Salut vous ! Hé oui je suis ressuscitée ! Le Travail de fin d'études me tue, mais j'en vois le bout tout doucement ! Donc voila, j'ai une excuse en or massif pour justifier mon absence =p J'espère que je ne vous ai pas trop fait attendre! Bonne lecture ^^

Un jeune homme blond court dans les rues de South Park, dans la nuit. Il n'aurait jamais osé partir de chez lui si tard d'ordinaire, mais aujourd'hui, il n'a pas pu en faire autrement. Il s'est enfuit de chez lui après avoir hurlé, après avoir quitté sa position de dominé face à ses géniteurs. Un peu comme si le temps de l'Impunissable était revenu. Mais cette fois, c'est pour de bon, il ne reviendra plus en arrière. Il est adulte désormais, il a le droit de voler de ses propres ailes et surtout, d'aimer qui il veut. Sa mère le pensait encore bicurieux, son père lui cachait son homosexualité comme il lui cachait la sienne. Cette famille était une bombe à retardement. Une gifle s'est perdue, des révélations aussi. « J'aime Kenny McCormick ! » et sa mère a crié. Son père lui ordonne de se calmer, essaie de la résonner, ce n'est pas si grave que leur fils ait choisi un mauvais parti, ils auraient préféré que Butters sorte avec un garçon comme Token par exemple, c'est beaucoup plus intéressant pour eux. Ils ne seront pas riches aujourd'hui, ce sera pour une prochaine fois ! Sa mère lui demande si, au moins, il se protège, car ce jeune homme doit être porteur de plein de maladies. Cette fois c'est le jeune blond qui hurle, fou de rage qu'on dénigre à ce point son petit-ami. Il dit qu'il part le rejoindre, qu'il reviendrait les voir de temps en temps, mais qu'il en a marre d'être ainsi persécuté. Les parents se taisent, plus aucuns mots ne sortent de leur bouche. Leur fils n'est plus le vilain petit garçon, il a grandi, il s'est libéré de leur emprise. Sur qui ils allaient se défouler maintenant ? ... Et s'ils adoptaient un petit chien ?

Butters frappe plusieurs fois à la porte de Kenny, essoufflé. Il a agi sur un coup de tête, si ça se trouve, Kenny n'est même pas chez lui. Il attend quelques minutes, qui lui paraissent interminables et enfin, la porte s'ouvre sur le grand blond, uniquement vêtu d'un boxer orange. Butters devient rouge cerise mais se fait force pour expliquer le pourquoi du comment il est là. Kenny l'invite à rentrer et l'enlace aussitôt, trop content de le retrouver pour s'apercevoir de son trouble. Butters s'enfouit dans le cou de son petit-ami, il pensait ressentir le besoin de pleurer, mais ce n'est pas le cas. En fait, il est juste soulagé d'un poids, il se sent libre, enfin.

Butters: Kenny, je suis parti de chez moi. Je peux rester ici ?

Kenny: Tu es ici chez toi, tu le sais bien.

Butters lui raconte tout : les cris d'hystérique de sa mère, la stupidité de son père et surtout, son courage, tout ce qu'il portait sur le cœur a été avoué, il est ensuite parti comme un prince, fier et libre. Le Paladin Butters s'est en allé rejoindre sa Princesse Kenny. La « princesse » connue pour son sens indéniable de l'hospitalité, lui propose de prendre une douche tandis qu'elle leur préparerait un repas. Butters accepte avec plaisir, avoir couru ainsi comme un démené l'a fait transpirer, sans parler de sa confrontation qui lui a donné des sueurs froides. Il profite des jets d'eau chaude un moment, mais il n'ose pas abuser de la gentillesse de son petit-ami et n'y reste pas trop longtemps. Il se rend compte qu'il n'a rien emporté avec lui, il n'a même pas de pyjama. Tant pis, il met juste une serviette autour de sa taille et demanderait quelques vêtements à emprunter à Kenny. Ce n'est certainement pas lui qui va s'en plaindre. Le grand blond lui refile un t-shirt et un short, un peu trop grands pour lui, le résultat est adorable. Il doit se retenir pour ne pas lui sauter dessus. Il propose à son invité surprise des pâtes bolognaises, ce n'est pas un grand chef mais il a appris à se débrouiller et s'en sort beaucoup mieux depuis qu'il cuisine avec Butters. Tout à coup, le regard de Stotch se fait triste, il pense à sa famille. Malgré tout, il tient à ses parents, il ne pourra jamais les haïr, même s'ils sont loin d'être parfaits.

