Chapitre XVI : /!\ Contenu Violent par moment /!\

C. J'entrais en furie dans le manoir, partagé entre l'inquiétude, la colère et l'angoisse. J'appelais Elena à plein poumons et elle descendit aussitôt suivie de Damon. Dès lorsqu'elle aperçu mon visage, elle se jeta sur moi pour me prendre dans ses bras, puis pris mon visage en coupe dans ses mains m'obligeant à la regarder.

- Caroline, je t'en prie, explique-moi, qu'est-ce qui t'arrive ?!
- C'est Klaus... Il a Bonnie et il nous attend dans la vieille maison. Elle ne veut pas que tu lui donnes tavie, elle veut le faire seule... Ça va la tuer Elena !

Suite à ces paroles, j'étouffais de nouveaux longs sanglots qui menaçait de s'échappait de ma poitrine et presque aussitôt que j'eus fini de prononcer ces mots, Katherine descendit à son tour, en finissant d'enfiler ses chaussures et ses boucles d'oreilles. Comment se faisait-il qu'elle venait juste de s'habiller ? À voir les regards que se lançaient Damon et Elena, ils ne se posaient pas la même question... Mais je ne cherchais pas à comprendre. Quelques secondes s'écoulèrent avant que Stefan ne la précède. Était-il avec elle quelques minutes auparavant ?

- Alors allons-y, faudrait pas qu'elle meurt votre petite sorcière.


E. Lorsque nous arrivions dans la grande maison, des cris surgirent de la cave. Caroline et moi nous y précipitions rapidement. Le corps de Klaus reposait inerte au sol, et celui de Tyler se pliait de souffrance en hurlant de douleurs, au pareil que Bonnie qui elle aussi semblait vivre les instants les plus douloureux de sa vie. Stefan se précipita sur elle pour la stopper mais lorsque je voulus faire de même Damon me retiens, tandis que Caroline et Katherine restaient sans voix devant ce spectacle horrible. Elle avait déjà commencée. Elle l'envoya valser et récita encore plus fort ses paroles.

Nous hurlâmes presque tous son nom. Du sang coulait de part et d'autre de son nez et ses oreilles, puis dans un dernier cri de tourment, Tyler et elle tombèrent au sol, inerte. Cette fois, je me précipitais sur elle, repoussant Damon qui ne semblait pas avoir assez de force pour me repousser. Je la soulevais en pleurant à chaude larmes et Caroline ne bougeait toujours pas. Bien trop choquée je pense. Je n'y croyais pas, elle ne pouvait pas être morte. Damon vint me rejoindre et me serra contre lui..

Ce déchirement intérieur était insoutenable. Je ne pouvais pas la perdre... Me ruer de coup aurait était plus supportable. Une large blessure psychique se formait dans mon estomac, tandis que mon cher et tendre, continuait de me serrer contre lui pour atténuer mes hurlements. Si seulement elle avait attendu qu'on trouve une nouvelle solution...

Klaus se releva enfin et nous regarda tous un part un, un sourire sadique sur le visage. Il fit craquer son cou avant de s'étirer comme s'il revenait d'une longue sieste. Katherine me lança un vague regard aussi haineux que le mien et fonça sur lui, mais Damon me tenait bien trop fermement pour que je puisse l'aider. Cela allait finir en bain de sang, je le savais pertinemment. Stefan et Katherine n'arriveraient pas à le détruire. Je me débattais du mieux que je pouvais mais ce n'était pas suffisant. J'étais bien trop atteins par cette affliction pour obtenir toute la force de l'unions Petrova. Du sang recouvrait le sol de part et d'autre et je continuait dans un terrible élans à vouloir détruire ce monstre. Cette torture me rendais folle, je n'avais qu'une idée en tête : le détruire. Peut m'importais d'y laisser la vie. Mais visiblement, ma vie avais beaucoup plus de valeur pour Damon, qui me serrait comme un dingue contre lui.


D. La voir souffrir était insupportable. Cette épreuve était de trop pour elle. Mais lorsque je vus Klaus les mettre hors d'état de nuire un part un : d'abord Katherine qui s'était battue comme une arrachée, dont je ne lui connaissais pas une telle force. Puis Stefan, mon petit frère qui n'avait pas été aussi efficace, en essayant de défendre Katherine, il l'avait plus gêné qu'autre chose. Klaus s'était débarrassée de lui d'un seul coup bien placer de pieu en plein estomac. Elena se débâtait pour aller les aider et j'étais encore soufflé de la force qu'elle avait acquis. Elle fini par m'échapper et courut pour le détruire à son tour, mais je la rattrapai bien vite. Seule Caroline restait accroupie près des deux corps sans bouger, regardant Klaus d'un air complètement détruite. Lorsque ce dernier en eut fini avec Katherine qui tomba inerte au sol, Elena perdit toute sa force et je n'avais plus aucun mal à la retenir. Il lui lança alors un regard victorieux avant d'annoncer :

- Maintenant, tu n'as plus aucune chance de me battre et crois-moi, je vais mettre un terme à cette génération pour de bon.

