Chapitre XII :

NK. J'avouai très franchement que je ne l'avais pas vu venir. Je me relevais de suite et la toisais avec amusement,remettant mon bras en place. Me faire humilier de la sorte n'était pas plus supportable que son regard haineux qu'elle me lançait alors.

- Caroline... Murmurais-je le sourire aux lèvres.

Elle allait craquer, je le savais. Peut-être trop sur de moi... ou peut-être pas, elle ne me ferait pas de mal. Je m'approchais doucement d'elle. J'allais avoir le dessus, une fois de plus.

- Je te tuerai ! Dès que tu auras quitté ce corps. Je te promets que...
- Chérie, tout le monde sait que tu n'en es pas capable.

Dans un hélant de rage, elle se jeta sur moi. Et même si ce faible corps ne m'apportait pas grande force, je réussis à retourner la vapeur et me retrouva au-dessus d'elle. Je tenais fermement ses charmants poignets au sol, de chaque côté de son superbe visage.

- Ça me rappelle nos douces nuits... Tu t'en souviens ?

Elle se débattit et réussit à m'envoyer valser dans un bus. Maudis corps trop faible ! Avant que je n'eus le temps de réagir, elle m'enfonça un pieu dans l'estomac. Je lâchais un grognement de souffrance, non habitué à ressentir une telle douleur. Il fallait vraiment que je retrouve mon corps !

- La prochaine fois, c'est ton misérable cœur, si tu en as un ! Cracha-t-elle à quelques centimètres de mon visage avant de disparaître.

Cette femme est définitivement éblouissante. Je retirais difficilement ce sale pieu. Cet affront n'était pas supportable. J'aurais dû lui faire payer mais j'étais tout simplement incapable de lui faire le moindre mal. Depuis les Petrova, elle était la seule capable de réanimer ce muscle mort au creux de ma poitrine. Je lançais colériquement ce fichu bout de bois au loin et entendis du verre se briser et une alarme retentir. J'avais brisé la vitre d'une voiture à plus de dix mètres. Fabuleux, j'étais de plus en plus adroit avec ce corps. Il fallait que je trouve cette petite peste de Bonnie pour reprendre mon corps. Un craquement attira ma curiosité, je tournais alors la tête vers ce bruit. Une jeune femme, petite et fine me regardait avec effroi. Elle commençait à reculer. Ses boucles bondes tanguaient au rythme des faibles battements de son cœur. Ses grands yeux noirs me fixaient. Sa terreur ne fit que me fasciner un peu plus. Elle avait du tout voir... Je la vis commençais à courir, à la vue de ma mâchoire qui se décupla et de mes yeux jaunes, j'avais finalement très faim. Et après tout... Bonnie pourrait attendre...


E. Je m'installais à ma place, Caroline ainsi que Bonnie n'étaient pas encore là... Cette salle me rappelait tant Alaric, c'était la sienne. Je le revoyais encore passer cette porte le sourire aux lèvres, faire son cours dans la joie et la bonne humeur. Je le revoyais également avec Jérémy et Jenna... Elle aussi me manque énormément... Je fus bien vite sortie de cette nostalgie par l'entrée de Matt. Son visage me fit l'effet d'un couteau en plein estomac. Il avait l'arcade ouverte, un œil au beurre noir et la lèvre fendu. Il s'installa à ma droite. Je le fixais en silence. Estomaqué par l'apparence qu'il avait. Lorsqu'il tourna la tête vers moi, il me lança un faible regard désolé. Comment pouvait-il être désolé avec ce que Damon lui avait fait ?! Caroline arriva finalement, des feuilles dans les cheveux, elle s'installa alors à ma gauche, s'asseyant furibonde. Le cours commença. Philosophie. Génial.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? Questionnais-je aussitôt.
- J'ai croisé Klaus. Il faut qu'on retrouve Bonnie avant lui... Où est-elle ?
- Je n'en ai pas la moindre idée...
- Bon sang ! Jura-t-elle un peu trop fort en envoyant valsé ses affaires de cours.

