Chapitre XI :
D. - Hum..
Stefan leva la tête vers moi et Elena se retourna. Dès lorsqu'elle m'aperçus, je vis un éclat de joie traverser son regard. Ce qui me fit du bien... Mais une pointe de jalousie me traversait tout de même. Stefan savait pertinemment que j'étais là. Ma belle se leva, vint me rejoindre et m'enlaça tandis que je lançais un regard haineux à mon petit frère qui montait les escaliers en me lançant un regard victorieux. Ce même que j'avais crus bon de lui jeter un peu plus tôt...
- Je n'aime pas me disputer avec toi... Murmura-t-elle
- Ça t'a permis de te réconcilier avec Stefan à ce que je vois...
Elle se recula, l'air frustré et me regarda plutôt énervée.
- On est plus des enfants Damon, je n'allais pas passer ma vie à détester ton petit frère !
Je la relâchais alors, avançant pour aller me servir un verre d'alcool.
- Et là, lequel de nous deux fuit ?
- Toi ! C'est toi la première qui m'a fui.
Je me retournais pour lui faire volte-face et avec une vitesse encore supérieure à cette qu'elle avait la dernière fois, elle me rejoint.
- Caroline avait besoin de moi, je suis sa meilleure amie !
- Caroline dormait !
- Tu es vraiment borné ! Lâcha-t-elle en prenant soin de bien prononcé chaque mot.
Nous allions encore nous disputer... Je le savais parfaitement et cette fois c'était ma faute. Je ne sais pas ce qui m'avait pris, mais je regretter déjà. Elle ne comprenait absolument que je cherchais son bonheur... Mais elle était incroyablement sexy, même très énervée. Ses lèvres dansaient à chaque mot qu'elle prononcé, m'hypnotisant un peu plus. Chaque mouvement que ses mains faisaient loin de mon corps me manquait. J'étais complètement fou d'elle, elle me rendais complètement dingue à ce moment même, dans une colère absolue et pourtant mon envie et mon amour ne devenait que plus fort. Comme si avec cette simple dispute, j'avais peur de la perdre... Non, j'avais vraiment peur de la perdre et pas besoin d'une dispute pour cela.
E. - Ce n'est pas moi le plus borné... Ajouta-t-il en arquant un sourcil.
- Pardon ? En quoi je suis bornée ?!
Je plaçais mes mains sur mes hanches et il planta ses yeux dans les miens, cherchant une faille, cherchant à me faire craquer. Se fut ce qui aller se passer mais je secouai la tête. Il ne s'en sortirait pas si facilement. Ses doux yeux bleus acier et son regard d'ange ne me ferait pas craquer cette fois... Et ses lèvres, son sourire malicieux et son air désinvolte... qu'il était beau... Non Elena, ne craque pas. Tu auras ce fichu dernier mot !
- Tu ne veux pas croire que je veuille te protéger.
- Ce n'est pas en tuant mon ami que tu vas me protéger !
- Je ne l'ai pas tuer !
Je croisais les bras, vexé qu'il joue sur les mots. Je mourrai d'envie de l'embrasser même s'il me mettait hors de moi. Seigneur, il me rendait folle, folle à lier et folle de lui. Son air faussement en colère me fit rire intérieurement, maintenant, notre dispute sonnait faux. Plus aucun de nous deux n'était en colère, nous cherchions juste à prouver que chacun avait raison, même s'il est évident que c'est moi qui avais raison.
- Je sais me protéger toute seule !
- Je demande à voir ! Tu t'es même pas capable de donner le moindre coup de poing à un vampire.
Je fronçais les sourcils, comment osait-il ?! Il me cherchait. Il voulait voir si j'en étais réellement capable. Et il allait voir... J'hésitais, puis levais mon poing en direction de son visage qu'il stoppa net. Dans un sens, je crois que je fus soulagée qu'il l'arrête, car je n'aurai pas supporté de le frapper. Il garda mon point dans sa douce et délicate main et rapprocha son visage du mien. Je ressentis alors comme une espèce de battement, à l'intérieur de ma poitrine, mais cela été impossible, puis des petits papillons me tordaient l'estomac. J'avais tout simplement envie de lui, de ses caresses, de son attention et ses baisers...
