Le Pacte du Sang – Chapitre 18 – Une lettre inquiétante

Severus et Amelia avaient adopté une routine en ce qui concernait leur quotidien. La jeune sorcière donnait son lait trois ou quatre fois par jour, parfois plus, à la grande satisfaction de Severus. Il pouvait produire l'antidote contre le poison que le Seigneur des Ténèbres lui avait demandé de préparer. Il stockait l'antidote dans sa cave, placé sous un charme de stase. Il devait réfléchir à un moyen de le faire parvenir à l'Ordre du Phénix, mais tant que le poison n'était pas prêt, il n'y avait pas urgence à le faire. Bien entendu, Severus faisait de son mieux pour retarder les expériences qu'il devait mener pour l'élaboration du poison, espérant gagner ainsi du temps, espérant n'avoir jamais à en remettre le résultat final au Seigneur des Ténèbres, espérant qu'il ne serait jamais utilisé.

Assez curieusement, Lord Voldemort était facile à duper – il accordait une grande confiance à son Maître des Potions. Peut-être de manière excessive d'ailleurs. Mais Severus n'allait pas s'en plaindre. Tant que cette confiance qui lui était accordée pouvait lui faire gagner du temps. Il était conscient de jouer un jeu dangereux mais il n'avait pas vraiment le choix non plus.

A présent, Amelia s'était totalement remise de son accouchement, elle se sentait même en bien meilleure forme. Elle n'était plus soumise aux durs traitements que lui avait imposés son Maître à une époque – car Queudver ne vivait plus avec eux. Elle s'était rapproché de Severus d'une certaine manière, car elle partageait quelques uns de ses secrets. De son côté, lui savait qu'il pouvait se fier à elle car elle ne parlerait à personne alentour. Ils étaient tous les deux dotés d'un tempérament réservé et ils appréciaient de vivre chacun de leur côté, lui passant ses journées dans son labo, elle toujours occupée par ses diverses corvées domestiques. Elle était consciente que plus elle le soulageait des tâches matérielles à la maison, plus il serait disponible pour ses expériences scientifiques et magiques.

Severus avait aussi continué à la former dans l'art de l'Occlumencie. Elle faisait preuve d'excellentes dispositions dans ce domaine et il avait commencé à l'initier à la Légilimencie – laquelle était infiniment plus difficile à maîtriser. A présent, elle était devenue une bonne Occlumens. Au cas où le Seigneur des Ténèbres changerait d'avis et souhaiterait confier une autre mission à Severus et lui enlever Amelia, la jeune femme serait prête pour pouvoir garder bien cachés ses propres secrets – et les siens.


Le premier mois sans son bébé passa bien vite. Amelia essayait de ne pas penser à son enfant. Elle était convaincue que la décision de confier le bébé à une famille adoptive décente avait été en effet la bonne décision à prendre. Mais il lui arrivait parfois de penser à la petite Eileen. Severus lui avait suggéré de créer des faux souvenirs de la naissance d'un enfant mort-né, au cas où le Seigneur des Ténèbres ou qui que ce soit d'autre, puisse fouiller dans son esprit des indices à propos du bébé – pour la sécurité de la fillette, toujours selon le plan initial de Severus.

Ce qui n'empêchait pas Amelia d'imaginer ce que son bébé avait pu devenir, même si elle luttait pour bannir ces pensées dans les tréfonds de son esprit, comme Severus le lui avait appris. Elle n'avait pas voulu de cet enfant mais elle était bien trop maternelle pour ne pas ressentir de la tristesse parfois. Elle se consolait à l'idée qu'Eileen était désormais en sûreté, ou du moins bien plus en sûreté qu'à vivre avec sa mère née-moldue dans la maison d'un Mangemort de haut rang.

Sa magie sans baguette s'était renforcée aussi. Elle pouvait jeter de simples sorts à usage domestique. Elle avait aussi remarqué que plus elle utilisait la magie sans baguette, plus sa pratique s'en trouvait améliorée. Ce qui était bien commode aussi. De plus, Severus lui avait donné l'accès à quelques livres dans sa bibliothèque, qu'il possédait sur le sujet. Bien entendu, il ne souhaitait pas qu'elle puisse défaire les sortilèges de garde qui l'empêchait de sortir de la maison. Il ne voulait pas qu'elle quitte sa maison – ni lui. Mais il devait reconnaître que si elle pouvait devenir plus compétente en ce domaine, ce serait pour le mieux. La sécurité de la jeune femme pourrait en bénéficier, un jour, d'une manière ou d'une autre.

