Chapitre XI :


E. J'étais assise sur le rebord de ma fenêtre. Je n'avais presque pas dormi de la nuit. Elle avait été si longue... J'avais pu voir le crépuscule. Damon me manquait horriblement. C'était chaque fois plus horrible que la précédente. Du moins, j'en avais l'impression car je ne supportais pas ça. Je lui avais fait mal, mais en plus de ça, je continuais de croire qu'il avait sa part de responsabilité, alors que je savais pertinemment que j'aurais réagis semblablement. Par fierté et orgueil, je ne l'avais même pas appelé, et lui non plus. Après la soirée, il était partit de son côté et moi du mien. Il était surement rentré au manoir avec Stefan et moi j'étais rentré chez moi, seule. Soudain, j'aperçus la petite voiture de Bonnie, par chance, à l'aube, j'avais cessé de croire que je pourrais dormir et je m'étais levée et préparée. J'avouais cependant ne pas avoir fait un gros effort. J'avais seulement enfilé quelques vêtements qui me passait sous la main. Un jean slim blanc cassé et un large pull over noir. Dans quelques jours ce serait Noël et le temps se gâtait de plus en plus... Je me levais et descendis les escaliers rapidement mais sans faire trop de bruit, car Jérémy dormait encore. J'ouvrit ma porte avant même qu'elle ne frappe et je l'attirait à l'intérieur en refermant dernière elle tant il faisait froid.

- Tu es bien matinal aujourd'hui ! Rigolais-je légèrement en la serrant dans mes bras.
- Je pourrais bien te dire la même chose...
- Oui, j'ai eu... Du mal à dormir...

Elle n'ajouta rien, mais paraissait foutrement mal à l'aise, glissant une main sur sa nuque, détournant le regard. Quoi ? Qu'est-ce qu'elle me cachait bon sang ? Inquiète, je la traînais avec moi dans la cuisine, alors qu'elle m'expliquer être passé chez les Salvatore pour me chercher et que je me voyant pas là bas, elle avait deviner que nous nous étions encore disputés.

- Il était exaspérant, il refusait de comprendre !
- Damon est toujours exaspérant ! répliqua une petite voix dernières nous.

Caroline. Je ne l'avais même pas entendu arriver et entrer, pourtant, elle nous serra chacune dans ses bras tour à tour avec rapidité, puis bondit sur la petite table de la cuisine pour s'asseoir, tandis que Bonnie s'appuya contre l'évier afin d'être face à elle. Quant à moi, je sortais trois tasses et des croissants en entendant le ventre de Bonnie gargouiller. Je versais trois cafés que nous buvions en rigolant et en papotant de tout et rien, néanmoins, Bonnie semblait toujours aussi tendue mais je n'osais lui faire cracher le morceau maintenant que Caroline se trouvait là. Bonnie ne mangeait qu'à peine ses croissants et Caroline et moi en partagions un, pour la forme. Cela ne nous nourrissait pas, mais c'était toujours aussi délicieux... Je me souvenais de mon retour à l'alimentation humaine, juste après ma transformation. Lorsque Jérémy m'avait servi une tasse de café... J'avais haïs le goût... Mais maintenant, que j'arrivais à me contrôler et a étanché ma soif, je pouvais manger avec lui, sans le moindre dégoût.

- Qu'est-ce qu'on fait ? Demanda Bonnie.
- Je vous rappelles que c'est bientôt Noël... Allô la terre ! On va faire les boutiques des filles ! Lança Caroline sur un ton ahuri qui nous fit toutes deux explosés de rire.

Mais finalement, je trouvais que c'était une très bonne idée... Nous étions presque tous adultes et je me rappelais que c'était l'année où nous fêtions Noël dans un chalet, nous nous l'étions promis. Caroline, s'empressa d'ailleurs de nous le faire remarquer. Nous avions convenu ceci à Noël dernier. Sa allée être une fête incroyable. J'attrapais donc mon bonnet et mon écharpe avant de suivre Caroline qui nous traînait par la main à l'extérieur de la maison. Au moins, j'allais passer une matinée nettement mieux que la nuit que j'avais passée.


