Chapitre IV :

D. Elena était partie rejoindre Bonnie et Caroline au Mystic Grill et elle avait bien raison. C'était incroyable... Cela faisait plus d'un siècle que mon cœur n'avait pas battu. Je sortais enfin de la douche où j'étais resté un moment, toujours aussi songeur. Je passais la main dans mes cheveux et alors que je finissais d'enfiler mes vêtements, une mauvaise odeur de brûler me vint aux narines. Je sortais précipitaient dans le couloir, me dirigeant vers la chambre de mon frère d'où provenait d'odeur et poussait immédiatement la porte en l'appelant. Ce spectacle me brûla moi-même les entrailles. Aussitôt je le plaquais au sol, dans un coin d'ombre.

- Je peux savoir ce qu'il t'a pris ?! M'exclamais-je en le secouant presque.

Il me repoussa violemment sur le côté avant de me lancer un regard amer plein de reproche. Nous nous relevâmes à vitesse vampirique et il fit un pas vers moi, mais le soleil lui brûla de nouveau le visage, je le repoussais alors dans l'ombre. J'aperçus sa chevalière non loin de mes pieds, me stoppant la ramassais et la fis rouler dans mes doigts, avant de lui lancer à mon tour un regard assassin.

- Vraiment ?! Après tout ce que qu'on a traversés ?!
- Tu peux parler toi, tu as tout ce que tu as toujours voulu !
- Sérieusement Stefan ?!... Elle t'avait choisi toi ! Tu l'as laissée. Abandonnée. Une fois de plus, comme Katherine, c'était toi... Et tu as tout gâché... Et maintenant quoi ? Tu regrettes ? Tu veux mourir, pour quoi ? Une femme ? Tu imagines ce que j'ai traversé moi, deux fois ?! À deux reprises on m'a abandonné pour toi et je suis là, à te projeter, à m'apitoyer sur ton sort, alors que toi, tu n'as jamais cherché à comprendre ! J'avais besoin de mon frère et j'en ai toujours besoin ! Alors, si tu veux mourir égoïstement et rester un con aux yeux de tous vas-y, mais tu ne vaudras pas mieux que ce que j'étais !

Je lui balançais sa chevalière qu'il attrapa à la volée et je quittais la pièce. Abasourdis. En réalité, j'étais désemparé. Il m'avait fait transformer, par peur que je ne sois plus près de lui et maintenant, il voulait mourir. Malgré tout, je n'arrivais pas à me sentir coupable... Je me servis un verre de bourdon et m'affalai dans le canapé. Je le bus d'une traite et m'en resservis un autre. Après la mort d'Alaric, je ne serais pas apte à supporter celle de mon frère. Cependant, je l'avais moi aussi abandonné. Alors que je m'attendais à sentir de nouveau une atroce odeur de cramer, qui viendrai déchirais mon cœur en deux, j'entendis des pas lourds derniers moi. J'aurais voulu sourire mais j'avais bien trop mal, cause de ce qu'il venait de se passer. Je bus mon verre d'une autre traite et posais ma main sur la bouteille afin de me resservir mais une main l'avait attrapé avant moi. Je levais les yeux vers mon petit frère, qui avait l'air véritablement perdu. Sous mes doigts posait sur sa main qui tenait ma bouteille je pouvais de nouveau sentir sa chevalière. Je me levais et le serrais dans mes bras. Mon frère était tout ce qu'il me restait de mes souvenirs d'humanité, de notre enfance joyeuse et de ma mère... Je me serai battus jusqu'à la mort pour lui. Après quelques minutes, je le lâchais et rattrapais ma bouteille de bourdon. Je me servis un énième verre et posais la bouteille. Je bus ce dernier plus doucement, lui tournant le dos pour cacher mon mal-être.

- Vraiment ? Après m'avoir convaincu, tu vas me faire la tête ?

