Bonjour tout le monde,

Je suis désolée pour ce retard, mais les cours ont repris et j'ai eu du mal à finir le POV Charlie. Malgré le fait que je ne sois pas entièrement satisfaite de ce chapitre, je le poste quand même car je n'arrive pas à le modifier pour qu'il me plaisir complètement.

James semble vous faire froid dans le dos, et je peux vous dire que vous n'avez encore rien vu. Il sera de plus en plus présent car ma fiction se rapproche dangereusement de la fin.

De plus, je tiens à dire que rien n'est encore joué pour Bella! Plusieurs personnes m'ont dit, par review, qu'elles croyaient que Bella allait mourir. Je ne pense pas avoir laissé d'indice sur sa ligne de vie, tout peut encore arriver. En tout les cas, il faudra attendre jusqu'à l'avant dernier voir le tout dernier chapitre pour avoir la réponse sur l'état de santé de Bella.

Réponses aux personnes sans compte:

-Laura: Quel serait l'intérêt pour toi si je te dis si Bella survie ou non? Je suis une sadique pour ce qui est du suspense, alors il faudra attendre. Bisous!

-Elo: James est un traqueur dans Fascination, alors il y a forcément un peu de lui dans ma fiction. Mais la phrase que tu as cité sur sa soif de chasser est un petit clin d'œil au livre. Je suis désolée que tu aies à recommencer ton année, je sais ce que c'est alors je compatis avec toi. Bisous!

Mille merci à: mlca66, canada02, Candrillon49, Indosyl, edwardbellaamour, Grazie, Laura, bellaeva, Anais88, , lyllou42, Puky, Elo et Guest pour vos reviews.

Merci à: , , Bichok, Maa, EileenSWAN, SariahLou, Stronger, tijuca et Angele130578 pour vos alert/ favori story ou author alert/favori.

Disclaimer: Tout les personnages appartiennent à S.M.

Chapitre corrigé par So-Kate en l'absence de Phika17. (L)

/!\ Normalement, je ne fais pas de pub mais là je vous conseille fortement d'aller lire ces 2 OS « Le temps d'une rencontre » et « Le pianiste et le canard », par SariahLou et qui sont dans mes favoris, et qui risque peut-être de devenir 2 fictions si comme moi vous souhaitez avoir une suite! N'hésitez pas, ces 2 OS sont super /!\

Je vous souhaite une bonne lecture!

Chapitre 31: Quand le présent change l'avenir

Dimanche 29 janvier 2011

POV Bella

Nous étions sur le chemin du retour, et j'eus un pincement au cœur en regardant la maison disparaître derrière nous. Nous avions passé une très agréable semaine Edward et moi, malgré ses blessures et ma tumeur qui semblait plus présente que jamais, à la grande tristesse de mon fiancé. Je ne pouvais plus faire semblant de cacher mes symptômes, ou mettre ça sur son récent coma. Après notre dispute, le soir de notre arrivée dans la maison, j'avais pris conscience que je faisais du mal aux personnes autour de moi, et plus principalement à Edward. Il n'avait pas besoin de souffrir plus que de raison. J'avais fait des efforts cette semaine, me ménageant le plus possible, surtout grâce à une voisine bienveillante qu'Esmée et Carlisle avaient contacté en louant la bâtisse. Elle avait été adorable. Elle s'appelait Lily, une dame pas plus âgée que la mère d'Edward qui était infirmière à mi-temps dans l'hôpital le plus proche. Lily nous avait été d'une aide incroyable, surtout pour les choses les plus basiques qu'aucun de nous deux n'étions capable d'effectuer, comme la vaisselle, faire les courses et changer les draps du lit. Edward avait commandé un bouquet de fleurs avant que nous partions, et j'ai cru qu'elle allait nous attacher sur une chaise tellement qu'elle était triste qu'on s'en aille. Lorsqu'elle nous avait demandé si on allait revenir bientôt, aucun de nous n'avait répondu et Edward c'était tut un long moment après ça. Esmée et Carlisle sont venus nous chercher, et maintenant nous devrions plus être loin de chez nous. L'air salé de la mer allait me manquer.

-Nous y voilà! Se réjouit Esmée.

-Enfin, marmonna Edward ensommeillé.

Ses anti-douleurs le faisait dormir, et il détestait ça. La plupart du temps, je le rejoignais dans le lit pour dormir aussi. J'étais tellement fatiguée. Carlisle aida son fils à sortir de la voiture, alors que ce dernier jurait tout bas contre ses béquilles pour ne pas que sa mère entende, et Esmée prenait doucement ma main dans la sienne pour me mettre sur pied. Je vis Edward la regarder avec un regard amer à ce geste, et je savais qu'il haïssait d'être incapable de s'occuper correctement de moi à cause de ses blessures de son accident. Edward restera toujours un homme surprotecteur. Je lui souris en embrassant rapidement sa joue, et il suivit mon rythme de marche vers notre immeuble. La maison au bord de la plage était somptueuse, mais l'appartement que je partageais avec Edward avait quelque chose de différent, plus chaleureux et intimiste. J'espérai pouvoir rester ici encore longtemps, quel que soit le chemin final de ma maladie. Nous nous entassâmes dans l'ascenseur, et je ne pus m'empêcher de me tenir contre une barre attachée aux parois de celui-ci pour ne pas m'effondrer. Edward ne vit rien, mais Carlisle me jeta un regard inquiet. Je secouais la tête pour le rassurer quand l'ascenseur s'arrêta à notre étage. Ça allait, pour l'instant. Ça ne servait à rien de les inquiéter si j'étais encore capable de marcher, n'est-ce pas?

Lorsqu'on nous sortîmes de l'ascenseur, une étrange odeur titilla mes narines. Edward me jeta un coup d'œil en biais, interrogateur. Je haussais les épaules alors que j'insérais la clef dans la serrure. Ce que je n'avais pas prévu quand j'ouvris la porte, ce fut que je ne reconnaitrais pas notre appartement. Ma bouche s'ouvrit en grand d'elle-même, estomaquée. Qu'est-ce qui c'était passé ici? Chaque endroit où mes yeux s'attardaient été complètement différent qu'une semaine auparavant. Mon compagnon n'était pas en reste vu le regard qu'il lançait à ses parents.

-Est-ce qu'on pourrait avoir une explication, ou c'est trop demandé? Claqua-t-il froidement.

-On a pensé... Commença Esmée.

-Ne me met pas là-dedans, marmonna son mari. Je n'ai fait que conduire moi.

-Très bien, nous avons pensé, Alice et moi, que votre appartement aurait besoin d'un petit coup de peinture, trois fois rien.

-Un petit coup de peinture? Répéta Edward, furieux. Mais merde, vous avez changé tous les meubles, maman! Je n'appelle pas ça trois fois rien.

Esmée joua avec ses boutons de manteau, un peu mal à l'aise.

-Je te l'avais dit qu'il ne serait pas content, soupira Carlisle à sa femme.

-Bien sûr que je ne suis pas content ! Continua leur fils. Vous avez cru faire pour le mieux, sans notre accord. Je tiens à vous signaler que c'est notre appartement, pas le vôtre!

-Et toi, Bella? S'enquit Esmée sans faire attention au regard noir d'Edward sur elle. Qu'en penses-tu?

-Euh... Hum...

A vrai dire, je ne reconnaissais plus rien de notre ancien chez nous. Les anciens meubles de la cuisine autrefois beige étaient désormais d'un rouge flamboyant, équipée d'un four dernier génération, ainsi qu'un micro-onde, une cafetière instantanée, d'un robot multifonctions et d'une plaque électrique. Le salon n'était plus marron mais noir, avec un canapé trois places en cuir, une télévision écran plat accroché au mur entourée de deux fauteuils noir et d'une table basse en verre. Les murs avaient été peints en gris en blanc et la salle à manger avait à présent une grande table rectangulaire en verre, avec dix chaises noires autour. Dans l'ensemble, ce n'était pas moche mais différent.

-C'est... original, murmurai-je. Et j'aime beaucoup la cuisine.

Esmée me fit un sourire éblouissant, mais je savais qu'elle était soulagée que je sois de son côté. Carlisle roula des yeux, déposant nos bagages près du nouveau canapé.

-Tu as vu mon bébé, Bella aime beaucoup, minauda Esmée auprès de son fils.

-Bella est trop polie pour te faire du tort, gronda-t-il.

Je posais une main sur son bras, pour le calmer.

-Ta mère a pensé te faire plaisir avec ce changement, lui dis-je. Elle y a mis beaucoup de cœur et surtout... beaucoup de moyens pour ça.

Je n'osais même pas imaginé combien ils ont dû dépenser Alice et Esmée pour ça. Alice?

-Excusez-moi, Esmée, mais... vous avez bien dit qu'Alice a participé à tout ça? Demandai-je.

-Oh, oui! Elle a été d'une efficacité hors du commun, se réjouit-elle.

Je fis un sourire crispé et me rapprochais d'Edward pour lui parler à l'oreille.

-Tu auras le droit de tuer Alice, mais tu as intérêt à cacher son cadavre sinon Jasper risque de ne pas être content, grognai-je.

-Trop aimable.

J'embrassais sa joue, me retenant de me lover tout contre lui. Maudit soit la personne qui l'ait renversé en voiture.

-Alors, c'est réglé? Risqua Esmée avec une moue inquiète.

-Ouais, pour cette fois, grommela Edward. Ce n'est que la pièce principale, alors je peux me remettre.

