Me revoilà !

Après une petite galère avec ma bêta Syngaly, le chapitre est enfin là !

Je tient d'ailleur à la remercier pour sa correction.

Autre personne à remercier. Mes rewieuwer :

azilea : Il à eu prés un chapitre par année, alors oui, ca vas un peu vite. J'espère que ça te plaira malgré tout.

Tan'Doku : Tu as parfaitement raison, je nous prépare de la romance avec John. Les parents de Romilda ont été tué par des mangemorts (comme tu le découvriras ensuite). Ce n'est pas le train en lui-même qu'elle n'aime pas, c'est le changement. pour la répartition des maisons, elle trouve ça arbitraire. Si Romain et John veulent protéger Romilda à tout prix c'est parce qu'ils l'aiment (pour une raison différence ;)). Tout les deux ont déjà perdu pas mal de proche. Ils ne veulent pas perdre ceux qui restent. Je la publierais jusqu'au bout quoi qu'il arrive. Je n'aime pas commencer quelque chose dans le terminer. =)

Voila. Je vous dresse un petit récapitulatif des âges et vous rappelle que se chapitre se passe pendant le troisième livre d'Harry Potter. Le prisionner d'azkaban.

2ere année : Romilda Vane, Ginny Weasley, ...
3eme année : Harry Potter, Ron Weasley, Hermione Granger, Drago Malfoy, ...
4eme année : Romain Vane, John Césarius, Fred et George Weasley,...

Bonne lecture !

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Chapitre 2

2ème année

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- N'ayez pas peur, leur dit le professeur Lupin passablement gêné devant la réticence de ses élèves. Tous les autres y sont passé avec succès. Même les premières années.

Romilda dévisagea le professeur en reculant néanmoins. Ils avaient tous tellement reculé qu'ils étaient agglutinés près du mur, c'était un miracle si personne ne s'était enfui vers la porte ouverte à proximité.

- Vous êtes des trouillards ? finit pas demander Lupin décidé à utiliser une autre approche. Miss Vane avancez donc, faites preuve de courage, ordonna-t-il après avoir consulté sa liste et pris un nom au hasard.

La jeune Gryffondor obtempéra et se planta près du placard où était retenu l'épouvantard.

Elle ne voyait pas à quoi servait que son année entière découvre de quoi elle avait peur. Ce n'était pas reluisant comme d'avoir peur de Celui-dont-ont-ne-doit-pas-prononcer-le-nom.

- Bien prononcer Ridiculus en pensant à une chose drôle, lui ordonna le professeur en se plaçant derrière la Gryffondor.

Il ouvrit la porte d'un coup de baguette et aussitôt des pierres tombales sortirent du sol de la salle de classe. Romilda sentit sa respiration se bloquer quand elle lut les nom inscrits sur chacunes des pierres. Les deux plus lointaines ne lui firent pas vraiment peur, mais la plus proche d'elle lui monta les larmes au yeux.

Romain Vane. Fils aimé, frère adoré, ami dévoué.

C'était tout ce qui restait d'une vie entière achevée trop vite. La sorcière se mit à hyper-ventiler bruyamment les yeux brouillés par un torrent de larmes.

Le professeur Lupin ne s'attendait visiblement pas à assister à quelque chose de ce genre. Des hurlements de terreur pourquoi pas, mais sûrement pas une crise de larmes.

- Allez me chercher madame Pomfresh, ordonna le professeur de défense contre les forces du mal. Et Monsieur Vane aussi, ils sont probablement de la même famille, ajouta-t-il en la regardant plantée au milieu de la salle devant les trois pierres tombales.

Le professeur congédia ensuite tout le reste de ses élèves trop curieux et fixa le dos fragile de la Gryffondor recouvert par ses cheveux noirs légèrement ondulés et secoués par les sanglots.

- Professeur Lupin ? Romie ? interrogea une voix dans le dos de Remus, aussitôt il se retourna et croisa le regard noir ténébreux de Césarius, un Serpentard de quatrième année.

- Monsieur Césarius, veuillez sortir, exigea le professeur.

- Je vous en prie, Professeur Lupin, siffla le serpentard en traversant la salle. Vous êtes comme un mini-Potter face à une armée de méchants Lords noirs. Sauf que j'ai le malheur de tenir à cette gamine, acheva-t-il en passant doucement une main devant les yeux de Romilda tout en attirant son dos contre lui.

Lupin ouvrit la bouche, perdu, mais eut tout de même la présence d'esprit de fermer la porte d'un coup de baguette.

