Hé oui, comme je l'avais promis il y a peu, me voila de retour! Et avec plusieurs lemon pour le prix d'un, parce que c'est ça qu'on aime !

Craig marche dans les rues de la ville, le ciel s'obscurcit doucement. Les lumières s'allument peu à peu. Son pas est rapide, il sait très bien où il va : au Tweak Bros Coffee. A l'heure qu'il est, son petit-ami doit bientôt avoir fini son service. Il entre dans le café et ne voit pas le blond, il est sûrement dans la réserve, exactement comme il l'avait prédit. Il salue brièvement les parents Tweak et passe la porte. Il tombe sur Tweek occupé à retirer son tablier, pris dans ses pensées, il sursaute en voyant Craig arriver.

Tweek: GAH ! C-Craig ! Qu'est-ce que tu fais là ?

Craig: Je me suis dit que tu aimerais me voir après ton boulot.

Les joues du blond se colorent, oui, bien sûr que ça lui fait plaisir. Il vient se blottir dans les bras de Craig. A sa grande surprise, il est secoué de quelques spasmes, mais étonnement, ce ne sont pas les siens.

Tweek: GAH! T-tu trembles ?!

Craig: Ça doit être le café. Je n'ai pas arrêté d'en boire aujourd'hui.

Susurre le brun d'une voix chaude. Tweek frémis, pourquoi est-ce qu'il trouve ça terriblement excitant ? Parce que les deux choses auxquelles il est accro sont réunies ? Craig et le café. Craig au goût café. Il a même l'impression qu'il en est parfumé. Pris d'une pulsion subite, Tweek embrasse Craig à pleine bouche, sa langue venant rejoindre sa jumelle avec empressement. Il peut sentir l'arôme envoutant du breuvage. Comme à chaque fois qu'il échange un french kiss avec son petit-ami, son désir grimpe en flèche et il perd le contrôle. Craig le constate avec amusement, Tweek le dévore littéralement.

Craig: Mes lèvres goûtent le café ?

Demande-t-il, même s'il connait déjà la réponse. Tweek lui répond d'un gémissement envouté, il lui lèche maintenant le cou avec envie.

Craig: Tu veux vérifier si je goûte le café de partout ?

Il insiste exprès sur « partout », ce qui ne laisse pas beaucoup de place à l'imagination. Le blond comprend où il veut en venir et s'agenouille aussitôt. Tweek défait à toute hâte sa ceinture et les boutons de son jean, impatient. Il sait que c'est risqué, que quelqu'un pourrait entrer dans la réserve à tout moment et les surprendre dans cette situation embarrassante. Mais peu importe, il ne peut pas résister, d'ailleurs, c'est même assez excitant. Cette excitation est visiblement partagée vu la bosse qui déforme le boxer du brun. Tweek libère son sexe avec de le taquiner de sa langue. Craig gémit instantanément.

Craig: Ah ! Putain, Tweek !

Le blond lape le liquide pré éjaculatoire, effectivement, il peu y reconnaître la saveur caractéristique du café. Il devrait continuer pour en être sûr... Il prend le membre du brun dans sa bouche et début un mouvement de va-et-vient, les mains de Craig s'agrippe à ses cheveux. Il aime voir qu'il fait de l'effet à son mec, qu'il prend son pied quand il lui fait du bien. Tweek se régale, met tout son cœur dans cette fellation et les cris rauques de Craig le motivent seulement à s'appliquer avec ferveur. Son sexe continue de se gonfler dans sa bouche, il va atteindre le point culminant, Tweek peut le sentir. Il accélère alors la cadence, ne lui laissant pas l'occasion de résister à l'orgasme plus longtemps.

Craig: Chéri, je viens ! Aghhh !

Tweek gémit de plaisir à attendre Craig jouir. Il reçoit avec gourmandise son sperme, il reconnait ce parfum : le café. Le café mêlé au goût unique de Craig. C'est l'extase ! Il pompe de sa main son compagnon, afin de ne pas en perdre une seule goûte. Le brun revient sur Terre, encore secoué tant la jouissance a été intense. C'était la meilleure pipe de sa vie, y'a pas à dire. Son plan a fonctionné. Il voulait éveiller l'appétit de Tweek en engloutissant une grande quantité de café pour l'appâter afin qu'il lui fasse une gâterie. Comme ça, c'était source de plaisir pour eux deux. Quel plan de génie!