- Flash-Back -

Une fois de plus, les deux amants profitaient d'une balade amoureuse dans le parc... Sous le gazouillement des oiseaux et le soleil chaud qui tapait sur leur peau. Cela rappelait à la jeune femme son pays natal et l'aider à oublier le désastre qu'elle avait connu antérieurement... Tant de morts l'avais frappée, tant de perte dont elle n'arrivait toujours pas à se remettre. Elle aimait beaucoup Stefan, il la faisait rire, il la faisait sourire. Soudain, le jeune homme se risqua à attraper la main de son amante. La jeune femme lui souri, se laissant faire. Elle paraissait se radoucir... Chose rare, elle qui était toujours si dure, méchante et égoïste. Le jeune cadet des Salvatore ne comprenait pas toujours son comportement. Comment une femme aussi belle que les anges pouvait-elle renfermer autant de méchanceté ? Il ne savait pas. Il ne pouvait pas savoir, que c'était une carapace indestructible qu'elle s'était construite... Une carapace parfaitement hermétique à tout sentiment et toutes émotions... La jeune vampire ne souhaitait plus souffrir, elle ne souhaitait plus aimer et surtout ne plus être anéantie comme dans son terrible passé. Ils déambulèrent jusqu'au salon, où ils discutèrent un moment. La belle brune ne comptait pas lâchée un mot à propos de son passé, il lui appartenait et désormais, c'est tout ce qui lui resté. Le soleil commençait maintenant à se coucher. Elle monta les escaliers, sensuellement, jouant les ignorantes, attirant le jeune homme un peu plus à être charmé par elle... Il l'a suivit évidemment jusqu'à sa chambre, où il s'arrêta sur le pas de la porte. Elle aimait beaucoup ce petit jeu : le charmer et le laisser se languir. Elle retira sa robe, sous les yeux brillant de désir de son amant. D'un regard, elle l'invita à entrer et ce dernier ne perdit pas une seconde, avant de la rejoindre. Il s'assit sur son somptueux lit, la regardant défaire son magnifique chignon, libérant ses boucles brunes qui tombèrent sur son visage. Katherine jeta un coup d'oeil vers ce dernier, et le rejoint à son tour, elle connaissait ses attentions, et savait qu'elle arriverait à ses fins. Elle se plaça devant lui et commença à déboutonner sa chemise avec soin, elle la lui retira doucement, alors qu'une vague de nostalgie la submergeait. Elle aimait Stefan, elle l'aimait réellement, mais il n'était pas lui. Elle secoua la tête, elle ne voulait pas penser à ce dernier. Il était sortit de sa vie. Un sourire tordit ses lèvres alors qu'elle se mit à califourchon sur son doux amant. Elle le repoussa en arrière, et retira la petite chemise fine qu'elle venait d'enfiler. Voulant se faire désirée au plus haut point elle passa ses mains sur son torse avant de déposer une multitude de baiser sur ce dernier... Elle savait parfaitement ce qu'elle voulait et la douceur de Stefan la faisait rêver.


Jb. Embry et moi arrivions devant la petite maison en bois de la meute et Seth en sortit, en courant et riant aux éclats, Leah juste derrière lui. Il nous bouscula et s'enfuit dans la forêt. Elle s'arrêta de courir en arrivant à notre hauteur.

- Seth, reviens ici ! Cria-t-elle. Seigneur ! Il me rend folle !

Embry et moi échangions un regard amusé et complice, la bonne humeur de la meute nous rendait déjà plus jouasse. Le regard d'Embry quitta le mien pour celui de Leah, changeant rapidement. Il la dévorait complètement du regard et si je devait me baser uniquement sur la façon dont il la regarder, j'aurai pu affirmer qu'elle devait être la plus femme qui puisse exister en ce bas monde. Je regardais à mon tour Leah qui fixait également Embry et je m'en voulais déjà de devoir gâcher ce moment mais... J'étais beaucoup trop curieux.

