pourquoi.

Quelqu'un pourrait m'éclairer là-dessus? :-)

Plus sérieusement, je sais que j'ai été méchante mais je vous ais dit de ne pas vous inquiéter, et vous allez vite savoir pourquoi.
Attention, votre ami James Hunter est de retour!

Il vous a manqué, n'est-ce pas?

Attendez-vous à ce qu'il soit plus horrible que jamais.

Je souhaite une bonne rentrée à tout le monde, bien évidemment.

Réponses aux personnes sans compte:

-Phika17: Bien sûr que je ne t'en veux pas, quelle idée! Ce n'est pas de ta faute si ton ordinateur fait des siennes depuis un moment. Je m'inquiétais que tu ne me répondes pas, dans ma tête de cinglée, j'ai imaginé le pire, crois-moi! Mais si tout va bien, alors je suis rassurée. J'attends donc ton mail. Gros bisous!

-Felicitie: Comme je l'ai dit dans ma dernière note, tu n'as pas à tant faire, l'amnésie d'Edward n'est que temporaire! Bella va retrouver son Edward, n'aie crainte. Merci beaucoup pour tes encouragements, ça me touche beaucoup. Bisous!

-Guest: J'espère que ce chapitre te plaira. Bisous!

-Soso972: Merci beaucoup de me soutenir, et j'espère que tu continueras à aimer ma fiction au fil du temps. Bisous!

-Elo: Merci beaucoup pour tout tes encouragements, et surtout de ma comprendre dans mon sadisme! Je suis très fière de l'être, sache-le. Tout rentre dans l'ordre dans ce chapitre, je ne suis pas si cruelle que ça tout de même. J'espère que tu as passé de bonne vacances. Bisous!

-Nathalie: J'espère ne pas avoir mit trop de temps pour poster la suite. Bisous!

Merci à: Phika17, CarlieCullen86, Nane2Bru, Felicitie, Butterfly971, natacha77, Habswifes, canada02, Freadanya, Guest, Maud, Anais88, elchep, belladtwilight, lisouarras, Soso972, Em81, bellaeva, Ousna, Elo, , Nathalie, mlca66, Grazie, Isabella Sarah, pour vos reviews.

Merci à: bebedeamour, canada02, luna04, jyca-Drussila, belladtwilight, 3ailes, lisouarras, bbkoda, lolotte94, , manoa-bella, Lilikellan, Linaewen'Z, jessiimelii, Isabella Sarah, pour m'avoir mise en favorite/ alert story ou favorite/alert author.

Disclamer: Tous les personnages appartiennent à SM.

Chapitre corrigé par So-Kate, ma précédente correctrice, Phika17, ayant des problèmes d'ordinateur.

Je vous souhaite une bonne lecture,

Clairouille59.

Chapitre 30: Sur le pied de guerre

Mardi 17 janvier 2011

POV Edward

J'étais en vie, et d'après les Médecins et mon père qui avait été discrètement voir mon dossier médical, j'avais eu beaucoup de chance. Je n'avais que « quelques » blessures, qui se résorberont dans les semaines à venir. Dieu avait été avec moi pour ce coup-là. Bon, j'avais une jambe cassée, ainsi que quelques côtes mais rien de bien méchant malgré l'impact de la voiture. Ce n'était pas très agréable de se sentir comme le dernier des crétins avec un plâtre et un bandage autour de la cage thoracique mais je préférais ça que d'être dans le comas. C'était une expérience assez troublante, mais le réveille avait été encore plus spécial.

Flashback, samedi 14 janvier 2011

Je regardai cette jeune femme partie à vive allure suivit d'Emmett, perdu. Son prénom ne m'était pas inconnu, mais je ne savais plus où je l'avais entendu. Je regardais ma mère, la questionnant du regard. Elle s'approcha de moi, repoussant les cheveux devant mes yeux.

-Tu viens tout juste de te réveiller, mon bébé, me rassura-t-elle, laisse-toi le temps de reprendre tes esprits.

-Elle avait l'air malheureuse, dis-je d'une voix toujours rauque.

-Ça arrive souvent, intervint mon père, qu'on ne se souvienne pas de quelqu'un, ou de ce qui c'est passé juste avant de tomber dans le comas.

-Je ne pense pas que ça soit une amnésie totale, conclut le Docteur qui regardait mes constantes. Le choc a été certes, violent, mais vous n'avez eu aucun grave dommage cérébraux. Tout devrait rentrer dans l'ordre, mon garçon, n'ayez crainte.

-Si vous le dites, marmonnai-je, peu convaincu.

-Pour le moment, vous devez reprendre des forces. Vous sentez-vous capable de manger, Edward?

-Je n'ai pas faim.

-Une réaction tout à fait normal. Dans ce cas, je vais vous injecter un anti-douleur par intraveineuse, et faire une longue sieste! Je reviendrais vous voir dès que vous serez de nouveau réveillé. Carlisle, je compte sur toi pour m'avertir?

-Bien sûr.

La porte s'ouvrit sur une infirmière qui poussait un chariot à roulette, me souriant de toutes ses dents. Les cellules de mon corps tressaillirent, comme pour protester contre ses avances. Etrange. Mais tout me semblait étrange depuis mon réveille. Le docteur prit une seringue et piqua un des tubes relié dans une veine de mon bras. Je ne sentis pas le liquide couler dans mon organisme, mais je savais que l'effet était très rapide.

-Et voilà! Dans une minute, vous dormirez profondément, m'informa mon Médecin. Reposez-vous bien, Edward.

-Merci.

Il sortit de la chambre, accompagné de l'infirmière qui me fit un clin d'œil aguicheur. Ma mère claque sa langue contre son palais avant de me donner un coup sur mon bras.

-Aïe! Me plaignis-je. Mais je n'ai rien fait!

-Les hommes sont tous pareils, râla-t-elle. Une jeune femme vous fait de l'œil et hop! Vous accourez.

-Esmée, soupira mon père. Sans vouloir le défendre, il n'a rien fait.

Doucement, mes muscles se détendirent, et l'anti-douleur fit son effet. Mes paupières se firent plus lourdes, peu à peu.

-Prend sa défense tiens! Dois-je te rappeler qu'il n'est pas célibataire?

-Qu... Quoi? Bredouillai-je.

-Dors, me dit doucement mon père. Tu dois te reposer.

-Mais, maman... maman a dit que... que je...

Je ne terminais pas ma phrase, car ma bouche devint pâteuse, mes yeux se fermèrent et mon souffle ralentit. Je tombais dans un sommeil réparateur.

O*O*O*O

« Là, assise sur un lit d'hôpital, bien que son teint était assez pâle et triste, sa beauté simple mais unique me coupa le souffle. Ses long cheveux brun et légèrement bouclés, tombés en cascade dans son dos et sur le devant de son visage et quelle visage! Une peau douce, bien que trop blanche à mon goût, un nez parfait au milieu de son visage, de grand yeux expressifs marron chocolat tournaient vers moi avec, comme je l'avais si souvent imaginé, et l'effet fut immédiat dans le reste de mon coeur. Ma respiration se fit saccadé, mon coeur palpitait et mes veines étaient consumés d'un feu d'envie irrépressible de la toucher. En d'autre terme, c'était la plus belle femme que je n'avais jamais eu l'occasion de voir dans ma vie. Une beauté simple, sans superflu ni arrangement quelconque sur elle, une beauté à l'état pur. Je ne croisai pas son regard mais elle le détourna quelques secondes aprés m'avoir vu, pour fixer le sol avec un froncement de sourcils. Un éclat de chagrin traversa ma poitrine et s'intensifia quand le dossier en main me revint en mémoire. »

« Je me retrouvais rapidement au parc près de chez moi, où quelques enfants, accompagnés de leurs mères, jouaient aprés l'école. Ils s'amusaient, innocents, alors que le monde tournait dans le chaos total. De quelle monde parles-tu, Cullen? La Terre? Ou ton monde? Je votais plutôt pour le deuxième, car c'était ma douleur mais mon monde était aussi ce monde alors, dans un sens, c'était du pareil au même. Je m'assis sur un banc, où le bois avait déjà bien pris le froid extérieur et ruminai mes pensées. Assis sur le banc, toujours froid, avec mes pensées noires et l'air morose, regardant les passants traverser le parc sans grand intérêt ou pendus au téléphone, je me rendis compte que je n'aurais jamais pensé vivre ça un jour.

Aimer quelqu'un.

Voir la personne qu'on aime rongée par le chagrin.

Voir la personne qu'on aime mourir à petit feu sans avoir la possibilité de trouver un moyen de la sauver.

Voir la personne loin de soi, sans pouvoir avoir la chance de la contempler un moment.

Je n'aurais jamais imaginé ma vie adulte ainsi, bien que, depuis mes 18 ans, tout allait pour le mieux mais c'était un mal pour un bien, si je puis dire, car Isabella Swan m'avait changé et m'avait fait connaître l'amour, chose à laquelle je n'avais jamais crue. Le vivre, c'est autre chose que de l'entendre dire par des amis, ou le lire dans un bon roman à l'eau de rose, ou encore le voir dans un stupide téléfilm, c'était indescriptible. C'était comme si toutes les petites choses auxquelles on ne faisait pas attention auparavant, nous tombaient en pleine face, que tout ce qu'on avait vécu jusque là était superflu et inutile, que d'aimer était aussi simple de respirer ou encore que d'être auprès de l'être aimé vous rend tellement heureux que vous avez peur que votre coeur aille rejoindre le sien. Ça, c'était un coup de foudre ordinaire, normal, mais celui que je vis était différent dans certaines catégories. Je ne contredisais pas le fait que je l'aimais, ça non car c'en était presque douloureux et fou, mais le fait que ce ne soit pas réciproque, que je ne la voyais pas quand je le souhaitais, qu'elle était gravement malade et aussi fragile que de la porcelaine, renforçait le lien que j'avais avec elle, comme si je ressentais sa douleur. J'avais constamment un poing sur le coeur, compriment ce dernier de façon à me rappeler que je n'étais pas seul à souffrir ou que je n'étais pas capable de penser à autre chose qu'à elle et, ça, depuis 1 mois, à présent. Jusqu'à où l'amour peut nous mener?

I'm on the highway to hell

Highway to hell

I'm on the highway to hell

Highway to hell...

Je n'avais toujours pas changé de sonnerie... Je dois être vraiment à côté de la plaque moi! Je sortis mon portable de ma poche, alors que les marcheurs qui étaient près de moi avaient des mines sévères dues au bruit que faisait mon portable. Ils n'avaient jamais vu un portable sonner? Bienvenue au 21éme siècles! Je fronçais les sourcils devant le numéro qui s'affichait, il m'était inconnu. Je soufflais, pensant que ce n'était vraiment pas le moment de me téléphoner, et me maudis de ne pas l'avoir laissé à mon appartement.

-Allo? Dis-je, hésitant.

Il y eut une seconde d'attente avant qu'on me réponde.

-Allo, Edward? C'est Bella... »

« -Est-ce que tu travailles à l'hôpital, demain? S'enquit-elle, doucement.

-De 6h à 21h, pourquoi?

Rien que d'y penser, je déprimais.

-Serait-il possible que je passe, pour... enfin... mon... tu sais quoi.

-N'avais-tu pas deviné que tu étais déjà sur mon carnet de rendez-vous? Souris-je. Je t'attend demain, à l'heure qui t'arrange, tu n'auras qu'à me demander à l'accueil ou à quelqu'un du personnel.

-Je... D'accord. Je m'arrangerais avec Victoria pour avoir mon après-midi.

-Alors je t'attendrais.