Butters: Tu crois qu'ils m'aiment toujours ?

Demande-t-il d'une petite voix.

Kenny: Bien sûr, comment est-ce qu'on ne pourrait pas t'aimer ?

Répond Kenny d'un ton chaleureux, prêt à consoler son rayon de soleil. Il a toujours eu le besoin de prendre soin de quelqu'un, de jouer le rôle de protecteur. Avant, sa protégée était sa petite sœur, Karen. Elle lui manque tant, il espère sincèrement que tout se passe bien pour elle au pensionnat. Il n'en doute pas, elle a de la ressource, c'est la nana la plus solide qu'il connait ! Butters n'a pas l'air convaincu, il a hélas failli à sa tâche.

Butters: Personne ne m'aime.

Kenny quitte la table précipitamment, manque de renverser sa chaise, mais peu importe. Il s'agenouille et vient enlacer son petit-ami.

Kenny: C'est faux ! Ne dis plus jamais ça ! Et si tu le penses encore, je serai toujours là pour te prouver le contraire !

Butters: Kenny...

Kenny: Je t'aime, Leo.

Butters se mordille la lèvre pour s'empêcher de pleurer, c'est la plus belle chose qu'on ne lui ait jamais dite. Il ne s'est jamais senti aussi heureux. Il a l'impression de vivre un rêve éveillé.

Butters: Je t'aime aussi, Kenny !

Le petit blond répond à son étreinte si vivement qu'ils se retrouvent à même le sol. Butters est allongé de tout son long sur Kenny, qui dégluti et bafouille. La situation est embarrassante tant elle est sujette à confusion.

Butters: Je t'aime si fort.

Lance Butters dans un souffle avant de s'emparer de ses lèvres. Kenny est surpris de son initiative mais se laisse faire avec plaisir. C'est la première fois qu'il se fait embrasser de cette manière, à la fois incroyablement tendre et passionnée. Il en a des vertiges. La langue autrefois timide du petit blond vient à la rencontre de celle du plus grand. Elles dansent ensemble de façon fougueuse et habile, comme si elles se connaissaient depuis toujours. Les deux jeunes hommes poussent des soupirs de satisfaction et de désir. Des mains baladeuses se faufilent sous le t-shirt de Butters et viennent caresser ses côtes, son ventre, son torse, son dos. Le corps de Butters se contracte, il la sensation que sa peau devient brûlante là où les mains de Kenny sont passées. Elles continuent leur exploration en descendant, viennent agripper ses fesses fermes et rebondies. Butters se plaque davantage contre son petit-ami, collant son érection contre la sienne. Ils gémissent d'impatience.

Butters: On-on le fait ?

Propose Stotch avec une légère appréhension.

Kenny: Oui. Allons dans ma chambre.

Butters se lève, laissant Kenny se remettre sur pieds. Il est alors décollé du sol, soulevé dans les bras de Kenny qui lui offre un sourire taquin. Il le porte ainsi jusqu'au lit et l'y dépose délicatement. Il le rejoint et l'embrasse tendrement.

Kenny: Je veux tout faire pour que ce soit parfait pour toi.

Les joues de Butters se colorent, attendri par l'attention que son petit-ami lui donne. Kenny continue de l'embrasser, lui dépose des baisers dans le cou, descend jusqu'à son torse et s'occupe d'un de ses tétons qui commence déjà à pointer. Butters gémit et se retient de rire, ça chatouille mais c'est aussi très agréable. Pendant ce temps, la main de Kenny lui caresse le ventre, les hanches, l'intérieur des cuisses, partout, avant de venir se poser sur son sexe tendu. Butters laisse échapper un petit cri. Il en pousse davantage lorsque Kenny débute un mouvement de bas en haut.

Kenny: C'est bon ?

Demande l'immortel d'une voix suave.

Butters: Mmmh ! Ouiiii !