Craig: Tu sais maintenant pourquoi j'ai bu autant d'expressos.

Dit-il avec un demi sourire. Tweek rigole et se relève.

Tweek: J'apprécie l'intention ! Mais tu n'as pas besoin de faire ça pour me donner envie de te tailler une pipe.

La sincérité du blond fait rougir légèrement Tucker. L'entendre utiliser ce langage est déstabilisant mais aussi... bandant. Il sent d'ailleurs une vague de désir le submerger à nouveau. Il redevient dur et ça ne passe pas inaperçu aux yeux de Tweek qui dégluti péniblement. Craig se jette sur lui et entreprend de retirer son pantalon.

Tweek: GAH ! Tu comptes quand même pas le faire ici ?!

Craig: Si.

Le blond pousse un cri quand la main de Craig part à l'assaut de sa virilité. En quelques caresses, iI renonce, il veut faire l'amour, et maintenant !

Craig: Vu l'endroit, on va se dépêcher.

Annonce Craig d'un ton à moitié amusé moitié désireux. Il débarrasse Tweek du bas de ses vêtements et le plaque contre le mur. Il le soulève et le blond enlace ses jambes autours de sa taille. Craig sort de sa poche ce qui ressemble à un préservatif, c'est en réalité une portion de lubrifiant individuelle. Pratique, peut s'emmener partout pour s'envoyer en l'air où on veut. Il se félicite d'avoir pensé à s'en procurer. Il déchire de ses dents l'emballage et récolte le liquide sur ses doigts. Il prépare son petit-ami à sa venue, qui comme à devenir plus détendu au fur et à mesure qu'il le pénètre. On dit toujours que ce sont les premières fois les plus compliquées et que ça devient plus facile ensuite. Personnellement, Craig a constaté le changement au bout de leur quatrième fois. Il entre en Tweek dans un râle de plaisir, tandis que son blond crie de soulagement, son impatience était trop grande. Se retrouver à faire l'amour dans ce lieu où il a bossé des tas et tas d'heures en solitaire grisait follement Tweek qui se sent déjà non loin de l'orgasme. Cette position permet à sa zone érogène d'être stimulée pleinement. Il s'agrippe aux épaules de Craig de toutes ses forces.

Tweek: Craiiiig ! Plus... plus fort !

Celui-ci augmente la cadence, cela les amène aux portes de la jouissance.

Tweek: GAH ! C'est trop bon ! Ohhhhh !

Tweek est le premier à se libérer, il se répand sur son propre t-shirt, baptise celui de Craig par la même occasion. Mais honnêtement, il s'en fiche complètement. Craig atteint son paroxysme rapidement après lui, ses cris beaucoup plus expressifs que d'ordinaire. Avoir deux orgasmes d'une telle puissance en si peu de temps l'a épuisé. Il n'avait encore jamais ressenti cette sensation, c'est comme s'il se déconnectait de son corps durant un court laps de temps. Il gémit longuement, il a l'impression que ses jambes vont le lâcher. Il redépose Tweek et s'appuie contre lui, essaie de reprendre son souffle.

Tweek: Bébé ? Tu vas bien ?

S'inquiète Tweek en lui prenant la main. Craig hoche la tête, oui ça va, c'était juste putain d'intense ! Et ils ont sûrement alerté tout le café mais oui, tout va bien, très bien même.

Craig: Depuis quand tu m'appelles comme ça, toi ?

Tweek: GAH ! Pardon ! Oh non j'ai vraiment dit ça ?!

Craig éclate de rire et pose son front contre celui de son petit-ami.

Craig: Tu peux le refaire quand tu veux, du moment que ça reste entre toi et moi.

Ils se sourient avant de remettre de l'ordre à leur tenue. Reste à sortir d'ici et se confronter aux regards des clients et des parents de Tweek. Ce n'est qu'un moment gênant à passer...