Je me retournais avec cette fois, un réel sourire sur les lèvres. J'avais réussi. Mon frère avait retrouvé la joie de vivre... Du moins pour le moment. Cela faisait tellement longtemps que nous n'avions pas été aussi complices. Vraiment longtemps. Il avait souffert, autant que moi. Je le savais. Et j'allais tout faire pour qu'il redevienne aussi heureux que je le suis maintenant, avec Élena.

- Qu'est-ce que tu proposes ?


S. Je le plaquais au sol et le ballon roula sur la pelouse. Retrouver mon frère avait été d'une perfection absolue. Nos moments étaient si rares et pourtant j'en avais tellement besoin. Il s'écroula au sol en lançant un soupir de douleur et éclata de rire. Un très vieux souvenir immergea ma tête. Nous avions dix ans. Mère nous avez fait mettre nos plus beau vêtement pour la rentré. « Mes fils serons les plus beaux ! » avait-elle annoncée. Elle embrassa mes joues et je restais sage. Damon s'impatientait de retrouver ses camarades. Elle se rapprocha de lui et remis son uniforme en place. Elle pris sa petite tête entre ses mains, caressa ses cheveux et lui murmura « Prend soin de ton frère ». Elle lui sourie et embrassa longuement ses joues. Damon avait acquiesçait et avait pris ma main, nous sortant de la maison. Elle nous regardais partir, sur le pas de la porte. Je continuais de la regardais tandis que Damon courrais en m'entraînant par la main. Là bas, il avait plein de copains, moi je n'étais pas vraiment aimé. Nous courrions sur le chemin de l'école, il tenait toujours ma main. Je me suis arrêté d'un coup, je ne voulais pas y aller. L'air frustré, il a tenté de me tirer de nouveau, je ne voulais plus avancer. Il a alors trouvé une très bonne feinte. Une flaque d'eau était présente sur notre chemin et il a sauté dedans à pieds joints, trempant son pantalon et me mouillant de la tête aux pieds. Furieux je lui avais couru après jusqu'à l'école. Il avait réussi à m'y faire aller, et de plus, avoir couru m'avait fait sécher.

- À quoi tu penses ? Questionna-t-il en voyant mon air songeur.
- Elle te préférait.
- Pardon ?
- Maman... Elle t'a toujours préféré...

Sa tête roula afin de regarder les étoiles... Les étoiles ? Je m'aperçus enfin que nous avions passé après midi ensemble puisqu'il faisait nuit. Chose rare.

- Peut-être, mais c'est toi qui étais là.

Je savais parfaitement de quoi il parlait. Sa mort. Il n'avait pas été présent, lui, se battais sur le champ de bataille à ce moment-là. Mère était tant fière de lui. Elle ne cessait de parler de lui... Quand il était revenu, cela avait été une terrible déchirure pour lui d'apprendre sa mort. Je le vit alors détourner le regard, les yeux brillant. Il fixait les étoiles, tandis que ma tête était tourné vers lui.

- Pourquoi après près de deux siècles, ça fait encore tellement mal ?

Il tourna la tête vers moi à son tour. Nous n'étions plus que tous les deux et je me rendais compte qu'il était tout ce que j'avais. Damon restait Damon, pour ses bons comme ses mauvais côtés, cependant, il avait toujours veillé sur moi, il m'avait toujours projeté comme mère lui avait demandé. Il se redressa et fit quelques pas. Chez Damon, la tristesse et la mélancolie n'existaient pas. Tout se transformait en colère et en rage profonde. Je m'approchais de lui et le retournai face à moi.

- Il y a certaines douleurs qui ne nous quittent jamais...

Je souris à sa remarque et en une fraction je me baissais et ramassais le ballon. Je savais qu'il cachait sa douleur, mais lui parler sans cesse ne l'aiderai pas. De plus, nous étions là pour passé un bon moment, rire et être heureux. Alors, j'envoyais ce ballon de toute mes forces.

- Tu vas perdre petit frère ! Rigola-t-il en l'attrapant.


