Chapitre VI :

TROIS MOIS PLUS TARD...

E. Trois mois déjà que nous avions quitté Mystic Falls et nous nous trouvons toujours en Floride. Damon avait loué un petit appartement pour nous deux, suite aux derniers jours passés à Jackson : le soir à la fête foraine, plus particulièrement. J'avais compris qu'il était important que je me nourrisse afin d'éviter, justement, ce genre de problème. J'avais fait de gros progrès, la vitesse ne me donnait plus le tournis, entendre une conversation de loin n'était plus un problème, me laisser envahir par le bruit non plus, je contrôlais ma force et ma faim, sans parler de mes émotions. Plus de crises de larmes excessives. La douleur que j'éprouvais en pensant à Stefan s'était peu à peu estompé et changée en une profonde colère. Il m'avait abandonné. J'avais compris que mon choix, était une erreur monumentale. Certes, je l'avais aimé extrêmement fort, jusqu'à la folie même, d'un amour déraisonnable. J'aurai été jusqu'au bout du monde pour le retrouver, j'aurai donné ma vie pour la sienne...

Mais ce n'était rien en comparaison à ce que j'avais vécu avec Damon ces trois derniers mois. Je n'avais même pas des mots. Nous étions toujours collés l'un à l'autre et notre relation était vraiment fusionnelle. Les gens parlent d'âme sœur sans savoir ou connaitre. J'avais été ce genre de personne, croyant que Stefan avait été la mienne. Mais aujourd'hui, je me rendais compte du sens du mot aimer. Stefan... Tant qu'on parlait de lui. J'avais réussi à tourner la page et je pouvais enfin dire que oui je l'avais aimé mais que tout cela été terminé sans verser une larme. Dieu seul savait combien travailler sur mes sentiments avaient été difficile... Mais je n'éprouvai plus rien pour lui et Damon me rendait vraiment, vraiment très heureuse. Nous filions le parfait amour. C'était le cas de le dire. J'étais vraiment folle amoureuse de lui et chaque jour, il me prouvait que lui aussi. Il n'était plus le Damon frustré, incompris et souffrant que j'avais connu. Plus cette personne trahie par son frère et la femme qu'il avait aimé. Cet être vil et mauvais avait définitivement quitté son corps pour laisser place à une personne merveilleuse et généreuse.

Les premières semaines, j'avais en vain tenté d'appeler Stefan, en boucle, me battant comme une folle pour notre amour, repoussant tout ce désir ardent et fougueux pour son frère et au bout d'un mois, j'avais abandonné. J'avais lâché prise jusqu'à ce qu'il ne tente finalement, de m'appeler. Trop tard, je n'avais jamais répondu, par la suite. Désormais, je n'avais plus aucune nouvelle de Stefan et tant mieux. Après la tristesse, j'avais éprouvé une telle colère contre lui. Comment avait-il pu me laisser tomber de la sorte ? Pas après tout ce que j'avais fait pour lui ! Tout ce que j'avais fait pour que notre histoire fonctionne... J'y avais tant cru, tant espéré... Après notre séparation finale, il m'avait totalement détruite et même si j'avais tenté de le cacher, j'avais eu le cœur déchiré pendant encore longtemps. J'avais tout fait pour me reconstruire et je dois dire que sans Damon, tout cela aurait été impossible. Il m'a donné a force et le courage d'avancer. Il m'a rendu si heureuse, c'est tellement occupé de moi... Il avait pris mon éducation de jeunes vampires bien en main et grâce à lui, je pouvais approcher des humais sans le moindre problème, même la vue du sang ne me faisait plus rien.

Je comprenais maintenant pourquoi Damon avait été si mal au départ, lorsque Katherine lui avait brisé le cœur. Il avait attendu pendant cent longues années une femme qui se moquait éperdument de lui, avait été trahi par son propre frère qui lui avait "volé" la femme dont il avait été amoureux et par la suite, n'avait rien fait pour la sauver. Je comprenais maintenant pourquoi il en voulait à la terre entière et prenait plaisir à détruire des vies, comme on avait détruit la sienne. J'aurai probablement sombré dans le même cercle vicieux s'il n'avait pas été là. Ce soir de fête foraine, j'avais compris que freiner mes envies ne servira à rien et je m'étais laissé aller à mon désir le plus cher : combler le vide entre nos lèvres et peu après nos corps. Je m'étais entièrement donné à lui et alors qu'il aurait pu en profiter, n'en fit rien, me soufflant simplement qu'il m'aimait réellement et qu'il m'attendrait une éternité. Ce qu'il n'eut pas à faire. J'étais complètement charmé par lui bien avant tout ça. Mais après tous ce que nous avions vécu, en si peu de temps, j'étais tombé bien plus amoureuse que je ne l'aurai cru possible.

