Le Pacte du Sang – Chapitre 17 – De lait et de sang

La vie avait repris son cours normal à Spinner's End. Amelia s'était remise de son accouchement et des blessures qu'elle avait reçues lors de l'orgie au Manoir Malefoy. Seules les cicatrices les plus profondes resteraient marquées sur son dos, même si elles n'étaient pas si apparentes, grâce à la pommade de Murlap de Severus et à son intervention rapide avec le dictame. De toutes façons, Amelia s'en moquait. Qui voudrait de quelqu'un comme elle ? Une sorcière née-moldue, sans fortune et sans relations ? Elle n'était qu'une esclave dans son monde. Un monde qu'elle ne souhaitait pas quitter cependant. Les Mangemorts auraient vite fait de la retrouver. Sa situation serait meilleure si elle restait avec Severus.

La seule séquelle qui lui restait de son accouchement consistait en taches qui apparaissaient régulièrement sur ses chemises. Elle essayait de les cacher mais Severus était bien trop observateur. Deux jours après avoir donné naissance, Amelia se sentait plus en forme et elle put reprendre ses obligations envers la maison et son Maître. Les tremblements qui l'agitaient suite à l'Endoloris qu'elle avait subi, s'étaient définitivement dissipés.

Ils étaient tous les deux dans la cuisine, ils venaient de finir leur déjeuner, lorsqu'elle ressentit une douleur à la poitrine. Au même moment, de grosses taches commencèrent à apparaître sur sa chemise. Elle grimaça de douleur et tenta de couvrir sa chemise avec la robe noire de sorcière qu'elle portait.

Severus le remarqua immédiatement. Il se leva de sa chaise et lui attrapa le poignet. Les vieilles peurs d'Amelia revinrent – en dépit de l'attitude courtoise qu'il lui témoignait désormais, il demeurait toujours aussi impressionnant. Elle tenta de reculer pour échapper à son emprise.

"Lâchez-moi, Maître... je vous en prie !"

"Qu'est-ce qui ne va pas avec vous ?" demanda-t-il doucement. Il avait compris que son attitude pouvait avoir effrayé la jeune femme.

Les yeux verts rencontrèrent son regard sombre. "Rien, Maître."

Ses yeux d'onyx descendirent vers la bouche de la jeune femme, une bouche qui tremblait légèrement, puis se posèrent sur le cou – où il repéra les cicatrices qu'il y avait faites – pour finir sur la poitrine, laquelle se soulevait avec précipitation, en alerte. De sa main libre, il découvrit la chemise qu'elle portait.

"Que vous arrive-t-il, Amelia ?" répéta encore Severus. "D'où viennent ces taches ?"

Elle ouvrit la bouche mais aucun son ne put en sortir. Il voyait bien qu'elle luttait avec les mots. Elle baissa les yeux et rougit.

"Dites-moi. C'est un ordre, Amelia. Un ordre de votre Maître."

Elle était sur le point de fondre en larmes, c'était évident pour lui. Il détestait quand les gens – surtout les femmes – pleuraient à côté de lui. Pourtant, cette fois-ci, il ne pouvait éviter la question. Si elle avait un problème de santé, elle avait tout intérêt à le dire. Il opta pour une autre approche.

"Vous avez dit que vous me faisiez confiance, Amelia. Vous pouvez me parler." Sa voix était cette fois douce et rassurante.

Elle prit une profonde inspiration. "Mes seins... le lait... ça n'arrête pas..." Elle était bien trop pudique pour en dire plus. "C'est douloureux aussi."

Mais ces quelques paroles avaient été suffisantes. Severus avait compris son problème. "Venez avec moi," fit-il tout en la traînant vers son labo.

Amelia n'y avait jamais mis les pieds auparavant. Elle fut surprise qu'il l'y fasse entrer. Il ouvrit la porte avec sa baguette, enlevant les sortilèges de garde qui préservaient les lieux de toute intrusion. La porte s'ouvrit et d'un autre mouvement de sa baguette, il alluma la lumière. "Faites attention aux marches, elles sont raides."

Amelia le suivit, en faisant attention où elle mettait les pieds. Une fois dans le labo proprement dit, elle regarda tout autour d'elle. Le labo était petit mais bien fourni et équipé. Des pots emplis de substances étranges étaient alignés sur des étagères le long d'un mur, tandis que des livres étaient rangés de même mais sur contre le mur d'en face. Il y avait des instruments délicats posés sur la table au centre de la pièce. Tout comme dans son bureau à Poudlard.

