Chapitre XIII :

D. Je m'étais enfui comme un lâche et avais fini au Mystic Grill. J'avais certes un peu trop bu... Même complètement. Je n'avais pas vu l'heure passer et quand je enfin sortis de ce rade, la nuit était tombée. Une multitude d'étoiles parcouraient le ciel. Je tentais de marcher mais je m'écroulais sur le parking, ivre mort. Je passais les bras derrière ma tête, allongé au sol, afin d'admirer ces superbes lumières qui éclairait le ciel lorsque j'entendis des jeunes filles sortirent, rire à plein poumons et se dire au revoir. Son rire me manquait. Je ne voulais entendre que le sien. Une des jeunes filles, s'approcha de moi se stoppant au niveau de ma tête.

- Tout va bien monsieur ?

Je levais les yeux vers elle mais n'eus qu'une image à l'envers de cette femme. Je me levais donc difficilement, afin de la toiser. Elle me sourit et essaya d'adopter une allure attirante. Je devais probablement beaucoup lui plaire. En même temps, qui me résisterait ? Cette jeune fille était probablement au lycée d'Elena, vu son âge. Elle revêtait une robe bien légère et d'affreuses chaussures. Cette petite rousse n'était pas gâtée par la nature, son horrible frange n'arrangeait rien. Je souris à l'entente de son petit cœur d'humaine qui s'affolait. Je sentis mes crocs ressortir et j'étais bien trop soûl pour les contrôler. Elle prit un air affolée et voulue s'enfuir mais à chaque fois, je réapparaissais devant elle. Elle se stoppa alors et ses larmes et sa panique me firent exploser de rire.

- Vous allez me tuer ?
- Je ne suis pas sûr.
- Qu'est-ce que vous voulez alors ? Demanda-t-elle entre deux sanglots d'effrois.

Mes crocs rentrèrent. L'alcool commençait à assez se dissiper pour que je mette un terme à ce petit jeu. Elle pleurait à cause de moi. Cela me rappelait tellement Elena, que ce ne serait pas ce soir que je tuerai "un innocent". Je soupirais alors fortement en m'appuyant sur une des voitures du parking, la détaillant de haut en bas.

- Comment tu t'appelles ?
- Virginie... Ne me tuez pas s'il vous plaît...
- Je ne vais pas te tuer.
- Alors laissez-moi partir...

J'aurais pu. C'est vrai. Mais l'alcool encore dans mon sang, je pensais sincèrement que tout ce qui était raisonnable n'était pas pour moi. Je me sentais tellement mal. J'avais juste besoin de parler au fond. Parce que, avec qui le faire sinon ? Il me paraissait alors que faire parler cette rouquine était le meilleur moyen. Les vampires n'étaient-ils pas censé ne jamais fini saoul ? Non ? Parce qu'à l'instant même, vider une vingtaine de bouteille tout l'après-midi et toute la soirée semblait bien avoir fini par me toucher.

- Virginie, as-tu déjà aimer quelqu'un déraisonnablement ?

Elle me lança aussitôt un regard incompris plein de larmes, mais elle répondit, par peur, surement.

- Oui.
- Et as tu déjà fait souffrir cette personne par ta stupidité ? L'as tu perdu à cause de ton imbécillité ?
- Laissez moi partir je vous en pris... Pleura-t-elle de nouveau en regardant autour d'elle.
- Arrête de pleurer, n'est plus peur, l'hypnotisais-je en me plantant droit devant elle.

Je l'avais hypnotisé certes, mais je ne supportais plus de faire pleurer les gens. Je tenais fermement son visage entre mes mains, pour qu'elle ne quitte pas mon regard. Je la lâchais enfin et lorsqu'elle se calma, deux larmes coulèrent sur mes joues.

- Pourquoi vous pleurez ? Demanda-t-elle naïvement.
- Parce que j'ai perdu la femme de ma vie, as-tu idée de ce que c'est ?
- Oui.

Sa réponse me surpris, je ne m'attendais pas à cela. Je ne m'attendais pas à un oui, je ne m'attendais pas à ce qu'elle comprenne. Après tout, regardez là. Cette gamine n'avait rien de la fille branchait qui sortait avec les plus beaux garçons du lycée. Elle ressemblait bien plus à la gamine qui se cachait au fond de la classe.

