Chapitre IX :

S. Il ne fallait pas être sorcier pour deviner qu'elle ne me répondrait pas. Katherine aimait avoir sa part de secret. Mais, je n'aimais pas beaucoup ce type et encore moins l'idée qu'ils puissent être proches. Je n'avais pu m'empêcher de les écouter... Et aussi étrange que cela puisse paraître... Ils étaient vraiment très proches. Les regards qu'ils échangeaient ne trompaient pas. Elle croqua dans sa fraise à pleine dent et me lança un regard incroyablement séducteur.

- Danse avec moi, proposais-je en lui tendant mon bras.

Elle me regarda l'air ahuri et se mis à rire à gorge déployée, puis elle replaça ses prunelles noisettes dans les miennes.

- Sérieusement ? Trouves-toi une autre fille Stefan, j'ai mon cavalier.

Elle tourna les talons mais je la rattrapais par le bras, qu'elle fixa quelques secondes avant de me regarder de nouveau. Ses magnifiques yeux reflétaient une incompréhension totale...

- Tu comptes m'éviter à présent ? C'est ça l'idée ? Je suis réellement désolé, d'accord ? Je m'en veux terriblement, tu compte me faire payer ce que je t'ai fait, je comprends parfaitement. Mais arrête de jouer tu veux ? Arrête de faire comme si tu ne ressentais rien, plus rien. Je t'aime ? C'est ce que tu voulais entendre ? Alors tu as gagné, je t'aime Katherine !

À peine ai-je prononcé son nom qu'elle se rapprocha à quelques centimètres de moi, bloquant ma bouche de ses délicates petites mains. Ses yeux humides passaient sur les miens, un par un avant de descendre sur mes lèvres. À ce moment précis plus rien ne comptait à part nous, je la désirais d'une force incroyable. Ses mains glissèrent de mes lèvres pour se retrouver collées à mon torse et mes bras ballant se posèrent sur ses poignets fragiles. Je n'arrivais pas à la quitter des yeux, elle était sans doute mon seul désir. Mon regard se posa sur ses lèvres et c'est la seule chose dont j'avais envie. Ses lèvres.


E. Son corps était collé au mien, la musique continuait de s'écouler. Je scrutais ses yeux avec envie. Je croisais Caroline qui dansait avec Klaus. La pauvre... Cependant, je fronçais les sourcils en les regardant. Elle semblait tout aussi captivée par lui que lui par elle... Je n'aimais pas laisser ma meilleure amie avec ce monstre et j'aimais encore moins ce rapprochement. Damon me fit tourner, stoppant ma contemplation et je replantais mes yeux dans les siens. La musique s'arrêta et il me lâcha à contrecœur. Me faisant une petite révérence. Je lui souris, une autre musique commença.

- Je ne dérange pas, j'espère ? murmura une voix à côté de nous.

Nous tournions alors tout deux la tête vers l'intéressé. Kol. Je fit l'indifférente et lui souris sensuellement, à la manière dont Katherine aurait pu le faire. Katherine d'ailleurs, où se trouvait-elle donc ? Soudainement, plus aucun des deux garçons ne m'intessaient. Tous ce que je voulais, c'était trouvé ma moitié.

- Bien sûr que non...

Il prit ma main et déposa ses lèvres sur cette dernière, puis il se releva et me fit une petite révérence. Il était donc bel et bien de retour. Le seul que je n'avais pas encore ré-aperçu était Elijah.

- Au premier abord, j'aurais peut-être dit Élena... Mais me tromperais-je ?

Ma poitrine se serra immédiatement. Je ne connaissais Kol que très peu, je ne pouvais donc pas prévoir ses réactions.

- Et pourquoi Élena ? Demandais-je en relevant la tête fièrement, fronçant les sourcils comme Katherine l'aurait fait.
- Finalement, je n'en suis plus si sûr... M'accordez-vous cette danse ?
- Qui ne le ferai pas ?

Je pris sa main, abandonnant un Damon que je devinais nerveux. De là, je pouvais déjà sentir ses mâchoires se crisper... Néanmoins, Kol il m'emmena au centre de la piste. Il me fit danser un moment mais je n'osais pas parler, de peur de me faire prendre. Néanmoins, j'étais à peu près sûr que Katherine aurait ouvert sa jolie bouche parfaitement dessinée...