Sa mère se racla la gorge, reculant vers le couloir menant aux chambres et à la salle de bain.

-Et bien, disons que... on était sur notre lancé alors... on a fait tout l'appartement.

-QUOI? Cria Edward.

Son père toussait pour cacher son fou rire, tout comme moi. Esmée et Alice allaient s'en mordre les doigts de leur folie de décoration. Esmée n'avait pas mentit lorsqu'elle avait avoué à son fils que Alice et elle avaient redécoré tout l'appartement. Du sol au plafond, rien n'était plus comme avant. Même les toilettes y étaient passées. La salle de bain avait été décoré dans les tons de la mer, notre chambre dans un marron très clair et la chambre d'ami ressemblait plus maintenant à... une chambre d'enfant. Je crois que je n'avais jamais été aussi embarrassé de toute ma vie. Autrefois d'un blanc immaculé, les murs avaient été repeint en vert anis léger, la moquette avait été remplacé par du parquet patiné blanc et seul une penderie blanche et simple s'y trouvait. Edward avait prétexté avoir mal à la tête en voyant la chambre quasis vide, jusqu'à ce que j'eus la bonne idée de demander pourquoi aucun meuble s'y trouvait. Et le plus simplement du monde, Esmée avait répondu que c'était juste au cas où une nouvelle personne arrive dans les mois qui viennent. Edward et moi n'avions absolument rien compris jusqu'à ce qu'une ampoule s'allume juste au-dessus de ma tête et que je rougis comme une pivoine. Carlisle l'avait sermonné, juste pour la forme mais je savais qu'il n'en pensait pas moins. Bon Dieu j'avais voulu me cacher dans un trou de souris pour le restant de mes jours. Edward avait fait mine de ne rien comprendre au sous-entendu de ses parents mais j'étais sûr du contraire, je le connaissais de trop. C'était trop embarrassant. Heureusement, ils avaient finis par nous laisser peu avant le dîner, et Esmée nous avait déjà préparé le dîner avant notre arrivée. Sans commentaire. Quand ils eurent claqués la porte, Edward poussa un profond soupir de soulagement avant de s'asseoir dans le nouveau canapé flambant neuf, lourdement. Il grimaça face à son geste brusque.

-Je crois que ce fut les deux heures les plus longues de toute ma vie, avoua-t-il dans un souffle.

-Et moi qui pensais que j'étais la seule à penser ça, tu m'en vois soulagée.

Il posa sa tête contre l'appui-tête du canapé, fermant les yeux. Je me mordis les lèvres lorsque cette lave brulante déferla dans tout mon organisme, dévastant tout sur son passage, jusqu'à ma raison. Ça faisait plus d'une semaine que je ressentais ça à chaque fois que je voyais Edward, et j'ai même faillit le violer le premier soir, dans la maison aux bords de la plage! Je ne sais pas ce qui m'arrivait, mais j'avais l'impression d'être une nymphomane en chaleur. C.o.n.s.t.a.m.m.e.n.t. Ça me faisait peur, mais sincèrement mon cerveau se déconnectait pendant un laps de temps indéterminé et je faisais des trucs irréfléchis, comme maintenant. Une chose rare ces temps-ci, je ressentis tous les muscles de mon corps se mouver alors que je marchais vers Edward, en encore plus lorsque je me mis à califourchon sur lui alors qu'il ouvrait les yeux, étonné. Je ne lui laissais pas le temps de dire quoique ce soit que je l'embrassais fougueusement, tirant sur ces cheveux cuivrés. Il gémit de surprise tout contre ma bouche, mais se laissa faire rapidement. Ça, c'est bien les hommes. Prenant soin de ne pas appuyer sur ses blessures, je me collais tout contre son bassin et commençais à soulever son pull quand il attrapa mes poignets et recula son visage du mieux. Je protestais en pleurnichant, mais abdiquais en étant incapable de me libérer de sa poigne.

-Je ne sais pas ce qui t'arrive en ce moment, mais tu commences à me faire peur à m'attaquer ainsi.

-C'est de ta faute! Boudai-je.

-Ma faute? Rit-il. Mais je n'ai rien fait à part m'asseoir sur ce canapé et fermer les yeux.

-Tu es trop sexy pour mon propre bien, et c'est de ta faute.

Il rit de plus bel, alors que j'essayais de me débattre, en vain. Amusé, il me colla contre lui et la lave brulante s'engouffra dans mon corps une fois de plus.

-Tu n'imagines même pas les efforts que je fais pour ne pas te sauter dessus à longueur de journée, Bella, alors évite ce genre de comportement si tu ne veux pas que je t'agresse à ton tour.

-Tu le ferais?

-Bella!

-Mais, tu as dit...

Il me fit taire en m'embrassant tendrement. Je soupirais d'aise, mais pas complètement satisfaite.

-Je te l'ai dit, on ne peut rien faire pour l'instant, murmura-t-il contre mes lèvres. Quand on ira mieux, on rattrapera le temps perdu.

-Ça peut durer des mois! Gémis-je. Je ne pourrais pas le supporter, c'est trop long.

Il me fit un sourire éblouissant et poussa mon nez avec le sien, joueur. Il ne savait pas même tout le contrôle dont je devais faire preuve pour ne pas retirer sa chemise et abuser de lui.

-Pour moi aussi ça sera long, mais pour le moment j'ai faim! Se réjouit-il.

Je roulai des yeux et me mis lentement sur pieds avec difficulté. C'était bizarre. Quand toutes mes hormones avaient ordre d'abuser d'Edward, je me sentais parfaitement bien mais lorsque ça se calmait, la douleur de ma tumeur refaisait des siennes. Edward remarqua mon changement d'humeur, et s'inquiéta de suite:

-Est-ce que ça va?

-Oui, oui, je... je me disais juste que c'était étrange ses sautes d'humeur.

-Moi j'aime bien, mais après je suis frustré...

J'éclatai de rire en allant dans la cuisine. Aucun doute, ça c'était un homme!

O*O*O*O

J'avais fait réchauffer le dîner qu'Esmée nous avait préparé, poulet aux légumes et pommes de terre, alors qu'Edward mettait le linge sale dans la machine à laver. Frissonnant à cause du froid hivernal, je m'étais pelotonner contre Edward, enroulée dans un plaid pour manger, assis sur le canapé tout neuf du salon. Il était très confortable. Mon fiancé avait allumé la télévision, et lorsqu'elle fonctionnait, elle paraissait encore plus grande. Malheureusement, pendant la cuisson du plat, je n'avais pas réussis à joindre Alice, que je soupçonnais d'avoir éteint son portable peur des représailles, mais je lui avais laissé un message incendiaire sur son répondeur qu'elle découvrira plus tard. Emmett m'avait appelé aussi, plus joyeux que jamais, pour avoir de mes nouvelles et savoir si Edward était toujours en vie. Pour la peine, je l'avais privé de dessert pendant le prochain repas où il sera invité. Il avait raccroché, boudeur. Jasper avait téléphoné à Edward, à la plus grande joie de ce dernier, et tout aussi heureux que l'était mon frère quelques instants plus tôt. Ça aussi c'était bizarre. À moins que je fusse paranoïaque, c'était possible aussi. En tout cas, tous les deux emmitouflés dans une couverture, bien au chaud l'un contre l'autre, on était bien, malgré nos blessures. Edward avait posé sa jambe plâtrée sur la table basse, alors que j'avais niché ma tête dans mon cou pendant qu'il jouait avec mes cheveux, son autre main tenait la télécommande.

-Bon Dieu, cette série est nulle, bougonna-t-il.

-Change de chaîne alors, soupirai-je.

-Tu ne regards pas la télé?

-Non, mon attention est accaparée sur autre chose.

Pour le prouver, je fis descendre mon doigt vers la braguette de son jean, mais il m'arrêta en chemin, souriant.

-Oh non vilaine Demoiselle, pas ce soir!

Je lui lançais un regard noir en appuyant malencontreusement sur une de ses côtes cassées, ce qui le fit tressaillir de douleur.

-Oh, excuse-moi, je n'ai pas fait exprès, minaudai-je en clignant des yeux.

-Et tu penses que je vais te croire?

-Bien sûr que oui, vu que tu m'aimes.

Il fit la moue, et ça le rendait encore plus craquant. Merde, mes hormones étaient de retour.

-Un point pour toi, abdiqua-t-il. Tu es une diablesse quand tu veux.

-Surtout au lit.

Il y eu une seconde de silence avant qu'il n'éclate de rire à ma réplique. Ce n'était pas drôle, j'étais frustrée moi et il s'en fichait! La vie est injuste. Edward embrassa le sommet de mon crâne, amoureusement, et mis CNN en continue. C'était un reportage sur la migration de je ne sais quel oiseau, lorsque le sujet changea brusquement. Alors qu'Edward voulut mettre une autre chaîne, je l'arrêtais à temps.

-Non, laisse encore un peu.

