Chapitre VIII :
C. Alors qu'il c'était approché, j'avais simplement pris la fuite. Le laissant avec Stefan. Je m'étais d'abord réfugié auprès de Damon, mais j'avais manqué de me faire voir. Depuis ma cachette, je les avait vu parler et rire grandement. Chose qui m'avait un peu plus interpellé. Il est vrai que la veille, Stefan avait pris sa défense, mais j'étais loin de me douter qu'ils partageaient une telle complicité... Néanmoins, alors qu'une odeur différente m'interpella, j'en oubliait mon espionnage et avançais entre les gens pour trouver d'où venait cette odeur. Elle était si proche... Là... Tout prêt... Je ne faisais plus attention à rien tant cette odeur m'obsédait et...
BOOM.
- Aoutch !
Je plissais les yeux et me frottait la tête. Décidément... Plutôt agacé, je relevais rageusement les yeux vers la personne qui m'avait percuté de plein fouet et le découvrait là, face à moi, ravis, comme toujours. Il me fit une petite révérence stupide et alors que je frottais toujours ma tête, il saisit ma main et posa délicatement ses lèvres sur cette dernière. J'aurais du m'y attendre, m'y préparer... mais non, je restais bloqué un moment sur son visage qui avait soudain pris des airs angéliques... Mais il ne me tromperait pas. C'était ce même homme, méchant et sournois qui avait sacrifié mon Elena, utilisé ma Bonnie et manipulé mon Stefan... Je ne supportais pas qu'on touche à mes meilleurs amis. De plus, il avait voulu me sacrifier et Tyler aussi, avant de sauvagement le transformer en Hybride. Je retirais ma main encore plus durement que je ne l'avais voulu.
- Tu m'accordes la prochaine danse ? Demanda-t-il d'un ténor grave et séducteur.
J'haussais un sourcil avant d'éclater de rire, comme s'il s'agissait de la blague de l'année. Un éclat de rire démentiel dont il m'était impossible de sortir... Et lorsque je me calmais enfin, il me regardait vraiment étrangement. J'enlevais les mains que j'avais placées sur ma bouche pour ne pas rire trop fort et devant son attente si longue, je levais les yeux au ciel. Sans lui répondre, je lui passais à côté, mais il m'attrapa par la main, m'attirant si fort à lui que je me retrouvais propulsé contre son corps. Ses yeux verts me transpercèrent sans que je ne m'y attende. Je le regardais aussi intensément qu'il l'avait fait à mon arrivée... J'aurais voulu déceler dans son regard, une réponse à toutes mes questions le concernant, mais je n'y vis qu'une terrible attente. Je regardais sa main dans la mienne et son pouce qui c'était mis discrètement et de façon habituelle, à caresser mes doigts. Il me relâcha immédiatement sous mon regard, mais lorsque je relevais mes yeux dans les siens, aucune lueur d'animosité ne transpirait. Il y avait deux raisons possibles à cela : Ou bien, il jouait très bien la comédie ; ou alors, il était sincère... et ça, j'avais beaucoup de mal à le croire après tout ce qu'il avait fait...
- Une coupe alors ?
Je soupirais longuement et pris celle qu'il me tendait.
- Tu me hais.
- Je te hais, affirmais-je.
- Il est inutile de demander pourquoi.
- Je crois, oui.
Je bu ma coupe de champagne et il continua de me regarder, aussi longuement que je le fit moi-même. Nos regards se heurtèrent et j'essayais de paraître dure. Presque méchante à vrai dire, mais il était vraiment déstabilisant, car il continuait à cheviller ses prunelles émeraudes dans les miennes, en affichant une mine tendre et sensible. Comme si, la créature la plus puissante pouvait être sensible... Il me fixa ainsi pendant, ce qui m'a paru une éternité, cependant, je ne baissais pas les yeux, je maintenais son regard jusqu'à ce qu'il rît en baissant la tête.