Elle me fit un léger sourire et posa sa tête contre la vitre de ma voiture, exténuée. Je n'aurais peut-être pas dû l'inviter à manger à la maison...Il était 23h12 lorsque je me garais devant chez elle, quelques lumières allumées de son immeuble et le lampadaire sur le trottoir d'à côté éclairaient ma voiture, silencieuse. Je tournais ma tête vers Bella et un grand sourire s'étala sur mon visage quand je la vis profondément endormie dans le siège passager. Ses cheveux s'étalaient autour d'elle, sa bouche entrouverte, les paupières closes et ses mains sous sa tête, elle était magnifique. Timidement, je laissais un de mes doigts glisser sur sa joue et elle bougea légèrement en marmonnant des choses incompréhensibles. Adorable. Décidant que de toute façon, elle n'arriverait jamais à rentrer chez elle toute seule et que quelques minutes de plus avec elle ne me dérangeaient pas, je sortis de la voiture, sans faire de bruit, et en fis le tour. J'ouvris la portière de Bella et la retenais pour ne pas qu'elle tombe. Elle avait un sommeil de plomb!Je détachais sa ceinture, profitant de sentir son odeur de freesia et de fraise et la levais lentement. Si légère!Je fermais ma porte, la bouclais et pris Bella comme une jeune mariée. Elle remua et crispa sa main sur mon torse.

-Edward, soupira-t-elle.

-Oui, Bella?

-Edward...

Je baissais les yeux, alors que je fouillais son sac pour trouver les clefs, et vis qu'elle était parfaitement endormie contre moi, avec un petit sourire aux lèvres. J'esquissais un sourire à mon tour quand je tombais sur ses fichues clefs et que nous entrâmes dans le hall de son appartement. Comme elle me l'avait dit hier, son ascenseur ne marcha pas, alors je dus la porter jusqu'au troisième étage, mort de fatigue. Je crois bien que j'avais évacué la graisse de ma pizza! J'ouvris son chez elle et fermai derrière moi. Je l'emmenais directement vers la pièce qui semblait être sa chambre, et je ne fus pas surpris de la décoration. Comme elle, elle était simple et douce, sûrement pas la chambre de n'importe quelle fille de Seattle. Un lit trônait en plein milieu de la pièce, avec des draps violet, une armoire modeste était à côté, ainsi qu'un simple bureau où s'empilait des dizaines de livres. Quelques photos de famille y était aussi, me montrant Emmett avec elle, beaucoup plus jeune que maintenant, elle est Alice sur une plage, le soleil sur le visage, tous les 4 réunis sur une sorte de barque précaire et souriants. Forks.

J'allongeais délicatement Bella sur son lit, aprés avoir écarté les couvertures, et entrepris de la déshabiller. Enfin, pas complètement, juste pour qu'elle dorme le plus confortablement possible. J'enlevais son manteau, ses chaussures et ses chaussettes sous ses gémissements plaintifs et grognements coléreux. Je réprimais un rire, afin de ne pas la réveiller et abattis les couvertures sur elle, l'emmitouflant. Belle souffla de contentement et nicha sa tête contre l'oreiller. Attendri par un tel spectacle, je la regardais un instant avant que je ne remarque que je pourrais être un voyeur à faire ça. Je dégageais une mèche de cheveux sur sa joue et doucement, sentant les papillons dans mon ventre, je déposais un baiser sur sa joue tiède et douce. Je me délectais un instant de la sensation de sa peau sous mes lèvres et me retirais rapidement. Je soupirai de bonheur et partis en quête d'un stylo et d'une feuille. Après quelques minutes de recherche, je lui laissais un mot pour lui dire comment elle s'était trouvée là et lui rappelais pour demain, puis je sortis de la chambre, aprés un dernier coup d'œil vers sa silhouette endormie. Je me battis avec moi-même pour m'en aller et je claquais la porte fermement. »

« -Roméo et Juliette? M'enquis-je, amusé.

Elle se tourna vers moi et leva un sourcil.

-Vu le ton que tu as employé, tu n'aimes pas ce genre de livre, répondit-elle.

-Disons que Roméo me tape sur les nerfs mais c'est vrai, ce n'est pas ce que j'ai dans ma bibliothèque.

-Comment peux-tu trouver Roméo agaçant? Il... Il est parfait!

-Tu le trouves parfait? Il est juste énervant ce mec! D'abord, il est fou amoureux de Rosaline et puis dans un énième bal qu'il a dû fréquenter, en un regard il tombe sous le charme de Juliette. Puis vint cette stupide scène au balcon où ils déclarent tout deux leur amour avant que Juliette trouve un stratagème pour ne pas se marier avec le compte de Paris, grâce à l'aide du frère Laurent et tout ça pour qu'ils meurent tous les deux, dans un caveaux, à cause d'un contre-temps et d'une haine entre deux familles. Franchement, je ne vois pas ce qu'il y a de parfait ou de romantique là-dedans. C'est juste... pathétique.

Bella resta médusée devant mes propos, avant de me lancer une paire de chaussette en pleine tête, grommelant dans sa barbe. J'éclatais de rire alors qu'elle me foudroyait du regard. Attaqué par deux chaussettes! Après ma crise de fou rire, je me mordis l'intérieur de la joue afin de ne pas avoir une nouvelle vague de rire mais quand je reçus plusieurs paires de chaussettes sur la tête, je m'écroulais carrément.

-Et arrête de rire, Edward Anthony Cullen! Ce n'est pas drôle! Bouda-t-elle.

-Tu verrais ta tête! Ris-je.

Elle me bombarda de nouvelles chaussettes.

-Bon Dieu, mais tu en as combien! M'écriai-je.

-Une bonne centaine si tu n'arrêtes pas de rire!

Je secouais la tête en me protégeant avec mes bras avant de la prendre par la taille et de la plaquer sur le lit, sous ses cris de protestations. Alors là ma jolie, tu vas le regretter. Immédiatement, mes mains trouvèrent ses côtes et elle aussi rit au éclat par mes chatouilles. Emmett m'avait dit que c'était son point faible. Je me délectais de la voir rire ainsi, libre et sans aucune arrière pensée morbide.

-A... A... Arrête... Ed... Edward! Me supplia-t-elle.

-Si tu dis que Roméo est le dernier des crétins, contrai-je.

-J... Ja... Jamais!

Je la torturais encore pendant plusieurs secondes, avant de voir ses joues rougies et d'entendre son souffle court. Il ne vaut mieux pas tenter le diable comme on dit. J'arrêtais ma torture et posais mes mains sur le matelas, un sourire aux lèvres. Alors que Bella reprenait difficilement son souffle, mes yeux dérapèrent vers là où je n'aurais jamais dû les poser; sa bouche. Légèrement entrouverte, d'une couleur rouge naturelle, sa lèvre supérieure plus pleine que sa voisine du bas et le plus prés de la mienne qu'elle ne l'avait jamais été jusqu'à maintenant. Elle me donnait envie. Un appel au baiser. Une torture. Je n'aurais qu'à me baisser pour presser mes lèvres sur les siennes, les goûter, les savourer comme je me l'étais imaginé des milliers de fois dans mon esprit. Une folie. Mes yeux étaient tellement accaparés par cette magnifique bouche que je n'avais pas entendu la respiration de Bella revenir à la normale. Elle, aussi, me fixait, silencieusement, les yeux brillants. Je pouvais presque sentir son coeur battre tout prés du mien, à l'unisson. J'étais pris d'une frénésie soudaine, ou d'une pure folie, mais je voulais essayer, juste pour voir sa réaction et... profiter de ce moment si elle me rendait mon baiser. Alors, doucement, mon visage se baissa vers le sien, alors que mon regard voyageait de ses yeux à ses lèvres, pour avoir son consentement. Mais elle ne fit rien. Je tentais le tout pour le tout, même si ce que j'avais à perdre était énorme. Juste une fois... Je pus sentir son souffle chaud sur mes lèvres, que j'humectais par réflexe. Je crus entendre Bella gémir mais mes tympans bouillonnaient tellement à cet instant que je n'étais plus sûr de rien. Et puis sentir son corps chaud sous le mien n'aidait pas non plus. Tout doucement, avec une infinie tendresse, comme lorsqu'un homme tergiversait avant d'embrasser une femme, ma lèvre supérieure frôla la sienne cherchant un dernier retranchement. Et lorsque, enfin, j'allais poser ma bouche sur la sienne, et profiter de ce pur moment de bonheur, pouvoir assouvir ce besoin que j'avais depuis des semaines, j'entendis la serrure de la porte d'entrée cliqueter. »

« Un bruit me réveilla en pleine nuit, un frottement, ou plutôt un gémissement venant de pas très loin d'ici. Encore endormi, je passais une main sur mon visage et me recouchais, dans l'espoir que je me rendorme, mais ça continua de nouveau. Putain, mais qu'est-ce que c'est que ce truc?! Je repoussais mes couettes et sortis de mon lit, manquant de tomber. Il ne fallait pas trop m'en demander à cette heure de la nuit. Je sortis de ma chambre et je fus seul, tout le monde dormait encore. Je jetais un coup d'œil vers mon réveille; 04h52. Génial! Tout bonnement génial! Je tressaillis en entendant de nouveau ce bruit suspect, et je fus surpris de l'entendre venant de la chambre de Bella. J'esquissais d'un pas hésitant, vite avec plus de conviction. Est-ce qu'elle allait bien? Sa tumeur refaisait des siennes de nouveau? Est-ce que je dois réveiller mon père Timidement, j'ouvris la porte de la chambre et le spectacle me donna des frissons dans le dos. Bella ne dormait pas du tout paisiblement, bien au contraire. Elle se tordait dans son lit, les traits de son visage trahissant sa peur et son chagrin. Je m'approchai et m'assis sur le bord de son lit, alors qu'elle gémissait de plus belle. Oh, Bella, à quoi rêves-tu ainsi?

-Edward, souffla-t-elle dans son sommeil.

-Je suis là, murmurai-je encore surpris qu'elle parle dans son sommeil.

Elle s'agita un peu, alors que j'avais peur de la réveiller, en la regardant dormir, mais ses gémissements de souffrance avaient traversé les murs jusqu'à ce que je me réveille. Je ne pouvais pas la laisser ainsi, j'avais eu peur qu'elle ne soit de nouveau malade, mais elle parlait juste dans son sommeil, comme souvent. Elle avait l'air d'un Ange ainsi.

-Edward, ne m'en veux pas, gémit-elle toujours.

J'écarquillai les yeux, et m'insultai mentalement de tout les noms possibles et inimaginables. Mais quel crétin tu fais, Cullen! Qu'est-ce que tu as encore fait pour la mettre dans un état pareil? Tu as un pois-chiche à la place du cerveau ou quoi?

-Jamais, Bella. Je ne t'en voudrais jamais.

Bella se tortilla dans son sommeil, avant d'empoigner fermement son oreiller, la tête penchée de façon à ce que j'ai le droit d'admirer son magnifique visage empli de souffrance en cet instant. À quoi pouvait-elle penser? Je n'aurais jamais dû me demander ça, même mentalement, car elle me répondit d'elle-même, avec des mots qui resteraient gravés à tout jamais dans ma mémoire.

-Edward, je t'aime... »

« -Tu n'aurais jamais dû faire ça, sanglota-t-elle de nouveau.

-Malheureusement, on ne choisit pas, avouai-je d'une petite voix.

-Tu ne te rends pas compte! Dit-elle plus vigoureusement, me faisant face. Ce n'est pas bien, pas bien du tout! Je suis malade, Edward!