Aujourd'hui nous rentions à Mystic Falls et alors que nous allons bientôt partir, une question se pose à moi... Comment allais-je annoncer ma relation avec lui, aux autres ? Et surtout à Jérémy, bien sur. Je l'avais eu très souvent au téléphone, une fois par semaine. Mais jamais je n'avais osé lui en parler. J'avais eu aussi Caroline au téléphone, elle était euphorique de m'annoncer que Tyler été en vie, par je ne sais quel miracle inexplicable. Elle m'avait aussi expliqué que Bonnie semblait l'éviter, quel passé de plus en plus de temps avec Matt et que tous deux n'adresser plus la moindre parole à Tyler. Bonnie filtraient également mes messages et mes appels. J'avais donc appelait Matt qui ne m'avait pas répondu non plus. Mais bientôt tout cela serait réglé, j'allais rentrer chez moi. Un tas de questions tournaient dans ma tête et une, surtout. Comment notre idylle amoureuse allait-elle continuer ? Je n'avais pas la moindre envie de recroiser Stefan, allions nous habiter tous les deux, où viendrait-il chez moi ? Que de questions... J'aurais aimé rester avec lui, ici, une éternité encore, mais j'avais déjà loupé la rentrée et deux mois de cours. J'aurais aimé continuer ma petite vie tranquille. Passer de longue journée en amoureux et des soirées au bar de la rue tranquille et souvent bien arrosé.


D. Je venais de charger les sacs dans la voiture, il était temps de prendre la route et a vrai dire j'étais aussi stressé qu'elle, peut-être même plus encore... Elle était là, bras croisé, regardant par la fenêtre lorsque j'arrivais dans la pièce du studio que j'avais louée. Elle semblait terriblement stressée et pourtant si belle, si douce... et mienne... enfin mienne. Depuis le temps que j'avais attendu ça. Je me dirigeai vers elle d'un pas mal assuré et passais mes bras autour d'elle, collant mon torse à son dos. Instinctivement, elle attrapa mes bras, posant ses douces et délicates mains sur ma peau tandis que je plaçais ma tête sur son épaule, afin de regarder dans la même direction qu'elle. Cette vue allait me manquer. Cette superbe ville immense où nous avions vécu trois beaux mois. Le petit bar où nous passions nos soirées était fermé aujourd'hui.

J'humai le tendre parfum de sa soyeuse chevelure. Je ne voulais plus jamais risquer de la perdre... Et même si je savais que je la comblais et la rendais vraiment heureuse, je ne pouvais m'empêcher de ressentir cette peur atroce... Bientôt, elle reprendrait les cours... Ces cours que lui aussi suivait. Ils allaient donc se recroiser et j'avais une peur bleue qu'elle retombe sous son charme et dans ses bras. Je déposais un doux baiser protecteur sur sa tempe et elle ferma les yeux et sourit, visiblement apaisée avant de les rouvrirent et de resserrer son emprise autour de mes bras.

- J'aurai tellement voulu rester ici, avec toi.

Que répondre a ça ? Moi aussi, j'aurais préféré rester rien qu'avec elle. Je la retournais afin de déposer un chaste baiser sur ses lèvres, qui, je pouvais deviner à sa moue mécontente et incroyablement sexy, ne lui suffisait pas. Elle ne tarda d'ailleurs pas à rattraper mon visage entre ses douces et délicates mains et m'embrasser follement. Instinctivement, je l'attirai encore plus contre moi, plaquant mes mains au creux de ses reins. Mon Dieu, elle me rendait fou, en quelques secondes elle me plongeait dans de folles envies... Son contact m'électrisait... Je passais mes mains sous son petit t-shirt rayé et ne pus empercher de lui retirer immédiatement.

- Je croyais qu'on devait partir... On va être en retard.
- Il faut fêter ce départ et puis c'est la dernière fois qu'on inaugure ce lit... Mais si tu préfères qu'on y aille... La taquinais-je en me reculant.
- Je n'ai pas dit ça ! S'exclama-t-elle en attirant tout mon être contre le sien.

Je m'arrêtai une seconde afin de l'admirer. Elle était mienne. En réalité j'avais encore du mal à le réaliser... Elle m'aimait, moi. La femme que je désirais depuis le début m'aimait enfin. Je me surpris à lui sourire bêtement alors qu'elle passa sa main sur ma joue, tendrement et délicatement.

- Je t'aime tant... murmurais-je en plaçant ma main au-dessus de la sienne pour ne pas interrompe ce contact merveilleux.
- Je t'aime Damon.

