Bonjour tout le monde,

Et voilà, voici le dernier chapitre de cette fiction après de longs longs longs mois d'écriture de ma part. Mais n'oubliez pas qu'il y a un épilogue, alors ne pleurez pas maintenant! ;-)

La fin que j'ai choisit va surprendre tout le monde, voir que chacune d'entre vous voudra me tuer après leur lecture, mais je prend le risque. Quand j'ai commencé à écrire « Condamnées à mourir », j'avais déjà cette fin de chapitre en tête. Vous allez penser que la fin est bouclée, mais comme j'ai dit à beaucoup de personne en réponse à leurs reviews, il faudra attendre jusqu'à l'épilogue, pour avoir le fin mot de cette histoire.

Il y a eu beaucoup d'avis sur les résumés de mes prochains écrits, et je vous dirais, dans la note de l'épilogue, ce que j'ai choisit de publier en premier.

Une petite question... Personne n'a compris que James avait kidnappé sa demi-sœur, Renesmée? Cette dernière est le fruit du viol de Renée et du père de James, donc en toute logique, c'est bien sa demi-sœur! Ça n'a fait réagir personne? De plus, le fait que Renée n'est rien vu sur sa grossesse c'est parce qu'elle a fait un déni de grossesse, j'avais oublié de le préciser la dernière fois.

Réponses aux personnes sans comptes:

-Izzie: J'espère que je n'ai pas été trop longue pour la suite, mais j'ai un doute... Bisous!

-Felicitie: Il faut toujours avoir de l'espoir, même pour un cas aussi désespéré que la fin de mon chapitre. Je suis sadique, certes, mais j'ai quand même un coeur. Je suis très touchée par tout tes compliments, merci infiniment! Bisous!

-Fanfan: Je ne sais pas si je suis « la reine du sadisme », mais j'adore coupé à des moments improbables, surtout pour faire languir mes lecteurs. C'est presque ma marque de fabrique. Tout le monde se demande s'il y aura une fin heureuse ou non, et je peux te dire qu'il faudra attendre l'épilogue pour avoir cette réponse. Bisous!

-ocenanny et emilie: Je suis sadique, et je suis fière de l'être! Enfin, je le suis juste pour mes écrits, rien de plus. Bisous!

-Elo: De la torture, rien que ça? Je risque d'être choquée un bon moment après ça, alors pas sûr que j'écris la suite de ma fiction avant un bon moment. ;-) Il faut bien que Tanya sert à quelque chose à part montrer ses faux seins, n'est-ce pas? Et même si dans les vrais livres, on ne la voit rarement, j'ai lu tellement de fiction sur Twilight que maintenant elle m'énerve! Renée et Phil ne sont pas méchants à la base, alors je voulais juste que vous puissiez comprendre ce qui s'est vraiment passé, même si le rejet de Renée et le dégoût de Phil envers Bella et Emmett ne sont pas pardonnables. Je ferais de mon mieux pour éviter les microbes, promis! Bisous!

Mille merci à: Bibiche031, Paulipopo, Grazie, nini38, Maud, Izzie, indosyl, Felicitie, jessiimelii, canada02, Fanfan, bellaeva, Anais88, Guest, ocenanny, mmccg, emilie, Elo et Cotale×3 pour vos reviews.

Merci à: marjopop's, lelene972, Mixetremix, Moonmord, skeneme, robstenfanfic, Sire-Bound08, LaskaDavel, Cotale et Lily-Em'-Twins pour m'avoir mise en alert/favori story et/ou alert/favori author.

Disclaimer: Tout les personnages appartiennent à S.M.

Un grand merci à So-Kate pour sa correction! (L)

Je vous souhaite une bonne lecture!

Chapitre 35: Tout est bien qui finit mal

Vendredi 25 Février 2011

POV Edward

J'avais l'impression d'être un lion en sa cage, tournant en rond. Je faisais les cent pas depuis des heures maintenant, et même si j'aurais dû être assommé par le sommeil, ce n'était malheureusement pas le cas. J'étais en pleine forme, et j'étais persuadé que je pouvais faire le marathon de New York sans aucun problème.

-Arrête de faire les cent pas, Edward, grogna Jasper, tu me donnes mal à la tête.

Je lui lançais un regard des plus noirs, tout en continuant de marcher de long en large, car je n'avais que ça à faire. Les heures avaient défilé à une vitesse ahurissante. Je me revoyais encore dans la voiture du FBI, roulant à toute allure pour poursuivre James Hunter qui avait pris la fuite...

Flashback, quelques heures plus tôt

Les sirènes du véhicule hurlaient au-dessus de moi, ainsi que sur les autres voitures des forces de l'ordre qui prenaient en chasse la voiture de ce salopard. Connard! Quand nous étions arrivés chez lui, quelques minutes plus tôt, la maison était vide et la porte d'entrée grand ouverte. Il n'en fallut pas plus pour comprendre qu'il avait pris la fuite, emmenant Bella dans son sillage. Quelques hommes, lourdement armés, étaient restés là-bas, ainsi que des gars de la police scientifique afin de prendre des preuves, des photos et je ne sais quoi d'autres. Pour l'instant, je m'en foutais de ça. Tout ce que je voulais, s'était récupéré Bella et notre bébé sain et sauf.

-Vous ne pouvez pas accélérer? Grogna Charlie, à mes côtés.

Personne ne prit soin de le répondre, ce qui l'agaça fortement. L'agent du FBI derrière le volant était concentré sur la route, tandis que son coéquipier sur le siège passager était au téléphone, parlant à vive allure. Ils s'en foutaient complètement de nos gueules. Puis, soudain, on entendit des bruits de crissements de pneus. Je bondis sur mon siège, le cœur au bord des lèvres. C'était Bella. La voiture prit de l'allure, suivant les trois autres véhicules qui nous précédaient. Ce que je vis me donna envie de vomir. Une voiture grise d'un modèle récent était arrêtée au milieu de la route, dans le sens inverse de la circulation, les deux portières avant grandes ouvertes. Notre voiture s'immobilisa et les deux flics sortirent, ainsi que Charlie, arme à la main.

-James Hunter! Cria un agent du FBI. Lâchez votre arme, ou on ouvre le feu!

-Dégagez ou je la bute sous vos yeux! Hurla James.

-Ne faites pas de bêtises, lâchez votre arme et je vous promets que rien ne vous sera fait.

J'essayais de voir la scène de la fenêtre, mais la voiture n'était pas dans le bon sens. Sans demander l'avis de personne, je sortis de la voiture et bon cœur rata un battement. Bella était là, allongée sur la route, en train de ramper vers nous alors que son ravisseur hurler après les policiers qui le cernaient. Elle vit d'abord son père, qui menaçait James Hunter de son arme, puis leva les yeux, et nos regards se croisèrent. Je sentis mes yeux s'humidifier, tout comme les siens, et lorsque je voulus aller à sa rencontre, un policier m'en empêcha.

-Lâchez-moi! Protestai-je.

Il n'eut pas le temps de répondre, car James Hunter pointa son arme vers Bella et le temps fut en suspens. Bella écarquilla les yeux, lorsqu'il vit que je regardais au-dessus d'elle et le coup partit.

-NON! Hurlai-je.

Mais alors que je m'attendais à ce que Bella s'effondre au sol, ce fut James Hunter qui fut touché. Un policier lui avait tiré en plein dans le thorax, et, stupéfait, ce dernier ouvrit grand la bouche, tomba à genoux sur le macadam, du sang coula de son torse. L'instant d'après était trop flou. La sirène des ambulances se fit entendre, Bella fut éloignée et le décès de James Hunter fut prononcé.

