Bonjour,
Ok, tout le monde – ou presque – a voulu me tuer pour la fin du précédent chapitre, et je crois que je vais finir par me faire proscrire une assurance vie, au cas ou. ;-)
Bon, ce chapitre n'est pas celui le plus heureux que j'ai écrit jusque là, mais après la fin que je vous ait laissé, vous vous doutiez que tout ne serait pas aussi bien que dans le pays des Bisousnours.
J'ai essayé d'écrire ce que moi-même j'ai ressenti dans le cas d'Edward, et j'espère arriver à vous faire ressentir quelque chose de ce côté-là.
De plus, je tiens à dire que la deuxième partie de chapitre risque de BEAUCOUP vous surprendre, car peu de monde n'imagine cela, et je sais que je ne vais pas me faire des amies après ça mais j'assume ce que j'écris... ou presque.
Avec celui-là, il reste 7 chapitres + l'épilogue, et je mettrais un terme à cette fiction. Ensuite, je compte écrire soit une mini-fiction de quelques chapitre que j'ai en tête depuis plusieurs moi, soit une fiction « normale », je verrais bien.
Réponses aux personnes sans compte:
-vanina03: Il faudra que tu sois patiente pour savoir si Bella survit ou non à ce maladie et/ou à James. À bientôt!
-haylin25: J'espère avoir mon bac cette année, c'est sûr. Il y a encore des fautes? Pourtant, j'ai une correctrice... À bientôt!
-nathalie: J'espère ne pas avoir été trop longue pour ce chapitre. À bientôt!
-Mihaaru: Tu ne dois pas avoir forcément peur de ce que j'écris dans les notes, je fais peut-être juste monter le suspense! Tu as dit que tu m'as dans tes favoris – et c'est très sympa de ta part – mais lorsque tu m'as laissé ta review c'était en tant que « Guest », et je n'ai pas réussit à te trouver sur le site... Pourtant, ce n'ai pas faute de t'avoir chercher. Merci pour tes encouragement en tout cas. À bientôt!
-Elo: De toute façon, je ne peux pas déménager alors comme ça, la question est réglée! J'avais promis qu'il y aurait de l'action, donc l'avancement de l'enquête contre James, et encore tu n'as pas vu le prochain chapitre que je prépare doucement mais sûrement. Le fait qu'Esmée et Alice aient redécoré l'appartement d'Edward et Bella et juste un petit kiff que je me suis fait, mais moi aussi je serais comme Edward si ma mère déciderait de changer ma chambre sur un coup de tête. Vu l'enthousiasme que tu as fait preuve de ta review, effectivement, je ne pense que pas que tu aies besoin de préciser que tu as hâte de lire ce chapitre. À bientôt!
-haylin25: James t'a manqué? Tu es bien la seule! Tu n'es pas la seule à me dire qui reste des fautes, alors que j'ai une correctrice... Je ne sais pas quand je publie, je le fais quand j'ai fini un chapitre, mais ce n'est plus régulier comme avant car mes chapitres sont plus long qu'avant. Mais il y en a un au moins un chapitre par mois, sûr. Après, je ne peux pas être précise. À bientôt!
-Guest: J'espère ne pas avoir été trop longue!
-Guest: Sadique est mon deuxième prénom, ne l'oublie pas. À bientôt!
Mille merci à: natacha77, mimi la souris, edwardbellaamour, canada02, vanina03, Grazie, mlca66, jessiimelii, Anais88, haylin25, BellouPattinson, nathalie, indosyl, Mihaaru, Elo, , haylin25, haylin-eant-25×2, mmccg, Guest, Guest et philae89 pour vos review.
Merci à: canada02, Barbichou, sinzacana, BellouPattinson, lequeux adeline, haylin-eant-25, mmccg, K-rolyne, Ciale, nimedis, marie88 et philae89 pour m'avoir mise en alert/favorite story et/ou alert/favorite author.
Disclaimer: Tout les personnages appartiennent à S.M.
Chapitre corrigé par So-Kate, Phika 17 n'ayant toujours pas reprit contact avec moi.
Je vous souhaite une bonne lecture!
Chapitre 32: Le malheur des uns, fait le bonheur des autres
Dimanche 6 février 2011
POV Edward
J'avais l'impression de retourner des mois en arrière, mes premiers jours après ma rencontre avec Bella. Et je haïssais ce sentiment. Je ne pouvais rien faire pour elle, et je me dégoûtais pour ça. J'étais complètement impuissant face à ce qui se passait sous mes yeux. Depuis hier, après le coup de téléphone d'Alice, j'essayais de me montrer fort, de ne rien faire paraître aux autres et par je ne sais quel miracle, j'y arrivais. Mais dès que la porte se renfermait, je pleurais comme un minable gamin, agrippé à sa main. Je carrais la mâchoire pour reprendre un peu mes esprits et éviter de pleurer une fois de plus, alors que Bella était toujours profondément endormi. Marcus Volturi, le radiophysicien de Bella m'avait expliqué ce qui c'était passé peu de temps avant mon arriver à l'hôpital. Il avait fait des tests sur elle, voyant qu'elle avait la peau sur les os, et les traits tiré et le laboratoire n'eut pas le temps de lui rapporter les analyses que Bella s'évanouissait à peine rentrée dans la pièce où elle faisait ses séances. Les Médecins avaient essayés de la réanimer, mais Bella était plongé dans un profond sommeil qu'elle n'avait quitté que tard dans la nuit, me rassurant au passage. Évidemment, la première chose qu'elle a voulu faire c'était quitter l'hôpital mais elle ne pouvait pas, elle était trop affaiblie par sa tumeur au cerveau. Elle avait supplié Emmett, Charlie et même moi pour sortir, mais tout le monde avait refusé, pour son bien. Elle était en colère, en colère d'être coincée ici mais avait abdiqué en début de la matinée. Les infirmières l'avaient assommé de médicaments pour qu'elle se repose, et elle n'avait pas ouvert l'œil depuis. Nous attendions tous avec impatience les résultats sanguins de Bella, et le Docteur Philips qui prenait en charge Bella nous avait assuré les avoir dans l'après-midi. Alors, on attendait. Je lâchais la main de ma compagne pour aller regarder à la fenêtre les gens entrer et sortir de l'hôpital, las. Je travaillais ici, j'avais énormément travaillé pour réussir là où j'étais, mais le fait de voir la personne qu'on aime coucher sur un de ses lits me tuait. C'était la pire chose qu'on pouvait me faire. Soudain, on toqua à la porte et Emmett et Rosalie entrèrent à leur tour, un bouquet de fleurs à la main. Rosalie me fit un faible sourire et Emmett un hochement de tête. Ce dernier parlait peu depuis hier, et je le comprenais parfaitement.