- Qu'est-ce qu'il a ?
- Il est fou de joie, déclara-t-elle en me regardant finalement. Paul est d'accord pour qu'il aille au lycée. Je voulais négocier avec lui... Mais il s'est enfuit...
- Ça n'a pas l'air de te plaire...
- Si mon frère va au lycée, ça veut dire qu'il faut que nous y allions tous... On n'est jamais trop prudent avec toutes ses sangsues qui y traînes... N'y vois rien de mal contre Katherina, Jake.

Je lâchais un faux sourire, sachant pertinemment que bien évidement que si, le pique était parfaitement visé. Toutefois, autre chose me perturbait bien plus encore : Je n'avais pas spécialement envie d'aller au lycée aussi. Ça faisait partie des choses qui ne m'avaient jamais tenu à coeur. Je n'étais pas fait pour aller en cours...

- Je vais aller le chercher du côté de la clairière. Allez voir côté plage, annonçais-je en tournant les talons.
- Jake, attend... Paul voulait te remercier, pour ce que tu as fait...
- Il le fera plus tard, il faut retrouver Seth avant que tu ne nous fasses une syncope d'inquiétude pour lui.

Elle ouvrit la bouche, surement pour me lancer un mauvais pique, mais au lieu de ça, Embry passa ses doigts sur son bras accompagné d'un regard affectueux qui lui fit lâcher prise. Embry lui fit alors signe de le suivre en direction de la plage, puis se retourna discrètement vers moi, me lançant un signe de remerciement, de l'avoir laissé avec elle. Je lui fis un petit clin d'oeil avant de m'enfoncer de nouveau dans la forêt que je parcourus durant un bon kilomètre, sans vraiment chercher Seth. En réalité, j'avais surtout besoin d'être seul. Maintenant que Kat avait de nouveau Stefan à sa botte, mes nerfs étaient plus qu'à fleur de peau... Je n'aimais pas ce type. Nous étions tous les deux des adultes responsables et étions tous les deux passés à autre chose, mais... Merde, mon portable sonna,me coupant en plein songe. Mais alors que je le sortais en songeant qu'il devait s'agir de Leah et Embry, m'annonçant qu'ils avaient retrouvé Seth, c'était elle... Je décrochais finalement après une longue hésitation et tentait de camoufler mon agacement dans ma voix.

- Kat ?
- Évidemment, qui veux-tu que ce sois ! Rigola-t-elle.
- Ouais, c'est vrai.
- Ça ne va pas ?

En vain, visiblement.

- Si, bien sûr que si... Tu me manques, c'est tout.
- Tu as survécu plus d'un siècle sans moi, ne me dis pas qu'une nuit c'est trop Jake ? Plaisanta-t-elle.

Touché. Elle avait raison, j'aurais dû prendre de ses nouvelles. Seulement, nous avions toujours vécu comme ça. Nous nous séparions, nous nous retrouvions. Le destin seul décidait de nous, il l'avait toujours fait...

- Je vais devoir aller au lycée.
- Oh mon Dieu, quelle chance... Lacha-t-elle avec ironie.
- Sinon, tu avais quelque chose de précis à me dire ?
- Je voulais prendre de tes nouvelles. Hier soir, en partant, tu n'avais pas l'air dans ton assiette.

Je'aurai voulu lui mentir plus longtemps, lui dire que tout allée bien, mais j'entendis quelques gloussements dans le téléphone,et quelque brides de phrases chuchotées, "Stefan, arrête...". Ma mâchoire se serra et je fermais aussitôt les yeux, soufflant longuement pour me retenir de casser mon téléphone. Elle rigolait encore un moment puis j'entendis Salvatore rire également. C'était parfois si triste que je ne puisse céder à mes pulsions de meurtre. "Stefan, stop... Arrête, arrête..." Elle riait aux éclats et je n'étais pas suffisamment fort pour entendre ça. Je coupais court à tout ça. Je raccrochais et jetais ce maudit téléphone, qui s'écrasa contre un arbre. Je me retournais en attrapant mes cheveux, luttant contre la rage je regardais le ciel.

- Tu es jaloux, lâcha une petite voix dernière moi.
- Absolument pas !

