Chapitre IV :
S. - Je vous dérange, peut-être ? Lançais-je sur un ton froid un peu plus froid que je ne l'aurais voulu.
Ils se retournèrent tous les deux vers moi, une expression différente sur le visage. Elena semblait gênée tandis que Damon affichait un sourire victorieux. Il ne m'avait toujours pas pardonné un trop gros nombre de choses... Je l'entendis lui chuchoter qu'il allait voir Jérémy et chercher ses affaires, tandis qu'elle acquiesça et lui souris faiblement. Il me lança un regard fier et un sourire vicieux avant d'embrasser sa joue et fila en tapant dans mon épaule si fortement que je dû lutter pour ne pas chanceler. Je détournais le regard un instant, le temps qu'il parte, puis la regarda de nouveau s'attacher nerveusement les cheveux.
- Pourquoi tes affaires ?
- On va partir, le temps que je me contrôle.
- Bien.
Je me retournais, prêt à fuir. J'en avais suffisamment vu et entendu pour tout un siècle. Après tout, ils seraient mieux sans moi. Je ne pouvais pas affronter cette vérité. Je n'y arrivais pas. Je ne savais même plus ce que je ressentais. Je l'avais tant aimé, plus qu'il n'était possible d'aimer... Mais peut-être les choses avaient-elles changé. Je ne savais plus, j'étais tant perdu, confus. Elle ressemblait tant à Katherine cette nuit-là... Je ne pourrai pas passer le reste de mon existence avec une personne me rappelant la garce qui avait creusé un fossé de la taille du grand canyon entre mon frère et moi.
- Bien ? Bien ?! C'est tout l'effet que ça te fait Stefan ?! S'énerva-t-elle brutalement.
- Et que veux-tu que je dise ? Répliquais-je en me tournant vers elle. Avec tous ces souvenirs, tu ne sais plus où tu en es et moi c'est avec ce que tu es devenue, que je ne sais plus où j'en suis ! Repris-je en tendant de me contrôler.
- Ce que je suis devenue ?! Un vampire Stefan, je suis un vampire ! Je suis devenue la même chose que toi !
- Non, Elena, pas exactement ! Tu as vu ce que tu as fait à cet homme, c'était de la charpie !
- Je ne te rappelle pas tes meurtres odieux moi, c'est toi l'éventreur, pas moi ! C'était la première fois que ça m'arrivait ! Tu es tellement hypocrite !
Je vis ses yeux se remplirent de larmes. Mon Dieu, il fallait que j'arrête ça. J'allais la détruire plus encore. Il faut y mettre un terme. Elle mérite tellement d'être heureuse. Je n'y arriverai pas, je ne pourrai pas supporter ça. Pas tout de suite. Il fallait me laisser du temps. C'était une décision purement égoïste mais je ne pouvais pas faire autrement... j'allais lui briser le cœur, je le savais... du moins... ce qui en restait.
- Tu as raison : pars, ça nous fera le plus grand bien, annonçais-je plus posément.
- Qu'est-ce que ça veut dire ? Demanda-t-elle d'une voix tremblante.
- Ça veut dire que tu as fait ton choix bien trop tôt, Elena.
- Donc, c'est... C'est... bégaya-t-elle en retenant ses larmes.
Elle ne finirait jamais sa phrase et je n'arriverais probablement jamais non plus. Après tout, c'était tellement stupide, tout été ma faute. Je ne voulais pas la perdre pour autant, mais je n'arrivais même plus à la regarder dans les yeux sans voir Katherine. J'aimais les souvenirs d'une Elena que j'avais connu et j'étais incapable de faire avec la personne qu'elle devenait.
- Oui, pour un moment. Le temps que j'arrive à accepter que...
Je ne pus finir ma phrase qu'elle avait disparue. Qu'est-ce que j'avais fait ? Bon sang ! J'étais tellement stupide. Si seulement je pouvais faire le point... Seigneur, je m'en voulais déjà.