-Salut vous deux, les saluai-je d'une voix terne.
-Oh, Edward, murmura Rosalie.
Elle vint vers moi, et me prit dans ses bras, m'enlaçant doucement. Je lui rendis son étreinte, par réflexe, mais le cœur n'y était pas. Par-dessus l'épaule de Rosalie, je vis Emmett regardait sa sœur avec les yeux embrumés de larmes retenues. Je me doutais qu'une fois chez lui, avec sa moitié, il éclatera en sanglot, comme moi. Rosalie me relâcha et j'essayai de lui faire un sourire rassurant, en vain.
-Je vais bien, Rose, ne t'inquiète pas pour moi.
-À d'autre, Edward, pas à moi. C'est presque insultant.
Je soupirais, las. Je ne pouvais pas mentir à Rosalie, je la connaissais depuis tellement longtemps qu'elle détectait le moindre de mes mensonges, ainsi que ceux de son frère.
-Pardonne-moi, c'est juste que... j'essaye de faire bonne figure, mais je ne suis pas doué pour ça, apparemment.
Elle me sourit en touchant ma joue et revint vers Emmett, qui regardait toujours sa sœur comme si c'était un cauchemar. Je me sentais complétement débile. Je ne savais pas quoi faire, ni quoi dire à son égard, tout comme à Charlie. Je comprenais sans mal leur peine, parce qu'elle était similaire à la mienne mais je n'avais aucun don pour soulager les gens, comme ma mère par exemple. Cette dernière trouvait toujours les mots pour consoler, ou remonter le moral. Pas moi. J'espérais juste que Bella se réveille rapidement, pour amenuiser notre peine commune.
-Elle dort depuis longtemps? Me demanda Emmett, terne.
-Environ trois heures, répondis-je. Elle ne devrait plus tarder à ouvrir les yeux.
Il hocha la tête et s'assit sur la chaise que j'occupais quelques minutes plus tôt, prenant délicatement la main perfusée de Bella dans les siennes.
-Quand est-ce que les examens seront finis? S'enquit Rosalie.
-Le Docteur Philips devrait venir cet après-midi pour les annoncer.
-Charlie devrait être là.
-Oui, il a appelé pour dire qu'il viendrait. Il a beaucoup de travaille avec la dernière victime du tueur en série, mais il vient régulièrement ou il prend de ses nouvelles par téléphone. Ça doit être dur pour lui, de voir sa fille unique ainsi.
-Comme pour tout le monde, Edward.
Elle embrassa doucement ma joue, pour me montrer sa compassion et son soutien et revint vers Emmett, posa une main tendre sur son épaule. Je les regardais quelques instants. Il y avait quelque chose de différent entre eux, et ça allait au-delà du fait qu'Emmett soit au courant du passé de Rosalie. Mais je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Jasper avait dû le remarquer aussi, il faudrait que je lui en parle lorsqu'il viendra, sûrement pendant sa pause de ce midi. Soudain, Bella gémit dans son sommeil et marmonna des paroles incompréhensibles. Je me sentis sourire en la regardant. Elle détestait parler dans son sommeil, mais je trouvais ça adorable. Puis, elle cligna douloureusement des yeux et tourna la tête vers Emmett.
-Salut, murmura-t-elle à son frère.
-Salut. Comment vas-tu?
-Ça va mieux, les médicaments me font du bien.
-Tu m'en vois ravis. Papa t'embrasse, il passera cet après-midi.
Elle sourit à Emmett, et salua Rosalie à son tour. Cette dernière avait toujours le don de parler de quelque chose de plus léger que la tumeur de Bella, et ça allégeait un peu l'atmosphère.
-Tu m'en dois une, Bella, j'ai empêché Alice de faire les magasins pour trouver, et je cite: « Une robe de chambre légère et sexy. »
-Merci Seigneur, gémit ma fiancée.
-Moi, je n'aurais pas été contre, intervins-je.
Emmett me lança un regard noir et Bella tourna la tête vers moi, un sourire malicieux aux lèvres.
-Je n'en doute pas, Monsieur Cullen.
Je me retins de gémir, car son frère était là et qu'il faisait deux fois ma taille, mais elle savait que j'adorais quand elle m'appelait ainsi. Bella tendit la main vers moi et je l'attrapais de suite, embrassant ses doigts tendrement.
-Tu as bien dormit? M'enquis-je.
