Chapitre XII.
Kol. La convaincre avait été une tache plutôt facile... Surtout lorsque la menace était d'office. J'aperçus mon frère, toujours au bar et ne perdis pas de temps avant de le rejoindre pour commander un verre à mon tour.
- Tu aurais pu faire le sale boulot toi-même, soufflais-je en lui lançant un regard complice.
- Comme si terroriser les sorcières ne t'amusait plus... Répliqua-t-il en me lançant un regard en coin.
Je me retournais, afin d'être accoudé au bar, dans le même sens de lui et regardais dans sa direction, mes yeux se posa sur sa petite blonde. Je lui lançais un nouveau regard, haussant les sourcils avant de finir mon verre cul sec.
- C'est trop aimable de ta part de me laisser le rôle du méchant.
- Que veux-tu mon frère, je suis parfois trop généreux.
- C'est dont ça.
- Quoi d'autre ? Questionna-t-il en jouant l'ignorant, reprenant une gorgée de son alcool.
Il tourna légèrement la tête vers moi, avec le même sourire mesquin et je secouais la tête en souriant. Mon frère n'était pas pourtant le genre d'homme à se laisser impressionner et je le connaissait bien trop pour savoir que la chose qui l'attirait réellement chez cette fille était bien différente de ce quiconque pourrait penser. Je ne savais pas encore ce qui se passait dans sa tête, mais quelque chose me disais qu'il était bien plus mystérieux et compliqué que ce que nous pourrions penser.
- N'est-elle pas sensationnelle ?
- Tu te perdra, répondis-je après avoir haussé de nouveau les sourcils, finissant mon verre et posant une main son épaules.
Sur ces derniers mots, je sortis du Mystic Grill, le laissant à sa contemplation ridicule. Je poussais la porte et il faisait frais, mais le temps n'avait plus aucun impact sur moi. Je levais la tête vers les étoiles et la galaxie qui tournoyait au-dessus de nos têtes me donna le vertige. Je fermais les yeux un moment, profitant des vrais plaisirs de la vie : le vent sur ma peau et la délicieuse odeur de sang frais qui me chatouillait les narines. Je rouvrit les yeux, découvrant une magnifique jeune femme à la peau métisse qui se tenait droite devant moi. Aussitôt, des petites veines se formèrent sous mes yeux et mes crocs ressortirent. Je me sentais enfin vivant... Et j'étais mort de faim.
C. - J'espère qu'ils vont trouvé une solution.
Aucune réponse ne se fit entendre. J'avais la mauvaise impression de parler toute seule... Mis à part Tyler, à mes côtés qui semblait m'écouter... Bonnie était livide depuis son retour des toilettes et faisait tourner sa paille dans son verre. Matt semblait lui aussi perdu dans le vide, fixant l'entrée du bar toutes les cinq minutes... Je crispais mes doigts autour de ceux de Tyler. Tout cela, c'était la foutu faute de Damon ! Son pouce caressa ma paume, tandis qu'il posa son autre main sur ma cuisse pour me détendre un peu. Je levais les yeux vers lui pour lui sourire. Il était vraiment adorable avec moi... Qu'aurais-je fait sans son réconfort quotidien ? J'étais plongé dans ses yeux et tellement hypnotisé par son sourire que je ne vu pas Matt se lever. Lorsque je le regardais, le monde s'écroulait autour de moi... Une météorite aurait pu ravager le bar que je n'aurais pas senti la douleur tant l'amour que je lui portait était doux, tendre et fort. Ses doigts posés sur ma cuisse commencèrent à former des petits ronds sur mon jean, d'adorables et légères caresses. Un frisson me parcouru entièrement et de petits papillons se mirent à tordre le bas de mon ventre, manifestant une envie violente et irrépressible. Je dirigeais mon regard vers mes amis et c'est à ce moment que je remarquais l'absence de Matt... Je tournais alors la tête dans les sens afin de le trouver, mais lorsque je le trouvais, mes sourcils se froncèrent automatiquement. Je ne pus m'empêcher d'écouter leur conversation...
- Oh mon Dieu, il l'invite à sortir ! Pourquoi il l'invite ?! M'écriais-je en retournant la tête violemment vers ma meilleure amie.