Kenny sourit devant la réaction de son protégé, il se cambre, gémit et s'offre complètement à lui, en toute confiance. Il dégage de la pureté mais aussi une sensualité folle. Un véritable volcan se cachait sous cette soi-disant innocence ! Kenny lui soulève la jambe droite et se colle tout contre son blond. Il continue de l'embrasser avec fièvre tandis que ses doigts préalablement lubrifiés partent à la rencontre de sa cavité encore vierge. Il y insère son majeur sans difficulté, Butters l'accueille d'un « mmh ! » excité. Kenny remarque que ça a l'air de lui plaire et y met un deuxième doigt qui est tout aussi bien accepté.

Kenny: Tu t'es déjà touché là ?

Butters: Oui, très souvent. Ohhh !

Butters prend son pied en toute allégresse devant un Kenny hébété. Il ne s'imaginait pas son petit ange se masturber et se pénétrer à ses heures perdues. C'est vraiment bandant. Par conséquent, il n'a aucun mal à y ajouter un troisième doigt. Butters gémit de plus belle et bouge de ses hanches, afin se faire du bien sur ses doigts. Kenny n'en revient pas de ce qu'il voit, c'est comme si ses fantasmes les plus chers se réalisaient devant ses yeux. Il pourrait jouir rien qu'en contemplant cette scène. La suite le pousse alors à bout :

Butters: Mmmh ! Kenny ! Baise-moi !

Le visage de l'immortel devient rouge vif, c'est bon, il craque ! Il fait basculer doucement Butters sur le côté, celui-ci enroule sa jambe autour de son bassin tandis que Kenny se positionne à l'entrée des plaisirs. Leur visage sont presque collés l'un à l'autre, si bien que leurs souffles se mélangent, la tension sexuelle est palpable. Kenny entre en Butters avec précaution, il est aussitôt assailli d'une sensation divine qui le fait gémir. C'est chaud, étroit, et surtout très doux. Une fois entièrement en lui, le petit blond se met à crier.

Butters: Ahhh ! Ouiiiii !

Il griffe par mégarde le dos de Kenny tant le plaisir est soudain et intense. Il n'a presque ressenti aucune douleur, il faut croire que son cul est fait pour ça. Kenny bouge en douceur, prend le temps que le corps de Butters s'habitue à cette nouvelle présence. Au fil des manifestations de plaisir de son petit-ami, il accélère. Il sent son propre plaisir décoller, Butters ne cesse de gémir son nom. Il ne va plus tenir très longtemps. C'est la première fois qu'il atteint l'orgasme aussi rapidement, mais c'est peut-être aussi parce que c'est la première fois qu'il prend autant son pied.

Kenny: Ahh ! Putain ! Léo, je peux plus... Ahhh !

Butters: Vas-y ! Ahh ! Jouis en moi ! Kenny !

Kenny se déverse en Butters dans un râle sonore. Il se retire et ferme les yeux. C'était tout simplement incroyable ! Cent fois meilleur qu'avec une fille. Il ne sait pas dire si c'est parce qu'il a couché avec un mec ou si s'est dû aux bienfaits de l'amour. Une chose est sûre, c'est que Butters est un sacré bon coup ! Il s'en souviendra toute sa vie. Il sent d'ailleurs son petit-ami s'agiter. Il a à peine le temps de rouvrir les yeux que son blond se retrouve au-dessus de lui, un sourire adorable au visage. Adorable et aussi... séducteur ? Il n'en faut pas plus pour que Kenny soit à nouveau excité. Butters s'allonge sur lui et écarte les jambes de chaque côté de son corps, ses fesses à la hauteur de son membre dressé. Butters s'y frotte, arrachant un gémissement à Kenny.

Butters: Kenny... j'ai encore envie.

Murmure Butters d'une voix chaude et sexy. Le grand blond se mord la lèvre, hyper chaud. Son petit-ami a le don de le mettre dans un état qui dépasse l'entendement. Ses mains se posent sur le dos de Butters, le maintenant avec délicatesse tandis que ce dernier descend sur son sexe, qui entre en lui avec facilité. Ils ne se retiennent pas de crier, cette nouvelle pénétration est encore plus intense que la première, ils perdent le contrôle et le rythme devient saccadé.

Kenny: Waw Léo, t'adores le sexe ! Comme moi ! Ohh !