-Comme un bébé, avoua-t-elle. Mais ce sont les médicaments qui font ça.
-Oui, ils t'aident à dormir. Tu en as besoin.
Elle roula des yeux, exaspérée.
-C'est vrai que je ne dors pas assez.
Je ris à sa moue boudeuse.
-Ne sois pas si sarcastique, c'est pour ton bien.
-Ça se voit que ce n'est pas toi qui est allongée sur se lit.
Emmett se leva prestement, affolé.
-Je vais me chercher quelque chose à boire moi. Tu veux quelque chose, Rose?
-Je crois que je vais t'accompagner. Et pas de bêtises, hein?
Je lui lançais un regard mauvais, et elle me fit un clin d'œil en retour. Bella avait les joues rouge que je m'empressais d'embrasser quand la porte se referma sur Emmett et Rosalie. Elle rougit encore à peu plus, à mon plus grand plaisir.
-Arrête de faire ça!
-Tu n'aimes pas quand je t'embrasse?
-Si, minauda-t-elle, mais pas là.
-Si c'est ce que tu veux...
Je poussais son nez avec le mien, joueur, avant qu'elle n'attrape ma nuque pour rapprocher ma bouche de la sienne, impatiente. Elle soupira de contentement et je lui rendis son baiser avec passion. Ce n'est pas parce qu'elle est dans un lit d'hôpital qu'elle ne me faisait pas d'effet, ou que je l'aimais moins. C'était stupide. Je souris contre ses lèvres, alors que les siennes se firent fougueuses et avides. En prenant soin à ses perfusions, je me penchais un peu plus vers elle, une main près de sa tête pour me soutenir alors que l'autre s'enfouit dans ses cheveux. Elle haleta et j'en profiter pour glisser ma langue dans sa cavité buccale. Je grognais alors qu'elle me faisait languir, et malgré moi la tension commençait à s'accumuler dans la partie sud de mon corps. Ma virilité se fit douloureuse, mais je m'en fichais car les baisers de Bella étaient trop bons pour que je m'en prive. Sentant que cette dernière commençait à manquer d'air, je lâchais sa bouche et glisser dans son cou délicat. Je suçais la peau tendre de sa gorge, récoltant des gémissements érotique au passage. Il fallait que j'arrête, maintenant. Après un dernier baiser sur ses lèvres tentantes, je me relevais, le souffle court et le sexe douloureux. Bella n'était pas dans un meilleur état que moi. Sa bouche était rougie et gonflée, les cheveux emmêlés, essoufflée et ses yeux noircis par le désir. Je gémis et fermais les yeux, pour ne plus voir cette image excitante.
-Je ne m'attendais pas à en recevoir autant, dit Bella, essoufflée, mais j'en suis enchantée. Tu recommences quand tu veux.
-Bella, grondai-je.
-D'accord, j'arrête. Je te laisse... décompressé.
Je soupirais en ouvrant les yeux et elle éclata de rire. En temps normal, j'aurais boudé dans un coin, mais je ne pus m'empêcher de me dire qu'elle était incroyablement belle quand elle riait, et je ne voulais pas que cela s'arrête d'aussitôt.
O*O*O*O
Bella avait perdu et avait dû manger toute son assiette, tout en nous lançant des éclairs avec ses yeux entre deux bouchée. La nourriture n'était pas digne d'un grand restaurant, mais elle devait reprendre des forces, et manger était le premier pas. À vrai dire, Charlie y était pour beaucoup et avait utilisé tous les moyens de pression pour que Bella accepte de manger. Un miracle. Il était arrivé peu après que le déjeuner soit servi aux patients, et Alice et Jasper avait suivi moins de deux heures après. Emmett et Rosalie étaient partis travailler, sous l'ordre de Bella qui refusait qu'ils prennent des jours de congés pour elle. Têtue comme elle est, elle avait obtenu gain de cause, sous le regret d'Emmett. Mon père travaillait, mais je ne me doutais pas qu'il viendrait à son tour, comme ma mère. Les Swan ne parlaient pas de Renée et Phil, mais je savais qu'ils craignaient qu'ils débarquent à l'improviste à l'hôpital. On ne pouvait pas les interdire de venir dans l'établissement. Malheureusement. Ils n'avaient rien fait contre l'hôpital, alors l'accès ne leur était pas interdit.
-Je ne pourrais pas venir à leur mariage, se désola Bella. J'aurais tant voulu être là.
-Ils ne sont pas au courant pour toi, répondit tristement Alice, tu m'as interdit de leur dire.
-Je ne veux pas gâcher le plus beau jour de leur vie. Et puis, ils vivent à New-York. Tu vas y aller?
-Et te laisser ici? S'outra Alice. Sûrement pas! J'ai appelé Angela pour lui annoncer qu'on ne pourrait pas venir, elle était triste mais elle a compris que c'était contre nous. Je lui ai déjà envoyé mon cadeau de mariage.
-Oh! J'ai complétement oublié le cadeau de mariage!
-Ne t'inquiète pas, la rassurai-je, je l'ai envoyé en même temps que celui d'Alice. Tu voulais acheter de la vaisselle en porcelaine, c'est ça?
Elle écarquilla les yeux en ma direction.
-Comment tu le sais?
-Tu l'as dit en dormant.
Alice, Charlie et Jasper éclatèrent de rire, alors que Bella rougit, honteuse. Je lui fis un sourire au coin, avant de déposer un baiser sur la paume de sa main.
-Mais je n'ai pas le moyen de te rembourser, je n'ai plus rien sur mon compte même...