/!\ Contenu Lemon /!\
D. Je ne résistais plus à la tentation et attrapais sauvagement son visage pour l'embrasser. Aussitôt, elle répondit à ce dernier et j'avais l'impression que cela faisait une éternité que nos lèvres n'avaient pas été soudées. Mes mains descendirent le long de son cou, de ses bras, puis le long de son dos, un léger frisson la traversa et elle attrapa brusquement mes cheveux, m'attitrant un peu plus à elle, forçant le barrage de mes lèvres, sa langue jouant avec la mienne. Mon Dieu, j'aimais cette femme, plus que tout, plus que ma propre vie, plus que la vie elle-même, plus que toutes les merveilles du monde. Je n'avais jamais ressenti un amour d'une telle ampleur... Aucune femme ne m'avait autant comblé. Cette femme. J'étais réellement fou de cette femme. Je crois que je n'avais même pas assez de mots... Elle est tellement resplendissante, elle est la meilleure part de moi, elle me rend meilleur...
Mes mains passèrent sur ses hanches, au creux de ses reins... Je remontais doucement son petit pull, mais trop impatiente, elle se recula et l'enleva ainsi que son débardeur et les jeta au sol avant de revenir m'embrasser à vitesse vampirique avec encore plus de fougue qu'auparavant. Déclenchant mes envies les plus folles, elle retira rapidement mon t-shirt et le reste de nos vêtements ne tardèrent pas à trouver leurs place au sol avec les autres. Je continuais de l'embrasser et la soulevais tandis qu'elle plaça ses jambes autour de ma taille. La chaleur continuait de grimper et je la plaquais au mur, embrassant son cou, ses seins et chaque autre partie de son superbe corps. Elle gémissait de plaisir et cela me donnait encore plus envie. L'amour dirigeait mes gestes. Du bonheur a l'état pur, mieux que tout. J'avais l'impression d'être au paradis, si paradis il y a pour les vampires. Un sentiment de bien-être me transperçait.
Le monde aurait pu s'écouler, je ne voulais qu'elle, jusqu'à un état de transe incontrolable. Elle avait fait éclater ma carapace, supprimer ce masque, réparé mon cœur, apaisé ma souffrance. Je ne tenais plus. Son corps me rendait fou et j'aurai donné cher pour savoir ce qui se passait dans sa tête en ce moment même... Mais je ne tardais pas à comprendre lorsqu'elle retira le reste de nos sous-vêtements. Ses jambes autour de ma taille eurent à peine le temps de se déserrer qu'elle gémissait de plaisir. Elle se resserra contre moi, m'embrassant toujours avec plus d'envie et de passion. J'attrapais ses cheveux, tirant son magnifique visage en arrière pour embrasser son cou, elle pencha toute seule la tête et attrapa mes cheveux attirant mes lèvres encore plus contre sa peau brûlante de désir. Je sentis ma mâchoire me brûler, mauvais signe. Je fis tout pour freiner a soif, mais mon désir était bien trop fort. Elle le remarqua et après un bref sourire, elle m'embrassa derechef, collant avec plus de vivacité, son bassin au mien, m'arrachant un énième râle de plaisir...
S. Une horreur. J'avais tout fait pour ne pas entendre mais je me demandais même comment Caroline dormait encore. Les entendre faire l'amour ensemble était un supplice que je n'aurai jamais voulu endurer. L'un comme l'autre semblaient au paradis et cela me rendait encore plus dingue. Qu'est-ce que mon frère avait de plus que moi... Jaloux ? Oui je l'étais. Complètement même, parce que je n'avais pas eu le souvenir d'avoir fait en sorte qu'Élena réveille ou empêche qui que ce soit de dormir... J'étais en même temps fou de rage, et je mourrais d'envie de descendre et de planter un pieu au fond du cœur de Damon. J'aurai dû le faire bien avant... Et si je l'avais fait, rien de tout cela ne serait arrivé. Je me levai brutalement et envoyai mon bureau valser, ce dernier s'écoula contre le mur, réduisant à néant mon étagère avec tous mes livres.