Butters bouge sur Kenny avec souplesse tandis que celui-ci agrémente le tout de quelques coups de bassins. Ils se transportent rapidement aux portes de l'orgasme.

Kenny: Merde ! Je vais encore jouir ! Ahh !

Kenny, qui ne se connaissait pas si sensible, est surpris d'à nouveau accéder au Nirvana. Butters se répand sur son ventre dans de longs cris d'extase. Ils sont exténués, Butters libère son emprise et s'écroule sur le lit, une expression de bienheureux au visage.

Butters: Youhou ! J'ai réussi à te donner deux orgasmes ! C'est trop bien !

Kenny: C'est vrai, t'es le premier à réussir cet exploit !

Lui répond Kenny en rigolant. Butters lui apporte tellement : de la joie, de la sérénité, de la tendresse, du bonheur, de l'amour. Avec lui, il se sent exister. Oui putain, il existe ! Cette sensation de faire partie de ce monde qui s'est évaporée à force de décéder est revenue ! Elle est réapparue dans les bras de son ange.

Kenny: Avec toi, je me sens... vraiment là... dans le monde réel.

Prononce-t-il avec sérieux, ému. Butters lui jette un regard interrogateur, ne comprenant pas vraiment ce qu'il voulait dire mais sourit chaleureusement.

Butters: Heu moi aussi ! Et puis je suis enfin un adulte maintenant ! J'ai tenu tête à mes parents et je ne suis plus puceau !

Termine le petit blond avec un geste de victoire. Kenny secoue la tête et s'esclaffe, comment fait-il pour être aussi mignon en enfantin après ce qu'ils venaient de faire ?

Le jour du concert arrive finalement assez vite, chacun étant particulièrement bien occupé. Il fallait tout doucement commencer à réviser pour les examens à venir et les nouvelles relations qui se sont créent réclament pas mal de leur temps. Les joueurs du premier groupe à passer sur scène ont la chance de pouvoir entrer au Troll des Tavernes avant son ouverture officielle, histoire d'avoir le temps de se préparer pour le show. La scène est assez exigüe, mais ils ne s'en plaignent pas spécialement, ils ne sont pas du genre à courir partout pendant leur performance. Leur musique est plutôt atmosphérique. Stan installe les câblages de sa guitare de façon méticuleuse, tout doit être à sa place, tout doit être parfait pour le concert. Au moindre faux pas, Michael lui arracherait la tête. Mettre son leader en rogne n'est certainement pas la chose à faire. Et puis il a surtout envie d'impressionner ses amis qui viennent le voir. Surtout Kyle, il doit lui en mettre plein la vue. Lui aussi est guitariste alors ça met une certaine pression, une bonne compétitivité. Chaque note sera pour lui. D'ailleurs, Kyle et lui se sont échangés leur médiator, ça lui servira de porte bonheur. Firkle achève d'installer la batterie à l'arrière, ce qui demande plus de temps, Stan file lui donner un coup de main. Le jeune gothique sait qu'il sait à propos de Ike, mais ils n'en parlent pas. C'est peut-être mieux ainsi. Ils sont bien ainsi, à garder leur relation discrète, ils n'en ont pas encore parlé à leurs parents respectifs mais ça viendra probablement avec le temps, rien ne presse. Firkle a quant à lui les baguettes de Ike, il ne les lui a toujours pas rendues, il n'y parvient pas. Ce serait comme briser un certain rituel entre eux. Il compte les utiliser ce soir pour une dernière fois avant de les remettre dans les mains de Ike. Tout semble fin prêt, il ne reste plus qu'à attendre.

Les premières personnes débarquent dans le bar, à vrai dire, ce ne sont que des têtes connues. C'est bien normal, ils ne sont pas encore très populaires et South Park reste une petite ville de montagne pas hyper peuplée. Mais il faut bien commencer par quelque part. Les deux frères Broflovski sont aux premières loges, tout devant la scène, ils sont peut-être bien les seuls à être impatients de la performance de leur compagnon respectif. Craig lui, a surtout hâte de voir ce que leurs « rivaux » ont dans le ventre, bien que leurs chansons parlent plutôt de tripes.

Tweek: Gah ! J'espère qu'il n'y aura pas trop de monde ! Je n'aime pas me sentir oppressé.

Craig: Prend plutôt une bière, Tweek.