Severus voulait la garder pour lui, et lui seul, pour des raisons qui non seulement concernaient la sécurité de la jeune sorcière, mais aussi pour d'autres motifs. Il savait qu'il était un sorcier possessif. Il était conscient d'apprécier le pouvoir qu'il exerçait sur elle en tant que son Maître, le pouvoir que détenait un Dominant sur sa soumise. Pourtant, il ne la touchait pas du tout. Il découvrit qu'il aimait la protéger, par dessus tout autre considération. Il aimait aussi beaucoup le fait qu'elle réponde à sa protection d'une manière aussi soumise. De toute évidence, elle aimait qu'il la protège. Elle le laissait faire, sans se rebeller, ses puissantes tendances protectrices et possessives ne la perturbant pas le moins du monde.

Severus devait admettre que le caractère de la jeune femme correspondait bien au sien. Sa nature douce, calme et patiente s'accordait bien avec son propre comportement froid, acerbe et parfois brusque. Elle semblait apprécier son sens de l'humour noir et sarcastique, même si elle ne le montrait pas. Mais il pouvait lire une certaine joie dans les yeux de la sorcière, ainsi que ce petit sourire qui se dessinait sur ses lèvres, lorsqu'il faisait une remarque féroce, la plupart du temps au dépens du Ministère de la Magie ou de certains de ses frères Mangemorts.

Amelia était aussi une femme avec laquelle il pouvait entretenir une conversation sur divers sujets. Non pas qu'elle en savait beaucoup, mais elle était curieuse et avide de savoir. Elle comprenait rapidement. Il l'avait aussi questionnée sur son métier et ses projets – avant que n'éclate la guerre. Elle lui avait raconté qu'elle avait embrassé une carrière dans l'enseignement et l'éducation des enfants. Il estima qu'elle avait choisi un métier qui correspondait bien à ses dispositions naturelles. Elle était tellement attentionnée et maternelle. Elle ne se comportait pas comme une mère-poule avec lui mais elle se montrait tout simplement attentionnée à son égard. Il imagina qu'elle avait dû être comme cela avec les enfants Coeurdaigle. Elle était si patiente aussi, à supporter son mauvais caractère avec courage et détachement. Elle avait le chic pour le calmer d'une manière qu'il n'avait jamais cru quelqu'un en être capable auparavant. Pas même Dumbledore.

Ils passaient leurs soirées dans un silence agréable, ensembles dans le salon. Il lisait, elle cousait ou repassait ou lisait aussi. Même si Queudver n'était plus là, même s'il n'y avait plus le besoin de jouer la comédie, Severus lui avait demandée de continuer à s'asseoir à ses pieds quand cela était possible. Tout comme elle l'avait supposé avec justesse, il aimait l'avoir près de lui ainsi, il aimait être son Maître, il aimait le pouvoir qu'il détenait sur elle. Par ailleurs, elle appréciait se soumettre à lui, être sa soumise. Elle portait toujours le collier qu'il lui avait donné juste avant l'orgie au Manoir Malefoy. Il lui avait demandé de le garder et elle n'avait pas fait d'histoire à ce propos. Ce sentiment d'appartenance... avait quelque chose d'excitant pour elle.

Cependant, elle ne soupçonnait rien de ses véritables motivations à la vouloir si près de lui, car avec le temps, il avait découvert qu'il voulait plus qu'être son Maître.

Severus voulait qu'elle soit présente à ses côtés. De sentir sa présence, son corps, tout près de lui.


Le début de l'année avait été venteux et pluvieux. Plus que d'habitude, selon Severus. Amelia appréciait le lit chaud de leur chambre. Elle partageait toujours son lit, même si la chambre qu'avait occupée Queudver était désormais libre. Severus n'avait pas suggéré qu'elle la prenne et la jeune sorcière avait interprété son silence à cet égard comme un signe qu'il ne serait pas d'accord pour la laisser aller dormir dans une autre chambre que la sienne – quand bien même c'était la chambre juste à côté. Elle l'avait nettoyée de fond en comble et lui avait rendu son ordre et sa propreté d'origine.