Évidemment, notre professeur lui expliqua clairement que la porte était ouverte si elle souhaiter jurer de nouveau et qu'elle ferait mieux de se taire. Ce qu'elle fit très vite. Lorsque la sonnerie retentit, Matt fila. Je fis un petit signe à Caroline qui le rattrapai immédiatement.

- Ne pense même pas que tu vas t'enfuir !
- Elena, on va en histoire là.
- Qui t'a fait ça ?!

Bien sûr je connaissais la réponse et il allait me devoir des explications. La rage me monta à la tête. Comment avait-il pu faire cela ?! Matt se contenta de baisser la tête. Je lui relevai furibonde.

- C'est Damon ? N'est-ce pas ?!
- Elena... Il veut te protéger...
- Ça n'explique pas ça ! Criais-je de plus belle désignant son visage.


D. Impossible de me calmer... Stefan mentait... Elena ne pouvait pas encore l'aimer... « Un jouet ! Tout comme avec Katherine ». J'envoyais valser une lampe. Je ne pouvais supporter ça plus longtemps. Jamais mon frère n'avait été aussi blessants... « Crois-tu franchement qu'elle peut oublier toutes les choses que l'on a vécues, elle et moi ? » Cette fois c'est une bouteille d'alcool qui atterrit contre un mur.

- Comment tu as pu ?! Hurla une voix dernière moi.

Je me retournais et découvris Elena, hors d'elle. Ces beaux cheveux emmêlés, ses petits points serrés. Ses yeux noisettes, son corps parfaitement moulé dans un petit short en jean, ses longues jambes et ses pieds fins dans de petits talons bleus mêmes son petit t-shirt coloré d'un superbe bleue semblait terne, tant elle souffrait.

- J'ai vu Matt, Damon... Comment tu as pu lui faire ça ! C'est mon ami Damon !

Je me doutais que cette conversation allait pointer le bout de son nez. Mais pitié, pas maintenant... Je n'eus pas la force de répondre. La pièce semblait être remplie d'une lourde atmosphère dû à nos deux souffrances...

- Tu ne changeras jamais ! Hurla-t-elle, dans un nouveau sanglot, de lourdes larmes dévalant ses joues.

Comment pouvait-elle me dire ça ?... Pas elle...

- Je pensais que tu n'étais plus comme ça ! Mais même moi, je n'arrive pas à te faire redevenir bon !
- Tu n'as qu'à aller retrouver ton magnifique Stefan, puisque je suis un monstre ! Crachais-je, dégoûté.
- Tu n'es qu'un idiot ! Hurla-t-elle avant de disparaître...

Ça, idiot, c'est sur que je l'étais. Une fois de plus mes mots avaient dépassés mes pensées. Ce que m'avait dit Stefan me faisait tant souffrir... Mais, pire encore, je l'avais fait souffrir, elle. Elle, la femme de mes rêves. Je m'écroulais à genoux. Pour la première fois depuis longtemps, un vrai chagrin faisait surface. Pas un de ses chagrins silencieux où je souffrais en silence, non. Cette fois j'avais bien trop mal. Malgré toutes les personnes que j'avais perdues à travers cette vie, elle était bien la seule que je regrettais vraiment... Seulement son manque m'avait fait autant de mal.


S. Quel con ! J'étais vraiment un abruti. Une fois de plus, j'avais fait souffrir mon frère... Je voulais retrouver notre complicité et je lui avais dit n'importe quoi. Lorsqu'au petit matin, j'étais descendu et les avais vue, j'avais explosé de rage. Pourtant je savais pertinemment que je ne retrouverais jamais Elena. Notre dispute avait été vraiment violente...

Les sonneries retentirent enfin. Je devais aller m'excuser, lui expliquer que tout ceci était faux, qu'Elena l'aimait. Je voulais retrouver mon frère, plus que tout au monde. Je sortais de cours et filais au manoir, tant pis pour ceux de cette après-midi, ce n'était pas vraiment comme si j'en avais particulièrement besoin... Je me garais et soufflais un bon coup avant de sortir, marchant le long de l'allée, plein de culpabilité. C'était mon frère tout de même... Mon grand frère... Je poussais la lourde portée du manoir et ne fus pas surpris de retrouver le salon encore plus en désordre qu'a mon départ. Les sinistres cadavres de bouteille d'alcool traînaient au sol et une cassée en milliers de morceaux indiquaient bien, qu'après avoir fuis quand Caroline était descendu, il était revenu pour boire et avait dû péter un câble à son tour.

