Les deux heures passèrent assez rapidement. En premier, les élèves retrouvèrent Mme Jaskier, qui après leur avoir brièvement expliqué le programme qu'ils allaient suivre au cours de l'année, commença son cours, sur les caractéristiques de l'environnement .
Bill n'y porta pas un grand intérêt, et s'ennuya un peu durant l'heure. Il avait prit garde, après ce matin, à ne pas s'asseoir au fond de la classe. Léa s'était à nouveau assise à côté de lui. Sa présence ne le dérangeait pas. Au contraire, il préférait qu'elle soit là.

Ensuite, ce fut le cours de musique. Dans ce cours, il y avait quelques instruments de musiques, bien qu'ils n'étaient vraisemblablement pas utilisés souvent, à en juger par la poussière recouvrant la surface de certains d'entre eux. Les élèves n'étaient pas assis devant des tables, mais en cercle. Pour écrire, ils devaient se servir d'un support solide. Le professeur demanda à chaque élèves s'ils savaient jouer le moindre instrument. Beaucoup ne jouaient d'aucun instruments, certains jouaient de la flûte, de la trompette, d'autres des percussion. Quelques pianistes aussi. Dipper jouait probablement du plus gros instrument, en comparaisons avec les autres: le soubassophone. Mabel, quant à elle, clama savoir jouer du clavier. Bill savait très bien qu'en réalité, la jeune fille se contentait d'inventer de la musique à partir des sons d'un synthétiseur. Léa faisait parti de la grande majorité des non-musiciens.
Quand ce fut son tour de répondre, le jeune homme répondit après quelques secondes d'hésitation qu'il savait jouer du piano.
Suite à ça, le professeur fit la liste des fournitures nécessaires pour son cours. la liste était bien plus courte que pour les autres, puisque les élèves allaient principalement chanter. À quoi chanter devant une classe entière allait-il servir? se demanda Bill. Il ne trouva pas la réponse.
Il ne se passa pas grand chose d'intéressant pendant le reste de la journée. Lorsque la sonnerie, la dernière de la journée, se fit entendre à nouveau, tous les élèves se précipitèrent dehors, comme s'ils avaient été enfermés là depuis des années. Bill attendit que la foule soit moins dense avant de quitter la pièce à son tour. Dans les couloirs, Léa l'avait attendu. Elle l'accompagna, sans rien dire jusqu'à la sortie du collège. Une fois là, elle se dirigea vers un bus. se tournant vers Bill, elle lui fit:

- On...On se voit demain?

- O...Oui bien sûr. À demain… Léa…

Elle lui adressa un grand sourire, avant de monter dans son bus. Une fois que le bus fut partit, Bill chercha des yeux si John était arrivé. Il n'était pas encore là. Mais l'adolescent n'attendit pas trop longtemps. Au bout de quelques minutes, John arriva.
Bien qu'il fut soulagé de sortir enfin de cette "prison", il resta silencieux à la vue de John, se contentant de marcher à ses côtés. Ce fut ce dernier qui entama la conversation alors qu'ils avançaient :

- Et donc, ta journée ?

- Ma… Ah oui… Longue. A ce propos j'ai des trucs à vous faire signer.

- On verra ça à la maison. Tu t'es fait quoi au visage ?

- Ah, euh… Mauvaise rencontre...

La discussion se coupa net. Bill marchait machinalement, dirigé par John, honteux.

Avant d'entrer dans la maison, John s'arrêta, avant de soupirer et fixa Bill.

- Écoutes, Harley a pensé que ce serait une bonne idée de te trouver un… "compagnon", pour que tu apprennes les responsabilités.

- Comment ça…?

- Tu verras bien.

Bill poussa la porte d'entrée, et posa son sac en retirant ses chaussures. Il se dirigea dans le salon. Il vit Harley sur le canapé. Cette dernière le regarda avec un léger sourire.

-Yvan- .prononça Harley, avant de se faire couper.

- Bill.

- Ehm, oui, je disais donc, tu devrais aller voir dans ta chambre.

Bill ouvrit lentement la porte de sa chambre. Sur le coup, il ne vit pas de changement, par habitude, il ferma la porte. Il s'allongea sur son lit, et s'étira. C'est alors que quelque chose lui sauta dessus, ce qui le surprit. Il se redressa en un sursaut.

Sur lui venait de bondir une petite créature majoritairement blanche. Il l'attrapa dans ses mains, pour s'asseoir. C'était un chat. Il avait une longue fourrure d'une couleur très pure, de larges traces grises très claires se dessinaient partout sur son corps. Il semblait avoir comme des "gants" au pattes, pattes qui étaient lacérées de ces mêmes traces grises. Sa truffe et ses coussinets étaient tout noirs. Le queue était grise de plus en plus foncé jusqu'au bout. Ses yeux était d'un beau vert qui rappelait les herbes sauvages.

Bill fixa un instant l'animal, interloqué. Puis il finit par comprendre. "Donc, c'est de toi dont John me parlait." se dit il en reposant le félin sur ses jambes. Ce dernier se frotta contre lui en miaulant. "Un animal qui se sert de son apparence, son côté adorable, pour séduire les Hommes pour que ces derniers assouvissent ses moindres besoins ? Voilà une créature qui me plait.". Bill souriait. Il se leva pour retourner dans le salon. Le chat, comme par réflexe, sauta sur Bill, et s'installa plus ou moins bien sur son épaule. Surpris, ce dernier se crispa, avant de sourire à nouveau.

Dans le salon, Bill regarda Harley et John.

- Alors, comment trouves-tu ton compagnon ? demanda Harley avec un sourire patient.

- Sympa, je l'aime bien.

- Et tu comptes l'appeler comment ? broncha John.

- Mh...

Bill regarda un instant l'animal.

- Tac.

- Tac ? C'est… Original.

Plus tard, lors du repas, Harley lui expliqua en détail comment s'occuper de son chat, mais surtout que c'était LUI qui allait s'en occuper. L'idée ne le dérangeait pas spécialement, après tout, Tac et lui étaient les mêmes, au fond.