Chapitre III :

Kt. - Tu te surestimes chéri, je...
- Jacob, pourquoi est-ce que ça sent le vampire ? Me coupa un ténor sombre en ouvrant la porte de la chambre à la volée.

Oh... C'était lui. Sam Ulet. Ce pauvre type était le plus âgé de la meute et probablement le seul à ne pas trouver possible, l'amitié d'un vampire avec un des leurs. Il me foudroyait du regard dès lorsqu'il m'aperçu. Même lorsque j'étais humaine, nous ne nous apprécions pas. Il avait toujours éprouvé une haine froide envers les vampires et lorsque j'avais été transformé, il avait annoncé que je méritais ce qu'il m'était arrivé. Sam faisait partie de ceux qui adorait chasser les vampires, alors pour lui, se lier d'amitié avec sa proie relevait de l'impossible. Cet abruti prenait sa mission très à cœur et il s'empêchait de ressentir quoi que ce soit, même si tout le monde était au courant de sa passion dévorante pour la belle Emily.

- Katerina va rester quelque temps ici...
- Jacob il faut que je te parle, le coupa-t-il instantanément.
- Sam ! Je t'ai manqué ?

Il ne m'adressa même pas un regard et sortit de la pièce. Jake, lui, me lâcha un regard désolé et déposa ses lèvres sur mon fond, laissant sa délicate odeur s'imprégner dans mes cheveux. Il sortit à son tour en refermant derrière lui. Quel accueil ! Sam n'avait vraiment pas changé. Je me décidais donc à ranger mes affaires dans les deux tiroirs qu'il avait vidés et une fois fait, j'ouvrais ses propres tiroirs. La curiosité me démangeait. Il n'avait pas changé de style vestimentaire. Jake ne changerait jamais et c'est surement ce qui me plaisait le plus. Après avoir fait le tour de la pièce, où je n'avais rien trouvé d'intéressant, je me laissais tombais lourdement sur son lit avant de tourner la tête vers ce fameux cadre. Cette fille me disait quelque chose, j'avais comme une impression de déjà vue à son encontre.

- Je ne la mêlerai pas à ça !

Je sortis de mes songes au moment même où après avoir crié à plein poumons, Jake entra dans la chambre en claquant la porte dernière lui. Il s'appuya contre la fenêtre bras tendus, tête baissée. Il tremblait de tous ses membres, prêt à se transformer sous le coup de la colère. Je m'approchais lentement de lui et posais ma main sur son épaule qu'il secoua afin de la retirer. Je savais qu'il n'aimait pas que je le vois ainsi, mais son attitude de rejet m'importait peu, depuis le temps. Je le poussais légèrement et me mis entre lui et la fenêtre en prenant son visage dans mes mains.

- Regarde-moi... Jake, regarde-moi !

Ses yeux brun se plantèrent enfin dans les miens, alors que je gardais mes mains plaquées sur ses joues, mes pouces les caressant doucement. Il approcha ses mains l'une de l'autre, toujours posé sur la fenêtre, entourant un peu plus ma taille. Il posa son front contre le mien et clos ses paupières. Je l'imitais et sa respiration se calma un peu. J'entendis les battements de son cœur ralentir et reprendre une allure presque humaine. Je savais que lutter contre sa transformation était très douloureux. Ses mains se détachèrent du rebord de la fenêtre pour venir se placées dans mes cheveux alors que j'enfouis mon visage dans son cou. Être avec lui me faisait un bien fou. Pas besoin de masque, ni de mentir.

- Merci...

Sa voix était presque inaudible, mais parvint tout de même très rapidement à mes oreilles de vampire. J'ouvrit de nouveau les paupières et relevais la tête vers lui, nos visages n'était qu'à quelques centimètres. Un franc sourire encadra nos deux visages à la vision de cette proximité retrouvée.

- Tu m'as manqué Katykat... Souffla-t-il.
- Toi aussi Jake... Toi aussi...


E. Je restais sans voix, cette déclaration, je ne m'y attendais pas. Je ne m'étais pas imaginé à quel point il avait pu souffrir. Rien qu'à constater son visage déchiré, on pouvait voir toute la douleur qu'il avait subit. Je posais une main sur sa joue, il déposa la sienne sur la mienne et je lui rendis un faible sourire.

- Tu comprends ce que je veux dire ? Elle me consumait aussi, je la haïssais de tout mon corps mais je l'aimais à en mourir.

Oui, je comprenais parfaitement où il voulait en venir... Mais il avait tort. Désormais, il était le seul à m'obséder jour et nuit. Tous les autres paressaient fade à côté de lui. Il était unique, il était le seul détenteur de mon cœur. Ce que j'éprouvais pour lui, il n'y avait pas de mots pour ça. Avant d'être un vampire je me trompais, je cachais mes sentiments à son égard, mais désormais, je ne pouvais plus cacher cette envie débordante d'être sans arrêt à ses côtés.