-Alors que le « Tueur Olympique » de Forks est toujours en liberté, celui-ci n'a toujours pas sévit malgré que sa dernière victime s'est échappé, annonça la journaliste. Je vous rappelle les faits, dans la nuit du samedi 21 janvier, un homme d'une quarantaine d'année a trouvé une jeune femme à moitié dévêtue sur le bord de la route, ensanglantée, et l'a emmené à l'hôpital de Sainte-Cécile, près d'une la petite ville de Bolsa. Les autorités ayant été prévenues, ils ont vite fait le rapprochement du tueur en série qui terrorise les jeunes femmes depuis maintenant près de 5 mois. Le FBI a été mis sur l'affaire, le lendemain de la nouvelle, mais le chef Charlie Swan reste un homme important dans l'enquête. Nous savons que la victime a une vingtaine d'année, le même physique que les précédentes victimes et qu'elle se prénomme Renesmée Brandt. À cause de son état de santé grave, personne n'a encore pu l'interroger sur ce qui s'est passé pendant cette terrible soirée où elle a réussi à s'échapper. Une protection policière a été mis en place tout autour de l'hôpital par peur de représailles du tueur. Nous n'avons pas plus d'informations pour l'instant, mais nous espérons pouvoir en obtenir dans les jours qui suivent. Je tiens à rappeler à toutes les jeunes femmes d'une vingtaine d'année, ayant la même description physique que les victimes, la peau blanche, brunes avec des yeux marron, qu'il est fort déconseillé de sortir seules la journée comme la nuit, et de se méfier des hommes inconnus qui vous abordent en pleine rues.

N'ayant pas plus d'information, la journaliste passa à autre chose, mais restait toujours connecté au monde extérieur si une information de derrière minute arrivait dans son oreillette. J'étais sûre que j'avais l'air complètement idiot à regarder la télévision comme si c'était une soucoupe volante avec ma bouche grande ouverte, mais quand j'avais voulu entendre la suite, quelques secondes plus tôt, je ne me serais jamais douté de ça. Mon Dieu.

-Tu as vu, Edward? M'exclamai-je. C'est incroyable, cette fille à réussit à s'échapper des mains du tueur! C'est une miraculée!

Il ne répondit pas. Étonnée, je tournais la tête vers lui et fus surprise de voir son regard toujours fixé sur la télévision, lui lançant des éclairs, les mâchoires carrés, et le corps crispé. Inquiète, je posais ma main sur sa joue.

-Edward, tout va bien?

-Non.

Je déglutis, déroutée par sa soudaine colère. Avais-je fait quelque chose de mal?

-Alors, qu'est-ce qu'il y a?

Il se tourna vers moi, toujours furieux.

-Tu n'as pas entendu ce qu'a dit la journaliste? Jeunes femmes à la peau blanche, brunes, aux yeux marron. Bon Dieu, Bella, ça aurait pu être toi!

Oui, ça aurait pu être moi mais je ne me trouvais pas dans cette ville, samedi dernier. Même si j'étais maladroite, combien de chance avais-je pour que le tueur s'en prenne à moi? Aucune.

-Oh, Edward, le tueur ne va pas s'en prendre à une fille comme moi. Je suis d'une banalité effarante, et puis...

-Arrête avec ça! Trancha-t-il, froidement. Que tu penses être banale ou non, ce qui est ridicule au passage, ça ne changera pas son avis s'il a décidé de s'en prendre à toi.

-Mais qu'est-ce que tu racontes? Le tueur ne va pas s'en prendre à moi, même si je ressemble à la description physique, réfléchis un peu.

-Justement, c'est ce que je fais figure-toi! Il y a beaucoup moins de chance de se faire attraper dans une grande ville comme Seattle, que des bourgades insignifiantes dans les environs.

-Qu'est-ce que ça peut bien changer, je ne sors pas de ce fichu appartement de toute façon! M'énervai-je.

-C'est pour ton propre bien!

-Mon propre bien, ou pour que tu aies la conscience tranquille?

Il écarquilla les yeux, stupéfait, et se tut. Je me levai, me tenant au canapé fébrilement, le sang bouillonnant dans mes veines.

-Je vais dormir, grondai-je, pas la peine de me rejoindre.

Sur ce, je marchais doucement vers la salle de bain, prenant un vêtement de nuit au passage, claquant la porte plus violemment que je ne le devrais. Il m'énerve! Je l'aimais, de tout mon cœur, mais il me protégeait trop et je détestais ça. J'ai toujours haïs ça, même quand c'était Emmett ou mon père qui prenait le rôle de Superman. Je jetai rageusement ma paire de chaussette dans le panier à linge, maudissant tous les surprotecteurs de la planète. Bandes de crétins sur pattes! Avec plus de rapidité que d'habitude, j'étais prête pour aller au lit. Je me brossais les dents à m'en faire saigner les gencives et allais me glisser sous mes couettes froides qu'Esmée avaient pris soin de laver et changer avant notre arrivée. Le lit était nouveau, mais sincèrement ce soir je m'en fichais et j'avais autre chose à faire que maudire Alice et ses idées stupides. Je ne décolérais pas lorsque j'entendis les béquilles d'Edward sur le parquet tout neuf du couloir pour aller dans la salle de bain à son tour. Qu'il se casse l'autre jambe tiens! Je l'entendis jurer toutes les minutes à cause de sa mobilité réduite jusqu'à ce qu'il sorte de la salle de bain à cloche-pied. Je tressaillis de colère et entendant qu'il osait venir dans la chambre après ce qu'il a dit. Je n'étais pas en sucre, et ce tueur fou n'allait pas s'en prendre à moi. Je sentis le lit tanguer sous son poids, son souffle lourd dut à sa jambe dans le plâtre et enfin il s'allongea. Je n'avais pas bougé d'un millimètre, et je ne ferais aucun geste envers lui. Aucun. Puis, je l'entendis soupirer longuement et le lit bougea une fois de plus. Je me retins de sortit une réplique cinglante au moment où ses doigts patinèrent ma joue pour dégager mes cheveux. Mon corps me trahit en frissonnant. Sale traître!

-Je ne peux pas être désolée d'être inquiet pour toi, murmura-t-il près de mon oreille.

-Tu es trop inquiet, Edward.

-Est-ce mal de vouloir que tu ailles bien?

-Je n'ai pas dit ça, mais on dirait que tu cherches toujours un prétexte pour t'angoisser pour moi. Ça m'énerve, et tu le sais.

-Tu es malade Bella, tu ne peux pas mener la même vie qu'avant, je croyais que tu l'avais compris.

Je sentis mes yeux s'embrumer.

-Je sais que je suis malade, pas besoin de me le rappeler!

Une larme coula sur ma joue, et Edward la vit. Il m'obligea à me mettre sur le dos, alors que j'essuyais ma joue d'un geste rageur.

-Bien sûr que tu sais que tu es malade, là n'es pas la question, dit-il doucement, mais je veux prendre soin de toi, tu comprends? Que deviendrais-je si tu n'étais plus là?

-Le même avant que tu me rencontres.

Un éclat de tristesse voila son regard et il recula son visage du mien, peiné.

-Tu penses que je pourrais être le même homme si tu venais à me quitter? Que je t'oublierais avec la première venue, comme si de rien? C'est ça que tu penses de moi?

Je compris mon erreur, et m'insultais de tous les noms mentalement.

-Je ne sais pas ce que tu deviendrais si je venais à mourir, avouai-je, personne ne le sait et encore moins moi. Mais je veux que tu me promettes que quoi qu'il m'arrive, dans les semaines, les mois ou les années à venir, tu te redresseras et continueras à vivre, d'accord?

-Tu ne peux pas me demander ça.

-Pourquoi?

-Parce que je t'aime.

Je lui fis un tendre sourire, caressant sa joue du bout de mes doigts tremblants.

-Moi aussi je t'aime, soufflai-je, mais tu ne sais pas ce qui m'attend. Tu dois continuer à vivre Edward, refaire ta vie avec quelqu'un d'autre, te marier, avoir des enfants...

-Je veux faire ses choses avec toi, pas avec quelqu'un d'autre!

-Moi aussi, moi aussi je veux faire ses choses avec toi mais si je dois quitter ce monde, je veux partir en sachant que tu prendras ta vie en main. Promets-le-moi, Edward.

- Je ne peux pas te promettre ça.

- Promets-le-moi!

- Bella...

-Si tu m'aimes autant que tu me le dis, alors tu dois me faire cette promesse.

Il secoua la tête, le souffle court. Ma main toujours sur sa joue la caressa doucement, patiente. Lorsqu'il releva son regard vers moi, des larmes baignèrent dans ces yeux émeraudes.

-Je te le promets, murmura-t-il.

-Je t'aime.

-Putain, moi aussi!

La seconde d'après, il écrasa ses lèvres contre les miennes avec violences. J'eus un hoquet de surprise, avant de me laisser aller. C'était brutal, je pouvais sentir toute sa peine à travers ses lèvres mais c'était ce qui faisait Edward aussi, son chagrin. Sans aucune délicatesse, il me força à ouvrir ma bouche pour chercher ma langue avec la sienne, qu'il ne quitta plus pendant de longues secondes. De nouveau, je sentis toutes les particules de mon cœur s'enflammer sous son assaut fougueux, mon cœur palpiter et mon cerveau disparaître au loin. Je m'accrochais comme une noyée à ses épaules et ses cheveux, n'étant que gémissements de plaisir. Peut-être que j'aurais ce que je voulais? Je mordis sa lèvre inférieure avec malice au moment où son portable sonna. Il se releva, essoufflé, les cheveux en batailles.

-Ne décroches pas, soufflai-je, ils rappelleront...

-C'est peut-être important à une heure aussi tardive.

Je fis la moue et il rit doucement. Il déposa un chaste baiser sur mes lèvres avant de rouler sur le dos pour prendre son fichu portable sur la table de chevet. Je hais la technologie.

-Allo? Soupira Edward.

-...

-Papa, on s'est vu il y a moins de trois heures!

-...