Amelia dut reconnaître que c'était bien vu d'avoir transformé une cave en labo de potions. Severus commença à fouiller dans ses tiroirs, sur le bureau où il avait empilé divers papiers et parchemins. Puis il prit un morceau de papier qu'il vérifia.

La jeune sorcière était surprise. Elle s'attendait à ce qu'il lui donne une potion qui arrêterait la production de lait maternel. Mais non. A la place, il parcourait ses notes écrites sur des parchemins. Puis il se tourna vers elle, une soudaine expression de gêne se lisant clairement sur son visage.

"Amelia... Je..."

"Vous ne pouvez pas m'aider, Maître, n'est-ce pas ?"

Il la regarda attentivement. "Pas exactement. Mais vous, vous pouvez m'aider."

Cette fois, elle avait l'air réellement époustouflé. "Moi ? Maître ?"

"Oui, vous. Asseyez-vous, je vais vous expliquer."

Il lui désigna un tabouret. Amelia y prit place. Elle n'avait pas la moindre idée de ce qui allait s'ensuivre mais elle lui faisait confiance – s'il avait dit qu'il expliquerait, alors c'est qu'il le ferait. Les yeux verts rencontrèrent son regard sombre, ouverts à ses explications.

"J'ai besoin de votre aide, Amelia." Il prit une inspiration imperceptible. "Je suis en train de travailler sur un antidote contre un violent poison que le Seigneur des Ténèbres veut que je crée à partir d'une ancienne recette. Une recette de Magie Noire." Il vit sur le visage de la jeune femme qu'il avait capté toute son attention. Ce qui était le cas. "Il y a une substance dont j'ai besoin pour finaliser l'antidote. Une substance que vous semblez avoir en abondance. Une substance que votre corps secrète actuellement et selon toute vraisemblance, en grandes quantités."

Amelia comprit de suite. "Mon... lait, Maître ? C'est ce à quoi vous faites allusion ?"

"Oui, Amelia."

Elle rompit le contact visuel avec lui.

"Je comprendrais cependant si vous ne souhaitez pas m'aider."

"Non ! Non... ce n'est pas... ce n'est pas le cas. C'est juste que... Maître, je vous fais confiance mais je ne veux vraiment pas que mon lait puisse servir à d'autres fins... des fins de Magie Noire."

"Vous vous souvenez quand vous m'avez donné le placenta de votre bébé ?"

Elle hocha la tête. "C'est la même chose ici. J'utilise des parties de votre placenta pour cet antidote. Cependant, il semblerait que j'ai besoin d'une autre substance comme... votre lait. J'ai mes notes ici. Vous pouvez les lire." Il lui tendit quelques feuillets de parchemin. Amelia les prit et commença à en parcourir le contenu. Il y avait des formules écrites, divers ingrédients étaient énumérés avec leurs effets, les protocoles et leurs résultats. Elle rendit les feuilles à Severus après avoir passé plusieurs minutes à les lire.

"Je veux vous donner le choix, Amelia. Soit vous choisissez de sortir d'ici et je vous donnerai une potion pour arrêter la montée du lait et faire cesser les douleurs que cela vous donne. Soit vous acceptez de m'aider avec votre lait, de m'aider pour cet antidote. Le choix vous appartient."

C'était plutôt inattendu de sa part. Amelia eut du mal à saisir pourquoi il lui laissait le choix. N'était-il pas son Maître ? Ne pouvait-il pas la contraindre à faire ses moindres volontés ? Pourquoi est-ce qu'il agissait ainsi ?

"Maître... pourquoi ? Pourquoi me laisser le choix ? Je veux dire... vous pourriez... juste prendre de moi ce que vous voulez," fit-elle dans un murmure. "Sans me demander la permission. Je suis... votre esclave. Votre propriété." Je suis à vous. Je vous appartiens. Mon lait vous appartient.

"Je sais. Mais l'une des conditions pour que ses propriétés s'appliquent dans l'antidote, c'est qu'il soit donné librement. Vraiment donné. Vous comprenez ? Vous le prendre de force annulerait les effets de votre lait dans la potion." Une pause. "Par ailleurs, je veux vous laisser le choix. Un vrai choix. Ne me demandez pas pourquoi. Faites-moi... seulement confiance. Je vous en prie, Amelia."