Il faut dire que nous étions particulièrement difficile, mes doigts brûlant encore de ses caresses précédentes. Durant un instant, j'avais presque eut l'impression de sentir Tyler... Il faut dire que c'est dans son corps, que j'avais eu le droit à ce genre d'attention durant des mois. Un long frisson remontait d'ailleurs mon échine à cette idée, mais me tordait également l'estomac lorsque je repensais à ses mains, se baladant avec tant d'habilité sur mon corps.
- À quoi on joues ? Demanda-t-il finalement en relevant la tête, hilare.
- À quoi TU joues ? Répliquais-je du tac au tac.
- Pardon ?
- Pourquoi moi ? Parce que tu détestes Tyler au point de vouloir le rendre jaloux ? Parce que c'est une énième vengeance contre ta sœur ? Envers Katherine ? Par pur esprit de conquête ? Pourquoi ?
Il sourit bêtement et je cru n'avoir encore jamais vue ce sourire. Comme s'il était sincère et heureux, simplement. Je n'y croyais pas. Ses yeux se mirent a briller et il me tendit son bras tandis qu'une chanson commençait. Après tout, pourquoi pas ? Je n'avais pas le droit d'être avec Élena puisqu'elle se faisait passer pour Katherine. De plus, je voulais ma réponse. Je pris donc son bras et avec douceur et il m'entraîna au centre de la piste. Je croisais les doigts intérieurement pour que cette musique soit courte. La plus courte de la soirée.
Kt. Aussi surprenant que ça y paraissait, il a souri à ma remarque. Je me serais attendu à ce qu'il me réprimande, mais au lieu de ça, il a lâché un séduisant sourire qui m'a envoyé au paradis. Je me haïssais de ressentir encore ce genre de chose pour lui, mais il était clair que je l'aimais encore. Je l'avais toujours aimé. Néanmoins, je n'oubliais pas que la première chose que j'avais vu en quittant le bras de Jake, c'était lui, accoudé au comptoir, riant à gorge déployé avec Klaus. J'ai détourné la tête, rageuse qu'il me fasse autant d'effets alors que pour lui je n'étais strictement rien. Une large douleur familière envahi ma poitrine me berçant d'atroces souvenirs nostalgiques le concernant. « Je t'aime Stefan, je t'ai toujours aimé et c'est pour ça que je pourrais tout te pardonner. » Voilà ce que j'aurais dû dire ... Au lieu de ça, je me suis contenté de rester fixé sur l'endroit où avait disparu Jake, il y a quelques minutes.
- Qui est-ce ?
J'ai retourné la tête vers mon interlocuteur et ma douleur disparue à la seconde où je vis la jalousie apparaître sur ses traits. Ses prunelles intenses étaient plantées dans les miennes, les lèvres pincées et il releva la tête pour bien me regarder. Je souris de cette situation. Que dis-je ? Je m'en délectait totalement. Je ne savais pas où ce jeu allait nous emmener, mais j'étais bonne joueuse, alors jouons. Il était jaloux, j'en étais persuadé. Il était donc impossible qu'il ne m'aime vraiment plus. Je le savais, Stefan m'avait toujours... Non. En réalité, j'étais perdue... Les mots qu'il avait dit à Élena semblaient pourtant si sincère. Mais était-il perdu lui aussi... ? Je ne savais rien d'autre que je l'aimais démesurément. Alors j'ai joué, comme je savais si bien le faire.
- De qui parles-tu Stefan ? De mon séduisant cavalier ?
- De l'homme qui t'a accompagné, oui.
- Oh, lui ? Demandais-je en jouant l'innocente.
Je n'avais absolument pas l'intention de lui répondre, reprenant une nouvelle fraise dans la quelle je croquais avec tout le charme qui m'était donné dans cette somptueuse robe rouge carmin. Je poussais un petit gémissement de contentement, fermant les yeux en succulent cette fraise, avant de lui jeter un regard des plus amusé. Mais c'était plus fort que moi, je regardais de nouveau vers l'endroit où était rentré Jake. Je m'inquiétais et je rêvais de le voir ressortir en un seul morceau. J'aurais tout donné pour ça, qu'il aille bien. Je me surpris alors à complètement oublier la présence de Stefan, qui ne semblait pas pleinement satisfait de ma réponse.