Je tournais la tête, apercevant Seth qui ramassait les lambeaux de mon téléphone. Il releva les yeux vers moi arquant un sourcil. Il replaça la batterie de mon téléphone et remis la coque, avant de me le tendre.

- Je suis sûr qu'elle t'aime encore.
- Qu'est-ce que tu en sais ? Tu n'y connais rien... Et puis, qu'est-ce qui te fait dire que ça à une quelconque importance pour moi ?
- Je peux prouver ce que j'avance.
- Comment ?

Un sourire malicieux se dressa sur ses lèvres. Seth était incroyable. Il ne s'énervait jamais, il était le plus jeune et pourtant, c'est lui qui avait le plus de contrôle. C'était un jeune garçon qui avait une joie de vivre tout simplement éblouissante. Je lui avais parlé durement et pourtant, il n'abandonnerait pas. Je le savais, il ne laisserait pas tomber, il me remonterait le moral jusqu'à ce que j'aile mieux. Ce môme était épatant.

- Rends la jalouse, à son tour.
- Elle ne le sera pas, Kat s'en fiche pas mal de ce que je peux faire.
- On paries ?


Nk. Je déambulais jusqu'au bar de la maison où je me servis un verre, en regardant par l'énorme baie vitrée lumineuse du salon. Le ciel était uniquement blanc, aucuns nuages à l'horizon. C'était un temps neigeux. Les arbres bougeaient au gré du faible vent qui soufflait dans leurs blanches. Je reposais la bouteille et me dirigeais vers mon atelier si je puis dire, disposé à vaquer à mes occupations artistiques lorsqu'une voix résonna.

- J'imagine que notre chère sœur est sortie, m'interrompit une voix familière.

Le sourire aux lèvres, je me retournais vers mon interlocuteur qui n'était d'autre qu'Elijah. Bras croisés, appuyés au chambranle de la porte. La famille était enfin complète, si je puis dire... Avec un frère mort et deux parents qui cherchaient à nous tuer, il était difficile d'utiliser le terme "Famille". Je répondit d'un sourire malicieux et il ne posa pas davantage de questions. Il savait tout comme moi que Rebekah aurai été de mauvaise humeur, dû au fait de notre manque d'attention vis-à-vis de son anniversaire... De plus, au réveil, comme toutes filles, elle était toujours de mauvaise humeur. Un siècle de plus ne l'avait pas mûri davantage, elle.

Face à mon silence, mon frère tourna les talons, me laissant le simple spectacle de son dos avant que je ne me décide à rentrer dans la petite pièce sombre, refermant dernière moi. Je bu une gorgée avant de poser mon verre sur l'atelier, où des milliers de feuilles y traînaient, avant d'ouvrir d'un coup sec les rideaux, éclairant l'entièreté de la pièce. Le ciel était d'un blanc frustrant. Malgré toutes mes connaissances, je n'avais aucune idée de ce qui se trouvait dernière ce néant blanc. Cependant, la neige ne tarderait pas à en tomber, vu le temps.

Je me rappelais un beau matin d'avril où il neigeait encore malgré la saison. Je m'en rappelait tout particulièrement en raison du sang qui avait tâché la neige et de cette blonde qui c'était trouvé entre Stefan et moi. Plus particulièrement entre nos croc acérés. Soudainement et sans que je comprenne l'arrivée de cette envie, j'ai sorti mon téléphone et j'ai composé le numéro que je connaissais pratiquement par coeur. La sonnerie, c'est fait long et inquiétant, jusqu'à ce qu'une voix de velours ne réponde.

- Allô ?
- Sweety, comment te portes-tu ?

Un silence se fit entendre. Elle n'était pas seule car j'ai entendu des rires familiers derniers elle, ainsi que de la circulation. Sortie entre filles ? Probablement, à en reconnaître la voix du double et de la sorcière. Brusquement, un bruit de fortement contre le cabinet perça mes typant. Elle avait dû y déposer sa main et je du tendre l'oreille d'avantage pour capter sa voix si cristalline.

- Allez-y, je vous rejoins dans deux minutes.
- Deux minutes seulement, c'est peu cher payer pour ton fantastique cavalier, ne pus-je me retenir.
- Qu'est-ce que tu veux, Klaus ?
- Seulement prendre de tes nouvelles, amour.