Lui répond-il en lui tendant un verre. Le caféiné le remercie et la boit presque d'une traite.

Token: Vas-y quand même doucement.

L'averti Token, en tant que membre le plus raisonnable de leur bande. Clyde est parti rejoindre Butters et les papotages vont bon train, ce qui amène Kenny à les rejoindre. Ils sont presque sûrs que ça les concerne vu l'animation de la discussion. Ils pensent même à intégrer Cartman dans la conversation, celui-ci fait mine d'être dégouté mais s'amuse finalement avec eux. Depuis que l'invasion yaoi est terminée, l'inspecteur à la retraite a retrouvé le sourire, enfin, à condition qu'on ne parle plus d'Heidi dans le périmètre. Il prétend que c'est grâce à « Cupidon Eric » que tout va mieux. Butters et Clyde n'ont pas la moindre idée de qui il s'agit mais bref, ils se montrent contents pour lui. Cartman se met même à irradier de bonheur, enfin à sa manière, donc hurle, quand son invité fait son apparition à l'entrée du bar.

Cartman: Bordel de merde ! Tu t'es décidé à venir, sans déconner !

Il bouscule au passage le blond et le châtain, qui ont comme tout à coup cessé d'exister, ils ne s'en vexent néanmoins pas le moins du monde. Cartman accueille vivement le nouveau venu, qui est un peu mal à l'aise, pas du tout habitué à ce genre d'ambiance.

?: Heu, salutations Eric, paix et...

Cartman: Prospérité sur ton peuple, je connais ouais.

L'interrompt Cartman. Il donne une légère tape sur l'épaule de Kevin qui remet ses lunettes en place, plutôt embarrassé mais plutôt content d'être là aussi. Bon, ça change des mondes virtuels, mais cet endroit est plaisant également. Il aime bien la statue du troll. Cartman lui ramène un verre de bière en l'avertissant cependant :

Cartman: Si tu n'en veux pas, je comprendrais.

Kevin: Nan ça va merci, je prends.

Kevin se met à rire devant la tête incrédule de Eric.

Kevin: Tu crois vraiment que je ne bois que de la limonade à mes soirées gaming ?

Cartman: Ouais heu nan je... je suis con.

Kevin: Affirmatif.

Ça pourrait ressembler à une critique, et pourtant tous les deux se sourient, sans animosité aucune. Ils ont développé une façon de communiquer qui est la leur, et elle est plus facile à comprendre que du vulcain.

Les lumières s'éteignent et se rallument soudain, c'est le signal qui annonce le début de concert. Tweek tremble de nervosité tandis que le public acclame le groupe qui entre en scène.

Tweek: Gah ! Ils font un peu peur quand même !

S'inquiète-t-il au son de la voix gutturale de Michael.

Craig: Relax chéri, ils n'ont pas prévu de faire un sacrifice humain aujourd'hui.

Le bond pousse un petit cri de panique avant que Craig le fasse taire en riant, il est si impressionnable qu'il ne peut pas s'empêcher de le taquiner un peu.

Au moment du solo de Stan, Kyle se délecte de le voir jouer dans une certaine transe. Il assure, il est classe, Kyle éprouve de la fierté. Cet excellent guitariste, c'est son mec ! Ce n'est pas vraiment le genre de musique qu'il écoute, mais il sait reconnaître le talent de Stan et apprécie la performance des gothiques. Il jette un œil à Ike qui lui, est totalement transporté par ce sombre lyrisme, le rouquin se demande si Firkle a à ce point déteint sur son frère ou si celui-ci a toujours été ainsi. En tous cas, c'est assez drôle de le voir comme ça. Lui aussi doit être fasciné par son homme sur scène, même si le batteur, comme bien souvent en retrait, est plus difficile à voir. Kenny est particulièrement fan du show lui aussi, il a toujours aimé ce qui est sombre, c'est sa personnalité de Mysterion qui lui vaut cet attrait. Tout ce qui parle de la mort l'intéresse, allez savoir pourquoi...

La setlist touche à sa fin, il ne reste plus qu'une nouveauté pour conclure ces morceaux sordides. La batterie et la guitare se taise, le début n'est composé que de la voix grave du chanteur. Le chant est peu à peu rejoint par une pesante ligne de basse. C'est le duo atypique de Pete et Michael. L'atmosphère change, un calme olympien se fait, les yeux sont rivés sur les deux musiciens. Le moment est solennel. Pour la première fois le public peut entendre la voix du gothique à la mèche rouge. Il chante en fixant Michael droit dans les yeux.