Fin du Flashback

C'était un soulagement de savoir Bella saine et sauve, qu'elle allait bien et que ce malade de James Hunter ne fera plus jamais de mal à personne. Mais, aucun Médecin, même avec l'influence de mon père, ne nous laissait la voir. Ils lui faisaient des tests, afin de savoir si tout allait bien et des agents du FBI étaient venus l'interroger. Évidemment, tout le monde avait protesté, voulant être les premiers à la voir, mais ils n'avaient pas cédé. On était obligé d'attendre comme des cons.

-Carlisle, tu ne peux pas...? Commença ma mère.

-Non, soupira pour la énième fois ce dernier. Je suis trop impliqué et Bella est ma belle-fille. Le chef de l'hôpital me l'a bien fait comprendre tout à l'heure. J'ai tout juste le droit de faire mon travail auprès des autres patients.

-Mais putain! Cria Emmett, se levant d'un bond. Est-ce que quelqu'un va finir par nous dire comment elle va?!

Et, comme par miracle, un docteur, que je ne connaissais pas, sortit de la chambre de Bella, un dossier en main. Tout le monde se leva d'un même mouvement, et nous nous avançâmes vers lui, impatients. Grand-père n'avait pas pu être là, car sa santé devenait de plus en plus fragile. Une infirmière restait avec lui lorsqu'on n'était pas là, et on lui avait promis de le tenir au courant. Le Médecin se racla la gorge, et ouvrit le dossier qu'il tenait entre ses doigts.

-Elle va bien, commença-t-il, soulageant tout le monde. Mademoiselle Swan est juste très fatiguée, et le fait qu'elle n'ait pas eu un traitement adéquat pour sa tumeur la rend encore très fragile. Elle doit beaucoup se reposer, et reprendre des forces pour elle et son bébé.

-Son... Son quoi? Bafouilla Charlie, regardant le docteur comme si c'était un extraterrestre.

-Vous n'étiez pas au courant? Je suis désolé!

Tout le monde me regarda, les yeux grands ouverts attendant que je parle. Je roulais des yeux, tapant du pied.

-On l'a su peu avant... que tout ça n'arrive, expliquai-je rapidement. On voulait vous le dire, mais on n'a pas eu la possibilité. Est-ce qu'on peut la voir?

-Tu... Tu es en train de me dire que... que je vais... être grand-mère? Murmura ma mère, sur le point de s'évanouir.

-S'il te plaît, maman, pas maintenant! On aura tout le temps pour ça. Docteur, est-ce qu'on peut la voir?

-Mon Dieu, Carlisle, il faut que je m'asseye.

Je me retins de balancer mon poing contre un mur alors que mon père aidait sa femme à s'asseoir sur une des chaises en plastique du couloir. Ce n'était pas le moment! Charlie alla aussi s'asseoir, sonné.

-Je vais être marraine! S'écria soudainement Alice. Emmett, tu vas être Tonton!

-Pourquoi je ne serais pas le parrain? Protesta ce dernier.

-Et pourquoi je ne serais pas la marraine? Contredit Rosalie, les mains sur les hanches.

-Et moi? Ajouta Jasper. Je compte pour du beurre?

J'avais une famille de cinglés. Je pris le docteur par les épaules et le regardais droit dans les yeux.

-Est-ce que je peux voir Bella, s'il vous plaît? Demandai-je, suppliant.

-Euh... Oui, oui bien sûr, répondit-il, surprit par ce qui se passait autour de lui. D'habitude je dis qu'une seule personne peut y aller, mais vu la situation...

-Merci beaucoup.

Il ne fallait pas me le dire deux fois. Je contournais le Médecin et filais droit vers la porte de la chambre de Bella. J'allais enfin la revoir. Ma respiration s'emballa alors que je tournais la poignée de la porte, le cœur battant. Je crus défaillir lorsque je la vis, allongée sur cet affreux lit d'hôpital, vêtue d'une blouse toute aussi affreuse et souriante comme jamais. Je refermais de suite la porte et fis quelques pas avant de me figer, comme un imbécile heureux. Bella était là, toujours aussi belle, comme lorsque je l'ai vu la dernière fois, des semaines plus tôt. Son teint pâle, ses longs cheveux bruns, son sourire magnifique et ses grands yeux marron expressifs. Elle était d'une beauté inégalable. Elle était peut-être un peu trop mince, était reliée à plusieurs moniteurs, mais elle était superbe. Doucement, elle leva une main vers moi et la posa sur mon avant-bras, m'envoyant des milliers de décharges électriques.

-Je suis là, me dit-elle, simplement.

Je me mis à sourire comme un idiot, avant d'entrelacer ses doigts avec les miens. Sa peau avait toujours la même douceur incroyable. Ses yeux transpercèrent les miens et il ne m'en fallut pas plus pour combler l'espace qui nous séparait. Je m'assis sur le bord de son lit et posais nos mains enlacées sur son ventre, là où grandissait notre enfant.

-Elle aussi, elle va bien, reprit Bella.

-Elle? Répétai-je.

-Je suis sûre que ça sera une fille.

-Je dois mettre ça sur le compte de l'instinct maternel?

Elle me fit un sourire éblouissant, et je me penchais pour poser mon front contre le sien. Sa respiration s'emballa, comme avant, et elle était impatiente, comme avant.

-Va pour une fille, alors.

Elle rit doucement, et j'écrasais littéralement mes lèvres contre les siennes. Nous gémîmes tous deux en même temps, tellement cette simple action nous avait manqué au-delà de la raison. Sa bouche était douce, tendre et sucrée, rien n'avait changé, tout était comme avant. Bella enfouit une main dans mes cheveux et tira violemment dessus, me faisant sourire. Toujours aussi exigeante. Je mouvais mes lèvres contre les siennes, cherchant sa langue pour étouffer cette soif d'elle que je n'avais pu étancher depuis des semaines. Elle répondit sans aucune hésitation à mon appel, se relevant quelque peu du lit. Doucement, je l'emmenais vers moi et frissonnais en sentant son corps chaud contre le mien, faisant attention à ses perfusions. Les souvenirs affluèrent dans mon esprit. Nos deux corps entrelacés, nos lourdes respirations, nos gémissements, les mots susurrés à l'oreille... Mon désir pour elle n'avait pas changé, et même si ce tragique épisode de nos vies sera toujours présent, nous aurions toujours la possibilité de construire notre avenir, ensemble. À bout de souffle, je m'écartais d'elle, haletant.

-Je t'aime, soufflai-je.

Je lui caressais le visage du bout des doigts, comme si ce n'était qu'une illusion qui allait disparaître d'une seconde à l'autre. Ses yeux brillèrent d'émotion, m'imitant en touchant mon visage.

-Moi aussi je t'aime, tellement...

Je repris sa bouche pour un baiser fougueux, la faisant s'allonger sur le lit. Elle était là, en vie, ainsi que notre enfant. James Hunter n'était plus de ce monde, et rien ne pourra nous empêcher de vivre notre vie. Absolument rien.

Samedi 26 Février 2011

Les dernières heures avaient été très éprouvantes pour Bella. Toute la famille lui avait rendu visite, deux par deux, criant de joie, pleurant de soulagement et j'en passe. Ma fiancée faisant en sorte de rassurer tout le monde, et rougissait lorsqu'on parlait du bébé qui grandissait dans son ventre. Plus d'une fois, je dus freiner ma mère et Alice lorsqu'elles parlaient de faire les boutiques, et pensaient à emménager, ou plutôt à finir d'aménager la seconde chambre. Elles étaient folles. Les hommes étaient plus en retrait pour ce qui est du nouveau-né, si on exceptait les regards meurtriers que me lançaient Charlie à la moindre occasion. Ce n'était pas prévu que Bella soit enceinte! Pour l'instant, je n'avais pas eu le droit à un sermon en bonne et de la forme, mais quand Bella ira mieux et qu'elle sortira d'ici, j'étais sûr que je n'allais pas y échapper. Malheureusement.