Guettant le moment où, fidèle à son caractère de feu, elle m'enverrait sur les roses, je me suis tus. J'entendis néanmoins uniquement sa longue et sensuelle respiration puis, une hésitation dans sa voix, mais... Elle répondit.

- Je... Je vais bien.


M. J'étais épuisée, m'être coucher tard alors que je travaillais aujourd'hui n'avais pas été une bonne idée. Ma matinée était passée plus vite, grâce à l'aide de Jérémy. Le groupe de remplacement était si mauvais que j'avais envie de les faire partir mais nos musiciens nous avaient lâchés et Jérémy les avait trouvé dans l'empressement. Il était déjà 14 heures et je n'avais pas vu l'après-midi défiler. Seigneur qu'ils étaient mauvais... J'étais au bar, tête baissé sur les verres que je nettoyais quand une main vint se placer sur mon épaule. Je relevais alors mon regard vers mon précieux pote, sans qui, j'aurai étranglé le chanteur de ce groupe. Je n'en pouvais plus.

- Prends ton après midi, je vais te remplacer.
- Jer, c'est gentil, mais tu as vu le monde, tu ne pourras jamais gérer tout seul.

Sur ceux, je lui accordait amicalement une petite tape sur l'épaule en envoyant un torchon sur la mienne, puis retournais simplement prendre une commande. Mais alors que je marchais entre les tables, mon regard heurta le plus beau au monde. Elle était là, plus belle que jamais, attablé face à une petite brunette à la peau métisse que je n'avais encore jamais vue. Mais peu importe, il n'y a qu'elle qui comptait à ce moment même. Elle me regarda longuement alors que je marchais vers une table voisine, prendre la commande d'un jeune couple et je pouvais sentir son regard tentateur passer de haut en bas sur mon corps. Son regard me brûlant d'ailleurs de désir. Pourtant, ce dernier était tellement tendre que mon coeur n'attendit pas une seule seconde de plus, pour battre à tout rompe. Rebekah me sourit affectueusement et une bouffée de chaleur m'envahi.

J'étais incapable d'expliquer ça, c'était au-delà du déraisonnable.

Malgré tout ce que j'avais fait pour lutter contre mes sentiments, elle était revenue dans mon esprit, plus présente que jamais. Je n'avais aucune idée d'où nous mènerai cette relation, mais je m'en moquais, je ne voulais qu'elle. En sa présence, je me sentais bien, bien comme je ne l'avais pas été depuis longtemps. Trop longtemps. Je me sentais désiré et aimé comme jamais je crois. On dit qu'on passe une vie entière à chercher le grand amour, que tous ceux d'avant ne sont que des exercices, et ceux d'après, de vulgaire lot de consolation... Je n'avais jamais compris ce que ça voulait vraiment dire... Jusqu'à maintenant. Je croyais que j'étais déjà tombé amoureux, je l'avais cru... Mais j'avais je ne m'étais sentis si vivant qu'au moment où elle avait posé ses lèvres sur les miennes, la première fois.

Je tournais finalement la tête vers le bar où Jeremy me fixait avec un sourire malicieux plaqué sur les lèvres et il esquissa d'un léger signe de tête et aussi tôt, il se dirigea dirigé vers la table où j'allais prendre la commande. Tandis que je retournais dans la réserve où je posais ce fichu tabler et ce torchon et j'eus à peine eu fini de me laver les mains, qu'en me retournant, elle était face à moi. Un sourire resplendissement plaqué sur les lèvres...


T. Quand elle a passé le pas de sa chambre, déposant tous ses sacs au sol, j'ai compris qu'elle avait encore dévalisé des tas de magasins. Elle paraissait épuisée et s'étira longuement. Je n'étais même pas sûr qu'elle m'est aperçu à vrai dire... Décidé néanmoins à m'imposer, je ne plaçais dernière elle, l'enlacent tendrement, passant mes bras autour de sa taille. Elle se retourna délicatement et plaqua ses lèvres sur les miennes, rapidement avant de poser sa tête sur mon épaule.

