Chapitre IX :
C. Stefan se volatilisa soudainement et Elena me rejoint immédiatement. Je lui racontais ma nouvelle nuit fabuleuse sous ses rires, tandis que nous allions à l'intendance, ramener ses papiers de réinscription. Par chance... Ou peut-être pas seulement, elle tomba dans ma classe. Évidemment, nous parlions beaucoup mais grâce à nos nouvelles natures, nous pouvions parler de sorte à ce que seulement notre ouïe vampirique l'entende. Je trouvais absolument génial le fait qu'elle soit comme moi, maintenant. Je lui expliquais diverses combines pour aller prendre des poches de sang, mais évidemment, c'est Damon qui allait lui chercher. La journée se passa à merveille, une fabuleuse journée de retrouvailles.
Étrangement, Tyler, n'était pas venue en cours de la journée et Bonnie pas de l'après-midi. Quoi qu'il en soit, je voulus la déposer chez les Salvatore, mais Stefan nous coupa en pleine conversation, se plaçant droit devant nous, manquant de nous percuter dans les couloirs.
- Elena, il faut que je te parle.
Cette dernière se retourna furibonde vers lui, ses yeux jetant des éclairs foudroyant.
- Non Stefan, laisse-moi tranquille. S'il te plaît.
- Elena c'est très important, je t'en prie !
Je voyais qu'ils allaient encore se disputer et une vraie conversation ne leur ferait pas de mal, tout compte fait, alors je lançai un petit « j'y vais, moi » avant de filer à toute vitesse à ma voiture. Elena m'en voudrait peut-être un peu, mais fuir Stefan n'allait pas être possible à longueur d'année. De plus, je n'avais qu'une envie, me rendre chez les Lockwood rejoindre Tyler qui me manquait déjà beaucoup trop.
S. - C'est non Stefan, je te le répète ! Caroline vas... Et voilà, elle devait me ramener ! S'exclama-t-elle, ses cheveux soyeux s'agitant à chacun de ses gestes.
- C'est au sujet de Klaus.
Elle se stoppa net et palis brutalement, j'aurai presque cru qu'elle allait s'évanouir.
- Klaus est mort.
- Je ne veux aucunement te faire peur ou du mal ou quoique se sois, on parlera uniquement de ça, je te le promets Elena.
Elle s'installa sur le siège passager, contre toute attente et j'aurai tout donné pour pouvoir l'embrasser comme avant, comme lorsqu'elle m'aimait encore... Je donnerais tout pour revenir en arrière... Mais secouant la tête, je montais en voiture et démarrais, le cœur lourd. Lourd de sa présence, plus qu'oppressante. Je sentais son regard de biche sur moi et au moment où je tournais la tête pour la regarder, elle tourna la tête. Je décidais alors de casser ce silence.
- Je pense que Klaus n'est pas mort, lançais-je fixant de nouveau la route devant moi.
Elle tourna immédiatement la tête vers moi, envoyant valser quelques petites mèches de la longue chevelure. Elle me dévisagea et je pus apercevoir ses sourcils se froncer, m'incitant à développer, mais son regard sur moi,me faisait tant de bien qu'égoïstement je pris tout mon temps.
- Du moins, pas son esprit. Ce matin, j'ai entendu une conversion entre Bonnie et Matt. Elle affirmait qu'il fallait trouver un autre moyen de renvoyer Klaus dans son corps.
- Quoi ?! C'est elle qui a fait ça ?! Mais elle est complètement inconsciente ?! Et dans qu'elle corps est-il ?! Et si...
- Stop Elena. Cesse de stresser, je n'en sais pas plus que toi. Quand j'ai voulu lui en parler elle s'était volatilisée.
Elle croisa les bras et semblait bouder, ce qui me fit légèrement sourire... puis après quelques minutes en silence, elle repris toutes ses questions sans me laisser le temps de lui répondre et finit par lancer un violent coup de pied dans la boîte à gants qui s'ouvrit toute seule. Nombre d'objets en tombèrent et alors qu'elles'excusa en se penchant pour tout ramasser, elle saisir une photo de nous en se redressant très lentement.
