Oui, vous avez bien lu, c'est le dernier chapitre! Je voulais avant toute chose vous remercier du fond du cœur pour avoir lu ma fanfiction jusque ici , jusqu'au bout waw ! C'est un moment d'émotions pour moi et j'espère que la fin ne vous décevra pas. Je l'ai imaginée ainsi depuis longtemps, je suis arrivée à ce que je voulais, maintenant, rien ne dit que ça plaira, c'est comme ça ! J'espère que vous avez passé de bons moments au fil de la progression de cette histoire, moi, en tous cas, j'ai adoré l'écrire et j'ai adoré avoir vos retours. J'ai tellement adoré que je vais continuer! Bonne lecture!
Le jeune Brofloski envoie rapidement un message à son frère pour le prévenir qu'il ne rentrerait pas ce soir et s'élance en compagnie de Firkle vers la maison de ce dernier. Ike se retrouve dans la chambre de Firkle, assis sur le lit avec la boule au ventre. Le gothique est dans la salle de bain, lui a suggéré de se mettre à l'aise en l'attendant. Il a le trac mais il est aussi super impatient, cette sensation est bizarre. Il se sépare de ses chaussures, n'ose pas spécialement retirer autre chose pour le moment. Il observe la déco pour patienter : des posters de groupe de metal gothique, des bougies, des dessins assez glauques, des tas et des tas de bouquins, un paquet de clopes qui traîne, à part ça s'est plutôt bien rangé pour une piaule de mec. Il entend le bruit caractéristique d'une porte qui s'ouvre et qui se referme ensuite. Firkle le rejoint, uniquement vêtu d'un short noir. Ike approuve la vue de son corps qui embrase le sien. Il constate après coup que c'est la première fois qu'il le voit sans son maquillage. Il est drôlement mignon au naturel. Firkle s'approche d'une démarche féline et jette un œil à sa tenue.
Firkle: Tu tiens à rester habillé ?
Ike s'écrie que non et entreprend d'ôter ses vêtements à toute vitesse. Il hésite fortement à retirer également son sous-vêtement. Il se sent observé par Firkle, qui se lèche les lèvres d'envie et d'excitation. Ce geste incroyablement érotique met Ike dans tous ses états. Le regard du gothique s'appuie sur son entre-jambe, bien sûr, il voit bien l'effet qu'il lui fait ! Finalement, garder son boxer ne sert plus à rien. Ike se retrouve entièrement nu, Firkle le suit. Tous les deux se dévorent des yeux. Ike se retrouve allongé sur le lit, Firkle le chevauchant, un sourire en coin aux lèvres. Le canadien s'attendait à tout sauf à ça ! Voir son petit-ami aussi entreprenant le rend dingue ! Il doit se retenir de crier quand la main du gothique se saisi de son membre dressé. Firkle le branle avec impatience. De sa main libre, il vient prendre la sienne, porte ses doigts à son visage. Ike devient rouge quand Firkle se met à les lui lécher, tout en le fixant droit dans les yeux. Il mime ensuite une fellation, la respiration du plus grand devient saccadée. Il n'est pas au bout de ses peines, le gothique est bien décidé à gentiment le malmener. Il mène sa main en dessous de lui, Firkle se soulève, positionne l'entrée de son intimité contre son majeur. Ike dégluti, il a compris le message. Il insère doucement son plus long doigt en Firkle qui laisse échapper un couinement. Seigneur, c'est beaucoup trop excitant pour lui, Ike est à bout, il n'a jamais eu autant de désir, jamais eu autant envie de faire l'amour. Firkle remue des hanches, fait en sorte de bien ressentir la présence de Ike en lui. Il y a maintenant plusieurs doigts qui sont à la recherche de sa zone sensible. Firkle souffle un « encore » quand elle est découverte. Ils se chauffent ainsi jusqu'à leur extrême limite. Essoufflés ils se regardent passionnément. Firkle s'allonge aux côtés de Ike, pose sa tête sur son torse chaud. Ike le renverse sous lui et l'embrasse. Ils sont prêts. Enfin, pas encore tout à fait. Il reste quelque chose de très important aux yeux de Broflovski. Il caresse le fin visage du jeune gothique, sa main s'arrête sur sa joue. Son cœur bat tellement qu'il craint de ne plus pouvoir parler.
