Après une matinée longue et fatigante, Karma Akabane, un jeune politicien de 22 ans sortit du bâtiment, dans lequel il travaille.
Une fois sur le trottoir, il se dirige vers le restaurant où il a pris l'habitude de déjeuner.
Mais quelque chose l'arrête, il se sentit vaciller et une vilaine plainte lui tourmenter le bas du ventre.
Il s'est fait tirer dessus, lui qui a été un assassin dans la classe E, il doit savoir sentir ces choses là.
Il s'est fait avoir comme un novice. Il s'écroulait alors sur cette pensée.
Quand il se réveille enfin, un énorme mal lui parcourt la tête. Il ne peut même pas se lever et doit rester allongée sur le lit d'hôpital.
-Vous êtes réveillé monsieur Akabane, remarque l'infirmière. Vous n'avez pas de douleurs particulières ? Au niveau de la blessure ?
-Non ça va, rassure Karma.
-C'est la transfusion du sang nurufufu, explique l'infirmière.
-nurufufu, comprenf Karma, attendez le sang artificiel !
-Oui, acquiesce la demoiselle.
-Est-ce que la créatrice est là, demande Karma.
-Mademoiselle Okuda est à l'étage du dessus, tente la femme de l'hôpital.
-Serait-il possible de la voir, insiste Karma.
-Je ne sais pas trop, tente la soigneuse, elle est très occupée et vous êtes en rétablissement.
-Je vois, marmonne Karma. Me cacheriez-vous quelque chose, mademoiselle ? Je connais bien les propriétés de ce sang : il est universel et s'adapte à tous types de sang. Il aide aux hémorragies et à soigner les blessures grave. Je parie même que je suis quasiment guéri.
-Vous êtes bien renseigné, dévoile l'assistante. Je vais vous conduire auprès de mademoiselle Okuda dans ce cas. Mettez quelque chose sur vous et suivez-moi.
Sans douleur, Karma a suivi l'infirmière à l'étage du dessus. La jeune fille entre et ressort peu de temps après lâchant un "vous pouvez entrer". Elle est retournée sur ses pas et lui a passé la porte ouverte.
-Karma-kun, salue la jeune femme en face de lui. Cela faisait longtemps ! J'espère que tu vas mieux.
La jeune femme a été sa camarade au sein de la classe E : Manami Okuda. Elle est la plus qualifiée en sciences et en lisant son guide de vie par Koro-sensei, elle a trouvé des cellules du prof.
-Salut Okuda-san, reprend Karma. Quatres ans, non ? Rien de bien grave.
Il ne sait déjà plus quoi lui dire, pourtant, il a vraiment envie de lui parler,
mais c'est vrai en quatre ans, ils ont perdu leur lien passé.
-Cela fait longtemps Karma-kun, intervient une voix plus grave.
-Takebayashi-kun, remarque Karma.
-Il est médecin ici, explique Okuda-san.
Les deux hommes se serrèrent la main. Mais Karma, un mauvais pressentiment
par rapport à son ancien camarade. Quelque chose le dérange, et il veut savoir quoi !
-Et si on mangeait ensemble ce soir, propose-t-il alors.
-Désolé Karma, affirme l'homme, je dois rentrer chez moi. Mei-chan est très soucieuse en ce moment. Elle s'inquiète trop pour ma santé..
-Mei-chan, interroge Karma.
-Ma petite amie, assure Takebayashi.
Karma ne dit plus rien, il se sentait plutôt stupide d'avoir cru que ces deux amis étaient...
-Par contre, dit Okuda-san, moi je suis libre.
Enfin si tu veux toujours ?
-OK, accepte-t-il moins confiant.
Ils se retrouvent le soir-même, dans un petit restaurant, assez calme. Ce qui n'est pas le cas de Karma, stressé à l'idée de parler seul à seule avec Okuda-san.
Pour toute vérité, il a aimé la jeune fille à l'époque de leur lycée, à ce moment la troisième E se voyait 3 fois par mois à leur ancien bâtiment logeait sur la montagne qui est à présent leur propriété.
Mais avec les années le temps entre les rencontres s'est espacé rendant
aujourd'hui à presque qu'une fois par an.
Du coup, il a perdu, tout contact avec elle, leur peu de discussion se faisait par téléphone.
Il avait mis ses sentiments de côté, s'acharnant sur le travail, mais la revoir a ravivé une flamme pas encore éteinte.
-Karma-kun, commence Manami, est-ce que ça va ?
-Désolé Okuda-san, s'excuse Karma, j'étais dans mes pensés.
-S'il te plaît appelle moi par mon prénom, souligne Manami. J'ai l'impression d'être une enfant, sinon !
Il rougit légèrement, elle est devenue encore plus jolie avec les années. Il se décide enfin à passer à l'action.
-La copine de Takebayashi-kun a l'air très gentille, évoque Karma. Je veux dire à s'inquiéter autant pour lui.