-Combien de fois vais-je devoir te dire que tout ce qui concerne l'argent, c'est mon problème?
-J'ai l'impression d'abuser de ton salaire.
-Ne sois pas stupide! Soupirai-je. J'en ai largement assez pour nous deux, et puis tu es ma fiancée maintenant, alors tout ce qui est à moi est à toi.
-Je croyais que c'était valable que pour les gens mariés, maugréa-t-elle.
-Ne m'oblige pas à aller chercher le prête de l'église d'à côté pour te prouver que tu as tort d'être aussi têtue.
Elle blanchit d'un coup.
-Tu ne ferais pas ça?
-Edward ferait n'importe quoi pour te passer le plus vite possible la bague au doigt! Rit Jasper.
-Hors de question, renchérit Alice. J'ai déjà prévu la robe et l'endroit de la cérémonie, alors Edward oublie cette idée.
-Quoi? S'alarma Bella. Tu as déjà pensé à ça?
-Bien sûr que oui, qu'est-ce que tu crois? J'ai planifié ton mariage depuis le jour de notre rencontre, très chère.
Bella avait la bouche ouverte, tout comme Jasper, Charlie et moi. Elle était complètement folle cette fille. Et elle était dans la famille à présent. Charlie se racla la gorge, reprenant ses esprits.
-Bon, à moins que le mariage de ma fille et d'Edward ne se fasse maintenant, j'ai quelque chose à vous annoncer.
Avant qu'il n'aille plus loin, on toqua à la porte et ma mère entra, un grand sac à la main.
-Bonjour Bella! Sourit-elle. Oh, je vois que tu as de la visite. Veux-tu que je repasse après?
-Bonjour, Esmée. Mais non, entrez, ne vous inquiétez pas.
Ma mère ferma la porte et salua tout le monde, moi en dernier.
-Mon bébé, ça fait si longtemps que je ne t'ai pas vu!
-Depuis hier, maman, marmonnai-je.
Elle me donna une tape sur l'épaule.
-Ne contrarie pas ta mère, veux-tu?
-Je ne ferais jamais ça, ce n'est pas mon genre.
Ma mère me lançant un regard d'avertissement, et je me tus. Je n'étais pas assez fou pour la provoquer un peu plus. Jasper me fit un sourire moqueur, avant de se ratatiner sur sa chaise quand le regard noir de ma mère passa sur lui. Chacun son tour. Cette dernière prit place aux côtés de Bella, tout sourire.
-Je t'ai acheté quelques petites choses pour que tu sois mieux dans cette chambre d'hôpital, se réjouit-elle.
-Esmée, il ne fallait pas, bredouilla Bella.
-Ne dis pas de sottises, tu fais partit de la famille maintenant. Oh, avant que j'oublie, tu as le bonjour de grand-père. Il n'a pas pu se déplacer, sa jambe le fait souffrir mais toutes ses pensées vont vers toi.
-Vous le remercierez de ma part.
-Tu es si gentille! Bon, revenons à ce que j'ai ramené. Ce n'est pas grand-chose, mais c'est le minimum qu'on puisse faire ici.
Alice se mêla à la conversation, et toutes les trois parlèrent de trucs de femme dont je prenais soin de ne pas écouter. Je laissais ma place à Alice, et allais vers Charlie qui semblait nerveux.
-Quelque chose ne va pas, chef?
Il grogna, passant une main sur son visage.
-Je n'ai pas le droit d'en parler, Edward, tu le sais bien.
-Oui, je comprends. Mais d'après les informations, l'enquête avance à grand pas.
-Ce n'est pas ça le problème, fiston. Bien que toute cette histoire me rend nerveux, mais je m'inquiète pour ma fille.
-Moi aussi, croyez-moi, soupirai-je. Mais elle à l'air d'aller mieux aujourd'hui, c'est un bon début.
-Ne dis pas ça, s'alarma Jasper, sinon elle va vouloir sortir d'ici!
-Elle peut toujours rêver, gronda Charlie. Hors de question qu'elle mette un pied dehors, cette fois-ci.
-Ne vous inquiétez pas, j'y veillerais personnellement.
-J'y compte bien.
Je déglutis sous son ton menaçant, tout en acquiesçant vigoureusement. Jasper se pinça les lèvres pour éviter d'avoir un fou rire. Ça l'amusait de me voir craindre Charlie Swan. Mais il faisait flipper quand il le voulait! Je retins un frisson, et mon attention fut accaparée par une Bella rougissante par l'attention que portait ma mère à son égard. Cette dernière adorait Bella, elle était la belle-fille rêvait, comme elle me le disait dès que nous étions seuls tous les deux. Ma fiancée méritait cette attention, mais elle n'était pas habituée à ça. Alice sautait littéralement sur sa chaise quand elle découvrit ce que ma mère avait apporté comme habits plus confortable pour Bella. Je jetai un regard au coin à mon meilleur ami, qui bavait littéralement sur une Alice pétillante.
-Tu as remarqué comme Emmett et Rosalie étaient différents depuis quelques jours? Lui demandai-je.
-Ne m'en parle pas, grommela-t-il en se tournant vers moi. Je les vois se faire des papouilles à la moindre occasion. C'est immonde.
-Et tu ne saurais pas pourquoi, par hasard?
-Ne m'oblige pas à le dire à voix haute, sinon je vais vomir!
Je fronçais les sourcils, surpris par le dégoût dans sa voix. Soudain, une lumière s'alluma dans mon esprit et je restais bouche bée. J'écarquillai les yeux en direction de Jasper, qui confirma d'un hochement de tête mes soupçons.