Pendant ce temps, Pete Thelman grimpe dans sa voiture et s'allume une dernière clope avant de démarrer. Il entend la portière d'à côté s'ouvrir, Michael prend place également. Ils échangent un bref regard, ouais, cette journée de cours était longue. La prochaine fois, ils reprendront leur bonne vieille habitude de sécher. Le gothique à la mèche rouge jette son mégot par la fenêtre et allume le moteur. Michael regarde le paysage défiler, le trajet lui semble plus long que d'ordinaire, du moins, il lui parait différent. Ils arrivent aux abords de la marre de Stark, passent par des petites routes et atteignent la forêt. Pete se gare sur les bas-côtés, tapote nerveusement le volant et se décide à sortir. Le grand ténébreux le suit sans vraiment se poser de question. Pete est appuyé contre le devant du véhicule, fume une cigarette en fixant le ciel. Michael fait de même. Ce soir est particulièrement étrange, une ambiance mystérieuse règne parmi ces bois. Les étoiles brillent à peine comparées à la lueur étincelante de la pleine lune. Dans le silence nocturne, les gothiques se rapprochent pour finalement être enlacés. Ils abandonnent leur tabac pour la bouche de l'autre. Le contact s'enflamme rapidement, leur impatience les trahis. Pete prend la main de Michael et le guide vers la porte arrière de la voiture. Le grand brun dégluti, ah ouais, carrément, ils en sont là. Troublé mais aussi terriblement excité, il prend place sur un siège, aussitôt assaillit par Pete qui le chevauche. Celui-ci l'embrasse fougueusement et défait de lui-même la boucle de sa ceinture. Le plus jeune retire le bas, devant le regard extatique de Michael, qui se dépêche de faire de même. Pete est sur ses genoux, se frotte contre lui en gémissant. Il se retourne, farfouillant après quelque chose : du lubrifiant. Il déchire l'emballage de ses dents et se prépare à la pénétration. Michael est à bout de souffle, peine à comprendre ce qui lui arrive tant cette scène est attrayante. Il a une envie dévorante d'être en Pete. Il trésaille en sentant la main de ce dernier le branler, lubrifiant son membre tendu. Pete se soulève alors légèrement au-dessus de lui, et s'empale doucement sur le sexe de Michael. Ils poussent ensemble un grand cri de plaisir à être ainsi réunis, enfin. Pete entame des mouvements saccadés, aidé par le plus grand qui lui maintien les hanches. Prendre ainsi le contrôle l'enivre et l'angle de pénétration est optimal pour le stimuler comme il faut. Il bouge rapidement, ce faisant du bien ainsi qu'à Michael qui ne cesse de gémir. Il ne sait plus où donner de la tête, voir Pete ainsi au-dessus de lui dépasse ses fantasmes les plus torrides. Pete se colle un peu plus contre lui, cherchant davantage le contact de sa peau. Michael l'enlace, en profite pour masturber son amant qui étouffe un cri dans ses cheveux bouclés. Leur rapport gagne toujours un peu plus en intensité, ils s'apprêtent à franchir la limite.

Michael: Je viens !

Michael essayait tant bien que mal de contenir ses cris, voulant conserver son côté digne, son caractère sombre et lunatique, mais c'est impossible quand il se retrouve seul avec lui, surtout dans un moment pareil.

Pete: M-Moi aussi ! Michael ! Ahhh !

Pete gicle dans sa main tandis qu'il reçoit sa semence en lui. Il adore le sentir jouir en lui, c'est l'apothéose de leur fusion. Ils restent encore quelques instants l'un contre l'autre avant de se rhabiller. Pete constate avec soulagement que les sièges arrière n'ont pas souffert de leurs ébats.

Pete: On rentre chez nous ?

Michael affiche un demi-sourire.

Michael: Chez nous ?

Pete: Je veux dire chez toi.

Rectifie Pete en rougissant quelque peu. Il sursaute presque en entendant Michael rire avant que ce dernier ne l'embrasse tendrement. Sur le trajet du retour, il ne peut s'empêcher de sourire, depuis qu'il a acquis cette bagnole, il a toujours rêvé d'y baiser à l'intérieur. Et pour ne rien gâcher, c'était avec Michael. C'est quoi qu'il ressent là ? Le bonheur ? C'est pas gothique d'être heureux, si ? Il jette un regard à son leader qui affiche la même mine réjouie. Bon, peut-être que si finalement.