Le FBI avait de nouveau rendu visite à Bella, et pour la première fois depuis que je l'avais retrouvé, j'ai dû sortir de sa chambre d'hôpital. J'avais cédé, mais à contre cœur. D'après les collègues de Charlie, nous savions que l'enquête était presque terminée, vu que tout tournait autour de James Hunter. Il n'y aurait pas de procès vu que l'accusé était mort. Mais, au-delà de l'enquête sur les meurtres de plusieurs jeunes femmes et le kidnapping de Bella, il y avait une chose qu'on ne lui avait pas parlée; le retour de Renée et Phil. Ces derniers n'avaient pas voulu venir à l'hôpital, et je suppose qu'ils avaient peur de la réaction de Bella, et que ça pourrait nuire à sa santé. Et puis, il y avait cette fameuse histoire avec Renesmée, le déni de grossesse de Renée. Tout était compliqué à gérer pour tout le monde, mais principalement pour les intéressés. Je craignais le moment quand Bella sera au courant.

Les visites étaient terminées depuis longtemps maintenant, tout le monde était retourné chez soi, heureux et soulagé que Bella et le bébé aillent bien. Par je ne sais quel miracle, j'avais eu l'autorisation de rester auprès de Bella pour les prochaines nuits où elle devait rester à l'hôpital, à sa plus grande joie. Ma mère m'avait rapporté des vêtements de la maison cet après-midi, et quelques petits trucs pour Bella. Je n'avais pas pu m'empêcher de la sermonner lorsqu'elle rapportait un gros ours en peluche pour son petit-fils, ou petite fille, à venir. Ça allait être le bébé le plus gâté de Seattle. Bella avait juste souri de remerciement, embarrassée. Elle aurait aimé qu'on leur annonce d'une autre manière, que par un Médecin qui n'avait pas tenu sa langue. Je soupirais face à la maladresse de ce docteur, et sortis de la salle de bain adjacente à la chambre d'hôpital. Ce n'était pas le grand luxe, mais tant qu'il y avait Bella, c'était le principal à mes yeux. Je souris en la voyant tirer sur les oreilles de l'ours en peluche, posé sur ses hanches. Mais, il y avait un petit quelque chose dans son regard qui n'allait pas. Je m'approchais d'elle, et m'assis aux bord du lit.

-Tout va bien? M'enquis-je.

Elle leva les yeux vers moi, souriant faussement.

-Oui, ça va. Tu viens de coucher près de moi?

Je roulai des yeux face à son mensonge et par sa demande. Comme si j'allais m'éloigner d'elle! L'hôpital nous avait fourni un lit de camp, mais sincèrement, il n'allait guère servir. Je fis le tour du lit et Bella posa l'ours sur la table de chevet tout en se décalant un peu. Elle grimaça sous l'effort, m'exaspérant au passage. Je finis de l'aider, afin qu'elle soit bien installée et surtout que ses perfusions ne lui fassent pas mal en s'arrachant et me glissaient sous les droits. Je frissonnais lorsque sa chaleur naturelle me percuta de plein fouet, me ravissant au plus haut point. Enfin chez moi. Bella vint se poser sur moi, sa tête sur mon torse et un bras barrant mon ventre. J'embrassais son crâne amoureusement, et caressais son bras dénudé du bout des doigts. J'eus la satisfaction de la sentir frémir à mon toucher.

-Est-ce qu'il va y avoir un procès? Demanda-t-elle, dans un souffle de voix.

-Toutes les preuves l'accusent, mais il est mort.

-Il sera quand même jugé coupable, n'est-ce pas?

-Oui. Le FBI nous ont dit que les familles auront de quoi faire leurs deuils.

-C'est le principal.

Je hochais la tête, confirmant ses dires. Les familles n'auront pas à subir l'épreuve d'un procès, et le meurtrier était mort. Justice était faite.

-Et Victoria? Reprit Bella. Est-ce qu'elle va rester en prison?

-Je ne sais pas, c'est encore flou autour d'elle pour le FBI.

-Je suis sûre qu'elle n'a rien fait, elle était réellement amoureuse de... son mari, mais pas au point d'être complice de meurtre.

-Moi non plus, je ne pense pas qu'elle soit capable de ça, mais ce n'est plus de notre ressort.

-Je sais.

Elle soupira et enfouit son visage contre mon torse. Doucement, je massais son cuir chevelu, la faisant gémir de plaisir. Elle adore toujours ça. Hormis la satisfaction de la sentir contre moi, saine et sauve, ainsi que le bébé, je savais que quelque chose n'allait pas et quoi de plus normal lorsque vous avez passé près de trois semaines avec un détraqué? Bella n'avait pas voulu voir un psychiatre de l'hôpital, le Docteur qui la prenait en charge nous l'avait dit. Mais, par expérience professionnel, et ayant vu des jeunes femmes dans des situations similaires à Bella, je savais que ce n'était pas une bonne chose. Pas une bonne chose du tout. Tout garder en soi, et ne rien dire à personne n'allait pas l'aider, bien au contraire. Je ne pouvais pas la forcer à me parler, ou même en discuter avec quelqu'un d'autre, car la connaissant, elle allait se braquer et se murer dans le silence. Bella était bien trop normale alors qu'elle s'était faite kidnappée, séquestrée et vu son bourreau se faire tuer. Cette dernière dessinait des arabesques sur mon estomac, complètement ailleurs.

-Lorsque j'étais là-bas, murmura-t-elle soudainement, j'ai cru que j'allais mourir. Pendant longtemps, il ne me faisait rien, il se contentait de me donner à manger ainsi que mes médicaments, et il repartait tout de suite après.

Je me figeais, ne voulant pas qu'elle s'arrête dans sa lancée. Elle parlait. Je ne sais pas si elle avait attendu tout ce temps pour parler avec moi, mais sa langue se déliait.

-Je ne prenais jamais les médicaments qu'il me donnait, car je savais que ce n'était pas bon pour le bébé, et je ne savais pas vraiment si c'était de vrais médicaments ou non. Quand il était parti, j'allais les jeter dans les toilettes, il y avait une salle de bain à côté de la cave où je me trouvais.

Elle reprit une respiration, tremblante avant de continuer:

-Et puis, un jour il m'a raconté pourquoi j'étais là et ce qu'il attendait de moi. Je n'osais pas ouvrir la bouche, mais à un moment, je lui ai répondu et... il m'a giflé avant de... se mettre à califourchon sur moi. J'ai cru qu'il... qu'il allait... mais on a sonné à la porte, et il est parti... Mais, quelques jours plus tard, il est revenu et il était très en colère. Il m'a dit qu'il t'avait téléphoné, et après il... il m'a demandé où était la bague et a commencé à me fouiller, car je l'avais caché dans ma poche de jeans. Il m'a encore frappé, et... et il a voulu... que je lui fasse plaisir... J'avais tellement peur, j'avais tellement mal et je refusais de perdre le bébé... Je lui ai dit que j'étais enceinte, et il m'a lâché. Il était choqué, je crois, et il m'a laissé tranquille... Enfin, jusqu'à vendredi, après tu connais l'histoire.