A présent, Amelia était occupée dans la cuisine, à préparer le repas. Comme d'habitude dans de tels moments, quand elle était seule, son esprit vagabondait. Elle songeait à ses parents – elle leur écrirait la semaine prochaine. Elle songeait à sa petite fille. Elle songeait à... Severus.

Le Maître des Potions se trouvait dans son labo de potions dans la cave. Il pouvait y passer des journées entières, tout seul. Amelia se disait même que si elle n'était pas là pour frapper à sa porte, il en oublierait même de manger. Elle irait le voir d'ici une demi-heure. Le déjeuner serait alors prêt.

Comme ce serait bien si cette situation pouvait perdurer ainsi, sans perturbations. Elle n'avait pas rêver de devenir une domestique, et encore moins pour un homme tel que le Professeur, mais avec lui... c'était différent. Elle soupira. Elle savait qu'elle pourrait survivre à la guerre relativement indemne si le cours des événements se poursuivait ainsi. Avec lui comme protecteur. Elle soupira encore une fois.

Un bruit perçant contre la fenêtre la tira de sa rêverie. Elle alla à la fenêtre et remarqua qu'un hibou s'était perché sur le rebord. Ce n'était pas là le hibou de Severus, lequel était un oiseau noir comme une nuit sans lune. Celui-ci était d'un ton plus ou moins marron. De plus, le hibou de Severus était une créature d'une fidélité féroce, qui ne donnait les messages qu'il transportait uniquement qu'à son Maître. Personne d'autre ne pouvait les lui prendre – sauf Severus lui-même.

Comme le lui avait ordonné son Maître, Amelia ne pouvait prendre elle-même les messages apportés par les hiboux, n'importe quels autres hiboux. Ce n'était pas que Severus recevait beaucoup de messages par hibou non plus. Lorsque Lord Voldemort avait besoin de parler à son Maître des Potions, il le convoquait par l'entremise de la Marque des Ténèbres. Par ailleurs, personne ne savait qu'elle se trouvait là – à l'exception du Seigneur des Ténèbres, des Malefoy et, bien évidemment, de Severus. Pas même ses parents – qui croyaient toujours qu'elle vivait chez les Coeurdaigles. Ils continuaient à répondre à ses messages mensuels, en lui renvoyant leur courte réponse en utilisant le hibou de son Maître. Des réponses que Severus lisait avant de les donner à la jeune sorcière.

Cette fois, Amelia était intriguée. Ce hibou-là n'était pas le grand hibou de couleur sombre que les Malefoy possédaient et qui parfois apportait des messages à Severus. Elle avait appris à le reconnaître. Non, cette fois, celui-ci était différent. Elle soupira. Elle irait dire à son Maître qu'un hibou était arrivé pour lui. Comme la température extérieure était froide, elle ouvrit la fenêtre pour laisser entrer la pauvre créature.

Amelia alla frapper à la porte du labo. "Maître ! Maître ! Un hibou pour vous, Maître !"

Quelques secondes plus tard, Severus ouvrit la porte et sans un mot, il se rendit à la cuisine, où l'oiseau avait dû se rendre d'une manière ou d'une autre. Elle le laissa passer avant de le suivre. Il paraissait contrarié – elle avait dû le déranger pendant une expérience. En même temps, elle ne faisait qu'obéir à ses ordres.

Severus s'approcha de l'oiseau – qu'il ne reconnut pas non plus. Il tenta de prendre le message mais le volatile ne le laissa pas faire. A la place, il vola vers Amelia et essaya même de se percher sur son épaule.

"On dirait que c'est un message pour vous, Amelia."

Elle semblait perplexe. "Mais... mais qui pourrait m'écrire ? Personne ne sait où je suis. Mes parents n'ont pas de hibou, ils utilisent le vôtre pour me répondre."

"Le meilleur moyen de savoir qui vous a écrit, c'est encore de prendre d'abord le message. Faites," fit-il. Il était maintenant de mauvaise humeur d'avoir été dérangé pour rien. Bien qu'il dût admettre que la jeune sorcière ne faisait qu'exécuter ses ordres à la lettre – ce dont il ne pouvait la blâmer.