-Est-ce mal, de nous aimer? Chuchotai-je.

Elle eut un sursaut et détourna le regard, se dérobant par la même occasion. Oh non, j'ai mijoté assez de temps avant d'être confronté à ce moment! Je pris son visage d'une main pour qu'elle me regarde droit dans les yeux. Je fus happé, une fois de plus, par ses iris chocolat qui exprimaient tellement de sentiments à cet instant que je me demandais ce qu'elle pouvait bien penser.

-Est-ce mal, de nous aimer? Répétai-je.

Ma main glissa sur sa joue alors que l'autre se logea dans le creux de ses reins, et je comblais le vide qu'il y avait entre nous. Doucement, comme si j'avais peur de la briser, je posais mes lèvres sur les siennes, goûtant ses lèvres qui m'obsédaient depuis des semaines. Elles avaient un goût sans pareil, douces, tendres, chaudes et sucrées, je n'aurais jamais imaginé qu'un simple baiser pouvait me faire ressentir tant de sensations au fond de mes entrailles. Je sentis les mains de Bella se loger dans mes cheveux et répondre à mon baiser avec une ardeur communicative. J'entrouvris la bouche au même moment qu'elle, et glissai ma langue contre la sienne, savourant celle-ci avec envie. »

« Tout explosa autour de moi, des étoiles apparurent devant mes yeux et tous les muscles de mon corps se tendirent en même temps, alors je jouissais dans le préservatif. Notre orgasme commun se prolongea pendant quelques secondes, faisant frissonner nos corps. Bella enfouit plus profondément sa main dans mes cheveux, alors qu'elle embrassait ma joue tuméfiée délicatement, le souffle court. Je pressais une dernière fois mon corps contre le sien, avant de retirer mon membre de son intimité, gémissant sous la perte de sa chaleur autour de moi. J'enlevai le préservatif et pris un mouchoir pour l'y mettre, n'ayant plus de force pour marcher jusqu'à la salle de bain. Sous moi, Bella peinait à reprendre son souffle. Inquiet, je roulais sur le côté, la libérant de mon entrave. Mes doigts prirent les mèches de cheveux qui obstruaient sa vue, embrassant son épaule pour remonter jusqu'à son oreille.

-Bella? Murmurai-je. Tout va bien?

Un sourire se dessina sur ses lèvres, avant qu'elle ne se tourne vers moi, les joues rougies, les lèvres gonflées et une lueur de plénitude dans ses yeux.

-Je ne me suis jamais sentie aussi bien de toute ma vie, chuchota-t-elle avec un sourire.

Je lui souris et elle s'avança pour se blottir contre moi. Je cherchais la couverture et nous enroulais dedans, ayant senti Bella trembler un peu. Je soupirais d'aise alors que Bella colla son corps contre le mien, posant une main sur mon coeur. J'enroulais un bras autour de sa taille, plongeant mon nez dans ses cheveux en bataille.

-Je t'aime, murmurai-je en embrassant son crâne.

-Pas autant que je t'aime.

Quelques instants après, son souffle s'apaisa et son corps se détendit, endormie. Doucement, je moulais mon corps contre ses formes, voulant profiter encore de ce qui venait de se passer. Alors que le sommeil commençait à m'emporter, j'espérais de tout coeur que mes jours seraient scellés avec les siens, sinon, je n'aurais plus aucune raison de vivre. Je fermais les yeux, priant pour que quelqu'un m'entende, et ne m'enlève pas la femme que j'avais entre mes bras. »

« -À quoi penses-tu ainsi? M'enquis-je, troublé par tant de dévotion à sa pensée.

-À beaucoup de choses mais principalement à toi.

Je rougis presque de plaisir.

-Et... puis-je savoir pourquoi tu penses à moi, même si c'est très flatteur?

-Tu as été admirable ce soir, alors que je n'ai fait qu'agresser une pauvre fille aux faux seins.

-Ils étaient faux?

Elle me donna une tape sur mon torse, me faisant rire, et se releva pour être assise sur le lit. Je l'imitai.

-Tu es tellement gentil avec tout le monde, souffla-t-elle. Si prévenant, si doux et si toi, à mes côtés.

-Parce que je t'aime.

Un éclat traversa ses yeux, émus.

-Je sais que je ne trouverai jamais quelqu'un comme toi, et je ne veux même pas trouver quelqu'un d'autre parce que je sais que je veux passer le restant de mes jours à tes côtés.

-Bella...

-J'accepte!

Je clignai des yeux, décontenancé.

-Pardon?

Je fus happée par ses prunelles chocolat.

-J'accepte de t'épouser.

Ma bouche s'ouvrit en grand, surpris. À ses mots, mon coeur bondit rageusement dans mon organisme, aussi éberlué que je l'étais. Avais-je mal entendu?

-Q... Quoi?

Un rire cristallin traversa ses lèvres en voyant dans quel état elle m'avait mis avec quelques mots.

-Je serais très heureuse de devenir votre femme, Monsieur Cullen.

Oh. Mon. Dieu. Alors que mes paroles essayaient d'être enregistrées par mon cerveau, elle déposa des baisers sur le bas de mon visage en évitant soigneusement mes lèvres.

-Alors, tu vas me la passer quand la bague au doigt? Se moqua-t-elle.

-La quoi? Oh! Oui! La bague!

Je descendis du lit, ou plutôt tombai littéralement par terre, sous son rire amusé, alors que je m'empressai pour pas qu'elle ne change d'avis. J'ouvris brusquement le tiroir pour chercher l'écrin que j'avais mis précautionneusement. Bella se moquait toujours alors que je revenais sur le matelas, la bague dans ma paume. La respiration démesurée et me croyant être dans un rêve, je fis glisser l'anneau délicat sur son annulaire gauche, rempli de joie et de fierté. »

« Je garai rapidement la voiture, déjà pressé de la rejoindre mais je fus étonné de la voir au pied de l'immeuble, déjà habillée chaudement et la bague au doigt. Je souris, niais. Elle va m'épouser! Mais, bien vite, mon sourire s'effaça lorsque je vis des larmes strier ses joues, et alerté, je lâchai le sachet en papier rempli de croissants et de pains au chocolat pour la rejoindre.

-Bella? Qu'est-ce que tu as? M'inquiétai-je de suite.

Elle tourna son regard vers moi, plus triste que jamais. Elle n'allait pas se rétracter pour hier soir, n'est-ce pas? Elle ouvrit la bouche pour me répondre, avant d'être figée d'effroi.

-EDWARD! ATTENTION! Hurla-t-elle.

Je tournai la tête et ce fut trop tard. Le choc fut si brutal que l'air se bloqua dans mes poumons alors qu'il me semblait que je volais pendant quelques instants. J'atterris avec violence sur la route rêche et froide, avant d'entendre une voiture démarrer précipitamment.

Je ne vis plus rien.

Je ne sentis plus rien.

Ne touchai plus rien.

Car ce fut le trou noir. »

O*O*O*O

Je me réveillais en sursaut, la respiration haletante, des gouttes de sueurs collant la chemise de nuit que l'hôpital m'avait fournit. Je déglutis, les poumons dilatés à l'extrême. Je grognais quand, instinctivement, je bougeais ma jambe droite qui était dans le plâtre. Crétin. Je clignais des yeux, troublé de voir la chambre dans une obscurité pesante, alors qu'une faible lumière éclairé une personne qui se levait doucement du fauteuil.

-Est-ce que tout va bien? S'enquit une fois féminine.

Je hochais la tête, sans savoir à qui je répondais. Je glissais ma main dans mes cheveux moites, perdu, le coeur battant alors que mon cerveau me repassait inlassablement ses images. La personne se leva doucement sur siège, et je distinguais une frêle silhouette familière.

-Je ne vais pas vous déranger plus longtemps, murmura-t-elle, vous devez vous reposer...

Elle avança prudemment vers la porte, et la lumière de la nuit l'éclaira. Je crus entendre un sanglot dans la voix, qui me fit mal au coeur.

-Excusez-moi, je ne voulais pas...

-Bella! M'exclamai-je.

Elle se retourna vers moi, et je vis distinctement ses yeux rougis et quelques larmes coulant sur ses joues blanches. Ses yeux me détaillèrent, perdue.

-Ed... Edward?

Les pulsations de mon coeur reprirent de la rigueur, et je tendis mes bras vers elle, me relevant le mieux que je puisse faire, tout en grimaçant quand je sentis une douleur de mon abdomen et de ma jambe. Bella éclata littéralement en sanglot et vint vers moi, se tenant vers le bord du lit. Je l'attirais vers moi, l'écrasant sur moi alors que je gémis à cause de ma blessure, mais trop heureux de la retrouver afin dans mes bras. Elle s'écarta rapidement en voyant que je souffrais, mais palpais mon visage avec avidité et soulagement.

-J'ai cru... J'ai cru que tu ne te souviendrais plus de moi, pleura-t-elle.

Elle secoua la tête, posant son front contre le mien.

-Je t'aime, lui dis-je, je t'aime tellement. Pardonne-moi de ne pas t'avoir reconnu, oh mon Dieu, pardonne-moi.

-Je t'aime aussi, plus que ma vie.

Je ne serais dire qui de nous deux plongea sur la bouche de l'autre, mais le résultat était le même: je l'embrassais enfin. Je gémis de satisfaction, et enfouis ma main dans ses cheveux et l'autre dans sa gorge, l'amenant plus près de moi, comme pour lui interdire de me quitter. Je pouvais sentir les larmes de Bella couler sur ma peau, preuve de sa peur et de sa peine qu'elle a subit depuis mon accident de voiture. Comment ai-je pu oublier tout ça? Je me fustigeais, alors que Bella alla chercher ma langue dans ma bouche, demandeuse de plus, le souffle court. Comme tout homme dans ma situation, je fus satisfait de sentir mon corps réagir face à son assaut fougueux, le sang pulsant dans le côté sud de mon anatomie. Je grognais de plaisir, glissant ma main de sa gorge jusqu'à la peau chaude et douce de ses reins. Je la remontais doucement vers le haut, et Bella eut un violent frisson, gémissant de désir. Mes doigts rencontrèrent le tissu de son soutient-gorge, vers ses pointes irrigués pour moi. Je souris contre ses lèvres, avant de mordiller sa lèvre inférieure.

-Edward, soupira-t-elle. Edward, on... Dieu...

J'avais passé mes doigts sous son carcan, directement vers son téton gauche que je roulais entre mon pouce et mon index. Je le tirais doucement, récoltant un cri de Bella. Ma bouche dériva vers sa gorge, et elle pencha sa tête pour m'en donner l'accès, abandonné au plaisir. Ma position n'était pas idéal pour quoique se soit, mais comme le dicton disait: quand on veut, on peut! Je suçais avec délice la peau de son cou, me délectant de son goût unique avant que je ne sente la bouche de Bella dans ma gorge. Je grognais et presque à contre coeur, je quittais mon endroit favoris pour poser ma tête en arrière, contre l'oreiller serrant les dents face au plaisir qui coulait dans mes veines. Plus entreprenante que jamais, Bella s'assit sur le lit, glissa une main dans mes cheveux sans que ses lèvres ne quitte mon épiderme.

-Ciel, Bella, grognai-je. Tu me rends dingue...

-C'est pour avoir osé m'oublier, répondit-elle contre mon oreille.