Non chaleureusement elle tourna la tête dans leur direction, les regarda quelques secondes et haussa les épaules. Je les regardaient tous, tour à tour : aucun, ne répliqua. À ce moment-là, je comprenais que ce soir, personne ne semblait dans son assiette.
- Je sais que la condition de Damon et Elena vous préoccupe énormément, mais on pourrait essayer de passer un bon moment, pour changer.
- Je pense qu'ils sont en quelque sorte, "ensemble", répliqua Jeremy en tournant la tête vers Matt et Rebekah.
Lassé par leur manque de réaction, je me levais en appuyant mes mains sur la table. J'étais tellement énervé, que sans ça, je n'aurais jamais réussi à me mettre debout. D'un pas décidé, j'allais me diriger vers eux. Mais quelqu'un se plaça sur ma route à vitesse éclaire, me stoppant dans mon élan... Ses prunelles vertes heurtèrent les miennes en évacuant toute ma colère envers sa saloperie de frangine, la redirigeant vers lui, sans que je ne comprenne vraiment pourquoi. J'étais bien trop agacé pour comprendre et réfléchir ! Je roulais des yeux devant son sourire charmeur. Ne pas le croiser une seule journée devenait aussi rare que de voir Elena sans Damon...
- Alors, c'est comme ça ? Soufflais-je en croisant les bras.
- Qu'est-ce qui est "comme ça ?"
- Plus je t'ignore, plus tu vas tenter de me séduire ?
- Et ça marche ?
Il fit un pas en avant, se rapprochant un peu plus de moi... Je ressentis à nouveau cette étrange impression, que tout l'air s'évacuait de mes poumons. Je n'eus même pas le courage de lui répondre. L'éclairage se reflétait dans ses yeux, les faisant briller et illuminer. Il me coupa le souffle, installant en moi un immense sentiment de frustration. Plus je passais de temps avec lui, plus j'avais l'impression qu'il n'était pas si mauvais. Avec moi, il semblait même doux... Ce qui bien sur était totalement faux, c'était un monstre, sans âme et coeur. Qu'étais-je réellement pour lui ? Un trophée qu'il cherchait à obtenir ? Une de plus dans son tableau de chasse ? Un jouet tout comme je l'avais été pour Damon ? Et pourquoi cela avait-il de l'importance à mes yeux ? Il ne représentait rien pour moi... Je quittais le feu de son regard sur mes lèvres en le fuyant, mais il attrapa ma main. Je me retournais en fixant cette dernière. Il avait presque croisé nos doigts et j'avais l'impression d'une énorme boule au niveau de ma gorge, la vue de nos doigts me perturbaient, mais je n'arrivais pas à la quitter... La sensation que sa paume produisait sur la mienne était même agréable. Horriblement trop agréable. Son pouce caressa le dessus de ma main, m'obligeant à me rappeler le geste de Tyler quelques minutes auparavant. Aussitôt une violente brûlure se forma dans ma poitrine. La peur de la trahison. Je retirais ma main violemment et le toisa méchamment avant de lever la main pour le frapper, bien qu'on m'attrapa le poignet, l'empêchant de le faire.
Kt. Je me faufilais dans le manoir à pas de Loup... Stefan dormait peut-être encore. Je déposais mon sac en bas de l'escalier avant de monté tout doucement, pour le rejoindre mine de rien... Je marchais de la même lenteur jusqu'à sa chambre et poussais sa porte en boit. Je m'arrêtais net en le voyant assis sur une chaise de sa chambre, face à la porte, coudes appuyés sur les genoux, un verre d'alcool à la main. Découragée, je soufflais péniblement. J'aurais dû me douter qu'il ne dormirait pas... Je refermais derrière moi et il ne m'accorda même pas un regard. Je m'assis doucement sur son lit, sans oser parler non plus. J'étais à quelques centimètres de lui et pourtant il ne me touchait pas. Je posais ma main sur son bras et enfin il leva les yeux vers moi. L'air aussi énervé et déçu qu'il pouvait.
- Où est-ce que tu as passé l'après-midi ? Demanda-t-il froidement.