Ike: ... Georgie... je t'aime.
Firkle devient cramoisi et détourne la tête un instant, comme pris au dépourvu. Presque personne ne l'appelle par son prénom et encore moins pour lui dire ça ! Il inspire un bon coup, c'est pas facile, c'est même très difficile, mais il doit y passer lui aussi.
Firkle: ... Je t'aime aussi... Ike.
Ce fut ardu mais la récompense n'a pas de prix, le sourire sincère et terriblement heureux de Ike le touche en plein dans son âme. Firkle l'attire encore plus contre lui, vient chercher ses lèvres, ouvre les jambes et sent Ike prendre place entre ses cuisses. Cette sensation est divine, Firkle se surprend à adorer ce contact aussi intime. Il grimace cependant quand Ike entreprend de le pénétrer. Peu importe, il ne craint pas la douleur physique. Il se cramponne aux épaules de Ike qui peu à peu s'empare de lui. Le canadien pousse un cri de plaisir une fois entièrement entré en lui. Ils attendent que les corps s'habituent l'un à l'autre en s'embrassant et se caressant. Firkle se détend et ressent l'excitation monter en flèche à nouveau.
Firkle: Tu peux bouger.
Ike: Je peux pas.
Répond Ike d'une voix mal assurée. Le gothique lève un sourcil interrogateur.
Firkle: Comment ça ?
Ike: Je vais jouir tout de suite si je bouge.
En vérité, rien qu'être en Firkle est tellement bon, même immobile, qu'il devait déjà retenir son plaisir. Il est surpris de voir le gothique sourire et de l'intimer à y aller, qu'il ne devait pas s'inquiéter pour ça. Ike débute des mouvements lents, serre les dents, essaie de se contenir. Putain, pourquoi c'est aussi bon ?! Il ne s'attendait pas à ce que ce soit à ce point-là, aussi incontrôlable. Les ongles de Firkle se plantent dans son dos, celui-ci gémit de plus en plus fort. S'il continue de faire ça, il ne va pas tenir c'est certain. Tant pis, il donne le tout pour le tout et donne des coups de bassin plus prononcés, ce qui leur arrache des cris sonores.
Ike: Ahhh ! Je vais... !
Firkle: T'arrête pas ! Ahhh ! I-Ike ! Ahhh !
Ike n'en croyait pas ses yeux, il a réussi, il a réussi à donner un orgasme à Firkle. Il est magnifique comme ça. Par contre il venait de jouir en lui, le gothique ne s'en préoccupe pas plus que ça. Ils se lovent l'un contre l'autre, caressent les cheveux de l'autre, s'endorment peu à peu.
Ike: Tu ne fumes pas ?
Demande Ike d'une voix légèrement ensommeillée, le stéréotype veut que le fumeur apprécie la cigarette post-sexe après tout, ça ne le dérange pas.
Firkle: Nan. Je suis bien là.
Les yeux du gothique se ferment, il s'endort, le sourire aux lèvres. On dirait un ange. Il le truciderait pour avoir osé penser ça de lui. Ike dépose un baiser dans ses cheveux d'ébène et gagne le sommeil lui aussi, avec un sentiment de bonheur indescriptible sur le cœur.