-Ils ont...? Ensemble?!
-En général, on fait ce genre de chose à deux.
-Ce n'est pas drôle.
-Je n'ai jamais dit que ça l'était.
Nous grimaçâmes ensemble, l'image de Rosalie et Emmett étroitement enlacés. C'est dégueulasse. Maintenant, je vais avoir un mal fou à fermer l'œil. Je frissonnais, quand Charlie prit la parole, gravement:
-Je suis désolé de vous couper dans vos conversations respectif, mais ce que je vais vous dire est très important.
Tout le monde se tut, et regardait le chef Swan avec étonnement. Ça ne présageait rien de bon.
-Qu'est-ce qui se passe papa? S'enquit Bella.
Il se racla la gorge, avant de continuer:
-Je n'ai pas le droit de divulguer l'affaire en cours, et je ne le ferais pas, mais un élément nouveau est survenu dans l'enquête et va être diffusé à la télévision, ce soir.
-Vous avez des pistes sur le tueur en série? Demanda ma mère, inquiète.
-Nous avons mieux que ça. La dernière victime a su nous faire un portrait-robot de son agresseur.
-Vous voulez dire que vous savez qui c'est? S'affola Alice.
-Juste son visage, nous n'avons pas son nom. Je vais vous montrer le portrait qu'on a de lui.
La tension augmenta dans la pièce, alors que Charlie sortit une simple feuille en papier de la poche de son uniforme. Il la déplia et nous la montra. Jasper et moi nous nous décalâmes pour être à côtés des filles, et je fus surpris de la banalité du visage de cet homme. Il avait les cheveux foncés, des yeux malin mais inquiétant, une légère barbe sur ses joues et rien qui puisse le différencier des millions d'hommes habitants les États-Unis. Mais c'est bizarre, il me disait vaguement quelque chose. Soudain, Bella haleta et posa une main sur sa bouche, effrayée. Alerte, je la rejoins rapidement et touchais son visage du bout des doigts.
-Qu'est-ce que tu as Bella? Tu veux que j'appelle un Médecin?
Elle secoua négativement la tête et planta ses ongles dans mon avant-bras. Je retins un gémissement de douleur.
-Quoi? Dis-moi! Tu as mal quelque part?
-N... N... Non, bafouilla-t-elle. Non, je... je... le connais...
J'écarquillai les yeux et tournai ma tête vers le portrait-robot que tenait toujours Charlie entre ses doigts, figé de stupeur.
-Tu l'as déjà vu? Ici, à Seattle?
-O... Oui, souviens-toi, c'est... c'est le mari de mon ancienne patronne... au magasin...
Je me tendis d'un seul coup, alors que les images me revinrent à l'esprit. Oh putain de merde, mais oui! Charlie se réveilla et vint vers sa fille.
-Comment il s'appelle, Bella?
-James... James Hunter...
-Oh mon Dieu! S'écria Alice. Celui qui te faisait froid dans le dos?!
Bella hocha la tête, toujours effrayée. Charlie regarda sa fille comme si c'était un fantôme avant de se relever, abasourdit.
-Le FBI doit être au courant, je reviens.
Il sortit en trombe de la chambre au même moment où mon père et le Docteur Philips arrivèrent à leur tour. Ces derniers nous regardèrent comme deux ronds de flan, en voyant nos airs ébahis sur le visage. Comment a-t-on pu côtoyer ce gars sans se rendre compte de rien?
-Tout va bien? S'enquit mon père.
-Charlie vient de nous apprendre une nouvelle tragique, répondit sa femme. Je t'en parlerais ce soir.
Mon père hocha la tête prudemment, et le Docteur Philips approcha de ma fiancée.
-Bonjour Mademoiselle Swan, la salua-t-il. Comment allez-vous?
-Et bien... je... je vais mieux, bredouilla-t-elle. Je me sens bien.
-Vous me voyez ravis de l'apprendre!
-Vous avez les résultats? Intervins-je, soudain inquiet.
Il hocha la tête et ouvrit le dossier qu'il avait dans les mains.
-Nous avons fait des examens sanguin ainsi qu'un scanner, et j'ai la joie de vous dire que votre tumeur n'a pas grossit.
-Ce qui veut dire? Hésita Bella.
-Que votre corps semble accepter le traitement contre votre maladie, et que si elle continue dans cette voie-là, elle pourrait disparaître.
-Ça veut dire que je vais guérir?
-Il y a de grandes chances.
Les yeux de Bella se mirent à luire d'émotion alors qu'Alice sauta dans les bras de Jasper, tout comme ma mère vers mon père. Je pris la main de Bella dans les miennes, embrassant chaque parcelle de sa peau.
-Je t'ai dit que tout irait bien, souris-je.
Elle hocha la tête et je me penchais pour l'embrassais amoureusement. Bella avait de bonne chance de guérir, et même ce tueur en série ne pourrait gâcher mon bonheur. Je détachais mes lèvres des siennes, sentant ses larmes couler sur ma peau, souriant. Je butinais sa bouche entre deux sanglots, plus heureux que jamais.
-Puis-je vous parler? Me demanda le Docteur Philips, lorsque je me relevais.
Je ne fis pas attention aux regards interrogateurs des autres et acceptais d'un hochement de tête. J'embrassais une dernière fois Bella, lui promettant de revenir rapidement. Elle me caressa la joue d'un geste tendre, et je suivis le Docteur. Il m'emmena dans le couloir et ferma la porte derrière nous.
-Je ne voulais pas annoncer ça devant votre famille, dit-il, c'est quelque chose qui vous concerne, ainsi que Mademoiselle Swan.