- Stefan et moi, ce n'est pas comme ça. Je le déteste, simplement pour ce qu'il est, ce qu'il m'a fait subir à moi et aux autres. Je ne pourrais jamais plus ressentir de l'amour à son égard. Il m'a déçu, blessé, mentis, trahis... Et malgré tout ça, la seule raison valable, c'est toi. Parce que tu me rends folle, à chacun de tes gestes, je t'aime un peu plus. À chacune de tes paroles, je me noie dans ta tendresse. Je t'aime Da...

Il me coupa en m'embrassant fougueusement, comme si sa vie en dépendait. Il attira mon visage au sien avec une force incroyable. Il rapprocha mon corps au sien, tandis que je franchissais la barrière de ses lèvres du bout de ma langue. Tout mon être s'emballait et se réchauffait. Pourquoi m'étais-je habillée ? J'étais incapable de lui résister, et je n'étais même pas sur de vouloir essayer. Il retira mon haut et mon jean sans tarder. Ses mains se baladaient sur mon corps et me faisaient souffler de plaisir. C'était incontrôlable... A vrai dire, avec lui, rien n'était contrôlable.

Mon corps bouillonnait.

Il détacha le reste de mes sous-vêtement. Mes mains agrippèrent automatiquement ses cheveux tandis qu'il descendit embrasser mon cou et je sentis ses crocs sortir de nouveau. Mon Dieu, comme je le désirais ! Il voulut se reculer mais je l'incitais à aller plus loin, rapprochant ses lèvres contre ma peau. Il planta alors ses crocs dans ma gorge et une énorme chaleur m'envahis, me cambrant de plaisir. Il passa une de ses mains sous ma nuque tandis que l'autre passa dans mon dos et il se retira de ma peau pour m'embrasser de nouveau, me collant un peu plus au mur qui se trouver dans mon dos. Il me souleva et unie pour de bon nos deux corps, m'arrachant un cri de plaisir. Ses baisers se faisaient de plus en plus fougueux et il m'était impossible de résister à ses caresses... Pour la première fois depuis longtemps je sentis, le muscle mort au creux de ma poitrine se serrer. Je crus percevoir un battement... Cela était impossible mais quelques secondes après c'est le sien que j'entendis. Il stoppa notre baisser, tandis que nous nous regardions passionnément.

- Tu as entendu ? demanda-t-il en posant une main sur son cœur.

J'acquiesçais et l'embrassais langoureusement, déclenchant chez lui une envie encore plus forte.


Kt. Il me souleva et me fit tourner avant de me jeter sur le lit et de venir s'allonger à mes côtés. Appuyé sur un avant-bras, moi de l'autre, nous nous dévisagions avec insistance.

- Paresseux !
- Moi ? Mais absolument pas !
- Alors comment expliques-tu ta passion débordante pour ton lit ?
- J'aime dormir et puis, je suis une bête sauvage, j'ai besoin de repos ! Blagua-t-il en grognant afin d'imiter un loup.

Jake n'était pas vraiment paresseux, mais j'aimais le taquiner avec ça... Comme avec toute autre chose, d'ailleurs... Disons plutôt, qu'il adorait être allongé et faire la sieste. Preuve présente, il n'avait pas réussi à tenir plus de dix minutes debout, même si j'étais dans ses bras.

- Toi ? Une bête sauvage ? Je demande à voir !
- Tu l'auras voulu !

Il roula et se plaça au-dessus de moi, faisant mine de m'attaquer, mais, j'étais plus forte que lui et en une fraction de seconde, ce fut moi qui me retrouvais sur lui. Assise à califourchon, je m'allongeais un peu plus afin de lui prendre les bras et les lui placer au-dessus la tête, le plaquant fermement au lit. Nos visages étaient si proches que son souffle caressait mes lèvres. Je me penchais pour murmurer un « perdu » à son oreille et fis glisser mon nez le long de son visage, du plus aguicheur que je pus, avant de redescendre de son corps, pour retrouver ma place initiale, sur le lit, à ses côtés. Nous échangeâmes un petit regard complice et plein de nostalgie avant de rire aux éclats. De nouveau côte à côte, appuyés sur l'avant-bras, nos rires s'estompèrent petit à petit. Il continuait de sourire chaleureusement. Sa main chaude et délicate vint replacer une de mes mèches dernière mon oreille.

- Jake ?
- Mmm ?
- Qui est-ce que tu ne voulais pas mêler à quoi ?

