Mirai Night (oui nom débile no time !) déambule dans Tokyo, la capitale l'a toujours un peu effrayée, elle a toujours été dans son village natal, à un bon kilomètre de la capitale.

Mais avec ses études, elle est obligée de monter au centre du Japon, pour étudier. Aujourd'hui, elle cherche le magasin téléphonique qui lui a conseillé une de ses amies.

Son téléphone est tombé en panne, alors que son lecteur de musique faisait défier les musiques au seins de ses oreilles.

Quand elle arrive à l'intérieur du bâtiment de téléphone, elle entend la cloche, la porte s'ouvre sur un garçon du même âge qu'elle.

-Bienvenue, accueille le garçon, je peux vous aider ?

-Euh oui, hésite Mirai.

De près, il est assez mignon, elle adore ses yeux dorés, ses cheveux blancs d'oeufs.

-Alors, insiste l'homme.

-Désolé, s'excuse Mirai. Enfaite, j'écoutais ma musique quand il s'est arrêté, j'ai essayé de le redémarrer mais il ne s'est pas rallumé.

Elle lui a tendu son cellulaire, elle sentit ses mains brûlantes à cause de son travail.

-Je devrais pouvoir réparer ça, lui assure le garçon. Je peux avoir votre nom, s'il vous plaît ?

-Mirai Night, répond la jeune étudiante. Et je pourrais venir le chercher quand ?

-On est mercredi, compte le jeune homme, samedi cela devrait être bon.

-Et bien au revoir, conclut Mirai.

Elle se sent perturbée par le garçon, quelque chose en lui fait qu'il est complètement différent des autres garçons.

Même ses amies la trouvent dans la lune en ce moment. Heureusement, ce n'est pas le même vendeur le samedi.

C'est une fois dans sa chambre universitaire, qu'elle peut allumer son téléphone.

Elle passe toutes les applications, en ouvre certaines, elle tombe sur son lecteur de musique.

Tout passe bien, ils font vraiment du bon boulot là-bas. Puis elle trouve une application qu'elle n'a jamais installé sur son cellulaire.

-Ohayo, salue la voix. Mais qui es-tu ? Je ne t'ai jamais vue ?

-Un nouveau jeu de téléphone ? pose Mirai.

-Alerte, s'alarme l'application. Désolé j'éteins votre téléphone !

L'écran devient noir, mais qu'est-ce qu'il vient de se passer. Il se rallume deux minutes plus tard, avec un appel entrant.

-Allo, hésite-t-elle.

-Allo, répond la voix, je suis le garçon qui a pris votre téléphone, vous vous souvenez de moi ?

-Euh oui, rassure Mirai. Humm..

-Itona Horibe, si c'est que vous cherchez, s'amuse le garçon, je ne vous ai pas donné mon prénom quand nous nous sommes rencontrés. Chose que nous devons refaire ?

-Ah bon, s'étonne la jeune fille.

-Oui, s'explique Itona, j'ai par accident, installé une application qui ne doit être en aucun cas sur votre téléphone. Ecoutez-moi bien, vous ne devez en aucun essayer de la désinstaller, à la main ou par ordinateur, et surtout n'ouvrez plus l'application.

-Vous savez je travaille dans la création d'applications, avoue Mirai fière, ce serait pour moi, un jeu d'enfant d'enlever cette appli.

-Cette appli est bien plus complexe que ce vous pensez, tente Itona. Je m'occuperai de l'enlever moi-même, venez samedi au magasin.

-Mais attendez, commence Mirai.

La conversation s'est coupée, étrange, quel genre d'appli c'est, pour qu'il l'appelle et qui lui demande de ne pas y toucher.

-Désolé, s'excuse la voix de l'appli, mais Itona m'a ordonnée de ne rien vous révéler. Il dit qu'il fallait mieux pour votre propre sécurité.

-D'accord, cède Mirai.

Elle branche son téléphone à son ordinateur, il lui a interdit de toucher à l'appli à la main et à l'ordi mais de remettre toute la musique que la réinstallation a enlevé.

Le week-end arrive, quand elle revient une fois de plus à ce magasin, il est déjà là.

-Par ici, dit-il.

-Merci, chuchote Mirai passant la porte.

-Itona, marmonne un homme, il ne faut pas faire les clients ici !

-Papa ! Je t'ai expliqué hier, rappelle l'enfant.

-Oh, souffle le père. Bon bah je vais à l'entrée.

Le père a quitté les "coulisses" du magasin. Mirai observe l'endroit, c'est rare d'entrer dans les bas-fond de la construction d'un téléphone.

Branchant son téléphone à un ordinateur portable, Itona tape sur les touches.