- Pourquoi l'a tu perdu ?
- Parce qu'il a préféré ma meilleure amie.

Je me sentais mal pour cette fille, qui soufrait malgré son jeune âge. Sans que je n'y attende, je m'étais attaché à elle, à moins que ce ne soit la sensation d'être ivre, que je n'avais pas senti depuis des années.

- Et vous ?

Jamais une personne que j'avais hypnotisée ne m'avait posé de questions. Je ne savais pas vraiment pourquoi elle régissait comme ça. Mais je lui répondis, ou du moins, l'alcool que j'avais ingurgiter lui répondit, alors que je souriais à pleine dent sans réellement comprendre pourquoi.

- C'était la copine de mon petit frère. Il l'aime toujours et m'a dit des choses monstrueuses... Je me suis disputé avec elle parce que je l'ai cru... Je suis un monstre n'est-ce pas ? Prendre la copine de mon frère.
- Je ne trouve pas. Si elle vous a choisi, c'est qu'elle vous aime, non ? Si vous avez dit des choses que vous ne pensez pas, qu'est-ce que vous attendez pour aller vous excuser avant qu'il ne soit trop tard ?

Je restais sans voix. J'avais failli tuer la personne qui me redonnait espoirs. Je pris de nouveau son visage entre mes mains. Elle me sourit tendrement et inconsciemment.

- Tu vas m'oublier, ce soir tu ne m'as pas vue... Et tu vas oublier ce sale type qui t'a fait souffrir, tu vas être heureuse et trouver quelqu'un de bien.

Je me volatilisais, la laissant seule, la laissant reprendre sa voiture et partir. C'était sans doute la première fois que je m'attachais à une proie. Elena s'était trompée, elle m'avait rendu mon âme.


E. Je passais le chambranle de la porte avec mes trois amis, cela faisait longtemps qu'une soirée entre filles n'avait pas eu lieu et je n'avais pas envie de retourner au manoir. Stefan passerait nous rapporter nos affaires dans la soirée. Nous devions de toute façon parler de Katherine. Jérémy se tenait là, face à nous. Il croisa les bras en nous voyant entrer.

- Je suppose que je suis de trop.
- Oui, c'est une soirée spéciale fille ! S'exclama Caroline qui nous entraîna dans le salon.

Jérémy rigolait de plus belle et montait les escaliers sous le regard de Bonnie. Un regard que je ne parvenais même pas à décrypter.

- C'est bon de te voir sourire, lui lança-t-il en arriva à sa hauteur.

Alors qu'elle lui sourit de nouveau, je lui lançais un regard foudroyant, qui voulait dire « tu ne lui as pas déjà fait assez mal ? » et il monta rapidement dans sa chambre. Bonnie se retourna vers moi, l'air de rien, inspirant profondément et je ne pus retenir la question qui me brûlait les lèvres.

- Est-ce que tu va bien ?

Elle hocha la tête et nous nous dirigeâmes vers le salon où Caroline mettait déjà un film, une comédie. Nous en avions besoin. Un film avec Jim Carrey. Nous nous installâmes toutes les trois sur mon canapé, recouverte d'une couverture et accompagnée d'un bon pop corne. Nos rires étaient bien présents, les larmes d'amusement également,dont celui de Bonnie, même si elle ne parlait pas particulièrement.

Au bout d'une heure, on sonna à porte. Sans mettre sur pause, je signalais aux filles que je revenais et allait rapidement ouvrir tandis qu'elles restaient planter là, mortes de rire devant le film. C'était bien Stefan. Je pris immédiatement un des trois sacs qu'il tenait et le fit entrer. Nous montâmes à l'étage où il m'aida à ranger mes affaires, mais se stoppa brutalement devant mes sous-vêtements et rougit fortement, chose qui eut le dont de déclencher mon sourire.

- Donc, tu disais... Katherine est de retour...
- Oui elle te cherche.
- Mais elle m'a trouvée.