Son beau visage se crispa durement et il roula sur le dos, fuyant mon regard. Manque de chance pour lui, j'avais toujours ce que je voulais. Je me rapprochais de lui plaçant une main sous ma tête, en appui sur un coude. Mon regard glissa le long de sa mâchoire carrée, jusque sur son torse nu, comme toujours, où j'y déposais délicatement ma main. Chaque fois que je le retrouvais, il était un peu plus couvert de tatouage... A l'instant même, le bout de mes doigts glissait sur l'un d'entre eux, sur son torse et plus particulièrement son pectoraux droit... La chaire de poule grimpa sur sa peau, m'arrachant un sourire alors que j'en profitais pour le relancer.

- Jake... S'il te plait...
- Les originaux. Ils organisent une fête et Sam veut y aller...
- Pour l'anniversaire de Rebekah, oui je sais. En quoi ça vous concerne ?
- Comment tu sais ?
- Oh Jake, je t'en prie... Je sais toujours tout !

Un sourire radieux étira ses lèvres et il risqua enfin un regard vers moi. Mais, comme à chaque fois, lorsque son regard se planta dans le mien, il ne s'en détacha plus. Alors que je caressais toujours son torse du bout des doigts. Il attrapa ma main et la serra dans la sienne. Ses yeux passant un à un dans les miens. C'était si simple d'être avec lui. Pas besoin de manipulation, pas besoin de jouer la comédie. Je pouvais seulement être telle que je l'avais toujours été.

Néanmoins, je n'oubliais pas que c'était la deuxième fois aujourd'hui qu'il répondait à une de mes question, par une autre question. Il finirait bien par craquer et me répondre et même si pour cela, je devais sortir toutes les armes dont je disposais.

- Et qui est-ce que tu ne veux pas mêler à l'anniversaire de Barbie ?
- Toi.
- Pardon ? m'étranglais-je en arquant un sourcil.
- Comme tu les connais, Sam veut que tu y ailles avec nous... Je ne suis pas d'accord.

Je fronçais automatiquement les sourcils. Que faisaient-ils avec les originaux ? Ils allaient se faire massacrer avant même d'avoir passé le pas de la porte. Jake ignorait mes questions uniquement lorsqu'il ne voulait pas y répondre et il ne m'avait toujours pas expliqué en quoi cela les concernait.

- Vous ne pensez quand même pas pouvoir les tués ?!
- Je ne veux pas que tu t'en mêles Kat.
- Jake c'est trop dangereux, ne fais pas ça !

Je me redressais aussitôt, m'asseyant en me tenant également par une main, plongeant mes yeux dans les siens, pour tenter de capter la moindre de ses pensées. Alors c'était ça... La raison de son retour à Mystic Falls... Ma fierté en prit un coup, même si au fond, je savais qu'il n'était pas revenue pour moi, je l'espérais secrètement. Tués les originaux étaient sa seule mission... Elijah, Kol, Rebekah et Klaus... Klaus ! Mais oui ! Bon sang !

- Tu ne peux pas les tuer !
- Bien sûr que si, crois-moi, si on leur arrache la tête puis qu'on...
- Tu me tuerai avec.

Son visage vira au blanc et son emprise autour de ma main se resserra. Ses yeux cherchèrent les miens sans répit. Il fallait que je lui explique. Je ne pouvais pas le laisser comme ça. Néanmoins, je crois qu'il compris instantanément où je voulais en venir. Entre Jake et moi, la connexion psychique avait toujours été telle que j'avais parfois l'impression qu'il pouvait lire dans mon esprit. Son teint n'en devint que plus livide. Sa main ne lâchait plus la mienne, comme si la peur de me perdre était plus que présente.

- Lorsqu'on tue un original, toute sa lignée meure avec lui.
- Il faut que je prévienne Sam.
- Parce que tu crois que ça l'arrêtera ?
- Pas d'attaque sans l'accord de tous les membres de la meute.

Je posais ma tête sur son torse, en m'allongeant de nouveau. Mon Dieu, j'avais évité un beau carnage. J'avais sauvé ma vie et la sienne. Sa main droite se plaça sous sa nuque tandis que sa gauche caressait mes cheveux. Qu'aurai-je fait sans lui ? S'il ne faisait plus parti de ce monde ? Certes nous nous perdions de vue très souvent mais c'était a chaque fois pour mieux nous retrouver. De plus, nos chemins étaient faits pour se recroiser... et se nouer.