-Oui, affirme la chercheuse, c'est une bonne cuisinière en plus.
-Et toi, pose Karma, tu as quelqu'un ?
-Non, assure la jeune chercheuse. Et toi ?
-Je n'ai personne, dévoile Karma.
-J'ai une question à te poser, dévoile Manami.
-Je t'écoute, assure Karma.
-J'ai appris que vous aviez parlé de nous lors du voyage à Kyoto. Une sorte de classement des filles, où Yukiko a fini première d'ailleurs.
-Oui je m'en souviens, approuve Karma, et donc ?
-Tu as avoué avoir une petite préférence pour moi, bafouille Manami pas à l'aise. Seulement pour mon travail en chimie...
Karma ne bouge pas, même si c'était il y a longtemps, le fonctionnaire n'a jamais oublié, avoir annoncé sa petite préférence devant le reste des garçons de sa classe. Par contre, il préférait qu'elle ne soit pas au courante du dernier détails, enfin ce n'était pas que pour la chimie, pour passer du temps avec elle, préparer des blagues contre leurs camarades.
-Et bien je...bafouille Karma. Oui, j'ai dit ça, à cette époque je...
Si seulement, il avait le courage de tout lui dire. D'habitude, il est habile avec les mots, bernant certains hommes politiques, mais devant elle, il perd ses moyens.
-Je crois que je devrais y aller, assure Manami. Je suis vraiment ravie de t'avoir revu, Karma-kun.
-Attends, surprit Karma, pourquoi ?
-Et bien, dévoile Manami. Tu es...J'étais très naïve pour croire que ce que m'ont racontée pouvait être faux. Je suis heureuse de l'avoir entendu de toi, bon triste en même temps mais...oh au revoir Karma.
"Et kuso" grogne Karma. Il s'en veut de n'avoir rien dit, mais aussi rester en plan sur sa chaise. Mais qui a bien pu lui dire ce qu'il s'est passé à Kyoto ?
Après il a essayé, plusieurs fois, de l'appeler, de lui proposer un nouveau rendez-vous mais à chaque fois c'était négatif. Bonus, toute leur classe est au courante, comme si ça ne suffisait pas qu'on le traite de mauvais démon, maintenant il est un démon bourreau des cœurs.
Une idée diabolique lui vient alors en tête, bon, elle n'appréciera pas mais tant pis.
Il retourne au même hôpital, et se planque dans son bureau, près de la porte d'entrée.
-Evitez d'autres contacts, dit une voix.
À peine, est-elle entrée, qu'il referme la porte à clé. Le fracas fait par la serrure a surpris
Manami qui s'est retournée.
-Salut, rit Karma.
-Karma, bafouille Manami, mais que fais tu là ?
-Ben comme tu ne viens pas à moi, sourit Karma, c'est moi qui est venu.
Elle tente de passer par la porte, mais Karma est toujours devant, étant bien plus grand et fort qu'elle, impossible pour elle de sortir.
-Je n'ai pas envie de te parler Karma, boude Manami.
-Alors tu n'auras qu'à écouter ce que j'ai à te dire, rassure Karma.
-Ça passera d'une oreille à l'autre, avoue Manami.
-S'il te plaît, implore Karma. Je sais que je t'ai blessée, je m'excuse vraiment.
-...
-C'est vrai j'ai dit ça par le passé, tente Karma. Mais, ce n'est que le début...Plus le temps passe, plus je t'aimais pour toi. Je me suis éloigné de la classe, je le sais, mais j'en avais besoin. La labeur du travail, a fait que j'oubliais que tu étais toujours présente dans ma tête.
Sa tête est cramoisie, de un il a beaucoup trop parlé et de deux, c'est assez osé ce qu'il vient de dire. Quand il la regarde, elle a simplement un beau sourire.
-Il était temps, rigole Manami.
-Comment ça, persiste Karma.
-Tu t'es confié à Nagisa-kun n'est-ce pas ? pose Manami.
-Euh oui, souffle Karma.
-Ben Kaede m'a tout dit après, avoue Manami. Surtout pour Kyoto.
-Je vais tuer ce couple de Minimoys ! Crie Karma.
-Allons Karma, calme Manami. Ils ont fait ça pour toi.
Ils sont restés dans le bureau de Manami, à se raconter les dernières années, à rattraper le temps perdu. Et même si le temps sans l'autre a été long, ils tentent peu à peu de retrouver une vraie complicité.
-Mademoiselle Haru, commence Kotaro.
-Oui, dit la demoiselle.
-Laissons Okuda-san tranquille pour le moment, prévient Kotaro. Je pense qu'il ne faut mieux pas les déranger.
Kotaro s'éclipse, heureux, pour ses deux camarades, il était temps pour ces deux là, de ce dire ce qu'ils ressentent l'un pour l'autre.