Les lèvres de la jeune femme tremblèrent un peu. "Je vous fais déjà confiance, Maître." Puis elle commença à ouvrir sa chemise, tout en maintenant le contact visuel avec lui. "Je vous aiderai." Elle enleva sa chemise, révélant son torse et ses seins plantureux dans leur soutien-gorge. Elle s'arrêta là, ne sachant que faire ensuite. Severus le prit comme un signe qu'il pouvait poursuivre.

"Merci, Amelia." Il avait toujours sa baguette à la main.

"Que dois-je faire ensuite, Maître ?" demanda-t-elle d'une voix tremblante.

"Enlevez votre soutien-gorge, s'il vous plaît," murmura-t-il.

Amelia s'exécuta. Il avait déjà vu sa poitrine nue mais seulement de manière brève. Ou alors, à ce moment-là, il avait détourné les yeux. Les morceaux de coton qu'elle avait mis dans son soutien-gorge pour absorber le surplus de lait, tombèrent à terre, bientôt rejoints par le sous-vêtement. Elle était une fois de plus à demi-nue, devant lui. Pourtant, leurs regards n'avaient pas décroché l'un de l'autre, comme si une sorte de fil invisible reliait leurs deux âmes ensemble.

Severus se rapprocha d'elle, ses yeux toujours plongés dans ceux de la jeune femme.

"Qu'allez-vous me faire, Maître ?" demanda-t-elle dans un murmure.

"Je vais tirer votre lait avec une incantation. Je vais seulement poser ma baguette sur votre sein et collecter le lait dans un récipient. Ca ne fera pas mal, je vous le promets."

"Je vous fais confiance, Maître." Alors, Amelia détourna les yeux des siens et baissa le regard vers la baguette qu'il tenait. Elle regarda la baguette d'Ebène et ferma les yeux, lentement. "Vous pouvez y aller," fit-elle doucement.

Severus fit apparaître un petit récipient de verre pour collecter le lait, qu'il mit sous le sein droit de la jeune femme. Il collecterait le lait de l'autre sein aussi. Amelia sentit le contact du verre froid sur sa peau, mais elle ne bougea pas. Puis elle perçut le bout de la baguette sur son épaule droite, se posant sur sa clavicule, pour descendre ensuite sur son sein.

"Galactos Exprimeo," fit Severus à voix haute, pendant que le bout de sa baguette traçait son chemin vers le mamelon. Amelia sentit la magie du sorcier entrer dans sa propre poitrine avant de sentir le flux de lait en ressortir. Le processus n'était pas douloureux, juste... étrange. On aurait dit une tétée, tout comme lorsqu'elle avait donné le sein à son bébé juste après la naissance. Elle garda les yeux fermés, laissant faire le Maître des Potions. Puis, après une minute ou deux – elle n'aurait pas pu dire – elle sentit qu'il avait rompu le contact entre la baguette et la peau.

"Et voilà, Amelia. Regardez le résultat," dit-il en l'invitant à ouvrir les yeux. Ce qu'elle fit – et vit le petit récipient presque rempli à rabord. Il fit rapidement apparaître un autre. "A présent, l'autre sein."

Elle consentit d'un mouvement de la tête. Cette fois, elle garda les yeux ouverts. Il mit le récipient sous le sein gauche et répéta l'incantation, le bout de sa baguette allant de la clavicule de la jeune sorcière vers son mamelon. Cette fois, elle put voir le lait jaillir de son sein et remplir le récipient. Un sentiment de soulagement l'envahit tout à coup.

"Merci, Maître."

"Merci pour quoi ?" demanda-t-il, pas certain d'avoir saisi ce qu'elle avait voulu dire.

"Je me sens soulagée. C'était vraiment douloureux de rester ainsi."

"Si vous aviez eu encore votre enfant, vous l'auriez allaitée et vous auriez été automatiquement soulagée. On peut faire ça trois ou quatre fois par jour, pour collecter votre lait. Je peux le conserver dans de bonnes conditions ici, avec un charme de stase, n'ayez crainte. Il ne sera pas gaspillé. Je peux vous le promettre."

"Oui, s'il vous plaît, Maître. S'il vous plaît."

"Venez à moi à chaque fois que vous sentirez le besoin de... d'être soulagée," fit doucement Severus, presque gêné. Il réalisa que sa phrase avait un sens quelque peu ambigu.

