-Ah Mimura-san je vous cherchais, lâche une voix de femme. Auriez-vous une minute ?

Koki Mimura est un jeune journaliste dont la carrière commence tout juste à décoller au sein du jour auquel il travaille. Le journal "Le petit Tokyo" devance à présent beaucoup d'autres journaux de la capitale japonaise.

C'est surtout grâce à sa directrice, Mademoiselle Ringo tenant d'une main de fer son entreprise.

-Je suis à vous, assure Koki imprimant sa feuille.

-Vous avez déjà entendu parler de l'édition le poulpe jaune, commence la directrice.

-Vaguement, hésite Koki.

Plus que vague même, cette maison d'édition de manga est tenu par Yuzuki Fuwa, jeune femme de son âge, et grande fan de manga. La nouvelle éditrice est son ancienne camarade de troisième et de lycée, comme ils ont choisi le même établissement supérieur sous le tentacule de Koro-sensei.

Ils entretiennent une relation simple, sans ambiguité pas comme certains garçons qu'il connaît. Le bruit de l'imprimante le sort de ses pensés.

-Donc, termine sa patronne, vous pouvez aller là-bas ? Vous êtes le seul disponible.

-D'accord, rassure Koki, j'irais voir mademoiselle Fuwa.

-Vous me surprenez à chaque fois, sourit mademoiselle Ringo. J'ai cru que vous n'aviez pas écouté.

Il sourit, non, il n'a rien écouté mais il sait très bien comment marche sa chef, si il parle de quelqu'un ou de quelque chose, c'est qu'il y a une possibilité de faire un article à son propos.

Il avait rendez-vous le lendemain, sûrement un collègue qui a annulé à la dernière minute, ça arrive souvent en ce milieu d'année, où tout le monde veut ses vacances.

La nouvelle maison d'édition se nid sur deux étages d'un bâtiment assez moderne avec de grandes vitres et des balcons qui parcourent la quasi-totalité du mur.

-Bonjour, salue Koki, je suis Koki Mimura, journaliste, je viens interviewer mademoiselle Fuwa.

-Elle se trouve au second étage, lui avoue l'accueil. Vous pouvez monter.

Elle lui ouvre, il grimpe les escaliers, moins sûr de lui, sur le coup. Il ne s'est jamais retrouvé seul avec une fille de son ancienne classe et pas très souvent seul avec une fille en général.

-Bonjour, hésite-t-il en entrant.

-C'est bien ce que m'a dit la directrice du "Petit Tokyo", assure Yuzuku Fuwa. Ca faisait longtemps Mimura-kun !

-Pas si longtemps, rassure Koki, quoi un mois.

La jeune femme boude quelques instants, pour elle, il est normal d'être heureux de se revoir même si on s'est déjà vus, il y a un mois.

Reprenant son boulot, elle l'invite à s'installer sur une chaise, alors qu'elle s'asseoit sur son fauteuil.

-Très bien, commence Koki. Beaucoup de personnes souhaitent savoir de qui vous tenez votre inspiration ?

-Des éditions français, assure Yuzuki, en particulier Glénat qui édite beaucoup de manga de différents types.

-Editions français, note Koki, pourquoi ?

-Parce que la culture manga/animé s'est beaucoup posée en France, explique Yuzuki. Notre concept change de l'habituel mais reste familier aux autres. En particulier aux français, second acheteurs de manga après nous.

-Je vois, acquiesce Koki, pensiez-vous un jour, avoir le succès naissant que vous avez aujourd'hui ?

-Comme tout le monde, assure Yuzuki, on a tous voulu un jour, être glorifié de nos efforts que ce soit en école ou dans le monde du travail.

Il sourit en écrivant, pendant un court instant, il croyait entendre leur professeur Koro-sensei. Ce qui lui fait penser à une question dont sa patronne veut absolument la réponse.

-Une dernière question, dit-il, pourquoi le "Poulpe jaune".

Elle se lève et sort deux gros classeurs sur bureau, Koki surpris, se laisse reculer sur son fauteuil. Puis, elle lui tend une feuille, froissée, elle semblait être là depuis longtemps. Même si le dessin est abîmé on reconnaît les traits d'un poulpe jaune, habillée d'une robe noire orangée. Un dessin parfait de leur ex-professeur.

-Comme tout le monde, fait Yuzuki, je tenais beaucoup à lui. Un soir il m'a aidée pour une rédaction. J'étais si déconcentrée que j'ai commencé à le dessiner. Mécontent, il a repassé sur mes traits.

-Je vois, souffle Koki. On va dire que tu avais toi-même un manga en tête, qu'un certains poulpe y était, mais tu t'es trompée dans les couleurs.

-Mais si tu écris ça, hésite Yuzuki. Tu vas m'obliger à faire un manga. Tu te rends compte du boulot.

-Oh tu en es capable, commence Koki.

-Mouais, marmonne l'éditrice.

-Bon en parlant de boulot, termine Koki, je vais y aller. Un article ça se fait pas tout seul. A une prochaine fois.

-Tu as intérêt à revenir, murmure Yuzuki.

-Pardon, insiste Koki pas à l'aise.

-Ben oui, hésite Yuzuki, vu qu'à cause de toi, je dois faire tout un manga ! Tu vas m'aider à le faire !

Il sourit, et prend les escaliers. Encore une fois, il avait une bonne raison de venir. Enfin ça ne lui déplaisait pas tant que ça.