Coucou ! Voilà la suite ! J'espère que le début vous à plu, étant donné que je n'ai eu aucun retour...

Comme pour le premier chapitre j'ai essayé de me corriger mais n'étant pas experte en orthographe il reste sûrement beaucoup de fautes cachées dans mon écrit, j'espère qu'elles ne vous dérangeront pas !

Couple : Drarry (Draco × Harry) donc homophobes vous pouvez aller ailleurs...

Rating : T pour le moment, M pour la suite.

Disclaimer : TOUT appartient à JK Rowling sauf l'histoire qui va suivre qui est inspirée de sa magnifique œuvre

Bonne lecture !


Que faisait Harry Potter dans ce parc !?

« Scorpius, papa veut aller dire bonjour à un de ses amis, tu viens avec moi ?

- Mais l'écureuil ?

- Juste bonjour, on y retourne après.

- D'accord. »

Je me suis donc approché de Harry Potter tenant fermement mon fils par la main.

« Potter.

- Malfoy, me salue-t-il en retour, ton fils je présume ?

- Oui, Scorpius.

- Bonjour monsieur, baragouina mon fils.

- Que fais tu ici, lui demandais-je.

- T'as du temps devant toi, me demanda-t-il en indiquant un banc. »

Je hochais la tête et le suivit sur le banc, autorisant Scorpius à aller voir les écureuil, tout en restant près de moi et sans trop s'approcher.

« Alors Potter que fais tu ici ?

- Tu as quitté le monde des sorciers depuis combien de temps ?

- Assez pour ne plus être au courant de rien, mais j'ai assez de contacts pour savoir les problèmes auxquels ta femme et toi êtes confrontés.

- Ginny et moi allons divorcer, avons divorcé. Je n'en pouvais plus d'être enfermé dans cette espèce de carcan. Une famille trop parfaite, une vie beaucoup trop belle. Un avenir tracé destiné à effacer les séquelles de la guerre.

- Tu te rends compte de ce que tu dis Potter ? Tu as tout ! Tu as tout eu et tu lances ça par la fenêtre comme si ça ne comptais pas ! Une femme qui t'aime, des enfants, une famille !

- C'est toi qui dit ça Malfoy ! Un gamin adorable, une femme sûrement parfaite, une putain de famille merveilleuse ! Mais pas tracé à l'avance !

- J'ai pas de femme ! Scorpius est une erreur, un gosse né d'un coup d'un soir, de l'une des rares fois où je me suis envoyé en l'air sans capote ! Ma plus regrettable erreur mais aussi, paradoxalement, mon plus grand bonheur ! Plains toi Potter, mais tu ne sais pas la chance que tu as, tu ne sais pas ce que c'est que d'avoir comme seules personnes qui t'aiment des étrangers à ton monde qui ne connaissaient rien de tes plus grands défauts et qui te haïraient s'ils les savaient ! Ah Saint Potty, du bonheur à ne plus savoir quoi en faire, gâché.

- Tu connais pas ma vie Malfoy ! Je peux te renvoyer tout tes préjugés à la tête. Que fais tu des gens qui t'aiment car pour eux tu n'as pas changé depuis plus de dix ans ? Que fais tu des hommes et des femmes qui t'idolâtrent pour des actes passés ? Que fais tu du fait que j'avais peut être tout, mais que j'étais vide, terriblement vide de l'intérieur. Que mon seule salut soit mes enfants, que je ne touche plus ma femme, que je ne vive plus...

- Désolé Potter...

- Le grand Drago Malefoy s'excuse ! Merveilleux.

- Désolé, j'ai moi aussi connu se vide. Et j'ai eu tort de te juger… Du coup, tu fais comme moi, tu fuis le vide dans le monde Moldu ?

- Oui et non, officiellement je suis en mission, j'enquête sur un trafic d'animaux magique perpétué par des Moldus.

- Ça n'a aucun sens...

- Je sais, et c'est ça qui nous fait peur, ils ne devraient pas les voir, ça ne devrait pas se passer.

- Et du coup St James Park ? Des écureuils magiques ?

- Nan, juste de la nostalgie...

- C'est à dire ?

- Mon oncle et ma tante emmenaient mon cousin ici et me laissaient chez la voisine. Depuis j'aime venir ici et admirer comme c'est paisible. Puis ça me montre la revanche que j'ai pris sur la vie, ça me convainc que je peux rebondir, passer à autre chose...