E. Je n'en croyais pas mes oreilles... C'était dont fini... Je le dégoûtais. Je m'enfuis dans leur jardin pour m'écrouler contre un arbre, me laissant glisser au sol, repliée sur moi-même. Je voulais juste qu'il m'aime encore... Je l'avais choisi lui et il pensait que c'était un mauvais choix. Je n'étais déjà plus sûr de rien mais alors là encore moins. Une douleur lancinante me pliait en deux. Je retirais mon gilet violet, ramenais mes genoux contre mon corps et enfoui ma tête dans mon gilet, l'appuyant sur cette dernière. La douleur était insoutenable... J'avais les poumons serrés comme si les larmes que je versais étaient en train de me noyer. Que penser ? Je l'avais choisi lui ! Lui ! J'avais abandonné Damon pour quelqu'un qui me rejetait maintenant. Alors si ce n'était pas lui, ce ne serait personne. Je l'avais choisi lui, pour son sourire, sa joie de vivre, ses gestes et ses attentions envers moi. J'étais tombée sous le charme au premier regard. Je voulais juste qu'il me serre contre lui, juste qu'il m'embrasse et qu'il me dise qu'il m'aime... encore... Mes larmes ne tarissaient pas. J'aurais voulu moi-même me planter un pieu dans le cœur. Mais je me souviens de ses mots "la peine devient désespoir". étais-je donc réellement souffrante ou étais-ce parce que tout cela était amplifié ?
Je repensais soudainement aux sensations précédentes, les baisers de Damon brûlant mon estomac, ses mains provoquant des frissons dans tout mon être, cette sensation de première fois et premières émotions... Devenir un vampire était visiblement plus difficile à gérer que ce que je pensais.
D. Je revenais en voiture avec un sac rempli de ses vêtements et un autre rempli d'objets dont elle aurait surement l'utilité. J'avais mis un temps d'arrêt en passant par ses sous-vêtements que j'avais enfournés dans le sac très vite pour stopper mes pensées, l'imaginant dedans. J'avais présenté mes excuses à Jérémy et après avoir discuté un moment avec lui pour lui expliquer les choses, il c'était montré très compréhensif. Il ne lui en voulait pas. Il s'en voulait à lui-même. C'était bien son frère, pas de doute ils étaient plus proches que je ne l'étais du mien... Je sortais de ma somptueuse Chevrolet Camaro convertible de 1969 dont je prenais bien soin et laissais les sacs dans le coffre, en sortant... mais je la vis contre un tronc d'arbre du jardin, les yeux remplis de larmes. Encore. Elle leva la tête vers moi, au moment même où je sortais de ma voiture, un air plus que dévasté au visage.
Je me précipitais vers elle mais elle avait déjà rabaissé sa tête dans ses genoux, m'ignorant superbement. Je m'assis à ses côtés et la soulevais pour la déposer sur mes jambes, la gardant tout contre moi. Décidément, sa condition de vampire lui en faisait voir de toutes les couleurs... Elle n'était pas très lourde à vrai dire, mais alors que je voulais essuyer ses larmes et lui demander ce qui s'était passé, elle se serra contre moi. Entourant ses petits bras autour de mon cou et enfouissant son beau visage dedans. Je caressais doucement son dos, tandis qu'elle resserra ses jambes qu'elle avait glissées autour de mon bassin et glissa ses doigts dans mes cheveux en étouffant de nouveaux sanglots. Nous sommes restés ainsi pendant de longues secondes, mais à chaque nouveaux sanglots elle se resserrait contre moi... La position était loin de me déranger, au contraire... Elle était tout de ce qu'il y avait de plus attirant et le fait qu'elle colle son bassin au mien de la sorte, ne donnerait rien qui lui plairait.
Je la décalai donc gentiment. Son emprise autour de ma taille se fit moins pressante, bien qu'elle gardât ses mains agrippées à mes cheveux, bras tendus. Je caressais lentement ses derniers et finit par essuyer les larmes qui avaient fini par s'arrêter.
