Chapitre VI :

C. - Quoi ?! S'exclama-t-il
- C'est juste pour une soirée Tyler, juste une.
- Non ! Hors de question.
- Je ne veux pas qu'il te blesse et Élena a besoin de moi...

Il envoya valser un autre verre contre le mur et se prit la tête dans les mains. Je sursautais de nouveau et m'en voulait aussitôt d'avoir été si craintive, secouant lentement la tête en reposant mes yeux dans les siens.

- Ty...
- Tu penses sérieusement qu'il peut me blesser ?!
- Je ne vais pas prendre le risque ! Bon sang, je tiens trop à toi pour ça ! Mais ça, tu t'en fiche complètement !

J'attrapais mon sac et sortis de chez lui en claquant la porte. Je l'entendis m'appeler, mais à vitesse vampirique je filais dans la forêt. Je courrais le plus vite possible et m'arrêtais près d'un tronc d'arbre où je m'assis au sol pour souffler de rage. De plus je tremblais de froid, ma petite veste rouge ne me réchauffait pas vraiment. Pourquoi la vie était-elle si compliqué ? Pourquoi ? J'aimais Tyler, de tout mon cœur, de toute mon âme, mais Élena était mon amie et je me devais de l'aider. J'avoue que quand elle m'avait appelé plutôt dans l'après-midi pour me demander d'accepter d'y aller avec Klaus et qu'elle m'avait annoncée qu'elle irait avec Katherine, je n'avais pas porté grande engouement à l'idée mais je n'aimais pas savoir que ma meilleure amie serait en danger et loin de moi. De plus, cela m'aiderait à me faire pardonner. Soudain un craquement de branche se fit entendre en face de moi, automatiquement je relevais les yeux et... Oh mon Dieu !


E. - Tu m'expliques cette histoire de lien ? Depuis quand tu es au courant ?
- Damon...
- Je ne veux pas qu'elle te face le moindre mal, s'exclama-t-il en s'approchant à vitesse vampirique, prenant mon visage entre ses douces mains.

Son contact me faisait du bien, comme s'il m'était vital. De sensuels frissons commencèrent à parcourir mon échine et s'intensifièrent lorsqu'il posa son front contre le mien. Il passa tendrement ses doigts entre mes cheveux tandis que mes mains glissèrent passionnément le long de ses bras.

- Hum... Je ne veux pas déranger, mais il a raison, Katherine est tout de même dangereuse, nous interrompis Stefan.

Ce dernier était appuyé à la porte de la cuisine comme précédemment. Damon, me lâcha et se recula en croisant les bras, pour se retrouver au côté de son frère.

- Dangereuse pour toi peut-être Stefan. C'est toi qui s'est bien foutu d'elle alors qu'elle t'avait parler à cœur ouvert, crachais-je à l'intention de Stefan, avant de reprendre à l'intention de mon cher et tendre : Elle ne me fera aucun mal. Nous avons découvert ce lien il y a quelques jours, avant d'affronter Klaus... Ce n'est pas un lien qui lis une personne à une autre, comme tu peux te l'imaginer. C'est un lien dû à notre lignée. Si deux Petrova sont encore vivantes en même temps, alors un lien se crée. Mais pas comme tu l'entends, nous n'avons aucune obligation l'une envers l'autre. Il nous rend juste plus fortes. Lorsque nous sommes près l'une de l'autre, nous devenons quasiment aussi fortes d'un originel, assurais-je en posant mes mains sur les siennes.

Stefan lâcha un pauvre sourire hypocrite en tournant la tête vers son frère qui le regardait déjà amusé de la manière avec laquelle je lui avais répondu. J'avais peut-être abusé, mais j'étais tellement déçu par lui. Après moi, il avait fallu qu'il fasse de nouveau souffrir ma so... Enfin, avec Katherine. Avant que l'un des deux n'est eut le temps de prononcer un seul mot ou que je ne me rende vraiment compte de ce que ce lien criait sur mes sentiments, Caroline arriva en trombe, complètement affolée. Nos trois visages se tournèrent alors vers elle. Elle avait les cheveux en bataille et était complètement essoufflée.