J'appréhendais beaucoup sa réaction... Mais elle prit le petit cadre dans ses mains avec une extrême douceur. Je vis un petit sourire apparaître sur son visage d'ange et elle caressa du bout des doigts la photo, puis la replaça dans la boîte à gants avant de fermer cette dernière. Nous ne parlions plus jusqu'à l'arrivée. Je me garais et lui ouvris la portière et elle souris de nouveau. Avec un peu de chance, je gagnais des points. Une fois à l'intérieur, elle dut ressentir que Damon n'était pas là à l'expression dessus qu'elle afficha et j'eus peur qu'elle ne veuille partir. Je lui proposais à boire mais un léger dégoût envers Damon me prit lorsqu'elle qu'elle me demanda une poche de sang. Elle finit par s'asseoir sur le canapé, sirotant son sang tandis que je restais debout à l'admirer, posant une main contre le mur pour prendre appuis.
- Tu as essayé un autre régime ?
- Stefan, tu ne me feras pas changer, est-ce que c'est clair ? Je me fous de ton avis. Je peux toujours te dégoûter, je m'en fous complètement, compris ? Lança-t-elle froidement.
Elle avait eu le don de me couper tout espoirs. Rien que son regard aurait suffit à me décourager... Était-ce peine perdue ? Elle baissa soudainement la tête comme si elle regrettait ses paroles, puis la secoua avant de reprendre sur un tout autre sujet.
- Comment va t'ont faire, pour Klaus ?
Je m'assis alors à côté d'elle et elle ne broncha pas,se tournant seulement sur le canapé de sorte à être un peu plus face à moi. Elle retira d'ailleurs ses chaussures d'un geste rapide, avant de plier ses jambes sur ce dernier.
- Je ne sais pas, mais on trouvera, d'accord ? Il ne gâchera plus notre vie Elena. C'est fini, il ne te fera plus aucun mal, je te le promets. Il nous laissera tranquilles...
Je posai ma main sur la sienne, guettant le moment où elle me repousserait, mais elle ne bougea pas. Je tentais de contenir ma satisfaction, alors qu'elle me regarda un instant si profondément que je crus reconnaître ce qui était les regards doux qu'elle me lançait autrefois. Mais très vite, son regard se durcit, elle retira sa main et me lança :
- Il ne s'agit plus de notre vie Stefan. Il n'y a plus de nous, c'est fini.
E. Je me relevais et aperçu que Damon était là. Je ne sais pas depuis combien de temps il était présent. Mais j'étais heureuse qu'il soit là, car je commençais à avoir les yeux remplis de larmes, j'allais craquer et je ne voulais pas que Stefan le voit. je voulais lui prouver que sa souffrance importait peu, que je me fichais éperdument de lui maintenant. Je voulais qu'il croit toujours que je ne ressentais plus rien pour lui, même si effectivement, j'avais toujours cette immense colère contre lui, qui n'empêchait de l'oublier... Comment oublier la personne qui vous a fait tant souffrir ? Je pense que la plupart des gens ne savent pas exactement ce que veux dire souffrir. Vivre la vraie souffrance, celle qui vous fait pleurer toute la nuit, vous réduit à néant et vous enlèves tout espoir et toute envie de vivre. Se voire réduit à cet état par une seule personne, les larmes dévalant en cascade sur mes joues, avoir cette impression de vide est qu'on a tout perdu, tout cela, à cause de l'être qu'ont aimait sans doute, plus que quiconque... Je peux vous assurer que vous ne mettez pas trois mois à vous en remettre... Stefan tourna la tête vers Damon, probablement pour voir ce que je fixais de la sorte. Je n'avais qu'une envie, qu'il vienne me prendre dans ses bras.
- Qu'est-ce que tu as encore fait ?! S'énerva-t-il aussitôt.