- Et tes enfants ?

- Je les reverrais bientôt, à la fin de ma mission. Avec Ginny on a réussis à se mettre d'accord... Une garde alterné, ils me manqueront quand je ne serais pas là...

- C'est bien, je ne sais pas ce que je ferais sans Scorpius maintenant.

- Tu sais Malfoy, c'est dingue, je n'ai pas réussis a avoir une discussion normal avec quelqu'un depuis des mois sans que ça ne se termine dans les cris et la rage, et avec toi, mon meilleur ennemi, tout se passe bien. Pas de cris, juste la conversation la plus normale que j'ai eu depuis des lustres.

- On a grandis Potter, c'est tout, ma vie n'est plus dans le monde des sorciers, maintenant elle est ici, entre les feux des projecteurs et mon fils.

- Les feux des projecteurs !?

- Tu as devant toi l'égérie de la marque Eugénia, mannequin le plus couru de la planète qui accorde de temps en temps une petite pub ou un petit défilé pour des marques assez côtés comme... Dior, Chanel, Yves Saint Laurent... Et j'en passe !

- Partout où tu vas tu ne peux pas passer inaperçu Malfoy...

- Comprends, Potter, que certaines personnes sont vouées à un grand destin et que malgré les chemins empruntés ce destin les rattrapes toujours. Exiles toi dans le monde Moldu et tu verras que tu seras de nouveau quelqu'un des plus célèbres pour x raison...

- Tu y crois vraiment à ce ramassis de conneries ?

- Je ne sais pas Potter, je ne sais pas... Il se fait tard, je dois ramener Scorpius à la maison. Appel moi si tu as besoin d'aide pour quoi que ce soit. »

Impulsivement, j'avais tendu ma carte de visite à Potter, s'il voulait me contacter il contacterait mon téléphone professionnel, mais au moins il réussirait à me contacter. J'ai appelé Scorpius et nous avions fait demi-tour. Après avoir couché Scorpius je me suis maudit de ma stupidité, qu'est ce qui m'avais pris de laisser ma carte à mon ex-pire-ennemie !?

Potter ne me recontacta pas, et j'en oublia jusqu'à la scène de notre rencontres. Quelques mois plus tard je reçu un appel d'un inconnu et fut des plus surpris lorsqu'en décrochant j'entendis la voix carillonnante de Potter. Sa mission ne se passait pas bien et il avait besoin d'aide, de mon aide. Je lui donnais rendez vous dans un café le lendemain.

J'attendais depuis presque un quart d'heure lorsque le Sauveur arrive, il n'avait pas à proprement dit la tête d'un sauveur, ses cheveux étaient ébouriffés au possible et de gros cernes soulignaient son regard émeraude. Il se laissa tomber sur la chaise face à moi sans même me saluer. En temps normal je lui aurais fait un scandale pour toute l'impolitesse dont il faisait preuve, mais son air brisé m'en empêcha.

« Qu'est ce qui te mets dans cette état Potter ?

- Ma mission... Elle m'épuise, elle me tue peu à peu...

- Pourquoi ?

- Parce que je ne comprends pas, ni le pourquoi, ni le comment. Je ne comprends pas comment des Moldus font pour voir des animaux qui ne sont pas sensé exister, et surtout pourquoi, pourquoi ils en font le trafic.

- Ça me fait penser à Lovegood ton truc ! Sauf qu'elle ne trafiquait rien.

- Comment ça à Luna !?

- T'es son pote est t'es même pas au courant... Elle parlait sans cesse d'animaux bizarres...

- Oui, les nargoles, les ronflaks... Mais ça a quoi à voir avec elle ?

- Elle les voyait ces animaux inexistants, un peu comme tes Moldus voient nos animaux, inexistants pour eux...

- Je... Je devrais aller lui parler ! Merci de l'aide Malfoy ! »

Il se leva brusquement comme s'il allait s'enfuir. Encore une fois mon instinct pris le dessus et je posai ma main sur la sienne. Il me lança un regard surpris, ne comprenant pas mon geste, geste que moi même ne comprenait pas.

« T'es épuisé Potter, bois un vrai verre avec moi et oublie cinq minutes ta mission...