Edward roula des yeux. M'ennuyant prodigieusement, le corps en feu, j'en profitais pour le tripoter, à son plus grand agacement. Je lui fis un sourire innocent, traçant les contours de ses tétons.

-Très bien, je t'écoute, dit-il en me tapant sur la main.

-...

-Et?

-...

Edward écarquilla les yeux, la bouche entrouverte. Malicieusement, je traçais le contour de celle-ci et je fus surprise lorsque sa langue vint lécher le bout de mon index. Ses yeux virèrent au noir, et je gémis sans aucune pudeur. Et après, Monsieur ne veut pas qu'on s'envoie en l'air! Il mordilla ma peau avant de le sucer pour soulager la légère douleur. Ma peau picota de désir, et je devais me retenir pour ne pas balancer ce portable contre le mur. De sa main libre, il prit la mienne et m'obligea à la poser sur la base de mon cou, un sourire au coin.

-Oh merde, c'est trop bien! Je n'en reviens bien!

-...

-Moi aussi je suis content, mais est-ce qu'on pourrait en parler demain? Je suis crevé.

Oh le menteur!

-...

-Embrasse maman pour moi, tu veux? Bonne nuit.

Il raccrocha rapidement et me fixa comme un animal devant sa proie. Je frémis.

-Vous avez été très insolente, Mademoiselle Swan.

Je mordis ma lèvre inférieure, souriante.

-C'est un aspect de moi que je n'arrive pas encore à contrôler, Monsieur Cullen.

Il grogna et par je ne sais quel moyen, je me retrouvais coucher sur le matelas, lui entre mes jambes. Comment il a fait ça? Edward ne semblait pas avoir mal avec ces blessures, pour l'instant, mais il réussit à positionner sa jambe de façon la plus confortable qui soit. Ma respiration s'accéléra, faisant monter et descendre ma poitrine de façon frénétique, un spectacle qui ne rata sous aucun angle. Je lui fis un sourire moqueur en m'accrochant à ses cheveux pour approcher son visage du mien, ou plutôt sa bouche de la mienne. Je la ravageais furieusement, le corps brulant, mes neurones dissous et trop d'envie retenue. Je ne sais pas encore combien de temps je pourrais profiter de lui, alors je ne voulais pas gâcher une seconde avec lui et son corps. Edward plaqua son bassin contre le mien, alors qu'on continuait toujours à s'embrasser comme deux affamés, me prouvant qu'il en avait autant envie que moi en cet instant. Je gémis lourdement contre ses lèvres et soulevai mes hanches du matelas pour venir à la rencontre de son désir. Un grondement sourd monta dans son torse, et il quitta ma bouche, le souffle court, pour ma gorge. Sa langue faisait un travail extraordinaire sur ma peau, si bien que je ne savais même plus comment je m'appelais.

-Je pense toujours que c'est une mauvaise idée, murmura-t-il entre deux baisers, mais putain, qu'est-ce que j'ai envie de toi.

-M... Moi aussi, bafouillai-je, mais arrête de... de tourner autour du pot! J'en... J'en peux plus...

D'un geste brusque, il souleva mon tee-shirt et alla à la rencontre de ma poitrine qui ne demandait que ça, mes mamelons devenus douloureux à force de la frustration de ces derniers jours. Je couinais malgré moi lorsque sa bouche le suça avec gourmandise, ses doigts s'occupant de son voisin. J'arquais mon corps contre le sien, tirant sur ces cheveux emmêlés, ivre de plaisir. J'en avais trop envie. Malgré mon cerveau embrumé, je relevais les jambes pour que mon intimité soit là où il fallait. L'ayant sentit, Edward mordit mon mamelon, me faisait crier de surprise avant de se relever, les yeux noircis.

-Tu es vraiment une diablesse, grogna-t-il, mais je ne pense pas être en mesure de te satisfaire ce soir...

-Oh, non non non, pleurnichai-je. Tu m'as allumé, alors maintenant assume!

-Rien ne me ferait plus plaisir, crois-moi, mais je ne pense pas avoir la capacité... physique pour te faire l'amour ce soir.

-Edward, je t'en supplie!

Rageusement, je me relevais en position assise, l'obligeant à s'asseoir aussi, et enlevais mon tee-shirt et mon pantalon de pyjama inutile, me retrouvant en une culotte noire simple. Edward déglutis en me détaillant outrageusement. Je le défiais du regard de refuser de coucher avec moi.

-Oh... Je... Et bien si tu insistes, bredouilla-t-il, alors je pense être en... en mesure de te... te soulager...

-Heureuse de l'apprendre, m'impatientai-je. Maintenant...

-Je ne pourrais pas coucher avec toi, Bella, s'alarma Edward. Mais je pourrais au moins calmer tes hormones en ébullitions.

-Quoi? Mais qu'est-ce que tu... Oh mon Dieu!

Il avait empoigné un de mes seins, le massa avec délicatesse et habilité. Je fermais les yeux pour profiter du bien fait que ses doigts magiques avaient sur moi. Je mordis ma lèvre alors que son souffle apparut dans ma gorge, et sa bouche l'embrassa amoureusement.

-Edward, gémis-je.

-Chut, souffla-t-il, ressens juste.

Ça, ce n'était pas compliqué, j'avais l'impression que tout mon corps était en feu. Brûlant. Je haletai fortement alors qu'il m'obligea à m'allonger doucement sur le matelas, ses doigts caressant la peau de mon ventre comme un plume, tourbillonnant de temps en temps autour de mon nombril. Edward rampant sur le lit, de façon à pouvoir toujours mon corps où bon lui semblait. Bon Dieu, enfin! Je me tortillais sur le lit, sous son regard amusé, alors que je l'attrapais par le bras pour le ramener vers moi. Il eut un sourire en coin, avant de me lécher les lèvres dans un geste provocateur et s'en alla vers mon cou qu'il affectionnait tant, caressant mes cuisses du bout des doigts. Je suffoquais par la lenteur de sa torture, alors que sa bouche descendait vers le haut de ma poitrine. Je ne restais pas inerte. Je l'encourageais à poursuivre avec mes doigts dans les cheveux, et l'autre main posée sur ses reins, son point sensible. Malgré le plaisir qui coulait dans mes veines, j'avais toujours en tête qu'il avait de graves blessures visibles, et qui le faisait souffrir sans ses anti-douleurs. J'étais excitée, mais pas inconsciente.

-Tu veux me faire plaisir? Susurra-t-il contre mon sein gauche.

-Tout ce que tu veux...

-Enlève ton sous-vêtement.

Je souris en comprenant le sens de ses paroles, quelques minutes plus tôt, et alors que je me relevai légèrement pour retirer ma culotte, Edward continua à me mordiller le cou. J'aurais des marques demain, mais qu'importe! Ma culotte atterrit je ne sais où, et j'en avais que faire. Je ne lâchais pas Edward du regard, et lui non plus. Sa main qui ne le soutenait pas prenait mes jambes pour poser mes pieds sur le lit, outrageusement écartés pour lui laisser le champ libre. Je n'aurais jamais eu un tel comportement avec un autre homme, et je n'ai jamais été comme ça avec ce connard de Jacob. J'étais trop pudique, et trop timide. Mais avec Edward, j'avais l'impression que c'était naturel, et en aucun cas dégradant. Il était toujours doux et tendre avec moi, et je savais qu'il voulait me prouver que je n'étais pas d'une banalité effarante. Mais j'étais toujours moi, Isabella Swan, une femme réservée mais follement amoureuse.

-À quoi penses-tu?

Je tournais la tête vers lui, aucunement gênée par ma nudité. Je caressais son visage de mes doigts tremblants, avec toute la douceur dont j'étais capable.

-Je me rends compte que je ne pourrais plus vivre sans toi à présent, et à quel point je t'aime.

Il me fit un sourire éblouissant, baissant son visage vers le mien, les yeux dans les yeux.

-Et moi, à quel point j'ai de la chance de t'avoir et que je veux finir le restant de mes jours avec toi.

-Je serais toujours là, quoi qu'il arrive.

-Toujours.

Il scella notre promesse commune d'un tendre baiser, et ses doigts allèrent vers le côté sud de mon corps, me faisant trembler d'impatience. Toujours ses lèvres collées aux miennes, il trouva sans aucune difficulté mon clitoris et le taquina gentiment. Je gémis lourdement, et il se sépara de ma bouche pour me regarder, pantelante de désir. J'agrippais fortement son avant-bras droit alors que mon autre main tirait sur le drap. Edward me scrutait, sans arrêter sa caresse et la décupla en trouvant mon entrée. Je le suppliais du regard, le souffle court, le cœur battant et il abdiqua. Lentement, il glissa un doigt, puis rapidement un deuxième suivit manquant de peu de me faire évanouir de plaisir. Pendant les minutes qui suivirent, je fus incapable de m'exprimer correctement, ni même de penser à autre chose que ses doigts allant et venant en moi. La lave brulante éradiquait tout sur son passage, et la boule de feu au fond de mon ventre grossissait de façon alarmante. Quand enfin, Edward eut réellement pitié de moi, il nicha son visage dans mon cou, me laissant la possibilité d'enfouir ma main libre dans ses cheveux, et ses doigts finir le travail. D'un coup sec, il les enfonça profondément en moi tout en les recourbant. Ce fut ma perte. Mes parois tremblèrent, mon corps décolla du matelas et Edward planta ses dents dans la peau de ma gorge. Je criais son prénom au moment où mon orgasme s'abattait sur moi. Mes oreilles bourdonnaient, ma bouche s'assécha et je tremblais de tout mon être. La morsure d'Edward sembla avec décuplée mon plaisir, pour mon plus grand bonheur. Je redescendis lentement de mon nuage, fermant les yeux. Il m'embrassa l'endroit où il m'avait mordu, le léchant de temps à autre. Ses doigts dans mon antre la quittaient lentement, traçant des lignes incendiaires sur ma peau surchauffée. Sa langue glissa jusqu'à ma bouche, et par pur réflexe je l'ouvris pour qu'il aille chercher la mienne. Nous nous embrassâmes longuement. Au cours de notre échange, Edward bougea imperceptiblement, sûrement pour avoir une position plus confortable et c'est à ce moment-là que je sentis toute la longueur de son désir pour moi, surtout dû à ce qu'il venait de me faire. Souriante, je le repoussais doucement avec mes mains, sans me décoller de sa bouche, pour l'allonger à son tour sur le matelas.