Mais où était-il maintenant ?

Un bruit de verre cassé me poussa à me retourner. Je m'attendais à me retrouver en face de lui, complètement soûl. Mais au lieu de ça, c'était Elena qui fixait le morceau de verre sur lequel elle avait marché avec ses fins escarpins noirs. Étrangement, elle revêtait une robe noire moulante accompagnée d'un décolleté plongeant. Soudain elle releva les yeux vers moi, un sourire se dessina sur ses lèvres à mon air complètement charmé. Elle était incroyablement sexy. J'ignorais bien pourquoi elle n'était pas cours, mais à l'instant même, je la désirais tant qu'il m'était impossible de réfléchir à quoi que ce soit. Elle s'approcha lentement de moi, avec une démarche des plus aguicheuse et caressa ma joue en s'arrêtant face à moi. Elle fit courir ses doigts le long de mon visage, jusqu'à mon cou et s'arrêta sur mon torse, posant sa main à plat sur ce dernier. Toujours ce même sourire plaqué aux lèvres tandis que son incroyable regard descendit jusqu'aux miennes... mais je ne bougeais pas. Je n'eus pas le temps que ses lèvres avaient déjà rencontrés les miennes.

Je ne pus m'empêcher d'attraper son visage entre mes mains, de peur sûrement qu'elle ne s'échappe, mais au moment où nos lèvres se touchaient, je compris son geste. Ce n'était pas Elena. Je stoppais alors notre baiser, afin de la regarder, mais je ne lus que de la tendresse dans ses yeux qui se mirent à pétiller d'envie. J'aurais pu la repousser violemment, après tout, mais je préférer réitérer notre baiser. Essayant de me convaincre qu'il s'agissait d'Elena, même si il était évident que se lisser les cheveux n'était pas suffisant à Katherine pour me duper. J'aurais dû, c'est vrai, lui demander des explications. J'étais encore en train de faire quelque chose de stupide. Je me reculais alors plus rapidement et un franc sourire apparu sur ses lèvres.

- Je suis si bonne comédienne que ça ? Lança-t-elle ironiquement en plaçant une main sur sa taille saillante et l'autre jouant avec une mèche de ses cheveux.

Après avoir hésité une seconde, je ne répondais pas et tournais les talons. Elle ne remplacerait jamais Elena. Je n'avais aucune idée de ce qu'elle fichait là, mais elle allait encore passer son temps à me gâcher la vie, toute la sainte journée, c'était certain.

- Ou alors est-ce que c'est le manque d'Elena qui t'a fait agir ? reprit-elle de sa voix sulfureuse.

Comment pouvait-elle être au courant ? Je me retournais pour la dévisager tandis qu'elle se servait déjà un verre d'alcool, qu'elle but rapidement avant de me regarder d'un air mauvais, un sourire sadique sur ses lèvres.

- Qu'est-ce que tu viens faire ici Katherine ?
- Alors c'est vrai, elle t'a laissé tomber pour Damon ?

La rage m'emporta et je l'avais plaqué au mur dans un élan de rage avant même de me rendre compte de mon actes. Sachant qu'elle était bien plus forte que moi, un sourire se dressa sur ses lèvres et elle me repoussa si fort que j'atterris au sol. À vitesse vampirique elle vint se placer au-dessus moi, accroupis, ses cheveux tombant en cascade de part et d'autre de son superbe visage.

- Contrairement à ce que tu penses, je ne suis pas ici pour toi Stefan... Du moins, pas prioritairement. Alors sois gentil veux-tu et dis-moi où est Elena.
- Qu'est-ce que tu lui veux ?

Elle se releva et enfila une petite veste en cuir qui traînait sur le canapé et leva enfin ses yeux de biche vers moi, tandis que je me relevais à mon tour. Je ne voulais pas qu'elle lui fasse de mal. Maintenant nous n'étions plus ensemble, je ne voyais pas ce qu'Elena pouvait encore lui poser, comme problème.