C. Une jeune femme, se tenait face à moi. Mate, grande et élancée. Jusqu'ici, tout été normal. Mais soudainement, elle bondi et se transformait en un énorme loup gris. On aurait pu la prendre pour un hybride, mais j'avais suffisamment assisté Tyler pour savoir qu'elle n'en était pas une. Je restait bouche baie un moment. Qu'était-elle ? Qui était-elle ?... D'autres questions qui n'eurent pas le temps d'arrivée que j'entendis de sourd grognement derrière moi. Je me retournais et je couru aussi vite que je pu en apercevant quatre autres énormes loups semblable à cette fille. Crocs ressortis. Je fuis rapidement, ne me souvenant pas avoir déjà couru si vite de toute ma vie. J'arrivais enfin sur le seuil de la porte de chez Élena. J'entrais à toute vitesse et entendis des paroles dans la cuisine, je les rejoignis alors. Leurs trois visages se tournèrent vers moi, et un quart de seconde plus tard, Élena se précipitait vers moi et me pris dans ses bras. J'étais morte de fatigue. Elle m'aida à m'asseoir sur le canapé, je posais ma tête sur son épaule quelques minutes. Dans un élan de courage, je relevais la tête et racontais ma mésaventure.

- Ce sont surement les nouveaux arrivants dont parlait Alaric, en a conclu Élena.
- Les quoi ? Alaric ? Mais...

Je ne comprenais rien et je compris à son visage qu'elle allait devoir raconter la même histoire, encore. Heureusement pour elle, Damon et Stefan la relayait, par moment. L'histoire était encore complètement folle. Jeremy devenait un chasseur de je ne sais quoi, un lien spirituelle la liait à Katherine et Bonnie faisait des recherches dans des grimoires de magie on ne peu plus noire. Mystic Falls ne serait jamais une ville de paix.

- Je pense que j'en parlerai avec Katherine...
- Pourquoi elle ? Questionnais-je aussi sec.
- Je sais pas... J'ai l'impression que cette histoire ne m'est pas étrangère, sauf que je n'ai jamais été confronté à ça;..
- Donc, si ce n'est pas toi, c'est elle... murmura Damon.
- C'est fort probable. Katherine sait un nombre de choses incalculable. Elle était au courant pour les loup-garous bien avant nous, compléta Stefan.

Nous partîmes tous trois dans une profonde réflexion. Mon Dieu, quand serions-nous tranquilles ? Le lien entre Élena et Katherine me faisait vraiment très peur, je n'aimais pas cette garce. Et le fait que MA meilleure amie puisse être proche d'elle ne me plaisait pas du tout... Après tout c'était MA meilleure amie. Ma tête me faisait mal et j'étais sale. J'avais horreur de ça.

- Je vais rentrer moi, j'ai besoin d'une bonne douche. On se voit tous demain de toute manière, lançais-je en tenant ma tête.
- L'anniversaire de Rebekah oui... Tu crois qu'il faut qu'on emmène quelque chose ?
- Elena, je t'en prie ! C'est seulement Rebekah ! M'exclamais-je en ouvrant la porte.

Elle rigola et me serra dans ses bras une dernière fois.

- Tu es sûr que ça va aller ? Demanda-t-elle.
- Je vais la raccompagner, ne t'en fais pas, lança Stefan en ouvrant plus grand la porte.


D. Elle referma la porte derrière son amie et posa son front contre cette dernière. Aussitôt, à vitesse vampirique, je me plaçais derrière elle et l'enlaçais chaleureusement. Elle se retourna et m'enlaça à son tour. Posant sa tête fragile contre mon torse. D'une main, je caressais doucement ses cheveux, de l'autre, mes doigts étaient posés sur son t-shirt léger, sur ses hanches. Je relevais son visage vers le mien et le contemplais un moment avant de réagir.

- Tout iras bien, d'accord ?
- Il se passe des choses vraiment étranges...
- Il pourrait se passer des choses plus épatante... Murmurais-je sensuellement à son oreille.

Je lui lançais mon fameux sourire séducteur et ses yeux posés sur mes lèvres remontèrent mon visage pour se posées sur les miens. Elle me donna un petit cou sur l'épaule, me faisant reculé et souri à son tour.

- Je t'en veux toujours de ne pas m'avoir prévenue, je me suis fait un sang d'encre ! Pour la peine, tu vas rester tout seul ! A-t-elle rigolé en grimpant l'escalier en courant.