-Qu'est-ce qui se passe?
Il ouvrit le dossier et se racla la gorge.
-En d'autres circonstances, j'aurais été absolument heureux de vous annoncer ça mais là...
-Vous venez de dire que sa tumeur était en bonne voie de guérison!
-Ça ne concerne pas la maladie mais... Isabella est enceinte, d'environ 5 semaines.
Ma respiration se bloqua et mes yeux s'écarquillèrent de stupéfaction. Avais-je mal entendu? Je clignais des yeux, passant une main dans mes cheveux, perdu. Oh mon Dieu... Bella était enceinte, elle attendait un enfant de moi. J'aurais été l'homme le plus heureux en temps normal, mais Bella était encore malade, même si c'était en bonne voie qu'elle guérisse et le fœtus va toujours devoir subir les traitements à cause de la tumeur de sa mère. Je n'étais même pas sûr qu'il survive après ça.
-Je suis désolé, Edward, continua le Docteur.
-Je ne peux pas lui annoncer ça, pas maintenant.
-Il le faudra bien, car vous allez devoir prendre la décision, le garder ou non.
Je secouais la tête, désarçonné. Putain de merde! Mais en même temps, j'aurais dû m'en douter, j'aurais dû le voir moi-même. Ses sautes d'humeur, son envie insatiables de sexe et sa fatigue permanente n'étaient pas anodin, bien au contraire. Et maintenant, elle était enceinte parce que j'avais oublié de me protéger. Mais quel con je fais! Je m'arrachais les cheveux, en colère contre moi-même.
-Je vais vous laisser, reprit le médecin. Faite-moi parvenir votre décision le plus rapidement possible.
-Oui, merci.
Il posa une main compatissant sur mon épaule avant de m'en aller. Je restais seul dans le couloir, comme un con, sans oser franchir le pas de la chambre. Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir dire à Bella maintenant?
Lundi 7 février 2011
POV Bella
Le FBI avait placé un policier à ma porte, juste au cas où, mais je n'étais quand même pas rassurée même avec ce dispositif de sécurité. Le tueur en série qui tuait des jeunes femmes dans l'État de Washington était le mari de mon ancienne patronne.J'avais été bouleversée, pas par le fait qu'il aurait pu s'en prendre à moi, ou quelque chose comme ça, mais parce que j'aurais peut-être pu faire quelque chose pour qu'il puisse être arrêté. N'importe quoi. Au lieu de ça, il vagabondait toujours en liberté, la police n'ayant pas réussi à l'intercepter ni à son lieu de travail, ni chez lui ni chez une personne de sa connaissance. Il avait littéralement disparut de la circulation. Son portrait-robot ainsi que les informations récoltées sur lui passaient toutes les demi-heures à la télévision, et Alice m'avait dit qu'il y avait des affiches de lui dans les rues de Seattle. C'était l'homme le plus recherché des États-Unis. J'avais côtoyez un malade mental sans m'en rendre compte. La poisse que j'avais acquise il y a quelques années ne semble pas vouloir me quitter de sitôt. J'avais appris par mon père que mon ancienne patronne, Victoria, était en garde à vue et qu'elle ne comprenait pas pourquoi toute la police du pays était à la recherche de son mari. Ils avaient beau lui expliqué les faits qui lui était reproché, elle niait tout en bloc sur la prétendue culpabilité de James. Après ça, elle n'avait plus ouvert la bouche et avait demandé un avocat. Rien de bien surprenant.
Alors qu'un tueur en série était toujours en liberté, et qu'en plus de ça, je l'avais croisé à plusieurs reprises, me faisant froid dans le dos, je ne pouvais m'empêcher de me sentir... heureuse. Depuis hier, je savais que j'avais de grande chance de guérison, et que je pourrais peut-être reprendre la même vie qu'avant. Sans médicaments, ni Chimiothérapie et ni Radiothérapie, je n'irais plus chaque semaine à l'hôpital. J'allais guérir. Je n'y avais pas cru lorsque le Docteur me l'avait annoncé hier, mais c'était bel et bien réel et rien n'aurait pu gâcher mon bonheur. Quand je l'ai annoncé à mon père, j'ai cru qu'il allait se mettre à pleurer, mais il avait retenu ses larmes et m'avait juste prit dans ses bras. Ça voulait tout dire pour moi, pas besoin de mot. J'allais pouvoir vivre avec Edward, sans me soucier de ma tumeur. Il avait dans un bonheur total quand la nouvelle fut annoncée, m'embrassant passionnément sans se soucier des gens qui nous regardaient. J'avais de nouveau sentit cette lave brûlante déferler dans mon organisme, mais je ne lui avais pas dit car de toute façon, il ne pouvait rien faire contre ça. Malheureusement. Ses yeux pétillaient d'une joie nouvelle, soulagé et plus heureux que jamais, mais ça c'était avant que mon Docteur ne lui demande s'il pouvait lui parler, seul à seul. Je n'avais pas été inquiète, parce que si c'était grave le Médecin en aurait parlé avec moi hors Edward était revenu seul quelques minutes plus tard, la mine grave. Je l'avais vu de suite que quelque chose n'allait pas, mais il avait fait semblant auprès de ses parents et d'Alice et Jasper que tout allait bien. J'avais profité de ce moment pour appeler mon frère pour lui annoncer la nouvelle, et j'avais fait du chantage pour qu'il reste au travail au risque de le perdre. Il m'avait assuré venir le lendemain, et ce matin il était venu à la première heure avec un immense bouquet de fleur pour fête le diagnostic plus qu'encourageant. J'étais contente de le voir ainsi, mais je ne pouvais m'empêcher de penser à la tête d'Edward hier. Il était partit prendre une douche et sa changer à l'appartement il y a environ une heure, il ne devrait plus tarder maintenant et j'allais avoir la réponse à ma question. Justement, alors que j'éteignis la télévision, désespéré d'entendre encore une page spéciale sur le tueur en série, on toqua doucement à la porte et Edward fit son apparition, fraichement vêtu d'un jean et d'un pull col roulé. Je me mordis la lèvre inférieure, ne pouvant m'empêcher de fantasmer sur lui. Encore.