Ça faisait peut-être longtemps qu'il n'était plus élève ici, mais la haine Serpentard/Gryffondor n'était pas en voie de disparition pour autant, alors autant ne pas exposer ces deux à d'autres regards.

- Romie, il est vivant, chuchota-t-il contre son oreille en la décalant pour remplacer les pierres tombales, la pire peur de Romilda Vane par sa propre peur.

Presque aussitôt deux corps morts apparurent. Lupin les identifia comme appartement au deux Vane, la fille et le garçon.

- Professeur, faite disparaître ça, ordonna-t-il sans expliquer comment lorsque c'était son tour de passer devant l'épouvantard les deux Vane n'était pas apparu.

- Comment avez-vous fait pour faire apparaître votre père avec un fouet et maintenant les deux Vane ? demanda Lupin en renvoyant l'épouvantard dans le placard.

- Parce que j'ai remis à la surface cet unique mauvais souvenir plutôt que mes véritables pensées, et un épouvantard n'est pas intelligent, répondit John, passablement agacé.

Il retourna ensuite une Romilda toujours en larmes et souleva son menton pour que leurs deux regards noirs se croisent.

- Romain est vivant, il va arriver.

- Ils... Ils... vont tous partir, bredouilla-t-elle très bas, ses deux pupilles noires toujours baignées de larmes.

- Romain n'est jamais parti, Romie, calme-toi, c'était un épouvantard, rien de plus.

- Ils... vont tous... tous partir, répéta-t-elle sans même le reconnaître.

- Romilda ! cria la voix de Romain en défonçant presque la porte que Lupin avait fermée. Le Gryffondor traversa la pièce au pas de course avant de piler net à côté du Serpentard. Il s'est passé quoi, John ?

- Epouvantard, expliqua simplement le Serpentard. Elle t'a vu mort.

Le Gryffondor arracha littéralement sa sœur des bras de John et la saisit par les épaules avant de la gifler violemment pour lui faire retrouver un comportement normal.

Cette dernière sortit de son état catatonique presque aussitôt et le jaugea comme pour s'assurer qu'elle était bien en face de la bonne personne. Elle continua de le dévisager alors que Romain serrait les dents, exaspéré.

Parfois il aurait vraiment voulu être fils unique ET avoir encore ses parents.

Il ne le dirait jamais à voix haute, mais avoir une sœur était parfois un frein à sa vie. Comme si, à la mort de leur parents, il était brusquement devenu adulte et responsable.

Romain avait souvent pensé que sa sœur était un fardeau, un boulet qu'il traînait derrière lui. Seulement, il aimait sa sœur bien plus que n'importe qui d'autre. Aussi assumait-t-il son statut d'aîné.

- Romilda, tu te donnes en spectacle ! siffla-t-il.

- Euh... Désolée, souffla-t-elle en essuyant ses larmes d'un revers de manche. Je... Je suis désolée.

- Je ne vais pas mourir Romilda, finit par dire le Gryffondor sans égard pour ses peurs ou ses larmes, il était temps de la bousculer. Tu es une Vane avant d'être une orpheline, n'oublie pas ça.

- Je sais, répondit la sorcière en baissant la tête. Merci John, ajouta-t-elle en se détournant des deux quatrièmes années.

La Gryffondor quitta la salle de pratique de défense contre les forces du mal sans même adresser un regard au professeur Lupin qui fixait ses trois élèves, un peu perdu.

- Mais t'es con toi ! siffla le Serpentard blond en agrippant son meilleur-ami par le col comme si il n'était qu'un gamin récalcitrant.

- Occupe-toi de ta famille, Césarius, grogna Romain en serrant les poings.

- Tu veux que je m'occupe de ma suicidaire de mère ? cracha le Serpentard comme une vipère cracherait son venin. Sérieusement, Romain, Romie n'a que douze ans, tu ne penses pas que lui balancer que son nom est plus important que la peur la plus profonde est un peu exagéré ?

- Ma sœur n'est plus un bébé John, rétorqua le Gryffondor. Je ne vais pas prendre des gants toute ma vie avec ma sœur, ni être aux petits soins avec elle.

- Elle n'a plus que toi, bordel ! hurla le blond hors de lui. Elle a peur que tu meures et toi tu lui balances qu'elle n'est plus une gosse ? Mais c'est toi le gamin !

- J'élève ma sœur moi-même, espèce de con ! tonna à ton tour le Gryffondor. J'ai quinze ans, pas vingt ! Je suis trop jeune !