Je la rattrapa à l'étage et la bloquait entre moi et la porte de sa chambre, j'attrapais son magnifique visage et l'embrassait passionnément. Elle voulu me pousser mais je l'a soulevait aussi facilement que si j'avais soulevé une plume, ouvrant la porte de sa chambre et refermant dernière nous, je la jetais sur son lit. Elle riait aux éclats alors que je me plaçais rapidement au-dessus d'elle, avant qu'elle ne se relève. Dans la même hâte, elle attrapa sauvagement mes cheveux et collait ses lèvres aux miennes dans une folle passion qui dévora tout mon corps. Sans que je m'y attende, elle renversa mon corps se retrouvant au-dessus de moi. Elle attrapa fermement mes poignets, les collant à son matelas, rigolant toujours. Jouant avec mes nerfs, elle approcha ses lèvres des miennes, sans m'embrasser. Et chaque fois que je relevais la tête, elle se reculait. Un vrai supplice, insupportable, qui ne faisait que amplifier ses rires. C'était incroyablement frustrant de savoir que je n'avais aucune force face à elle tant que Katherine serait dans les parages... Mais, je savais qu'elle ne pourrait pas résister longtemps, elle non plus.

À force, je réussis à libérer un de mes poignets. Sur-le-champ, je passais mes doigts sur sa nuque et la rapprocha de moi. Je déposais quelques baisés tendre dans son cou puis senti son emprise sur mon autre poignet se relâcher. Ne perdant pas de temps, je renversais de nouveau les rôles, continuant de déposer quelques baisers brûlant de désir sur sa peau. Elle agrippa mes cheveux derechef et une mauvaise idée me passa alors en tête. Je lui retirais son haut blanc, continuant ma course sur son corps tandis qu'elle se courbait sous le désire. J'attrapais a mon tour ses petits poignets et me reculais légèrement.

- Ce serait vraiment odieux de ma part de te faire subir le même traitement que tu m'as infligé... Murmurais-je à son oreille.

Je fis glisser ma bouche sur sa mâchoire et au moment propice où elle ne désirais qu'un baiser, je ne lui donnais pas, me reculant. Elle secoua la tête et ses petits poings pour se libérer, tandis que je riais à mon tour, quand elle s'arrêta et qu'elle adopta un air affreusement vexé.


S. - Tu veux entrer un moment ? Me demanda Caroline, encore tremblante.

J'acquiesçais et entrais donc dans sa petite maison. Elle ferma très vite la porte afin que le froid ne rentre pas et me désigna le canapé près de la cheminée.

- Assis toi, je vais faire du café. Je suis gelée.

Je m'exécutais, joignant mes mains près du feu. Je me permis également d'ajouter une bûche, le fixant sans but précis. Mes pensées étaient ailleurs. Que faisait-elle en ce moment ? Je passais mes mains dans mes cheveux sans décoller mes coudes de mes genoux, penchant fortement la tête. Depuis quand me souciais-je d'elle ? Tout était sa faute après tout.

- Tiens, prend.

Je tournais la tête vers la petite blonde qui me tendait une tasse, assise à côté de moi. Elle se recula, posant son dos au dossier et me fixait, souriante. Elle entourait sa tasse entre ses mains... Lexi faisait pareille.

- Quoi ? Rigola-t-elle.
- Tu me la rappelle.

Son sourire chaleureux changea en un réconfortant. Elle baissa la tête en souriant, tandis que je restais un moment à fixer ses douces mains. Mes pensées repartaient de nouveau courir mon inconscient. Une seule et toujours même personne en prenait possession. Katherine. C'était la première fois qu'elle me repoussait et dans sa souffrance, elle avait tellement ressemblé à Élena. Même à travers ses paroles j'aurais pu les confondre. Même haine, même colère, retournées contre moi. J'avais également tellement de nostalgie concernant Élena. Tous nos souvenirs gravitaient dans mon esprit...

- Qu'est-ce qui se passe ?
- Rien ne t'en fait pas, mentis-je en souriant.
- Stefan, on ne me la fait pas à moi.

Je baissais la tête, démasqué. Elle plaça sa main froide sur mon bras en signe d'encouragement et je bus rapidement l'entièreté de mon café afin de me donner la force d'affronter un jugement qui allait peut-être tomber, si je commençait à parler. Je posais alors la tasse vide sur une petite table à côté du canapé et relevais les yeux vers elle. Ses douces prunelles claires m'encourageaient à lui faire part de mes pensées... Je me lançais alors.

- Je suis complètement perdu.
- Elena ?
- Entre autre...

Elle fronça les sourcils et finit sa tasse elle aussi, qu'elle posa à côté de la mienne. Je fixais un moment l'anse de la sienne frôlait la mienne sans jamais la toucher et je repensais au moment où je l'avais rencontré, ainsi qu'à son odieux rentre dedans. Caroline était loin d'être cette fille à présent. Celle qui était sortie avec mon frère était morte et enterrée. Elle se rapprocha de moi, posant ses deux mains dans les miennes, captant de nouveau mon regard.