Le jour se lève, le peuple dort encore à poing fermé, exténué après cette soirée de concerts et de réjouissances. Pourtant, un petit blond ouvre les yeux, refrène un bâillement afin de ne pas réveiller le jeune homme avec qui il partage son lit. Le grand blond est allongé sur le dos, il est dans un sommeil profond. Ses traits sont détendus, il a l'air si apaisé. Butters le contemple avec amour, le sourire aux lèvres. Jamais il ne se lasserait de cette vue. Bien que... Une idée coquine lui traverse l'esprit... Avec précaution, il descend dans le lit, se faufile sous la couverture en toute discrétion. Il ne faut surtout pas le réveiller ! Il constate avec délice que Kenny est entièrement nu, les pyjamas, ça n'a jamais été son truc. Ça rend les choses plus faciles pour le jeune Stotch. Il arrive à la hauteur du sexe de son amant, qui se redresse légèrement. Est-il en train de faire un rêve érotique ? Rêve-t-il de lui ? Butters frôle son membre du bout des doigts. Il est toujours endormi. Il se rapproche encore, dépose un baiser sur le bout avec malice. Cette fois, il frissonne, mais n'est pas encore éveillé. Le blond donne quelques coups de langue avisé, il entend un gémissement étouffé, mais Kenny dort encore. Il ne tient plus : il place son sexe dans sa bouche et débute des vas-et-viens affamés. La respiration du plus grand s'accélère soudain et un gémissement plus prononcé s'échappe de sa bouche. Kenny ouvre les yeux, secoué par l'apparition soudaine d'un profond plaisir. Il se cambre et ne se retient pas de crier. Il soulève la couverture et tombe sur un Léopold occupé à lui faire du bien. Celui-ci lui adresse un petit sourire avant de continuer à le sucer avidement. Kenny a l'impression d'être encore au pays des songes. Il n'en revient pas, c'est le pied ! Il a toujours eu le fantasme d'avoir une gâterie matinale pour émerger de son sommeil. Il n'en a jamais parlé à Butters et pourtant ce dernier le comble totalement !
Kenny: Ahh ! Léo ! Oh putain ouais...c'est génial !
Encouragé par ses mots, Butters y met encore plus d'ardeur. Kenny lui caresse les cheveux, les tire un peu, emporté dans les vagues de plaisir de plus en plus intenses.
Kenny: Ahhh...Ouais comme ça ! Je viens ! Hmmm !
Butters accueille son orgasme comme il peut, il ne parvient pas à tout avaler tant l'éjaculation est puissante. Son visage en hérite de quelques traces, mais ça ne le dérange pas, il est heureux d'avoir offert du plaisir à son petit-ami. Kenny affiche un sourire béat de satisfaction, il est encore tout chose après cet assaut érotique. Butters lui rend son sourire, se love tout contre lui. Ils pourraient rester ainsi toute la journée, c'est le weekend après tout... Mais l'estomac de McCormick ne partage pas le même avis et se manifeste dans un grand gargouillis. Les deux blonds éclatent de rire et Butters quitte aussitôt le lit, dynamique de bon matin.
Butters: Je vais nous faire un bon petit-déjeuner !
S'exclame-t-il en s'encourant vers la cuisine, il est tellement pressé qu'il ne prend pas le temps d'enfiler quelques vêtements. Peu importe, ce n'est pas Kenny qui s'en plaindre ! Butters ne lui a même pas demandé de lui rendre la pareille, il est satisfait de lui avoir donné du plaisir et ne demande rien en retour. C'est du Butters tout craché, un vrai ange ce mec ! Il reste là un moment à sourire avant de prendre le courage de se lever lui aussi. Quand il rejoint Butters dans la cuisine, il a eu très peur que son cœur ne cesse de battre et qu'il crève à nouveau, comme avant, quand c'était habituel. Son petit-ami a enfilé son tablier de cuisine adoré, toujours nu en dessous. Kenny pensait réellement qu'il allait se mettre à saigner du nez comme dans les mangas. Le petit blond, inconscient de son trouble, lui fait coucou et lui annonce qu'il préparait des pancakes. En voilà une bonne nouvelle...