- Tu m'as manqué...
- Ce n'était pas d'un après-midi, chuchota-t-elle tout bas, comme apeuré à l'idée de briser le silence.
- Je ne te parle pas de cet après-midi...

Elle releva ses magnifiques prunelles azure dans les miennes et passa sa main sur ma joue. J'avais été dure lorsque nous nous étions disputés et elle m'avait incroyablement manqué. Caroline, deson côté exaspérant et exubérant était devenus plus vitale que de respirer, pour moi. Je n'aurai pas pu vivre dans un monde où elle n'était plus...

- Je t'aime... Lui chuchotais-je de nouveau.

Elle avait raison. Je ne lui prouvais sans doute pas assez à quel point elle comptait pour moi. Ses yeux se sont embrumé de larmes et elle m'a embrassé avec force et acharnement. J'ai passé mes mains dans ses cheveux avant de la soulever et l'embrasser de plus belle...


Jb. J'étais fixé sur sa chevelure brune, contre ma peau. Je n'osais pas bougé de peur de la réveiller. Depuis combien de temps était-elle là ? Je ne l'avais même pas senti se glisser dans mes bras... Je jetais un coup d'œil vers ma fenêtre, la lumière de l'après-midi dans laquelle je m'étais couché avait fait place à la noirceur de la nuit. Seule la lune qui filtrait à travers mes vieux volet en bois éclairait son visage d'ange. Je reportais mon regard sur elle. Ses petits poings serrés contre ma peau et sa tête posée sur mon torse me fit sourire. Il n'y a que quand elle dormait que je retrouvais réellement la petite fille que j'avais connue... Je l'admirais pendant de longues minutes, avant de ne pouvoir résister à l'envie de caresser sa petite joue. J'enlevais donc un bras de sous ma tête, le plus doucement possible, pour déposer ma main sur sa peau brûlante par ma faute. Ma température était tellement forte que j'arrivais toujours à la réchauffer... Dans son sommeil elle sourit tendrement au moment où mes doigts frôlaient sa pommette. Elle était si belle... Ses petits poings crispés se détendirent doucement, tandis qu'un frisson parcourut son corps, faisant trembler son petit haut en satin blanc et ses belles boucles brunes.

- La marmotte est enfin réveillée ? Chuchota-t-elle, sans ouvrir les yeux.

Sans lui répondre, je déposais un baiser sur son front et retirais le deuxième bras, qui était sous ma tête, pour le passer le long de son corps et le placer sur sa taille. Elle agrippa ma main sur sa joue, en relevant la tête vers moi, souriant toujours, puis emmêla ses doigts avec les miens, en posant son regard chocolat dans le mien, bâtant de ses longs cils.

- Alors, tu prétends que tu n'es pas paresseux, mais tu dors tout l'après-midi? Lança-t-elle en hissant un sourire joueur sur ses lèvres.
- Que veux-tu, je dois reposer la bête féroce que je suis !
- Bien sûr ! Rigola-t-elle.

J'arquais un sourcil et me plaçais au-dessus d'elle, inversant nos position, la dominant de toute ma carrure. Je mordillais son cou en imitant un grognement féroce et elle éclata de rire, avant d'attraper mes cheveux et relever mon visage face au sien. Je ne pus me retenir de rire à mon tour. Cependant, je me calmais rapidement en sentant sa respiration frôlé mes lèvres... Pourquoi fallait-il qu'après un siècle de séparation, il suffissent qu'elle ne batte des cils pour me mettre de nouveau dans cet état ?

Je ne pus me retenir de fixer les siennes avec envie quelques secondes, avant de me replonger dans ses magnifiques prunelles chocolat. Mon coeur loupa un battement en apercevant qu'elle fixait les miennes avec ce même désir, avant de relever de nouveau ses lèvres dans les miens.


E. Je m'étais enfin résigné à partir. Après avoir fait quelques bagages, j'avais compris que je n'avais pas vraiment le choix. Regardant le paysage défiler devant mes yeux, je repensais à la dernière fois où j'étais partis avec Damon. Où j'avais fui un moment... Je souris en fermant les yeux. Si je n'étais pas partis, je ne serais pas aussi heureuse aujourd'hui... Je tournais la tête vers lui, il me regardait, justement. Son regard jonglant entre la route et moi.