Mes mains formèrent des poings de rage. Comment avait-il pu la toucher ce connard?! Bella ne me regardait pas, alors il ne pouvait pas voir à quel point j'étais dans une rage noire. Pas contre elle, bien sûr que non, mais contre cet être qu'il a osé la toucher, voulut profiter d'elle, l'a giflé... Il avait de la chance d'être mort d'une simple balle, car si ça avait été moi, il aurait souffert pendant des heures avant que je ne le laisse agoniser dans son sang.

-Tu ne dis rien, me dit Bella.

-Ça ne veut pas dire que je n'en pense pas moins. Mais, tu as besoin que je t'écoute, pas que je me mette en colère.

-Tu es en colère... contre moi?

-Quoi?! Bien sûr que non! Qu'est-ce qui te fait penser une chose pareille?

Elle ne répondit pas, et, agacé, je la fis se relever de façon à ce que je vois son visage. Je tressaillis en voyant des larmes couler le long de ses frêles joues blanches. Je les séchais du bout des doigts.

-Oh, Bella... murmurai-je, peiné. C'est contre lui que je suis en colère, contre lui que j'ai envie de meurtre, pas contre toi. J'ai imaginé mille scénarios dans mon esprit, j'avais toujours peur qu'il t'arrive quelque chose, qu'il te fasse du mal, qu'il vous fasse du mal...

Je posais mon autre main sur son ventre, doucement.

-J'ai cru mourir, sanglota-t-elle tout à coup. Quand il me frappait, dans la voiture avec son arme... Je ne pouvais pas, je ne voulais pas...

-Chut, Bella, c'est fini maintenant.

J'embrassais chaque larme qui coulait, tout à lui caressant son visage humide. Elle laissa échapper toutes les larmes, toute cette peur et cette colère qu'elle avait gardée en elle depuis des semaines. Bella s'effondra dans mes bras, pleurant comme jamais je ne l'avais vu faire jusqu'à maintenant. Les vannes étaient enfin ouvertes.

-Tu as si courageuse, lui murmurai-je à l'oreille. Tu es en vie, tu as su garder notre enfant en vie, Bella, et c'est une chose que peu de monde croyait possible. Même si j'ai imaginé le pire, jamais, jamais je n'ai pensé que tu étais morte car tu es la femme la plus têtue et la plus courageuse que je n'ai jamais rencontrée.

Elle rit tout en pleurant, me faisant tendrement sourire. Je la serais fort dans mes bras, faisant attention à ses perfusions, la berçant pour la rassurer, pour lui dire qu'elle n'était pas seule et que tout le monde était là pour elle. Si courageuse. Je savais qu'il y avait des choses qu'elle me disait pas, peut-être qu'elle avait trop honte ou quelque chose d'aussi stupide, mais elle avait du temps pour se confier, à moi ou quelqu'un d'autre. J'enfouis mon visage dans ses cheveux, souriant lorsque l'odeur de son shampoing à la fraise me vint aux narines. Une odeur rassurante. Puis, soudain, Bella se décala de façon à ce que son visage soit tout contre mon cou. Son souffle percuta ma peau et un frisson s'abattit sur moi. Trop tentante pour son propre bien. Puis, comme je m'en doutais, sa bouche alla se coller contre ma gorge, la dévorant de baisers brulants. Je gémis impunément, mon sang bouillonnant déjà dans tout mon organisme.

-Bella... On ne peut pas... soufflai-je, à demi-conscient de ce que je disais.

-Ce serait une façon naturelle de nous retrouver, répondit-elle, le plus simplement possible.

-Tu es encore fragile et... et... tu es reliée à plusieurs moniteurs...

-Enlève-les-moi.

-Non, les... les infirmières viendraient immédiatement dans... dans la chambre. Bordel, Bella!

Elle venait de me morde la gorge violemment, attisant mon désir. Merde, un jour elle aurait ma peau et elle le savait pertinemment. Ensuite, sa langue vint lécher la morsure, me mettant dans un état pas possible. Si je ne reprenais pas rapidement la situation en main, j'allais perdre le contrôle et ce n'était pas une bonne idée à l'heure actuelle.

-On est dans un hôpital, Bella, ce... ce n'est pas l'endroit adéquat pour ça...

Elle releva la tête vers moi, les sourcils froncés. Je déglutis sous son regard noir.

-Donc, tu ne veux pas, conclut-elle.

Je passais un bras autour de sa taille et la collais contre moi, la faisant hoqueter de surprise. Je levais un sourcil, attendant sa réaction. Oh que si j'avais envie d'elle, et mon corps parlait de lui-même.

-Tu as la réponse à ta question? Lui dis-je.

J'aurais cru que ça la dissuaderait, mais ce fut le cas inverse. La seconde d'après, elle se mit à califourchon sur moi et attaquait mes lèvres comme une affamée. Pris de cours, je ne réagis pas de suite et ça ne lui plut pas, apparemment, car elle commença à appuyer son bassin contre le mien. Elle savait comment y faire, et ça me laissait peu de porte de sortie. Ma virilité, plus qu'heureuse de cette attention, me lançait douloureusement contre mon jogging que je mettais pour dormir, supprimant le peu de neurones qu'il me restait au passage. Bella mordilla ma lèvre inférieure et ce fut de trop. Mes mains agrippèrent respectivement sa hanche et son visage, et je lui rendis son baiser avec toute l'envie qui s'était accumulé depuis des semaines. Je sentis Bella sourire contre ma bouche, mais je prendrais conscience des conséquences plus tard. Je glissais ma main sous son affreuse blouse d'hôpital, toujours plus haut sur sa jambe alors que ma langue agaçait la sienne. Bella avait déjà trouvé le chemin pour enlever mon tee-shirt, quand quelqu'un s'écria:

-Oh mon Dieu!

Nous nous décollâmes l'un de l'autre, pour voir une infirmière d'un certain âge, que je connaissais vaguement de vue, mettre ses mains devant les yeux, choquée. Bella rougit violemment, prenant conscience dans quelle position l'infirmière venait de nous voir, me faisait rouler des yeux. Je lui avais dit, mais elle ne veut rien écouter. Je me mis à sourire, allant embrasser une de ces joues rougis, plus heureux que jamais.

Dimanche 27 Février 2011

POV Bella

J'étais vivante. Aussi idiot soit-il de se dire ça à soi-même, c'était la vérité. Je pouvais sentir mon cœur battre dans ma poitrine, mes poumons se dilater à chaque goulet d'air, bouger mes membres. J'étais en vie. Je ne savais pas si c'était Dieu qui en avait décidé ainsi, ou simplement parce que c'était mon destin de vivre encore un peu plus, mais dans tous les cas, c'était la vérité. Mon bébé aussi, était sain et sauf. Lorsqu'on m'avait emmené à l'hôpital, c'était la première chose que j'avais demandée, je m'en fichais éperdument de savoir si j'avais une côte cassé, ou une insuffisance en calcium, tout ce que je voulais c'était de savoir s'il était encore en vie, dans mon ventre. Lorsque j'avais entendu son cœur battre, grâce à l'échographie que m'avait faite un Docteur, toute la peur que j'avais pu ressentir depuis des semaines s'était envolée, comme par magie. Il était vivant. Enfin, pour moi j'avais la certitude que c'était une petite fille, ça m'était venu soudainement et sans aucune explication. Je ne savais pas le prénom que j'allais lui donner, ni même comment il ressemblera, mais je pouvais juste affirmer que c'était une fille.