-Vous n'avez fait aucune manipe, demande Itona.

-Aucune, ment Mirai.

-Parfait, souligne, j'entre le code, et voilà, l'appli est enlevée.

-Merci, bafouille Mirai. Mais..

-N'en parlez à personne, coupe Itona, et pas la peine de vérifier sur les réseaux ou autres ce genre d'applis existe que sur quelques téléphones, bien précis.

-Mais quel genre d'appli c'est, pose Mirai. J'ai jamais vu une appli pareille, elle améliore les qualités d'un téléphone, et toutes les applications changent.

-Je ne peux rien vous dire, dit Itona. Au revoir.

Elle est sortie, Itona est resté seul dans l'atelier, son écran s'allume sur l'appli en question :

-Tu as entendu tous les compliments qu'elle m'a fait, s'exclame l'appli.

-Ritsu, tente Itona.

-J'ai le droit d'être heureuse, fait l'appli, Koro-sensei a tout fait pour.

Il y a une pointe de nostalgie, c'est souvent la même chose quand il parle du poulpe qui a été leur professeur.

Comme demandé, Mirai tente d'oublier cette foutu application et ce gars qui l'interroge beaucoup. C'est dingue, il a un truc qui fait qu'on s'intéresse à lui.

Mais les choses ne sont pas si faciles….

De retour, chez elle, elle lance un "J'suis rentrée" auquel répond l'écho de sa propre voix. Voilà pourquoi vivre seule pour elle, ce n'est vraiment un luxe.

Allumant son ordinateur, cherchant un ancien fichier d'application, elle tombe sur un dossier au format zip, curieuse, elle le décompresse.

Ce sont des centaines de documents tapés au clavier, étrange, elle n'a pu écrire autant..

Elle en ouvrit au hasard, c'est une enregistrement d'une messagerie de téléphone, elle lit un morceau, une discussion à plusieurs sans aucun doute.

Mais leur sujet de discussion est indéchiffrable, un sauvetage ou un meurtre ? Tuer ou sauver une personne ?

Son coeur se soulève dans sa poitrine quand elle lit le prénom d'Itona, ce garçon qu'elle devait oublier, revient dès que les choses commencent à aller mieux pour elle.

Son téléphone sonne, la surprenant, un numéro inconnu, elle appuie sur la touche rouge.

-C'est pas jojo de raccrocher, se plaint une voix.

Elle tombe à la renverse, la jeune fille qui a vécu quelques jours dans son cellulaire se trouve à présent sur l'ordinateur. L'écran se coupe en deux, faisant apparaître Itona.

A croire que les dieux, lui en veulent pour quelque chose.

-Je pensais que vous n'aviez fait aucune manipulations, gronde Itona.

-Vous avez su, s'étonne Mirai.

-Il ne faut pas me sous estimer, rit l'application. Je suis plus qu'une simple application de téléphone.

-Ristu, grogne Itona. Sur quoi, êtes-vous tombée ?

-Des fichiers, avoue finalement Mirai. Fichiers écrits…

-Nos anciennes discussion, comprend Itona. Vous devez les supprimer, personne ne doit les voir !

-Pourquoi autant de mystères, siffle Mirai, à croire que vous cachez quelque chose d'important. J'ai lu une grande partie de ces écrits, et j'ai très vite compris que c'était une discussion de classe, que votre prof est quelque chose pas quelqu'un. J'avoue avoir un doute si vous deviez le sauver ou le tuer !

-Ne prenez l'assassinat d'une personne à la légère, demande Itona.

-Un assassinat, répète Mirai. Alors vous êtes des tueurs...C'est pas commun pour des adolescents d'à peine quinze ans, enfin à l'époque de ce mystérieux professeur "poulpe".

-Elle en sait beaucoup, complimente Ritsu fière.

-Bien trop, marmonne Itona. Je crois que je n'ai pas le choix : je vais en parler au ministère de la Défense qui devrait être dans la mesure de vous retirer vos souvenirs à propos de ceci. Mais avant cela, Ritsu supprime les fichiers.

-Tu es une intelligence artificielle c'est ça, remarque Mirai. Tu es sacrément émotive !

-Merci beaucoup, bafouille Ritsu. J'ai été faite comme ça.

Son écran se met en démarrage, c'est étrange, comme si une classe de quasiment trente personnes pouvaient être des assassins. Elle tremble quand elle se rappelle qu'elle va revoir Itona mais aussi que le Ministère de la défense Japonaise va venir ici dans son petit appartement…

Bon pour lui enlever une partie de sa mémoire...Elle frotte sa tignasse violette, ah non il était hors de question qu'on manipule sa mémoire comme ca.