Les jours passent, les arbres sont bientôt entièrement dénudés de leur feuillage et la température diminue peu à peu. Les jours raccourcissent et ce n'est pas facile à vivre pour tout le monde, surtout pour Kenny, qui est affalé sur son banc, à moitié endormi. Il peut sentir le regard bienveillant de son petit-ami, il a l'impression d'être éclairé par un rayon de soleil. Il est heureux avec Butters, ne s'impatiente pas de n'être resté qu'au stade des baisers et des caresses encore prudes. Bien sûr, il meurt d'envie de sauter le pas, mais ce n'est plus sa priorité comme autrefois, il attend le bon moment. Il veut que cela soit un beau souvenir pour son blond, et surtout qu'il ne soit pas pris de remord. La première fois est un événement important, l'immortel a déjà regretté la sienne plus d'une fois, un simple coup d'un soir, rapide, avec une quasi inconnue. D'ailleurs, il ne se souvient même pas de son nom. Il est réveillé par la vibration de son téléphone, peut-être un pote qui a remarqué sa somnolence et qui veut le sortir d'un mauvais pas ? Non, c'est une invitation pour le prochain concert du groupe de Craig. Il répond par l'affirmative, il ne peut en aucun cas rater ça, il y ira avec Butters. Il hausse un sourcil en voyant un message de Stan, qui lui propose de venir le voir jouer avec son groupe. Le même soir, le même lieu, seule l'heure change. Non, ça ne se peut pas ! Les deux groupes rivaux vont jouer dans la même soirée ! Ça promet d'être endiablé ! Ça risque d'être bien drôle et Kenny jubile. Il lève les yeux au ciel quand il reçoit encore un autre texto, pourrait-on le laisse tranquille deux minutes ?! Il veut dormir là ! D'accord il est beau gosse et populaire mais quand même, les stars ont besoin de répit de temps en temps ! Il pense s'être à nouveau rendormi quand il en voit le contenu : Cartman qui s'excuse ? Il rêve ou quoi ?!

Cartman: Kenny, je suis désolé de t'avoir rejeté. L'homosexualité n'est pas une maladie répandue par les asiatiques, j'ai compris la leçon. Amitiés, Eric.

Le grand blond hurle de rire, ce qui vaut un silence abasourdi dans la classe. Le prof lui demande de se calmer, visiblement perturbé par le comportement étrange de McCormick. Oui mais bon, il y a de quoi ! Il se hâte de prévenir les autres dès que la pause est déclarée.

Kenny: Vous devriez voir le message que j'ai reçu du gros lard !

Dit-il en riant et exhibant son téléphone devant les yeux de ses amis.

Kyle: Je sais, j'ai reçu la même chose.

Stan: Ouais moi aussi. Il a dû l'envoyer à tout le monde. Enfin à tout ceux qu'il a emmerdé avec son histoire.

Kenny: Donc tout le monde.

Ils rigolent et firent signe à l'ancien inspecteur de les rejoindre. Il semble que tout soit revenu dans l'ordre.

Cartman: J'vous aime les mecs !

En fin de journée, Kenny rentre seul à son appartement, déçu. Butters n'a pas pu rentrer avec lui. Ce n'est pas qu'il est puni mais c'est tout comme, ses parents sont d'une humeur noire en ce moment. Le petit blond n'ose pas leur annoncer qu'il est en couple avec un garçon, et puis, ce n'est pas n'importe lequel. C'est un héritier des McCormick, et ils n'ont pas spécialement bonne réputation. Kenny s'en rend compte avec amertume, mais il ne peut rien y faire mise à part attendre que l'orage passe. Butters est le souffre-douleur de ses parents, une fois qu'ils seront calmés, il pourra à nouveau le voir et le câliner. Ce qu'il aimerait l'avoir rien que pour lui, son petit ange. C'est le surnom que Kenny lui donne depuis qu'il a pris conscience du fait qu'il ne meurt plus depuis qu'ils se fréquentent. Butters le protège du mauvais sort, peut-être par sa pureté ou son immense gentillesse. Dans tous les cas, ça fait un bien fou de ne plus se sentir oppressé par l'idée de mourir. Il se demandait toujours comment ça allait se finir ce coup-ci, ce sera quoi aujourd'hui ? Décapité, une balle en pleine tête ou la noyade à moins que ce soit par l'électrocution ? Il écrit un message à son petit-ami retenu prisonnier.