Après ça, tout avait passé à une vitesse hallucinante. On m'avait fait des tests, le FBI était venu pour un contre-rendu de ce qui s'était passé pendant ses quelques semaines, les Docteurs étaient encore venus me voir, puis se fut autour d'Edward et de ma famille. Tout allait vite. Ce n'est que le lendemain, hier, que j'avais pu un peu me repérer dans le temps et profiter d'Edward. J'aimais le reste de ma famille, mais Edward m'avait manqué au-delà du possible, et lui, il ne se sentait pas obligé de me faire la conversation à tout bout de champ. Les autres, ils m'assaillaient de questions sur moi, sur le bébé, savoir si j'allais bien, s'il me fallait quelque chose et je ne sais quoi d'autre. Trop de questions d'un coup. Edward, lui, me tenait la main, me prenait dans ses bras mais restait calme et souriant. Il n'avait pas cette lueur d'inquiétude qu'avaient les autres, lui, il était juste heureux de me voir. Il ne m'obligeait pas à faire quelque chose, il restait juste auprès de moi. C'est sûrement pour ça que je lui avais raconté ce qui s'était passé pendant ses semaines de captivité, hier soir. Je n'y étais pas contrainte, ce n'était pas le moment mais c'était sorti tout seul. Ça m'avait fait du bien.

Plongée profondément dans mes pensées des dernières heures que j'avais vécues, je n'avais pas entendu la porte s'ouvrir et se refermer de suite après, ni le bruit des pas qui s'approchait. Je me crispais, me remémorant le jour où James était entré dans ma chambre, avant de me détendre et voyant Edward revenir de la cafétéria de l'hôpital. Il plissa les yeux dans ma direction, suspicieux.

-Tout va bien? S'enquit-il.

-Oui, oui... Ça va, répondis-je.

Il fronça les sourcils, guère heureux que je lui mens une fois de plus sur mon état de santé.

-Ne t'ai-je pas dit que tu ne dois jamais me mentir, Isabella?

J'écarquillai les yeux dans sa direction, surprise. Il ne m'appelait jamais par mon prénom en entier.

-Comment... Comment est-ce que tu m'as appelé?

Il eut un sourire diablement sexy avant de rire à gorgée déployée. Les moniteurs qui étaient reliés à moi s'emballèrent d'eux-mêmes, et j'essayais tant bien que mal de trouver de bouton d'appel d'urgence.

-C'est ça que tu cherches? Se moqua-t-il.

Il tenait entre ses doigts ce que je cherchais, et je commençais à réellement paniquer. Qu'est-ce qui lui prenait?

-N'ai pas peur, ma douce Isabella, susurra-t-il, je suis sûr que tu vas adorer ce que je vais te faire...

Sous mes yeux, Edward se transforma en James Hunter, et le cri que je voulais pousser se bloqua dans ma gorge. Oh non! J'essayais de bouger, afin de sortir du lit, mais j'y arrivais pas, j'étais encore trop faible pour ça. James s'approcha de moi, les pupilles dilatées par le désir, et vint me caresser la joue. Je le repoussais, et d'un geste rapide, me giflai fortement. Je gémis de douleur, et commençais à pleurer. Soudain, il sortit le couteau qu'il m'avait fait montrer dans la cave, celui de son père, et le brandit au-dessus de moi, de mon ventre.

-C'est pour avoir osé me mentir, Isabella!

Il leva le couteau, et au moment où la lame aurait dû me transpercer le ventre, je me réveillais en sursaut, la sueur collant la blouse d'hôpital tout contre ma peau, et Edward perché vers moi, inquiet. Il repoussa mes cheveux humides, me faisant tressaillir.

-Bella, tout va bien, me rassura-t-il. C'est moi, Edward.

-Edward...

Il me sourit, et j'éclatai en sanglots. Stupéfait, il marqua un temps d'arrêt avant de me rejoindre dans le lit et de me prendre dans mes bras. Il embrassa mon crâne amoureusement, murmurant des paroles rassurantes.

-Tu as fait un cauchemar, mais tout va bien maintenant.

Je m'accrochais à son pull comme une bouée en pleine mer, chamboulée. Ce n'était qu'un cauchemar. J'essayais de reprendre une respiration quelque peu normale, quand on toqua à la porte de ma chambre. Je sursautais violemment contre Edward.

-Ça doit être la famille, ne t'inquiète pas, me chuchota ce dernier. Entrez!

Alice entra, toute joyeuse, aux bras de Jasper, accompagnée d'Emmett, Rosalie, Charlie et Esmée. Seul Carlisle manquait à l'appel, il devait travailler. Tout le monde se figea en me voyant accrochée comme une perdue à Edward, paniquée.

-Qu'est-ce qui s'est passé? Demanda Charlie, en s'approchant.

-Elle a fait un cauchemar, expliqua Edward. Elle va tout juste de se réveiller.

-Je vais bien, intervins-je. C'était un stupide cauchemar, ce n'est rien.

-Les cauchemars sont loin d'être stupide, dit Jasper, sérieux.

- Ramène pas ta science! Râla sa soeur.

-J'exprime juste mon opinion, très chère.

-Vous n'allez pas commencer, tous les deux, soupira Esmée. Bella doit se reposer.

Les deux intéressés se fusillaient du regard, me faisant sourire un peu. Lentement, je détachais mes doigts du pull d'Edward, l'esprit revenu dans le droit chemin. Ce dernier me caressa le visage d'un geste tendre et vint s'asseoir au bord du lit. Alice investit déjà l'autre bord de lit, souriante, pendant que les autres s'installaient ailleurs, ou restaient debout.

-Comment va ma nièce? Sourit-elle.

-Ça peut aussi être un garçon, marmonna mon frère.

-Bella a dit que ça sera une fille, intervint mon fiancé, et je la crois.

Emmett roula des yeux, blasé.

-Je suis sûre que ça sera une fille, et j'ai rarement tort.

Jasper roula des yeux derrière elle, ce qui ne lui échappa pas, car elle se retourna vers lui, furibonde.

-Je n'ai jamais tort, compris? Claqua-t-elle.

L'intéressé leva les mains en l'air en signe de soumission.

-Je n'ai rien dit!

-J'espère bien, sale traitre.

Edward riait dans sa barbe, regardant son ami d'enfance se faire malmener par un bout de femme d'un mètre cinquante a tout cassé.

-Elle va très bien, Alice, lui dis-je, ne t'inquiète pas.

-J'ai hâte qu'elle vienne au monde!

Elle tapa dans ses mains, m'exaspérant au passage.

-Calme-toi, gronda Charlie, tu donnes le tournis à tout le monde, et Bella n'a pas besoin de ça.

Alice fit la moue et alla bouder dans les bras que Jasper lui tendit. Soudain, je remarquais quelque chose sur elle qui n'y était pas quelques semaines plus tôt.

-Alice, qu'est-ce que tu as au doigt? M'étonnai-je.

-On a oublié de lui dire! Se réjouit-elle. Jasper et moi, on va se marier!

Surprise dans un premier abord, étonnée que ça aille plus vite que la normale. Mais après, je n'étais pas mieux avec Edward, et puis, ils étaient profondément heureux.

-Oh, je... Eh bien, félicitations, souris-je.

-Quelque chose ne va pas?

-Non, non, tout va bien... C'est juste que j'ai l'impression d'avoir raté plein de choses pendant mon... enfin, pendant que je n'étais pas là. Mais, je suis heureuse pour vous et je souhaite bien du courage à Jasper.

-Merci, je crois que j'en aurais besoin, soupira ce dernier.

-Hé! Protesta sa fiancée en lui donnant un coup dans le thorax.

Je regardais Emmett, leva un sourcil, curieuse.

-Tu n'aurais pas quelque chose à me dire, temps qu'on y est?

-Q... Quoi? S'étouffa-t-il.

-Je ne suis pas enceinte, et on ne va pas se marier, m'informa Rosalie. Ou du moins, pas encore.

Emmett ouvrit grand la bouche, comme un idiot.