- Si tu ne me dis pas tout, je ne peux pas t'aider, Stefan.
- Je me pose beaucoup de questions au sujet de Katherine.
- Katherine ? Qu'est-ce qu'elle vient faire là, elle ?

Je me raclais alors la gorge et commençait un récit des plus dépressif sur les quelques derniers jours que nous avions passés ensemble. Elle écoutait avec attention, repliant ses jambes sous elle sur le canapé, intervenant par moment, posant son coude sur le dossier, incroyablement surprise d'apprendre que nous avions couchés ensemble, calant sa tête sur sa main, laissant échapper un petit rire au sujet d'hier matin et fronça les sourcils au sujet de notre dernière conversation.

- Elle a peut-être raison... Et si j'aimais Élena parce qu'elle lui ressemblait ?
- Non, non, Stefan. Écoutes-moi, Élena n'est pas comme Katherine. Elle ne lui ressemble pas. Elena est franche, beaucoup moins exhibitionniste, généreuse, et humai... enfin...
- Humaine ? Oui, elle ne l'est plus Caroline. Katherine m'a plu bien avant que je ne sache que c'était un vampire. C'était ça, toute la différence.

Elle baissa la tête et passa ses mains dans ses cheveux comme moi quelques minutes auparavant, puis elle reprit sa position initiale croisant les bras sur sa poitrine, adossée au canapé. Nous restâmes comme ça un moment, cherchant tous deux le comment du pourquoi, auquel je savais pertinemment qu'il n'y avait pas de réponse. J'avais atténué la chose pour Caroline, mais je savais pertinemment, que Katherine avait raison. J'avais aimé Élena, pour son humanité, ce côté chez Katherine qui n'existait plus. Cependant, je n'étais pas fou, après tout ce que nous avions traversés, Katherine était la seule femme qui m'avait toujours aimé.


C. Je voyais pertinemment que Stefan était dans une mauvaise passe, il semblait hésiter de tout et de rien à la fois. Je posais alors doucement ma main sur la sienne et il la retourna pour la serrer un peu plus fort. Finalement, je poussais quelques cousins pour venir me glisser contre lui. D'abord hésitante, je me détendis très rapidement lorsqu'il me serra un peu plus fort. Si on m'avait dit, il y a quelques années, lorsqu'il était arrivée que nous serions aussi proche aujourd'hui, j'aurai probablement éclaté de rire, après le râteau lamentable que je m'étais pris. Néanmoins, c'était très agréable que de profiter simplement de ce moment.

- Pour l'anniversaire de Rebekah, je serais là si tu as la quelconque angoisse... me souffla-t-il doucement.

Je relevais alors le nez vers lui, détaillant sa mâchoire carrée et son sourire qui se voulait rassurant, mais je fini rapidement par le glisser de nouveau dans ses bras en silence. Ses doigts se perdaient un instant dans mes cheveux et je finissais par souffler plus pour moi même que pour lui.

- J'aurai aimé que Tyler sois là.
- Il ne vas pas venir ?
- Pour me voir faire la cavalière de Klaus toute la soirée ? Non...

Je lâchais malgré moi un profond soupire et alors que l'agacement me prenait de nouveau, je me redressais de ses bras, m'asseyant de nouveau sur le canapé où je posais un pied, un coude sur le genou, calant mon poing sur ma joue, boudeuse. J'étais moi même un peu perturbé par les derniers événements. Au fond de moi, n'avais-je pas toujours su qu'il ne s'agissait pas de Tyler ? après tout, j'avais toujours remarqué ces petites différences.

- Klaus n'est pas foncièrement mauvais, tu sais...

Je tournais immédiatement la tête vers lui et arquait immédiatement un sourcil, détaillant son visage avec un mélange de froideur, d'inquiétude et d'irritation. Les quelques mois qu'il avait passé avec lui, afin de retrouver leur gloire passé n'avait rien arrangé. J'ignorais parfaitement ce qu'ils avaient vécu ensemble, mais alors que je détaillais l'expression de son visage, je ne pouvais distinguer d'un peu de Nostalgie mélangé à de la tendresse, qui m'interpella un peu plus encore.

- Il a essayé de te tuer i peine trois jours.
- Il ne m'aurait pas tuer, voyons.
- Parce que tu es son super meilleur copain ? ironisais-je en secouant la tête.
- Parce qu'il est amoureux de toi, répliqua-t-il du tac au tac.