Contrairement à ce qu'il aurait surement pensé, je ne culpabilisais absolument pas. Au contraire, je fronçais les sourcils et retirais ma main. Les insinuations dans sa voix ne me plaisaient absolument pas.
- Pardon ?
- Je pensais qu'entre nous c'était clair.
- Mais qu'est-ce que tu crois Stefan ?
- Justement, je ne sais plus... Je ne veux plus jouer Katherine, je...
- Tu penses que moi je le veux ?! Le coupais-je. Tu crois que te considère comme un jouet ?!
-Ce n'est pas ce que tu as toujours fait ?! Je sais plus quoi croire Kate,àÀ un moment, tu sembles si sincère... et puis tu passes journée avec un autre ! S'exclame-t-il en se levant à son tour.
Mon sang courrait dans mes veines à une vitesse hallucinante et il bouillonnait tellement que j'avais l'impression d'être en feu.
- Jacob ! Il s'appelle Jacob ! Et je ne suis pas Elena, c'est elle que tu aurais dû garder si tu comptais suivre tout mes vas et viens ! Je suis libre de faire ce qu'il me plaît !
Je tournais les talons, rejoignant la porte, que je saisie et ouvrit violemment. Avant de sortir, je me retournais à la volée, le regardant droit dans les yeux, pour ensuite, lâcher quelques paroles tranchantes avant de disparaître.
- Et il ne sait strictement rien passé avec Jake ! Lorsque je t'ai dit que je t'aimais, j'étais sincère. Je ne suis pas toi, Stefan. Je ne joue pas là-dessus.
T. L'égorger ou l'étriper. La question était puissante et forte. Je le regardais faire en bouillonnant de rage, alors que je ne pouvais ni compter sur Jeremy qui essayer de récupérer Bonnie, une fois de plus, ni sur Bonnie justement, trop dans la lune aujourd'hui,pour me retenir. Bien entendu, j'entendais la conversation et le voir tenter de séduire ma copine. Ma foutrement fougueuse copine, qui leva la main pour le frapper. Néanmoins, alors que je me levais en la voyant faire, près à intervenir pour l'emmener loin de lui à la maison, Stefan sortie de nul part et rattrapa son poignet. Rageant sérieusement, je sentais mes dents pousser et mes yeux se tinter. Cependant, je ne fit rien d'autre qu'on posa une main sur mon épaule.
Je me retournais alors pour regarder la jeune femme qui se trouvait devant moi. Ses cheveux coupé court, sa peau matte et peu vêtue, je sentais d'odeur de loup partout sur elle et pourtant, je ne ressentais pas cet aura de loup garou sur elle. Elle plissa du nez et pencha la tête sur le côté, alors que je baissais les yeux sur ses mains en sang, dont les goutes tombaient sur le sol.
Mais bordel, qui était cette fille ?
- Alors, c'est toi le premier hybride qu'il a créer?
J'ouvrais de gros yeux rond, lorsque l'éclat de la voix de Caroline attira mon attention derrière moi. Je me retournais à temps pour la voir pester, poing fermé, le rouge au joue en giflant violemment Stefan. Je détaillais chacun des trois protagoniste avec attention, peut-être même suffisamment pour voir Klaus se tendre lorsqu'elle frappa Salvatore. Ses poings se serraient et sa mâchoire se crispa.
- Ah l'amour... Voilà qui est intéressant. J'ignorais qu'il en pinçait pour ce genre.
Je me retournais vers cette brune, pour l'interroger du regard, mais elle avait disparue et lorsque je regardais de nouveau vers ma blonde, elle sortait du bar en claquant la porte, laissant Klaus détailler le visage de Stefan de part et d'autre, tandis que lui, fixait la porte où Caroline était partie. J'allais d'ailleurs la rejoindre, lorsque le regard du cadet Salvatore se posa sur Klaus avec un air, que je ne connaissais que trop bien... Oh. Alors ça, je ne l'avais pas vu venir.