Ses dents attaquèrent mon lobe et sa langue les suivit. Elle savait que j'adorais ça, et que j'étais sensible sur cette zone. Je fus puni de mon désir lorsque j'arquais mon corps et qu'un éclair de souffrance traversa mon corps. Je mordis ma langue pour ne pas le faire montrer à Bella, sachant qu'elle arrêterait son petit manège si elle voyait que j'avais mal. Alors que mes doigts taquinèrent toujours ses mamelons tendus, l'autre se crispait contre le drap envahit par le plaisir. J'ai bien fait de me réveiller! Sa langue traça un sillon jusqu'à mes clavicules, et déposa des dizaines de baiser, me faisant perdre la raison. J'attrapais ses cheveux avec plus de brutalité que je ne l'aurais voulu et ramenait sa bouche contre la mienne. Mes lèvres attaquèrent la sienne, et je ne lui laissais pas le temps de respirer car ma langue emprisonna la sienne. Avec je ne sais quel miracle, je réussis à retirer son soutient-gorge vers le haut, laissant sa poitrine à l'air libre. Je remontais mon tee-shirt, et palpais son sein gauche avec vigueur, faisant attention à mes perfusions..

-Edward, je... je...

-Tais-toi! Grognais-je.

Je la relevai vers moi, alors qu'elle hoquetait de stupeur et ma bouche se trouva sur son téton, l'engloutissant avec gourmandise. Bella retint son cri et se retrouva à califourchon sur moi, sans appuyer contre mes blessures. Merde, elle m'avait trop manqué et elle n'aurait pas dû m'enflammer ainsi. J'enlevais son tee-shirt que je retirais brusquement, suivit de son sous-vêtements. J'embrassais ses seins qui me narguaient plus que de raison, léchant, mordillant ses globes de chair qui m'excitait au plus haut point. La respiration haletante soufflait contre mon oreille, bouillant mon sang, alors que Bella tirait et gémissait dans mes cheveux. Rapidement, sa bouche revint sur la mienne et elle m'acheva en bougeant délicatement son bassin contre ma virilité qui pointait fièrement.

-Putain, marmonnai-je.

Bella rit doucement et accentua délibérément son geste pour s'écraser contre mon sexe douloureux. Il y avait trop de tissu entre nous, mais je savais qu'elle était aussi excitait que moi. Je suçais sa langue entre mes lèvres, mon cerveau ayant disparut de la circulation. Et alors que les mains de Bella naviguèrent sur mon envie douloureuse, on toqua rapidement à la porte et celle-ci s'ouvrit rapidement. Mes bras enroulèrent le corps de Bella pour cacher sa nudité alors que Alice et Jasper nous regardèrent avec la bouche grand ouverte de stupéfaction. Bella couina contre moi, embarrassée.

-Nous, euh... Enfin, on venait... te... vous... Bafouilla Jasper.

-On va s'en allait! S'exclama Alice. Apparemment, on est pas le bienvenu dans le coin.

-Alice! Gémit Bella à son amie.

-Ravis de te revoir parmi, Eddy! Sourit cette dernière. Mais sincèrement, je ne crois pas que se soit le moment ni même le moment pour vous sauter dessus, mais ça peut être un fantasme pour certain. Pourtant, je sais que celui de Bella c'est de faire l'amour dans un...

-On y va! Salut!

Jasper attrapa le bras d'Alice et claqua la porte derrière lui.

-Ils sont partis? Intervint Bella.

-Oui, on est seul. Bon... Ou en étions-nous, ma jolie...

Elle posa sa main sur ma bouche alors que j'allais l'embrasser. Perdu, je l'interrogeai du regard.

-Alice a raison, ce n'est ni le moment, ni l'endroit.

-Mais...

-Pas de mais, Edward! Je... je me suis emballée après que... que tu m'aies reconnu, et... et je n'aurais pas dû te sauter dessus ainsi.

-Bella, je...

Elle déposa un rapide baiser sur mes lèvres et descendit doucement du lit, enfilant son soutient-gorge et son tee-shirt qui avaient atterris par terre. Je soupirais, fermais les yeux, et posais ma tête sur l'oreiller, essayant de reprendre possession de mon corps. Putain, j'étais complètement excité! Une main douce et tendre se posa sur ma joue, et je rencontrais une paire d'yeux marron étincelant. Elle avait un sourire d'excuse.

-Je suis sincèrement désolée, me dit-elle.

-Je me rattraperais dès que j'aurais enlever son maudis plâtre et ses bandages, maugréai-je.

Elle écarquilla les yeux, alerte.

-Oh mon Dieu! Est-ce que ça va? Je ne t'ai pas fait mal? Mais quelle idée de te foncer dessus ainsi!

-J'ai eu l'air de me plaindre?

Elle fit la moue, et je souris.

-Tu m'as manqué, avouai-je.

Elle prit ma main non bandé et entrelaça ses doigts avec les miens.

-Et moi dont...

Je vis sa bague de fiançailles briller à son annulaire gauche, et mon coeur palpita.

-Heureusement que je me suis réveillée aussi vite.

-Pourquoi?

-Parce que en plus d'avoir d'avoir eut droit à un très bon réveil – elle rougit violemment – on doit préparer notre mariage.

Le rouge aux joues, elle me sourit et monta sur le lit pour se coller prudemment sur moi, caressant tendrement mes cheveux. Je l'avais retrouvé, et j'étais enfin chez moi.

Fin flashback

Je crois qu'aucun patient de l'hôpital n'a eu un réveille aussi prometteur. Enfin, j'ai cru à ma bonne étoile pendant quelques heures. Évidemment, Jasper n'avait pas su tenir sa langue et encore plus évident, mon père m'avait fait la moral sur les projets que j'avais mis en place pour Bella et moi. Merde. J'étais dispensé de toutes activités physique pendant au moins deux mois, et j'ai eu beau lui dire que j'étais assez grand pour faire mes propres choix, Bella était tout à fait d'accord avec lui. Comme par hasard. Alors j'étais condamné à faire ceinture pendant un temps indéterminé. Je tapais ma tête contre l'oreiller, rageur. Le seul point positif c'est que je sortais aujourd'hui de l'hôpital et j'allais enfin pouvoir respirer l'air frais. J'en pouvais plus de rester enfermer dans cette chambre lugubre. Soudain, on toqua à la porte et ma mère fit son apparition, toute sourire.

-Bonjour mon bébé!

Je roulai des yeux, exaspéré.

-Bonjour maman, soupirai-je.

Elle vint m'embrasser la joue et s'assit sur le bord de mon lit. J'étais débarrassé de mes perfusions, et j'avais des béquilles qui m'attendaient à la sortie. Super.

-On avait prévu d'aller vous rejoindre à la maison, papa et toi, avec Bella, alors puis-je savoir pourquoi tu es ici?

-Changement de programme!

-Quoi? Mais...

-Non, je ne peux rien dire, j'ai promis à Bella. Mais ça va te plaire, ne t'inquiète pas. En fait, je suis là pour te parler.

-Et bien, je t'écoute. Qu'est-ce qu'il y a?

-Pendant que tu étais dans le comas, l'état de Bella s'est dégradé.

Je me raidis, la regardant avec appréhension.

-Elle a fait un malaise? Sa tumeur a grossit? Quoi? Dis-moi!

Ma mère soupira et lissa les draps de l'hôpital d'un air distrait.

-Disons qu'elle... n'a pas beaucoup prit soin d'elle pendant ton absence et son corps a très mal réagit à ça. N'as-tu pas remarqué qu'elle a perdu beaucoup de poids? Qu'elle ne mangeait presque pas?

Je fronçais les sourcils, chamboulé.

-Elle a toujours mit des vêtements ample et elle ne mange pas ici, murmurai-je. Je suis un con de n'avoir rien vu.

-Mais non, mon bébé, ne dis pas ça. Tu étais dans le comas, c'est normal que tu sois un peu perdu par ce qu'il y a autour de toi, mais nous nous inquiétons pour Bella, tout comme sa famille. Elle n'écoutera personne d'autre que toi.

-Je lui parlerais. Bon sang, elle va m'entendre tient!

-Ne sois pas trop dur avec elle, elle a vécu beaucoup de chose difficile ses derniers temps, tu sais.

Elle a besoin de ta présence, d'accord?

Je hochais la tête, reconnaissait.

-Merci de m'avoir prévenu.

-Tu aurais bien vu qu'elle n'était pas très en forme, mais il fallait mieux que je te prévienne avant que tu ne le vois de tes propres yeux. Bon, ton père est partit signé les formulaires pour ton autorisation de sortie, il ne devrait plus tarder.

Au même moment, la porte s'ouvrit sur mon père qui pliait des papiers pour les mettre dans sa poche.

-Bonjour fiston, me dit-il, si tu es prêt, on peut y aller, tout est en ordre.

-Enfin! Où est Bella?

-Dans le hall. Elle a... Enfin, elle t'attends. Allons-y avant qu'il y ait des embouteillages sur la route.

Je fronçais les sourcils alors qu'il m'aida à me mettre sur pied et que ma mère m'apporte mes béquilles posés contre le mur.

-Des embouteillages? Répétai-je. Entre l'hôpital et la maison? Qu'est-ce que vous me cachez?

-Nous? Rien, pourquoi?

-Mais...

-Pas de mais, et dépêchons-nous! Tu n'as pas hâte de retrouver Bella?

-Utiliser ta belle-fille pour arriver à tes fins est vraiment minable, papa.

Il rit et me posais mes mains sur mes béquilles. Ses trucs allaient être un enfer pendant les prochaines semaines, mais j'en aurais besoin si je veux pouvoir me déplacer un minimum chez moi, ou le peu de fois que j'irais dehors. Je grimaçais lorsque ma jambes tomba dans le vide, étirant mes os abimés.

-Tout va bien? S'enquit mon père.

-Ouais, ça va. Il faut juste le temps que je m'habitue, tu sais comment c'est ses choses là.

Il hocha la tête et mit le sac de voyage sur ses épaules alors que ma mère ouvrit la porte. Je me retins de rouler des yeux, mais je savais que ça aller être mille fois pire avec Bella. Non de nom, elle va m'entendre chanter celle-là lorsqu'on sera à la maison! Mais j'étais un vrai crétin de ne pas l'avoir vu de mes propres yeux. J'avais remarqué qu'elle était un peu plus blanche qu'à l'ordinaire et qu'elle avait plus de mal à se déplacer, mais j'ai mit ça sur le compte de ses séances de Chimiothérapie et Radiothérapie, rien de plus. J'aurais dû me douter qu'il y avait quelque chose de louche dans son comportement, surtout à cause du fait qu'elle acceptait absolument tout venant de moi, sans poser de questions alors qu'à l'ordinaire elle aurait déjà protester vivement. Femme trop bornée! Dans les couloirs, je rencontrais quelques collègues de travail comme Sam ou Embry qui me souhaitèrent une bonne guérison et lancèrent quelques blagues contre Bella et moi. Dans l'ascenseur, nous fûmes seuls et je pus m'appuyer contre le mur pour reprendre mon souffle.

-Je déteste déjà ses béquilles, marmonnai-je.

-Tu n'auras pas à beaucoup les utiliser, ne t'inquiète pas, me rassura ma mère.

Je fronçais les sourcils.

-Qu'est-ce que tu veux dire?

-Oh, moi? Absolument rien? Allons-y mon bébé!

Je lançais un regard plein d'espoir vers mon père mais il leva les mains, un sourire aux lèvres, en signe d'impuissance. Et ils disaient être mes parents? Bandes de traîtres! Je me remis en marche, enfin façon de parler, dans le hall. Immédiatement, je cherchais Bella du regard et fus peiné de ne pas la voir.

-Bonjour bel étranger, intervint une voix douce derrière moi.

Je souris comme un débile alors que Bella vint devant moi, levant la tête.

-Bonjour jolie jeune femme, la saluai-je.