- Je veux partir, je veux qu'on parte Damon, annonça-t-elle tandis que ses yeux se remplissaient de nouveau de larmes.
- On part, j'ai tes affaires.
- Je veux qu'on parte tout de suite. Je ne veux plus rester à Mystic Falls, répliqua-t-elle immédiatement.
Je la poussa lentement afin de me mettre debout et lui tendit la main pour la relever, déposant un nouveau baiser sur sa tempe en prenant son visage en coupe, avec le plus de tendresse possible.
- En voiture alors ! M'exclamais-je d'un ton enjoué qui la fit étouffer un petit rire.
E. Cela faisait déjà six heures que Damon roulait. Nous avions fait une courte pause après quatre heures de toute dans une très jolie ville avec une nature abondante dont j'avais oublié le nom ; puis nous avions repris la route pour Jackson, où nous étions censé passer la nuit la nuit. Il avait déjà réservé une chambre dans un hôtel que je ne connaissais pas. En même temps, je n'étais jamais sorti de Mystic Falls...
Je ne lui avais toujours pas dit pour Stefan et moi... J'avais pourtant essayé, mais à chaque fois, cela ne sortait pas. Je m'y refusais catégoriquement... Stefan, mon véritable premier amour, mon premier coup de foudre mon... Stop, je devais cesser d'y penser. Je mettais un peu calmée. Durant tout le trajet, Damon avait tenté de me faire rire, il m'avait aussi expliqué l'itinéraire et m'avait raconté son entrevue avec Jeremy.
Nous allions en Floride, puisque je ne voulais pas retourner en Géorgie. Il se faisait tard et je commençais à m'endormir. J'étais de coté, de façon à pouvoir le regarder. Au début du voyage, il avait mis la musique à fond et avait ridiculement chanté, mais maintenant, elle était éteinte et je commençais sérieusement à somnoler. Je crois qu'il devait être fatigué, aussi. J'enfilais mon gilet violet car il commençait vraiment à faire froid et il me tendit une veste en cuir noire qu'il venait d'attraper du siège arrière, difficilement. Je me souvenais l'avoir acheté lors d'un shopping avec Caroline et rien que de repensais à cette journée, je souriais chaudement.
Je commençais également à avoir des maux de tête. Génial. Je retirais donc mon élastique de mes cheveux, calais ma tête contre la vitre et regardais le paysage... Mes yeux se fermaient petit à petit. Ne peut plus rien. Je sentis la main de Damon caresser mon visage, il devait sans doute penser que je dormais... Je souris à sa tendresse puis ce fut le trou noir.
D. Elle s'était endormie et j'avais pu sentir en caressant sa joue qu'elle était toujours glaciale... J'étais épuisé et mourais d'envie d'arriver à l'hôtel. Il nous restait environ une demi-heure de route, étant donné l'allure à laquelle je roulais. Ce qui n'était pas particulièrement prudent, étant donné mon état de fatigue... Je la regardais dormir de temps en temps, tournant la tête pour l'admirer quelques secondes avant de regarder de nouveau la route. Elle ne m'avait toujours pas dit pourquoi elle s'était effondrée, il y a quelques heures. Mais je ne voulais pas lui refaire penser à cela. J'imagine bien que de toute manière c'est encore la faute de Stefan. Le calme résonnait. Dommage, car il était bien propice pour que je me perde encore dans de stupides souvenirs... Il y avait quelques heures encore, elle le choisissait lui, car elle l'avait connu le premier et que dès lors, elle l'avait aimé... Maintenant qu'elle savait, avais-je ma chance ?
Elle m'avait radicalement changé et même si je m'évertuais à dire le contraire, j'avais bel et bien changé. Le méchant Damon que j'étais était bien loin et pour cause, il avait été engendré par une souffrance qu'elle avait remplacée par tant de douceur et de bien-être. Tant mieux, celui-ci me faisait trop penser à Katherine. Je lui ressemblais beaucoup trop à cette époque... J'avais le cœur brisé et par conséquent je me vengeais en brisant la vie des autres, les réduisant au point zéro. J'étais violent, impulsif et il faut le dire, j'étais un vrai con.