D. Je l'admirais encore quelques secondes puis elle m'aperçu et un large sourire envahi son visage. Elle commença à avancer vers moi, puis s'est stoppé en repensant probablement qu'elle jouait Katherine ce soir. Elle me fit une discrète petite révérence et avança vers moi l'air de rien. Elle se plaça à mes côtés, jouant l'ignorante et à but une coupe de champagne. Je ne pus me retenir de la regarder de haut en bas, elle était incroyablement séduisante. Je vis ses joues se tintées, elle m'avait vu l'admirer, c'était sûr... Je l'a rejoins en lui proposant une coupe puisqu'elle avait fini la sienne. Elle la prit et adopta ce même air séducteur que Katherine en me souriant. Elle bu une gorgée et me regarda à son tour de haut en bas.
- M'accorderais tu cette danse ?
- Ce n'était pas une soirée masquée à la base ?
- Et où est le vôtre très chère ?
- Il n'y a pas de règle avec moi Damon, l'aurais-tu déjà oublié ?
Elle jouait son rôle à la perfection, mais elle ne pouvait pas me duper, moi. Je souris et tendis mon bras qu'elle ne pris pas en faisant une mauvaise moue.
- Tu ne devrais pas, on va me démasquer... A-t-elle murmurait d'un son presque inaudible.
Je sortis alors mon masque doré de la poche intérieur de ma veste et le plaçait sur mon visage, en lui souriant.
- Maintenant, personne ne me reconnaîtra. Tu danseras avec un inconnu.
Elle sourit et se rapprocha de moi. Oubliant complètement son rôle, elle me le retira et le rangea à sa place initiale, puis elle rajusta ma veste et fit glisser ses mains sur mon torse. Laissant tomber son regard noisette sur mes lèvres. Je mourrais d'envie de l'embrasser. Une gêne incroyable s'installa et une chaleur délicate me submergea. Elle a relevé ses yeux vers les miennes et le monde à semblait s'écouler autour de nous. Sans réfléchir plus longtemps, je l'ai attiré contre moi, mais elle m'a aussitôt repoussée et m'a fait les gros yeux.
- C'est une mauvaise idée !
- Une danse alors ?...
Je lui présentais de nouveau mon bras et cette fois elle le prit en souriant. Elle secoua aussi la tête, mais je la traînais tout de même sur la piste de danse et la tirait face à moi. Ses prunelles marrons transpercèrent les miennes... Je l'aurais toujours reconnue face à Katherine. Espérons que les autres douteront et qu'ils n'aient pas ma facilité à les différencier... Mais, j'étais persuadé que c'était peine perdue. Elena avait cet air doux et tendre que Katherine n'avait plus depuis longtemps...
- Tu sais qu'on ne devrait pas... A-t-elle chuchoté de nouveau.
La musique a commencé et je l'ai attirée contre moi.
- J'ai déjà très envie de t'embrasser, alors oui, c'est probablement une mauvaise idée... Mais ose me dire que tu arrives à être loin de moi et je te laisse sortir de la piste de danse, ai-je murmuré à son oreille.
Elle releva les yeux vers moi et descendit son regard sur mes lèvres. Mais ne me pas répondit... Tout mon corps fut parcouru d'un délicat frisson lorsqu'elle posa sa main dans la mienne. Je posais a mon tour ma main dans le bas de son dos et elle frissonna. Ses lèvres n'étaient qu'à quelques centimètres des miennes et je ne désirait qu'une chose, rompre l'espace entre elles. Sa allait être dure... Vraiment très dure.