Stefan tourna alors la tête vers moi et s'aperçut malheureusement de mon état, mais le regard qu'il me lança empira les choses, il avait pitié de moi. Damon me rejoins à vitesse vampirique et me pris le visage entre ses mains, essuyant une larme qui avait coulé sur ma joue sans que je ne la vois. Son regard infiniment tendre m'arracha un petit sourire qui en fit apparaître un superbe sur son splendide visage. Avec lui, j'étais mieux. Je le savais maintenant. C'était l'homme avec qui je me sentais le mieux. Je pouvais être moi-même, je pouvais rire, je pouvais parler. Dernière son côté séducteur, c'était en réalité quelqu'un d'infiniment tendre. Certes, il pouvait parfois se montrer cruel, méchant et violent. Mais, je n'avais aucunement peur de lui. Il ne me ferait jamais de mal. Aujourd'hui, il était l'homme avec qui je voulais construire. Damon me comblait de bonheur, je n'avais besoin de rien d'autre. Mais cependant, j'avais toujours cette haine contre Stefan qui encombrait mes pensées et cela m'empêchait de totalement l'oublier.
Il déposa lentement ses lèvres sur les miennes me ramenant à la réalité. Un tel amour devrait être interdit, je le désirais tellement que ça devenait insupportable. Il descendit ses mains au creux de mes reins et j'en profitai pour attraper fougueusement ses cheveux. L'embrassant plus fort encore, j'avais cette sensation qu'un brasier géant me dévorer de l'intérieur. Mais pas un de ces brasiers destructeur, non. C'était un mélange de passion, d'amour et d'exaltation. Sa prise autour de ma taille se raffermit et il m'approcha un peu plus près de lui. Nos corps étaient maintenant collés l'un à l'autre et sa langue força le barrage de mes lèvres.
- Hum... Ne vous dérangez pas pour moi.
Stefan ? Je l'avais complètement oublié, mais son ton amer et blessé me ramena à la réalité. Il n'y avait plus eu que lui, comme souvent. Quand j'étais avec Damon, je perdais la notion du temps et des gens qui se trouvaient autour de nous. Le monde aurait pu s'écrouler, sans que je m'en aperçoive. Je me décrochais à contre cœur de Damon, qui me fixait souriant, les yeux brillant d'excitation. Probablement comme les miens. Je tournais alors la tête vers Stefan, mais il n'était déjà plus là et avant que je n'ai le temps d'éprouver la moindre once de culpabilité, Damon me souleva, monta les escaliers et me déposa sur son lit. Sa vitesse m'impressionnait encore, je n'étais pas aussi rapide. Il me surplombait maintenant de tout son être et me souriait toujours.
- Je ne peux pas te laisser une journée sans que tu mettes dans des situations impossibles...
- Alors ne me laisse plus...
Il me dévora des yeux. Mes mots l'avaient touchés car il m'embrassa avec frénésie, ravivant mon brasier intérieur... J'eus d'ailleurs toute la peine du monde à se stopper.
- Damon... Damon... Attend... Lançais-je en le poussant et me relevant, riant légèrement sous ses baisers hâtifs.
- Visiblement tu adores vraiment me torturer... Qu'est-ce qui mérite une telle interruption ? Répliqua-t-il le sourire en coin.
- Klaus.
Il pencha la tête vers moi et me fit une tête, tout à fait à la Damon, complètement impossible à reproduire, comme s'il croyait que je me fichais de lui.
- Il n'est pas mort...
D. - Comment le sais-tu ?
- Par Stefan. D'après une conversation entre Bonnie et Matt qu'il aurait entendu, il serait dans le corps d'un autre et Bonnie chercherait à le faire revenir par un autre moyen.
Ça expliquait tout... Si au début, je crus à une très mauvaise blague, j'avais très vite compris que venant d'Elena, après tout ce qu'il lui avait fait subir, elle n'en jouerai pas. Son visage affichait une mine dépitée. Je n'en croyais pas mes yeux. Mais évidemment, l'information venant de Stefan, elle ne pouvait qu'être vrai, ce qui m'achevait un peu plus.
- Il est hors de question que cela arrive, il faut trouver cette personne et la détruire. Klaus mourra avec son nouveau corps, m'exclamais-je avec hâte en me levant.