Aussitôt je me jetais sur lui, mais bien trop rapide, il me rua de coups et les quelques que j'arrivais à lui rendre le faisais sourire davantage. Pourquoi ne nous tuait-il pas s'il voulait mettre fin à sa propre lignée ? Ce dingue cracha du sang à un de mes coups et rigola plus encore.

Je continuais de me battre tandis qu'Elena hurlait à quelqu'un de la lâcher probablement Caroline. Je ne sais ce qui me poussait à cela, ma peur de la voir se faire blesser ou mon orgueil personnel - sans doute un peu des deux - mais je ne m'arrêterai pas avant qu'il ne m'ait tué. Hélas, il me lança contre le mur près de mon frère et j'eus juste le temps d'entendre Elena crier que je perdais connaissance... Ma tête avait tapé beaucoup trop fort contre le mur et le noir m'envahis presque aussitôt... J'avais si peur pour elle, devinant facilement qu'elle s'était défait de l'emprise de son amie.


NK. - Stop, Stop, Stop ! Ça suffit, laisses-la ! Hurla une voie délicate et sensuelle brisée par de tranchants tourments intérieurs.

Je tournais le visage vers la femme la plus belle des lieux et laissais alors tomber le corps de son amie presque inerte, au sol. Je l'avais presque vidé de son sang. Je ne pus m'empêcher de constater que ses vêtements étaient maculés d'un liquide rouge qui régnait fortement dans cette pièce. Même dans la pire des circonstances, je la trouvais magnifiquement enivrante. Son regard était terne et triste, bien trop affolé pour pleurer.

J'avais l'impression de l'avoir détruite.

Elle se leva et regarda le corps de ses amis avec lenteur, les jambes flageolantes. Un étrange sentiment se hissait dans mon estomac devant son regard et encore une fois, je lui avais fait mal, mais elle gardait son innocence.

- Tu les as tués ?... Murmura-t-elle d'un son presque inaudible.
- Pourquoi ? J'aurais dû ?

Elle releva ses yeux outre mer vers moi, d'un regard entre la gratitude et le dégoût. Ses superbes prunelles bleues descendirent sur chacun de ses proches, marquant un temps d'arrêt sur Elena qui suffoquait encore, puis sur Bonnie et Tyler. J'aurai du en terminé avec la lignée Petrova, afin de me mettre en sécurité, en vain.

- Aucun d'eux n'est mort. Pas même ta petite sorcière. Ils vont tous se réveiller.

Elle releva enfin la tête, une souffrance absolue se lisait sur son visage. Je m'approchais d'elle doucement tandis qu'elle continuait de me fixer droit dans les yeux. Mes pas se posant dans les flaques de sangs résonnait dans les lieux... J'étais encore à quelques centimètres d'elle et pourtant, je pouvais sentir ma respiration devenir plus forte. Cette fille me rendait fou. Cela faisait presque un millénaire que je n'avais pas connu cela, un tel sentiment d'amour, une telle émotion, une telle faille dans ma carapace. Je levais la main pour caresser son tendre visage, comme si cela pouvait effacer toutes les horreurs qu'elle avait vue, mais elle l'attrapa avec force avant même que mes doigts n'aient eu le temps de frôler sa délicate peau.

- Je te déteste.

Ce fut les seuls mots que je lui laissais prononcer avant de disparaître. Ces trois mots avaient déjà été assez destructeurs et perturbant. Une petite pause dans une existence tourmenté. Une part de moi se détestait aussi, de laisser à nouveau une femme me détruire, alors que j'étais la créature la plus forte que cette terre n'est pas connue.


C. En un coup de vent démentiel, il disparut, alors qu'au même moment, le corps de Tyler se réanima. Il prit une grande bouffée d'oxygène, comme un plongeur qui remontait à la surface après une longue apnée et tenta alors de se relever.

- Tyler ! M'écriais-je en le rejoignant en vitesse.

Ses bras chauds m'accueillir immédiatement. Il me serra si fort que je crus que mes os allait se briser mais c'était tellement réconfortant, tellement bon. Ses mains serrées contre ma taille, passèrent dans mes cheveux sous ma nuque et la caressait tendrement.