- Qui êtes vous et qu'avez vous fait à Drago Malfoy ? »

La blague de Potter, bien que basique eu le mérite de me faire rire. Il se rassit face à moi et nous pûmes finalement commander nos boissons. Il y eu un long moment de flottement, chacun ne sachant pas quoi raconter à l'autre. Finalement, Potter brisa le silence en me demandant ce qui m'avais amené ici, dans le monde Moldu et quel coup du sort m'avait transformé en l'un des mannequins les plus prisés de la planète. Je commença donc à lui raconter mon histoire à partir du moment où elle commença vraiment, c'est à dire à la fin de la guerre.

Il m'écouta avec attention et rigola lorsque je lui raconta combien après l'avoir haï de me sauver j'en étais venu à devenir un peu plus content de son geste, et donc à le haïr de moins en moins. Lorsque j'eus fini mon histoire je lui demanda de me raconter ce qu'il avait fait ses dernières semaines lors de sa mission. Le sourire qui peu à peu était apparut sur son visage disparut et ses yeux brillants tels deux émeraudes, prirent l'éclat plus terne des cimes des arbres d'une sombre forêts. Instantanément, je m'en voulu d'avoir posé cette question. J'allais enchaîner sur un autre sujet, mais il prit la parole.

« Je ne sais pas vraiment si tu as envie d'entendre ça. Après t'avoir rencontré à Saint James Park je n'eus plus d'autre choix que de commencer réellement ma mission. L'évoquer avec toi me rappela que beaucoup de choses dépendait de moi, et qu'il ne servait à rien de me morfondre dans le passé. Je pris donc la direction d'un bar situé dans les quartiers mal famé de Londres. Ce bar a été l'élément déclencheur de la mission ; en effet, un Auror filant un suspect pour une toute autre affaire a retrouvé des morceaux de cuirs de dragons dépassant d'une des poubelles. On mis donc le bar sous surveillance et on vit chaque jour apparaître dans la poubelle quelque chose ayant trait aux animaux magiques. On décida donc de mener une enquête, et comme tu le sais déjà je me portai volontaire.

Après notre rencontre je pris donc la direction de ce bar. L'air à l'intérieur était irrespirable, il était épais, un mélange de fumées de cigarettes et de cigares, de graisse, des effluves de sangs remontait parfois. Il faisait chaud. A peine eus-je mis le pieds à l'intérieur que je voulu m'enfuir. Mais ne suis-je pas un Auror ? Le Survivant qui de plus est ? Je pris donc mon courage à deux mains et je m'avançai dans la masse. Le premier soir ils m'observèrent, le second aussi. Le troisième un homme vint me parler, un client, enfin là-bas on ne sait pas trop.

Il me demanda ce qui m'amenait ici, je lui expliqua que j'étais à la recherche d'argent, de beaucoup d'argent, pour sauver ma mère malade. Il me proposa de me joindre à une magouille, une petite, sans importance, que je réussi avec brio. Tous les soirs je venais, tous les soirs je devais faire quelque chose, de moins en moins légal. Hier soir ils me demandèrent de tuer une prostituée qui avait refusé quelque chose à un des mecs de la bande. Je réussis à sauver la pauvre fille en l'envoyant à l'autre bout du monde tout en faisant croire que je l'avais tué. Mais je ne pourrais pas toujours faire ça : transplaner avec ma victime jusqu'aux USA, pour ensuite modifier ses souvenirs et lui créer une sorte de vie. Elle on ne la remarque pas, car personne ne les remarques, personne ne se soucie de leur sort. Je pense qu'elle a gagné à me rencontrer, je l'ai abandonné avec de l'argent, un logement et des papiers fournis par le Ministère afin qu'elle commence une nouvelle vie. Mais quand se sera des personnes moins transparentes, quand se sera des personnes qui ne sont pas en marge de la société mais au cœur de la société, je ferais comment ?

Enfin bon après ce faux meurtre, ils m'ont avoué qu'ils faisaient partis d'un truc beaucoup plus gros, un truc beaucoup puissant, de quelque chose qui allait révolutionner le monde. Mais ils m'ont aussi dit qu'ils devaient partir une semaine, qu'ils m'expliqueraient dans une semaine. J'ai une semaine pour trouver quelque chose, pour commencer à comprendre. Pourquoi ils les voient du moins. Pour expliquer pourquoi moi je les vois !

- Calme toi Potter, tu as une semaine, d'abord tu vas aller dormir, après tu iras voir Luna et à ce moment là si tu n'as toujours pas de réponse... Et bien tu en trouveras une, une comme tu trouves à chaque fois.