Cette fois, on y est, le dernier jour de beau temps dans la petite ville de montagne du Colorado. Peu de temps après, les citoyens retrouveront la neige et les intempéries pour le reste de l'année entière. La tradition chez les étudiants, enfin ceux que nous connaissons le mieux, est de se faire un dernier pique-nique aux abords de la marre de Stark, bien sûr, il est principalement composé de bière et de nourriture qui n'est pas spécialement saine. Chacun y apporte ce qu'il veut. Et s'il y a quelque chose que Clyde Donovan adore manger, c'est les tacos ! Il y voue un véritable culte, et sa recette est la meilleure du monde, de l'univers même ! Il s'apprête à se mettre à l'ouvrage quand il s'aperçoit qu'il n'est pas dans sa cuisine, et que celle où il se trouve et si grande qu'il est un peu perdu. Ils sont rangés où les ustensiles ? Il allait demander conseil auprès de Token, en l'appelant à l'aide en hurlant, comme si sa vie en dépendait, oui sa vie dépend des tacos. Sans tacos, il se décompose et meurt. Et il n'exagère même pas ! A sa grande surprise, c'est Token qui l'appelle avant lui. Il lui demande de le rejoindre, on dirait que sa voix provient de la salle de bain, celle à côté de sa chambre. Il a comme élu domicile ici pour finir et ça arrange tout le monde. Enfin, surtout Token et lui. Il rejoint le black qui est uniquement vêtu d'un boxer mauve foncé, Clyde dégluti et rougit, mais en aucun cas il ne doit oublier sa mission.
Clyde: Tu peux m'expliquer où est quoi dans ta cuisine gigantesque ?
Token secoue la tête et rigole un peu.
Token: Tu tiens vraiment à faire ça maintenant ? On a le temps, j'ai fait couler un bain...
Clyde: Oui ! C'est important !
Le châtain croise les bras, têtu. Il ressemble un peu à un gamin comme ça. Token s'approche de lui, ôte son t-shirt, fait glisser son short, habit d'intérieur de prédilection de Clyde, ainsi que son boxer. Ce dernier se retrouve nu sans qu'il n'ait son mot à dire. Il proteste mais Token se met dans sa tenue d'Adam également et le prend par la main, le guidant vers la baignoire.
Clyde: Maiiis Toooook, les tacos !
Token: On les fera ensemble après si tu veux.
Clyde: C'est vrai ?!
Aussitôt le châtain s'émerveille, cuisiner son repas préféré avec son mec préféré va devenir son activité préférée, c'est obligé ! Il pousse un profond soupire de bien être en pénétrant dans l'eau chaude. Token le rejoint derrière lui, en profite pour le blottir contre lui. Il s'avère que cette baignoire a une option de bain à remous, les vagues et les bulles sont parfaites. Clyde penche la tête en arrière, se posant contre le torse de son petit-ami. Il ferme les yeux, son adrénaline tombe à zéro. Il doit être au paradis en ce moment. Token dépose des baisers dans sa nuque, lui caresse gentiment le ventre. Le châtain se laisse aller à gémir, profondément apaisé. Bien que l'apaisement fasse place rapidement à d'autres émotions. Et ça ne va pas en s'arrangeant quand la main de Token descend plus bas. Le black commence à la masturber, Clyde ignore si c'est l'effet de l'eau chaude ou des vagues, mais la sensation est intense, divine. Il peut sentir dans son dos que Token partage son émoi. Il fait soudain beaucoup trop chaud, Donovan est à bout, il bouillonne et un cri échappe au contrôle de ses lèvres. Son petit-ami ne l'épargne pas et accélère la cadence, s'en est trop.
Clyde: Ahh... Tok ! Je-je vais salir l'eau !
Token: T'en fais pas, profite.
Le souffle de la voix de Token près de son oreille l'achève dans un long frisson. Il a à peine le temps de s'en remettre qu'il est soulevé par son amant, qui le positionne au-dessus de lui. Clyde capte le message et écarte les jambes. Token n'a aucun mal à entrer en lui, avec tout ce plaisir et le corps détendu, il ne présente aucune résistance à la pénétration. C'est la première fois qu'ils font l'amour de cette manière, sans qu'ils soient face à face, c'est peu ordinaire mais bon. Token le maintient et donne des mouvements de bassins tandis que Clyde remue des hanches. L'angle de pénétration lui permet de voir des étoiles, sa zone la plus érogène est grandement stimulée par le membre dressé de son petit-ami. Token s'agrippe plus fermement, il gémit de plus en plus fort pour finalement finir dans un cri rauque. Clyde se plaint d'un ton taquin qu'il va devoir se laver à nouveau.