-Tu es enceinte?!

-J'ai dit: pas encore. Ça veut dire ce que ça veut dire, crétin.

Emmett poussa un soupir de soulagement, reprenant peu à peu des couleurs, faisant tousser notre père.

-J'ai déjà une petite-fille en route, mais je suis sûre qu'il y en aura plein d'autres par la suite, sourit Esmée.

-Maman! Gémit Edward.

-Je te rappelle que tu m'as promis une équipe de foot de petits-enfants, et vu que tu es un homme d'honneur, tu tiendras parole.

-QUOI? Jamais de la vie!

-On en reparlera plus tard. Mais, Bella, je suis déjà très heureuse d'avoir une petite fille.

Elle me sourit de toutes ses dents, me faisant légèrement paniquée. Une équipe de foot de petits enfants? Je n'étais pas prête à avoir autant d'enfants. Mon cœur s'emballa, et le moniteur fit de même.

-Hé, murmura Edward en s'approchant, ma mère disait ça pour rire. On n'aura pas une équipe de foot si tu n'en as pas envie, Bella.

-Vraiment?

Il rit et alla embrasser ma joue, amusé.

-Bien sûr que oui. On a le temps pour ça, tu ne trouves pas?

Je hochais la tête, soulagée. Je repris un rythme cardiaque plus normal. Il me caressa doucement les cheveux, d'un geste rassurant. D'accord, pas d'équipe de foot.

-Wow, Bella! Tu paniques pour un rien aujourd'hui! Où est passé ton sens de l'humour? Se moqua Emmett.

-C'est les hormones qui font ça, expliqua une voix masculine, qui venait de faire son entrée. Un vrai raz de marrée pour les femmes enceintes!

Carlisle ferma la porte, vêtu de sa blouse blanche de Médecin, souriant.

-Comment vas-tu, Bella?

-Je vais bien, merci. Mais... est-ce que je vais être tout le temps comme ça? M'enquis-je, perdue.

-Ça dépend des femmes. Esmée pleurait pour un rien, et me réveillait en pleine nuit pour que j'aille lui chercher à manger. Edward m'a fait la misère avant même qu'il ne vienne au monde!

-Tout le plaisir était pour moi, railla son fils, grinçant des dents.

Je souris, amusée, entrelaçant mes doigts avec les siens. Carlisle vint près de sa femme, enroulant un bras autour de ses épaules. Puis, Charlie se racla la gorge et s'approcha de moi, hésitant.

-On est obligé de le lui dire maintenant? Rouspéta Edward. Elle est ici que depuis deux jours, laissons-la encore se reposer.

-Me dire quoi? Demandai-je.

-Tu sais aussi bien que moi que retarder les choses ne serait bon pour personne, répondit Charlie. Il faut qu'elle sache la vérité sur toute cette histoire.

-Que je sache quoi?! M'exclamai-je.

Tout le monde arrêta de sourire, et les traits de leurs visages s'affaissèrent, tendus. Je n'aimais pas la tournure que prenaient les événements. Charlie me fit un sourire crispé et sortit son portable de sa poche de manteau.

-Je dois passer un coup de fil, marmonna-t-il.

Personne ne contesta, et il sortit rapidement. Je regardais Edward, voulant avoir des réponses sur leur étrange comportement.

-De quoi est-ce que vous voulez me parler? M'enquis-je.

-Personnellement, je trouve ça...

-Edward, lui coupa calmement son père, elle doit savoir. Elle t'en voudra si tu te tais, et je crois que vu les récents événements, tu devrais tout lui raconter, seul à seul.

-On sera dans le couloir, me dit Alice, venant m'embrasser sur la joue. À tout à l'heure.

Tout le monde la suivit, venant m'embrasser ou me faire de triste sourire. Je n'aimais vraiment pas ça. Lorsque la porte se ferma sur Esmée, Edward et moi nous nous retrouvâmes seuls. Le moniteur qui était relié à mon rythme cardiaque avait du mal à retrouver la normalité. Edward vint de nouveau s'asseoir sur le bord de mon lit, et me prit la main vierge de toutes perfusions.

-Il faut que tu te calmes, me dit-il d'une voix douce.

-J'ai peur de ce que tu vas me dire.

Il me fit un faible sourire et déposa un léger baiser sur le dos de ma main, tendrement.

-Ça ne va pas être facile à entendre pour toi, reprit-il, mais... mon père à raison, il faut que tu le saches.

-Edward, s'il te plait.

Il soupira et ferma les yeux quelques instants, concentré. Mon cœur ne cessait de battre à vive allure dans mon sein, s'attendant lui aussi au pire. Puis, Edward rouvrait les yeux et braqua son regard dans le mieux, déterminé.

-Lorsque tu as été enlevé, la police et le FBI étaient liés pour te retrouver, expliqua-t-il. On avait une bande vidéo montra James entra dans ta chambre d'hôpital, et ressortir avec toi. Tout le monde avait pensé que ça serait un jeu d'enfant, mais au fil des jours, l'espoir s'amenuisait. J'étais en colère de voir qu'ils ne te recherchaient pas plus ardemment, qu'ils baissaient les bras aux premiers obstacles, et en même temps, j'étais si triste, si perdu sans toi.

Je serais mes doigts entre les siens, compréhensive. Moi aussi, il m'avait manqué au-delà de la raison, quand j'étais dans cette fichue cave.

-J'avais été incapable de retourner dans notre appartement, c'était trop dur, alors j'étais resté chez mes parents. Mais, le jour où mon père m'a enlevé le plâtre de ma jambe, j'ai explosé de rage contre mes parents, détestant qu'ils prennent des pincettes avec moi et, sur un coup de tête, je suis retourné là-bas, chez nous. Il y avait tellement de souvenirs... Ça me faisait mal, mais une partie de moi me disait d'avancer, et j'ai obéis. Je me suis retrouvé dans notre chambre, assis sur le lit et je suis tombé sur ton journal.

J'écarquillai les yeux, alerte. Il avait quoi?!

-Je sais, je n'aurais pas dû faire ça, avoua-t-il. Mais tu n'étais pas là, tu me manquais et c'était la seule chose qui me rattachait à toi sur le moment. Alors, j'ai commencé à le lire, et puis chez eux une sorte de révélation. À un moment, tu parlais de Tanya, et ça a fait tilt dans ma tête, c'était logique. Elle te détestait parce que j'étais avec toi, elle m'a bien fait comprendre que j'allais le payer très cher de l'avoir remballé plus d'une fois. Ton père a eu du mal à me croire lorsque je lui ai fait part de mes soupçons, mais il m'a quand même emmené au commissariat de Seattle pour qu'on fasse des recherches. Et ça a payé. Elle téléphonait d'une cabine téléphonique une à deux fois par semaine, alors que c'était stupide car elle avait un portable, et on a réussi à savoir sur le numéro qu'elle composait à chaque fois était celui de Victoria.

-Victoria? Mais... Mais, James il...

-C'était bien au nom de Victoria, l'abonnement téléphonique, mais c'était lui qui utilisé ce portable, reprit-il rapidement, me voyant paniquer. Le lendemain matin, le FBI ait allé chercher Tanya à son domicile, et au bout de quelques heures, elle a avoué téléphoner régulièrement à James Hunter, car elle voulait nous faire souffrir, tous les deux. C'est elle qui a lui a dit que j'étais parti à la boulangerie, le lendemain où tu as accepté de m'épouser, et elle aussi qui l'a prévenu, lorsque tu étais seule dans ta chambre d'hôpital.

-C'est à cause d'elle si.. si... tu as eu... et que j'ai...

-Chut, calme-toi, Bella.