- Jeunes gens, coupa alors le professeur Lupin qui n'avait pas bougé ni parlé jusque là. Il me semble que Miss Vane est traumatisée par la mort, et, plutôt que vous battre, je vous conseille une bonne vieille conversation.

- Romie n'a pas besoin de moi, Professeur, c'est une affaire qui ne devrait concerner que les Vane. Enfin... si l'aîné des Vane n'était pas aussi stupide, ajouta-t-il en lançant un regard noir a son meilleur-ami.

Le Gryffondor serra les lèvres en sortant à son tour. Il était parfaitement au courant que John avait un énorme faible pour Romilda. Romain avait toujours pensé qu'elle était comme sa petite sœur de substitution, mais il n'en était plus si sûr.

Mais quoi que soit Romilda pour le Serpentard, Romain ne plierait pas. Il en avait assez d'être toujours l'adulte.

Assez.

- Assez, prononça-t-il lentement.

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Romilda posa lentement ses mains sur la rambarde et se pencha pour observer le sol. A cette hauteur elle passerait probablement de l'autre côté à l'instant où elle s'écroulerait au sol comme une poupée de chiffon.

- Miss Vane, c'est bien ça ? demanda une voix chevrotante dans le dos de la jeune Gryffondor.

- Vous êtes Dumbledore ? interrogea-t-elle en se retournant pour croiser le regard grave du directeur de Poudlard.

- Tout à fait, jeune fille. A quoi songiez vous donc ? Le couvre feu est déjà passé depuis près de deux heures. Le préfet de votre maison m'a fait part de ses inquiétudes quand Miss Lovegood à fait remarquer que vous n'étiez pas présente lors du repas de ce soir.

- Luna ? murmura la Gryffondor.

- C'est votre frère qui à fait la demande de votre entrée à Poudlard, le saviez-vous Miss ? interrogea le directeur en s'accoudant à la balustrade de la tour d'astronomie.

- Je pensais que c'était mes parents qui l'avaient fait, répondit-t-elle enfin.

- Pas du tout, votre père était un élève chez moi. Il a fait une demande concernant Romain Vane, et il a ajouté que sa fille irai à Beaux-batôns comme sa mère.

- J'aurais préférer aller à Beaux-batôns, c'est plus près de chez nous que la Grande Bretagne, marmonna Romilda en laissant son regard se perdre dans le ciel sombre.

- Souhaitez-vous toujours y aller ? Je peux arranger ça pour vous, Miss Vane.

Romilda tourna la tête vers le directeur en se demandant si il était sérieux, elle n'osait même pas y croire.

- Je..., allait répondre la sorcière quand des bruits de pas précipités firent grincer les escaliers en bois de la tour d'astronomie.

- Romilda ! haleta la voix de son frère en apparaissant en haut des escaliers.

La jeune sorcière se retourna et lança un regard perdu à son frère. Ce dernier traversa la distance qui les séparaient avant de la serrer contre lui comme si sa vie en dépendait.

- Ne re-disparais plus jamais, tu n'as pas le droit de mourir, murmura le Gryffondor en resserrant son étreinte autant qu'il le pouvait.

Surprise, la cadette des Vane lança un regard indécis a Dumbledore qui se contenta d'arborer un sourire énigmatique.

- Votre décision Miss ? demanda le directeur tranquillement.

Romilda allait répondre quand elle ressentit véritablement l'étreinte de son frère, une étreinte chaude et vivante.

Et elle eut une prise de conscience.

Son frère s'inquiétait un minimum pour elle, malgré le poids qu'elle représentait pour lui. Et Luna avait remarqué son absence au buffet.

- Je n'ai rien dit, murmura la Gryffondor en enlaçant doucement son frère sous le regard bien-veillant du directeur.

- J'en était sûr, Miss Vane. Regagnez votre appartement quand vous aurez terminez. Oh ! ajouta-t-il alors qu'il allait descendre les escaliers de la tour, n'oubliez pas d'envoyer un hibou de l'école a Monsieur Césarius il était inquiet, bien que de manière assez discrète.

John n'est jamais assez discret, songea la jeune sorcière avant de sourire, cachée contre l'épaule de son frère.

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Voici. Dans le prochain chapitre, le tournois des trois sorciers (qui termine à quatre). Romilda n'a pas de chance. Vous devinez pourquoi ? J'espère qe ce chapitre vous à plu.

Bien à vous A.