R. Les étoiles brillaient de milles feux, c'était spectaculaire... La brise légère faisait voler mes cheveux et les bruits de clapotis de l'eau me faisaient frisonner. Il m'avait emmené faire un pique-nique... La chose la plus humaine et la plus merveilleuse que j'avais découverte... Nous étions maintenant assis au bord de l'eau, sur l'herbe fraîche, de pleine nuit. J'avais retiré mes chaussures, lui également... Nos pieds touchaient cette étendue bleue dans laquelle se reflétait la lune, tandis que j'avais les yeux rivés vers les étoiles, cette superbe galaxie au-dessus de nos têtes me faisait rêver... Ses doigts s'enlacèrent avec les miens, sa chaleur humaine me réchauffa immédiatement, provoquant un bien-être qui me rendait incroyablement heureuse. Je me laissais glisser dans la splendeur de l'inconscient et la douceur du désir avant de tourner la tête vers son magnifique visage... Ses prunelles bleues étaient transpercées par un clair de lune qui les illuminait superbement. Je lui souris tendrement et raffermit doucement l'emprise sur nos doigts. Cependant, quelque chose me troublait... Il semblait soucieux et avait l'expression de quelqu'un qui avait une chose difficile à avouer...
- Il y a quelque chose que tu dois savoir... Commença-t-il, sans que je ne l'interrompe. J'aime vraiment passer du temps avec toi... Quand tu es là, je me sens bien, réellement bien... Mais... Il faut que je te dise...
- On s'est bien amusés, mais tu n'es pas amoureux... Soufflais-je dépité, en baissant la tête.
Je lâchais sa main... Je m'étais préparé à ça. Toutes mes histoires d'amour finissaient de la même manière... En peu de temps, j'étais tombée incroyablement amoureuse, mais après tout, cette histoire n'était pas bien différentes à mes précédentes, il... Il saisit de nouveau ma main, la serrant plus fort dans la sienne.
- Non, bien au contraire.
Je révélais alors la tête, le regardant droit dans les yeux en fronçant les sourcils... Il souriait, simplement et moi, j'étais perdue. Ça, en revanche, je ne m'y étais pas préparé.
- Ce que je veux te dire... C'est que je me suis réellement attaché à toi... Je ne sais pas la manière dont tu t'y prends... Mais je suis complètement sous le charme... Je suis tombé fou amoureux de toi... Et ce que je voulais te dire... C'est que je t'aime. Je t'aime réellement... C'est important que tu le saches...
- Matt, je...
Mon téléphone sonna, me sortant de cette rêverie et je m'excusais en bafouillant, avant de le prendre pour me dépêcher de le couper. Cependant, alors que j'allais répliquer de nouveau. Il sonna derechef. Je m'apprêtais à refaire de même, lorsque le nom de Klaus m'inquiéta autant qu'il m'irrita. Je décrochais alors, de façon évidement sur les nerfs.
- Je suis un peu occupé Ni...
- On a un problème. Kol à été attaché et il est dans un sale état.
E. Le sol sous mes pieds se déroba dans une frayeur qui me réveilla immédiatement. J'allais ouvrir les yeux, pour déterminer la cause de ce manque de gravité, mais ma tête se fit balader dans le vide, puis heurta quelque chose de dure, mais tellement agréable... Comme un automate, je passais mes bras autour de son cou et rehaussais ma tête sur son épaule. Ses bras forts qui m'entouraient et me portaient me rassuraient... Cependant, je me rendormis très vite, plongeant dans un sommeil, troublé par son délicieux parfum. Un énorme trou noir me toucha pendant un long moment et enfin, je sentis de nouveau le sol... Ou du moins, quelque chose de beaucoup plus mou que ça. Probablement un matelas, mais j'étais trop fatigué pour m'en soucier, il était là et c'était le principal. Tant qu'il serait à mes côtés, rien ne pourrait m'arriver. Le noir s'immisça de nouveau dans ma conscience, puis je me réveillais de nouveau, probablement car il me manquait trop... J'entendis l'eau coulée. Je n'avais aucune idée de l'endroit où nous étions, mais ce qui est sur c'est qu'il n'était pas parti, il prenait une douche. Le noir me frappa de nouveau. Somnoler de la sorte n'était pas reposant, mais je ne pourrais pas m'endormir tant qu'il n'était pas près de moi. Enfin, je sentis sa présence chaude contre moi et ses bras m'enlacèrent. La couverture se rabattit sur nos épaules et je sentis ses lèvres se poser sur mon front. Je souris dans le noir, et cette fois, je pus m'endormir pour de bon.