- Je suis au courant pour Klaus. Dis lui que je suis passé... Oh et salut Damon de ma part, annonça-t-elle en envoyant valser ses cheveux dans son dos, avant de disparaître.


C. Après avoir longtemps parlé avec Bonnie au CDI du lycée, endroit où elle se cachait entre les cours, je comprenais enfin. Elle n'avait pas eu le choix. Je fus heureuse d'apprendre que Tyler n'était pas mort, j'en avais pleuré de joie dans ses bras. Elle m'avait réconforté et vis versa. Cela me faisait du bien de retrouver ma meilleure amie... Je comprenais qu'elle m'avait évité tout ce temps, ne supportant pas de me regarder en face après tant de mensonge... J'avais cependant encore un peu de mal à accepter qu'elle l'avait laissé se jouer de moi, sans jamais m'avertir, mais ce n'était pas le moment, alors nous avions parlé longtemps, évitant le sujet Klaus au maximum. Elle m'avait parler de son rapprochement avec Matt, mais m'avait bien précisé qu'il n'y avait rien de plus. Elle ne s'était pas remise de sa rupture avec Jérémy.

- Les filles... souffla une voix implorante sur ma droite.

Bonnie et moi eûmes le même réflexe : tourner la tête vers cette faible voix. Elena, en larmes, se trouvait là. Aussitôt, je me levais pour la serrer dans mes bras. Je ne supportais pas de voir mes meilleures amies si mal. Bonnie se leva à son tour, prête à partir, pensant surement qu'elle dérangeait, mais Elena lui attrapa la main et la tira dans ses bras. Après une longue étreinte, Bonnie m'imita et se rassit à sa place. Elena plaça une chaise entre nous et fit de même, glissant deux mains dans ses cheveux qui parraissait aujourd'hui terriblement terne. Sans doute devrait-elle faire un soin, ou une mise en plis. Je connaissais d'ailleurs de très bonnes adresses et...

- Que s'est-il passé ? Me coupa Bonnie dans mes réflexions.
- Je me suis disputé avec Damon, mais cette fois, je crois que c'est définitif... Il m'a dit de retourner avec Stefan...

Elle s'écroula sur la table croisant les bras pour poser sa tête sur ces derniers, ses épaules se soulevant par intermittence prouvant son chagrin et ses larmes silencieuses. Bonnie et moi échangeâmes un regard complice et désolé, tandis qu'elle lui caressa le dos chaleureusement.

- Ce matin, je les ai entendu se disputer... Stefan n'y est pas allé de main morte dans ce qu'il lui a dit, Elena...

Elle releva la tête vers moi, son maquillage ruiné. Je sortis aussitôt une lingette et commençais à essuyer ce qui avait coulé, avant de juger son maquillage qui laissait clairement à désirer. Les poches sous ses yeux pouvaient être bien mieux camouflées. Il ne me fallut d'ailleurs pas plus d'une seconde pour sortir ma trousse à maquillage, afin de commencer à arranger tout cela.

- Je préfère vous le dire, j'ai trouvé un moyen de faire revenir Tyler... Mais il a un problème... Pour cela, il faut que je renvoie Klaus dans son corps... souffla Bonnie pour changer de conversation.
- Mais le corps de Klaus est détruit. Enfin, il est mort... Répondit Elena, qui allait frotter ses yeux, avant que je ne l'en empêche, maquillage trop frais.
- Son corps se "reconstruirait", si l'on peut dire. Enfin, je ne suis pas trop sûr de ce passage, c'était en langage ancien et j'ai eu un peu de mal traduire tout ça. Mais ce vieux grimoire est remplis de formule de magie noire qu'on ne m'a jamais apprise à traduire, ramener un mort à la vie est compliqué et...

Elena et moi échangeâmes un regard inquiet. Ce sortilège était celui de ramener un mort à la vie et nous savions toutes les deux que Bonnie y laisserait la sienne.