Elle rougit quelques peu, pour mon plus grand plaisir. Je me penchais vers elle et Bella se mit sur la pointe des pieds pour venir à mon encontre. Je gémis contre sa bouche, mais notre baiser fut de courte durée en sentant la présence de mes parents. Je savais qu'elle était gênée en public. Joueur, je poussais son nez avec le mien, la faisant rire doucement.

-Ils sont trop mignons, soupira ma mère, en extase.

-Je crois qu'il est temps qu'on y aille, nous coupa mon père. Sinon, j'ai peur qu'on soit prit dans les embouteillages.

-Mais... Protestai-je.

-Pas de mais Monsieur Cullen, sourit Bella. Suis-nous sans faire d'histoire.

Je soupirai, contrarié que l'on me cache quelque chose et les suivis de bonne grâce. Mes parents eurent la délicatesse, ou plutôt mon père força ma mère à aller de l'avant pour nous laisser un peu de temps ensemble. J'adaptai ma marche à celle de Bella me rappelant que je vais devoir parler rapidement avec elle sur son état de santé. Le plus tôt sera le mieux.

-Comment vont Rosalie et Emmett? Demandai-je.

Elle haussa les épaules, indécise.

-On ne sait pas trop ce qui se passent entre eux, mais ils se voient souvent donc je suppose qu'ils essayent de surmonter leurs problèmes.

-Et comment réagit Jasper?

-Il a Emmett à l'œil, mais Alice gère bien pour le moment. Et Charlie a menacé Emmett de lui tirer une balle dans le genoux s'il refait un coup pareil à Rosalie.

-Rappel-moi de ne jamais l'avoie à dos, maugréai-je en frissonnant.

-Doit-il avoir une raison de sortir son arme de service en ta présence?

Elle me sourit, moqueuse, mais je pus lire une pointe d'appréhension dans le regard.

-Qu'on me foudroie de suite si j'ose aller voir une autre femme que toi.

-Pas la peine d'être aussi mélodrame, répondit-elle en roulant des yeux.

-Je croyais que tu aimais bien ces choses-là, à moins que.. seul Roméo à le droit de se sacrifier?

Je ne retins pas mon sourire en la voyant détourner le regard, rougissante.

-Pour moi, repris-je, c'est toujours le dernier des crétins.

-C'est toi le crétin.

J'éclatai de rire quand on arrivera à la voiture de mes parents. Mon père ferma le coffre et je tiquais lorsque je vis une valise près de mon sac de voyage. Personne ne va me dire ce qui se passe à la fin? J'ouvris la bouche pour m'exprimer une troisième fois sur le sujet mais Bella m'obligea à m'asseoir sur la banquette arrière, me suivant de près, alors que mes parents s'installèrent à l'avant.

-Tout le monde est installé? Demanda mon père. Parfait! Si tout va bien sur la route, on devrait être là-bas dans un peu plus de 2 heures.

-Est-ce que je pourrais savoir, s'il vous plait, où est-ce qu'on va?

-Non, contra Bella. Maintenant tais-toi et ouvre les bras.

-Ouvrir les bras, mais pourquoi?

Elle me fusilla du regard et je m'exécutai. Je fus agréablement surprise lorsqu'elle vint se coller contre moi et enroula mon bras autour de sa taille, enfouissant son visage dans mon torse sans appuyer sur mes blessures. Je souris tendrement face à son geste et embrassai son front.

-Toi aussi, tu m'as manqué.

Je savais qu'elle souriait, mais elle ne dit rien, ne voulant pas rompre ses retrouvailles. Je dus m'assoupir pendant tout le reste du voyage à cause des anti-douleur, car lorsque Bella me réveilla doucement, en me caressant le visage, une odeur de sel me vint aux narines. Embrumé par mon sommeil, j'eus du mal à savoir où nous étions. Je clignais des yeux, le soleil les agressant violemment.

-Où est-ce qu'on est? Marmonnai-je.

-J'ai pensé qu'on pourrait utilisé le cadeau de noël de tes parents pour que tu puisses te reposer tranquillement, répondit Bella.

-C'est une excellente idée, approuvai-je encore un peu dans les vapes. Merci.

-Tu devrais remercier tes parents, sans eux on ne serait pas là.

Ma mère me vint à clin d'œil à l'extérieur de la voiture, et je secouais la tête, amusé. Je sortis avec difficulté de la voiture, avec l'aide de mon père, et mon regard se porta vers la mer à perte de vu. Bella vint se glisser à mes côtés et j'embrassais le sommet de sa tête, apaisé.

O*O*O*O

Mes parents nous avaient quittés il y a moins d'une heure avec un bon millier de recommandations et d'avertissement. Évidemment, mon père avait prit un malin plaisir à me répéter que je n'avais droit à aucune activités physiques pendant quelques semaines, faisant rougir furieusement Bella qui c'était caché derrière mon dos. Traitre. Je lui avais fait un sourire hypocrite en le remerciant avant de littéralement le foutre à la porte. Après leur départ, j'avais fait le tour de la maison et vu stupéfait par sa taille. Elle était immense. Mon appartement devait même pas faire la moitié de celle-ci. Bella s'émerveillait de chaque objet qu'elle remarquait au cours de la visite, me faisant rire. Vexée, elle m'avait laissé seul dans notre chambre. Le lit aurait peu accueillir une équipe de baseball sans aucune difficulté et à mon grand regret, je ne pourrais même pas en profiter avec Bella. La vie est injuste. Mais ce qui était sûrement la chose la plus incroyable dans cette maison était sans aucun doute la vue de la baie vitrée. On aurait pu croire que la met entourait la maison, et les rayons du soleil venaient s'y échouer avec un plaisir sans nom. Bella avait longuement regardé le paysage avant de se faufiler dans la cuisine, pour nous faire à manger, sous mes protestations. Elle m'avait lancé un regard menaçant de lourd châtiment si j'osai encore ouvrir la bouche pour l'empêcher de faire quoique se soit. Mais je ne pouvais pas faire comme si je ne voyais rien sur son état de santé. Il fallait être aveugle pour ne pas remarquer que ses doigts tremblaient beaucoup plus qu'à l'ordinaire, qu'elle avait du mal à se déplacer et sa peau d'une blancheur de craie. Il fallait que je lui parle.

Je carrais les mâchoires, en colère contre moi-même, et retournais dans la cuisine lorsque Bella m'annonça que le dîner était prés. Bien évidemment, pendant tout le temps qu'elle préparait à manger elle n'avait pas voulu de mon aide. Pourquoi changer les bonnes vielles habitudes? Tanguant sur mes béquilles, je m'assis sur un tabouret du comptoir de la cuisine alors que Bella déposait une assiette fumante de pâtes Bolognaise devant moi, toute sourire.

-Je me suis dis que tu apprécierais quelque chose remplit de lipide, dit-elle.

-Ça change de l'hôpital, en effet, répondis-je plus froidement que je ne l'aurais voulu au départ.

Elle cligna des yeux, troublée mais se tut, comme toujours. À son tour, Bella se servit mais la quantité qu'elle prenait était bien réduite par rapport à la mienne. Trop petite même. J'avais prit mes médicaments il y a une heure, alors je m'attaquais à mon assiette sans grand appétit. J'avais beaucoup trop de pensées négative pour faire semblant d'être joyeux. Ça serait me mentir, et surtout à Bella. Le dîner passa rapidement et en silence. Du coin de l'œil, je pouvais voir Bella déglutir avec difficulté avec qu'une seule envie, repousser son assiette encore à moitié pleine. Prenant appuie sur mes béquilles, je fis le tour du comptoir avant de débarrasser le reflet de mon dîner, guère entamé, claquant la porte du lave-vaisselle avec force pour montrer mon irritation.

-Edward, est-ce que ça va?

-Tu oses me demander si je vais bien? Rétorquai-je d'une voix glaciale.

Elle fut blessée par mon ton froid, mais je n'avais pas d'autre moyen pour la faire réagir.

-Oui, je... je... tu es en colère et... et je ne sais pas pourquoi, bafouilla-t-elle.

-Tu n'as même pas une petite idée?

Elle secoua la tête négativement. Je serrais mon poing sur le carrelage du comptoir, rageur, ce qui ne passa pas inaperçu.

-Est-ce que j'ai... j'ai fait quelque chose... de mal? Mes pâtes n'étaient pas... pas bonnes? Tu... Tu as mal quelque part? Ou... Ou tu...?

-Ça n'a rien avoir avec moi! Criai-je.

Bella sursauta violemment sur sa chaise, et me regarda apeurée.

-Est-ce que tu le fais exprès? Repris-je toujours sur le même ton. Est-ce que tu me prends pour un idiot?

-Q...Quoi? Non, je... tu n'es pas...

-J'ai l'impression que des fois, tu as tendance à oublier que tu es malade, Bella!

-Je...

-Tu as cru que personne ne remarquait que ton état de santé est de plus en plus précaire? Que je ne le remarquerais pas peut-être? Ma mère est venue m'en parler juste avant qu'on quitte l'hôpital tout à l'heure, tout le monde s'inquiète pour toi, et tu n'en prends même pas conscience.

-Bien sûr que si! Se révolta-t-elle. Je sais que je me suis laissée aller pendant que tu étais...

-Je t'en prie, ne prends pas pour prétexte le fait que j'étais dans le comas car, ça ne marche pas avec moi! Tu sais très bien que je serais en colère contre toi si tu ne prenais pas soin de toi, car c'est la seule chose qui compte à mes yeux, mais non, Mademoiselle en a fait qu'à sa tête, comme d'habitude!

-J'ai cru que tu n'allais jamais plus ouvrir les yeux! Sais-tu l'effet que ça fait de croire que la personne qu'on aime plus que tout au monde est entre la vie et la mort?

-Oui, je le sais, car je vis cette situation tout les jours à tes côtés.

Elle ouvrit la bouche, les yeux brillants de larmes retenues. En temps normal, je m'aurais immédiatement excusé, m'insultant moi-même et la suppliant de me pardonner. Mais là, il fallait qu'elle réagisse et qu'elle ouvre les yeux sur elle-même.

-J'ai l'impression qu'on retourne des mois en arrière, continuai-je, au début de notre rencontre, lorsque tu refusais de te soigner pour des raisons stupides.

-Ce n'était pas pour des raisons stupides! S'emporta-t-elle.

-Oui, tu as raison mais plutôt par le fait que tu n'avais pas le courage de te battre pour les gens que tu aimais et que tu étais d'un égoïsme sans nom. Ça, se sont les vrais raisons.

Un éclat traversa ses pupilles obscurcis par la tristesse. Je remis mes béquilles en place et avançais vers la chambre, le coeur battant.

-Je vais me coucher, l'informai-je. Je suis sûr que tu pourras te débrouiller toute seule pour fermer la maison, les volets, éteindre les lumières derrière toi, éteindre le chauffage et mettre tes vêtements de nuit. Après tout, c'est vrai que tu es une solitaire née.