QUELQUES HEURES PLUS TARD.
Le jour éclaira toute la pièce et me réveillais par la même occasion, alors que les bruissements de voix se faisait entendre. Je battais des paupières et levais la tête vers lui, mon regard heurtant son dos tandis qu'il était face à la fenêtre. Je frottais mes yeux et m'asseyais alors sur le lit.
- Elle est réveillé, je te rappellerai.
Je souris à mon tour rapidement lorsqu'il vint me rejoindre, heureuse de ne pas avoir à le détailler face à cette lumière imposante. Nous nous regardâmes quelques instants, puis il déposa enfin ses lèvres sur les miennes. Je me reculais, toujours aussi stressé et fatigué que la veille. Je battais toujours autant des paupières, peinant à me reveiller pour de bon, avant qu'elle ne se fermèrent définitivement. Lourde de sommeil, je tombais de nouveau sur le matelas en demandant :
- C'était qui ?
- Bonbon.
La réponse me tendit immédiatement et je m'extirpais de ses bras en remarquant la splendeur de la chambre qu'il avait choisi... Debout, à coté du lit, je m'approchais de la fenêtre et tirais le lourd rideau rouge, puis le fin rideau blanc. Le ciel était couvert de nuage aussi blanc que la neige... Cette dernière n'allait, d'ailleurs, pas tarder à pointer le bout de son nez. Je me déplaçais, évitant de me cogner dans le lit ou dans le fauteuil. Je déambulais jusqu'à une porte qui semblait être celle de la salle de bain et passais entre la petite table basse en verre et le bureau pour ouvrir la porte qui était effectivement celle de la salle de bain. Celle-ci n'avait rien de spécial en comparaison avec la chambre, elle semblait même moins belle que celle de Damon... Mais je m'en contenterais. Nous étions tout de même dans un hôtel et je ne pouvais pas me permettre de faire la difficile, surtout avec la magnifique chambre que nous avions. J'aperçus mon sac sur le sol, près de l'évier, je le saisit et l'ouvrit , optant pour une tenue simple. Je déposais le tout non loin de l'évier et me faufilais sous la douche après avoir retiré mes vêtements.
L'eau brûlante sur ma peau, presque transie de froid, me fit un bien fou et me détendit d'autant plus. J'y restais un long moment et les idées fusaient dans ma tête. Je n'arrivais pas à comprendre ce qui avait bien pu se passer entre eux, qu'ils me cachent ainsi, ni pourquoi est-ce que mon coeur battais uniquement avec lui, tandis que ce n'était visiblement pas le cas de son côté... Et si nous avions la possibilité de redevenir humain, le ferais-je sachant que Damon ne l'accepterait jamais ? En réalité, cette révélation me perturbait au plus haut point. Je sortais donc de l'eau, stoppant toutes ses pensées négatives et frustrantes. J'entourais mes cheveux dans une serviette, ainsi que mon corps dans une autre. J'aurais voulu me baisser pour attraper mon maquillage, histoire de paraître moins exténuée mais je sentis deux bras musclés m'enlacer. Je répondais bien sur à cette étreinte, sentant sa délicieuse odeur et me laissais aller dans ses bras, fermant les yeux. Il arrivait en quelques secondes à faire ce que j'étais incapable tout au long de cette douche : me détendre. D'un geste infiniment doux, il posa ses lèvres sur ma nuque, collant mon dos un peu plus contre son torse. Je penchais la tête sur le côté le laissant faire, soupirant de plaisir au contact de ses chaleureuses lèvres sur ma peau. Ma serviette se décrocha et tomba au sol, laissant mes cheveux libres. Ses lèvres descendirent le long de mon épaule. Des frissons parcouraient mon échine, tandis que ses mains m'attiraient toujours plus contre lui. Je me retournais , capturant ses lèvres, sur les miennes. Il passa une de ses mains dans mes cheveux, m'obligeant à ne pas me reculer, l'autre placé sur ma hanche. Notre baiser devint de plus en plus fort et très vite, je m'abandonnais à lui, sa tendresse et ses caresses me guidant complètement. Le sol accueillit rapidement ma dernière serviette ainsi que ses vêtements et il me souleva pour me poser sur le rebord de l'évier... Je ressentis de nouveau des battements perturbateurs avec brûtalité et il se recula un minimum et me fixa longuement, reprenant son calme. Dans un sourire complice, je baissais la tête et replaçais une mèche derrière mon oreille.