Il me caressa le visage pour m'apaiser, faire ralentir les battements de mon cœur devenus frénétique au fil des secondes qui s'écoulaient. C'était à cause d'elle. Edward s'approcha un peu plus de moi, m'obligeant à lever les yeux vers lui.

-Elle n'est plus en état de nuire à présent. Après ces aveux, elle a été incarcérée dans la prison la plus proche en attendant son procès. D'après ton père, elle va plaider la folie.

-Elle va quoi?!

-Mais les jurys ne font pas être dupe, elle va payer pour ce qu'elle t'a fait, Bella.

-Et pour toi aussi. Tu as failli mourir sous mes yeux.

Il me fit un sourire tendre, allant embrasser tout aussi doucement mes lèvres entrouvertes. Ce fut un baiser chaste, mais amplis d'un bonheur infini. Mais soudain, je fis la connexion entre Tanya et mon « sauvetage » deux jours plus tôt.

-Mais ça n'explique pas comment vous avez réussi à me retrouver, murmurai-je.

Il soupira et se recula. Edward avait toujours une main dans la sienne, et commença à faire des cercles rassurant sur ma peau.

-Même si Tanya était impliquée dans toute cette histoire, elle ne savait absolument rien sur James, juste ce que la police savait déjà. L'excitation du moment ait vite retombé, et nous avons tous baissé les bras, n'ayant aucune piste pour te retrouver.

-Mais alors, comment suis-je arrivée ici?

-J'y viens, continua-t-il. On était chez mes parents, tout le monde était là, pour se soutenir mutuellement et puis, tout à coup, ton frère a descendu l'escalier dans une rage noire, Rosalie sur ses talons, paniquée. Ma mère a ouvrit la portée d'entrée, et ta mère et ton beau-père étaient là.

-QUOI?

Mon cœur repartit de plus belle, la colère l'animant un peu plus. Mes mains formèrent deux poings, prêt à en découdre. Comment osaient-ils venir après tout ce qu'ils avaient fait dans le passé? Quelque chose de chaud toucha une de mes joues, me faisant revenir au présent.

-Je sais que tu penses qu'on les a mis dehors, mais ce n'est pas le cas.

-Vous avez parlés avec eux? Soufflai-je, sonnée.

-Sous les conseils d'Alice, on les a écoutés.

-Vous n'auriez pas dû! Ils mentent comme ils respirent!

-Pas cette fois-ci, Bella, chuchota-t-il.

-Qu'est-ce que tu veux dire par-là?

Il hésitait, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Il soupira, vaincu, en voyant le regard noir que je lui envoyais.

-Ta mère nous a raconté l'histoire, comme vous étiez jeunes, Emmett et toi et même ton frère a dû se rendre à l'évidence qu'ils ne mentaient pas, ainsi que ton père.

-Ils ont gobés leurs conneries? Non mais je rêve!

-Bella! Écoute-moi, s'il te plait.

-Non! Je refuse qu'on parle d'eux, je ne veux plus jamais entendre parler de ces personnes, ils n'existent plus pour moi.

-S'il te plait, je...

-NON! Je ne peux pas concevoir que... que tout le monde les a écouté, comme si de rien. Ils sont égoïstes, et...

-Ta mère a été violée.

Ma phrase resta en suspens, les mots se perdant dans ma gorge. Je regardais Edward, cherchant à savoir s'il mentait ou non, mais il était parfaitement sérieux dans ces propos.

-Elle...?

Il hocha la tête, confirmant ses dires.

-Non... Non, elle n'a pas... Elle ne peut pas avoir...

-Elle revenait de Seattle, me coupa-t-il doucement, elle avait fait les magasins pour ton frère et toi, afin de te rendre visite. Mais, sur le chemin, sa voiture est tombée en panne et lorsqu'elle a voulu téléphoner chez une personne, la maison la plus proche de la route, cet homme a...

-Ça suffit, lâchai-je. S'il te plait, ne... tais-toi.

-Elle est restée plusieurs jours enfermée. Elle-même, elle ne sait pas comment elle ait sortit de cet enfer, mais elle est rentrée à la maison. Charlie était en colère, et après cet épisode-là, elle n'a jamais plus été la même.

-Je ne veux rien savoir...

-Ta mère voulait guérir, oublier ce qui s'est passé, alors elle est allée dans une association pour les femmes violées, à Seattle, et c'est là où elle a rencontré Phil. Ils se voyaient souvent, mais ils n'avaient jamais rien eux entre eux, elle aimait ton père, Bella.

-Alors, pourquoi elle est partie ? Hurlai-je. Pourquoi elle nous a séparée de notre père, pour aller vivre en des kilomètres de lui?

-Parce qu'elle était enceinte de son violeur.

-Ne mens pas!

-Elle déjeunait avec Phil quand elle a eu des contractions. Quand ils sont arrivés à l'hôpital, ils lui ont dit qu'elle avait fait un déni de grossesse et qu'elle était sur le point d'accoucher. Ta mère savait que cet enfant était de son violeur, pas de Charlie.

-Ce n'est pas possible, elle ne peut pas... Non...

-Elle a mis au monde une petite fille, qu'elle l'a appelé Renesmée avant de l'abandonner à l'hôpital. Elle ne se voyait pas élever l'enfant de son violeur, c'était trop douloureux.

-Elle nous a abandonné...

-Après ça, elle est partie, c'est vrai. Ta mère ne pouvait plus regarder ton père en face après ça. Elle t'a emmené, ton frère et toi, loin de Forks, avec Phil. Ayant refusé de porter plainte, elle craignait toujours qu'il la retrouve et achève son travail alors, c'est pour ça que vous déménagiez sans cesse.

Sans que je ne m'en rends compte, les larmes coulaient abondamment sur mes frêles joues. Je ne savais pas quoi penser, j'étais complètement perdue par ces paroles, les souvenirs qui affluaient dans mon esprit. Qui croire dans toute cette histoire?

-Ce n'est pas tout, reprit Edward.

-Tu viens de me dire que... que ma mère s'était faite violer et... et qu'elle a donné naissance à une fille après mon frère et moi... Que veux-tu me dire d'autre de pire, Edward?

Il soupira et embrassa mes doigts tremblant.

-Le... violeur de ta mère, c'est... le père de James Hunter.

Je ne sais pas comment j'ai fait, mais la seconde d'après, je me mis à pleurer. Je pleurais pour tout ce que j'avais dû subir dans mon enfance à cause d'un salaud qui avait détruit ma mère, du fait que j'étais malade et enceinte en même temps, que j'avais été kidnappé par le fils du cinglé qui s'en était pris à ma mère, des années plus tôt et que j'avais une demi-sœur, quelque part dans le pays, que je ne connaissais pas. J'étais si fatiguée. J'en pouvais plus, je voulais juste dormir et me réveiller sans que tout cela ne soit jamais arriver. Mais une partie de mon cerveau, la plus logique, me disait que si ça arrivait, je n'aurais sûrement jamais rencontré Edward, et cela était inconcevable pour moi. Je pouvais subir plein d'événements tragiques, mais pas la perte de mon fiancé. Jamais. Ce dernier, vint s'allonger à côté de moi, et m'enlaça tendrement, me berçant comme un enfant malheureux. Je ne le méritais décidément pas, lui, qui supportait ma vie merdique sans se plaindre.

-Je... Je... suis désolée, sanglotai-je contre son pull.

-De quoi es-tu désolée, Bella? Tu n'as rien fait.

-Tu es... obligée de supporter... tout ce qu'il y a autour de ma vie et... et tu ne dis jamais rien...

-C'est parce que je t'aime, toi et tout ce qu'il y a autour de toi. Pour le meilleur et pour le pire, tu te souviens?