Amelia prit le message, le hibou la laissant faire – ce qui confirma Severus dans son idée que le message était effectivement bien pour elle. Une fois l'oiseau délivré de son fardeau, il alla se poser sur le comptoir où quelques miettes étaient restées et commença à les manger avec application. Amelia le laissa faire – ce serait ça en moins à nettoyer après.

"Donnez-moi ça," lui ordonna Severus.

Elle lui remit le message. Il décacheta l'enveloppe – une enveloppe qui portait le sceau du Ministère de la Magie. Maintenant, voilà qui était bizarre. Il n'aimait pas cela du tout quand le Ministère le contactait – sauf quand il s'agissait de commandes pour des potions. Mais c'était il y avait longtemps. Même si maintenant le Ministère était sous l'influence du Seigneur des Ténèbres, il n'aimait pas cela du tout. Selon lui, le Ministère était synonyme de mauvaises nouvelles. Pourquoi en irait-il autrement à présent ?

Severus lut le message. Son visage habituellement insondable pâlit. Il tendit la lettre à la jeune sorcière. "Je crois que vous devriez lire ça. C'est à propos de... du statut de votre sang."

Quelque chose dans sa voix alerta Amelia que là, c'était définitivement des mauvaises nouvelles. Tout simplement des mauvaises nouvelles. Elle prit la lettre et la lut.

Chère Mlle Davis,

Nos archives ne comportent aucune mention de vos origines et par conséquent, du statut de votre sang. Selon les dispositions de nos nouvelles lois sur une Société de Sang-Pur et sur les Nés-moldus, nous avons besoin de déterminer votre ascendance et de vérifier le statut de votre sang. Nous vous rappelons que nous demandons à examiner votre cas afin de certifier quel pourrait-il être.

Nous vous rappelons que tous les sorciers et sorcières doivent s'enregistrer, selon les dispositions de la loi sur le Statut du Sang.

Comme notre Ministre de la Magie l'a dit, vous n'avez rien à craindre si vous n'avez rien à cacher.

Par conséquent, vous êtes citée à comparaître devant notre Commission le 19 Février 1998, à 16h00, au Ministère de la Magie, Salle 11, Niveau 10, pour décider du statut de votre sang, ainsi que de votre place dans notre communauté. Vous êtes invitée à apporter toute preuve établissant votre ascendance magique afin d'étayer votre cas.

Signé : Dolores Ombrage

Sous-Secrétaire pour le Ministère de la Magie

Présidente de la Commission d'Enregistrement des Nés-moldus

Amelia leva les yeux vers Severus une fois qu'elle eut fini de lire la lettre. Son visage reflétait la confusion la plus totale – même si elle avait parfaitement saisi toutes les implications de la lettre.

"C'est quoi ça, ces... âneries ?" parvint-elle à dire. "Maître ?"

Comme il ne répondait pas, Amelia insista, de la panique dans la voix. "J'ai déjà entendu parler de cette femme, Ombrage. Elle a crée tout un tas de problèmes au Professeur Dumbledore il y a quelques années, à Poudlard."

"En effet. Cette femme est... malfaisante." Sa voix portait quelque chose de menaçant, ce qui fit penser à Amelia que cette fois, elle allait connaître de gros ennuis. Une telle remarque, venant d'un homme qui était lui-même considéré comme « malfaisant » par nombre de sorciers et de sorcières, voilà qui en disait long.

"Qu'est-ce que je vais faire ? Maître ?" demanda-t-elle. "Que va-t-il m'arriver ?" Sa voix tremblait à présent. "Je n'ai aucune preuve d'une quelconque ascendance magique. Je suis une née-moldue !"

"Vous irez au Ministère. Mais vous ne serez pas seule, Amelia. J'irai avec vous. Je ne laisserai personne vous enlever à moi." Son ton dégoulinait de possessivité et de détermination. "Je connais Ombrage. J'étais à Poudlard alors, quand elle... a crée tous ces problèmes, comme vous l'avez dit."