-Qu'est-ce que tu fais? S'enquit-il.

-Moi aussi, je vais te soulager.

-Bella, je ne peux pas...

-Alors, il ne faut pas que tu bouges.

Il grogna doucement et posa sa tête contre l'oreiller, en signe de soumission. Mais s'il pensait que j'allais juste lui rendre l'appareil, il pouvait toujours rêver. J'allais faire beaucoup mieux que ça. Je déposai un léger baiser sur ses lèvres avant de doucement commencer à enlever le large jogging qu'il mettait pour dormir depuis qu'il avait son plâtre. Alice avait été faire les magasins rien que pour lui et sa jambe dans le plâtre. Il avait râlé avant de la remercier d'avoir trouvé des jeans et pantalon de nuit assez large pour que sa jambe passe. Je tirai sur l'encolure de son bas, et le fit lentement descendre, tout en prenant soin à ses blessures. Comme je lui avais demandé, il ne bougea pas et je prenais un malin plaisir à frôler son membre en le regardant malicieusement.

-Arrête de me torturer, ou je ne réponds plus de moi avec ou sans plâtre, gronda-t-il.

-Ce n'est pas un argument pour me dissuader d'arrêter.

En quelques longues secondes, son vêtement de nuit disparut, le laissant nu, complètement excité, les poings serrés. Je rampais sur son corps, et il se crispa lorsque j'arrivai à sa virilité fièrement érigée.

-Non Bella, ne fais pas ça!

Je levai un sourcil et le bout de ma langue sortit pour taquiner son gland rose. Je lui souris et embrassais le bout de son sexe avant de me mettre à califourchon sur lui, sous ses yeux écarquillés. Je me baissais sur lui, ma poitrine s'écrasant sur son torse et lui murmura à l'oreille:

-Ne t'avais-je pas dit que je voulais te chevaucher comme la dernière fois, il y a quelques jours?

-Bella, non on... PUTAIN!

Je venais de m'empaler sur lui, sans plus de cérémonie. Un long gémissement de satisfaction sortit de ma bouche, son membre au plus profond de moi. Enfin. C'était comme s'il ne manquait que ça à mon organisme pour me sentir bien. Ça faisait des jours que je voulais de lui, et autre chose que ses doigts aussi parfait furent-ils, et j'étais en vie pleinement entière. Je posais mes mains de part et d'autre de sa tête, le dominant. Edward avait la bouche ouverte, une main crispé sur ma nuque et les yeux noircis.

-Surtout, ne bouge pas, susurrai-je contre sa bouche.

Il secoua la tête, hypnotisé et écrasa sa bouche sur la mienne, enroulant sa langue autour de la mienne alors que je commençais à bouger sur lui. Je me sentais aussi vivante qu'avant qu'on me diagnostique ma tumeur, et si Dieu était dans le coin, j'aimerai qu'il n'arrête jamais ce moment entre Edward et moi. Jamais.

Lundi 30 janvier 2011

POV Charlie

Quel miracle! On pouvait dire que cette jeune femme a eu une chance hors du commun, en échappent à ce tueur en série que les médias avaient nommés « Tueur Olympique ». Une chance rare. Malheureusement, personne n'avait eu droit de lui rendre visite pour avoir des détails de son enlèvement, car lorsqu'un homme bienveillant l'a emmené à l'hôpital près d'une ville appelé Bolsa, la jeune femme était tellement en état de choc que les Médecins avaient interdit toutes visites, avec l'aide d'un psychologue jugeant son état mental inquiétant. Le FBI n'avait pas été content, mais par un drôle de hasard leur patron avait approuvé le diagnostic des Docteurs et renvoyés ses hommes dans la petite ville côtière de Bolsa, nous suivant sur le chemin par la même occasion. De toute façon, on n'avait pas le choix. Comment on avait su que c'était ce malade violeur et tueur de jeune femme qui était dans le coup? Pour la simple et bonne raison que la jeune femme ressemblait physiquement à son type de victime, et que cette dernière était recouverte de feuille et de terre à son arrivée. Aucun doute, c'était lui. Mais sans description, ni même endroit où elle avait été agressé, on pataugé complètement. L'homme qui l'avait emmené à l'hôpital ne pouvait pas nous dire grand-chose, voir rien du tout, et affirmait qu'il n'avait rien vu. Après avoir vérifié son alibi, et un test psychologique, il avait été congédié sans plus de cérémonie, avec la gratitude infinie de la famille de la victime. Renesmée Brandt. C'était le nom de la survivante de ce tueur. On ne savait pas comment elle avait fait pour s'échapper, parce qu'aucune autre avant elle n'avait réussi cette exploit, mais toute l'Amérique était sous le charme de cette jeune femme, sans l'avoir encore vu. Je n'osais imaginer la traque des journalistes après sa sortie de l'hôpital de Seattle. Elle avait emmené ici pour plus de sécurité, au cas où le tueur aurait voulu finir son travail inachevé. Aucune nouvelle de lui depuis ce temps-là. Il n'avait pas donné signe de vie, aucune victime, absolument rien. On respirait un peu, mais les profiler du FBI affirmait que ce n'était qu'une question de jours avant qu'il ne s'en prenne à sa principale victime et disparaissait dans la nature pour de bon. Ça, c'était moins bien. Mais je gardais espoir, on allait attraper ce salaud. Soudain, on toqua à la porte de mon petit bureau improvisé du commissariat de Seattle, après fait des mains et des pieds pour rester sur l'enquête. Ça avait commencé à Forks nom de Dieu! Mon adjoint Fred entra sa tête dans l'entrebâillement de la porte, le visage grave.

-Chef, le Médecin chef de l'hôpital de Seattle au téléphone, m'annonça-t-il.

-Merci, marmonnai-je.

Il me fit un signe de tête et ferma la porte, me laissant seul avec la lumière du téléphone qui clignotait. Je pris une inspiration et décrochai.

-Chef Swan à l'appareil, dis-je.

-Bonjour, ici le Docteur Reed, je vous appelle concernant Mademoiselle Brandt.

-Oui?

-Elle a demandé à pouvoir parler à la police le plus rapidement possible.

O*O*O*O

L'appel du Médecin avait été le déclenchement du débarquement des hommes du FBI, se croyant tout permis. Sans paraître prétentieux, je me demandais comment quelque uns de ces hommes avait réussis à entrer dans une section aussi prestigieuse. Etrange. Suite à ça, il leur a fallu une bonne heure pour décider qui conduira à l'aller, et qui conduira au retour des deux voitures blindés. Pendant ce temps, je me retenais de dégainer mon arme pour tirer en l'air enfin qu'il réagisse. Mais ce n'était pas très civilisé. Alors j'avais patienté, et par je ne sais quel miracle on venait de se garer devant le Seattle Center Hospital, l'hôpital même où Bella faisait ses séances et où Edward avait été hospitalisé. Le monde est trop petit des fois. La pluie commença à tomber, et nous allâmes nous réfugier dans le hall de l'hôpital. Toutes les personnes qui attendaient là-bas nous regardaient avec des yeux ronds, et chuchotèrent entre eux. Ce n'était un secret pour personne que la victime du tueur en série qui a réussi à lui échapper se trouver dans cet hôpital, nous n'avons pas pu arrêter les journalistes. Tous des vautours, aucun respect pour les autres.

-Dans qu'elle chambre elle est ? Me demanda mon adjoint.

-La 123. Le médecin doit nous attendre.

Les agents du FBI ne protestèrent pas, et je ne fis aucun compte-rendu de la conversation que j'ai eu avec le Docteur Reed. Ce n'était pas de ma faute s'il avait voulu me prévenir moi plutôt qu'eux. L'ascenseur était vide lorsque nous nous entassâmes dedans, et le silence nous accompagna. Devant la chambre de la victime, un homme d'une cinquantaine d'année nous attendait, les cheveux grisonnant, l'air fatigué et un dossier sous le bras. Je lui tendis la main lorsque je fus arrivée.

-Bonjour Docteur, le saluai-je, je suis le chef Swan.

Il me serra la main, hochant la tête.

-Ravi de faire votre connaissance, répondit-il.

Les agents du FBI ne firent aucun geste envers lui, et je claquais ma langue en signe de désapprobation. Ils n'avaient pas appris la politesse?

-Le psychologue est venu la voir il y a une heure, il vient tout juste de sortir, reprit le Docteur. Il m'a bien confirmé qu'elle était apte à avoir une conversation avec un agent de police.

-Comment va-t-elle? M'enquis-je.