Souffrance absolue. J'aime encore cette femme merveilleuse qui me fait tant rêver. Pourtant je sais que cet amour me détruit, je sais que cet amour est néfaste et je sais pertinemment qu'il n'est plus réciproque. Je crois que pour la première fois, je compris ce que mon frère à ressentis vis-à-vis de Katherine... Se donner corps et âme dans une relation. Laisser tout son amour et toute sa passion apparaître à la femme désirée de toute son âme et la regarder nous briser en choisissant la seule personne qui devrait vous soutenir jusqu'à la mort : un frère. C'est exactement ce que Katherine fit à Damon. Il l'aimait follement et aveuglément, au point qu'il l'acceptait pour ce qu'elle était vraiment : un monstre. Et il n'avait jamais cessé de l'aimer durant cent longues années. Mais elle avait réveillée en lui son côté le plus sombre et sa transformation avait enterré sa part d'humanité : le soldat fidèle et généreux était mort, et ce, par ma faute. Il était devenu ce même monstre qu'elle et lorsque cent ans plus tard, il avait voulu la sauver, cette dernière l'avait rejetée, lui annonçant qu'elle m'aimait moi... Cela l'avait infiniment détruit et j'en étais en parti responsable. J'avais détruit mon frère, en réalité, je l'avais déjà tué. Pas besoin du moindre pieu. Par chance, Elena l'avait complètement changé ou du moins rechangé. Elle lui avait supprimé sa souffrance et sa peine, avait retiré ce côté sombre qui l'avait envahi et avait fait revenir mon frère.
J'aurais dû être le plus heureux des hommes au monde que mon grand frère soit revenu... Au lieu de ça, je le maudissais. Mon frère était revenu ainsi que ça faculté à aimer et une fois n'est pas coutume, nous nous bâtions encore pour la même fille, tout aussi incroyable et surprenante que Katherine. Mais cette fois-ci, ce n'était pas moi, c'était lui qui était choisit et je ressentais cette même douleur qui vous pousse à se détruire. Que ce serait-il passé si Katherine l'avait choisi, lui ? J'avais espoir de me dire qu'il ne serait alors jamais tomber amoureux d'Elena... Mais je savais très bien que tout cela était faux. Damon n'avait pas choisi Elena pour sa ressemblance avec Katherine, pas pour son élégance et son charme, ni et la beauté de son corps et son tendre visage. Katherine était tout cela. Damon avait choisi Elena pour sa différence avec son ancêtre. Je connaissais mon frère plus que quiconque sur cette terre, avant que Katherine ne le détruise, c'était quelqu'un de bon et de merveilleux, surement plus que moi-même. Il était chaleureux, tendre et sensible. C'est une femme comme Elena qui lui fallait. Damon voulait construire, avoir une femme et des enfants qui l'attendront quand il rentrerait du front. Mais Katherine lui avait enlevé toute cette part d'humanité... Katherine ? Que dis-je ? Tout cela était ma faute, mon frère ne voulait pas être un vampire... Il aurait préféré mourir que de devenir un monstre. Tout cela était ma faute.
J'étais à la fois fou de rage contre lui et à la fois tellement admiratif. Mon frère s'était toujours battu corps et âme pour que je ne manque de rien. Il était le meilleur et ça, père le savait, c'est pour cela qu'il le traitait si durement... Il voulait le forcer à devenir encore meilleur. Mais cela, Damon ne le voyait pas... Il haïssait mon père silencieusement tandis que c'était moi qui l'avais tué. Je me laissais glissait au sol. J'avais tout perdu, les deux femmes que j'avais aimé et mon frère. Mon grand frère.
E. La fraîcheur me dérangea fortement... à tel point que je tirais la couette au-dessus de ma tête. Une couette ?! J'ouvris les yeux avec difficulté et perçu alors quelques cris qui provenaient du rez de chausser. Qu'est-ce je faisais dans le lit et la chambre de Damon ? Je croyais m'être en plein milieu du salon... Mon Dieu ! Et si quelqu'un nous avait vus ?! Damon avait dû me déplacer il y a quelques secondes seulement car la fraîcheur venait juste de m'envahir. Je me levai difficilement et partis directement prendre une douche en entendant Stefan et Damon hurler. Le manque de sommeil me fatiguait trop pour que je m'épuise à vouloir régler cela. Encore nue, je traversais sa chambre... Et avant de passer la porte de la salle de bain, je me retournai et regardais son immense lit. Un sourire béa me monta aux lèvres au souvenir de nos premières nuits ici et de la fois où je l'avais embrassée en pensant qu'il allait mourir... Me cachant à moi-même que la vraie raison était que j'en mourrais d'envie.