Kt. La nuit était tombée mais nous courrions encore dans les bois... comme des enfants, je devais bien l'avouer. J'avais ce besoin de le retrouver... Et il en avait profité pour me montrer la forêt sous différentes facettes. Je le semais facilement, tant qu'il ne se transformait pas, il n'y avait aucun risque qu'il me rattrape. Mais soudain, je le perdis de vue, je m'arrêtais donc un moment pour l'appeler, sans aucune réponse. Une branche craqua dernière moi et alors qu'un sourire tordit mes lèvres, je le plaquais contre un tronc d'arbre.

- On ne t'a jamais dit qu'on ne surprend jamais un vampire ? demandais-je, joueuse.
- Mmm non, mais on m'a déjà dit de ne pas surprendre une fille... c'était en 1488, en Bulgarie, tu étais en sous-vêtement et tu sortais de la douche, juste après que...

Je le coupais en posant un doigt sur ses lèvres. Je fis les gros yeux, rappeler le passé à l'oreille de tous, dans un bois n'était pas une bonne idée. Même si, je dois avouer que c'était une belle époque. J'avais tout juste 15 ans et j'étais bien évidemment encore humaine. Je vivais une idylle parfaite... Il enleva mon doigt de sa bouche et prit mon visage en coupe dans ses mains. Son pouce caressa le bout de mes lèvres et il déposa finalement un doux baisé sur mon front. Ses mains glissèrent le long de mes bras, jusqu'à attraper une des miennes. Il m'entraînait en me tirant par la main, marchant cette fois calmement dans la nuit profonde. Ne lâchant pas sa main, j'enroulais nos doigts et posais ma tête sur son épaule. Nos pas réguliers me rassuraient. Cette journée avait à la fois été tellement éprouvante et en même temps, un cadeau du ciel. Il s'arrêta près d'un petit lac dont je ne connaissais même pas l'existence.

Le reflet de la lune développa mon âme d'enfant et je lâchais sa main pour courir jusqu'à l'eau. Elle était si claire... Je me retournais vers lui, qui assis au sol regardait la lune. Je fini alors par le rejoigne et m'asseoir à mon tour sur un rocher, face à lui.

- Jake ?
- Mmh ?

Il baissa la tête vers moi et je pris mon courage, quitte à ce que sa réponse me vexe. Je devais savoir. Il fallait que je lui demande, je voulais être sûr.

- Tu as vieilli ?

Son regard s'assombrit quelques secondes puis repris sa teinte marron naturelle. Il baissa la tête et ma poitrine se serra. Je n'étais pas prête à le perdre. Pas lui. C'est quelqu'un que je ne voulais jamais voir partir. Il passa ses deux mains dans ses cheveux et les garda sur sa nuque en regardant le ciel. Puis, il posa ses mains à plat sur l'herbe derrière lui, de sorte à être un tout petit peu plus allongé, reposant ses yeux dans les miens, scannant son âme. Je perçu toute la souffrance que ma question avait fait ressortir et m'en voulait aussitôt.

- Quelques mois seulement...

La douleur me transperça la poitrine. Je m'arrêtais de le fixer en fermant les yeux, les rouvrant sur l'image de l'eau bleutée. Je lâchais un sourire hypocrite cachant ma souffrance soudaine, une plus grande encore que celle éprouvée à cause de Stefan. J'ai pinçait mes lèvres et tournais la tête. Battant des cils pour faire disparaître des larmes naissantes. Une colère profonde naissait en moi. Je ne connaissait pas la tristesse, seulement la colère et la haine, la rancoeur et la vengeance.

- Une fille hein... Chuchotais-je de dégoût.
- Oui... Mais pas comme tu l'entends.

Je fronçais les sourcils et reportais toute mon attention sur lui arquant un sourcil. Que voulait-il dire par là ?