-Hum... C'est encore quelque chose qu'on ne peut pas encore déterminer pour ce qui est de l'impact psychologique qu'elle a eu à cause de l'agression, mais d'un point de vu médicale elle guérit doucement mais sûrement.

-Vous m'avez dit qu'il n'a pas eu le temps de la violer, c'est bien ça?

-Effectivement, il n'y a eu aucunes lésions vaginales. Nous ne pouvons que supposer qu'elle s'est échappée juste à temps.

-Nous en serons plus après que nous l'ayons interrogé.

-Oui, hum... En parlant d'interrogatoire, elle a demandé à ne parler qu'avec vous.

Je voulais prendre la parole, mais un des gars du FBI s'approcha, pas très content de la tournure des choses.

-Sans votre respect, nous devons l'interroger.

-Je répète juste ce qu'elle a demandé, répliqua le Médecin d'un calme olympien. Mais pour son propre bien, vous devez laisser le chef Swan y aller.

-Je n'ai pas d'ordre à recevoir de vous.

-Je ne prétends pas le contraire, mais je suis son Médecin et en tant que tel vous deviez vraiment accepter sa proposition.

-Je vous le répète, je ne suis reçois aucun ordre venant de vous. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser j'ai un boulot à faire.

-Un boulot? Répétai-je. Pour vous, interroger une victime n'est juste qu'un banal boulot?

Le mec du FBI me regardant un levant un sourcil, d'un air supérieur.

-Que voulez-vous que ce soit d'autre, un passe-temps? Railla-t-il.

-Cette jeune femme a été kidnappée, agressée, mutilée et traumatisée et vous parlez d'elle comme si c'était une vulgaire criminelle ayant volé un paquet de cigarettes. C'est une victime, pas un témoin ou une criminelle.

-Pour votre gouverne, les personnes que nous interpellons ne sont pas de minables voleurs de cigarettes mon vieux. Alors allez finir votre partie de carte, et laissez-nous travailler comme des professionnels.

-Pardon?

-Vous m'avez très bien entendu, pauvre minable, cracha-t-il. Vous croyez vraiment récolter la gloire en interrogeant cette femme alors que vous en êtes incapable? Allez dont faire votre tournée des bars dans votre pitoyable ville et laissez-nous faire, abruti.

-Smith! Cria une voix masculine près de nous.

Celui qui m'avait insulté blanchit prématurément et écarquilla les yeux, apeuré. Je me retins de lui faire un sourire insolent. Pauvre mec? Et puis quoi encore! Un homme d'une bonne cinquantaine d'année arriva vers nous, le visage rougit de colère la moustache frémissante. Celui qui m'avait insulté se retourna, blanc comme un linge.

-Bonjour, chef, murmura-t-il.

-Il n'y a pas de bonjour qui tienne, sombre crétin! S'exclama le patron du FBI. Comment osez-vous parler à cet homme de cette façon? Dois-je vous rappeler qu'il fait équipe avec nous, et qu'il est sur l'enquête?

-Bien sûr, je...

-Je n'ai pas fini! Le chef Swan a été bien aimable de nous prêter ses locaux à Forks, et de tout nous expliquer sur cette enquête en cours. Il est certainement plus qualifié que vous et les hommes qui me servez de subalternes!

-Mais, chef...

-J'ai dit de vous taire, Smith! Je viens d'être témoin de l'abus de pouvoir qu'ont certains agents du FBI, et cela me répugne. Vous être mis à pied le temps que j'en décide autrement, et prenez donc les autres crétins qui n'ont même pas bougé le petit doigt. Du balai bande d'abrutis!

L'agent Smith regarda son chef avec des yeux ronds, avant d'abdiquer, la tête basse. Les dizaines d'hommes qui l'accompagnait le suivi, lui lançant des regards noirs jusqu'à l'ascenseur où ils disparurent. Mon adjoint, Fred, eut un sourire triomphant ce qui me fait légèrement sourire. Le chef du FBI se tourna vers moi, souriant.

-Je me présente, Jack Wekks, on s'est déjà parlé au téléphone, se présenta-t-i.

-Chef Swan, enchanté, répondis-je.

-Je tiens à m'excuser pour le comportement honteux que Smith a eu avec vous, c'est inadmissible.

-J'ai plus été choqué qu'autre chose.

-Je comprends. Ça ne se reproduira plus, j'en fais le serment. Dès demain, d'autres hommes viendront vous épauler dans l'enquête.

-Je vous remercie.

-Bien. Docteur Reed, c'est ça?

L'intéressé cligna des yeux, désemparé.

-Euh... Oui, oui c'est bien moi, dit-il.

-Excusez encore pour le manque d'éducation de mes hommes. Maintenant qu'ils sont partis, puis-je avoir un compte-rendu sur l'état de santé de la victime?

Le Docteur répéta ce qu'il m'avait dit, quelques minutes plus tôt.

-Si cette femme ne veut parler qu'au chef Swan, alors vous avez le champ libre. Transmettez toute notre compassion à cette Demoiselle.

-Ça sera fait, Monsieur.

-Je vous attends ici, avec votre adjoint.

Je hochai la tête et toquai doucement à la chambre 123. Le Médecin m'encouragea d'un signe de tête alors qu'une voix féminine se fit entendre dans la chambre:

-Entrez.

J'ouvris doucement la porte, essayant de mettre de côté mon professionnalisme pour qu'elle ait l'impression de parler à une personne compatissante plutôt qu'à un officier de police. Courage. Je pris une inspiration avant de fermer la porte et de me retourner vers elle. Je m'attendais à tout, sauf à ça. Elle était allongée sur un lit d'hôpital, le drap juste au-dessus de ses hanches, des bandages sur ses avant-bras, d'ici je pouvais voir des coupures sur ses mains et ses doigts, ainsi que sur son visage. Elle avait un œil au beurre noir, à son œil gauche et sa lèvre profondément fendu. Ce malade l'avait bien amoché avant qu'elle réussit à s'échapper de cet enfer.

-Bonjour, Mademoiselle Brandt, la saluai-je.

-Chef Swan, murmura-t-elle faiblement.

Je pris l'initiative de prendre la chaise dans un coin de la chambre et la posai près de son lit. De suite, elle eut un mouvement de recul et comme si de rien, je reculai un peu ma chaise. Je ne voulais pas l'effrayer. Elle ne regardait pas la fenêtre, ses doigts tirant sur le drap blanc de l'hôpital. Je me raclais la gorge, prenant l'initiative de briser le silence:

-Le Docteur m'a dit que vous avez demandé à me voir.

Elle hocha la tête, silencieuse.

-Je peux m'avancer sans crainte en disant que vous voulez me parler de votre agression?

Second hochement de tête.

-Cela nous vous dérange pas que je prends des notes pendant que nous parlons?

Elle secoua négativement la tête. Je sortis mon carnet de ma poche avant de mon uniforme ainsi qu'un stylo, et l'ouvris sur une page blanche. J'avais fait ça des millions de fois, mais cette fois ce n'était pas question d'un vol de vélo, ou des jeunes qui s'amusaient à dégradé la salle des fêtes. Non, là c'était du sérieux.

-Je voudrais que vous me racontiez ce qui s'est passé, lui demandai-je doucement, comment cet homme vous a abordé par exemple.

Je vis ses mains trembler sur ses cuisses, et ça me fis mal au cœur de voir qu'un malade pareil pouvait faire ça à des jeunes femmes innocentes.

-Prenez votre temps, repris-je, rien ne presse. Nous irons à votre rythme, Renesmée.

Elle tressaillit en entendant son prénom, mais elle se détendit lentement.

-Je... Je... finissais mon service... au restaurant, bredouilla-t-elle. Je... Je suis serveuse là-bas. Il était tard... plus de vingt-deux heures je pense.

-Il est arrivé seul?

-Oui. Le peu de client qui... qui était là, avaient bientôt fini... On allait fermer après lui.

-On?

-Ma... Ma collège, le cuisinier et moi. Notre patron nous autorise à... à fermer plus tôt le soir quand le restaurant est vide.

-Comment s'appelle l'établissement où vous travaillez?

-Le Neel's. C'est le nom de notre patron.

-Très bien. Donc, il est venu seul. Il a commandé quelque chose à manger?

-Un cheeseburger avec des... frites et un verre de lait.

-Vous a-t-il dit quelque chose pendant que vous preniez sa commande?

Elle secoua négativement la tête, fermant les yeux.

-Avait-il un comportement particulier envers vous, ou quelqu'un dans le restaurant?

-Non, il... il paraissait être un homme... normal.

-Ils le sont souvent, Mademoiselle, la rassurai-je. Ce qui vous est arrivé, ce n'est en aucun cas votre faute.

-Si j'avais dit non...

- Il n'aurait pas supporté ça et vous aurez fait plus de mal qu'il en a déjà fait. Cet homme doit payer pour ce qu'il vous a fait, ainsi qu'aux précédentes jeunes femmes qui n'ont pas eu la chance de s'en sortir comme vous. Je sais que ça doit être dur, pour vous, mais la meilleure façon de vous reconstruire c'est de nous aider à le coincer et pouvoir enfin continuer à vivre le plus normalement possible.

-Il... Il va vouloir me tuer après ça.

-Vous êtes sous sécurité policière, il ne peut pas vous atteindre. Avec votre aide, nous le mettrons en prison jusqu'à son dernier souffle. Je vous en donne ma parole.

Elle déglutit péniblement alors qu'une larme s'échappa de son œil gauche. Je voulus faire un geste vers elle, mais ça lui ferait plus de mal que du bien. Je m'abstiens.