Voyant qu'il avait un peu perdu le fil de notre conversation, je reprenais en secouant la tête, on ne peut plus amusé. Je lui racontais donc une nouvelle fois l'histoire,en détail, finissant de ranger mes affaires. Lorsque j'eus fini, je jetais un coup d'œil dans sa direction, il était assis sur mon lit et admirait mon ours en peluche. Je m'assis à coté de lui et lui repris ma peluche, pour la serrer contre moi.

- Cadeau de Damon.
- Elena... Je suis désolé pour votre dispute... Je suis au courant parce qu'après le départ de Katherine, Damon est rentré et nous nous sommes expliqués. C'est ma faute... Je me suis excusé, mais ça n'explique pas mon geste stupide. Damon t'aime, s'il a dit ça, c'est ma faute. Je suis désolé... Mais nous avons parlés... Il s'en veut Elena...


S. Elena se leva pour faire les quatre cents pas. La souffrance pouvait se lire sur son visage, elle aimait tellement Damon que moi même, j'en étais désolé... Je la stoppais doucement, attrapant ses épaules avec mes deux mains et la regardant longuement, avant de déposer un léger baiser sur son front, m'enivrant de son odeur. Caroline et Bonnie entrèrent dans la chambre, pour prendre leur amie dans leurs bras réconfortant. Bien sûr, elles avaient tout entendu. Leur amitié inébranlable était la force la plus grande qu'elles possédaient. Je la regardais un moment s'apaiser dans les bras de ses amis, puis me reculais, avant de disparaître dans la nuit sombre. Ça me faisait tant plaisir qu'elle est quelqu'un sur qui comptait. J'aurais aimé que mon frère et moi soyons aussi proches qu'elles. La route fut longue pour moi qui n'aimais pas être loin d'elle, mais une force inexplicable m'attirais vers le manoir où se trouver Katherine et Damon.

Quand je fus rentré, je n'avais qu'une envie, voir mon frère. Il fallait que je lui dise que j'avais parlé avec Elena et arrangé les choses. Je poussais la porte de sa chambre et découvris Katherine qui, la connaissant, s'ennuyait ferme et essayer de se divertir à l'aide de Damon, mais ce dernier qui n'avait d'yeux que pour Elena, se moquait pas mal de Katherine. Elle portait toujours sa superbe robe noire et son air frustré me fit bien rire. Aussitôt qu'elle me vit, son regard s'illumina. Cela faisait longtemps que personne ne m'avait regardé comme ça... Damon tourna aussi la tête vers moi, un sourire aux lèvres, lui aussi. L'espace d'une seconde, je me senti vraiment à la maison, comme en famille... Mais quelle drôle de famille.

- Diable, j'ai cru que tu n'arriverais jamais... Et qu'elle ne me laisserait jamais tranquille ! Lança-t-il en roulant des yeux.

Je me contentai d'un sourire alors que Katherine le foudroyait du regard, lui asséna une petite tape sur le torse et se leva gracieusement, avec paresse et s'étira comme un chat avant de me rejoindre, posant une main sur mon torse.

- Il ne veut même pas que j'utilise sa douche.
- Sors d'ici, articulât-il en reprenant sa lecture.

Elle s'exécuta non sans me frôler en passant à coté de moi et je posais mes yeux sur le livre qu'il avait en main. Il s'agissait du livre de chevet d'Elena... Je me disais bien qu'il y avait fort longtemps que je n'avais pas vu mon aîné lire un livre avec tant de conviction.

- J'ai parlé à Elena, lui lançais-je alors de but en blanc.

Il tourna la tête vers moi, le regard plein d'espoir et d'amour. Cette simple phrase signifiait « J'ai réparé mon erreur » et il le savait parfaitement, puis qu'après toutes ces erreurs, il restait encore la personne qui me connaissait le mieux. Je m'apprêtais à fermer la porte dernière moi, quand il murmura un « merci » qui me stoppa quelques secondes avant de regagner ma chambre.

J'entendais l'eau couler. C'était évidemment elle. Pour combien de temps Katherine allait elle encore faire de cette maison, la sienne ? Je m'allongeais sur le dos, bras derrière la tête alors qu'une foule de souvenirs me submergeaient. J'avais moi aussi aimé cette femme plus que quiconque, il y a bien longtemps.