- Merci Malfoy, c'est une bonne chose pour moi de t'avoir rencontré...

- De rien Potter ! En fait tu loges où ?

- Dans une chambre d'hôte minable, mais la dame qui m'accueil est très gentille.

- Tu veux venir manger chez moi ce soir ? Scorpius est chez Astoria et je suis seul...

- Ouai pourquoi pas, un vrai repas me fera du bien ! C'est vraiment une bonne chose pour moi de t'avoir rencontré !

- T'aurais dû penser à ça le jour où tu as refusé de me serrer la main.

- Qui sait ce qui se serait passé ! »

Sur ces paroles les nous explosâmes de rire en essayant d'imaginer à quoi aurait ressemblé nos années à Poudlard si Harry avait serré ma main. Si Harry avait été à Serpentard, si nous étions devenu amis. Puis sans se concerter, nous finîmes par en conclure que la finalité aurait été la même, qu'on aurait fini un jour ou l'autre attablé à un café en train de boire un coup et de rire du passé.

Le repas du soir noua le début de ce qui semblait être une belle amitié. Nous n'étions plus Potter et Malfoy, mais Harry et Drago. Bien que cela nous semble surprenant au départ, il nous apparut vite que c'était une excellente idée.

Quand Harry quitta mon appartement je lui fis promettre de passer chez moi pour me raconter ce que Lovegood lui avait dit.

Il ne vint pas le lendemain mais le surlendemain. Il avait l'air beaucoup plus reposé et de bien meilleure humeur.

Il me serra la main et s'assit sur un tabouret de bar pendant que je lui servait son café, on échangèrent quelque banalités avant que je ne craque et que je demande ce que Lovegood lui avait dit.

« Je sais pas si tu mérites de l'entendre, me taquina-t-il

- Et pourquoi donc ?

- Parce que tu as toujours répété qu'elle était folle...

- Même toi tu le penses !

- Plus maintenant, maintenant je suis persuadé qu'elle est des plus lucides !

- Elle t'as dit quoi pour te convaincre de ça ?

- On a beaucoup parlé, ça faisait une éternité que je ne l'avais pas vu, elle étudie et recherche toujours des créatures magiques avec son mari, le petit fils de Norbert Dragonneau si tu te souviens...

- Les animaux fantastiques, le bouquin de cours... Oui je m'en souviens.

- Elle m'a donc parlé de toutes ses bêtes dont on ignore l'existence ou dont on se persuade de l'inexistante. Un peu comme les sombrals certains sont visibles seulement sous certaines conditions. Et bizarrement, la conditions qu'il faut vérifier le plus souvent et la croyance, la croyance en l'existence de ces bêtes. Elle pense que les Moldus sur lesquels j'enquête sont des gens cupides et prêt à croire en n'importe quoi du moment que ça leur rapporte de l'argent. Mais elle pense que ces Moldus n'agissent pas seuls, elle pense qu'il y a un sorcier dans l'histoire. Quelqu'un qui leur a révélé l'existence de ces bêtes, quelqu'un tout en haut de la pyramide qui est la personne la plus dangereuse. Un peu comme le gourou d'une secte. Elle m'a conseillé de ne pas voir les animaux au début, puis d'être sceptique, puis de faire semblant de me laisser convaincre. Elle pense aussi que je devrais faire comme s'ils apparaissaient petit à petit et non subitement...

- Ça t'a rassuré ?

- Oui et non, oui du point de vue de ma sécurité, mais non, car son hypothèse m'effraie quand au traitement que ces animaux subissent.

- Tu y survivras, j'en suis sur ! Tu es plus fort que la majorité des personnes.

- Je l'espère...

- Tu restes manger ce soir ?

- Avec plaisir. »

Harry était parti et ma vie avait continué comme avant. Nous ne nous étions pas revu pendant la semaine, il avait trop de choses à faire pour sa mission. Il était vingt-trois heure et je savais qu'il devait y être. Je me doutais qu'il devait faire face à des horreurs sans nom. Lorsque mon téléphone sonna, je me jetai dessus en espérant que ce soit lui, mais c'était Eugène. Je me demandai pourquoi il appelait à cette heure quand je me souvins qu'on était le premier du mois et donc qu'il m'appelait pour me dire où se situait Eugénia parmi les grandes marques de modes.