- Tu va bien ? Demanda-t-il l'air inquiet.
- Oui, c'est juste... Tu crois qu'on va réellement trouver quelque chose ?
- Difficile à dire, mais il faudra bien, je ne compte pas redevenir humain, répliqua-t-il après une grimace.

Je méditais un long moment à ce qu'il venait de dire. Il ne voulait pas le redevenir et moi, je n'avais aucune idée de ce que je voulais en réalité. Je ne m'étais jamais posé la question. Je pensais que ce n'était pas irréversible. Je secouais la tête pour cesser de penser à ça et le fixait de nouveau, songeant à ce qui c'était passé cet après-midi...

- Flash back -

Je me trouvais dans la salle de bain, afin de me laver les mains après avoir passé un après-midi à faire du shopping lorsque j'entendit un bruit de pas. Je fermais l'eau et attrapais une serviette pour m'essuyer les mains lorsque des voix résonnèrent. Malgré moi, je tendais l'oreille et souriait en reconnaissant la voix de Caroline puis celle de Bonnie. Sourire qui fut de courte durée en entendant la teneur de leur conversation.

- C'est trop dangereux, elle pourrait nous entendre.
- N'importe quoi, elle a dit qu'elle allait poser ses affaires dans sa chambre, à l'étage.

Je sentais mon estomac se serrais et j'écoutais plus encore, sans oser bouger de leur que Caroline capte ma présence dans cette minuscule salle d'eau du rez de chaussez. Bonnie soupira et me concentrait d'avantage sur ce qu'elle allait répondre, persuadé de trouver la réponse à mes question sur son attitude des plus bizarre.

- Alors, parles.
- Hier, pendant la soirée, j'ai été fouiller dans la bibliothèque des originels. Je cherchais un moyen de supprimer le lien entre Klaus et vous et Damon m'a surprise... Je...

Elle se stoppait net et je fronçais les sourcils.

- Quoi qu'est-ce que vous avez découvert, l'encouragea Caroline.
- Rien de bon...
- Pourquoi est-ce que mon instinct me signifie qu'il n'y a pas que ça qui se tracasse ?

Mon estomac se serra d'autant plus, alors que mon propre instinct m'indiquait que je n'allais pas du tout, du tout, aimer la suite de cette conversation.

- Kol à faillis nous surprendre et je ne serai surement morte si Damon ne m'avait pas pousser dans un placard avec lui. On a du s'y cacher en silence pendant presque une heure, parce qu'il semblait fouiller l'endroit aussi et y cherchais quelque chose.
- Et ? Ton problème c'est d'avoir été enfermé dans un tout petit placard collé à Damon et...

Caroline s'arrêtais soudainement et je me rapprochais aussi discrètement que possible de la porte pour entendre. Je pu à peine l'entendre souffler un "oh mon dieu" et au bruissement de l'air, je devinais qu'elle avait posait ses mains devant sa bouche.

- Ne me dis pas que...
- Ça n'a duré qu'une seconde Caroline. Tu aurai du voir la façon dont il me regardait...
- Contente toi de rester loin de lui.
- Ce n'est pas le seul problème... Il était collé à moi, je pouvais parfaitement le sentir respirer.
- Et ?

Alors que mon sang battait à tout rompre dans mes tympans et que j'hésitais encore entre sortir et briser la nuque de mon amis ou éclater en sanglot, tremblante de l'autre côté de la porte, je tendais plus encore l'oreille.

- Son coeur s'est mis à battre.

- Fin du flash back -

- Tu es sûr que ça va ?
- Oui... Je repensais à ton coeur, qui se met à battre, quand tu es avec moi...
- Je serais toujours là, Elena, me coupa-t-il en plongeant son regard azur dans le mien.
- Justement, peut-être pas, répondis-je doucement en posant une main sur la sienne, collée au levier de vitesses.