-Salut, me dit-il. Je n'ai pas été trop long?
-Tu sais déjà la réponse à cette question.
Il me fit un bref sourire et vint m'embrasser chastement en enlevant son manteau. L'hiver n'était pas décidé à s'en aller d'aussitôt. Edward s'assit sur la chaise près de mon lit, et accapara ma main immédiatement, le regard bas. Je n'aimais pas le voir comme ça, surtout que je ne savais pas pourquoi il se comportait ainsi. Mon état de santé s'améliorant, il aurait dû être tout sourire, mais au lieu de ça, ses yeux s'étaient fanés brusquement. Ne supportant plus ce silence pesant, je lui pris la joue pour qu'il me regarde.
-Dis-moi ce qui ne va pas, le suppliai-je. Tu es ainsi depuis que le Docteur t'a parlé.
-Ce n'est rien, Bella, je...
-Je sais que ça me concerne, je ne suis pas stupide, le coupai-je. Je veux savoir ce qui te rend si triste, je ne supporte pas de te voir ainsi.
-Je suis trop con!
-Et pourquoi dont?
Il m'enleva la main de sa main et la posa sur mon vendre, doucement, les doigts entremêlés avec les siens.
-Si tu savais à quel point je suis désolée, tellement... J'aurais dû faire plus attention, mais dans le feu de l'action, je n'y ai plus pensé et maintenant...
-Et maintenant quoi? Qu'est-ce que tu as fait pour que tu t'en veuilles autant?
Il resserra sa prise autour de mes doigts, comme s'il voulait se donner du courage. Il prit une inspiration tremblante.
-Tu es enceinte.
Je le regardais droit dans les yeux, pour savoir s'il mentait ou non, mais je ne trouvais pas l'once d'un mensonge dans son regard. Je regardais nos mains liées sur mon ventre, et je ressentis comme une légère vague à l'intérieur, comme si le bébé se manifestait pour approuver les dires de son père. J'attendais un bébé d'Edward. L'information arriva à mon cerveau et mon cœur bondit en mon sein. J'allais être maman.
-Depuis combien de temps? M'enquis-je.
-Environ 5 semaines.
-Le lendemain de noël.
-Oui... Bella, je suis désolé! J'aurais dû me protéger, penser avec ma tête et non...
-Tu ne le veux pas? M'alarmai-je.
-Quoi?
-Tu ne veux pas de cet enfant?
-Ce n'est pas ça, mais...
Je relâchai sa main brusquement, et il me fixa, surpris.
-Bella, tu n'as pas compris ce que je viens de dire.
-Si, j'ai parfaitement compris. Je suis enceinte, de toi, et tu ne veux pas de ce bébé.
Il secoua négativement la tête, soupirant.
-Bien sûr que j'ai envie de ce bébé, avec toi, tu le sais, je te l'ai déjà dit, non?
-Alors quoi? Qu'est-ce que tu veux dire?
-Tu as encore ta tumeur au cerveau, même si elle semble guérir tu dois encore continuer ton traitement, ainsi que tes séances. Je ne suis pas sûr que le bébé, notre enfant, survive à ça. Il y a des médicaments pour ça, mais on ne peut rien garantir.
-Il risque de mourir?
-Il y a des chances qu'il ne supporte pas tes traitements.
-Et si je les arrêtais?
-Tu mourrais bien avant de le mettre au monde, et je refuse ça.
-Alors, qu'est-ce qu'on va faire?
Il soupira, entremêlant de nouveau mes doigts avec les siens, le serrant fort.
-On doit donner notre décision sur l'avenir de ce bébé au Docteur Philips rapidement, afin qu'il puisse prendre toutes les dispositions.
-Qu'en penses-tu?
-Là n'est pas la question, Bella, c'est à toi de prendre cette décision. C'est toi qui doit savoir si tu peux supporter des médicaments en plus, la fatigue de porter ce bébé et imaginer peut-être le mettre au monde en sachant que tu as encore ta tumeur.
-Il y a des chances pour que le bébé soit en bonne santé à sa naissance?
-Il y a des chances pour qu'il soit en bonne comme en mauvaise santé. Cela dépend de la force qu'il va acquérir au fil de son développement. On ne peut pas vraiment le savoir.
-Je veux essayer, Edward.
-Es-tu sûre de toi? Je ne te force à rien.
-Je suis sûre de moi. Je veux le garder.