Il fulminait, Eugénia n'avais pas décollé de la première place dans les dernières années, parfois mis en danger par certaines grandes marques, mais jamais elle n'avais été dépassé par une maison venant de se lancer comme c'était le cas. Quand il eut finit de déverser sa haine contre ladite marque je pu enfin lui demander le nom et pourquoi elle nous avais dépassé. Il m'envoya bouler en me disant d'aller voir sur le site du classement.

Après avoir raccroché je me dirigea vers mon ordinateur. Il y avait même un article pour souligner ce qui venait d'arriver. Je me décida à aller le lire.

C'est officiel, l'indétrônable Eugènia à été détrônée. Et ce n'est pas une de nos marques de Haute Couture mondialement connu qui en est à l'origine, c'est une nouvelle marque créée il y a quelques mois par un illustre inconnu dont on ne connaît toujours pas l'identité. Eugénia à battit son empire sur des vêtements à la coupe parfaite et au style toujours plus ingénieux et original, sans oublier le grandiose Drago Malefoy, visage de la marque depuis presque dix ans ! Mais Magic est entré dans la compétition et Eugénia ne s'en est pas relevé.

En effet Magic entre dans cette compétition qu'est la mode en proposant des vêtements allant du prêt à porter au sur mesure en passant par toutes les étapes possibles. Les vêtements produits par Magic sont futuristes, de par leur coupe comme de par leurs tissus ! Des tissus développé chaque jours dans des laboratoires, par des scientifiques de très bonne renommée, d'après les informations du site. Ses tissus ont pour objectifs d'imiter nos tissus, et plus particulièrement nos cuirs, de base en offrant des possibilités techniques dépassant tout ce que nous connaissions aujourd'hui !

Pour plus d'information rendez vous sur le site de Magic !

Intrigué je cliquai sur le lien renvoyant sur la page internet. Une grande bannière se déploya en haut de la page : Magic, des vêtements féeriques. J'étouffai un ricanement face au ridicule du slogan. Mais quand je commençai à regarder les images des différentes créations mon rire se fana. Je venait d'avoir la réponse au pourquoi de Harry.

Les tissus utilisés par Magic n'avait sûrement pas été développé dans des laboratoires, seul le cuir des ailes des dragons pouvait avoir autant de nuances tout en étant aussi translucide, seul le pelage d'une licorne pouvait produire un poil aussi blanc avec de tels reflets argentés. Je cru que j'allais vomir. Je rabattis brusquement l'écran de mon ordinateur et ferma les yeux. Je devais absolument avertir Harry, mais il était en mission et je ne devais surtout pas l'interrompre.

Je décida donc d'attendre son retour, il avait promis qu'il m'enverrait un message lorsqu'il arriverait sain et sauf chez lui. Je ne sais pas à quel moment je m'endormis. Ce fut l'aube naissante et les premiers rayons du soleil passant à travers ma baie vitré qui me firent ouvrir les yeux. Je me précipita sur mon téléphone mais aucun message n'était apparu pendant la nuit.

Lorsque j'arrivai au boulot pour un long shooting photo je me fis sévèrement houspillé par la maquilleuse car j'avais les traits beaucoup trop tiré pour une séance de photo, et même le maquillage ne parviendrait pas, selon elle, à faire disparaître mes cernes. Heureusement pour moi, Eugène m'annonça que je devais avoir un air tourmenté pour présenter la collection. Chose qui ne fut pas très compliqué à obtenir à mon grand désarroi.

Après plusieurs heures de photographie j'eus enfin accès à mon téléphone, un seul message de Harry dessus : « on se retrouve à 16h chez toi. » Il était déjà quinze heure trente et je jurai dans ma barbe, je lui envoya un message pour lui dire de transplaner directement à l'intérieur et me dépêcha de redevenir normal. Eugène en voyant mon empressement me fit une remarque acerbe quand à mes relations. Je ne pris même pas le temps de répliquer ou de m'en offusquer et je m'enfuis le plus vite possible afin de rentrer chez moi.

Quand j'ouvris la porte de mon appartement je trouvai Harry affalé sur mon canapé. Il avait un air maladif et je m'en inquiéta tout de suite.

« Harry ! Qu'est ce qui t'arrives !?

- Tu ne m'appelles jamais Harry quand je suis en face de toi...

- On s'en fout ! Qu'est ce qui c'est passé hier ?