-Que s'est-il passé ensuite? Repris-je.

-Il... Il a mangé son dîner, silencieusement et... rapidement.

-Rapidement?

-Oui, comme s'il... s'il était pressé de sortir du restaurant.

Je notais consciencieusement tout ce qu'elle me racontait, sans qu'elle ne remarque le frisson qui parcourait ma peau. Je pouvais déjà affirmé qu'il était venu au restaurant juste pour manger, avant qu'il ne la remarque, qu'elle soit sa prochaine proie idéale. Quel fou.

-Donc il a mangé rapidement, et après il est venu payer?

-Oui, au comptoir.

-Vous faisiez quelque chose de particulier pendant ce temps-là?

-Je discutais avec ma collège de... de ma rupture avec mon ancien copain.

-Il s'est intéressé à la conversation?

-Je disais à mon amie que... que j'allais rentrez chez moi à... à pied quand il a suggéré de me raccompagner en échange de lui montrer un hôtel pour dormir.

-Un hôtel? Il paraissait fatigué?

-Je n'ai pas fait attention...

-Ce n'est pas grave, continuez.

-J'ai accepté son offre... Ma collège insistait et j'étais fatiguée. Et puis... il paraissait gentil...

-Vous êtes sortie dehors, il vous attendait?

-Oui, juste devant le restaurant... Il m'a emmené à sa voiture.

-Seriez-vous me dire quel genre de voiture?

-Elle avait l'air neuve... à cause de l'odeur à l'intérieur de l'habitacle. Elle était grise, grise clair mais je n'ai pas retenu la marque...

-Il a encore changé de voiture, soupirai-je pour moi-même.

-Il faisait noir dehors, mais avec la lumière du parking j'ai vu... que la plaque d'immatriculation venait de Seattle.

Je lui fis un grand sourire encouragement. Il avait changé de voiture, mais pas déménager.

-C'est très bien, Renesmée, très bien!

-Vraiment? Chuchota-t-elle.

-Bien sûr! On pourrait rechercher le nom de personnes qui ont acheté une voiture grise à Seattle, c'est déjà une grande piste.

Elle eut un léger sourire, et baissa la tête.

-On est monté dans la voiture et je lui ai indiqué le chemin à suivre jusqu'à l'hôtel du vieux Bill.

-Vous avez parlez en chemin?

-Oh, oui...

-Et de quoi a-t-il parlé, Renesmée? Vous a-t-il dit quelque chose d'important à son sujet?

-Il... Il s'appelle James, il travaille dans les produits pharmaceutiques et il a une femme qui tient un magasin de vêtement, à Seattle.

Mon cœur bondit dans ma poitrine, mais ma main tenant le stylo se figea d'étonnement. Je levais la tête vers elle, abasourdi.

-Il vous a dit tout ça?

-Oui, il était très gentil...

Mon Dieu, c'est plus qu'inespéré! On ne devait pas s'enflammer, on devait vérifier ses informations mais s'il a cru que cette jeune femme ne pouvait lui échapper, alors il n'avait aucun raison de mentir sur ce qu'il est.

-Ce n'est pas bien ce que j'ai dit? Intervint-elle d'une petite voix.

-Bien sûr que non! C'est incroyable ce que vous me dîtes, on n'a jamais su autant de chose sur lui que jusqu'à maintenant. À vrai dire, on n'avait rien sur lui, mais ça reste entre nous.

Son sourire fut plus franc.

-A-t-il dit quelque chose d'autre?

-Juste qu'il... espérait que je trouve quelqu'un de bien avec qui partager ma vie avant que...

-Avant que quoi?

-Avant qu'il ne dépasse ma maison et je comprenne qu'il m'enlevait.

Elle se remit à trembler de peur.

-N'oubliez pas qu'il ne peut plus rien vous faire, vous êtes en sécurité maintenant.

-En sécurité...

-En sécurité, répétai-je.

Elle prit une respiration tremblante, mais continua son récit.

-Je me suis mise à crier, et il n'aimait pas ça alors il m'a assommé contre le tableau de bord.

-Il a fait ça juste après avoir continué sans s'arrêter chez vous?

-Quelques mètres plus loin peut-être.

-D'accord. Vous vous êtes réveillée dans un bois?

-Oui, il faisait noir et humide... J'étais allongée, vêtue de mes sous-vêtements. J'avais froid, très froid...

-Quand il a remarqué que vous étiez réveillé, qu'a-t-il fait?

-Il a souri, comme s'il... comme s'il était content que je reprenne mes esprits et il m'a souri.

-Vous m'avez dit qu'il faisait noir. Comme avez-vous fait pour le voir?

-Il y a avait des lumières autour de nous, comme ceux qu'on met dans les jardins.

-Y avait-il quelque chose d'autre?

Elle ferma les yeux, se concentra.

-Une bâche où j'étais allongée, mes habits étaient pliés près de moi... Il y avait une corde aussi, ainsi qu'une bouteille d'eau et sa voiture à quelques mètres.

-A-t-il dit quelque chose?

-Que je lui ressemblais tellement, et... et qu'on allait bien s'amuser tous les deux.

-Que vous lui ressembliez? À qui, Renesmée?

-Je ne sais pas, il l'a pas dit mais... mais il n'arrêtait pas de ça et que... je serais la dernière avant elle.

-La dernière avant elle, murmurai-je. Il compte donc mettre son plan à exécution. Que s'est-il passé après que vous vous soyez réveillé?

-Il s'est approché et... m'a touché... partout en... en me complimentant sur mon corps... que j'étais jolie et qu'il allait adorer pouvoir me... posséder...

-Mais ça n'est pas arrivé. Pourquoi dont Renesmée?

-Au début j'étais paralysée mais quand j'ai compris que j'allais mourir, c'est comme si... je reprenais vie. Je me suis débattue, mais il m'a frappé, et me couper avec son couteau qu'il avait caché sous sa ceinture de pantalon, parce qu'il n'aimait pas ça... Puis... Puis il a commencé à se déshabiller et quand il avait la vue bouché en enlevant son pull, je lui ai donné un coup de pied dans... dans ses parties et je me suis enfuie en courant. Il a hurlé, il n'était pas content... Il m'insultait, me promettait de me tuer lentement et douloureusement et j'ai réussis à le semer, car j'ai reconnu la forêt de Bolsa... Après, vous connaissez la suite.

-Vous avez eu plus de courage que n'importe qui, lui dis-je. Peu de personne aurait eu un tel sens de bravoure dans ce cas-là, et ça vous a sauvé la vie.

-C'est gentille...

-C'est la vérité, confirmai-je. Vous êtes une jeune femme remarquable et j'espère que vous pourrez surmontez cela pour reconstruire votre vie. Vous le méritez.

-Merci.

Je me levai, rangeant mon carnet avec les précieuses informations dans la poche avant de mon uniforme.

-Je vous souhaite un bon rétablissement, et je suis sûre qu'on aura l'occasion de se voir prochainement.

Après un dernier sourire, je tournais les talons assez satisfaits de l'interrogatoire. Je ne pouvais pas trop lui en demander à cause des traumatismes psychologiques. C'était déjà beaucoup ce qu'elle m'a dit, inespéré même, et c'est plutôt rare chez les victimes qui ont subis un tel choc. Je tournais la poignée de la porte, quand elle me héla derrière moi.

-Oui?

-Je n'ai pas une seule fois fermé les yeux devant lui, dit-elle avec un aplomb étonnant. Je ne pourrais pas oublier de sitôt ce que j'ai vaincu, et encore moins son visage. Je... Je me souviens de chaque trait de son visage, de chaque grain de beauté et de l'avidité de son regard. Ça, je ne pourrais jamais l'oublier.

-Vous voulez dire que...? M'étonnai-je.

-Est-ce qu'un portrait-robot vous aiderez à le mettre en prison?

Vendredi 4 février 2011

POV James (Un petit POV juste pour vous expliquer ce qui se passe dans sa charmante tête)

Victoria a failli faire un attaque lorsque je suis revenue de ma chasse habituelle, couvert de feuilles, de boues et d'égratignures un peu partout. J'ai dû lui faire croire que ma voiture était tombée en panne sur une route peu fréquentée pour qu'elle me laisse tranquille. Putain quelle merde! Cette salope était partie, elle m'avait échappée, filée entre les doigts et je n'avais pas réussi à la retrouver. Elle n'avait pas encore parlé à la police, mais ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle n'ouvre sa grande gueule et qu'un portrait-robot soit en circulation dans tout le pays, voir à l'étranger. Je n'avais plus qu'une chose à faire; fuir. Je n'étais pas un lâche, et je n'aimais pas spécialement me cacher mais là, c'était un cas d'extrême urgence. Code noir. Je n'avais pas le choix, même si ça ne me plaisait pas. Mais je devais faire un arrêt avant de partir de cette ville. Ça faisait des jours que je préparais mon escapade, et Victoria me croyait lorsque je lui disais que c'était pour le travail, la fameuse et inexistence grosse commandes de médicaments.

-Tu t'en vas à quelle heure? S'enquit-elle d'une voix basse.

Je baissais la tête vers elle. Nous avions passé la journée à baiser ensemble. Pour la rassurer, et pour évacuer la tension qui s'étaient accumulés dans mes veines. Mais rien ne faudrait mieux que le prochain arrêt.

-Dans moins d'une heure, répondis-je calmement.

-Tu vas me manquer.

-Moi aussi, mais tout redeviendra comme avant après ça.