Nous arrivions enfin à l'hôtel, je me garais doucement sur le parking et stoppais le moteur. Elle dormait toujours à poing fermé et je n'avais aucune envie de la réveiller. Je sortis donc de la voiture seul, pris les sacs et avançait jusqu'à la réception. Une énorme pendule en métal bleue indiquait vingt-deux heures. Un vieil homme dégarni et chétif, me donna enfin les clefs de la chambre afin que je puisse monter les affaires avant d'aller chercher Élena. Je pris soin de ne pas la réveiller et fermais précautionneusement ma précieuse Chevrolet. Je montais à vitesse vampirique et la déposais sur le lit, elle bougea un peu mais resta endormie. La réservation était faite pour deux jours, histoire que je lui fasse visiter et que l'on reparte une fois que j'aurai reposé mes jambes congestionnées par le trajet. Je l'observais un moment puis déballais les affaires en silence et les rangeais de la même manière. Je m'installais ensuite à ses côtés et vis qu'elle grimaçait et bougeait beaucoup. Un cauchemar, à coup sûr... Je tentais alors de calmer, passant doucereusement ma main sur sa joue en l'appelant par son nom, pour cette fois la réveiller pour de bon.
E. Je me réveillais en sursaut et m'assis violemment avant de regarder partout autour de moi. Où étais-je ? Je commençais à vraiment paniquer avant que Damon prenne mon visage dans ses mains et ne m'oblige à le regarder. Je me calmais alors peu à peu... Soufflant longuement. J'avais fait un cauchemar. Rien de plus, mon souffle reprit sa vitesse normal... Il continuait de me regarder et semblait inquiet au plus haut point. Il faut dire que j'avais passé ma journée à pleurer ou à me plaindre. Quel super commencement pour une nouvelle vie... Je retirais doucement ses mains en lui souriant pour lui montrer que tout allait bien, mais en prenant soin de les garder dans les miennes.
- J'ai fait un cauchemar, c'est tout, le rassurais-je tout bas.
Son regard bleu acier planté dans mes prunelles descendit sur mes lèvres quelques secondes, puis il se leva et ouvrit la seule petite armoire de la pièce, m'expliquant que la première étagère était ses vêtements et que le reste était pour moi. Je me levai donc pour chercher un pyjama, mais en fouillant dans ce qu'il avait pris, je m'aperçus qu'il n'y avait que des choses horriblement sexy. Je sortis une nuisette rouge en dentelles et lui montra de ma main droite tandis que je posais l'autre sur ma hanche, quand un sourcil.
- Si tu ne veux pas la mettre tu peux toujours dormir nue, plaisanta-t-il un large sourire aux lèvres, du moins... je pense qu'il plaisantait.
Je me dirigeais vers la salle de bain, m'avouant vaincu après avoir pris des sous-vêtements assortis. Je me déshabillais et m'aperçus qu'il avait pris mes produits de douche. J'en pris donc une longue et chaude pour me remettre de cette journée. L'eau coulait sur mon corps, dénouant mes muscles et évacuant le stress. Toute la journée défilait devant mes yeux, quelques larmes se mêlèrent à l'eau douce et pure qui sortait de la pomme de douche.
Stefan... Je l'avais perdu... Je n'arrivais pas à m'en remettre et j'avais horriblement faim. Je n'avais rien avalé mais je ne voulais pas de sang, même si mon corps tout entier en désirait. Je ne voulais pas devenir ce qui le dégoûtait. J'allais tout faire pour revenir le plus vite possible en la femme qu'il avait connue et nous serons heureux... Non ?