- C'est hors de question. Tu ne mourras pas pour lui, la coupa Elena.
- C'est à seule solution Elena.
- Bonnie, regarde-moi.

A peine avait-je croisé ses yeux que je retirais son bracelet de verveine en me brûlant les doigts, captant son regard avant même qu'elle ne puisse protester.

- Est-ce vraiment la seule ?

Elena me lança un regard choqué. Effectivement j'avais hypnotisé notre amie, mais il le fallait. Dernièrement, il y avais eu assez de drame pour toute une vie. Il était hors de question que quelqu'un se sacrifie de nouveau. Je détaillais alors les prunelles de mon amies, qui ne pouvait pas non plus me lâcher des yeux. Elle m'en voudrait surement beaucoup, mais au diable les règles de bien séance dans ce genre de moment.

- Non, il y a une autre solution.
- Laquelle ? répliquais-je toujours sur le même ton.
- Il faudrait la totalité de l'essence de vie d'une Petrova pour faire revenir Tyler, sans Klaus.

Elena resta bouche ouverte et Bonnie reprit ces esprits.

- Comment tu... Caroline ! S'écria cette dernière.
- C'est d'accord.
- Elena non, fini les misions suicides ! M'énervais-je aussitôt, en tapant sur la table.
- La totalité Caroline, nous n'avons pas le choix !
- On a toujours le choix trésor ! Lança une voie familière dernière nous.


Kt. Leurs trois regards étaient posées sur moi et dieu seul savait combien j'adorais ça : être le centre de l'attention. Elles dépendaient complètement de moi et rien ne pouvait me rendre plus heureuse. Elles me toisaient tous les trois bien froidement.

- Qu'est-ce que tu veux ? Lança la blondinette en croisant les bras.
- Aider.
- Pourquoi te préoccuperait tu de quelqu'un d'autre que toi ? Questionna par la suite la petite sorcière.

Visiblement, elles me m'aimaient pas beaucoup. Tant mieux, je ne les appréciais pas non plus et je n'étais pas là pour elles. Elena me fixait en silence et lorsque nos regards se croisèrent, j'eus presque l'impression de me revoir avant ma transformation. De revoir cette jeune fille, complètement perdue, que Klaus pourchassait. Celle qui cherchait pourquoi elle ressemblait tant à son ancêtre, Tatiana. Nostalgie que je fis vite disparaître en prenant un air de salope incroyable, en prenant une chaise face à elles.

- Comment compte tu t'y prendre ? Demanda Elena d'un air perplexe.
- Donner la moitié de mon essence de vie.
- Je te demande pardon ?! S'écria sa stupide blonde.

Tous les élèves présents nous regardaient, Elena et moi. Même si je devais avouer que c'était moi, qui attirait le plus leur regards. J'étais sans doute, la plus belle femme qu'ils aient vues et sa se comprenait. Elena faisait pâle copie, à mes côtés.

- Il faut bien la totalité d'essence de vie d'une Petrova non ? Questionnais-je à l'encontre de Bonnie.
- Oui.
- Alors parfaits, Elena et moi, donnerons la moitié chacun, aucunes ne mourra et Klaus sera détruit.
- Pourquoi m'aider ? Demanda finalement Elena.

Évidemment, je n'allais pas lui donner la vraie raison. Hors de question qu'ils aient une longueur d'avance sur moi, qui m'affaiblirait. Je secouais alors vivement la tête et fixait un peu plus Elena, m'appuyant à l'arrière de la chaise, croisant élégamment les jambes. Alors comme ça, elle était séparé de Stefan ? Elle avait choisis Damon ? Voilà une chose qui nous différenciait cruellement. Je la détaillait alors un long moment. Allait-elle subir le même sort que moi ? Klaus allait-il tuer tout ceux qu'elle aime, comme il l'avait fait pour moi, pour me punir de m'être transformé ? Un étrange sentiment me retournait alors l'estomac, à cette idée... Après tous, elle était ma descendante, la continuité des Petrova. La suite de ma propre petite fille, un morceau de moi et de mon bébé.

- Je veux tuer Klaus... Et j'obtiens toujours ce que je veux.