Kenny: Tu me manques mon ange.

Heu ?! Il a vraiment envoyé ça ? C'était comme instinctif et ça l'étonne de lui-même, il n'a jamais été du genre fleur bleue. Kenny se gratte la nuque, dubitatif, bon bah c'est trop tard de toute façon, c'est fait, c'est fait. Il s'installe devant son ordinateur, cherchant de quoi passer la soirée : un bon petit porno fera l'affaire.

Token rentre de la répétition, satisfait et enjoué : ils allaient pouvoir se produire au Troll des tavernes dans très peu de temps ! Toute le bande est motivée et ils se donnent à fond dans les préparatifs. Le fait d'apprendre que les gothiques jouent le même jour qu'eux les avaient déstabilisés sur le moment même, mais après coup, cela leur a seulement donné de l'énergie à revendre. On verra bien qui le public acclamera le plus. Bien qu'il n'y ait aucun suspens, Token et son groupe sont les meilleurs ! En sortant les clés de sa poche, il pense à Clyde. Il lui en a offert un double récemment. Comme ses parents sont toujours en vadrouille, il n'y a aucun souci à ce que son petit-ami vienne le rejoindre quand ils le veulent. En songeant au châtain, il se sent tout chose. Depuis leur déclaration, ils sont beaucoup plus ouverts et tactiles l'un envers l'autre. Token est accro à lui, c'est sûr. Il se sent idiot de ne pas l'avoir réalisé plus tôt. Il entre dans sa chambre afin de ranger sa basse, mais ce qu'il voit le laisse figé sur place : le jeune homme de ses pensées est là, allongé sur son lit, entièrement nu. Il s'étire comme un chat et lui sourit. Token salive presque devant ce spectacle, le corps de Clyde est un véritable appel au sexe. Il en reste bouche bée, perd ses mots. Clyde lui fait signe de la main de le rejoindre. Token s'empresse de le retrouver. Le châtain se redresse sur les genoux et entreprend de retirer son t-shirt. Ses joues s'empourprent face à ce torse musclé si viril. Il y dépose des baisers avec envie tout en s'attaquant au jean de Token qui en vacille presque. Clyde est fou d'impatience de découvrir le corps de l'homme qu'il aime. Il est encore nerveux au sujet de la première fois mais le désir et la hâte surpassent son trac. Il a désormais totalement confiance en son petit-ami et en l'amour qu'il porte pour lui. Il s'amuse à frôler son sexe à travers le sous-vêtement, le faisant languir.

Token: Ahh... arrête ça... ça fait trop longtemps que j'ai plus fait l'amour en plus.

Clyde: Et moi je ne l'ai encore jamais fait.

Insiste Clyde en exerçant une pression sur son érection. Token gémit. Il se doute que celui-ci aura envie de se venger, et ce n'est pas pour lui déplaire. Il met fin à son supplice et fait glisser son boxer jusqu'au sol. La vue de son membre dressé lui donne des chaleurs.

Clyde: Alors le mythe sur les blacks est vrai... !

Gêné, Token lève les yeux au ciel et ébouriffe les cheveux du châtain. Ce dernier s'en plaint comme un enfant avant d'être plaqué sur le lit, allongé sur le dos, à la merci de Token. Le black le caresse de partout, particulièrement tout le long de ses jambes, s'attarde sur ses cuisses. Il croise son regard, l'expression sérieuse.

Token: Tu es sûr ?

Clyde: Oui !

Répond Clyde avec un charmant sourire. Token s'allonge progressivement sur lui, vient poser ses mains sur son torse, sur ses tétons, sur son ventre, il cherche les zones sensibles qui ne demandent qu'à être caressées. Leur respiration devient saccadée, les battements de leur cœur les étourdissent. Clyde laisse échapper un petit cri en sentant le sexe de Token se frotter contre le sien. Le black entame un mouvement et le contact s'enflamme rapidement. Clyde n'en peut plus, cette sensation est juste incroyable et le fait de savoir que cette pratique ne peut exister qu'entre deux hommes l'excite au plus haut point. Token le fait alors se retourner sur le ventre, laissant libre accès à ses fesses et son intimité. Clyde frémi sous son doigté, ses grandes mains lui procurent un bien fou.