NK. La musique démarra et je la fit danser. Je scrutais son visage avec attention. Je n'avais jamais vu quelqu'un changer si vite d'émotion. De plus, elle me perturbait vraiment beaucoup. Elle produisait en moi une émotion encore inconnue, entre l'émerveillement, la curiosité et l'envie, le tout avec tendresse et sensualité. J'étais irrévocablement attiré par cette fille. Pas seulement pour sa grâce et sa beauté, mais aussi pour son incroyable personnalité. Je tenais fermement sa main, plongeant mon regard dans le sien. Au départ elle avait semblé tellement lassée, comme si m'accompagner le temps d'une danse lui demandait un effort considérable. Mais déjà elle semblait confuse et perdue... Ses yeux ne me lâchaient pas. Jusqu'à présent j'avais toujours considéré l'amour comme un fardeau, quelque chose qui rendait plus faible. Mais lorsque je voyais la force avec laquelle elle me haïssait, il était évident que l'amour qu'elle portait à ses amis et son pathétique Tyler la rendait plus forte de jamais... Et pourtant, elle était si douce et radieuse. Comment une personne aussi généreuse pouvait-elle abriter tant de haine ? Décidément, je mourrais d'envie de connaître toute sa vie, de partager tout ce qu'elle avait pu vivre... Et ça c'était tellement étrange pour moi qui ne me souciais de personne. Elle était tellement forte pour son jeune âge, qu'il était impossible qu'elle n'ait pas souffert.
- Il y a quelque chose que je pourrais faire, pour te paraître de meilleure compagnie ? ais-je tenté, toujours aussi souriant.
- J'aurais dit "mourir", si ça ne nous condamnait pas tous.
- C'est vraiment dommage...
Sur ses derniers mots elle esquissa un sourire, levant les yeux au ciel et secoua la tête avant de détourner le regard. À ce moment même je me suis demandé si elle aurait été réellement apte à me tuer. Si cela avait été possible et si elle en aurait eu l'occasion ?
- À quoi penses-tu ? M'a-t-elle demandée contre toute attente.
- À l'excuse que tu aurai trouvé, pour ne pas me tuer.
- Il n'y en aurait pas eu. Je l'aurais fait.
Je souris de nouveau, je n'attendais pas de meilleure réponse. Pourtant j'avais été persuadé qu'elle aurait réfléchi un instant... Comme quoi, elle était incroyablement surprenante. Je la fit tourner, admirant ses boucles blondes valser. Son caractère fort me plaisait et je me demandais lequel du mien ou du sien était le plus fort... Il était évident que contre Tyler, il s'écrasait. C'était un pitoyable loup qui se faisait marcher dessus. Mais contre-moi ? Cela aurait fait des étincelles, c'est probablement sûr. Ses dernières paroles m'ayant blessé me revinrent en mémoire... "Je te déteste." Je me rappelais comme ses trois mots avaient été destructeurs pour moi...
- Tu les as tués ?...
- Pourquoi ? J'aurais dû ?
Elle releva ses yeux outre mer vers moi, d'un regard entre la gratitude et le dégoût. Je ne pouvais m'empêcher d'être un véritable con. Ses superbes prunelles bleues descendirent sur chacun de ses proches, marquant un temps d'arrêt sur Elena qui suffoquait encore, puis sur Bonnie et Tyler.
- Aucun d'eux n'est mort. Pas même ta petite sorcière et Tyler, ils vont tous se réveillées.
Elle releva enfin la tête, une souffrance absolue se lisait sur son visage. Je m'approchais d'elle doucement tandis qu'elle continuait de me fixer droit dans les yeux. J'étais encore à quelques centimètres d'elle, et pourtant je pouvais sentir ma respiration devenir plus forte. Cette femme là me rendait fou. Cela faisait presque un millénaire que je n'avais pas connu cela, un tel sentiment d'amour, une telle émotion, une telle faille dans ma carapace. Je levais la main pour caresser son tendre visage en lui murmurant "sweety..." avec tendresse, comme si cela pouvait effacer toutes les horreurs qu'elle avait vue. Mais elle l'attrapa avec force avant même que mes doigts n'eurent le temps de frôler sa délicate peau.