- Damon, tu n'as aucune idée de qui est cette personne et Bonnie ne te dira jamais rien. Ça fait plus de trois mois que rien ne s'est passé, cela peut attendre une journée non ? Répliqua-t-elle, en se levant à son tour.
- Ce n'est pas Bonnie que je comptais faire parler.
Je quittais la chambre et fonçais au salon en attrapant ma veste. Elle avait évidemment compris que je comptais faire cracher le morceau à ce stupide quarterback à qui elle tenait tant et descendait les marches sur mes talons, tentant de remettre de l'ordre dans ses cheveux en bataille. Deux minutes sous mes lèvres et ses joues s'étaient déjà empourpré pour mon plus grand plaisir.
- Damon non ! Matt n'y est pour rien, laisse-le, j'irai lui parler demain !
Elle m'avait rejoint à une vitesse hallucinante. Elle progressait de jour en jour... Plus le temps passait, plus elle devenait forte et rapide. Parfois plus que moi, à son âge. Il m'avait fallu un temps fou pour développer autant de vitesse. Soit, elle était réellement très énervée contre moi à l'instant présent, ce qui augmentait considérablement sa force, soit, par une explication que je n'avais pas, elle était encore devenue plus rapide.
- Je ne doute aucunement de toi mon ange, mais mes méthodes seront beaucoup plus rapides.
- Damon, je te jure que si tu lui fais le moindre mal, je...
- Tu quoi Elena ? La coupais-je en me retournant vers elle. Je te rappelle que Klaus est beaucoup plus dangereux pour toi, que je ne le suis pour lui.
Ses lèvres s'ouvrir sans le moindre son et après avoir attendu un instant une réponse, je sortais du manoir pour rejoindre ma précieuse voiture. Je montais à l'intérieur rapidement mais à peine la portière fermée, elle l'ouvrait de nouveau, sous le ciel qui commençait à s'assombrir et la nuit qui tombait à vu d'oeil.
- Damon, n'y va pas s'il te plaît.
Malgré sa supplication je pouvais sentir dans sa voix, toute la colère qu'elle tentait de retenir. Je refermais néanmoins ma portière après lui avoir volé un baiser et démarrais en vitesse, l'empêchant de m'empêcher de partir.
S. Cher Journal.
Ma souffrance platonique de mon amour passionnel pour elle me dévore, cramer au soleil aurait été plus agréable que de la voir avec un autre, pire avec mon frère. Je l'aime, l'ai toujours aimé, elle est celle que je recherche depuis tant de temps. Le parfait sosie de Katherine et la seule qui a fait en sorte que j'arrive à oublier cette garce qui m'avait tant fait souffrir... J'étais un monstre. J'aurai tout fait pour la récupérer et...
Je fus interrompu par un affreux bruit de fracas assourdissant. Je m'étais habitué à ne plus rien entendre. Encore une fois, je m'étais renfermé sur moi-même et ne savais donc pas ce qui me passait. Je fermais mon journal et m'apprêtais à sortir de ma chambre, mais j'hésitais, ne voulant pas tomber sur leurs ébats. Mais, finalement l'inquiétude prit le dessus et j'ouvris lentement la porte de ma chambre et descendis à petits pas les escaliers. Je la vis alors là, s'énervant toute seule, une table était retournée et quelques affaires par terre. Elle faisait les quatre cent pas dans le salon.
Elle allait jeter un vase mais je la rejoins, rattrapant de justesse le vase qui allait exploser par terre. Les larmes dévalaient ses yeux et j'étais encore encore plus accablé que si cela avait été par ma faute, parce que j'avais été persuadé qu'elle était heureuse sans moi et j'aurai vraiment préféré qu'elle le soit. Elle me regardait avec deux yeux tout rond, partagé entre la colère et la tristesse. Nous sommes restés à nous observer un moment et rien que mon regard semblait la calmer, du moins j'espérais... Elle baissa la tête et s'accroupit pour ramasser les affaires tombées au sol, mais j'avais pris la même initiative après avoir replacé le vase et nos doigts s'effleurèrent. Elle releva la tête vers moi mais je la contemplais déjà. J'ai alors tenté de prendre sa main mais après avoir fixé cette dernière, elle l'a retiré et s'est relevé. Elle a remis une mèche de cheveux dernière son oreille, a murmuré un « je vais y aller » et se retourna. Non, je ne voulais pas être loin d'elle. Je me déplaçais entre elle et la porte aussi vite que possible.