- Je cois qu'il faudrait s'abstenir un moment... Souffla-t-il rempli de tendresse.
- Probablement.
- Au moins le temps qu'on trouve le moyen de remédier à ça...
- Tu devrais demander à Bonnie.
B. - Alors vous êtes de nouveau ensemble ?
- Je croyais que tu avais appelé parce que tu t'inquiétais.
- C'est le cas. Je n'aime pas l'idée que tu es raccroché comme ça. Je sais que tu me mens.
- Je vais bien, ne t'en fais pas, mentis-je de plus belle en roulant des yeux.
Je tournais les pages, les dévorant presque... Assise dans le lit de Jeremy, adossé au mur, la couverture remontée jusqu'au bas de mon ventre, le livre des originaux sur les jambes... Les choses que je découvrais, étaient toutes plus intéressantes les unes que les autres... Au téléphone avec Damon, j'étais contrainte de chuchoter, le petit corps de Jeremy, endormi, bougea à mes côtés, me rappelant de parler encore moins fort. Toujours dans un profond sommeil, il se rapprocha, collant sa petite tête, contre moi. Je souris affectueusement en caressant ses cheveux un instant avant de me replonger dans ma fascinante lecture et ma conversation houleuse.
- Et puisque tu mens, j'en profites pour vérifier si tu sais dire la vérité sur un autre sujet... Vous vous etes remis ensemble ?
- Et puisque tu insiste, j'en profite pour te demander : qu'est-ce que ça peut bien te faire ?
Je l'entendis soupirer au téléphone et suivis un passage en latin avec mon doigt, sur le livre qu'il ignorait que j'avais volé. On aurait dit un sort. J'essayais de décrypter ce dernier, lorsque sa réponse tordit mon estomac.
- Elle est réveillé, je te rappellerai.
Il raccrocha et je jetais mon téléphone plus loin, soupirais rageusement et joignis mes paumes en fermant les yeux. Je les glissais l'une contre l'autre afin de former une boule avec mes mains et récitais les paroles en latin, tout bas pour que Jeremy ne se réveille pas... Après plusieurs heures acharnée, l'air devint très chaud à l'intérieur de mes mains... De plus en plus... Jusqu'à me brûler. Je rouvris les paumes alors immédiatement et pus contempler avec stupeur une jeune flamme s'éteindre. J'avais presque réussi un sort originel ! J'avais crée le feu au centre de mes paumes... Mon portable vibra une petite fois m'indiquant l'arrivée d'un nouveau message et cette fois je fermais le lourd livre pour de bon en attrapant mon téléphone. Je posais le livre à la place de mon GSM et déverrouillait ce dernier en soupirant en voyant le nom de Damon s'afficher de nouveau.
"J'ai besoin de toi, tu aurais eu vent des projets de Katherine ?"
Étonné par un tel message j'haussais les sourcils. N'était-elle pas encore revenue pour Stefan ? Elle avait prétextée être là pour aider à tuer Klaus, pour aider Elena. Mais je n'y croyais absolument pas. Cette garce resterait la même. Jamais elle ne se soucierait de quelqu'un d'autre qu'elle-même.
"Et si je m'étais rendormis, tu y pense à ça ? Tu devrais davantage demander à Stefan. Je n'en ai aucune idée"
Envoyant le message, je posais mon téléphone sur mes jambes. Je regardais de nouveau mon bel endormi. Je passais une nouvelle fois ma main dans ses cheveux châtains, la faisant glissée sur sa joue. Mon téléphone vibra de nouveau. Je l'attrapais et fixais l'écran avec un demi-sourire amusé.