- Tout va bien, je suis là... Je suis là bébé...
- Je suis tellement désolée, j'aurais dû me douter que ce n'était pas toi... Je suis tellement désolée Tyler...
- J'aurais dû me battre d'avantage pour toi... Je voyais tout, mais je ne contrôlais rien, c'était un véritable enfer...

Il desserra un peu notre emprise mais je ne voulais pas le lâcher, bien qu'étant plus fort que moi, il réussit à se libérer pour m'embrasser longuement. Plus fort encore qu'il ne l'avait jamais fait. Ses lèvres étaient plaquées sur les miennes, alors qu'il tenait fortement mes joues et je pu prendre conscience de la différence qu'il y avait entre ses baisers et... Les siens.

Des toussotements se firent entendre et nous nous lâchâmes quelques secondes pour voir les autres se relever. Même Bonnie. Elena et moi nous précipitâmes sur elle pour la serrer si fort dans nos bras qu'elle lâcha échapper un cri de douleur.

- Tu es vraiment stupide ! Tu le sais ça ! S'écria Elena à son encontre, les larmes aux yeux.


E. Après avoir longuement serrer Bonnie dans mes bras, ce fut dans ceux de Damon qui je trouvais refuge. Bonnie prétexta vouloir quitter cette maison et vouloir rester seule, alors nous la déposâmes chez elle, mais j'avais aux préalables reçu un message de Jérémy qui m'avait averti qu'il passerait la voir. J'avais d'abord pesté contre cette idée, avant que Katherine ne me fasse remarquer que je passais bien trop de temps à pleurnicher.

Arrivé au manoir, tout semblait calme. Stefan et Katherine n'étaient pas rentrés. Damon ne me lâchait plus d'un pouce mais je fus la première à me rendre dans la salle de bain où je retirais mes vêtements tachés de sang. Il se plaça derrière moi, m'enlaçant de ses bras chauds et rassurants. Je me retournais vers lui et l'enlaçais à mon tour. J'avais eu si peur pour lui... Encore une fois. Je me reculais un instant et constatais que son visage était couvert de sang, le sien, celui qu'il avait perdu en se battant avec Klaus... Pour moi...

- Pourquoi t'as fait ça ? Il aurait pu te tuer, Damon...
- Je t'ai promis de ne plus jamais te laisser...

Un souvenir délicat entra dans mon esprit et je lui souris tristement aussitôt.

- Je ne veux pas te perdre Damon, je ne veux pas risquer à chaque secondes de mon existence de devoir un jour envisager de vivre sans toi.

Je pris son visage contusionné entre mes mains afin de l'embrasser tendrement. Ses mains rentrèrent en contact avec ma peau comme d'ordinaire, gelée, déclenchant des frissons dans tout mon corps. « Je veillerais éternellement sur toi, je serais toujours à tes côtés, je te le promets » chuchota-t-il entre deux baisers effrénés. Je le serrai si fort contre moi. Nous traverserons ça. Nous l'avons toujours traversés. Nous le traverserons toujours. Nous trouverons le moyen de faire disparaître Klaus. Ensemble. Jusqu'à la fin des temps.


Kt. Je n'étais pas rentré au manoir mais dans cette chambre d'hôtel hors de prix que j'occupais. Je ne comprenais toujours pas mon geste. J'avais mis ma vie en danger, pour une sorcière... Pour Elena et ses amis. Soit j'étais vraiment stupide, soit... Non je ne pouvais l'admettre. Personne jusqu'à aujourd'hui n'avait réussi à me faire repenser à cette douloureuse nuit où on m'avait retiré froidement mon bébé. J'avais franchement cru que ma tête allait exploser, quand derrière moi j'entendis quelqu'un. Je n'eus pas besoin de me retourner pour reconnaître à sa démarche sensuelle, l'homme que j'aime mais je me retournais tout de même.

- Tu aurais pu te faire tuer. Crois-tu franchement que tu avais assez de force contre Klaus ? Demandais-je encore agacée.

J'avais eu tellement peur pour lui, que c'était moi qui avais failli me faire tuer et ça, ce n'était pas envisageable. Il s'avança vers moi et déposa sa main sur ma joue. Sa douceur infinie m'enleva toute colère. Je fixais ses longs et fins doigts quelques secondes, tandis que je sentais son regard de braise brûler mes lèvres.

- Ça en valait la peine.

Mon cerveau se déconnecta soudainement de toute logique. Je n'avais pas fait ça pour Elena. J'avais fait ça pour lui. Il était la seule personne capable de faire commettre l'impardonnable. Je me hissais sur la pointe des pieds et déposais mes lèvres sur les siennes, attendant le moment fatidique où il se reculerait... Mais ses mains vinrent se poser sur mes hanches... Son parfum me submergea et sa tendresse me couvrit d'un voile léger d'amour infini.