Leurs regards se verrouillèrent l'un à l'autre. Les lèvres de la jeune femme tremblèrent. "Maître... Qu'est-ce qu'il arrive aux... aux né-moldus qui ont été... enregistrés par cette Commission ?"

A ce stade, Severus ne souhaitait pas répondre. Il ne savait pas exactement ce qui arrivait effectivement aux sorciers et sorcières nés-moldus qui étaient passés par les procédures d'Ombrage. Il y avait les informations fournies par la Gazette du Sorcier. Il y avait bien diverses rumeurs, qu'il avait glanées ici et là, pendant les réunions de Mangemorts. Des douzaines de personnes avaient disparu après avoir été déclarées nées-moldues. Cependant, il ne souhaitait pas dire à Amelia le peu qu'il savait. Il était tellement sûr d'être capable de la tirer d'affaire – grâce à son rang au sein du Premier Cercle autour du Seigneur des Ténèbres – qu'il estima qu'il ne lui communiquerait pas les bribes d'informations qu'il détenait.

"Je crois que vous connaissez déjà la réponse à cette question, Amelia."

Bien sûr qu'elle le savait. Plus ou moins. Elle faisait des efforts évidents pour ne pas montrer la panique qui montait en elle. Elle ferma les yeux lentement, dans une tentative pour reprendre le contrôle sur ses émotions. Bon, je soupçonne ce que ça peut être. Mais Severus voyait bien qu'elle était sur le point de pleurer. Elle avait déjà tellement subi. Il ressentit une vague de compassion pour elle – similaire à ce qu'il avait éprouvé quand elle avait accouché. Il eut pitié d'elle.

"Ne vous inquiétez pas, Amelia. Il est inutile de ruminer sur quelque chose qui ne vous arrivera pas. Je suis l'un des serviteurs les plus proches et les plus fidèles du Seigneur des Ténèbres. Mon rang au sein de son organisation, ma réputation, me permettra de marchander votre... présence auprès de moi. Ombrage est une sympathisante convaincue des politiques du Seigneur des Ténèbres en ce qui concerne la suprématie des sang-pur. Mais elle n'est pas une Mangemort. Elle acceptera ma proposition de vous laisser tranquille, car vous êtes déjà une esclave. Mon esclave. A présent, ne vous inquiétez pas, je vous en prie."

Elle fit oui de la tête. Soudain, elle eut un geste inattendu. Elle se jeta contre Severus. "S'il vous plaît, Maître... Prenez-moi dans vos bras..." fit-elle doucement, tout en saisissant ses bras, comme s'il était la seule sauvegarde qui lui restait, au milieu du monde s'écroulant autour d'elle. Il avait été assez surpris par sa réaction mais il s'exécuta néanmoins. Tout comme il l'avait fait auparavant, après qu'il l'eut grondée à propos de son pendentif serpent, il entoura les épaules de la jeune femme de ses bras et il la laissa poser la tête contre sa poitrine, pendant de longues secondes, dans un silence complet.


Et voilà que l'histoire prend un nouveau tournant avec l'interférence de Dolores Ombrage... Ca faisait quelque temps que je voulais travailler sur son personnage, à dire vrai. Non pas que je sois fascinée par son personnage mais il y a quelque chose en elle d'utile pour faire avancer mon intrigue. En tout cas, ça promet ! Surtout avec ces histoires de statut du sang - encore un renvoi vers la magie du sang.

Alors, qu'en pensez-vous ? Comment va se passer cette convocation d'Amelia chez Ombrage, au Ministère ? Ajoutez un Severus plus possessif que jamais pour faire bonne mesure, secouez le tout et je ne vous dis pas ce qui va en sortir... soit il vous faudra lire les chapitres suivants, soit vous pouvez déjà me faire part de vos suggestions en laissant un petit commentaire - des cookies en chocolat pour ceux et celles qui auront des bonnes idées (sachant que je ne vais pas piquer dedans puisque l'histoire est déjà écrite et traduite...) Mais bon, j'ai des lecteurs formidables et j'aime bien lire leurs hypothèses.

J'en profite pour remercier encore les lecteurs qui laissent des commentaires sans passer par un compte et que je ne peux donc remercier par PM. Alors, on prend exemple sur tous ceux qui ont laissé des commentaires et on en fait autant !