- La fille de la photo... Elle s'appelait Kristen. Elle faisait partie de la meute... Quand tu es partis en Angleterre, après, tu sais... Après que tu m'es fuis...
- Je ne t'ai jamais fuis, Jake ! Le coupais-je aussitôt, mais m'ignorant, il continua :
- Les quelques membres de la meute et moi somme partis en Amérique, où nous avons rencontrés sa meute. Nous nous sommes unis, c'était tellement rare de rencontrer d'autres change-peau qui comme nous. Nos meutes sont restés ensemble près de 200 ans mais nous avons eu un violent combat. Elle, comme beaucoup de ma propre meute sont mort. Je n'ai jamais supporté cela... D'une meute de plus de vingt membres nous sommes passés à six. Six loups sur vingt ont survécut ! Alors pourquoi moi ?!

Il commençait à s'énerver et son corps à trembler de nouveau. Il prit sa tête dans ses douces mains et j'entendu respirer longuement et profondément. Le scrutant, je ne pouvais m'empêcher de constater que la lune, donnait un reflet bleu à ses cheveux brun et sa peau cuivrée. Il releva si lentement la tête vers moi, que j'aurais pu en comprendre qu'il ne pouvait plus continuer, mais il l'a fait :

- J'ai arrêter de me transformer et... Tu sais comment ça marche... Quelques mois seulement, puis j'ai entendu parler que tu avais quitté Mystic Falls en te faisant passer pour morte et j'ai eu espoir que tu reviennes, que notre chemin se recroise. Je ne savais pas où tu étais. Je me suis transformé et j'ai repris ce côté avec moi, stoppant ma croissance de nouveau.

Ses yeux trahissait réellement toute la souffrance qu'il éprouvait et ma poitrine se serra de nouveau. Je n'aimais pas le voir ainsi. Avec lui, toute ma méchanceté s'envolait et pour dire vrai, ça me faisait peur. J'aimais ma carapace de garce psychopathe.


E. - Stefan non plus n'est pas là. Mais sa chambre a été complètement détruite... Annonça Caroline en descendant l'escalier.
- Je sais, oui... Ça, c'est Kat ce matin, répondis-je en retirant la tête de mes mains.

Elles me regardèrent avec de gros yeux ronds. Je fus alors contrainte de leur raconter la mésaventure de ce matin. Caroline vint s'asseoir près de moi et Bonnie continuait de me caresser chaleureusement le dos, de haut en bas, espérant ralentir mon inquiétude.

- Ce que j'aimerais bien savoir, c'est depuis quand est-ce-que tu l'appelles Kat' ? C'est nouveau, vous vous donnez des mignons petits surnoms comme des sœurs qui s'entre tue ?
- Premièrement on ne se donne pas de "petit surnom tout mignon" Caroline, et on s'entre-tue pas, je...
- Ah oui excuse-moi ! Ce sont tes amis qu'elle menasse de tuer ! Sérieusement, comment peux-tu avoir de la compassion pour cette garce manipulatrice ?!

Caroline et moi continuons de nous fixer durement. Elle avait les mains posées sur ses hanches et moi, les bras croisés. Si un regard pouvait tuer, nous aurions probablement été projeté dans un western. Bonnie tenta d'intervenir, mais elle fut rapidement coupé :

- Tu n'es pas foutu de réfléchir correctement Élena ! Être vampire ce n'est pas changer du tout au tout !
- Pardon ?!
- Parfaitement ! Tu m'as très bien entendu ! Comment as-tu pu lâcher Stefan pour Damon ?!

S'en était trop, crocs sortis, je la poussais violemment à l'autre bout de la pièce et elle s'écroula le long du mur. Cela était abusif mais elle était insupportable et je n'arrivais plus à entendre ses reproches minables. Elle se releva aussitôt et voulu me saisir à la gorge mais je la repoussais au sol une énième fois.

- Comment peux-tu être plus forte ?!

Caroline ne pût finir car un affreux mal de tête la prit, elle attrapa cette dernière entre ses mains et hurla à la mort. Elle s'allongea au sol et se repliant de douleur, ses cris s'intensifièrent et puis, ce fut mon tour. Je tombais moi aussi à genoux, suppliant Bonnie d'arrêter et quelques secondes plus tard, le calme revint doucement dans mon esprit. Je me relevais difficilement tandis que Caroline était tête baissée, mains et genoux au sol. Énervé contre toutes, je pris ma veste et quittais le manoir. Je marchais vite, comme une furie quand j'entendis des pas pressés derrière moi. C'était Bonnie. Elle m'interpella sans réponse de ma part, puis courut pour se placer devant moi et m'arrêter.