Pete: "Breed my flame, have no fear or weakness

I welcome you in my hole of desire

Have me now, Prince, have me here

Your beg still whispers in my ear."

Michael reprend, ne rompant à aucun moment cet échange intense de regard.

Michael: "Daylight has broken into a strange nostalgia

Night tired candles seem like two lovers

Melt in a embrace of conspiracy

Between us there is this strange chemistry

but would you die for me?

would you die for what I've longed to be? » 1)

La chanson ainsi que le concert se terminent. Les applaudissements retentissent. Le chanteur peut lire le mot « oui » sur les lèvres du bassiste. Il lui sourit et se retient de l'embrasser devant les spectateurs, il garde cela pour plus tard. Les musiciens quittent la scène et se retrouvent un moment dans les loges improvisées du Troll des Tavernes. Ils sont satisfaits de leur performance mais ne s'exclament pas spécialement, ils sont encore imprégnés de la noirceur langoureuse de leur musique. Stan et Firkle sont les premiers à sortir et se diriger vers le bar où les autres les attendent, laissant Pete et Michael s'échanger de longs et passionnés baisers. Firkle est aussitôt accueilli par Ike qui bondit presque d'excitation tant le show lui a plu, il est dans un état extatique et le jeune gothique s'efforce à le calmer, alors que lui-même ressent une joie identique. Il pose alors dans les mains de son petit-ami les fidèles baguettes avec un petit sourire. Ike les serre avec enthousiasme.

Ike: Impossible que je me plante avec ça !

Firkle: Tu réussiras. T'as intérêt.

L'averti Firkle avec un ton faussement autoritaire. Ike rigole et lui dépose un rapide baiser sur les lèvres. Le couple rougit violemment en constatant avoir été repéré par Kyle et Stan, qui venaient tout juste de se retrouver également. Ils rient gentiment, attendris par ce tableau et vont se chercher à boire, leur laissant ainsi de l'intimité.

Kyle: C'est moi qui offre !

S'exclame Kyle dans la direction de Stan. Celui-ci accepte avec plaisir, jouer pendant 45 minutes, ça donne soif ! Ils s'asseyent sur les tabourets en face du comptoir, ils ont le temps de se poser un peu avant que le rouquin ne doive rejoindre la scène.

Kyle: Tu étais impressionnant là-bas.

Dit Kyle avec un sourire admiratif, Stan marmonne un « merci », légèrement gêné.

Stan: Je joue moins bien que toi.

Kyle: Comment tu peux dire ça ? Notre style n'est pas comparable.

Stan: Tu as peut-être raison.

Kyle: J'ai toujours raison !

Stan: N'en fais pas trop !

Ils éclatent de rire et terminent leur boisson. Il temps pour Kyle de se préparer à grimper sur les planches. Il embrasse rapidement Stan avant de rejoindre les loges. Il est soulagé de voir Pete et Michael se diriger vers la sortie, probablement pour aller fumer. Vu comment ils se sont bouffés du regard sur scène, il avait trop peur de les surprendre dans une situation compromettante ! Craig est déjà dans la pièce, le sourire aux lèvres. Kyle ne mentionne pas sa surprise, ça suffirait à le renfrogner. Le brun sourit en lisant un petit mot d'encouragement que Tweek lui a écrit, scotché avec du papier collant sur son micro. Impossible de le rater comme ça.

« Déchire tout, Super Craig ! Je crois en toi, t'es le meilleur. »

Craig: Ahhhh ! Je suis tellement gay pour ce mec !

S'écrie le chanteur, se croyant certainement seul. Il se retourne et fronce les sourcils en s'apercevant de la présence du guitariste. Il grogne un « quoi ? » et lui adresse un doigt d'honneur. Kyle rigole et hausse les épaules. Il rejoint la scène où Token accorde sa basse en papotant avec « son fan numéro 1 » qui n'est autre que Clyde.

Clyde: Tok ! Tok ! Regarde !