Je me faufilais enfin sous l'eau brûlante, repassant dans ma tête tous les éléments de la soirée. Il fallait qu'on retrouve Tyler, ou du moins Klaus, qu'on l'élimine et fasse revenir Tyler dans son corps. Cette journée au lycée n'allait pas être de tout repos. Le lycée seigneur ! Quelle heure était-il ?! Je sortis rapidement de la douche et me dépêchais d'enfiler quelques vêtement. Lorsque j'ouvris la porte, je m'aperçus que Caroline m'attendait, assise sur le lit fait. Était-ce elle qui l'avait fait ? Quoi qu'il en soit, elle semblait infiniment vide, son regard était terne, ses yeux rougies probablement à cause des larmes. Elle semblait lasse et son visage livide. Elle fixait délibérément le sol... Guettant un signe ou une réponse. Face à elle, je ne savais que faire. Elle avait l'air détruit et perdue à la fois.
- Caroline ?... Appelais-je d'une voix hésitante.
Lentement elle leva ses superbes yeux bleus clair vers moi. Ma meilleure amie, belle, souriante et rayonnante semblait avoir laissé place à une personne sans espoir et cela ne lui ressemblait absolument pas. Je m'assis doucement à ses côtés et elle posa sa tête sur mon épaule. Je caressais lentement ses cheveux blonds et ondulés. Je ne voyais Caroline que très rarement dans cet état. D'habitude elle s'énervait, hurlait et devenait rouge de colère mais ne pleurait jamais depuis sa transformation. C'était devenue une femme forte et pleine de vie. Elle ne courait plus après les garçons, elle avait trouvé le bon et j'étais accablé pour elle qu'elle l'est perdue. De plus Klaus, s'était joué d'elle de la pire manière qui sois.
- C'est moi qui le tuerai, lança-t-elle froidement retenant ses larmes.
- Quoi ?
- Une fois que Klaus retrouvera son corps. Je le tuerai moi-même. Je veux avoir le plaisir de lui faire payer ce qu'il m'a fait. Il m'a trahi ! Il a abusé de moi, m'a manipulé, à prit la place de l'homme que j'aime et profité de mon ignorance ! Par sa faute, j'ai trahis Tyler ! Je suis un monstre à cause de lui !
Son regard était froid et dur. Ses larmes étaient remontée mais elle était folle de rage, et c'est quelque chose que je pouvais très bien comprendre. Je lui fis un faible sourire et lui prit la main. Tout ce que je voulais c'est qu'elle aille mieux. Elle se leva subitement, m'expliquant que c'est Stefan qui l'emmenait au lycée.
- Tu veux aller en cours ? Questionnais-je, surprise.
- Bien sur. On verra bien si Klaus aura le cran de se montrer et je ne perdrai pas le cours de ma vie pour lui. Enfin... vie... Mon éternité plutôt... Je vais le retrouver et je te promets que je lui arracherai le cœur à mains nues.
Je lui souris de nouveau. Caroline était revenue, rien ne me faisait plus plaisir pour le moment. Elle allait fermer la porte derrière elle mais elle arrêta son geste pour me regarder intensément et me lança :
- Stefan est encore complètement fou de toi au fait... tu pourras toujours comptais sur lui...
C. Je me glissai sous la douche de la chambre d'amis et frottais énergiquement ma peau sous l'eau brûlante jusqu'à la faire rougir de douleur, comme pour éliminer chaque passages de Klaus sur cette dernière. Je me sentais souillée et sale. La voiture d'Elena démarra et je perçus alors que les deux frères se disputaient encore à propos de Tyler... et de Klaus. Damon voulait détruire le corps de mon cher et tendre tandis que Stefan n'était pas d'accord. J'entendis un meuble se briser et je tendais l'oreille. Le sujet avait changé : Elena. Stefan avait apparemment surpris nos deux tourtereaux nues dans le salon cette nuit. Je ne pus m'empêcher de retenir un fou rire. Ma meilleure amie n'aurait jamais fait ça. Il n'y avait que Damon pour lui faire faire cela. J'étais vraiment contente qu'elle soit heureuse avec lui.