- Pardonne-moi Élena, mais vous alliez vous entre-tuer. Laisse-moi te raccompagner, tu ne vas pas renter à pied avec ce temps.

Bien vue. Je n'avais aucune envie de mourir de froid. Après un soupir, j'acceptais. Un lourd et pesant silence régnait dans la voiture de mon amie. Mais soudainement, elle le brisa :

- Comment tu as fait ?
- Fais quoi ? questionnais-je en tournant la tête vers elle.
- Pour résister ?

Je tournais la tête vers elle, frustrée. De quoi parlait-elle ? Elle semblait bien contrarié, sourcils froncés. Enfin, elle tourna à son tour la tête vers moi, un quart de seconde, puis se concentra de nouveau sur la route, reprenant la parole d'une voix bien plus posé.

- Quand Caroline est tombée, tu es resté debout comme si de rien n'était pendant au moins une bonne minute. Il a fallu que j'augmente la puissance pour que tu tombes.
- Je pensais que tu m'avais épargné. Je n'ai rien fait pour l'éviter, je ne l'avais juste pas ressentis.


J. J'entendis un bruit de pneus freiner dans l'allée, m'extirpant de mes pensées. Allongé sur mon lit, je jetais un coup d'oeil à la pendule qui indiquait minuit. Elena revenait-elle à cette heure ? Curieux, je me relevais pour regarder par la fenêtre mais il s'agissait de la voiture de Bonnie. Un large sourire se plaça sur mes lèvres tandis que je descendais les marches quatre à quatre,après être passé par la salle de bain pour arranger mes cheveux. J'ai ouvert la porte à la volée, prêt à la serrer dans mes bras. Mais je me stoppais net en découvrant Élena qui entrait furibonde, sans me dire bonjour, montant directement dans sa chambre. J'ai retourné la tête vers la porte d'entrée où se trouvait Bonnie qui fixait Élena monter et lui ait alors fait signe d'entrer, ignorant si elle comptait rester un moment, ou non.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Elle mit presque aussitôt un doigt sur ma douche et me désigna ses oreilles pour ensuite monter son doigt vers l'étage, où se trouvait Élena. Sa proximité fit raté un battement à mon coeur, tandis qu'elle m'entraîna dans le salon où je me suis lourdement assis dans le canapé. La porte de la chambre d'Elena claqua et elle se plaça à mes côtés, une jambe plier sous elle pour se rehausser. Ses yeux dans les miens, nous attendions un moment, en silence. C'était très gênant de l'avoir face à moi, dans ce silence insoutenable.

- Alors toi et Matt... tentais-je en attendant qu'elle puisse parler, mais l'eau se mit à couler à l'étage.

Élena était sous la douche, nous offrant ainsi le champs libre pour qu'elle puisse m'expliquer ce qui c'était passé pour la mettre dans un tel état.

- Elle s'est disputée avec Caroline au sujet de Damon et Katherine. Caroline est proche de Stefan, il a toujours veillé sur elle et comme il souffre de leur séparation, elle en veut à Élena... Quand à Katherine, Elena la défend et la protège, ce qui à fait exploser Caroline. Katherine et elle ont un comportement très étrange toutes les deux depuis la transformation d'Elena,tu devraient voir comme elles se regardent, on dirait presque des jumelles... Et le pire dans tout ça, c'est qu'elles en sont venus aux mains. J'ai dû employer mes pouvoirs pour les séparer, mais... Mais Elena n'a rien senti...

Je fis de gros yeux ronds. Jusqu'alors, seule Katherine n'avait rien senti, lorsque Bonne avait utilisée ses pouvoirs. Pourtant, il s'agissait bien de ma sœur, j'en étais certain. Bonnie semblait vraiment inquiète et je n'aimais pas ça... Cette proximité qu'elles avaient toutes deux étaient de pire en pire... Je les avait même surpris au téléphone comme deux soeur la semaine dernière...