Le châtain ouvre grand sa fidèle veste rouge et montre un t-shirt avec écrit en toutes grandes lettres « Token Black rules ! ». Le black hurle de rire, hallucinant du fait que Clyde se soit acheté un t-shirt personnalisé pour l'occasion. Il ne sait pas dire s'il est stupide ou adorable, peut-être un peu des deux.

Stan et Tweek font également partie de la caste des groupies, suivis de près par Kenny et Butters.

Tweek: Gah ! C'est trop de pression, les gars ! Je veux être tout devant pour voir Craig mais ce sera trop agité !

Clyde: On te protègera si ça se bouscule !

Déclare fièrement Clyde en bombant le torse, personne ne prend sa dose d'héroïsme au sérieux, néanmoins le blond le remercie. Le concert commence enfin, et ça démarre plutôt fort. Le groupe se démène sur scène et le public entre en furie. Pourtant, Tweek résiste, il garde sa place aux premières loges devant Craig avec une certaine hargne. Kenny pogote gentiment avec Butters, et Stan et Clyde font des bonds au rythme du son effréné. On peut dire que c'est l'éclate. Seules quelques personnes restent calmes, accoudées au bar, regardent le show d'un œil distrait. Les gothiques observent en silence, le public les trouve bon, tant mieux pour eux. Ils préfèrent largement leur performance. Le temps passe cependant plus vite qu'ils ne l'auraient cru, c'est que ce son n'est pas si pénible que ça finalement. La voix nasillarde de Craig annonce le dernier morceau.

Craig: On va terminer sur une reprise, c'est la première fois qu'on la joue. On la dédie à plusieurs personnes qui sont ici ce soir, elles se reconnaîtront.

La chanson parait plus calme que les autres, certaines personnes de la foule lèvent un briquet dans les airs, d'autres se rapprochent, bras dessus bras dessous. L'atmosphère est totalement changée. Craig s'agenouille non loin de son petit-ami et commence les premiers couplets.

Craig: "I could stay awake just to hear you breathing

Watch you smile while you are sleeping

While you're far away dreaming."

Tweek glapi et devient rouge, c'est attendrissant mais aussi incroyablement gênant. Il est presque soulagé quand Token reprend, il a une voix canon lui aussi.

Token: "I could spend my life in this sweet surrender

I could stay lost in this moment forever

Every moment spent with you is a moment I treasure."

Le Black adresse ensuite un clin d'œil à son fan numéro un qui a des étoiles dans les yeux et se retient de pleurer à chaudes larmes. Kenny blotti Butters contre lui, profitant de l'ambiance romantique pour le câliner un peu. Cartman est mal à l'aise et toussote un peu, jetant un regard à Kevin qui nettoie ses lunettes, comme pour capter son attention ailleurs. Il est alors sidéré d'entendre que le juif se met à chanter lui aussi, c'est pas possible, ils vont tous s'y mettre ces cons ! En plus, il a déjà un solo de guitare dans cette chanson, tsss il veut vraiment qu'on le remarque. Que Stan le remarque. Comme s'il avait besoin de ça de toute façon. Cartman se surprend à sourire en pensant au couple que forme ses amis, ouais ils sont faits l'un pour l'autre c'est sûr. Cupidon Eric a bien bossé sur ce coup-là.

Kyle: "I don't want to miss one smile

I don't want to miss one kiss

I just want to be with you."

Stan est évidemment en train de fondre devant cette déclaration. Les gothiques secouent la tête, ce que c'est pourrave ! C'est bien une vision de l'amour de conformiste ! Leur morceau, ça c'était du sentimental, du vrai.

Pete: Ça craint.

Michael: J'allais le dire.

Le plus petit d'entre eux ne partage pour une fois pas leur avis, trop attentif pour ne pas louper le passage où Ike chanterait. Chaque membre a son tour dans cette chanson, enfin, c'est ce que ça laisse sous-entendre.

Ike: " I just want to hold you close

Feel your heart so close to mine

And just stay here in this moment

For all the rest of time."2)

Firkle sourit, ce n'est pas le genre de texte qu'il cautionne mais, c'est plutôt touchant. A cet instant, il a envie d'être dans les bras de Ike, comme il lui dit dans ses paroles.