Mes yeux fermés, je me délectais de ces mots... Je sentais ses lèvres pulpeuses sur les miennes, puis dans mon cou, m'attirant par les cheveux comme elle l'avait fais ce premier soir où elle avait cédé. Je ne tenais plus en place... Je me redressais et retirais mon t-shirt blanc en col en V en coton, capturant de nouveau ses lèvres divines alors que ses mains se baladaient sur mon torse. Les miennes se déplaçaient sur ses cuisses... Son mini short très excitant me donnait encore plus envie d'elle... Elle ne le garda d'ailleurs pas très longtemps et je découvrais que de somptueux sous-vêtement bleu marine en soie ornait son corps. Elle était encore plus belle qu'une déesse. J'en avais vu des femmes et pourtant c'était elle qui me donnait le plus envie. C'était peut-être dû au fait que j'étais totalement amoureux, mais à l'instant même, la raison m'importait peut, j'étais bien décidé à donner raison à mes envies. J'embrassais tout son corps, de son splendide cou jusqu'en bas de son ventre.

- Tu comptes me torturer longtemps, Damon ?
- On a l'éternité, mon amour...

Elle râla immédiatement, avant d'être coupé par un soupir de plaisir. Je la connaissais par cœur et connaissais parfaitement tout ce qui lui donnait envie. Je remontais sur sa poitrine et embrassais le haut de ses seins, elle se cambra un peu plus et défit l'attache de son soutien-gorge. Je lui enlevai et le laissais rejoindre le sol, trop occuper à embrasser ses seins terriblement parfaits. Elle gémit de plaisir et ça devenait impossible de garder mon Jean qui aller exploser. À peine m'arrêtais-je qu'elle me devança et déboutonna ce dernier afin de le retirer, le regard plein de défi.

En une fraction de seconde, elle me poussa sur le lit, venant se placer au-dessus de moi, déposant des milliers de baiser sur mon torse et descendant peu à peu. Son estomac brûlait à présent sous ses doigts experts lorsqu'elle retira mon caleçon et porta ses lèvres tout autour, ce qui ne fit qu'accroître mon envie. Elle s'arrêta un instant et je ne pu m'empêcher de lui jeter un regard implorant, glissant ma main dans ses cheveux.


E. Comme toujours, il me faisait perdre pied. Merveilleux. Ça avait été merveilleux. Comme à chaque fois. Damon était vraiment parfait, en tout point. Il comblait chacune de mes envies et mes désirs. Une heure. Ça faisait une heure que nous étions sur le lit. Une heure de retard. Il avait maintenant sa tête posait sur ma poitrine et semblait terriblement apaisé, tandis que j'étais allongé sur le dos et jouais avec ses doux cheveux, la respiration encore haletante. Aucun de nous deux n'avait envie de partir. Ici, nous avions une vie bien réglée et lui comme moi savait que Mystic Falls viendra détruire tout cas.

- Je suis si bien avec toi, Élena.

Je souris instinctivement, il releva la tête vers moi guettant comme toujours ma réponse. Comme s'il était possible que ce ne sois pas ou plus réciproque.

- Je le suis aussi, plus que tu ne l'imagine.

À la suite de ces mots, je déposais un léger baiser sur ses lèvres en me penchant, mais il attrapa mon visage et m'embrassa passionnément, déclenchant de petits frissons annonciateurs d'envie que je connaissais que trop bien. Je décrochais sa main et reculais mon visage.

- Une heure de retard, je pense que ça suffit, rigolais-je en secouant la tête.
- Oh vraiment... ?

Il se redressa à peine, ses lèvres passant de mon ventre à ma poitrine, avec beaucoup moins d'empressement, m'arrachant un nouveau soupir de plaisir. Ses mains frôlaient ma peau avec sensualité, jusqu'à ma poitrine qu'il pris en coupe dans ses mains, la langue se frayant un passage sur ma peau brûlante à présent. Il laissait une marque humide sur cette dernière, affolant tout mes sens. Une fois de plus en sa présence, je perdais pied. L'effet qu'il avait sur moi n'était jamais passé... Il m'avait bien avoué qu'il refusait de profiter de ma condition de jeunes vampires et de toutes ces émotions nouvelles, mais en réalité, toutes ces sensations avaient perduré.

Le bout de sa langue vint jouer avec la pointe de mes seins qui se tendait sous l'excitation et mes doigts se frayèrent un passage dans ses cheveux, les serrant malgré moi sous la violence du plaisir. Je me cambrais instinctivement en sentant ses lèvres encerclait la pointe de l'un de mes seins, tandis qu'il pinçait l'autre entre ses doigts, m'arrachant un gémissement de plaisir, qui visiblement le satisfaisait au plus haut point, à en sentir le sourire que je put sentir sur ses lèvres, contre ma peau.

Je ne tenais déjà plus en place, bouillonnant comme toujours. Rapidement, il me fit perdre pied et je me retrouvais de nouveau avec la sensation d'être ailleurs, comme dans un autre monde. Le bas de mon ventre brûlait et je le voulais, Lui, entièrement et pleinement. L'envie se faisant de plus en plus pressante, je me mouvais contre lui, bougeant le bassin en lui faisant nettement comprendre ce que je voulais, l'incitant à descendre ses baisers sur mon corps, sa langue venant de nouveau laisser une trace brûlante sur ma peau.

- Mon Dieu, Caroline va me tuer...