Amelia l'observa. Il était effectivement gêné. Il rougissait littéralement et il faisait de son mieux pour le cacher – sans succès. Mais pourquoi est-ce qu'un homme comme lui, si sûr de lui, se met à rougir comme un gamin à son premier rendez-vous galant, quand le sujet de la conversation tourne autour de... des questions sexuelles ? Comme un môme qui n'a jamais vu une femme nue de sa vie ? Elle savait que cette dernière question n'était pas vraie – il l'avait déjà vue à moitié nue avant. Pourtant, cette pensée persista dans l'esprit de la jeune femme.

"Votre lait sauvera beaucoup de gens, Amelia. Vous n'avez aucune idée de ce que le Seigneur des Ténèbres m'ordonne de concocter. Le lait est une substance puissante pour contrecarrer les poisons. Lorsqu'il vient d'une femme allaitante, il peut être aussi puissant que... le sang, en termes de magie. Mais contrairement au sang, il doit être donné librement."

"Alors que le sang doit être pris de force, à ce que j'ai lu," fit doucement Amelia.

Ses yeux verts rencontrèrent le regarde l'homme. Il approuva d'un signe de tête. "Oui, c'est vrai. C'est pourquoi le sang issu de votre placenta ne pouvait pas être aussi efficace que votre lait, dans ce cas particulier."

"Je comprends." Ce disant, elle posa une main légère sur son bras. "Maître." Elle lui sourit avec douceur, comme pour l'encourager à se détendre. Puis elle se rappela lorsqu'il l'avait mordue dans le cou. "Maître..." commença-t-elle d'un ton incertain.

"Oui, Amelia ?"

"En ce qui concerne le sang... pourquoi m'avez-vous mordue ? Dans le cou ? Je sais que ça a un rapport avec la magie du sang." Elle l'avait dit. Elle espéra seulement qu'il ne se comporterait pas de manière odieuse avec elle, juste parce qu'elle avait osé poser ces questions.

Severus estima qu'elle avait le droit de savoir désormais. Il soupira. Il se sentait endetté envers elle d'une certaine manière. Elle l'avait aidé tellement en lui donnait son lait – et elle continuerait à le faire. "Amelia... Vous avez raison. C'est de la magie du sang. Une magie très ancienne, très puissante. Mais je vous le promets, ce n'est pas de la Magie Noire. Je n'aurais pas utilisé de Magie Noire sur vous alors que vous étiez enceinte." Une pause. "La magie du sang n'est pas que de la Magie Noire, tandis que la Magie noire n'est pas uniquement liée au sang." Il soupira. "Vous devez avoir compris que je suis un sorcier très possessif. Vous mordre était un moyen de... de m'assurer que vous ne rechercheriez pas la compagnie d'un autre homme que moi. Vous êtes à moi."

Voilà qui était bizarre. Il ne voulait pas qu'elle aille voir un autre homme – elle se souvenait de la dispute qu'ils avaient eue tous les deux quand il l'avait trouvée en train de dormir dans la cuisine. Mais cependant, il ne l'avait jamais touchée dans un but sexuel. Mais Amelia n'avait pas très envie de lui poser cette question-là. Vaut mieux ne pas réveiller le dragon qui dort.

"Maître, au Manoir Malefoy, quand vous avez parlé avec Mr Malefoy, vous lui avez montré les cicatrices que vous aviez faites sur moi. Il a alors dit que c'était une pratique entre époux, un rituel qui devait être accompli durant la nuit de noces. Il a même dit qu'il avait fait ça à sa propre femme. Je ne comprends pas, il y a un consentement entre un homme et son épouse. Alors que vous avez expliqué que le sang devait être pris de force."

Severus eut un sourire moqueur. "Je constate que vous n'avez alors pas perdu votre temps. Vous avez prêté attention, c'est bien." Il s'arrêta quelques secondes. "C'est vrai mais je dois vous dire que Lucius Malefoy n'a pas étudié toute la question de manière aussi complète que moi. Il a simplement agi selon les traditions. Tandis que moi, je suis allé plus loin."

Amelia était sur le point de lui dire qu'elle avait surpris une conversation, lors de la deuxième nuit qu'elle avait passée à Spinner's End, entre son Maître et Pettigrow, à propos des propriétés de ce type de morsures. Mais elle se ravisa. Il valait mieux lui laisser l'initiative dans ce domaine.