Elle a bien compris qu'on peut trouver Ritsu n'importe où sur le web, cachée pour aider tout le monde malgré ses petits préférences.

Mirai choisit un jeu difficile et rameur, testant trois fois l'appli et notant une amélioration à la quatrième. "Apparemment, tu es venue me voir" se félicite Mirai.

À présent l'intelligence artificielle est devenue son adversaire de jeu.

Elle tapait des messages vers l'ordinateur ce qui a pour conséquences de mettre l'android en bug. De l'autre côté, son disque interne récupère tout ce dont elle a besoin pour qu'après son effacement de mémoire, elle retrouve tout.

Son dernier message est "il est tard, et j'ai un visite très importante demain ;)".

Les agents du Ministère et Itona sont arrivés tard dans la matinée, heureusement qu'elle n'a pas cours.

-Mademoiselle Mirai Night, demande un homme.

-Oui c'est moi, murmure Mirai. J'espère que c'est pas trop douloureux comme traitement.

La plaisanterie n'a pas vraiment eu l'effet souhaité. Elle leur a proposés de s'asseoir.

Plus tard, quand le traitement d'amnésie a fait effet, elle se sent épuisée et s'est endormie sur le pouf, où elle s'est assise.

Une fois réveillée, elle s'étire comme un chat, mais qu'est-ce qui a provoqué cette sieste.

Elle se dirige vers son pc, et trouve le post-it qu'elle a posé avant son sommeil.

-Ecoutes la dernière musique sur ton ordinateur avec tes écouteurs, lit-elle.

Elle lève un sourcil, ce n'est pas son genre de laisser ce genre de mémo.

Elle s'exécute quand même et tout lui revient : son téléphone, le vendeur, le ministère. Et surtout une indication GPS, c'est un endroit dont Itona et ses amis ont souvent parlé dans leur discussion recopié sur son ordinateur.

Elle a très envie d'aller voir ce que c'est que cet endroit, il est encore assez tôt pour s'y rendre.

Elle traverse la ville pour se retrouver devant un collège fermé pour la nuit. Mais son cellulaire lui dit de prendre une route montante vers une forêt.

Après un long exercice de grimpette, elle se retrouve devant un bâtiment moins moderne que l'autre en bas.

-Qu'est-ce que tu fais là, surprend quelqu'un.

-Itona, nomme Mirai.

-C'est privé ici, assure Itona.

-Je n'ai vu aucun panneau, réplique Mirai.

-Je savais que j'aurais dû en poser un, souffle Itona. Tu as donc retrouvé la mémoire.

-Oui, confirme Mirai fière. Seule.

Itona se gratte la tête, hésitant sur la démarche à suivre, Koro-sensei lui a toujours dit de faire confiance aux autres. Mais le poulpe parlait de ses camarades, non d'inconnus.

-Tu n'as pas être ici, fait-il finalement.

-Je sais, sourit Mirai. Il y a quelque chose, ici, que personne ne doit connaître.

-Alors pourquoi être venue ? insiste Itona.

-Je voulais juste apprendre à te connaître, dévoile Mirai.

-Apprendre à me connaître, hésite Itona. Pourquoi faire ?

-Il y a quelque chose en toi de différent, explique Mirai rouge. En toi, et en tes amis.

Il décide de marcher un peu vers l'entrée, avant d'ouvrir la porte et de lâcher un "Suis-moi" presque inaudible.

Elle le rejoint, fière, il lui montre leur ancienne salle de classe où quelques balles trainent sur le tableau, les photos accrochées après la mort du poulpe, la salle de chimie, et celle des professeurs.

-Cette salle est la dernière, avoue Itona en ouvrant.

La porte claque, Mirai découvre du matériel pour le sport normal. Mais caché derrière, on peut trouver des pistolets à air comprimé, des couteaux d'une couleurs vertes.

-Elles sont inoffensives sur les hommes, dévoile Itona.

-Je vois, bégaye Mirai.

-Alors, demande Itona. Et tu veux toujours apprendre à me connaître.

-Avec plaisir, sourit Mirai.

Son sourire rassure Itona, c'est une bonne personne. Ses mains se referment sur son torse, parfois ses sens sont un peu engourdis. Alors il oublie d'esquiver.

Par contre, il y a une phrase qu'il n'oubliera jamais, une phrase qu'il a trouvé dans son manuel de vie.

"Un jour, tu trouveras quelqu'un qui malgré, ton passé t'acceptera comme cela. Cette personne, protège la." Il a ensuite indiqué de nombreuses méthodes pour la vie en couple qu'il a très vite lu.

-Vous avez peut-être raison Koro-sensei, chuchote Itona.

-Tu as dit quelque chose, pose Mirai.

-Non rien, ment Itona.