-Tu me le promets?

-Je te le promets.

Elle m'embrassa et m'emmena sous la douche, profitant de son corps une dernière fois. J'avais fait ma valise la veille, tout était prêt pour mon plan final. Dans moins de deux jours, Isabella Swan sera à moi et personne ne sera sur mon chemin. Personne.

Samedi 5 février 2011

POV Edward

Bella avait tenu parole dans sa promesse de la semaine derrière, elle m'avait tenu réveillé toute la nuit. Je n'étais qu'un homme, faible face à elle et je n'avais pas pu lui refuser. Comme si ça m'avait dérangé à ce moment précis. Pendant les heures qui avaient suivis, et où nous avons fait l'amour presque sans interruption, je n'avais pas reconnu Bella. Elle n'était jamais satisfaite. Toujours plus fougueuse, énergique et entreprenante dans chacun de nos ébats. J'avais arrêté de compter au bout de notre quatrième fois. Certes, à cause de mes blessures les positions étaient réduites mais je ne savais pas que Bella avait une telle imagination! Oh que non! Je n'avais même pas le temps de reprendre mes esprits qu'elle me sautait de nouveau dessus, trouvant un quelconque moyen de me remettre en « forme » pour un nouveau round. C'est très tard dans la nuit, alors que le soleil se levait timidement qu'elle s'était endormie pour de bon, un sourire rassasié aux lèvres. Pour ma part, chaque muscles de mon corps avaient protestés, mais putain ça avait valu le coup!

Mais, bien évidemment, il y avait eu un retournement de situation le lendemain, et ça durait depuis 6 jours maintenant. Je m'étais juré de ne rien faire qui puisse lui faire de mal, mais je n'avais pas su tenir parole. Bella avait été si fatiguée le lendemain de notre nuit agitée qu'elle était restée au lit toute la journée, sauf pour aller au toilette. Je lui avais rapporté à manger au lit, l'avait câliné tout en me maudissant mentalement, jusqu'à ce qu'elle s'endorme contre moi. Son corps n'a pas pu récupérer face à ces efforts répétés. Je n'étais qu'un gros con égoïste. Bella avait su de suite que je m'en voulais, mais elle m'affirmait depuis cette fameuse nuit qu'elle ne regrettait rien et qu'elle se sentait pleinement apaisés maintenant. Elle avait eu quelques sautes d'humeur, comme une soudaine crise de larmes trois jours plus tard, une poussée de colère quand elle se rendit compte qu'elle était trop épuisée pour ne pas quitter son lit ou encore une énième tentative de séduction à mon encontre. J'avais été catégorique, refusant de coucher avec elle. Vexée, elle ne m'avait pas parlé jusqu'au lendemain matin.

Avec mes béquilles, ça devenait difficile de faire les tâches quotidienne quand Bella dormait, surtout lui rapporter à manger au lit, faire la lessive ou le ménage. J'avais dû appeler ma mère, derrière le dos de Bella, pour qu'elle me vienne en aide. Évidemment, elle avait été alarmée par l'état de santé précaire de Bella mais je lui avais ordonné de ne rien lui faire paraître. C'était déjà trop dur comme ça pour qu'elle en rajoute une couche. Je voyais bien que c'était de pire en pire. Sa peau devenait presque translucide, elle maigrissait à vue d'œil, mangeait peu, les traits de son visage étaient de plus en plus tirés par la fatigue, ses membres tremblaient inexplicablement et sur son crâne, je pouvais déjà voir le résultat catastrophique des séances de Chimiothérapie et de Radiothérapie sur ses cheveux. Bella prenait un grand soin à cacher ses pertes de cheveux, mais je n'étais pas dupe. Dans la poubelle de la salle de bain, je voyais bien quelques touffes de cheveux de temps en temps. Ça me faisait mal, mais je me taisais, ne voulant pas la blesser. Quand elle dormait, et que j'étais dans le salon seul, je pleurais, maudissant la Terre entière et cette putain de tumeur. Elle m'échappait, et je ne pouvais rien faire.

La famille de Bella était venue lui rendre visite, et ça lui avait semblé lui faire du bien. Charlie, Emmett et Alice étaient arrivés deux jours après notre retour de la maison aux bords de la plage, et ils avaient été alarmés en voyant Bella. Je la voyais tous les jours, alors il y a certaines choses que je ne voyais pas forcément, mais lorsque Emmett avait pleuré silencieusement après être sorti de la chambre où sa sœur c'était endormit, je m'étais vraiment rendu compte que la situation était de plus en plus critique. Et je ne pouvais rien faire. Alice avait quelque peu enjoué tout le monde avec le mariage, au grand dam de Bella qui bougonnait à chacune de ses propositions. Quand l'une voulait ça, l'autre protestait de suite. J'avais été dans le sens de Bella lorsqu'elle avait dit à sa meilleure amie qu'elle voulait un mariage simple et intime, mais au fond de moi je me demandais si nous pourrions vraiment faire notre mariage. Elle ne sortait plus de la chambre, alors je n'osai imaginer aller dehors pour célébrer notre union. Bien sûr, je l'espérai de tout mon être, mais l'espoir n'amenuisait jours après jours.

La seule chose qui était sortie de notre routine était la visite de la police pour mon accident de voiture. Bella avait rudement insisté pour être présente lors de mon interrogatoire, et par chance les policiers chargeaient de l'affaire, avaient bien voulus se déplacer jusqu'à notre appartement. Je n'aurais pas eu le cœur à laisser Bella pour quelques heures de toute façon. Il m'avait posé de questions banales, et avaient surtout insisté pour savoir si je voyais quelqu'un susceptible de me vouloir du mal. J'avais réfléchir pendant de longues minutes, un bras autour de Bella, mais j'avais dû me rendre à l'évidence; je ne voyais pas qui me voudrait du mal au point de me renverser avec sa voiture. Je n'avais pas été d'une grande aide, mais les policiers m'avaient vite rassurés, enfin surtout ma compagne, que même avec peu d'indice, quelque chose finirait par leur mener sur la piste de la personne qui souhaitait ma mort. Ils avaient pris congés deux heures plus tard, souhaitant un bon rétablissement à Bella et moi, et nous promettant de nous appeler à la moindre information. Pour l'instant, ce n'était pas ce malade qui avait voulu, et veut toujours, me tuer qui me préoccuper qui me tracassait, mais l'état de santé de ma fiancée.

Je soupirais pour la énième fois de l'après-midi, las. Jasper et Alice accompagnaient Bella à sa séance de chimiothérapie, et cette dernière avait presque pleuré lorsque je lui ai fait remarquer que je ne pourrais pas l'accompagner. Après nos ébats, mes blessures s'étaient réveillées, au point que j'avais dû appeler mon père deux jours plus tard, rouge de honte. Il avait fait vite le rapprochement, et m'avait sermonné sur le contrôle de ma libido. Quelle merde! J'avais failli lui répondre que vu qu'il voulait des petits-enfants, j'avais plutôt intérêt à m'entraîner, mais je m'étais abstenu. S'il croyait que je n'avais pas compris le message subliminal de la chambre d'ami transformait à une future chambre d'enfants, ils pouvaient se mettre le doigt dans l'œil, mes parents. Je n'étais pas stupide, mais ils devaient bien se rendre compte que ce n'était pas dans mes projets pour l'instant. Plus tard, j'espère avoir des enfants avec Bella, les voir gambader partout dans l'appartement, se chamailler et se blottir contre leur mère, épuisés par leurs journées. Mais je devais me faire une raison, ce n'était sûrement pas pour dans neuf mois. Je sursautais violemment lorsque mon portable sonna sur la table du salon. En grimaçant, je réussis tant bien que mal à l'attraper et fronçais des sourcils en voyant le numéro d'Alice s'afficher.

-Allo?

Un reniflement me répondit à l'autre bout du fil. Mon cœur se mit à palpiter violemment dans mon organisme.

-Alice? Alice? Réponds-moi! M'inquiétai-je.

-Edward? Sanglota-t-elle. Oh mon Dieu, c'est horrible...

-Quoi? Qu'est-ce qui se passe? Tout va bien?

-C'est Bella...

Ma respiration se coupa, et mon corps se tendit automatiquement.

-Est-ce qu'elle va bien? Alice! Est-ce que Bella va bien?

Elle se mit à pleurer pour de bon, et j'entendis le téléphone changer de main.

-Edward, c'est Jasper, intervint mon meilleur ami, la voix éteinte.

-Putain mais quelqu'un va me dire ce qu'a Bella, nom de Dieu?!

-Bella a été admise en soin intensif.

Je crois que je vais devoir déménager, n'est-ce pas?

Pour ma défense, ce scénario était prévu depuis très très longtemps et mon esprit sadique n'a pas voulu que je le retire de ma fiction.

Je sais qu'en cet instant, vous me détestez au point de faire des poupées vaudou à mon effigies et les vendre sur internet, mais en lisant cette histoire, vous étiez au courant que tout ne serait pas rose.

Comme je l'ai dit dans ma note dans le précédent chapitre, l'action est arrivée alors accrochez vos ceintures... ou du moins à votre chaise.

La suite risque de ne pas spécialement vous plaire, je vais sûrement recevoir des menaces de mort mais en aucun cas je ne vais changer mon récit.

Personne à part moi ne sait comme cette fiction va se terminer, alors n'oubliez pas que rien n'ai joué pour personne!

À bientôt, et n'hésitez pas à donner votre avis,

Clairouille59.