Sans plus de cérémonie, je marchais, bien que c'était un grand mot avec ces maudites béquilles, pour la chambre, seul en espérant que mes paroles lui ont fait prendre conscience qu'elle devait penser à elle, à sa santé, à n'importe quel moment et quelle situation. Elle était trop têtue, trop bornée pour le comprendre par elle-même ou par la manière douce. J'y ai été fort, je le reconnais, mais c'était le seul moyen pour elle. Grognant de douleur à cause de mes côtes qui me faisaient souffrir, j'ouvris mon sac de voyage pour y sortir un simple jogging gris. Je savais que je serais incapable de mettre un tee-shirt tout seul, et le chauffage fonctionnait encore. Dans la salle de bain adjacente à la chambre, ce fut un vrai parcours du combattant pour enlever mes habits et enfiler mon pyjama. Je n'ai pas calculer le temps que j'y ai mit, mais ça devait être catastrophique. Bien évidemment, j'avais fit tomber mes béquilles sur le sol, claquer ma jambe dans le plâtre contre le mur et je me mis du dentifrice dans l'œil. Je ne savais pas comment j'ai fait, mais je préfère même pas le savoir. Après un temps indéterminé, soufflant de soulagement, je sortis de la salle de bain et regardant le matelas avec envie. J'étais fatiguée et ma dispute avec Bella n'arrangeait pas les affaires. Je voulais faire le tour de l'horloge sans interruption. Mais je savais que je ne pourrais pas car mon esprit ne me laisserait pas tranquille cette nuit. Avec une grimace de souffrance, je réussis tant bien que mal à m'allonger dans le grand lit, ma jambe plâtré dans une position assez confortable et mes côtes moins douloureuse. Je gémis de soulagement et fermais les yeux, les images pleins la tête. Je revoyais le regard triste de Bella, sa peau pâle et creusée par sa maladie et l'inquiétude de ma mère quelques heures auparavant. Et pour couronné le tout, mes parents m'avaient annoncés que la Police souhait avoir ma version des faits sur mon accident. Mon père a fait, apparemment, des pieds et des mains pour que j'ai encore une semaine de répits avant d'aller au commissariat. De toute façon, ce n'est pas comme si j'allais oublier ce que j'ai vu parce que... je n'ai rien vu. Absolument rien. Tout ce que ma mémoire avait gravé été c'était les larmes de Bella, sa bague au doigt et une voiture noire me fonçant dessus. En d'autres termes, pas grand chose. Et puis, c'était sûrement juste un accident et le conducteur n'a pas voulu s'arrêter. Certes, c'était un délits de fuite mais ce n'est pas comme s'il avait cherché à me tuer vraiment, n'est-ce pas? Il me semble que je me sois assoupi quelques instants, car je sentis le matelas s'affaisser doucement à mes côtés, et une main me caresser ma joue rêche par la barbe qui y repoussait déjà. J'ouvris les yeux pour tomber sur deux pupilles marrons chocolat, remplis de larmes dont quelques unes qui coulaient sur ses joues.

-Je suis désolée, sanglota-t-elle.

-Oh, Bella...

Je tendis le bras vers elle et elle vint se nicher contre mon épaule le plus loin possible de mes blessures.

-Je ne me suis pas rendue compte de ce que je me faisais, Edward, je te le jure! Mais j'étais incapable de faire quoique se soit que de te regarder allonger dans ce lit d'hôpital, dans le comas.

Je soupirais, respirant l'odeur de son shampoing.

-Tu es la chose la plus précieuse à mes yeux, et je ne veux pas que tu gâches tes chances de guérir pour moi ou n'importe quoi d'autres.

Elle hocha frénétiquement la tête contre moi.

-Je ne supporterai de te perdre, repris-je. Qu'est-ce que je deviendrais sans toi?

Bella émit un petit son entre le rire et les larmes. Je resserrais mon étreinte autour de son frêle corps, serrant les dents quand la douleur se propagea dans mon abdomen.

-Je ne recommencerais plus, dit-elle, je te le promets.

-J'ai confiance en toi, ce n'est pas la question. Mais tu as tendance à penser aux autres avant toi et ça joue contre ta santé. Je n'ai pas besoin de ton dire que ton état de santé est préoccupant, n'est-ce pas.

-Non...

-Je veux que tu sois en bonne santé. On a tellement de chose à faire ensemble... Nous marier, acheter une maison aux bords de la plage, acheter un chien, avoir des enfants...

-Des enfants?

Elle leva la tête pour me regarder, et je fis de même. Bella paraissait choqué par mon aveux.

-Je sais que tu es la femme qui portera mes enfants, ça ne fait aucun doute.

-Tu... Tu... veux que je... je sois la mère de tes enfants? Bafouilla-t-elle.

-Bien sûr! Je t'aime, on va se marier et je ne me vois pas faire ma vie avec quelqu'un d'autre que toi. Alors à moins que tu n'en veux pas, et encore je suis sûr que je pourrais te faire aller dans mon sens, je ne vois pas ce qui m'empêcherait de...

Je ne finis pas ma phrase car la bouche de Bella s'écrasa contre la mienne, coupant court à mon discours. Si je fus surpris sur l'instant, je repris vite mes esprits en répondant avidement à son baiser. Depuis que j'avais repris mes esprits, on ne c'était plus embrassé. Dieu que son goût m'avait manqué! Je mordis sa lèvre inférieur et j'eus le loisir d'explorer sa bouche de ma langue envieuse. Une petite main de Bella s'enfouit dans mes cheveux, comme toujours, alors que l'autre, à l'aide de ses doigts, taquinait un de mes tétons. Je frémis et la chair de poule parcourus mon épiderme. Je n'avais qu'une seule envie, c'était de l'allonger sur ce lit et de lui faire l'amour toute la nuit. Mais je ne pouvais pas, et son corps ne supporterait sûrement pas un tel effort de sa part. Je gémis de frustration avant de m'écarter d'elle, le souffle court. Tout aussi essoufflée que moi, elle me regarda avec étonnement de mon refus.

-On ne peut pas, dis-je d'une voix rauque.

Putain ça devenait étroit dans mon jogging. Comment elle faisait pour m'exciter rien qu'en m'embrassant?

-Pourquoi? Pleurnicha-t-elle. J'ai envie de toi...

Je grognais et fermais les yeux quelques secondes pour reprendre une contenance. Par chance, elle n'en profita pas pour me peloter.

-Je ne suis pas en état, et toi non plus.

-Toi, peut-être pas, contra-t-elle, mais je suis encore capable de te chevaucher comme la dernière fois.

J'écarquillai les yeux dans sa direction, stupéfait. Où était passé ma tendre et sage Bella?

-Qu'est-ce que tu...?

Je soufflais lorsqu'elle passa ses deux jambes de part et autre de mes hanches avant de se baisser sur ma virilité qui se réveillait un peu plus au fil des secondes. Je sifflais entre mes dents. Bella eut un air malicieux sur le visage.

-Tu n'en as toujours pas envie? Se moqua-t-elle.

-La question n'est pas le fait que j'en ai envie ou non, mais on est pas en état de faire quoique se soit.

Elle fit la moue. Putain! Sans qu'elle s'en rende compte, ou peut-être que si, elle appuya un peu plus sur mon anatomie et mes doigts tirèrent les draps du lit pour ne pas sauter sur elle. Tu ne peux pas!

-Je me sens en pleine forme. Et peut-être que je pourrais être gentille avec toi ce soir.

Elle se pencha vers moi, sa bouche près de mon oreille.

-Ce n'est pas juste que tu aies pu me goûter et pas moi...

Ses lèvres se renfermèrent sur mon lobe d'oreille et ses dents tirèrent dessus. Je grognais plus fort, le sang pulsant dans mon jogging. Merde, j'étais fichu si elle continuait, surtout avec de telle allusion.

Sa langue taquina la peau de ma gorge et malgré moi, ma main encore libre plongea dans ses cheveux demandeuse de plus. Je haletai alors qu'elle roulait son bassin contre le mien, faisant couler le désir dans mes veines. Un gémissement sortit de ma bouche et elle en profita pour glisser une main dans mon bas de pyjama, directement sur ma virilité qui tressauta de bonheur.

-Bella!

-Laisse-toi faire, murmura-t-elle contre ma bouche.

Je perdis le fil de mes pensées alors qu'elle m'embrassait avec fougue et que ses doigts s'enroulèrent autour de moi. Je participais avec force à son baiser, presque vaincu. Il y avait encore une part de moi qui restait lucide et m'ordonnait de la reculer de moi. Mais c'était tellement bon... Bella entama un mouvement de va et vient sur ma virilité et mes yeux roulèrent dans leurs orbites. Son pouce tourna autour de mon gland, me faisant jurer contre ses lèvres. Elle rit contre celles-ci avant de glisser sa langue contre la mienne, suivant le mouvement de ses doigts. Mon esprit s'embrumait rapidement sous les biens fait de sa caresse et je n'avais qu'une seule envie, me laissais aller. Malgré moi, mon bassin se soulevait du matelas, provoqua une vive douleur dans tout mon corps. Mes neurones reprirent leurs droits et j'ouvris les yeux en grands. Bella était malade, j'étais incapable de faire le moindre mouvement et on devait tout les deux se ménager, surtout elle. La seconde d'après, je retirais sa main dans mon jogging et reculais son visage du mien. Pantelant de désir, les yeux noircis par l'envie et les lèvres gonflées, elle me questionna du regard.

-On ne peut pas coucher ensemble ce soir, Bella, lui dis-je avec conviction. Je refuse d'abuser de toi dans ton état malgré les biens faits que tu me procures.

-Edward...

-On se fera plus de mal qu'autre chose, et tu le sais.

-Mais j'en ai envie! Bouda-t-elle. C'est comme si mon corps était en feu et que toi seul peut me soulager, tu comprends? Ça me fait ça depuis que tu es réveillé et rien ne me fait oublier mon envie de toi.

Je pris une inspiration pour me contrôler.

-Moi aussi j'ai envie de toi, de tes formes, de ton corps sous le mien, de ta peau roula contre la mienne... Mais on ne peut pas, et on doit s'y faire.

-Alors quand? Je te jure que la prochaine douche froide que je prends n'aura aucun effet sur moi.

Je souris sous son air frustrée. J'embrassais délicatement sa bouche tentatrice et l'obligeais à se coucher à mes côtés. Je grimaçais sous l'effort.

-Quand tout rentrera dans l'ordre, je te promets que je te séquestre pendant une semaine entière et que je t'attache au lit, d'accord?

-C'est vrai? Demanda-t-elle pleine d'espoir.

J'éclatai de rire pour de bon, grognant de douleur par la suite. Elle se releva en position assise, alerte.

-Tout va bien? Tu as mal où?

-Mes côtés, mais ce n'est pas grave, c'est parce que j'ai rit, ne t'inquiète pas.

Elle se mordit la lèvre inférieure, se rendant compte de nos complications de santé, avant de bailler.

-Dors Bella, chuchotai-je alors qu'elle vint de nouveau contre moi, tu en as besoin.

-Je t'aime.

-Et moi dont...

-Mais ça ne change pas le fait que j'ai toujours envie de toi.

Je me retins de rire et lui pinçais doucement la peau de son bras, joueur.

-Moi aussi, mais dis-toi que c'est encore meilleur quand on attends.

-J'espère que vous serez en forme, Monsieur Cullen, car je compte bien vous épuisez jusqu'à ce que vous rendez grâce.

Je roulais des yeux, désabusée. Mais en vérité, mon excitation reprenait vie au côté sud.

-Tais-toi et dors! Grognai-je.

-Oui, Monsieur Cullen, minauda-t-elle.

Je caressais ses cheveux dans un geste réconfortant, soupirant de bonheur de l'avoir contre moi.

-Bonne nuit, futur Madame Cullen.

Je la sentis sourire contre moi, mais elle se tut. Peu après, je tombais dans le sommeil à cause des anti-douleur, et je savais qu'elle m'avait suivit rapidement.