- Alors, pourquoi Élena ? ai-je insisté, en fraignant une impatience insupportable.
- Pas de doute, vous êtes bien Katherine, a-t-il rigolé.

Je retenais un sourire intérieur en l'entendant, songeant que je jouais parfaitement la comédie. Je le regardais aussi intensément que Katherine l'aurait fait. Parfait, j'arrivais à lui mettre le doute.

- J'aurais dis Élena, pour le choix du cavalier, peut-être.

J'en étais sûr ! Danser avec Damon avait été une mauvaise idée. Mon esprit fit cent tours pour trouver une réponse digne de Katherine mais c'était dur. Je ne m'étais jamais frôlé à Kol, auparavant.

- Que voulez-vous, mon charme opère sur vous tous...

Il rit de nouveau et je lâchais un sourire sincère. Après tout, il avait l'air plutôt gentil. Je trouvais que je jouais vraiment bien la comédie... J'étais fière de moi.

- Je sais maintenant ce qui plaisais à mes frères chez vous...

Je plongeais mon regard dans le sien, aussi séductrice que je le pu. Je savais que Katherine avait eu une sorte d'aventure avec Klaus et Elijah et je devais bien évidemment en jouer. Mais comment faire pour ne pas paraître trop brusque. J'en ai donc profité pour lui poser la question qui tournait dans ma tête depuis le début de notre danse.

- Elijah est-il ici ?


R. Il était à quelques centimètres de moi, ses yeux bleus étaient plantés dans les miens avec une force incroyable. Je ne comprenais rien à ce qui se passait, mais j'étais sûr d'une chose, je ne voulais pas qu'il parte. Je frissonnais de nouveau et il frotta mes bras avec ses mains. Je relevais la tête vers lui, son visage n'était qu'à quelques centimètres du mien. Je battais des paupières comme pour me sortir d'un rêve. Mais il était toujours là et il me fixait tendrement. Il sourit, affichant une expression que je n'arrivais pas à déchiffrer. Ses incroyables yeux bleus semblaient briller d'une excitation inconnue... Ou bien d'une appréhension que je ne comprenais pas... Mon regard descendis sur ses lèvres... Mon frère avait peut-être raison, je n'étais peut-être qu'une pathétique romantique... Mais à cet instant, peut m'importait. Matt n'était pas seulement le garçon qui me plaisait. Il était le garçon dont j'étais en train de tomber amoureuse... Éperdument amoureuse.

- Tu devrais peut-être rentrer, tu vas tomber malade...
- Oh je suis un vampire, nous n'avons pas...

Je ne pus finir ma phrase qu'il plaqua ses lèvres sur les miennes. C'était tellement surprenant. Je ne m'y attendais absolument pas... Ses mains encerclaient mon visage. Elles étaient chaudes. J'entendais les battements de son coeur qui s'accéléraient et pris par un tourbillon de douceur et de plaisir, je fermais les yeux. Je ne bougeais pas et lui non plus. Il se contenta de laisser ses lèvres sur les miennes. Nous n'avions pas besoin de plus. Je n'avais pas besoin de plus. J'étais heureuse.


C. La musique s'était arrêtée. Aussi incroyablement que ça puisse paraître, je n'avais pas envie de me séparer de lui. Nous avions passés un bon moment et je me fichais du reste. Une autre musique commençait et il me regarda longuement, le regard purement interrogateur. Je tendais ma main et nous poursuivions cette soirée. J'étais séduite, je ne pouvais que finir par l'admette. Il s'était montré gentil et différent de tout ce que j'attendais. Il sourit et son regard émeraude brilla. Ses dents blanches m'arrachèrent à moi aussi un sourire. Klaus n'était pas pareil, avec moi. Il était loin de son rôle de méchant et pourtant... Un tas de questions tourbillonnaient dans ma tête, mais ce soir, je décidais de ne pas leurs prêter attention.

- J'ai réussi n'est-ce pas ? Demanda-t-il subitement, relevant fièrement le menton.
- Réussis quoi ?
- À toi d'en juger...