J'aurais voulu remonter le temps. Stefan me manquait horriblement. Il n'y a qu'en la présence de Damon que j'arrive à l'oublier réellement et être heureuse. Je sortis en enveloppant mes cheveux dans une de leurs serviettes blanches pour aller donc le retrouver. J'enfilais ensuite mes sous-vêtements et ma nuisette et séchais mes cheveux. Quand je sortis de la salle de bain, je frissonnais, il faisait bien plus frais dans la chambre. Damon lisait une sorte de journal, assis sur le lit, dos à moi. Je grimpai donc sur la couette afin de regarder ce qu'il lisait mais soudainement, il se retourna et me plaqua au lit, se mettant au-dessus de moi en tenant mes petits poignets.
- On ne t'a jamais dit que c'est mal poli de lire par-dessus l'épaule de quelqu'un ? Rigola-t-il en me libérant au bout de quelques secondes.
Il me regarda de haut en bas sans un mot et je pouvais voir une lueur de désir naître dans ses yeux... Je me cachais immédiatement sous la couette et changeai de conversation, l'air de rien :
- J'ai vu qu'il y avait une fête foraine demain, on pourrait y aller ?
D. J'hésitais. Arriverait-elle à se contrôler ? Raisonnablement, j'aurai dû lui dire non... mais devant sa tendre bouille d'ange et son regard suppliant, je ne pouvais résister. D'autant plus qu'être raisonnable n'était pas vraiment une de mes qualités et rire un peu ne lui ferait pas de mal, après toutes les larmes qu'elle avait versées. Je cédais donc et elle sautait de joies.
- Génial ! J'espère qu'il ne fermera pas trop tôt ! S'exclama-t-elle en trépignant.
Je ne pus m'empêcher de rire devant son excitation. Je voulais son bonheur, qu'elle soit heureuse pour de bon, c'est tout. Depuis que nous étions entrés dans sa vie, mon frère et moi, à la mort de ses parents, elle avait perdu le sourire de la fille que j'avais connue la première fois.
- En attendant, au lit ! Demain on a du boulot avant de s'amuser ! Annonçais-je en plaçant mes bras derrière ma tête.
Elle ne répondit pas, mais me regarda tendrement. Je vis son regard de biche se stopper quelques secondes sur mes lèvres alors que j'avais terriblement envie des siennes. Rien que son regard tendre et sensuel me donner envie de la serrer dans mes bras et l'embrasser fougueusement. Je ne sais pas si elle le ressentait mais elle se retourna afin d'éteindre la lumière. Je retirais mes vêtements et me glissais sous les draps, souriant devant sa gêne... Elle avait tourné la tête et s'il ne faisait pas si noir, je suis sûr que j'aurais pu voir une rougeur sur ses douces joues. Mon Dieu, qu'elle me rendait heureux... Depuis le début de notre voyage et même avant, je n'avais fait que sourire bêtement et naïvement à chacun de ses gestes. Dans l'obscurité, je pouvais uniquement distinguer quelques ombres de son superbe corps éclairé par la lune qui filtrait à travers les rideaux jaune pâle de notre chambre. Il faisait frais. Pas trop pour moi, mais je la sentis frissonner, hésiter un instant puis venir se blottir contre moi. J'avais replacé mes bras derrière ma tête, mais au moment où elle posa la sienne sur mon torse, je ne pus m'empêcher de les bouger afin de la serrer en peu plus... Deux nuits à ses côtés, c'était plus que ce que je n'aurais pu attendre de sa transformation. Elle posa sa main droite sur mon torse, près de sa tête et bougea le bout de ses doigts sur ma peau, m'arrachant un frisson.
- Merci Damon, encore une fois... Être là pour moi et tout ce que...
- Elena je t'en pris, c'est vraiment rien... C'est ce qui arrive quand on aim... Tien à quelqu'un.
Je me contentais de déposer un baiser sur son front et de caresser son épaule. Je sentis ses lèvres se tordre en un de ses superbes sourires qui illuminaient son visage alors que la fatigue me gagnait peu à peu, bercé par ses caresses qu'elle n'avait pas stoppé. Je m'endormis paisiblement en sentant encore une dernière fois ses petits doigts fins tracer de petit cercle régulier sur ma peau...