Token : Ça t'a plu ?
Demande alors Token, plus sérieusement. Clyde sort de l'eau et attrape en vitesse une serviette au passage.
Clyde: Et comment ! D'ailleurs, c'est peut-être bien meilleur que les tacos...
Nous voici en début d'après-midi. Les jeunes hommes de South Park se sont donnés rendez-vous non loin de l'eau. Chacun vante ce qu'il a ramené : une pâtisserie qui vaut le détour, des bières spéciales, des tacos, du café en suffisance ou même uniquement le fait d'être là, c'est déjà bien selon Cartman. Il est d'une humeur exécrable, il trépigne et ne s'est pas jeté en premier sur la nourriture. Ça cache quelque chose.
Kyle: T'es malade, gros lard ?
Le questionne Kyle avec un sourire sarcastique.
Cartman: Ta gueule Kyle, c'est pas à toi que je veux parler.
Le rouquin hausse les épaules, franchement il n'en a rien à foutre. Il retourne discuter près des autres, frôle, au passage, de sa main les fesses de Stan, qui s'empourpre mais continue de faire semblant de rien. Il aperçoit son frère qui est légèrement en retrait, son petit gothique à côté de lui. Ça se voit qu'ils veulent rester discrets mais leur rapprochement est cependant trop évident, ils sont quasiment l'un contre l'autre. Puis un membre des gothiques qui se lie avec quelqu'un, ça ne passe pas vraiment inaperçu. Les deux autres de la bande des ténébreux sont carrément bien plus loin, difficile de dire qu'ils sont venus pour passer du temps avec le groupe.
Pete: Tu me rappelles ce qu'on est venu faire ici ?
Michael: On est là uniquement parce que Firkle nous l'a demandé.
Pete remet en place sa mèche et affiche un air blasé.
Pete: Ouais, et là il est parti bécoter son putain de conformiste.
Michael se rapproche dangereusement de lui, il a visiblement une idée derrière la tête.
Michael: Hé bien nous n'avons qu'à nous « bécoter » aussi dans ce cas.
Le plus grand sourit devant la tête décontenancée du rouge, ce dernier se met à rire.
Pete: Ouais, ça fera passer le temps...
Sur ce, il s'agrippe au cou de Michael et vient chercher ses lèvres.
Butters: En fait, les gothiques c'est des romantiques. Ils se font tout plein de bisous.
Commente Butters d'une voix angélique voire naïve. Kenny manque de s'étrangler avec sa bière. « Romantiques » ? Où a-t-il été chercher ça ? Il attrape le petit blond et le rapproche de lui.
Kenny: Si tu le dis.
Son intonation dit clairement que « lui aussi peut être romantique, d'abord ! » Butters rit de bon cœur et continue d'observer ses amis profiter d'un de ces derniers moments ensoleillés avant l'hiver. Tout le monde a l'air si heureux, il adore voir ça ! Il s'aperçoit alors qu'un couple ne répond plus à l'appel.
Butters: Oh mais, où sont passés Tweek et Craig ?
Kenny: Ils font des bébés !
Lui répond l'immortel avec un sourire vicieux.
Butters: Ah bon ? Tu crois ?
Clyde: Rassure-moi, tu sais que deux mecs savent pas avoir de gosse, pas vrai ?
Clyde et Token viennent s'assoir à leur côté. Le châtain est devenu un ami proche de Butters au fil de ces derniers temps et il sait ô combien il peut se montrer niais parfois.
Butters: Oui bien sûr, mais on peut quand même baiser.
Kenny éclate de rire devant les mines choquées des deux autres. Hé oui, ça arrive à Butters de parler comme ça ! Surpris, hein ?
Clyde: Mais pour finir, ils sont partis baiser, c'est ça ?