- 1864 ; Mystic Falls. -

Sa longue robe, son sourire, son rire, ses gestes gracieux, ses superbes yeux noisettes, sa faculté à me rendre heureux, ses lèvres tendres... Ses mains se baladaient sur mon torse avec expertise, me donnant de légers frissons. J'attrapais sa taille pour la serrer contre moi, déclenchant mes envies les plus folles. Elle déposa une multitude de baisers sur ma peau brûlante de désir, puis elle remonta pour poser ses lèvres pulpeuses sur les miennes. Une torpeur sombre m'ensevelie. Je ne voulais qu'elle. Elle finit de retirer ma chemise tandis que j'attrapais ses cheveux pour l'embrasser davantage. Je la voudrais pour moi seul, je veux cette femme pour le restant de mes jours.

Je commençais à défaire son superbe corsage de velours prune et de dentelle blanche mais elle planta soudainement ses crocs à l'intérieur de ma chaire. Je me raidie sous la douleur et souffla un bon coup, bientôt, tout serait fini. Elle dût sentir mon malaise, puisqu'elle s'arrêta plus rapidement que d'habitude. Elle me faisait peur quand elle agissait ainsi, pourtant je l'aimais à en perdre la vie. Elle se redressa pour me regarder de ses grands yeux chocolat et l'hypnose passa de ses yeux aux miens. Je distinguais quelque chose ressemblant à de l'amour, à l'intérieur de ces derniers. Katherine m'aimait, elle me préférait, c'était sûr. Elle caressa ma joue, le regard désolé. Puis soudainement elle mordit dans sa propre chair et versa quelque goûté de son sang.

Je sentis ma blessure se refermer lentement, elle lécha le sang qui avait coulé déclenchant de nouveaux frisons dans tout mon corps. Elle était parfaite. Je repassais mes mains sur ses hanches et le long de son dos. Je décrochais son corset tendrement sous ses baisers et ses caresses, descendis sa robe jusqu'à ses pieds et lui retira avant de la retourner sous moi. Elle défit avec hâte mon pantalon ainsi que ma ceinture et le reste de nos sous-vêtements. Je m'abandonnais à elle pour passer une nouvelle nuit à ses côtés... Elle passa ses mains le long de mon dos et me serra contre elle, me faisant rentrer au plus profond d'elle. Nous arrachant à tous les deux deux cris de plaisir.


D. J'entendais ses petits pas marcher jusqu'à sa salle de bain, si je ne me trompais pas. Elle attachait toujours une importance particulière à se conduire comme une humaine, même si je me demandais parfois si sa vitesse n'était pas supérieure à la mienne. Nous avions parlés pendant une bonne demi-heure, où je me moquais d'elle, parce qu'elle se préparait pour le lycée en même temps et qu'Elena n'a jamais été une de ces filles très adroite. Je l'entendis se réinstaller sur son lit et Bonnie et Caroline criait qu'elles allaient en cours. Nous étions enfin seuls, enfin "seuls" était un bien grand mot...

- Elena... Si je te téléphone, autre que pour entendre ton merveilleux rire, c'est que je voulais m'excuser...
- Je ne t'en veux pas, Stefan m'a expliqué... Mais si tu tiens vraiment à t'excuser... Tu peux toujours venir te faire pardonner avec un câlin... Et quelques bisous...

Sa remarque me fit bien rire et elle aussi. L'hilarité passé, je me demandais alors « pourquoi pas ? » et coupais rapidement. Je la voyais déjà s'inquiéter et je trouvais ça très drôle. Une idée me passa par la tête, et très, vite, je matérialisais cette idée.


C. Je m'asseyais à la même place de la veille et cherchais rapidement le site sur lequel j'étais tombée. Bonnie en fit alors de même, posant son menton sur son poing, en patientant, songeuse. C'est derniers temps, elle était peu loquasse, c'est vrai mais il ne me fallut que quelques minutes seulement pour le retrouver.

- J'ai trouvé ! Écoute bien, ça dit que des parents prétendent que leur fille aurait mordu par un mystérieux homme, avant de tenter de les mordre et de s'enfuir. Ils affirment qu'elle serait un vampire mais la police à préféré croire à l'hypothèse d'un virus ou d'une drogue. Regarde le portrait robot de l'homme.