- C'était... C'était horrible, je n'ai pas assez de mots pour décrire ce que j'ai vu. Des cages partout, des chaînes aussi et des cadavres, beaucoup trop de cadavres. Et je sais pourquoi, enfin un peu... Tout est vendable, tout est nouveau. Du sang de différents animaux pour faire des teintures, des peaux pour faire des tissus, certain animaux revendus à des millionnaires sans scrupules... Ils vendent tout, et on a jamais été si proche de la disparition du secret magique...

- Je sais Harry, je sais...

- Comment ça tu sais ?

- Hier... Attend je te montre. »

Je suis allé chercher mon ordinateur pour lui montrer toutes les découvertes que j'avais faites dans la soirée précédente. Sa peau, déjà si pâle, se décolora un peu plus et ses yeux s'emplirent de larmes. Harry était comme ça, il n'aimait pas voir la souffrance autour de lui, celle des humains comme celle des animaux. Je lui tendis un mouchoir, sans un mot, et il me remercia d'un hochement de tête.

Il me demanda de l'aide pour faire tomber Magic et qui que ce soit se cachant derrière. Je lui promis d'enquêter le mieux que je pouvais sur la marque. Ce soir là nous parlâmes peu, Harry resta pourtant longtemps, voulant fuir le plus possible la solitude qui menaçait de le submerger. Je ne voulais pas le laisser seul et lui proposa de regarder un film avec moi. Il accepta et c'est épuisé qu'il s'endormit la tête sur mon épaule.

En observant son torse se soulever et s'abaisser à un rythme régulier je me demanda comment on en était arrivé là. Comment de la haine la plus profonde on avait réussis à devenir amis et à se poser sur un canapé pour regarder un film. Puis je me rendis compte que c'était une série de coïncidence et d'impulsion motivées par notre solitude respective qui nous avait poussé l'un vers l'autre. Puis, soudainement, au milieu de mes réflexions je plongeai dans le sommeil.

Pour la seconde fois en deux jours ce fut l'aube qui me réveilla. Pendant la nuit nos positions avait changé et Harry c'était retrouvé allongé sur moi, la tête sur mon torse. Le soleil avait percé mes paupières, mais pas les siennes. Il continuait à dormir, un souffle léger s'échappant de sa bouche entrouverte. Mon regard se perdit sur son corps sans même que je m'en rende compte. Le pull qu'il portait mettait en valeur ses formes. Il avait peu grandis depuis la bataille de Poudlard, mais il avait pris en muscle et ce n'était pas pour me déplaire. Ses cheveux étaient toujours tels un nid de corbeau, mais il avait abandonné ses vêtements beaucoup trop grands pour lui et ses affreuses lunettes rondes. Je réprimai une envie de passer ma main dans ses cheveux et continuai de détailler son corps.

Je ne m'en étais pas rendu compte avant, mais Harry était vraiment beau. Bien proportionné, bien qu'un peu petit, mais surtout il avait un visage à damné un saint. C'est en sentant mon sang affluer dans mon bas corps que je me rendis compte avec horreur que j'étais en train de fantasmer sur mon ancien ennemie et nouvel ami. Un sentiment de honte me submergea, sentiment qui fut tout de suite effacé quand Harry ouvrit les yeux et que ses orbes émeraudes vinrent se planter dans mes yeux.

« Salut Drago... Je... Je, le rouge lui monta au joue lorsqu'il vit dans quelle position on était.

- Nan pas grave, tu t'es endormi devant le film est moi aussi, lui répondis-je en espérant qu'il ne sente pas qu'une certaine partie de mon corps s'était réveillée à cause de cette position, il n'était vraiment pas très bon.

- Euh... Je... Désolé... En tout cas merci pour hier soir...

- T'es perturbé parce que tu as l'honneur d'être allongé sur le corps du plus beau mannequin de la planète ?

- Très drôle Drago, très drôle... »

Il n'eut pas le temps de finir de lever les yeux au ciel que la sonnette de la porte d'entrée carillon dans l'appartement. Qui pouvait bien venir sonner à cette heure !?


J'espère que vous avez bien aimé cette suite ! Et au risque de me répéter, j'aimerais vraiment que vous me laissiez votre avis. C'est bête à dire mais recevoir des avis et vraiment très important, et tout bêtement ça motive à corriger/poster la suite ! Bisous - Éclat d'étoile