Il sourit de nouveau... Nos corps étaient soudés sans même que je ne le remarque, mais je n'y prêtais pas non plus attention, j'étais focalisé par la beauté de ses yeux. Nous dansions et j'étais heureuse. Si l'on m'avait dit que je terminerais par me sentir bien avec cet homme, j'aurais surement traité de fou la personne qui aurait annoncé l'idée. Mais nous voilà, dansant et souriant comme si le reste du monde n'existait plus. Soudain, je le vis froncer les sourcils. Il tourna la tête vers le milieu de la salle, près du buffet. Un homme s'y tenait et nous épiait. Bien sûr, je ne connaissais pas ce dernier, comme les trois quarts des gens dans la pièce à vrai dire. Mon cavalier retourna la tête vers moi, son sourire avait disparu et il semblait soucieux.

- Je suis désolé, mais je vais devoir t'abandonner ma douce...

Je ne répondis pas, mais nous arrêtions de danser aussitôt. Il me fit une mini-révérence et rapprocha son visage du mien une dernière fois. Il plaça ses lèvres fines près de mon oreille et me souffla quelques mots dont il me fallut quelque temps pour les intégrer à ma conscience et les comprendre... Si longtemps qu'il avait déjà disparu compagnie du jeune homme. Je restais planté là, j'ai plaçais ma main sur mon oreille, là où la chaleur de son chuchotement m'avait réchauffée et je répétais ses mots dans mon esprit.

« C'est toi, parce que tu me rends vivant. »


Ej. Ses yeux brillaient d'une douce lueur apaisante. Qu'est-ce qu'elle lui ressemblait... Incroyable. Nous nous sommes approchés du buffet, j'attrapais deux petites coupes et lui en tendis une. Elle l'a prit, accompagné d'un sourire chaleureux qui transperça mon âme. Tout comme son ancêtre, Katherine, elle m'avait séduit. Probablement par leurs ressemblances frappantes avec la seule femme que j'avais aimé et qu'on m'avait pris. Elle l'a leva vers moi d'un geste lent et nous trinquions, puis elle l'amena à ses lèvres avec grâce et élégance.

- Je suis heureuse de vous revoir, a-t-elle annoncée en souriant toujours.

Je ne fus pas capable de répondre, ce sourire lumineux me coupa le souffle si soudainement, que j'en perdis presque tous mes moyens. Elle s'en aperçu et dans toute sa bonté, s'inquiéta. Elle pencha la tête sur le côté pour capter mon regard.

- Que se passe-t-il ?
- Oh rien, ne vous en faite pas Elena.
- Vous sembliez troublé.

Et je l'étais... Je n'arrivais plus à avoir un jugement raisonnable... Pendant des siècles, j'avais cherché à me reconstruire. Me reconstruire d'un amour anéanti et pourtant toujours brûlant. Voir face à moi, son portrait craché et les mêmes expressions de visage, était troublant. Katherine, lui ressemblait physiquement, mais Elena pas seulement, elle était aussi douce...

- Oh, c'est juste... Je trouve ça très noble de votre part, de protéger Katherine de la sorte...
- Oui, vous devez trouver ça très étrange... Moi-même, je ne comprends pas cette empathie soudaine.
- J'avais entendu parler d'un possible lien Petrova, obligeant la transformation vampirique de cette lignée... Enfin, ce sont des histoires. Je suppose que si un tel lien existait, vous me l'auriez confié.

Elle sourit et but une deuxième gorgée. L'imitant, je portais la coupe à mes lèvres. La soirée promettait d'être pleine de surprise...


B. - On va se faire tuer !
- Je ne t'ai pas demandé de m'accompagner Damon !
- Oui eh bien, je ne suis pas sûr qu'Elena aimerait que je laisse sa meilleure amie se faire tuer.

Cette fois s'en était trop ! Je jetais la liasse de papier que je tenais en main contre une petite table et me retournais rageusement face à lui, mes yeux jetant des éclairs. Il cessa alors aussitôt de fouiller dans l'immense bibliothèque des Mickaelson et releva le bout de son nez vers moi, ce demandant bien ce que je fichais, surement.