Token: Je vais commencer par te préparer. Dis-moi si je te fais mal.

Clyde est envoûté par la voix chaude et rauque de Token, lui aussi marqué par le désir. Il est heureux de lui faire de l'effet, autant que lui, lui en fait. Il se crispe en sentant un doigt s'introduire dans cet espace dont il ne connait pas encore ses secrets. Heureusement, Token se montre doux et attentif, il prend le temps qu'il faut, jusqu'au moment où cette vague de plaisir indescriptible le submerge. Il n'avait encore jamais ressenti cette forme de plaisir, il supplierait presque Token de continuer mais il ne veut pas s'en arrêter là. Son compagnon est visiblement du même avis, vu qu'il retire ses doigts. Clyde pousse un gémissement de protestation qui est bien vite contrecarré par un cri aigu. Token s'enfonce peu à peu en lui. Il serre les dents, s'agrippe aux draps, ça fait quand même mal ! On dit souvent que les filles peuvent avoir mal lors de la première fois, apparemment, c'est le cas aussi pour les mecs ! Clyde sent les larmes lui monter aux yeux mais s'efforce de ne pas les laisser déborder, pas maintenant. Il tremble un peu et se contracte. Token s'en aperçoit et le caresse avec douceur.

Token: Tu peux pleurer tu sais, c'est pas grave.

Token dépose un baiser dans ses cheveux et Clyde se relâche aussitôt. Quelques larmes coulent, et sa douleur s'estompe. C'est la première fois que quelqu'un lui dit qu'il peut pleurer, d'habitude on le secoue ou on le sermonne. On se moque de lui en l'appelant le pleurnichard ou le bébé de service. Ce n'est pas le cas de Token. Celui-ci attrape sa main, entremêle ses doigts aux siens. Le corps de Clyde se détend, bercé par toute cette tendresse.

Clyde: Vas-y, fais-moi l'amour, Tok.

Clyde l'entend gémir, bouleversé par ses mots terriblement chauds. Token débute un va-et-vient langoureux, le rythme est doux, sensuel. En aucun cas il ne veut se montrer brutal et faire mal à son petit-ami. Il apprend à le connaître, à repérer ce qui lui fait du bien. Les gémissements de Clyde deviennent plus forts et plus répétés. C'est sûrement lorsqu'il insiste à cet endroit...

Clyde: Ah ! Oui !

Oui, c'est bien là. Token continue de stimuler cette zone érogène tout en embrassant la nuque de Clyde, il sent la jouissance s'emparer de lui. Il enfoui son visage dans les cheveux châtains, à bout de souffle.

Token: Ahh ! Je vais... ! Ahhh !

Entendre Token crier son plaisir est ce qui achève Clyde également. L'orgasme est si intense qu'il en a les larmes aux yeux. Tout son corps est secoué, devient encore plus chaud. Token a du mal à se résigner à le lâcher mais fini par se retirer et s'allonge à ses côtés. Clyde vient immédiatement se blottir contre lui et cache son visage dans son cou. Token reconnait cette respiration caractéristique : Clyde pleure.

Token: Ça ne va pas ? J'y suis allé trop fort ?

Demande-t-il, réellement inquiet. Clyde sort de sa cachette et lui sourit.

Clyde: Non non... c'est de bonheur.

Token sourit lui aussi, sent ses joues chauffer. Il se demande si Clyde pouvait le voir. Le châtain essuie ses larmes d'un revers de la main, honteux.

Clyde: Désolé, j'arrive pas à contrôler ça...

A cela, Token plonge son regard dans le sien, avec une lueur de détermination dans les yeux.

Token: Ta sensibilité est ta force, c'est elle qui te rend si unique. Ne l'oublie jamais.

Sur ces mots, il l'embrasse avec fougue. Clyde répond à son baiser passionné, y transmettant ton son amour pour le black. Il est persuadé que c'est cette personne qui le rendra heureux tout le long de sa vie. « T'en fais pas maman, je vais bien maintenant. Grâce à lui. ».

A suivre...

J'espère que ça valait le coup pour vous d'attendre! Quelle scène vous avez préféré dans ce chapitre ? Dites-moi tout!