B. La soirée ne s'annonçait pas si mal après tout... Caroline et moi avions aidés Elena à faire ses bagages et pour changer les idées de Jeremy qui n'était pas satisfait que sa sœur soit repartie, Matt avait finalement ouvert le Mystic grill. Exceptionnellement pour un dimanche. Il n'y avait pas beaucoup de monde, mais ça nous permettait de nous asseoir et de rire ensemble sans que les garçons n'aient à servir les clients toutes les deux minutes.

"On viens de se disputer. Qu'est-ce que tu lui as dis ?"

Je restais une seconde bloquée sur le message, fronçant les sourcils. Je n'en revenais pas. Quel culot. Comment osait-il m'accuser de cette dispute. Je glissais mon portable sous la table et tapait alors avec un agacement évidant.

"Passe tes nerfs sur quelqu'un d'autre, j'y suis pour rien."

Je tapais sur mon écran à toute vitesse, pinçant des lèvres en relevant la tête. J'écoutais la conversation qui fusait de tout les côtés lorsque mon portable se mit à vibrer. Rapidement, alors je prétextais vouloir aller au toilette, bien que Caroline me jeta un regard lourd de sens. En moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, je me retrouvais dans les toilettes et décrochais mon portable, un ton irrité malgré moi.

- Quoi ?!
- Comment ça tu n'y es pour rien ? Qu'est-ce que t'as fais ? On était d'accord pou...
- D'abord, je n'ai absolument rien fais espèce d'idiot suffisant ! Ensuite, on était d'accord sur rien du tout, c'est ton probl...
- Mon problème ? Mon problème ?! C'est ce que tu allais dire Bonnie ?!

La conversation ne menait à rien, nous continuions ne nous rejeter la faute sur ce qui c'était passé ce soir là en nous coupant la parole à tout vas. Mon énervement était telle que le miroir éclata de lui même et je devais cacher mon visage pour éviter les morceaux qui avait volé de tout les côtés. Le bruit côté par l'éclatement était tel qu'un long silence se fit dans le combiner, avant qu'il ne reprendre la parole.

- Bonnie ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

La porte des toilettes s'ouvrit sur un homme et ma panique fut remplacé par la gêne. J'étais probablement entré dans le mauvais et me retournant en apercevant les urinoirs, je pouvais me sentir bouillir de honte. J'étais si pressé que je n'avais même pas fait attention. Je croisais ce type qui alla se laver les mains en évitant les morceaux coupant, sans grande surprise par le chantier. Un homme plutôt pas mal d'ailleurs bien que son visage me disait quelque chose... Mais je n'y prêtais pas attention.

- Bonnie répond moi bon sang, tu vas bien ?!

Je le fixais au moment où il passait à côté de moi, avec un sourire narquois sur les lèvres. Où avais-je déjà vu ce regard ?

- Oui, ça va, je...

Je posais la main sur la poignée et au moment où j'allais appuyer pour sortir, je relevais la tête, surprise. Je me rappelais. Kol. Je me retournais vers lui dans la seconde qui suivit, faisant volé mes cheveux bruns de tous les côtés, l'air ahuris et alors que Damon continuait de s'inquiéter de l'autre côté du téléphone, je raccrochais comme par automatisme. Il me fixait, bras croisés, ce même sourire narquois sur les lèvres.

- Qu'est-ce que tu veux ? Demandais-je la tête haute.
- M'assurer que tu cherches bien à faire ce que mon frère t'a demandé... Et, passer commande.
- Passer commande ? De quoi tu parles ?
- En plus de ce qu'il t'a demandé, nous avons passé un marché. Tu dois ramener une personne supplémentaire.
- C'est hors de question, c'est beaucoup trop dangereux !

Soudainement et sans que je ne m'y attende, je fus propulsé contre le mur avec une violence si instance que s'il ne tenait pas mes bras, je me serais écroulée sous le choc. Mon téléphone tomba d'ailleurs de mes mains, s'éclatant au sol.

- Je ne crois pas que tu es le choix, ta magie n'est pas assez puissante contre moi petite sorcière, cracha-t-il en me foudroyant du regard.