B. Nous étions déjà en début d'après-midi. Je marchais vers le Mystic Grill d'un pas décidé où je devais retrouver Caroline et Élena. Je poussais la lourde porte. Caroline était déjà là, assise à une table, la tête dans les mains. Je m'approchais d'elle et lui caressa doucement le bras. Elle releva la tête et me fit un faible sourire en se levant pour me prendre dans ses bras. Je m'assis ensuite à côté d'elle. Un lourd coup de vent fit voler nos cheveux et Élena apparut au centre, décoiffée.

- Excusez-moi, j'étais avec Damon et je... il... nous... enfin...
- Tu es encore plus rapide que moi ! S'exclama notre adorable blonde.

Elle nous serra rapidement chacune dans ses bras et s'assit en face, complètement affolée. Elle tripotait ses doigts. Du regard je l'incite à poursuivre... Après tout, c'est elle qui avait demandée à nous voir...

- Alors voilà... tout à l'heure... Damon et moi, nous étions en train de... enfin vous voyez... Et j'ai... enfin c'est bizarre, parce que lui aussi... mais en fait...
- Elena vient en au fait, la coupa Caroline, en roulant des yeux.
- Mon cœur s'est mis à battre.

J'échangeait aussitôt un regard vers Caroline et deux petites secondes suffirent pour que nous éclatâmes de rire, mais devant le regard insistant d'Elena, je me calmais un minimum... Mince, elle était sérieuse. Pourtant, c'était impossible. Il n'y avait pas remède au vampirisme. Un vampire était un damné, il ne pouvait pas... Enfin... Pas Élena... Pas Damon... Et si Klaus... Bon sang... Je tournais le regard pour qu'elle ne voit pas ma peur et ma crainte et j'aperçus alors Jérémy au bar, qui servait une jeune fille inconnue, brune et plutôt jolie à qui il souriait à pleine dent. J'eus une brutale envie de lui exploser le cerveau, puis je secouais la tête. Non, ce n'était pas moi.

- Ce ne fût qu'un centième de seconde, mais... Comment ?
- Je n'en sais rien... Je suppose que je vais devoir ressortir mes vieux grimoires, mentis-je en reposant mes yeux dans les siens.

En réalité, je les avais déjà ressortis. Cherchant à tout prix un énième moyen d'empêcher de faire ce que Klaus m'avait demandé. Mais cela était inquiétant... J'allais approfondir mes recherches, Klaus ne pouvait pas avoir raison. Cela était impossible... Les vampires, loups-garous et autres fantôme étaient déjà une part bien présente dans nos vies. Pas besoin d'en rajouter. Je retournais la tête vers Jérémy, la jeune brune au carré bien entretenue avait disparue. Je l'admirais laver les verres. J'aurais tellement voulu qu'Alaric se trompe... Mais d'après mes recherches...

- Tu as déjà entendu parler de ça ?
- Non... Je... Non, jamais, répondis-je en sortant de mes pensées interrompues par Élena.
- Bonnie ? Est-ce que ça va ? Me demanda Caroline en se penchant vers moi.
- Oui bien sûr mais et toi, tu a l'air frustrée.

Dans l'art du changement de conversation j'étais la meilleure, n'oublions pas ça. Je prenais une mine inquiète et passant une main sur le front de Caroline qui baissa la tête. Bingo. Gagné. Le regard d'Elena me quitta pour se planter sur notre amie et je me calais au fond du siège, croisant les bras.

- Disons que Klaus m'a fait une charmante visite, ce matin... Ironisa-t-elle accompagné d'une grimace.
- Qu'est-ce qu'il voulait ? Demanda notre jeune vampire.

Nous écoutâmes patiemment son récit. Le débarquement de ce monstre dans sa chambre, leur conversation, puis ses craintes d'en parler à Tyler. Elle ne l'avait toujours pas fait et craignait qu'il ne s'énerve contre elle. L'hybride ne créait que des problèmes autour de lui. Sans parler du problème "Originaux"... Tous de retour. Cela n'augurait vraiment rien de bon...

- Donc, ils sont bel et bien de retour, affirma un ténor que je connaissais bien.
- Matt !

Élena se retourna au même moment que je m'étais exclamé son nom. Je me levais aussitôt et il me serra contre lui. Ces trois mois passé à faire d'intenses recherche, rien qu'avec lui nous avait grandement rapproché. Depuis l'incident de la piscine, tout avait changé. Je me reculais, un large sourire aux lèvres, sous le regard de Caroline et Elena, qu'il serra à son tour contre lui. Je l'entendis murmurer un petit « doucement », suivis d'un petit « Pardon, j'ai du mal à m'y faire... » de la part d'Elena. Ils étaient vraiment adorables. Depuis le berceau, il avait toujours étés deux meilleurs amis extraordinaires, d'une complicité folle. Sortir ensembles avait été une bêtise, ils étaient bien trop copain pour ça.