Je sortais péniblement de l'eau, tout aussi lasse et m'habillait rapidement avec les vêtements qu'Elena m'avait ramenée, un débardeur rouge et un gilet bleu marine. Le bruit du sèche-cheveux explosait dans ma tête. Cette nuit, j'avais très mal dormis. Je regardais longtemps dans le miroir, malgré les cernes, je m'en étais plutôt bien sorti pour cacher mon état : complètement détruite. J'attrapais une petite veste marron et une écharpe et les enfilais en descendant péniblement les marches du long et majestueux escalier en bois du manoir Salvatore. Arrivé en bas, je trouvais le salon complètement en bazar. En étaient-ils venus aux mains ? Stefan était assis dans le canapé, la tête posé sur les paumes. Damon, lui, avait disparu. Il releva les yeux vers moi et semblait aussi paumé que moi, dans un monde qu'il ne comprenait pas plus que moi en ses 100 années d'existence. Je regardais l'état de cette superbe pièce... Exactement comme dans ma tête : un putain de bordel indescriptible, un foutoir, un merdier. La seule chose à laquelle tout le monde ne résiste pas, c'est bien l'amour. Qui que l'on soit. On s'y perd tous. Joueur ou amoureux. C'est quelque chose de bien plus fort que nous.
- Tyler me manque tellement.
Même s'il n'était pas vraiment là, quand c'était Klaus, il comblait son absence du mieux qu'il pouvait. Je ne m'étais jamais sentis si lasse sans lui. J'avais tellement mal qu'il se soit moqué éperdument de moi de la sorte. La rage me traversait et ne me quittait plus. Même si je ne m'empêchais de penser à lui, j'ai cette envie permanente de lui arracher la tête. Le jour où je le retrouverai, il le payera. Je le détruirai, je l'anéantirai. Nous trouverons un moyen de le tuer, nous gardant en vie. Comme nous ne savions pas de quelle lignée nous venions, c'était impossible de déterminer si sa mort aurait un impact.
- Tu veux en parler ? Questionna-t-il soudainement.
- Non. Tu veux en parler ? Lui demandais-je à mon tour.
- Non, tu as assez de tes problèmes. Allons-y...
Le trajet en voiture devenait de plus en plus lourd... Il fallait stopper ça. S'en était trop. On aurait dit deux zombis au cœur brisé.
- Merci... De prendre mon parti, lançais-je brisant ce silence, attendant qu'il me regarde pour reprendre : pour Tyler, enfin, son corps.
Mais j'eus pour seule réponse un faible sourire. Une fois arrivée, je sautais à l'extérieur de cette maudite voiture. Le silence n'était pas mon fort. J'avais même horreur de ça. Surtout les silences gênés. Pour le mois de décembre, il faisait vraiment froid, malgré ce soleil. Elena avait manquée les trois mois les plus chauds. Heureusement nous étions bientôt en vacances.
Je resserrais mon écharpe autour de mon cou et marchais droit vers l'intérieur du lycée; bien déterminé à trouver un endroit plus chaud. Soudainement je sentis une pression sur mon avant-bras. La douceur de ses doigts, le contact merveilleux de sa peau, sa chaleur...
J'aurais voulu me laisser aller contre son torse, laisser ses mains qui caressent mon poignet monter jusqu'à ma taille et m'enlacer, me submergeant de sa chaleur et de sa douceur. Mais très vite, la réalité me remonta aux lèvres, avec un haut le cœur. Peut-être aurais-je préféré la vomir. Mais je sentis mes traits se durcir, ma mâchoire me brûler et ma rage ressortir. Je me retournais afin de lui faire face et d'une force que je me connaissais pas, en lui retournant entièrement. J'entendis un craquement brusque qui m'annonça que je lui avais cassé le bras.