Il me fit un sourire plus sincère que le précédent et vint m'embrasser doucement, toujours une main poser sur mon ventre. Je répondis à son baiser avec une ardeur nouvelle, entourant sa nuque de mes bras en faisant attention à mes perfusions. Je sentis Edward sourire contre ma bouche et alla mordiller ma lèvre inférieure avec malice. Je gémis faiblement et instinctivement, j'ouvris la bouche pour lui laisser le plaisir de glisser sa langue contre la mienne. Je m'accrochais à lui comme une bouée de sauvetage alors que je sentis son corps s'appuyer doucement contre le mien, perdu dans son désir commun au mien. Je haletai fortement alors que notre baiser s'enflammait doucement mais sûrement sur ce ridicule lit d'hôpital. Je sentis la main d'Edward sur mon ventre glisser jusqu'à ma poitrine, et je me cambrais, demandeuse de plus, quand on toqua à la porte de ma chambre, nous faisant sursauter d'un seul homme. Edward quitta ma bouche, essoufflé et les cheveux en pétard. N'importe qui rentrerait ici, saurait ce qui venait de se passer. Je rougis furieusement alors qu'Esmée entra dans la pièce, souriante.
-Bonjour B... Oh, je dérange peut-être? S'enquit-elle, malicieusement en voyant qu'on arrangeait nos vêtements le mieux possible.
-Maman, pas de commentaire s'il te plait, grommela Edward.
-Je ne ferais jamais ça voyons! Mais tu pourrais quand même contrôler tes hormones.
-Maman!
Elle leva les mains en signe d'abandon.
-Je n'ai rien dit! Mais c'est mignon de vous voir ainsi... Ah, quand je pense à ton père qui...
-Maman! S'exclama Edward, dégoûté.
-Et comment crois-tu que tu es venu au monde, mon bébé? Par l'opération du saint esprit peut-être?
Je ris et Edward me regarda, offusqué. Sa mère arriva derrière lui, et le poussa gentiment pour venir m'embrasser sur la joue pour me saluer. Edward laissa la chaise à sa mère, et vint se poster sur mon lit, délicatement. Je n'étais pas sûr que ce soit le moment d'annoncer à ma futur belle-mère que j'attendais un enfant de son fils, et un coup d'œil à ce dernier m'appris qu'il était d'accord.
-Attendons que tout le monde soit là, me murmura-t-il à l'oreille.
Je hochais la tête et Esmée se mit à parler de tout et de rien, me faisant rire quand elle se moquait de son fils, ou désespérer Edward quand elle divaguait sur son passé avec son père. Ça aurait pu être une mauvaise journée, mais c'était loin d'être le cas.
O*O*O*O
Edward avait décidé de rester dormir avec moi cette nuit, et il était rentré à l'appartement pour récupérer quelques affaires pour la nuit, et des couvertures plus confortable pour moi. Je ne sais pas combien de temps j'allais rester ici, mais tout le monde semblait penser plus à mon confort qu'autre chose. C'était très gênant. Mais, évidemment, je n'avais pas le droit de protester là-dessus. Le Docteur Philips était passé après qu'Esmée soit rentrée chez elle, et nous lui avions donné notre décision sur notre bébé. Il m'avait bien rappelé les risques que l'enfant encourait, ainsi que la possibilité qu'il soit gravement atteint lors de sa naissance, mais je voulais prendre le risque, car c'était le fruit de notre amour, entre Edward et moi. Ce dernier avait du mal à ne pas quitter sa main de mon ventre dénué de forme, et je trouvais ça très touchant de sa part même si je savais qu'il craignait pour mon état de santé. Je n'étais pas dupe. Mais il me faisait en partie confiance, et était quand même heureux de pouvoir être papa. Je n'en prenais pas encore pleinement conscience, même si les infirmières s'étaient affairées autour de moi, comme des miels dans une ruche, et qu'un nouveau traitement m'avait été administré. C'est sûrement parce que ma grossesse ne se voyait pas, mon corps n'avait pas changé au contraire de mes envies ou de mes sautes d'humeur. Maintenant, je comprenais pourquoi j'avais tout le temps envie d'Edward. Je rougis furieusement quand les images de notre folle nuit me revinrent à l'esprit, m'excitant un peu au passage. Je me trémoussais sur mon affreux lit d'hôpital, quand j'attendis un drôle de bruit derrière la porte avant qu'un gros « boum » ne se fasse entendre.
-Edward? C'est toi? Demandai-je, anxieuse.
La porte s'ouvrit lentement, et je savais d'ores et déjà que ce n'était pas mon fiancé. Il toquait toujours doucement à la porte avant d'entrer, et il ne faisait pas un bruit du tonnerre en arrivant. Je me crispais sur mon lit lorsque je vis le policier qui gardait ma chambre, assommé et glissé sur le sol par un homme portant un bonnet et des lunettes. Il déposa sans aucune délicatement le garde inanimé du policier près de la fenêtre et se retourna vers moi, un sourire aux lèvres. Les bips sonores du moniteur s'accélèrent de peur alors que l'inconnu se dévoila en enlevant sa panoplie du parfait criminel. Je retins un cri lorsque se tenait devant moi James Hunter, les yeux illuminés par un éclat pervers. Oh mon Dieu!
-Bonjour ma douce Isabella, roucoula-t-il. Si tu savais depuis le temps que j'attends ce moment.
Avant qu'on ne me tue, je tiens à féliciter mlca66 qui avait deviné que Bella était enceinte! Je sais ce que je fais sur ce sujet-là, ne vous inquiétez pas. Maintenant, envoyez-moi vos menaces de mort, je suis prête.
Beaucoup de personnes craignaient que James kidnappe Bella, et bien maintenant c'est chose faite. Je tiens à dire que cette partie de l'histoire est prévu depuis que j'ai commencé à écrire cette fiction, et rien ne me fera changer d'avis sur la suite. Peut-être que vous allez être surprise, ou non, mais je rappelle que rien n'est joué et que tout peut basculer d'un moment à un autre.
À bientôt et prenez soin de vous,
Clairouille59.