Vendredi 20 janvier 2011

POV Rosalie

Je crois que tout ce qui c'est passé ses dernières semaines m'a fait ouvrir les yeux sur beaucoup de choses. C'était comme si je commençais une nouvelle vie. Une belle vie. Je ferais tout pour que mes craintes disparaissent afin de pouvoir vivre de façon plus saine... avec Emmett. Il m'aime, et je l'aime, on méritait de vivre heureux tout les deux. Évidemment, mon passé ne partira pas en fumée à la première occasion, mais comme m'a dit Jasper un bon million de fois: il fallait que j'apprends à vivre avec. Mais je n'ai jamais su le faire. Jusqu'à maintenant. Je devais faire tomber ses barrières qui barraient les chemins menant à moi définitivement afin de pouvoir vivre une existence normale et heureuse.

On était vendredi soir, Emmett devrait rentrer de sa garde à la caserne. Edward et Bella étaient partis hier en direction de la maison que Esmée et Carlisle avaient loué pour eux pour leur cadeau de noël. Bella avait pensé que ça serait un bon endroit pour Edward pour qu'il se repose sans que personne ne les dérangent. C'était une très bonne idée. Esmée et Carlisle les avaient conduis, et étaient réquisitionnés pour aller les chercher au retour. Apparemment, leur fils avait été très heureux de la surprise et je le soupçonnais, dans l'esprit pervers qu'il avait, qu'il avait déjà pleins d'idée en tête pour se distraire là-bas. Mais il allait vite déchanter quand il va voir que Bella était très décidée à respecter les ordres du Médecin pour ce qui était d'aucunes activités physiques pendant plusieurs semaines. Je donnerai tout pour voir sa tête! Je ris alors que j'entendis la porte d'entrée s'ouvrit prestement. Emmett apparut, les traits tirés par la fatigue et l'air profondément abattu. Je sus tout de suite que quelque chose n'allait pas. Je remis le couvercle de la marmite et allais à sa rencontre.

-Emmett? M'inquiétai-je. Est-ce que tout va bien?

Il leva les yeux vers moi, me souriant.

-Oui, oui ça va, répondit-il d'un air faussement enjoué. Qu'est-ce que tu mijotes de bon?

Je plissais les yeux et croisais mes bras sur la poitrine, attendant qu'il daigne répondre à ma questions. Il soupira et accrocha son manteau à la patère.

-On avait dit plus de secret, lui rappelai-je.

-Il y a eu un incendie ce matin, et toute une famille y est restée, murmura-t-il. On est arrivé trop tard.

Mes bras tombèrent le long de mon corps.

-Oh, Em...

Je l'enlaçais tendrement et il me rendit mon étreinte, férocement. Nous restâmes ainsi pendant plusieurs secondes, sans un mot, avant qu'il ne s'écarte, un sourire plus chaleureux aux lèvres.

-Bon, ce n'est pas tout mais j'ai faim. Tu as fait quoi à manger?

J'éclatais de rire et après l'avoir brièvement embrassé, je lui demandais de mettre le couvert. Nous mangeâmes en discutant de tout et de rien, évitant le sujet douloureux de l'incendie qu'il a dû combattre avec ces collègues ce matin et de Bella. L'état de santé de cette dernière avait radicalement chuté, et je savais Emmett très anxieux à ce sujet, alors j'évitais d'en parler autant que possible. Nous en parlâmes lorsque toute la famille était réunis, pour nous soutenir mutuellement. On craignait tous le pire. Je débarrassais rapidement la table, ne retenant pas un bâillement. La journée avait été longue pour moi aussi.

-Je propose qu'on aille dormir, dit Emmett. On l'a bien mérité, tu ne trouves pas?

Je hochais la tête et allais dans la salle de bain la première, regardant le reflet de mon visage dans le miroir. J'avais des cernes sous mes yeux, et ma peau était quelque peu blafarde avec les derniers événements qu'on a dû subir. Je secouais ma tête et mis mon pyjama avant de me brosser les dents. Emmett embrassa mon crâne alors qu'il alla dans la salle de bain à son tour. J'entendis la douche couler. Je me glissais sous les draps, soupirant de bonheur. Moins d'un quart d'heure plus tard, alors que je m'étais allongée sur le côté, Emmett sortit de la salle de bain et vint se coucher à mes côtés, à une distance raisonnable de moi. Ça ne faisait pas longtemps qu'on dormait dans le même lit, mais il respectait toujours mon espace vital quitte à tomber par terre. Peut-être trop loin.

-Bonne nuit, Rose, me dit-il tout bas.

-Bonne nuit, Em, murmurai-je, perdue.

Je le sentis rouler sur le ventre, sa position préféré pour dormir, et seul sa respiration trahissait le silence. Je n'entendis même pas mon propre souffle tellement mon esprit vagabondait ailleurs. Emmett m'avait beaucoup apporté ces derniers jours, plus que je ne l'aurais imaginé de la part de quelqu'un d'autre que mon propre frère. Jusque là, ça ne m'avait pas dérangé qu'il prenne ses distances avec moi, alors pourquoi maintenant ça me travaillait? Peut-être parce que tu veux avancer? Me nargua ma conscience. Oui, je voulais aller de l'avant, mais je n'avais aucune idée de comment faire. En es-tu sûr? Je me crispais, vécue. Je m'étais promis d'affronter mes peurs, de vivre avec mon passé sans pour autant l'oublier.

Je dégageais mes jambes de la couverture et me tournais vers Emmett, toujours sur le dos, la tête à l'opposé de moi. Mon coeur battait à tout rompre, si bien que j'avais l'impression que lui aussi, il voulait s'en aller. Mais je tenais bon. Je posais ma main sur son épaule et le forçais à se mettre sur le ventre. Il ne dormait pas.

-Quelque chose ne va pas? S'enquit-il.

-Non, tout va bien.

Je fis passer mes jambes de chaque côté de sa taille et m'assis sur son bassin, prenant soin de ne pas appuyer à l'endroit stratégique de son anatomie. Il écarquilla les yeux, stupéfait.

-Qu'est-ce que tu fais? Haleta-t-il.

-Ce que j'aurais dû faire il y a bien longtemps.

Je me penchais vers lui et l'embrassais comme jamais je ne l'avais fait jusqu'à maintenant. Emmett ne réagit pas, sauf pour me faire reculer, hagard.

-Mais qu'est-ce qui te prends?

-Tais-toi.

Je le repoussais et attaquais sa bouche. Mes mains de chaque côté de sa tête, je résistais à son assaut pour me faire reculer de nouveau. Lorsqu'il ouvrit la bouche pour protester, j'en profitais pour y glisser ma langue. Avec toutes ses années, j'aurais presque pu penser que j'avais perdu la marche à suivre. Mais ce ne fut pas le cas, et je caressais sa langue de la mienne, avidement. Emmett semblait perdu sous moi, ses bras le long de son corps, la bouche inerte alors j'abattais ma dernière carte contre lui. Doucement, je reculais mon bassin pour appuyer contre sa virilité et l'effet fut immédiat. Il grogna tout contre ma bouche et participa enfin au baiser. Il plaqua une main sur ma hanche droite pour me coller contre lui et l'autre s'enfouit dans mes cheveux pendant qu'il ravageait ma bouche de la sienne. Je me surpris à sentir mon sang chauffer dans mon organisme. Nous nous embrassâmes encore quelques secondes avant de reprendre notre souffle.

-Wow, chuchota-t-il.

Je ris doucement avant de me redresser, ne le quittant pas des yeux.

-Pourquoi?

-J'en avais envie, avouai-je.

-Maintenant?

-Il faut mieux tard que jamais, tu ne trouves pas?

-Je n'ai jamais dit le contraire, mais je ne comprends pas pourquoi.

-Arrête de réfléchir, Em. Profite juste de l'instant présent.

-Qu'est-ce que...?

Il ne finit pas sa phrase, captivé par ce qu'il voyait devant ses yeux. Mes doigts soulevaient lentement mon haut de pyjama pour me retrouver à demi-nue devant lui, sous son regard gourmand. Emmett ouvrit la bouche, surpris par ce changement de situation. Je rougis un peu lorsqu'il me détailla ouvertement.

-Tu devrais vraiment remettre ce tee-shirt, me conseilla-t-il d'une voix rauque.

Ma peau fut parcourus de frisson au son de sa voix. Je secouais négativement la tête et roulais mon bassin contre le sien. Il semblait de plus en plus éveillé.

-Putain, Rose, arrête. Maintenant.

-Non. J'en ai envie.

-Ne dis pas n'importe quoi! Tu te forces, et j'aime pas ça et je... Oh, merde!

J'avais appuyé volontairement la paume de sa main contre sa virilité tendu. Il ferma les yeux, respirant fortement par les narines essayant de reprendre le contrôle de son corps. Mais c'était un homme, et ma caresse ne le laissait pas indifférent.

-Je... Tu devrais vraiment... Putain... vraiment arrêter parce que... Hum... Je ne suis pas sûr de pouvoir me contrôler encore longtemps, bredouilla-t-il.

-Et si j'ai pas envie que tu te contrôles?

Il serra les dents alors que je jouais avec l'élastique de son jogging.

-Non, c'est... c'est trop tôt et je... Oh... Pas comme ça!

Je quittais son bassin pour prendre sa main et la posai sur mon sein droit. Ses yeux virèrent au noir, et je gémis. Mon corps s'enflamma comme jamais.

-Montre-moi comment fait pour t'aimer, murmurai-je.

Il me détailla longuement, qui me parurent des heures avant d'empaumer mon sein. Je penchais la tête en arrière, surprise par l'excitation qui animé mon corps à présent. Soudain, Emmett se releva et écrasa sa bouche contre la mienne, me faisant tomber sur le matelas, se positionnant entre mes jambes. Ce fut doux, tendre et lent, et à aucun moment je fus emmenée à me rappeler de mon passé.

Samedi 21 janvier 2011

POV James

Putain de merde, il était toujours en vie ce salaud! Pourquoi me fais-tu ça, Seigneur? Je frappais avec violence le volant de ma voiture, sous les regards indignés des passants sur le trottoirs d'à côté. Ils ne faut pas qu'ils me cherchent eux! Je n'avais pas assez appuyé sur l'accélérateur, ses blessures auraient été plus grave si c'était le cas. Maintenant, il était sortit de l'hôpital et je ne savais pas où il se trouvait. Et surtout, je ne savais pas où elle se trouvait. J'avais essayé d'en savoir un peu plus en allant à l'hôpital, mais lorsque j'ai vu les flics là-bas, je me suis rétracté. Je sais que j'étais recherché. Mais il y avait peu de chance qu'il mette la main dessus, j'avais prit grand soin de masquer mon visage. Malheureusement, j'ai dû de nouveau changer de voiture et Victoria commençait à me poser des questions. Je lui avais mentit à lui disant que c'était une voiture de fonction et que j'ai dû la rendre pour celle que j'avais. Malicieusement, j'avais opté pour une Volvo grise, exactement la même que celle du fils Cullen. Ça pourrait servir dans un futur proche.