Je retournais l'écran pour lui montrer le journal de l'époque, très ancien, qui affichait un dessin ressemblant en tout poing à Klaus, avant de reprendre ma lecture, changeant de site, cherchant le second qui m'avait servit à croisé les informations.

- Certains du village affirment qu'elle serait revenue pour transformer un humain dont elle était amoureuse, mais ce dernier a fini par la tuer après qu'elle l'est mordu. Il aurait fait un véritable carnage dans le village, peu de temps après. Ce qui indique qu'il a été transformé ! Et en comparant les portraits, j'ai trouvé que deux siècles plus tard, cet homme aurait trouvé une nouvelle compagne, qu'il transforma à son tour, cette appelait Marie, dite Marie la sanglante...
- Celle qui a transformé Rose ?...
- Et Katherine par la suite...

Bonnie resta bouche bée et cligna un instant des paupières... L'air de ne pas y croire. Je tournais le Notebook blanc pour qu'elle lise la page. Ce qu'elle fit. Elle lut en entier la page de vieilles légendes. Je vis son visage se décomposer, tout comme le mien quand j'avais lu cela.

- Si nous tuons Klaus... Nous mourions tous...

Un long silence suivit alors qu'elle me regardait avec de tristes yeux. Klaus restait intouchable et Bonnie nous avait tous sauvées en sauvant son âme... Mais nous n'avions plus d'alternative, Klaus allait revenir. Il fallait trouver un moyen de le replonger dans un sommeil dont il ne sortirait jamais.


E. La communication avait été coupée. J'essayais de le rappeler, en vain. Il ne répondait pas. Je commençais sérieusement à m'inquiéter. Le stress me montait à la tête et après avoir fait les quatre cents pas, je descendais les marches à toute allure et ouvrais la porte à la volée, sursautant de plus belle en le découvrant là, le sourire aux lèvres, une main dernière le dos, l'autre prête à frapper... Depuis quand frappait-il chez moi ? Il afficha alors une mine de chien battue, mais devant mon air absolument pas attendris, il laissa vite tomber. Si je m'étais écouté, j'aurais éclaté de rire, mais, il m'avait fait vraiment peur. Il reprit un air très sérieux et se racla la gorge pour le paraître encore plus.

- L'idiot tenait à se faire pardonner...

Il m'annonça cela avec de grands airs, en sortant un somptueux bouquet de roses rouges de derrière son dos. Je l'attrapais alors, tout émue, et me délectai du merveilleux parfum de ces dernières, symbole d'un amour passionnel. Il avait bien choisi... C'est exactement ce que notre amour était. Je n'avais jamais ressenti une telle flamme me consumer auparavant. Je relevais les yeux vers lui et après un sourire narquois, j'eus très envie de l'embêter... Je lui déposa un léger baiser sur les lèvres, lui chuchota un « merci » et m'écartais de lui...

- Ai-je le droit d'entrer, maintenant ?
- Je ne sais pas... Le narguais-je en plaçant ses superbes fleurs dans un vase.
- Techniquement, je peux, fit-il, l'air joueur.
- Techniquement, tu m'as beaucoup inquiété, j'ai eu vraiment très peur...

Il me lança un regard qui voulait en dire long sur ses intentions. Son romantisme n'allait pas durer si je continuais à jouer. Il essayais d'être polis et je devais noter l'effort, mais tout à une fin... Je me replaçais près de lui, dans l'embrasure de la porte, plaçant un poing sur ma taille.

- Tu promets d'être sage ?
- Non, répliqua-t-il immédiatement, me poussant à l'intérieur.

Aussitôt, il m'embrassa follement et fougueusement. Il ferma la porte avec hâte, me souleva et grimpa dans ma chambre. Son manque et son absence avait laissé un tel vide en moi, que tout mon corps réclamait le sien. Plus encore lorsqu'il claqua la porte, m'allongea sur mon lit et s'écarta pour retirer prestement son t-shirt, avant de revenir m'embrasser et me coller à lui...