- Cette fois j'en ai mare, sors d'ici !

Il fronça les sourcils, ne semblant pas comprendre et pencha de nouveau la tête pour fouiller dans le tiroire qu'il avait tiré. Ainsi, plissant du nez en voyant qu'il ne m'écoutais absolument pas, je le rejoignais et tirais énergiquement sur son bras pour lui faire lâcher prise, l'obligeant à lâcher les livres, le poussant vers la sortie. Inutile de préciser qu'il avait bien plus de force que moi et qu'il m'attrapa le poignet pour me faire cesser.

- Sors d'ici Damon Salvatore ! Je peux me débrouiller toute seule !
- Non Bonbon, tu ne peux pas. Est-ce que tu ima...
- Ca suffit j'en ai mare, sors d'ici !

Je continuais de le pousser bien plus fort, comme si j'avais la moindre chance de le faire sortir, tout en me débattant pour lui faire lâcher mes poignets chaque fois qu'il les récupérais. Une part de moi ne savais même pas contre qui j'étais vraiment en colère, tandis que j'explosais complètement. Toute cette rage contenue depuis des mois devait bien sortir après tout.

- Bonnie... Bonnie qu'est-ce qui se passe, est-ce que tu veux que...
- J'en ai mare ! De vous tous, de vos petits couples parfait, de votre bonheur infini alors que je mets sans cesse ma vie en jeu pour vous et quel est le mérite que j'en retire ? Pas un merci, pas un...

Il me coupait aussitôt, plaquant sa main sur ma bouche. Je me stoppais net et à vrai dire, mon sang ne fit qu'un tour, sorte que j'entendis une sorte de craquement, de l'autre côté de la porte. J'ouvrais de gros yeux inquiets tandis qu'il en faisait de même, la frayeur se lisant autant sur mon visage que sur le sien.


Kt. Il reculait tandis que je continuais d'approcher mon visage du sien. Je ne voulais pas stopper ce baiser. J'agrippais ses cheveux, collant un peu plus son corps contre le mien. Sa main sur ma hanche, m'attira également un peu plus contre lui. Ma main sur sa nuque augmenta la pression et d'un baiser doux et passionnel nous passions à un baiser plus fort et intense. De légers papillons chatouillèrent le bas de mon ventre et je sus qu'il était tant de m'arrêter. C'est alors moi qui reculais mon visage, mais il redéposa ses lèvres sur les miennes.

À vitesse vampirique, nous nous déplaçâmes dans un petit coin plus éloigné où il me colla contre le mur et continua de m'embrasser passionnément. Ses lèvres descendirent dans mon cou et je mourrais maintenant d'envie, mais j'étais assez raisonnable pour savoir que nous allions facilement nous faire démasquer. J'aurai tout donné pour accomplir tous mes souhaits avec lui, mais là, notre vie était en jeu et je ne comptais pas mourir si tôt. Heureusement, il s'en rendit compte et s'arrêta après un dernier baiser.

- J'étais sûr de te faire toujours autant d'effet, Stefan Salvatore.
- Je crois que tu peux parler...

Il me regarda encore intensément, avec envie. J'étais heureuse. Aussi incroyable que ça puisse paraître, j'étais heureuse.

- Bien, que faisons-nous ? Demanda-t-il un sourire en coin.

Je passais à côté de lui et me retournais de sorte à être dans le même angle de marche que lui. J'avais un sourire naïf et infini collé aux lèvres. Jouant encore un peu l'indifférente, je regardais le ciel en lançant :

- Nous sommes ici pour danser, alors allons danser.

Mais en sentant sa main se placer sur ma hanche, je souris encore plus. Je me risquais un regard vers lui en finissant ma phrase. Il souriait, lui aussi. J'inclinais la tête sur le côté et j'aurais souhaitait qu'il y dépose ses lèvres... Je le souhaitais si fort que lorsqu'il obtempéra, je me demandais soudainement s'il était capable de lire dans mon esprit. Dans une autre explosion de bonheur, je sentais la chaleur de ses lèvres sur les miennes...