Severus poursuivit ses explications. "Ca marche aussi d'une autre manière, que fort peu de sorciers connaissent. En vous mordant, je pouvais m'assurer que si vous étiez en danger, je le... saurais, ou plutôt, je le ressentirais. Lorsque je vous ai mordue, j'ai avalé un peu de votre sang. J'ai ainsi établi une sorte de pacte du sang entre vous et moi. C'est tout."

"C'est comme ça que vous avez senti que vous deviez vous arrêter quand vous... quand vous m'avez fouettée. C'est comme ça... que vous l'avez perçu, Maître ?"

Il la fixa du regard. "Je vois que rien ne vous échappe, Amelia."

Elle lui sourit. "Je suis une Serdaigle, Maître."

Il eut un autre sourire moqueur. "Bien sûr." Il baissa les yeux. Puis il réalisa que quelque chose manquant sur elle. Un détail en particulier. "Où est votre collier ? Celui avec le serpent en pendentif ?"

"Le serpent en pendentif ?" Elle se mordit la lèvre dans un mouvement sensuel qui ne laissa pas Severus indifférent. "Oh." Elle savait bien qu'elle devait lui fournir une explication rationnelle – la vérité. Il était un Légilimens, il saurait la vérité d'une façon ou d'une autre. "Je l'ai donné à Eileen."

Il fronça les sourcils, il avait l'air en colère maintenant. Amelia commença à avoir peur – elle savait comment il pouvait être une fois emporté par un accès de violence. "Pour quoi faire ?" demanda-t-il, les dents serrées.

"Pour sa protection !" fit-elle rapidement. "Je vous en prie, Maître !" Elle glissa à ses pieds, s'agenouillant là, ses mains s'agrippant au pan de sa redingote. "Ne me faites pas de mal !"

Il lui jeta un regard sombre, avant de la saisir par le bras Il la poussa tout contre le mur, avec brutalité. Elle était toujours à moitié nue, elle se sentait très vulnérable, piégée entre le mur et le corps de l'homme. Elle ferma les yeux, se rendant totalement à lui – ce qui le désarma en quelque sorte.

"Expliquez-vous !" demanda-t-il brusquement.

Elle ouvrit les yeux mais les garda baissés. "Le pendentif serpent a été doté de magie protectrice quand je l'ai reçu il y a des années de cela. Voilà pourquoi je le lui ai donné. Je voulais... Je voulais qu'elle ait quelque chose de moi. Quelque chose qui la protégerait. Maître, Je..." Soudain, elle fondit en larmes. Severus soupira. Il n'avait pas d'autre option que de la prendre dans ses bras. Il laissa tomber la question et la réconforta.

Ils restèrent ainsi pendant de longues minutes, le temps pour elle que ses pleurs se calment. Severus la garda dans ses bras, lui caressant les cheveux, la tirant tout contre lui pour que la tête de la jeune femme puisse reposer sur sa poitrine. Il était conscient de sa nudité mais il s'en moquait, même si les seins nus de la jeune sorcière tout contre son torse étaient doux à sentir, malgré les multiples couches de vêtements qu'il portait. Ils étaient seuls, personne pour les voir et tout rapporter au Seigneur des Ténèbres.

Sauf pour le portrait d'un certain Directeur, lequel s'était pointé juste à ce moment-là et était entre train d'observer toute la scène, un sourire sur les lèvres, un éclat brillant dans ses yeux bleus, après avoir surpris Severus et Amelia dans les bras l'un de l'autre.


Un petit chapitre pour reprendre son souffle après les grosses émotions des chapitres précédents !

Où l'on apprend aussi un peu plus sur la magie du sang que Severus a mise en oeuvre sur Amelia quand elle est arrivée chez lui. Ainsi que sur ce fameux pendentif serpent qu'elle a légué à sa fille Eileen. Severus, toujours le professeur, donne des explications à Amelia - et à nous autres lecteurs aussi. Il se trouve donc que Severus et Amelia se trouvent au confluent de plusieurs types de magie différentes. Même si certaines choses restent encore à éclaircir sur certains points de ces diverses magies invoquées.

J'ai essayé de faire une chute un peu légère avec l'intrusion d'un Dumbledore toujours aussi curieux... et qui n'hésitera pas une seconde, à mon humble avis, à faire son profit de la situation qu'il a surpris entre Severus et Amelia. Ah celui-là !

Alors, qu'en pensez-vous ? Comment tout cela va-t-il évoluer à votre avis ? N'hésitez pas à donner votre opinion - elle m'intéresse. Et puis ça me fait toujours plaisir !