- Reste... Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Stefan, je n'ai aucune envie de parler de ça avec toi. Je n'ai aucune envie de te voir souffrir aussi.
Je restais bouche bée. Alors je ne lui étais pas si indifférent qu'elle le prétendait. Elle se rendit compte de ses mots et elle resta bouche ouverte avant de la refermer ses tendres lèvres tout doucement et j'aurai tué pour que se soit sur les miennes...
Elle s'avança et attrapa la poignée avant de sortir sans que je ne bronche. Si c'était son choix, je ne pouvais pas la supplier de rester... Je restais alors cinq bonnes minutes à regarder ce que sa souffrance avait fait à cette pièce et me décidais alors à tout ranger, sans cesser de penser à elle.
/!\ CONTENU VIOLENT /!\
M. J'étais chez moi, bien tranquillement. Je rentrais de chez Bonnie, puisqu'elle passait ses journées à chercher un moyen de remettre Klaus dans son corps sans impliquer Elena et j'avais promis de lui donner un coup de main, depuis qu'elle avait craqué un soir et m'avoir tout avoué. Elle y passait nuits et jours et je l'aidait autant que possible, mais elle s'affaiblissait de jour en jour. Je prenais donc soin d'elle, mais c'était très dur pour pour nous deux...
Un craquement dans ma maison se fit retentir. Je tournais la tête, rien. Suspicieux, je regardais autour de moi un instant, puis lâchait prise, mais lorsque je retournais la tête, j'hurlais de frayeur, portant une main à mon coeur en apercevant une silhouette bien connue.
- HAAA ! Putain, Damon ! Tu m'as fait peur !
- Tu as plutôt intérêt de parler, sinon, je vais vraiment te faire peur, lança-t-il sur un ton menaçant.
- Je ne vois pas de quoi tu parles.
Un mauvais sourire carnassier et sadique étira ses lèvres, puis il secoua négativement la tête, lâchant un « mauvaise réponse » avant de me sauter au cou. Mon coeur tressailli lorsqu'il m'écrasa à la petite table de la cuisine, me tenant par la gorge. J'essayais de me débattre en vain. Je savais pertinemment de quoi il parlait, mais j'avais promis à Bonnie de ne rien lui dire. Ni à lui, ni à personne.
- Dans quel corps a-t-elle envoyé Klaus ?! S'énerva-t-il en cognant brutalement ma tête.
- Je ne te dirai rien ! Comment es-tu au courant ?!
J'essayais en vain de me débattre de toutes mes forces, mais pourtant rien n'y faisait. Face à lui, je n'avais aucune force et si je ne parlais pas j'allais probablement mourir. Je le savais. Il ferait tout pour protéger Elena... Dans un éclat de lucidité, je m'aperçus que c'est également ce que je devais faire... La protéger. Il renforça sa prise autour de mon cou et me tapa violemment contre la table et réitéra sa question. Un bruit assourdissant emplissait ma tête. Mais moi, pauvre humain, je n'avais aucune solution alternative pour m'en sortir se soir.
Devant mon silence, il mordit fortement dans la gorge, m'arrachant un cris de douleur en sentant ses crocs transpercer ma peau. Il se recula en toussotant et je remercier la verveine de m'accorder un peu de repos, le temps de me lever en tenant fermement la plaie béante. J'essayais tant bien que mal de retirer mon invitation, en vain, aucun mots ne sortait de mes lèvres tremblantes et paniquées. Je tentais alors de m'enfuir, mais bien rapidement il me rattrapa et me plaqua au mur le plus proche, envoyant son poing en plein dans mon arcade qui se fendit. Reculant en titubant, il secoua la tête, laissant mon faible corps humain retomber au sol. Néanmoins, je pouvais le voir commencer à se remettre de la verveine, alors qu'il envoya un coup de pied dans ma mâchoire qui me coucha immédiatement.