Je me sentais de plus en plus excité, et je savais que le moment serait venu pour elle de me rejoindre. Ma douce et chère Isabella Swan... Si je me concentrais un peu, j'étais sûre que je pourrais sentir son doux parfum de freesia mêlée à son shampoing à la fraise. Délicieux! Lorsqu'elle sera tout à moi, je pourrais goûter chaque grain de sa beauté avec ma bouche, et la dévorer comme bon mon semble. Ça sera sûrement les plus beaux instants de toute ma vie. Mon sang vibrait déjà d'impatience et mon cerveau exprimait déjà toute sa satisfaction avec toutes sortes de jeux que je pourrais faire avec elle. On allait s'amuser! J'avais déjà commencé mes recherches pour trouver un endroit à l'abri et le plus loin de toute population pour ne pas être dérangé par quoique se soit. Le problème n'était pas les propriétaires de ces lieux, mais Victoria. Je l'aimais, c'était ma femme, mais elle devenait de plus en plus envahissante et exigeait constamment ma présence. Et j'aimais pas ça. J'avais besoin d'une certaine liberté, et elle l'a toujours su. Lorsque je m'étais énervé contre elle, quelques jours plus tôt elle s'était mise à pleurer en m'accusant d'avoir une maîtresse. Si elle savait... Je l'avais rassuré en lui disant que j'avais beaucoup de travail et qu'une grosse commande arrivait dans peu de temps, et j'étais sur les nerfs. Je l'avais amadoué avec des mots tendre avant de l'emmener dans notre lit conjugal pour apaiser mon excitation.

Lorsque Victoria n'avait plus d'hypothèses saugrenues en tête, sur mes longues absence, j'étais repartie sur les routes du Nord-Ouest des États-Unis, le coeur plus léger mais le sang bouillonnant dans mes veines. J'avais besoin de chasser, et rien ne pourrait arrêter d'étancher ma soif. Elle brulait ma gorge. J'avais déjà parcourus des centaines de kilomètres, revenant plusieurs fois dans des même villes minuscules de l'état de Washington en prenant soin d'éviter Forks. Les flics étaient partout là-bas, et je ne voulais pas prendre le risque de me faire prendre si près du but d'acquérir Isabella Swan. Alors, il fallait que je m'occupe, que je me distrais avidement contre une autre proie, presque aussi charmante qu'était cette superbe jeune femme aux courbes si affriolantes. Je savais que je ne serais pas totalement satisfait avec une autre, mais il fallait que je me vide de toutes cette tension que j'accumulais depuis plus de deux semaines.

Dans ma nouvelle voiture, je quittais la grande route pour prendre un axe apparemment peu fréquenté entouré d'arbres, encore et toujours. Mais les bois étaient presque comme la maison que je n'avais jamais eu quand j'étais enfant. La maison même que mon père m'a refusé dés ma naissance d'après les nombreuses disputes que j'ai intercepté entre lui et ma mère, avant la mort de cette dernière. Sur le bord de la route, un panneau m'indiqua la bienvenue à Bolsa, une petite ville côtière dont la principale activité était la pêche, si je pouvais en croire les poissonneries et les restaurants de fruit de mer au bord de la route principale. Je profitais de cette pause pour faire le plein d'essence et manger un morceau dans un snack-bar miteux. À l'intérieur, une forte odeur d'œufs et de bacon embaumait l'air et mon ventre eut un sursaut d'envie. J'avais plus faim que je ne l'aurais cru. Je m'installais sur la banque plastifié au fond de la salle et parcourus la carte rapidement.

-Bienvenu au Neel's, qu'est-ce que vous ferez plaisir, Monsieur?

Je levais ma tête du menu pour tomber sur deux yeux marrons chocolat, si semblable à celle qui hantait mes fantasmes depuis des mois. Je détaillais le visage de la jeune femme et un frisson d'excitation roula sur ma peau. Une peau pâle, quelques taches de rousseurs, des lèvres charnues mais appétissante et des cheveux bruns et bouclés... c'était elle qui m'occuperait pendant les heures qui vont suivre.

-Monsieur? M'appela-t-elle.

-Excusez-moi, j'étais ailleurs, m'excusai-je. Je prendrais un cheesburger avec une portion de frite et un verre de lait.

-Très bien, Monsieur. Ça sera prêt dans quelques minutes.

Sur ceux, elle tourna les talons, me laissant le loisir d'admirer son très jolie fessier. Alors que je réfléchissais à la manière de l'embarquer dans ma voiture sans que personne ne soit alerté, cette dernière m'apporta mon dîner et mon verre de lait.

-Je vous souhaite un bon appétit!

-Merci, Mademoiselle.

Elle me sourit gentiment, sans ce rendre compte à qui elle avait affaire et retourna derrière le comptoir, discutant avec une de ses collègues de travail. Je pris mon temps pour manger, alors que le ciel déclinait rapidement pour faire place à la nuit. C'était le meilleur moment de la journée. Le peu de client qu'il y avait quittèrent l'établissement, saluant chaleureusement les serveuses et les cuisiniers aux passages. Le snack ne devait pas fermer si tard dans une ville aussi petite, ça me permettrait de l'avoir plus rapidement sous la main. Cette dernière vint débarrasser mon assiette et déposa l'addition. Lentement, je me levais et sortis mon portefeuille de la poche de mon manteau, tendant l'oreille devant la caisse alors qu'elle parlait à sa collègue.

-Ce con est partie avec la copine d'un de ces copains, râla-t-elle. Grand bien lui fasse!

-Je suis désolée ma pauvre chérie... Mais de toute façon, c'était un connard, je te l'ai toujours dit.

Je lui tendis un billet de 20$ sur le comptoir qu'elle encaissa avec une moue affreusement séductrice sur le visage.

-Ouais, je sais mais bon, tu sais comment je suis? S'il y a un looser ou un salaud à moins de dix kilomètres, il est pour moi!

-Tu mérites tellement mieux, Renesmée.

Renesmée? Un prénom peu commun que je rêvais de crier dans les bois.

-Si tu le dis... Voici votre monnaie, Monsieur, 6 dollars et 84 cents.

-Merci.

Je mis les pièces dans mon portefeuille, tendant toujours l'oreille.

-Qui va te ramener chez toi, ce soir?

-Oh, je vais rentrer à pied.

-Ce n'est pas prudent, gronda sa collègue, ce malade peut être n'importe où.

-Et qu'est-ce qui viendrait faire ici? Faire une pause pour pêcher? Je t'en prie...

-Excusez-moi de vous interrompre, intervins-je, mais votre amie à tout à fait raison. Ce n'est pas prudent d'airer si tard alors qu'un tueur semble affectionner l'état de Washington.

-Ah, tu as vu? Se réjouit sa collègue. Même ce Monsieur est d'accord avec moi.

Renesmée roula des yeux, et j'eus un petit rire.

-Peut-être pourrais-je vous raccompagner chez vous? Lui proposai-je.

Elle me regarda, suspicieuse.

-J'ai fait une longue route et je rêve de dormir dans un vrai lit, lui mentis-je. Je veux bien vous raccompagner chez vous si vous m'indiquez un hôtel décent.

Elle sembla réfléchir alors que sa collègue me fait un grand sourire, convaincu.

-Allez, Renesmée, l'incita-t-elle, tu habites à l'autre bout de la ville, ce n'est pas négligeable!

-Bon d'accord, dit-elle doucement. Je prends mes affaires et je vous suis.

-Je vous attendrais donc dehors, souris-je. Au revoir, Madame.

Sa collègue me fit signe de la main alors que je sortais dehors, l'air frais frappant mon visage, triomphant. Je passais ma langue sur ma lèvre inférieur, impatient. J'allais me régaler. La clochette de la porte d'entrée retendit et la belle Renesmée, vêtue d'un manteau marron, sortit du snack, frissonnante.

-Ma voiture est là-bas, lui indiquai-je. Allons-y avant qu'on ne se transforme en glaçon.

Elle me suivit alors que je marchais vers ma Volvo grise, pris de frénésie. Enfin à moi! J'entrais dans la voiture, rapidement imité par ma proie, et mis le chauffage pour réchauffer ce magnifique corps qui allait être à moi dans quelques minutes.

-L'hôtel du vieux Bill n'est pas très loin, m'informa-t-elle, il est à un prix très abordable et est très confortable.

-C'est tout ce que je demande à cette heure-ci!

-Suivez la grande route jusqu'au troisième feu, et vous prendrez à gauche. C'est près de la digue.

J'acquiesçai et me mis en route, verrouillant discrètement toutes les portes de la voiture. Silencieusement, je suivis ces indications jusqu'à à un hôtel de taille moyen, très bien entretenu avec des plantes résistants aux froids sur le perron.

-Les touristes viennent ici pour pêcher la truite aux printemps, dit Renesmée. Il y a un lac pas loin qui s'écoule vers la mer. Maintenant allez à gauche.

-Vous pourrez devenir guide à vos heures perdues.

Elle rit, et je me délectais de ce son qu'elle n'aurait plus dans peu de temps.

-J'ai toujours vécu ici, alors je suppose que oui. Et vous, que faites-vous dans la vie? Je ne connais même pas votre prénom.

-Je m'appelle James et je vends des produits pharmaceutique à travers tout le pays depuis quelques années déjà.

-Vous voyagez beaucoup?

-Autant que mon entreprise me le demande.

-Votre femme doit vraiment vous aimer pour l'accepter.

-Oh...

Je jetai un regard à mon annulaire gauche.

-J'ai vu votre alliance tout à l'heure, reprit-elle.

-Malheureusement elle doit rester à la maison car elle a un magasin de vêtement à Seattle, sinon je suis sûr qu'elle me suivrait où que j'aille.

Renesmée soupira.

-Quelque chose vous tracasse?

-Oh, non, pas vraiment. Je me dis juste que votre femme a beaucoup de chance d'être tomber sur un homme comme vous alors que je n'ai eu que des minables dans ma vie.

-Vous êtes jeunes, vous pourrez encore trouver le bon homme qui sera vous rendre heureuse.

Je ricanais intérieurement. J'étais un très bon acteur que je m'y mettais.

-Merci, c'est gentil. Tournez à gauche et c'est l'avant dernière maison.

Lorsque je suivis son ordre, j'eus la satisfaction de voir que la route continuait tout droit et que les bois accompagné le bas côté de la route. Parfait! Lorsque je fus à quelques mètres de sa demeure, elle détacha sa ceinture de sécurité avant de se figer lorsque je dépassais sa maison sans aucune honte.

-Euh... Vous... Vous venez de... rater ma maison, bredouilla-t-elle.

-Je le sais bien, conformai-je.

Elle essaya d'ouvrir sa portière avec frénésie, sans succès. Je pouvais sentir d'ici sa peur. Quel doux parfum.

-Je... Je n'ai rien sur... sur moi... Laissez-moi partir... Je vous en... en supplie, pleura-t-elle.

-Malheureusement, je ne peux pas. Je ne comptais pas sévir dans cette ville, mais lorsque je vous ai vu, vous étiez parfaite pour mon plan.

-Votre plan? Répéta-t-elle d'une voix aigüe.

-Mais oui, ma chère, mon plan... Je suis sûre que tu vas l'aimer...

Amusé, je lâchais le volant pour glisser ma main sur sa cuisse seulement vêtue d'un collant noir et épais. Elle tressaillit violemment et frappant mon bras de toutes ses frêles force.

-Lâchez moi sale obsédé! Cria-t-elle. Au secours! Aidez-moi!

Grimaçant au ton acéré de sa voix, ma main alla se nicher dans sa nuque et d'un coup violent, je projetais sa tête contre le tableau de bord. Elle s'évanouit la seconde d'après. Je remis son corps contre le siège, penchait vers la fenêtre, faisant croire à n'importe quel contrôle routier ou piéton qui se trouvaient dans le coin qu'elle c'était simplement endormie après une longue journée de travail. Un sourire naquit sur ses lèvres alors je tournais à droite sur un sentier encombré. La partie pouvait commencer.

L'action arrive dès le prochain chapitre!

On est dans la fin de ma fiction et James sera de plus en plus présent, tout comme la maladie de Bella.

Je sais que je ne vais pas me faire d'ami(e)s avec la suite, mais je prend le risque!

A bientôt et prenez soin de vous,

Clairouille59.