- Je rechercherais s'il peut effectivement y avoir un lien Petrova qui les lierait.
- En parlant de recherches...

Elle baissa la tête et ses boucles brunes glissaient le long de son visage. Son superbe visage. Je passais tendrement ma main sur sa joue et l'approchais de moi. Elle se laissa aller contre mon torse tandis que je la serrait dans mes bras. Mes yeux se posèrent sur la fenêtre où une magnifique lune brillait d'un éclat presque bleu. Je caressais doucement ses cheveux, songeur. Elle portait beaucoup trop de choses sur ses épaules.

- Alaric peut avoir raison.
- Pardon ?

Elle leva la tête pour planter son doux regard noir dans le mien et sortit un vieux et petit carnet de son sac, commençant à lire.

- D'après mes recherches, dans chaque génération, il a un chasseur. Un vrai. Les sorcières l'ont créé, et ce, bien avant les originaux. Un chasseur aurait été créé à l'apparition du premier "non humain"... Je ne sais pas s'ils parlent de loup-garou ou autres choses qu'on ne connaît pas. Mais d'après les légendes, ce chasseur a pour but de faire régner l'espèce humaine, détruisant tout autre créature néfaste tel que... Bref, il y a un nombre incalculable de noms inconnus mais d'après eux, les créatures néfastes comporteraient les hybrides de toutes sortes...
- Cela veut dire qu'il y a d'autres sortes d'hybrides ? Et que Klaus ne serait pas seul ? Demanda alors Elena, plus proche que nous ne l'aurions crus.

Nous tournâmes la tête vers Elena, en serviette, qui nous regardait, l'air perdue. Bonnie et moi échangeâmes un regard bref et enfin elle la fit asseoir à ses côtés et lui raconta pour mon histoire ainsi que pour ses recherches.

- Tu as cité deux fois vampires et dans deux listes différentes, observa Élena.
- Oui... Je fais des recherches là-dessus, il y aurait deux sortes de vampires mais je ne sais pas à quoi ça correspond... Mentis-je sous le regard honteux de Jérémy.
- Tu as aussi cité l'histoire de sosie. Katherine et moi ne serions pas les seule ?
- Je n'en sais rien Élena... Mais je te promets de creuser tout, ça... Va te reposer, tu es sur les nerfs.
- Oui, elle a raison... Va dormir et nous allons faire de même... les vacances sont faites pour se reposer je te rappelle, annonçais-je avec un large sourire.

Elena fini par hocher la tête, soufflant longuement. Je n'aimais pas particulièrement le ton qu'elle avait employé pour désigner Katherine et elle, dans une même phrase... Néanmoins, elle nous embrassa tout deux avant d'aller se coucher. Bonnie se leva, rangeant ses affaires, alors que j'attrapais son poignet. Après tout, Elena était ma soeur, je me devais bien de l'aider dans ses recherches... Si Matt avait pu le faire, pourquoi pas moi.

- Je devrais rentrer, je n'ai pas d'affaires...
- Elena t'en prêtera demain, ne t'en fais pas...

Elle ouvrit un instant la bouche, ses superbes lèvres restant en suspend avant qu'elle ne les referme pour sourire. Je crus un instant qu'elle allait restait et alors que je m'approchais lentement d'elle, l'attirant un peu plus à moi, elle se leva, récupérant sa main. Je soufflais de frustration et d'amusement, alors qu'elle avançait vers la porte d'entrée. J'entendis ses pas ralentir et lorsque je relevais la tête vers elle, toujours assis sur le canapé, elle se retourna vers moi.

- Il n'y a rien entre Matt et moi... Bonne nuit Jeremy.

Un fin sourire aux lèvres, elle sortie finalement de la maison, tandis que je me laissais tomber en arrière sur le canapé, dans une position des plus allongées. Cette fille me rendait dingue.