M. Je ne sais pas réellement ce qui m'avait pris. C'est comme si une force inébranlable, m'avait attiré vers elle. Je n'avais pas cherché à lutter contre ça, j'en avais bien trop envie. J'avais au départ pensé faire une erreur, mais lorsque ses lèvres avaient touchées les miennes et qu'un frisson entier m'avait parcouru, j'avais su. Ce n'était pas une erreur, c'était surement la meilleure décision que j'avais faite. Je ne savais pas comment expliquer ça, mais il ne m'avait pas fallu plus qu'un baiser pour comprendre que je n'avais jamais ressenti une telle chose. Elle m'embrassa avec une telle tendresse que je voulus que cet instant dure infiniment. Quand elle se recula, avec hésitation, ses magnifiques yeux bleus se plantèrent dans les miens et j'eus immédiatement envie de recommencer. Cette même envie et ce même désir. Je ne lâchais pas ses joues roses, je posais mon front sur le sien.

- Whoua... souffla-t-elle en ouvrant lentement les yeux.
- Je pense qu'avant de te rencontrer, j'étais aveugle.

Après un long silence, nous lâchions un rire commun. Je ne sais pas trop pourquoi, mais j'avais envie de rire avec elle. Peut-être du fait du retournement de situation... C'était assez étrange, parce que contrairement aux relations que j'avais eue, avec Rebekah, je n'avais pas cherché à créer un lien. Il m'était tombé dessus, elle m'avait plu, elle m'avait charmée et sans que je n'y prenne garde, j'étais sous son charme. De plus, je me foutais des conséquences, à cet instant précis, il n'y avait qu'elle qui comptait. Parce que nous étions tellement semblables et qu'elle était à la fois, incroyablement unique. C'était elle, c'est tout, pas besoin de plus... Juste... Elle.


E. Je lui avait menti. Mais pour la première fois, je ne regrettais absolument pas mon acte. Bien que j'aie une confiance presque aveugle en Elijah, une telle révélation aurait été destructrice. Je ne suis pas sûr que le fait d'apprendre qu'il existait un moyen d'être plus fort, ou tout au moins, d'être aussi fort qu'un originel, lui face grandement plaisir. Et si Klaus venait à être au courant, il était évident qu'il nous tuerait de ses propres mains. Je lui souris en buvant à ma coupe. Des yeux, je cherchais Damon. Il avait disparu et je n'aimais pas ça. Seigneur, où était-il ?

- Alors comme ça vous êtes devenus un vampire, souffla-t-il comme pour faire la conversation.

Je reportais alors toute mon attention sur lui. Il me regardait intensément, passionnément, presque. Il semblait chercher quelque chose chez moi, sans le trouver. Pourtant tout avait changé. Je n'étais plus cette fille naïve. J'avais maintenant conscience de tout.

- Eh oui, les choses ont changés en votre absence.
- Beaucoup même. Quand avez-vous pris cette décision ?
- Je ne l'ai jamais prise, répliquais-je froidement. Ne vous a-t-on jamais parlé de cet accident ?

Il secoua la tête négativement et je comptais alors toute l'histoire accentués de nombreux soupire aussi lasse que Katherine aurait pu le faire... Passant par le sauvetage de Meredith avec le sang de Damon, à l'accident avec Matt sur le pont. Il semblait fasciné par ce que je pouvais bien lui dire, si bien qu'il finit sa coupe et la posa sur la longue table qui faisait presque toute la salle sans me lâcher des yeux.

- Pourtant, ce n'était pas il y a si longtemps. Comment êtes-vous parvenus à vous contrôler ?

Je baissais la tête, confuse et mélancolique. Le souvenir si frais de notre virée en Floride tapait sur mes tempes comme une mauvaise migraine. Damon était tout ce que j'avais eus à ce moment de ma vie, alors que désormais, il était tout ce que je voulais. Je l'aimais plus encore que je ne l'avais voulu. Seulement ça, je n'arrivais pas à lui faire comprendre. Je relevais la tête fièrement vers Elijah. J'étais heureuse de pouvoir dire ses mots :

- Grâce à Damon. Tout ce que je suis aujourd'hui, je lui dois.