B. Je passais le pas de chez moi, portant une main à ma tête. J'étais vivante. J'avais sauvé Elena et j'étais vivante. J'avais visiblement plus de force que je ne le pensais, c'était donc un succès garantis. La maison était un peu trop froide, à moins que je ne sois simplement épuisé. Je m'arrêtais dans la cuisine en passant et passait un peu d'eau sur mon visage lorsqu'on frappa à la porte, mais je n'étais d'humeur à voir personne. J'entendis tout de même cette dernière s'ouvrir et quelqu'un entrer. Essuyant mon visage, je retournais dans mon salon prête à faire la morale à celui qui était entré sans permission... Mais resta bloquée en découvrant Jérémy en plein milieu de la pièce.

- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je suis au courant de ce qui s'est passé.

C'était impossible qu'Elena l'est prévenu, elle venait de me déposer. C'était donc un mort qui l'avait fait et je n'avais aucune envie de l'entendre me dire à quel point Anna se souciait de mon état. Roulant des yeux, je tournais rapidement les talons, jetant le torchon sur la table de la cuisine en avançant pour aller rejoindre ma chambre et m'apprêtais à partir me coucher. Pas ce soir, je ne le supporterai pas. Je l'aimais toujours et là où un sort n'avait pas réussi, lui y arriverai.

- Tu diras à Anna que je vais bien.
- Anna ? Mais je... C'est Alaric qui m'a prévenu.

Alaric ? Mais... Quoi ? Je me stoppais net et me retournais pour l'interroger du regard, alors qu'il approcha de moi, lentement mais surement, détaillant mon visage et mes sourcils froncés. Il s'arrêta à un mètre de moi, attrapant ma petite main faiblarde.

- Bonnie... Anna et moi c'est fini... Il n'y a que toi... Je...

Je posais un doigt sur ses lèvres. Je ne voulais pas en entendre davantage. J'avais décidé de tout faire pour rendre cette soirée meilleure. Au risque qu'il ne me repousse, je déposais un chaste baiser sur ses lèvres et me reculais par la suite, secouant lentement la tête pour lui signifiait qu'il ferait mieux de s'en aller, maintenant. Je l'avais tellement détesté de m'avoir fait mal et pourtant j'étais prête à tout pour le retrouver.

- Je me ferai pardonner... Chuchota-t-il avant d'embrasser lentement mon front.


Epilogue :

Alors que le jour devenait nuit ; que l'astre étincelant et chaleureux laissait place à son contraire, froide et mystérieuse ; que les loups se transformaient sous cette pleine lune symbole de charme et de romantisme et que les sang-froids se terraient chez eux ; l'amour remplissait bien des foyers. Parfois il y coulait de folles et torrides nuits d'amour pour fêter de chaudes retrouvailles, où une sauvage blonde s'unissait d'un amant brun qui la couvrait de baisers. Parfois encore, on y distinguait deux corps collés l'un contre l'autre, âme sœur se promettant de se protéger l'un l'autre jusqu'à la mort, jeunes et vieux vampires aux destins commun. On pouvait entendre, au loin, dans une des plus luxueuses chambre d'hôtel, deux âmes qui fêtaient leurs retrouvailles dans une danse étouffante, sous une couette chaude, se rappelant leur cabrioles passés. Dans un autre foyer non loin, on y voyait une jeune sorcière en pleine insomnie qui pensait à l'homme qu'elle aimait, dormir tendrement.

« Tout est fini. Nous serons enfin tranquilles » de disait-il tous, quoi qu'ils fassent. Mais cette certitude était-elle exacte ? Rien n'en était moins sûr... Et alors que la jolie métisse arpentait son salon pour augmenter le chauffage, le châle de sa grand-mère défunte sur les épaules, un courant d'air dernière elle la fit frissonner. Elle ne prit pas la peine de se retourner qu'elle sentait déjà une présence dans son dos. Un monstre. Un sale inhumain. Comment avait-il pu rentrer dans sa maison; sans autorisation ? Ce n'était pourtant pas la question qu'elle se posait actuellement. Une peur effroyable la prit lorsqu'elle sentit sa respiration à son oreille. Alors que tous pensaient être tranquille, elle, elle savait que rien n'était terminé. Elle sursauta presque au chuchotement de cette voix suave et grave qui tinta à son oreille. Son ténor sombre résonna longtemps dans l'obscurité et dans sa tête encore meurtrie. Elle tendit l'oreille pour capter ses mots tranchants et terrifiants.

- J'ai encore besoin de toi... Rien n'est fini.