Tweek et Craig se promènent main dans la main, comme ils ont pour habitude de faire, jusqu'à l'orée de la forêt.
Tweek: Gah ! Tu m'emmènes où là ? Les autres vont se demander ce qu'on fait !
Craig: On les emmerde.
Le blond acquiesce avec nervosité, mais ça ne lui dit pas où ils vont et ce que compte faire Craig.
Craig: Il doit être par ici.
Tweek: Quoi ? Gah ! Qui-qui ça ?!
Le regard du brun va dans tous les sens, les sourcils froncés, il est concentré. Où est-il ? Il ne devrait pas être loin. Ça remonte à des années mais il est sûr de pouvoir le retrouver. Il s'écrie quand il entre dans son champ de vision et court dans sa direction.
Craig: LA BAS!
Le pauvre caféiné sursaute et crie à son tour, mais qu'est-ce qu'il se passe à la fin ?! Il suit son petit-ami, anxieux. Ils s'arrêtent en face d'un arbre. Leur arbre.
Tweek: Craig...
Craig: Ouais, c'est ici qu'on a gravé nos initiales quand on était petits.
Tweek le contemple avec des yeux émerveillés. Cet arbre a gardé pour eux un souvenir précieux. Il se rappelle avoir paniqué quand Craig a brandi son couteau-suisse pour marquer le végétal, il avait trop peur qu'il se blesse avec la lame acérée. Il pose sa main contre le tronc, redessine le contour des lettres de ses doigts. La main de son petit-ami se pose sur la sienne, leur regard se croient.
Craig: On en a fait du chemin depuis...
Tweek: Ah ! Oui... Je suis content de voir que ça ne s'est pas effacé.
Pris de nostalgie et d'un florilège d'émotions, ils s'enlacent. Cet arbre représente une promesse, un symbole de lien indestructible, d'un amour éternel peut-être. Craig murmure qu'il est probablement temps de rejoindre les autres. Ils jettent un dernier regard reconnaissant au grand végétal et s'en vont, toujours main dans la main.
Leur retour est très vite remarqué et acclamé, Tweek panique et explique qu'il n'y a rien eu de sexuel tandis que Craig les laisse parler, indifférent. Les conversations fusent, les rires aussi. Le groupe est agité. Pourtant, Cartman reste assis, calme. Il est en attente. Le reste du monde l'importe peu à présent. Il n'y a plus que lui qui compte. Il l'a toujours trouvé con avec son délire sur les sabres lasers et autres trucs du genre, il trouve toujours ça con d'ailleurs, mais il l'aime bien quand même. Il l'aime tout court en fait. Il espère juste que Cupidon Eric a pas trop fait de la merde en choisissant Kevin.
? : Tu me reçois Eric ? Tu as besoin d'une mise à jour ?
Il est là ! Vraiment là, pour de vrai ! Il ne l'a même pas vu arriver tellement il était occupé à penser. A moins que ce soit un ninja en plus d'être un geek...
Cartman: Kevin ! Bordel t'en as mis du temps ! J'ai trop la dalle !
Comme d'habitude, le jeune nerd ne s'attarde pas sur les cris odieux de Cartman et sourit.
Kevin: Tu pouvais commencer à manger sans moi.
Cartman: NAN !
Kevin rigole et s'assied, lui demande de ne pas le tuer tout de suite car il n'a pas de pierre de résurrection sur lui. A la place, il a apporté des victuailles. Il les sort de son sac fièrement, comme s'il s'agissait d'un butin amassé au fil d'une aventure épique. Les yeux de Cartman se mettent à briller : des Cheesy Poofs, des Snacky Cakes et même des Chips-A-Ho ! Oh et il y aussi des Coo-Coo Chips !
Cartman: Putain sans déconner ! J'arrive pas à le croire !
Cartman ressemble à un enfant dans un magasin de bonbons. Stoley le fixe avec un petit sourire attendri.
Kevin: Tout est pour toi.
Cartman: Queuwa ?! Tout ?! Tout ça ?!