-Je ne te mérite pas.

-C'est moi qui tu ne mérites pas, n'en doute jamais. Je serais toujours là si tu as besoin de moi, je te le promets.

J'enfouis mon visage dans son torse, pleurant longuement mais plus silencieusement. Il avait raison, il sera toujours là pour moi, quelles que soit les épreuves à subirent. Depuis si longtemps, il était là. Il n'avait jamais failli dans sa tâche de mon consoler, m'aimant au grès des difficultés. J'aurais une épaule pour me soutenir, aussi longtemps qu'il voudra de moi ou que la Terre me garde auprès d'elle. Toujours.

Lundi 28 Février 2011

POV Edward

Ces dernières heures avaient été très dures, pour tout le monde, mais principalement pour Bella. Presque toute la vérité lui avait été dévoilée, par mes soins, et le reste l'était par sa famille. Eux aussi, avaient besoin de faire le point. Alors, je les avais laissés, à contrecœur, mais pour le bien de tous, discuter entre eux. Ma mère m'avait obligé à revenir à la maison pour prendre un repas copieux, une bonne douche et des vêtements propres. Ça avait été dur de laisser Bella, même pour quelques heures, mais il le fallait. Bien entendu, cette dernière avait tempéré pour que je reste, trouvant stupide de me laisser sur le bas-côté après tout ce qu'il s'était passé, mais Charlie lui avait fait comprendre qu'il fallait mieux être en famille pour quelques heures. Elle avait boudé, mais lui ayant promis de ramener de quoi se remplir l'estomac dans très peu de temps tout en faisant en sorte qu'on ne soit pas dérangé, elle avait baissé les bras. Ayant très bien compris mon sous-entendu, j'étais persuadé qu'elle avait du mal à tenir en place, afin... jusqu'à ce que Renée ne fasse son entré. Ça n'allait pas être du gâteau pour les autres de calmer Bella à ce moment-là. Je réellement voulus être là, avec elle, mais Charlie avait raison, rester en famille ferait du bien à Bella. Elle aurait tout le temps de me voir après.

-Edward! Si tu restes encore une minute de plus sous la douche, je te coupe l'eau chaude! Cria ma mère, un étage plus bas.

Je sortis brutalement de mes pensées, dans un brusque sursaut qui me manqua de tomba la tête la première contre le carrelage de la douche. Je rinçais rapidement mes cheveux, et coupais l'eau. Avoir ma mère sur mon dos pendant les prochaines heures n'étaient pas une brillante idée, surtout lorsqu'elle pensait que je ne prenais pas assez souvent de ses nouvelles. Elle était trop maternelle des fois. Je me séchais avec la première serviette qui me tombait sous la main et m'habillait tout aussi prestement, avec des habits fraichement lavés par les soins de ma mère. Il n'y avait pas à dire, c'était agréable. Je mis mes vêtements sale dans la corbeille et sortis de la salle de bain embrumée de vapeur d'eau. Mon estomac gargouilla d'impatience lorsque je sentis la bonne odeur de cuisine de ma mère venant d'en bas. Je descendis les escaliers, impatient de manger. Ma mère avait déjà mis la table, et me servais déjà.

-Combien de fois vais-je te dire de ne pas courir dans la maison? Me gronda-t-elle.

-Désolé, souris-je de toutes mes dents, me servant un verre d'eau.

Elle roula des yeux, marmonnant que j'étais comme mon père. Je ris sous cape tout en plongeant ma fourchette dans mon assiette. Des lasagnes végétariennes, mes préférées.

-As-tu réellement faim au point de manger comme un ogre, ou parce que tu veux retrouver Bella? Se moqua ma mère.

Je rougis, pris en flagrant délit.

-Désolé, mais j'ai toujours peur qui lui arrive quelque chose si je ne suis pas là.

-Je l'avais bien comprit, mon bébé, mais être séparer quelques heures l'un de l'autre ne vous fera pas de mal. On dirait que je n'existe plus...

Ce fut à mon tour de lever les yeux au ciel, exaspéré.

-Ne dis pas n'importe quoi, mais j'ai besoin d'être auprès d'elle, tu comprends? J'ai cru au pire avant qu'on ne la retrouve.

-Je le sais bien, mais là, elle doit rester en famille quelques temps, se radoucit ma mère. Et puis, si Renée va venir faire son apparition...

Ma mère détestait cordialement la mère de Bella, elle n'arrivait pas à comprendre comment elle avait pu laisser de côté ses enfants aussi longtemps, sans rien éprouver. Et puis, partir de Forks et de Charlie sans une explication n'était pas quelque chose qu'elle acceptait non plus.

-Tu sais bien que les Swan ne vont pas accepter Renée dans leur vie comme si de rien, lui dis-je pour la millième fois. Je ne pense pas vraiment qu'ils vont l'accepter tout court.

-Encore heureux! S'emporta-t-elle. Cette femme est ignoble, et encore, je pèse mes mots. Délaisser ses enfants, partir sans une explication, cacher les informations qu'elle avait sur cet... être humaine qui séquestrait des jeunes femmes et les violer pendant tous ses mois est inadmissible. Je te préviens, Edward, je ne veux jamais plus la revoir dans cette maison.

-Calme-toi, maman! Soupirai-je, laissant mon assiette de côté. Renée ne viendra pas ici, et je ne compte pas la rencontrer très souvent, sauf si Bella me le demande.

-Bella te mène par le bout du nez, tu en es conscient?

-Et toi, tu ne mènes pas papa par le bout du nez?

Elle gloussa doucement, comme une adolescente.

-Peut-être, éluda-t-elle, mais je suis marié à ton père depuis plus de vingt-cinq ans, maintenant et...

-Et moi, je suis sur le point d'épouser Bella et de devenir papa, la coupai-je. Ça revient au même.

-En parlant de ça, mon grand, il faudrait commencer à emménager la seconde chambre dans ton appartement.

-Comme si tu n'avais pas déjà commencé, lorsque de la précédente « rénovation ».

Je levai un sourcil dans sa direction, suspicieux.

-Bon, d'accord, j'avais peut-être pensé à devenir grand-mère un jour, mais je ne savais pas que le projet était déjà en route.

-On ne va pas revenir là-dessus, maman, ce n'était pas prévu que Bella tombe enceinte aussi rapidement. On n'a jamais vraiment abordé le sujet avant que le Docteur nous en fasse part.

-Hum...

Je ris devant son air indécis, au moment où mon portable sonna. Je pouvais enfin rejoindre Bella! Emmett m'avait promis d'appeler quand tout serait fini, et surtout que Bella exigerait ma présence pour m'étriper de ne lui avoir pas dit la suite. Aucune chance que j'échappe à ça. En sortant mon téléphone, je fus surpris de voir que ce n'était pas Emmett qui m'appelait, mais mon père. Je fronçais les sourcils.

-Allo?

Un bruit assourdissant me répondit, et je reconnus immédiatement l'alarme des Urgences de l'hôpital. Mon cœur palpita lourdement, et ma mère me fixait, inquiète.

-Edward! S'exclama mon père, essoufflé. Il faut que tu viennes à l'hôpital, immédiatement!

Vous êtes stressée? Angoissée? Au bord de la crise de nerf? Des envies de meurtre à mon égard?

Génial, c'est tout ce que je voulais! ;-)

La fin est vraiment horrible, mais n'oubliez pas qu'il reste encore l'épilogue...

Comme toujours, je ferais de mon mieux pour vous poster la suite le plus rapidement possible, et vous saurez aussi qu'elle fiction suivra celle-ci.

Prenez soin de vous,
Clairouille59.