Le show se termine et des baisers sont échangés de tout côté, ce slow a toujours eu du succès. Même si cette reprise est assez atypique, il faut bien l'avouer. Les artistes se retrouvent dans les loges, se félicitent et rigolent, tout content du concert et de l'accueil que leur a offert le public.

?: Tok ! Toooook !

Un Clyde sauvage apparait et bondi sur le bassiste. Ce dernier le réceptionne en riant, le sermonne gentiment.

Token: T'as pas le droit d'être là, les loges sont réservées aux artistes.

Le châtain l'embrasse pour toute réponse sous le regard amusé des autres membres du groupe. Chacun est impatient de voir si le dernier morceau a fait le même effet sur la personne si spéciale à leur cœur. Craig est le premier à rejoindre son petit-ami, qui tremble d'émotion.

Tweek: C-c'est vrai ?!

Craig: Hmm ?

Tweek: Tu m'observes dans mon sommeil ?! Gah !

Craig ricane devant la stupéfaction du petit blond.

Craig: Hé ouais ! C'est rare quand tu fermes l'œil alors j'en profite.

Tweek: GAH !

Craig: Ne me fais pas le coup de ne plus oser dormir hein, je te connais.

Tweek explose de rire et passe ses bras autour du cou de Craig. C'est vrai, il le connait bien, trop même. Il se sent heureux, il a eu l'impression de rêver quand son petit-ami a chanté pour lui. Car c'est bien ce qu'il a fait, non ?

Kyle est le dernier à sortir, en compagnie de son petit frère qui a dû changer de t-shirt tellement il s'est donné à la batterie. La musique peut faire transpirer parfois, surtout quand on s'appelle Ike Broflovski. Le rouquin lui donne une tape sur l'épaule, le congratule. C'est dans ce genre de moment où toutes formes de tensions entre eux deux disparaissent. Ils entendent alors une voix faussement aiguë, poussée à l'extrême.

?: Hiiiii ! C'est le guitariste ! Il est trop sexyyyy !

Kyle hurle de rire en s'apercevant qu'il s'agit de Stan.

Kyle: Putain t'es trop con !

Ils se percutent dans un câlin mouvementé, s'ébouriffent mutuellement les cheveux. C'est le genre de geste que deux amis d'enfance et amants à la fois peuvent s'offrir. Ike, pas gêné le moins du monde, analyse les moindres de leurs faits et gestes. Il ne demande qu'à apprendre. Il a conscience d'être encore maladroit dans sa relation, n'a pas de repère. Ça ne doit pas être si différent, après tout, son frère sort avec un gothique lui aussi. Ce penchant doit être de famille ! Il les laisse cependant après quelques minutes, ne voulant pas s'imposer. Il doit se débrouiller seul avec Firkle, Kyle ne sera pas là pour le conseiller pendant le moment fatidique. Heureusement d'ailleurs ! Il n'a aucun mal à retrouver son petit-ami, qui visiblement le cherchait lui aussi. Il l'accompagne fumer une cigarette. Ils se fixent, sans prononcer un seul mot. Ils n'en ont pas toujours besoin pour se comprendre, ils savent s'apprécier aussi dans le silence. Pourtant, le gothique le brise, tout en écrasant le mégot sous la semelle de sa chaussure.

Firkle: Mes parents ne sont pas chez moi ce soir, ils passent le weekend à Denver...

Ike s'empresse de lui répondre qu'il passerait la nuit avec lui, qu'il ne laisserait pas seul. C'est l'occasion rêvée. Il a un peu le trac, c'est sûr, mais ce soir, c'est le grand soir. Le soir dont il a toujours rêvé. Tout est mis adéquatement en place pour que ce soit parfait. Et Firkle l'invite pour une nuit où ils ne seront que tout les deux... C'est trop beau ! Il craint que ça soit trop beau pour être vrai justement. Mais les lèvres de Firkle sur les siennes lui rappellent qu'il est bien éveillé et que tout cela est bien réel.

A suivre...

Je suis une grande fan de concerts, et vous ? Plus sérieusement, ressentez-vous le besoin que je traduise les paroles ? Car ce sont des éléments importants pour comprendre tout ce qu'il se passe ^^ Dites-moi, je suis à votre entière disposition, huhu =p

1)An Erotic Alchemy - Moonspell

2)I Don't Want to miss a Thing - Aerosmith