"Oh pardon la belle au boit dormant ! Je ne suis pas stupide, il ne répond pas à mes appels."
"Tu veux que je passe au manoir, voir ce qui se passe ? Elena va bien ?"
"Oui. Justement, Katherine l'a appelée. Elle était au téléphone et elle est sortis, probablement pour que je n'entende pas."
"Je m'habille et je file au manoir... Je n'ai pas confiance du tout."
Je glissais mon téléphone dans mon sac, ainsi que le gros livre et après un léger baiser sur le font de Jeremy qui dormait toujours, je rejoignis ma voiture ou je me glissais, roulant vers chez moi, rapidement. Une fois arrivé, je déposais mes affaires et me dépêchais de prendre une douche. Je ressortis en me séchant rapidement, enfilant mes sous-vêtements, un jean et le premier pull venu. Je courus dans l'entrée, après avoir enfilé mes chaussures, je filais de nouveau à ma voiture, lorsqu'un nouveau message arriva, me serrant un peu plus la poitrine.
"Merci bonbon."
C. Je me réveillais seule dans mon lit, mais à peine avais-je ouvert les yeux, que Tyler était face à moi, une tasse du café du coin à la main. Je m'assis dans le lit, encore complètement nue et saisis sa tasse de café avec un sourire. Au même moment ma mère entra dans ma chambre pour me dire je ne sais quoi et heureusement, pour moi, il attrapa sa veste et la déposa rapidement sur mes épaules.
- Caroline, je pars travailler, je... Oh pardon les enfants... À ce soir ma puce, souffla-t-elle, gênée, avant de se sauver.
Je lâchais un petit rire, et reposais mon regard sur Tyler, qui me souriait à pleine dent. Il passa sa main sur mon visage, doucement, se baissa pour déposer ses lèvres sur les miennes. Un chaste baiser et il s'assit à côté de moi. Il fixa un moment mon café, dans mes mains. Enfin, surtout ce dans quoi le café était contenu...
- Je ne sais pas les faire... Et puis les leurs sont vraiment bon... Expliqua-t-il d'un air coupable.
Je bus une gorgée pour lui faire plaisir et lui souris de nouveau. Mais finalement, il avait raison, il était vraiment bon. Je le finissait donc rapidement, avant de poser le gobelet du café le plus proche, vide sur ma table de nuit.
- Heureusement que tu étais là quand même, pour la veste, soufflais-je.
- Juste pour la veste ?
Je ne pus retenir un éclat de rire, que nous partageâmes. Qu'aurais-je fais sans lui et son magnifique sourire ? Il m'embrassa plus passionnément et je ne pus me retenir d'agripper ses cheveux, pour l'attirer davantage contre moi... Néanmoins, il se recula une seconde, posant une main sur mes épaules, plongeant son regard dans le mien, l'air légèrement inquiet.
- Dis, je pensais...
- Oui ? L'encourageais-je au maximum.
- Si Elena et Damon peuvent revenir humain, tu crois que...
- Ce n'est qu'une supposition. Un vampire n'est pas censé avoir le coeur qui bat.
Mon ton était involontairement froid, et lorsque je m'en aperçu, je fermais les yeux en soufflant un moment, avant de l'attirer de nouveau à moi, pour un baiser fougueux et brulant, qu'il coupa une nouvelle fois, posant cette fois une main sur ma joue.
- Ce que je veux dire, c'est que si être ensemble les rend humains, parce qu'ils s'aiment peut-être qu'on...
- Ca n'as rien à voir.
- Tu présent qu'on ne l'aime pas de la même manière ? Parce qu'en ce qui me concerne Caroline, je...
- Laisse tomber.
Je me levais, le poussant en perdant finalement patience et je pouvais de là entendre son souffle ralentir, sous la douleur de ma réponse. Cependant, je n'étais ni motivé à l'entendre parler d'amour, ni motivé à parler des bétises, toutes plus nombreuses de Damon.
- Caroline écoute, je...
- Ça n'a rien à voir avec Elena Tyler, pas avec nous ! m'énervais-je en me retournant vers lui.
- Quoi ? Mais...
- Parce que je pense qu'il est amoureux de Bonnie.