- Je te déteste.
Ce fut les seuls mots que je lui laissais prononcer avant de disparaître. Ces trois mots avaient déjà étés assez destructeurs. Je me haïssais moi-même. Pas de ce que j'avais fait, non. Je me haïssais de laisser une femme à nouveau me détruire, alors que j'étais la créature la plus forte que cette terre est connue.
Je secouais la tête pour faire partir le malaise de ce souvenir qui avait pris place dans mes pensées. Je n'aurais dû penser qu'à moi, comme d'habitude, comme ce soir-là où je me suis enfui. IL est vrai que ses mots m'avaient infiniment blessés... et pourtant, avec du recul, ce qui me touchait le plus était son visage : la douleur et la souffrance qui se lisait sur ce dernier. Je m'en voulais maintenant de l'avoir fait tant souffrir. Je regrettais d'avoir osé déformer ce visage par le chagrin.
C. En quelques secondes, j'ai vu son visage se décomposer. Comme si toute la misère du monde l'accablait... Et je me surpris à m'inquiéter pour lui. Étrange... Quoi que pas tant que ça, après tout c'était dans ma nature. Tandis qu'une de ses mains tenait la mienne, l'autre s'était logée dans le bas de mes reins. Il dansait bien, ça, on ne pouvait pas lui reprocher... Et à vrai dire, je passais un bon moment, plus que je ne m'y serais attendu au départ. Son visage se crispa une dernière fois, puis il secoua la tête comme pour dissiper un large nuage qui embrumait son esprit. Il à sourit de nouveau et je lui rendit aussi faussement que possible ce dernier. Il n'arriverait pas à me faire croire qu'il n'y avait rien qui le tiraillait. Cependant, je ne posais pas de question. Cela ne me regardait pas après tout...
Il me fit tourner et toute ma colère s'envola. Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais ce soir, j'avais un mal fou à rester énervé contre lui. Je n'oubliais pas toutes les horreurs qu'il avait faite, certes, mais je restais curieuse, je voulais avoir ma réponse. Pourquoi moi ? De ce que je savais de lui, il aurait tout eu pour être plutôt attiré par Élena après Tatia et Katherine... Cependant, quand je voyais la façon dont il me regardait, j'avais beaucoup de mal à comprendre. Ses yeux tiraient entre un bleu outre mer et un vert terriblement intense. Comme étais-ce possible que je ne l'ai jamais remarqué ? Son sourire ne cessait de s'agrandir et je devinais facilement qu'il avait remarqué la gêne de notre proximité. Je baissais la tête, me prenant soudainement d'une grande passion pour le sol. Néanmoins, son regard insistant eu le don de me faire sourire plus encore. Après tout, pourquoi ne pourrait-il pas être sincère ? J'étais venus, alors pourquoi ne pas m'amuser ? Ça ne servait à rien de passer la soirée à ruminer dans mon coin. Je relevais la tête et je lui souris plus franchement.
- Je vais finir par croire que j'ai réussi à devenir une meilleure compagnie, s'est-il enthousiasmé immédiatement.
- Tu le seras quand tu apprendras à répondre à mes questions, je suis une fille très curieuse tu sais...
Il lâcha un bref rire séducteur, puis, resserra mon corps contre le sien. Encore une fois, je sentis tout l'air qui habitait mes poumons, s'évacuer. Son visage n'était qu'à seulement quelques centimètres du mien et pour la première fois depuis de début de la soirée, je n'eus plus aucune répartie. Ce fut comme si un sentiment étrange et inconnu s'était installé en moi, entre le vide complet et la chaleur brûlante. Son regard descendit sur mes lèvres seulement quelques secondes mais assez pour me déstabiliser. Je n'osais plus bouger, j'étais comme paralysé. J'avais horreur de me retrouver dans de pareilles situations... Entre le désir et la résistance. Je tournais la tête et je soufflais distraitement. J'avais l'impression que la chaleur avait augmentée d'au moins dix bons degrés.