Kevin lui fait signe que oui et Cartman exulte de joie. Il a vraiment bien fait de l'attendre finalement. Il commence à déballer un sachet de cookies et en dévore joyeusement, c'est trop trop bon !
Cartman: Tu sais quoi Kevin ? T'es vraiment le meilleur !
Il marque une pause, gêné.
Cartman: Euh je veux dire, pas juste parce que t'as apporté ma bouffe préférée quoi... mais aussi... enfin tout ce qu'on a vécu quoi tu vois...
Kevin: Toi aussi t'es le meilleur, Eric !
Qu'est-ce qu'il vient de dire ? Il en perd l'appétit tout à coup. Cartman laisse sa main qui tient un cookie en suspend et fixe Kevin d'un air ahuri. Le brun rigole doucement et vient retirer des miettes de biscuit restées sur sa bouche. Ça devient beaucoup trop bizarre ! Et puis BOOM ! Le monde entier a explosé, comme si une météorite venait de s'écraser sur la Terre, comme celle qui a marqué la fin du temps des dinosaures. Kevin l'embrasse. Et comme il ne le repousse pas, ferme les yeux et se sent super heureux, ça veut vouloir dire qu'il l'embrasse aussi. Des regards curieux se posent sur eux, mais ils s'en fichent, ils sont trop bien là, comme ça. Ils entendent des murmures tout autour, qu'ils aillent se faire mettre !
Stan et Kyle: Putain...
Jurent Kyle et Stan en même temps, bouche bée. Butters applaudit joyeusement et tout le reste du groupe garde le silence, en état de choc. C'est bien réel ce qu'ils voient ? Cartman se fait embrasser ? Quelqu'un est arrivé à aimer ce connard ? Et c'est un mec en plus ! Après toute cette histoire ?! Se fouterait-il de leur gueule ?!
Kyle: Euh vous savez...
Commence Kyle, comme pour détourner l'attention de tout le monde, il se sentait mal pour eux à être observés comme s'ils étaient des bêtes curieuses.
Kyle: Je crois que Cartman a appris un truc ces derniers mois, je crois même qu'on a tous ici appris un truc : grandir et voir les autres grandir aussi, ça peut faire peur. On a tous changé tout en restant les mêmes et on peut s'apercevoir qu'on tient à quelqu'un d'une façon qu'on aurait jamais pu imaginer avant. Ça prend la tête et c'est pas toujours facile à vivre. Mais au fond, cette personne si importante pour nous, on s'en fiche que ce soit un mec, on l'apprécie pour ce qu'il est en entier, même avec ses défauts. En fait, c'est ça l'amour, et c'est le plus beau sentiment au monde.
Stan écoute son discours, les yeux brillants. Ce qu'il dit est beau et vrai aussi. Il applaudi, suivi rapidement des autres. Certains ont les larmes aux yeux, Clyde, lui, pleure de vive voix.
Stan: Et l'amour, tout le monde y a droit, même Cartman.
Kenny: Ouais, même si c'est un enfoiré.
Tout le monde ne peut qu'approuver et les rires reprennent, l'ambiance se retrouve enjouée. Le nouveau couple a bien sûr entendu ce qu'il s'est dit, mais les jeunes hommes ont-ils vraiment envie d'y réagir ? Cartman décide que non, sourit à Kevin et se lève en criant, les bras tendus vers le ciel.
Cartman: Putain, être gay ça troue le cul !
Fin !
C'est sur les mots de Cartman que s'achève cette aventure! J'ai hâte de découvrir vos impressions! Et surtout, dites-moi quel est votre couple favori, je meurs d'envie de le savoir ! Comme je disais plus tôt, je vais continuer dans mon délire de South Park! J'ai déjà des idées et je vais, je l'espère, rapidement commencer la rédaction d'une nouvelle fanfiction. J'espère vous retrouver nombreux pour cette nouvelle histoire ! Je vous remercie encore d'avoir lu ma fanfiction, de m'avoir supporté moi et ma bêtise x) A très bientôt !
